Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesNovembre 2016

SERVICES MEDICAUX SOCIAUX : DES MÉTIERS PILIERS

CTN Services Communs

| Services communs

Au manque d’effectif prégnant dans tous les métiers des services médicaux et sociaux, la Direction répond par polyvalence, mobilité, ESTI et suppressions de postes.

Secrétaires médicales non remplacées, secrétaires sociales non remplacées, personnel infirmier non remplacé, absence de recrutement de médecins et de spécialistes, suppressions de postes d’encadrement, suppressions de postes dans les établissements de l’Action Sociale, la politique de la Direction Nationale des Services Médicaux Sociaux a clairement pour projet la liquidation de l’Action Sociale, de la médecine du travail et de la médecine de soins en tant que services internes à l’entreprise.

Les conséquences de cette politique sont immédiates : aucun de ces cheminots n’est épargné par la montée des Risques Psycho-Sociaux qui touchent tous les corps de métier.

La surcharge de travail, l’extrême polyvalence, la fermeture des petits centres, les projets de fermetures d’établissements et donc la mobilité imposée sur des périmètres immenses, génèrent un obstacle pour le bienêtre au travail touchant l’ensemble des personnels de santé.

Pour la CGT, ces personnels en charge de l’état de santé physique et morale des cheminots et de leur famille, sont un pilier du bon fonctionnement de l’ensemble du Groupe Public Ferroviaire. Ils sont acteurs à part entière de la production.

La CGT dénonce donc des mesures budgétaires sur des services et des métiers essentiels à l’entreprise.

Ces personnels font actuellement face à une montée des RPS au sein du GPF et sont eux-mêmes en souffrance face aux difficultés rencontrées pour pouvoir agir efficacement au vu des moyens insuffisants qui leur sont attribués et au peu de reconnaissance de la part de la Direction Nationale.

La CGT réclame expressément un effectif en cohérence avec les besoins de ces métiers, c’est-à-dire :

  • Le remplacement des secrétaires aux postes d’accueil des cabinets médicaux et des Centres d’Action Sociale ;
  • La reconnaissance de ces métiers en tant que secrétaires spécialisées en termes de qualification ;
  • Le recrutement de médecins du travail et de médecins de soins ;
  • La réunification de la médecine du travail et de la médecine d’aptitude ;
  • Le remplacement des départs de spécialistes ;
  • Le remplacement des cessations de fonctions des infirmiers ;
  • La reconnaissance des missions ESTI en termes de qualification et le respect du cadre légal ESTI ;
  • La reconnaissance du DE d’infirmier de manière rétroactive ;
  • L’arrêt des fermetures et des restrictions d’horaires des cabinets médicaux et des CAS ;
  • L’arrêt des projets de fermetures des établissements de l’Action Sociale ;
  • La réduction des périmètres de l’Action Sociale tant pour les TS que pour l’encadrement.

La CGT rappelle son engagement à conserver en interne la totalité des Services Médicaux et Sociaux, ainsi que sa volonté de faire reconnaître ces métiers qu’il s’agisse de l’emploi, du salaire, comme de la reconnaissance métier. La politique interne de l’entreprise ne doit pas être la politique « Macron » !

C’est ce que porte la CGT dans toutes les instances auprès de la Direction Nationale.

Afin de peser lors des prochaines négociations, nous invitons les cheminots des Services Médicaux et Sociaux à rejoindre la CGT.

La CGT vous donne la possibilité de vous faire entendre.

En ce sens, un préavis de grève national est déposé pour le 8 décembre 2016, permettant aux cheminots de se rassembler massivement dans le cadre des initiatives de leur syndicat CGT de proximité.

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Une situation inadmissible et dangereuse pour l’encadrement… et tous les cheminots

| Maîtrise et cadres UFCM

Les deux expertises réalisées par SECAFI pour le CCGPF, et par la Direction des Audits et des Risques (DAR), sous la responsabilité directe de la direction, établissent de manière précise et indéniable une situation inadmissible et dangereuse pour l’encadrement. Pour l’UFCM-CGT, la direction ne peut pas échapper à ses responsabilités en termes d’organisation et d’aménagement du temps de travail par la signature d’un accord sur le forfait-jours, présenté comme la solution à l’amélioration des conditions de travail déjà très dégradées des cadres et agents de maîtrise. Un tel argument vise à tromper les populations des 2e et 3e collèges quant aux véritables objectifs du forfait jours : dissimuler l’excès des charges de travail pour ces personnels et réaliser l’objectif de nos deux dirigeants de non remplacement d’un cheminot sur deux à l’occasion des départs en retraite pour les cinq prochaines années. L’UFCM-CGT, vous propose dans ces pages, une analyse de ces deux études.

voir Feuilleter le 4 pages

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Forfait-jours : La direction s’arrange avec la loi !

| Maîtrise et cadres UFCM

Le forfait-jours est-il un régime « adapté et protecteur » ?

Le forfait-jours va-t-il améliorer la situation ?

Le forfait-jours permettra-il du « plus » ?

Le forfait-jours permettra-il le paiement des heures supp ?

Le forfait-jours protège t-il la vie privée ?

 

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Un 4e paquet ferroviaire à combattre tous à Strasbourg le 13 décembre 2016 !

Un projet toxique pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots

| Europe et service public

Le 4e paquet ferroviaire doit être voté en séance plénière du Parlement Européen le 13 décembre 2016 à Strasbourg. Pour les Fédérations syndicales de cheminots affiliées à ETF, CGT – UNSA – CFDT – FO – CFTC, ces textes législatifs répondent aux logiques libérales qui sont en échec depuis plus de 20 ans, prévoyant l’éclatement des entreprises ferroviaires nationales historiques et l’obligation de concurrence sur les trafics ferroviaires voyageurs nationaux.
Quel que soit le secteur observé (électricité, gaz, téléphonie, eau), la libéralisation, la dislocation des opérateurs publics nationaux, voire leur privatisation, n’ont engendré qu’augmentation et opacité des tarifs pratiqués, accroissement de la contribution publique aux opérateurs privés, la captation de dividende par leurs actionnaires privés. Le capital prive ainsi la société des investissements nécessaires. Ces politiques libérales se traduisent par une réduction de l’offre de service public, à moyen terme une augmentation des prix, l’abandon de toute référence à l’aménagement des territoires, la remise en cause des droits sociaux des salarié-e-s et de la sécurité.
En ce qui concerne le Fret ferroviaire, l’ouverture à la concurrence imposée par les instances européennes n’a eu pour effet que de diminuer la part modale des chemins de fer en renvoyant une large part des transports terrestres sur la route.
Spécificité française, ce 4e paquet pourrait remettre en cause toute compensation de l’Etat à la SNCF pour les cotisations de retraite, mettant à mal le régime spécial des cheminots.
Malgré ce constat funeste, les demandes répétées des organisations syndicales, du Comité Economique et Social Européen (CESE), les Instances Européennes, Commission, Conseil des Ministres, Parlement Européen, ont, jusqu’à présent refusé toute évaluation de la mise en oeuvre des précédents paquets ferroviaires.
Leurs résultats désastreux ne peuvent pourtant plus être niés, sur les plans économiques, sociaux, environnementaux et en termes de sécurité des transports par chemin de fer.

Les organisations syndicales CGT – UNSA – CFDT – FO – CFTC demandent aux parlementaires :

  • le rejet du règlement OSP (Obligation de Service Public) qui établit une libéralisation des services ferroviaires nationaux de transport de passagers et des appels d’offres obligatoires ;
  • le respect du droit des États membres à organiser leurs services publics de transport de la meilleure manière possible au vu des besoins spécifiques de leurs citoyens et de leurs territoires ;
  • l’assurance que les droits et les conditions de travail des travailleurs ferroviaires soient préservés, dans la mesure où il s’agit de conditions nécessaires pour des services publics ferroviaires sûrs, efficaces et de qualité ;
  • La garantie d’un financement public de la maintenance de l’infrastructure et de son développement par opposition à des financements privés ou encore des partenariats public-privé (PPP).

ETF et ses organisations syndicales affiliées appellent les cheminots à participer massivement au rassemblement du 13 décembre 2016 à Strasbourg devant le Parlement Européen.
L’avenir du ferroviaire dépend du rapport de forces que nous parviendrons à développer.

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lettre ouverte à Jean-Marc Ambrosini, DRH de la SNCF

Alerte sur les conditions de travail de l’encadrement dans le GPF SNCF

| Les conditions sociales

Monsieur le Directeur des Ressources Humaines de la SNCF,

Dans le cadre de la négociation engagée par la direction sur l’aménagement du temps de travail des agents de Maîtrise et Cadres dans le Groupe Public Ferroviaire SNCF, une expertise a été conduite à la demande de l’unanimité des élu-e-s du CCGPF SNCF. Une autre étude a été réalisée par la Direction des Audits et des Risques (DAR) à votre demande et sous votre responsabilité.

Ces deux expertises établissent de manière irréfutable la situation alarmante et, à ce titre, inadmissible dans laquelle se trouve l’encadrement. Qu’il soit soumis ou non à un tableau de service, celui-ci travaille au-delà de la durée légale et pour bon nombre au-delà même des limites maximales fixées en Europe. De plus, beaucoup ne bénéficient plus de vrais repos, forcés de rester connectés du fait de carences d’organisation et à défaut d’effectifs suffisants. L’étude réalisée par la DAR permet de son côté d’identifier les postes les plus exposés.

Dans ces conditions, c’est la santé des agents qui est en danger. La production ferroviaire est par ailleurs affaiblie, avec des risques évidents pour la sécurité.

Nous vous rappelons solennellement à vos obligations en termes de protection de la santé et de la sécurité des salariés.

Un rappel d’autant plus affirmé que cette situation est largement connue par la direction de l’entreprise. La même qui vous avait été signalée par la pétition unitaire UFCM-CGT/UNSA/SUD Rail de 2013 sur les conditions de travail et le déroulement de carrière des agents de Maîtrises et Cadres, qui avait réuni plus de 12000 signatures.

Au regard de cette situation, la CGT considère qu’il y a lieu de déclencher un véritable plan d’urgence en commençant par la prise de dispositions conservatoires.

A ce titre, la CGT demande la mise en place immédiate d’un système autodéclaratif assurant une traçabilité des heures réellement effectuées par les cheminots, en y intégrant des pratiques qui se généralisent comme le travail connecté hors temps de travail. Seul ce système permettra de mesurer et donc de maîtriser le temps et la charge de travail des cheminots de l’encadrement.

Vous n’êtes pas sans connaître la loi : toutes les heures travaillées doivent être payées et tous les repos doivent être intégralement pris dans l’année. Le constat est alarmant. Les négociations engagées sur la mise en place du forfait ne résoudront en rien le problème, au contraire, elles encouragent même les dérives.

La fédération CGT des Cheminots a élaboré des propositions pour une organisation du travail des agents de Maîtrise et Cadres garantissant des conditions de vie et de travail optimales. Nous portons ces propositions à votre connaissance en annexe au présent courrier.

Ces propositions s’articulent autour de huit fiches intitulées :

  • Réduire le temps de travail des Maîtrises et Cadres ;
  • Lutter contre le travail en dehors du temps de travail ;
  • Adapter la charge de travail à l’Homme ;
  • Recruter en nombre suffisant pour assurer la charge de travail ;
  • Redonner du sens au régime de travail ;
  • Garantir les équilibres vie privée-vie professionnelle ;
  • Reconnaître les qualifications hiérarchiques ;
  • Reconnaître les qualifications par le salaire.

C’est sur ces bases que nous vous demandons l’ouverture sans délai de négociations.

Dans l’attente, veuillez recevoir Monsieur le Directeur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Gilbert GARREL
Secrétaire Général

Henry WACSIN
Secrétaire Fédéral, Secrétaire Général de l’UFCM-CGT

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Pour le service public SNCF ! Pour les droits des cheminots !

2e lecture au parlement - 4e paquet ferroviaire

| Europe et service public

Après l’adoption de la position commune du Conseil Européen du 17 octobre, le processus législatif du pilier politique du 4e paquet ferroviaire est en cours de finition avec la deuxième lecture au Parlement Européen, qui prévoit le vote définitif les 13 et 14 décembre 2016.

La Fédération CGT et la Fédération Européenne des Travailleurs des Transports (ETF), représentant plus de 700 000 travailleurs dans le secteur ferroviaire européen, restent opposées à la concurrence et appellent à rejeter le règlement OSP. La proposition de modification du règlement 1370/2007 sur les transports publics de voyageurs définit maintenant l’appel d’offres comme étant la règle et l’attribution directe comme étant l’exemption. Les députés s’apprêtent à ouvrir la voie à une libéralisation accrue du transport public ferroviaire de voyageurs sans assurer une meilleure protection des travailleurs des transports publics et menacent, par conséquent, la qualité des services publics ferroviaires. Le cahier des charges doit exiger le respect des conditions sociales et de travail.

Les cheminots doivent se mobiliser et alerter les populations sur les conséquences qu’aurait cette nouvelle phase de libéralisation du service public ferroviaire en cas d’adoption en l’état de ce texte rétrograde.

La France, nos parlementaires européens, peuvent peser de tout leur poids pour bloquer ce projet de 4e paquet ferroviaire. Les cheminots français, dans l’unité, doivent montrer leur détermination pour préserver et améliorer le service public SNCF, les droits statutaires et sociaux des cheminots ainsi que leurs conditions de vie et de travail.

En ce sens, la Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser et à se rassembler massivement le 13 décembre 2016 à Strasbourg devant le Parlement de l’Europe.

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L’urgence est sociale !

Initiatives cheminots retraités

| Retraités UFR

Les revendications, les exigences libérales d’abaissement ou de suppression des droits sociaux pour les salariés actifs et retraités présentées par le MEDEF comme par la direction SNCF et relayées au travers des politiques d’austérité gouvernementales ne peuvent nous faire douter sur la nécessité de lutter.

Dans un pays riche comme la France, 5ème puissance économique mondiale, la solution pour les salariés n’est pas de s’adapter par l’on ne sait quel compromis mais bien de se réapproprier les richesses crées par le travail qui sont actuellement captées par une minorité de nantis. Alors :

OUI NOUS AVONS RAISON D’AGIR EN POURSUIVANT LES MOBILISATIONS !
OUI NOUS AVONS RAISON DE NE RIEN LACHER SUR NOS REVENDICATIONS !
OUI NOUS POUVONS RESISTER AUX POLITIQUES LIBERALES !
OUI LA DONNE PEUT S’INVERSER AVEC UN RAPPORT DE FORCE PLUS GRAND !

La permanence de notre activité revendicative chez les retraités et plus particulièrement chez les cheminots a permis des «bougés» même s’ils restent cependant très éloignés des besoins exprimés.

Sur le pouvoir d’achat, on ne peut se satisfaire des quelques mesures de réajustement fiscal prises sous la contrainte des mobilisations pour seulement une partie des retraités. Tous subissent une baisse du pouvoir d’achat liée principalement au blocage des pensions depuis avril 2013 et à la suppression de l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires.

Sur les basses pensions et notamment les pensions de réversion, les groupes de travail que nous avons obtenus suite à nos nombreuses actions doivent être rapidement réactivés pour répondre aux attentes de dizaines de milliers de pensionnés qui survivent toujours avec moins de 750€ par mois.

Sur les ex apprentis concernés par la non reconnaissance de leurs trimestres d’apprentissage pour le calcul de la pension de retraite, notre détermination sur ce dossier a permis de franchir une première étape avec l’accord d’entreprise signé par l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Mais pour la CGT nous considérons que le compte n’y est pas et donc qu’il faut aller plus loin pour que gouvernement et direction SNCF assume leur responsabilité et permettent ainsi une égalité de traitement entre tous les agents.

Sur la CPRP SNCF nous exigeons l’ouverture de négociations qui permette de rematérialiser l’envoi des courriers et documents, de régler l’ensemble des dysfonctionnements qui entraine d’importantes complications pour un grand nombre de retraités.

D’autres enjeux liés au devenir du service public ferroviaire et au statut social des cheminots seront déterminant pour les retraités de la SNCF. Il en est ainsi du régime spécial et de l’ensemble des droits qui y sont rattachés comme la prise en charge des prestations maladies, celles liée au fonds d’action sociale, les facilités de circulation et l’accès aux activités sociales dans nos comités d’entreprise.

Sur ce dernier point, la place de la CGT comme 1ère organisation syndicale dans l’ensemble du groupe ferroviaire conjugué aux mobilisations des cheminots contre le démantèlement de la SNCF et pour leurs conditions de travail ont permis d’arracher un accord de gestion des activités sociales signé par la direction et toutes les organisations syndicales, sauf la CFDT. Cet accord permet de maintenir l’accès pour les retraités aux activités sociales de proximité et au patrimoine culturel et de loisirs gérés par le Comité Central du Groupe Public Ferroviaire (ex CCE).

Nous exigeons que l’ensemble des signataires respecte cet accord.

La convergence d’intérêts entre les cheminots actifs et retraités demeure une profonde réalité que le Président Guillaume PEPY s’acharne à détruire au travers de la diminution du nombre de recrutement au statut et le développement de la sous-traitance. Par voie de conséquence, ce sont nos droits sociaux spécifiques qui sont menacés.

La Fédération CGT des Cheminots avec son Union Fédérale des Retraités reste attachée au service public ferroviaire, aux conditions sociales afférentes et à la solidarité intergénérationnelle des salariés.

Nos revendications doivent trouver de nouvelles réponses et cela passe inéluctablement par de nouvelles mobilisations afin d’élargir le rapport de force.

En ce sens, l’Union Fédérale des Retraités CGT des Cheminots a décidé 2 initiatives :

Interpeller le Ministère des affaires sociales à l’appui d’une demande d’audience unitaire (CGT, UNSA, SUD RAIL, CFDT et FGRCF) sur :

  • L’évolution du pouvoir d’achat des pensions et notamment celui des basses pensions,
  • La réactivation du groupe de travail pension de réversion,
  • La reconnaissance pleine des trimestres d’apprentissage
  • Le règlement des dysfonctionnements de la CPRP SNCF

D’appeler les cheminots retraités à appuyer cette audience par l’envoi de motions au ministère et de se mobiliser avec les cheminots actifs sur les initiatives revendicatives locales ou régionales que la CGT appelle à développer durant la semaine du 05 au 09 décembre 2016 avec un temps fort le 08 décembre 2016.

Avec la CGT, résister et agir pour obtenir de nouvelles avancées !
c’est possible

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Le 25 novembre 2016

Journée mondiale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes

| Les conditions sociales

couv_journee_contre_violence_femmesAu travail, dans les transports, dans la vie, toutes les femmes ont déjà été témoins ou victimes de propos, comportements sexistes voir violents. Cela ne peut plus durer ! Agissons pour construire une société égalitaire, non violente et non sexiste !

1. REFUSONS LE « SEXISME QUOTIDIEN»

Volontaires ou plus souvent issus de stéréotypes et préjugés véhiculés par les hommes comme par les femmes, les propos sexistes ont pour conséquence d’entretenir la différenciation et la hiérarchie des sexes. Ils conduisent à nier le professionnalisme des femmes en les considérant d’abord comme des femmes avant de les traiter comme des collègues.

Quelques exemples

• Les commentaires sur le physique ou la tenue des femmes, qui n’ont rien à faire dans un cadre professionnel ;
• Les «blagues» graveleuses qui instaurent un climat pesant et malsain ;
• Les femmes en responsabilité à qui on fait des remarques que l’on ne ferait pas à des hommes («autoritaires», «hystériques», «promotion canapé»…).

LA CGT PROPOSE

• Exiger que le règlement intérieur de l’entreprise ou de l’administration définisse le sexisme et bannisse les comportements et propos sexistes, comme ceux racistes et homophobes.
• Mettre en place une formation des managers et personnels encadrants.
• Les images dégradantes, calendriers, fonds d’écran… qui font des femmes des objets sexuels doivent être bannies des lieux de travail.

2. LUTTER CONTRE LES VIOLENCES

Chaque année, des milliers de femmes sont victimes de harcèlement sexuel, d’agression sexuelle (comme une main aux fesses par exemple), ou encore de viol sur leur lieu de travail. L’employeur a l’obligation de garantir la santé et la sécurité des salarié-e-s, il est donc de sa responsabilité d’empêcher que des salarié-e-s en soient victimes sur leur lieu de travail. Les victimes ou témoins ne peuvent subir de représailles, les agresseurs doivent être sanctionnés.

LA CGT PROPOSE

• Mise en place d’un lieu d’accueil et d’une procédure de signalement garantissant la confidentialité et la rapidité de réponse ;
• Pour les femmes victimes de violence de la part de personnes extérieures (clients, usagers, patients…) prise en charge des frais de justice par l’employeur qui doit se porter partie intervenante, changement immédiat de poste pour ne plus être en contact avec l’agresseur ;
• Sanction des agresseurs ;
• Mise en place d’une éducation non sexiste et de campagnes contre les stéréotypes.

LES CHIFFRES

Au travail

  • 5% des viols et 25% des agressions sexuelles ont lieu sur les lieux de travail ;
  • 1 femme sur 5 aurait été victime de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle ;
  • 80% des femmes salariées considèrent que dans le travail, les femmes sont régulièrement confrontées à des attitudes ou comportements sexistes.

Dans la vie

  • 1 femme meurt tous les 2 à 3 jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint ;
  • Toutes les 7 minutes, 1 femme est violée en France.

25/11 : JOURNÉE MONDIALE DE LUTTE CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

La CGT se bat avec la Confédération syndicale internationale, qui rassemble la majorité des syndicats du monde, pour obtenir une norme OIT contre les violences sexistes et sexuelles. Cette norme, à valeur contraignante, permettrait de protéger toutes les femmes du monde contre la violence.

3. PROTÉGER LES VICTIMES

Commises sur le lieu de travail ou dans le cadre privé, les violences contre les femmes ont de graves conséquences physiques et psychiques et peuvent entraîner de l’absentéisme, des difficultés de concentration, des sautes d’humeur… Souvent, pour les femmes victimes, c’est la double peine : après les violences, la perte du boulot. Il est donc indispensable de les protéger pour garantir leur droit au travail.

LA CGT PROPOSE

• Protéger et accompagner les salariées victimes de violences conjugales ou de violences au travail : garantir le maintien dans l’emploi et la mise hors danger (mutation, changement de poste, réduction ou réorganisation du travail, possibilité de démissionner sans préavis ou de suspendre leur contrat de travail en bénéficiant d’allocations). Éviction du conjoint ou ex-conjoint violent s’il travaille sur le même lieu que la victime ;
• Faciliter l’accès au logement et à l’emploi pour les femmes victimes de violences ;
• Renforcer les lieux d’accueil dans les commissariats et la formation des personnels (policejustice et santé), renforcer les moyens des associations.

Non à la loi du silence !

Si vous êtes victimes ou témoins de violence sexiste – ne restez pas seule, parlez en :
• Au délégué-e du personnel, à un-e élu-e CHSCT ou à un-e militant-e CGT qui pourront vous aider ou vous accompagner ;
• Appelez le 3919 (appel gratuit et anonyme) ;
• À des associations spécialisées – voir la liste sur stop-violences-femmes.gouv.fr

Feuilletez le 4 pages

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Le réseau routier se dégrade, la sécurité routière recule : ça suffit !!

| UIT

Dans un rapport intitulé « J’ai mal à ma route », quelles sont les routes les plus dégradées de France ? » l’Association « 40 millions d’automobilistes » a recensé plus de 30 000 routes en très mauvais état et dénonce la dégradation continue du réseau à cause notamment d’une baisse de 27% par an depuis 2011, des crédits accordés pour l’entretien courant par l’État et les collectivités. Elle appelle les Pouvoirs publics à « assumer leur part de responsabilité » dans la sécurité routière sachant que 47% des accidents sont liés aux infrastructures. Elle réclame notamment une mission parlementaire sur l’état du réseau routier et l’urgence d’entretenir le patrimoine routier.
La CGT ne cesse de dénoncer sur le terrain et auprès des instances ministérielles le manque de moyens octroyés au service public routier pour l’entretien du patrimoine routier de France.
Ce constat n’est que le résultat des politiques menées depuis de nombreuses années. Le choix de favoriser l’externalisation des missions d’entretien aux entreprises privées du BTP ne fait que diminuer les capacités opérationnelles des services d’entretien et engendre des coûts bien plus importants. Assurer un meilleur entretien préventif et curatif des routes nécessite des moyens financiers supplémentaires et des services renforcés chargés de l’entretien et de l’exploitation pour assurer leurs missions de service public. En diminuant le budget du ministère des Transports ainsi que les dotations aux collectivités territoriales, les gouvernements successifs ont fait un choix politique de régression des moyens alloués à l’entretien du patrimoine routier.
C’est cette logique qui a conduit les Gouvernements successifs et la SNCF à la régression du réseau ferroviaire national faute d’entretien pendant de nombreuses années. L’endettement ferroviaire et les moyens ont été orientés vers les grands axes et le « tout TGV » au détriment du réseau secondaire laissé à l’abandon. Or nous savons tous, que les enjeux du ferroviaire notamment, nécessitent de lourds investissements au service de la transition écologique et de l’aménagement du territoire !
Nous faisons le même constat pour les voies navigables où le réseau secondaire n’est plus prioritaire.

C’est exactement ce qui est en train de se produire sur le réseau routier : Le scandale durera-t-il encore longtemps ?

  • d’un côté, le réseau routier national concédé aux sociétés Concessionnaires d’autoroutes privées (SCA qui additionnent les cadeaux des plans de relance autoroutier), entretenu, grâce à la manne financière des péages. Ces SCA génèrent des dividendes exorbitants pour leurs actionnaires .elles ne redistribuent qu’une infime partie de leurs profits vers l’entretien global du réseau routier et au développement d’autres modes de transports (fluvial, ferroviaire,…) moins émetteurs de gaz à effet de serre.
  • de l’autre côté un réseau routier national non concédé se dégradant rapidement et un réseau territorial (départements et communes) prenant le même chemin faute de moyens

Incurie de la politique de l’Etat

Le Directeur Général des infrastructures du Ministère des transports a reconnu devant la commission du développement durable de l’Assemblée Nationale et au Comité technique ministériel ne plus avoir les moyens d’entretenir le patrimoine routier !
L’austérité reste la boussole routière. Le ministère du Budget vient d’annuler par le décret n° 2016-1380 du 12 octobre 2016 un montant de crédits de 8,285 M€ en autorisations d’engagement et en crédits de paiement applicables aux programmes du budget général dont 6,639 M€ sur le programme 203

Infrastructures et services de transports.

Cherchez l’erreur, l’Etat n’aurait il plus les moyens y compris de répondre à ces engagements ?
A l’opposé d’une volonté de reconquérir des moyens publics pour financer l’intérêt général, le Gouvernement s’entête dans le choix de la privatisation du bien public routier au nom de l’austérité budgétaire plutôt que de s’engager dans la voie d’une renationalisation pour retrouver la maitrise publique sur les infrastructures et dégager des moyens financier au service de l’entretien du patrimoine. Quand l’Etat cessera t-il de brader le patrimoine et d’entraîner le service public vers la spirale du déclin continu au mépris des agents publics qui vivent une dégradation importante et continue de leur travail au quotidien ! La dégradation des routes, la détérioration des conditions de travail, l’accidentologie qui augmente, les agents des routes les constatent et les vivent au quotidien y compris au péril de leur vie.

La solution existe ! Un service public routier

Entretenir son patrimoine routier est d’une telle évidence mais il faut pour cela le faire de manière constante et s’en donner les moyens !
La CGT revendique une maîtrise publique du réseau routier : La route n’est pas une marchandise, c’est un service public qui doit répondre aux besoins de la population, au développement économique et à l’aménagement du territoire (voir le dernier bulletin de l’Union interfédérale des transports n°88 de septembre 2016). Se doter d’un véritable service public routier est possible sur les bases suivantes :

  • Redistribution de la richesse : renationaliser les autoroutes concédées aux SCA pour que les profits reviennent dans les caisses de l’Etat et puissent être réinjectés sur l’entretien global du réseau et pour le développement d’autres modes de transports alternatifs à la route.
  • Réunification du réseau concédé et non concédé et nouvelle Gouvernance de l’Etat de l’ensemble du réseau routier (national et collectivités)
  • Gestion centralisée de l’ensemble du réseau national et organisée en services déconcentrés sur l’ensemble du territoire afin d’avoir le meilleur maillage territorial. Ces services déconcentrés nécessitent des emplois d’agents publics (fonctionnaires et Ouvriers des Parcs et Ateliers) ayant une bonne connaissance du terrain, un professionnalisme et une capacité de répondre 24h sur 24 notamment au regard des enjeux de viabilité, d’exploitation et de sécurité…
  • Réduire l’usure des routes par une politique multimodale de transport : appliquer le véritable coût du transport : en faisant payer l’usure des infrastructures par les donneurs d’ordre des transports routiers (1 camion= 100 000 à 1000 000 de VL (selon les études)). En internalisant les coûts externes (coûts sociaux, pollution et nuisances) à la faveur des modes de transports moins émetteurs de gaz à effet de serre, cela favoriserait les circuits courts et aurait un
    impact écologique.
  • graphSe doter de moyens financiers : le rapport de « 40 millions d’automobilistes » pointe le décalage entre les moyens octroyés à l’AFITF et les ambitions du schéma national des infrastructures de transport (SNIT) dont les principales actions soutenables ont été précisées par la commission mobilité 21en 2015(35 milliards € pour les 10ans à venir) !

Pour la CGT, il faut redonner des moyens pérennes à l’AFITF qui gère un budget de crise depuis l’abandon de l’Ecotaxe Poids Lourds.
Il faut sortir des partenariats publics privés et des privatisations. Le financement public des infrastructures est possible en sortant des marchés financiers. La CGT revendique un Pôle financier public qui ferait office d’organisme bancaire permettant d’emprunter directement auprès de la Banque Centrale Européenne à des taux aujourd’hui négatifs.

Oui , il est possible de bien entretenir le patrimoine routier national et territorial !
En se dotant d’un véritable service public routier sous maîtrise et gestion publique avec des agents publics.

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La cgt quitte la réunion du 16 novembre 2016

Dispositif de forfait en jours

| Maîtrise et cadres UFCM

En complet décalage avec les alertes lancées par le cabinet SECAFI sur l’explosion du temps de travail pour les personnels de l’encadrement, la Direction RH du GPF envoie un projet de texte la veille à 20h de la Table Ronde de négociation.

La CGT refuse de discuter « à la volée » d’un texte dont la mise en oeuvre impactera le quotidien des cheminots.

Le 10 novembre 2016, le cabinet SECAFI, à la demande du Comité Central d’Entreprise, remettait à la connaissance de la Direction, un point d’étape de son étude sur le temps de travail de l’encadrement à la SNCF. Le constat est partagé, la situation est alarmante, la souffrance est réelle et généralisée : une dérive du temps de travail s’est installée dans l’entreprise ces 15 dernières années.

Des cheminots (DPx en général et en particulier pour les encadrants d’équipes en horaires décalés, sur de grands périmètres, cadres soumis à des projets en temps contraints qui impactent de nombreux interlocuteurs…), sont amenés à travailler entre 50 et 65h par semaine, soit entre 2 et 17 heures au-dessus de la durée maximale légale !

Non, ce n’est pas normal que des dirigeants soient contraints de travailler autant. Oui, c’est dangereux !

Beaucoup de nos collègues n’en prennent conscience qu’à la suite de troubles de santé, familiaux, psychologiques… Quand il est trop tard.

Le constat est le même quel que soit le domaine ou l’activité, quelle que soit la région.

En remettant un texte la veille à 20h aux organisations syndicales, la Direction RH du GPF joue la montre. Surtout, elle tente de restreindre la négociation sur la mise en place de conventions de forfait jours. Cette forfaitisation du temps de travail n’a pour objet que de protéger un employeur qui presse son encadrement sous la charge de travail.

La Direction a annoncé transformer la négociation en réunion de lecture collective de son projet.

La CGT a quitté la séance refusant de participer à un simulacre de dialogue social.

La CGT est force de propositions réalistes et accessibles : décompte des heures de travail, mise en place d’un dispositif d’alerte, négociation par établissement de la répartition de la charge en lien avec la problématique de l’emploi, des services d’appui et de l’étendue géographique et horaire des établissements.

La CGT demande un débat sur le repositionnement des services d’appui, RH notamment…

La CGT demande aussi un véritable débat sur la rémunération et les salaires dans l’entreprise.

La Fédération CGT des Cheminots écrira aux premiers responsables du Groupe Public Ferroviaire afin qu’ils prennent leurs responsabilités. Ces derniers ne peuvent pas se désintéresser plus longtemps des conditions de travail de l’encadrement.

La CGT et son UFCM continueront d’informer les cheminots de l’encadrement sur l’avancée ou le blocage des négociations, mais aussi de leurs droits.

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