Fédération CGT des Cheminots


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SERVICE PUBLIC EN DANGER, TOUS CONCERNÉS !

Grève à Radio France

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Depuis le 19 mars, les salarié-e-s de Radio France sont en grève illimitée à l’appel de cinq syndicats (CGT, CFDT, SOLIDAIRES, FO et UNSA) pour manifester leur refus de la démolition programmée de Radio France et de ses missions de service public.

Face au désengagement de l’État, à l’étranglement budgétaire actuel, aux projets de restructurations de la direction de Radio France, qui portent atteinte aux emplois, aux métiers, aux contenus, à l’organisation du travail, les salariés sont engagés dans un combat contre les suppressions d’emplois annoncées et pour le développement d‘un véritable service public de l’information.

Face à un budget en déficit de 21,3 millions d’euros, la direction de Radio France a adopté en janvier dernier un plan de 50 millions d’euros d’économies d’ici 2019. Un plan qui agirait notamment sur la masse salariale, avec la proposition du PDG Mathieu Gallet d’un « plan de départs volontaires » concernant 200 à 300 salariés, soit autant de suppressions de postes.

Un plan qui, comme à chaque fois qu’il impacte la quantité et la qualité des emplois, ne fera que dégrader encore un peu plus les conditions de travail des salariés, en l’occurrence ceux de Radio France. Cette stratégie va entraîner une dégradation de la qualité des programmes de ses différentes antennes.

Les orientations libérales des gouvernements successifs, adeptes de l’austérité budgétaire, avec lesquelles le pouvoir actuel n’envisage pas de rompre, plongent les services publics en général, qu’ils soient de la santé, de l’éducation, des télécommunications, de l’eau, de l’énergie, du ferroviaire ou dans le cas présent, celui de l’information, dans l’agonie ne permettant pas de répondre aux besoins de l’intérêt général.

Alors que les cheminots se mobilisaient durant plus de 10 jours pour exiger la réunification du système ferroviaire dans une seule et même entité au mois de juin 2014, la même logique a conduit à la promulgation de la loi du 04 août 2014, portant réforme du système ferroviaire. Le gouvernement, appuyé par la direction de la SNCF, n’a pas hésité à passer en force, refusant toutes négociations, jetant les cheminots en grève à la vindicte populaire.

Face à l’entêtement du PDG, Mathieu Gallet, de ne pas vouloir négocier, la Fédération CGT des cheminots tient à exprimer son soutien aux salariés en grève qui se mobilisent pour la défense du service public. C’est, en effet, l’avenir du service public radiophonique de l’information et de la culture qui est en jeu, service public déjà trop malmené et loin de remplir l’ensemble de ses fonctions.

Les salariés de Radio France doivent pouvoir travailler dans des conditions décentes leur permettant d’offrir au public des programmes de qualité.

La Fédération CGT des cheminots demande au gouvernement de prendre ses responsabilités en ouvrant des négociations sérieuses, à même de répondre aux revendications des salariés en grève.

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UNE MOBILISATION HISTORIQUE

Poursuite de la grève chez Colas Rail

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Comme vous le savez, depuis dimanche, la CGT a décidé de déclencher une grève afin de ne pas laisser la Direction dégrader nos droits et acquis sociaux. Nous vous avons donc appelé à vous mobiliser afin d’exiger d’une part l’amélioration de nos conditions de vie et de travail à travers la négociation du nouvel accord d’entreprise et d’autre part qu’enfin la Direction prenne réellement en compte nos aspirations légitimes à travailler en toute sécurité.

Le lundi 11 décembre 2017, restera donc une journée unique chez Colas-Rail avec une mobilisation très importante des cheminots sur l’ensemble des sites (un seul train a circulé ce jour) ponctuée par un rassemblement devant le siège afin de faire pression lors de cette première journée de négociation avec la Direction.

Vous avez prouvé, par votre mobilisation, cette détermination à ne rien lâcher relativement à nos conditions de vie et de travail et nous en profitons pour vous remercier de votre présence ce jour. Vous faites honneur à la corporation cheminote et cette solidarité a permis d’imposer à la Direction de négocier et de renouer le dialogue social.

Dans ce contexte, nous avons rappelé à la Direction que les agents n’étaient en rien responsables des conséquences de la libéralisation et du dumping social autour du Fret ferroviaire. Que la société soit en difficulté, nous l’entendons mais nous rappelons que le groupe à une situation seine, nous n’accepterons jamais d’être la valeur d’ajustement et que l’on réduise nos salaires afin de rembourser cette prétendue dette.

A cette occasion la direction nous a confirmé le maintien de notre 13ème mois pour l’ensemble de l’agence et qu’elle serait également prête à regarder une revalorisation afin de compenser les pertes de salaire qui risquent d’impacter les conducteurs et les agents de manœuvre.

Pour la CGT, nous avons souhaité continuer le mouvement afin de gagner sur nos autres revendications qui sont :

✓ La majoration des heures de nuit.
✓ La majoration des heures de week-end.
✓ Une réelle réflexion concernant les nouvelles tâches basées sur le volontariat.
✓ Une réelle réflexion concernant la modification des fiches de poste (chargement et déchargement des trains, graissage, semelles de frein…).
✓ La redéfinition des temps de pause.
✓ L’indication sur les nouveaux contrats ou avenants au contrat de travail de notre 13ème mois.
✓ La revalorisation du panier à 16€50 et la revalorisation des indemnités de déplacement.
✓ L’ouverture d’une négociation concernant la revalorisation de nos salaires.

NOUS SOUHAITONS DES ANNONCES CONCRÈTES DE LA PART DE LA DIRECTION SUR CES SUJETS LE MERCREDI 13 DÉCEMBRE A 10H00 AFIN DE SORTIR DIGNEMENT DE CETTE SITUATION ET NOUS VOUS APPELONS EN CONSÉQUENCE A RESTER MOBILISES TOUS ENSEMBLE, POUR DÉFENDRE NOS DROITS. EN OUTRE, COMME L’ONT DÉJÀ FAIT CERTAINS COLLÈGUES, NOUS VOUS INVITONS A RENFORCER VOTRE SYNDICAT AFIN D’ÊTRE ENCORE PLUS FORTS.

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SANTÉ ET SÉCURITÉ : RESPONSABILITÉ PÉNALE DU CHEMINOT ENGAGÉE ?

« Les règles qui sauvent »

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Camarades,

Vous n’êtes pas sans savoir que la SNCF, devant les tragiques accidents du travail graves et mortels enregistrés depuis le début de l’année 2017, a mis en place les règles qui sauvent.

Au-delà, du fait que ces règles qui sauvent sont issues des grandes théories patronales, elles n’ont pour but que de tenter de déresponsabiliser pénalement nos dirigeants.

L’entreprise tente de s’affranchir de ses obligations d’employeur en matière de SST (Santé et Sécurité au Travail) et qui plus est, totalement décomplexée, voudrait mettre en responsabilité juridique les victimes d’accident du travail.

Dans ses rapports d’enquête, suite à AT graves ou mortels, l’entreprise utilise la méthode FOH consistant à investiguer uniquement sur les Facteurs Organisationnels et Humains.

Force est de constater que les conclusions de ces enquêtes mettent presque toujours en exergue la faute ou l’erreur humaine.

En ce sens, c’est la double peine pour la victime qui est appliquée. Pendant ce temps-là, l’entreprise, inscrite dans sa politique du risque calculé, continue inexorablement à prioriser ses gains de productivité au détriment de la santé et la sécurité des salariés de l’entreprise, mais également ceux mis à sa disposition.

Soucieuse de soigner son image de marque, l’entreprise a déjà entamé une présentation dans les CHSCT des « règles qui sauvent ».

Pour aller plus loin dans sa tentative de déresponsabilisation pénale, l’entreprise tente de faire signer aux cheminots une charte qui ne porte pas son nom :

(Extrait)
Respectons les règles qui sauvent.
Pour ma santé et ma sécurité, je m’engage à respecter les règles qui sauvent.
Signataire

En signant cette « charte », le signataire pourrait se voir attribuer des responsabilités pénales face à l’accident du travail dont il serait victime, mais aussi dans le cas où il serait impliqué sans être victime.

C’est inacceptable !!!

Les cheminots doivent refuser de signer cette charte.

C’est bel et bien l’employeur qui a des obligations légales en matière de Santé et Sécurité au Travail.

Il lui appartient donc de respecter les textes en vigueur, dont le code du travail, et de les mettre concrètement en œuvre.

La sécurité et la préservation de la santé, en parler c’est bien.
Les mettre en œuvre, c’est mieux…

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LES CHEMINOTS CONCERNÉS !

Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2018

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Les projets de lois de finances pour 2018 (PLF) et de financement de la Sécurité Sociale pour 2018 (PLFSS) sont en cours d’élaboration au Parlement.
Ces textes, plus que dans la continuité libéro-patronale, représentent une remise en cause profonde du modèle de société que constitue Notre Sécurité Sociale depuis 1945.

Le principe fondateur de la Sécurité Sociale est que « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ».
Le PLFSS pour 2018, prévoit près de 4,2 milliards d’euros d’économies.

C’est donc bien un changement de société qui est envisagé avec l’abandon de la réponse aux besoins des populations, au profit des intérêts économiques du patronat.

HAUSSE DE LA CSG

La CSG, créée en 1990 pour fiscaliser le financement de la Sécurité Sociale et satisfaire les demandes patronales de réduction des cotisations sociales, met principalement à contribution les revenus des salariés et les pensions tout en préservant généreusement les entreprises.
Le PLFSS 2018 prévoit l’augmentation de la CSG de 1,7 point au 1er janvier 2018 pour « compenser les réductions de cotisations sociales ». Avec cette nouvelle augmentation, la part des cotisations sociales finançant la Sécurité Sociale passera de 86,8 % en 1991 à 65,6 % aujourd’hui, alors que la part de l’impôt passera dans le même temps de 4,9 % à 30,3 %.

LES RETRAITÉS DEVRONT ATTENDRE LA REVALORISATION DE LEURS PENSIONS !

Le projet de loi fixe la date de revalorisation annuelle des pensions de retraite au 1er janvier. L’augmentation des retraites 2018, qui devait en principe avoir lieu le 1er octobre 2018, n’aura donc lieu que le 1er janvier 2019. Les retraités devront donc vivre 3 mois de plus avec leur baisse de pouvoir d’achat !
Ce recul social s’ajoute au report du 1er avril au 1er octobre instauré en 2014, au gel des pensions durant 3 ans, à l’indécente augmentation de 0.8% en octobre 2017, et à l’indexation des pensions sur les prix plutôt que sur le salaire moyen qui tourne le dos à la solidarité intergénérationnelle et provoque un décrochage du niveau de vie des retraités de plus de 1,2% par an.

INSTAURATION D’UN JOUR DE CARENCE EN CAS DE MALADIE !

Les députés ont adopté un amendement d’une députée LREM qui instaure le décompte d’un jour de carence à tous les salariés bénéficiant d’un régime spécial de Sécurité Sociale, dont les cheminots.

Désormais les cheminots dont la maladie sera constatée par un médecin, se verront sanctionnés d’une retenue d’une journée de salaire. De nombreux cheminots sont déjà contraints de renoncer de ce fait à l’arrêt de travail pour maladie et ainsi, au rétablissement convenable de leur santé du fait de la retenue du « quart de solde » pour les 4 premiers jours d’arrêt prévue au Statut.
Une récente étude de l’INSEE atteste de l’inefficacité du dispositif et démontre que la mise en place d’une journée de carence pour maladie dans la fonction publique en 2012 (supprimée en 2014 et réintroduite dans le PLFSS 2018) a eu pour effet de diminuer les absences courtes et d’augmenter celles d’une semaine à trois mois.

DES EXONÉRATIONS DE COTISATIONS SOCIALES POUR LE PATRONAT !

Les exonérations de cotisations sociales représentent à elles seules 38 milliards d’euros, sans aucune contrepartie en termes d’emplois, de politiques salariales ou même de recherche et investissements. Ce manque à gagner pèse lourdement sur le financement de la Sécurité Sociale et s’ajoute aux sommes exemptées de cotisations comme les primes d’intéressement ou de participation qui se chiffrent à 13 milliards d’euros.

Depuis 2000, si les employeurs avaient payé leurs cotisations, la Sécu aurait toujours été dans le vert et aurait pu bénéficier de 220 milliards d’euros pour répondre aux besoins des travailleurs.

Les cotisations font partie du salaire. Toute exonération constitue donc une baisse des salaires.

Pour « soutenir les entrepreneurs et les travailleurs indépendants », le PLFSS 2018 prévoit une « année blanche » de cotisations sociales en 2019 pour tous les créateurs et repreneurs d’entreprise.

Il prévoit également la mutation en nouveaux allègements massifs et pérennes de cotisations, le dispendieux Crédit d’Impôt Compétivité Emploi, qui rapporte chaque année 20 milliards d’euros aux entreprises, financés par une hausse de la TVA en 2014.

La Sécu, bien commun des salariés, sert donc de vache-à-lait à un gouvernement au service du patronat.

LA PROTECTION SOCIALE DES INDÉPENDANTS FINANCÉE PAR LES SALARIÉS !

Au cours de la construction de la Sécurité Sociale, les régimes agriculteurs, professions libérales… ont été maintenus ou créés pour s’opposer au projet national de Sécurité Sociale en abaissant leurs taux de cotisations de manière à ce qu’ils puissent « librement » ne pas cotiser selon leurs moyens.

Aujourd’hui, ce sont donc les salariés qui paient pour les non-salariés, pour que ceux-ci puissent par ailleurs capitaliser individuellement à partir des richesses créées par ceux qu’ils emploient.
Le PLFSS 2018 entérine l’absorption du RSI par le régime général « pour assurer aux indépendants la même qualité de protection qu’aux salariés, tout en tenant compte de leur spécificité ».

LA MOBILISATION S’IMPOSE !

Les cheminots subissent des attaques sur leurs métiers, leurs conditions de travail, leur entreprise publique, le Service Public, leurs salaires, leurs emplois, et aujourd’hui sur Leur protection sociale.

La Fédération CGT des cheminots invite l’ensemble des cheminots à débattre, dans chaque chantier, chaque atelier, chaque dépôt, chaque équipe, des conditions d’une indispensable mobilisation de haut niveau pour mettre un coup d’arrêt à la régression sociale et pour ensemble, avec leur CGT, conquérir des droits nouveaux !

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LE FONDS D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Budget FASS

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Le 9 novembre, le président de la CoFASS présentait un budget 2018 du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS) empreint de l’austérité financière qui règne au sein de GPF, tant sur le niveau des prestations que de l’organisation de l’Action Sociale SNCF.

La direction tente de dissimuler les droits des cheminots en noyant le budget FASS dans le budget général du GPF !

Le FASS, bien commun des cheminots !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail.

Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion.

Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie.

La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS.

Un budget FASS caché dans celui du GPF !

En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014.

Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires.

Le patronat fait feu de tout bois

Après les coups de couteaux dans le code du travail, les attaques que subit la sécurité sociale à chaque loi de financement annuelle et dont est dépendante notre CPRP SNCF, le gel des salaires et pensions, la hausse de la CSG, ….c’est notre protection sociale et notre régime spécial qui sont directement attaqués au nom d’une potentielle ouverture à la concurrence appelée de ses voeux par Pépy et consorts, en mal de nouvelles possiblités de filialisation.

Le FASS, censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestations (accompagnement,financiers et logement), devient l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise.

HOLD-UP sur les droits des cheminots !

La réserve d’argent des cheminots sur le FASS (appelée « report à nouveau ») atteignait 30 million d’€ à fin 2016 et permettait donc d’améliorer les prestations, notamment par des embauches de personnels de l’Action Sociale.

Depuis 2016, la direction, par le truchement des budgets et une politique de l’emploi , présente des budgets en négatif à hauteur de près de 4 millions d€, qui seront compensés par le report à nouveau.

Les budgets effectif initiaux de -4,5 millions d’€ entre 2017 et 2018 vont accentuer la désertification des centres d’action sociale de proximité !

La CGT a toujours été force de propositions pour que les prestations servies et l’organisation de l’action sociale apportent la réponse aux besoins des cheminots.

Or, le budget 2018 (74, 369 million d’€) présente un manque de 3 millions d’€ de la contribution salariale, correspondant à la diminution drastique des effectifs cheminots du GPF, au gel des salaires (depuis 3 ans) et à la décision unilatérale de l’entreprise d’abaisser la contribution solidaire de 1,275 à 1,1% depuis 2015, en suit de la réforme du ferroviaire qui ne devait rien changer.

Le nombre d’intérimaires explose à l’action sociale (représentant 1,2 million d’€). Les cheminots contractuels représentent 1/3 des 720 emplois de l’Action Sociale dont 80 ont été supprimés en 2 ans !

La direction du GPF se désengage progressivement de la dépendance, délaissant celles et ceux qui ont fait la force du Service Public SNCF, les cheminots pensionnés !

Les « banquiers » SNCF poursuivent contre tout bon sens, leur étude sur la cession ou cessation des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) ! Ce positionnement idéologique hostile aux besoins des chemintos est inacceptable !

Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles tout au long de leur vie et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique !

Il est urgent de revenir à la contribution solidaire salariale de 1,275%, de pratiquer l’universalité des droits afin de répondre aux besoins de tous les cheminots et des pensionnés et de laisser aux cheminots la gouvernance de LEUR FASS !

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S’UNIR, AGIR !

Communiqué aux cheminots

| Actions

ACTION INTERPROFESSIONNELLE DU 16 NOVEMBRE 2017

Au quatrième jour de l’action engagée le 12 septembre 2017, les cheminots ont démontré, une nouvelle fois, qu’ils ne déconnectent pas les sujets interprofessionnels des sujets professionnels. Ils ont également compris que les luttes en cours et à venir doivent reposer sur un ancrage de l’action en proximité, au plus près de leurs préoccupations quotidiennes.

Les cheminots se sont à nouveau investis dans cette journée interprofessionnelle de luttes contre la politique austéritaire du président Macron qui porte en elle un véritable changement de société et contre la politique de casse du service public ferroviaire imposée par la direction SNCF et ses alliés.

Tous les sujets sont liés et reposent sur une distribution des rôles savamment orchestrée qui ne doit rien au hasard.

L’instigateur

Le Président de la République n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé. C’est bien dans cette logique qu’Emmanuel Macron s’attaque à notre Code du travail, aux Statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salariés, que ce soit la Sécurité Sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage. La nouvelle réforme du droit du travail, à travers toute une série de décrets en préparation, est une transformation profonde des relations entre les salariés et l’employeur au seul bénéfice de ce dernier.

Le banquier devenu président est donc l’initiateur d’un projet global qui inclut également la casse des services publics, dont la SNCF.

Le préfigurateur

En marge des Assises de la Mobilité, la mission confiée à Jean Cyril SPINETTA (ex PDG d’Air France) concernant l’avenir de la SNCF n’est évidemment pas à déconnecter de ce projet global qui vise également à faire reculer le service public ferroviaire pour livrer clé en main ses domaines d’activités aux investisseurs privés. Le rapport SPINETTA, dont les conclusions devraient être connues en janvier 2018, est le socle qui tracera les contours d’un projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des trafics voyageurs.

L’ex-avionneur est donc celui qui, en réalité, va tracer les contours d’une nouvelle réforme du système ferroviaire.

Le facilitateur

Depuis plusieurs années, la direction SNCF s’acharne à préparer le terrain, se positionnant comme véritable inspiratrice des choix gouvernementaux afin de déboulonner consciencieusement l’entreprise publique. La gestion par activités, la réforme de 2014 qui a éclaté la SNCF en 3 EPIC, la mise en oeuvre de méthodes managériales qui n’ont rien à envier aux grands groupes privés, les purges sur l’emploi, le recours à l’externalisation, à la sous traitance, la casse des métiers, la casse des repères collectifs visent en fait à servir le projet plus global décrit plus haut.

Les ordonnances Macron, les Assises de la Mobilité, la mission Spinetta constituent en quelque sorte la récompense donnée par le gouvernement à celui qui a oeuvré à la casse de la SNCF, entreprise publique de service public.

Face à ces attaques, les cheminotes et les cheminots ne resteront pas inertes !

Déjà des initiatives revendicatives locales et régionales impulsées par la CGT se tiendront tout au long du mois de décembre sur l’emploi, le maintien de l’ouverture de guichets, de gares, de lignes, les futures conventions TER etc.

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à s’inscrire partout dans ces actions de grève, dans ces rassemblements, dans ces initiatives !

Il y a urgence ! Alors que se cloront les Assises de la Mobilité début décembre 2017, portons nos démarches revendicatives locales dans chaque site, chaque chantier. Engageons le débat sur notre avenir et sur celui de la SNCF.

Signons massivement la pétition nationale « urgence sur nos droits ! »  initiée par la CGT et préparons-nous à engager une riposte à la hauteur des enjeux dans les semaines et mois à venir !

Gardons à l’esprit que les choix gouvernementaux en matière de droit du travail, de protection sociale, de services publics, de retraites etc… suivent la même logique que les choix opérés dans l’entreprise : en finir avec les conquis sociaux et servir les intérêts de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rapprocher de leurs élus et représentants locaux afin de venir renforcer les rangs de la CGT. Elle les invite également à mettre en débat les perspectives revendicatives qu’il nous faudra collectivement mettre oeuvre avec lucidité et détermination, tant d’un point de vue interprofessionnel que professionnel.

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ET MAINTENANT, ILS VEULENT NOUS LICENCIER !

Tract aux cheminots

| Fédération

CHEMINOTS CONTRACTUELS

Dans un courrier daté du 26 octobre 2017 adressé aux représentants du personnel, le RH du Technicentre industriel Charente-Périgord annonce qu’il a fait appel à la DIRECCTE (inspection du travail) afin de pouvoir licencier en toute impunité les cheminots contractuels qui refuseraient une modification de leur contrat de travail liée à un reclassement. Ça suffit !

Ce courrier fait l’effet d’une bombe. La Direction envisage sérieusement de licencier « économiquement » les RH 0254 (ex-PS 25) dont le poste serait supprimé et qui n’accepteraient pas les propositions de mutation qui leur seraient faites ! Cela lui permettrait en outre de déclencher un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (ex plan social) si le nombre de licenciements était important ! Un palier est donc franchi !

Nous ne sommes pas des Kleenex !

La CGT affirme qu’il n’est PAS QUESTION d’accepter que des collègues soient licenciés à cause des réorganisations en cours !

Laisser nos collègues contractuels se faire licencier, c’est accepter, à terme, le licenciement des cheminots dans leur totalité.

Guillaume PEPY a déjà fait référence dans un colloque à la modification du Statut pour autoriser les licenciements économiques de cheminots en cas de perte d’appel d’offres. La proposition de loi des Sénateurs NEGRE et MAUREY sur l’ouverture à la concurrence fait également référence à cette nouvelle règle.

La solidarité et la mobilisation doivent imposer la sécurité de l’emploi obligatoire pour tous !

Face à ce scandale, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI ce jour sur les points suivants :

  • la politique de l’emploi au sein du GPF et particulièrement la création d’emplois au Statut ;
  • le rythme effréné des réorganisations ;
  • les attaques contre les droits des cheminots ;
  • la préfiguration de l’application des ordonnances gouvernementales à la SNCF.

Alors que les plans sociaux s’enchaînent depuis 3 ans dans les établissements, ils étaient jusqu’alors masqués par les systèmes de reclassements internes. Désormais, cela ne suffit plus pour absorber la casse de l’emploi. Il faut pouvoir briser des familles, fabriquer des chômeurs, pour atteindre les objectifs financiers délirants fixés par la Direction. C’est inacceptable !

Il y a urgence !

La CGT a lancé une grande campagne à l’attention des populations (journal « La vraie info », forum national des associations du 5 octobre 2017, etc…). Les usagers ne demandent ni la concurrence, ni la privatisation, ils veulent au contraire une amélioration du service public ferroviaire.

Les cheminots doivent eux aussi faire entendre leur voix ! Nous sommes les experts du ferroviaire. Nous vivons quotidiennement les dysfonctionnements et nous pouvons faire des propositions pour trouver des solutions, tout en améliorant nos conditions de travail.

Face à l’extrême menace qui pèse sur nos emplois et notre avenir, nous ne pouvons pas rester spectateurs ! Nous devons agir ! Partout, la CGT appelle les cheminots à recenser les emplois et tous les éléments nécessaires pour améliorer la production et les conditions de travail.

Mobilisons-nous pour porter ces cahiers revendicatifs à la Direction et montrer que nous refusons la casse de notre outil de travail et de nos conditions sociales.

Si la direction devait persister dans sa logique destructrice tant contre l’emploi que contre le service public ferroviaire, la Fédération CGT appellerait les cheminots à intervenir.

EXIGEONS UN PLAN D’URGENCE FERROVIAIRE PLUTÔT QUE DES PLANS SOCIAUX !


>> Pour mieux comprendre : la sécurité de l’emploi

La sécurité de l’emploi est liée au chapitre 7 (cessation de fonction). Celui-ci ne prévoit pas le licenciement économique comme motif de départ de l’entreprise. Dès lors, un cheminot ne part que par démission, décès, retraite, réforme ou licenciement pour faute.

Pourquoi ? Parce que la SNCF est un établissement public (EPIC). Les restructurations sont censées être liées au « principe d’adaptabilité » du service public : se transformer pour mieux répondre aux besoins de la population. Dès lors, elles sont (théoriquement) l’émanation de l’intérêt général dans lequel est inclus l’intérêt des salariés qui ne doivent pas être maltraités à cause de cette « adaptabilité ». Pas question de les licencier, il faut les reclasser. C’est une question de justice.

Ceux qui veulent remettre en cause la sécurité de l’emploi en utilisant les contractuels pour introduire les licenciements économiques à la SNCF, visent en fait à privatiser l’entreprise, à la transformer en groupe capitaliste comme les autres. La bataille pour empêcher le licenciement des collègues rejoint donc celle, plus générale, de défense du service public ferroviaire.

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ENSEMBLE, TOUT EST POSSIBLE !

Action du 16 novembre 2017 - Appel à la grève

| Fédération

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse UNEF, UNL, FIDL ont décidé de donner des suites revendicatives au processus engagé le 12 septembre dernier en appelant les salariés et la jeunesse à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 16 novembre prochain.

Elles dénoncent et appellent à agir contre la politique actuellement menée qui vise à accroître les inégalités au profit d’une minorité.

La mobilisation interprofessionnelle contre les ordonnances et la politique de régression sociale du gouvernement ne faiblit pas.

Nous devons agir contre les nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, les réformes à venir sur l’assurance chômage, la formation professionnelle, la sécurité sociale, les retraites et notre régime spécial, l’augmentation de la CSG, les atteintes au service public.

ANCRAGE ET CONVERGENCE

La Fédération CGT des cheminots appelle à la mobilisation la plus large, non pas par solidarité, mais bien parce que les sujets interprofessionnels et professionnels sont liés.

En effet, les ordonnances concernent tous les salariés du pays, y compris les cheminots.

L’austérité imposée par le gouvernement impacte notamment la capacité de développement de la SNCF, affaiblit le service public ferroviaire.

Plutôt que de donner les moyens aux cheminots de travailler dans de bonnes conditions, à l’entreprise publique de répondre aux besoins de la Nation, le gouvernement fait le choix de généraliser l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs avec un projet de loi qui serait présenté dans le 1er trimestre 2018.

Pour cela, il organise jusque début décembre les Assises de la Mobilité, dans lesquelles le bus, le covoiturage, les modes de transport individuels sont privilégiés au détriment du train.

A cela s’ajoute un rapport confié à Jean-Cyril Spinetta par le gouvernement sur l’avenir du mode ferroviaire et dont les conclusions devraient être rendues fin janvier 2018. L’objectif est de contracter l’offre ferroviaire, l’outil de production, par la réduction des dessertes TGV, TER, TET, afin de favoriser les lignes dites « rentables ».

Ce rapport s’inscrit donc dans la continuité du déboulonnage consciencieux de la SNCF opéré par la direction de l’entreprise.

L’ENTREPRISE EST MENACEE DE DÉMEMBREMENT

Le FRET risque l’externalisation en début d’année prochaine. De véritables plans sociaux sont organisés en territoire, les gares sont désertifiées par la fermeture des guichets et la casse des escales, la filialisation de Gares & connexions est en cours, l’EPIC SNCF est vidé avec un impact néfaste sur les droits des Cheminots (APF, cabinets médicaux…) et sur des services stratégiques pour l’entreprise (achat, informatique…), les réorganisations par produit préparent le transfert au privé, etc. Pour la CGT, pas question de se laisser démembrer !

Depuis le 1er novembre, la direction a décidé unilatéralement de l’extension du nombre de cheminots soumis à Déclaration Individuelle d’Intention. Cela ne doit pas être un frein ! Au contraire, démontrons par un dépôt massif de DII dans les services concernés que les cheminots entendent bien ne rien lâcher malgré les artifices utilisés par la direction.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que rien n’est irréversible pour contrer les choix du gouvernement. Elle estime qu’il est impératif de lancer un plan d’urgence ferroviaire afin d’améliorer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, de gagner des moyens renforcés pour le service public SNCF.

Pour cela, la Fédération CGT appelle tous les cheminots, qu’ils soient soumis ou non à DII, à se mobiliser le 16 novembre prochain par la grève et à participer aux manifestations interprofessionnelles organisées sur le territoire.

Un préavis national a été déposé du 15 novembre 19h00 au 17 novembre 08h00.

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MORTS SUR ORDONNANCES

Urgence sanitaire et sociale

| Fédération

La situation sanitaire et sociale des cheminots du GPF ne cesse de se dégrader face au plan social de grande ampleur que la Direction déroule méthodiquement.
Tous les métiers, fonctions et collèges sont touchés par les restructurations, les destructions d’emplois, et l’injonction en faveur d’une productivité à outrance qui se traduit par une dégradation sans précédent des conditions de travail. Les suicides ou tentatives de suicide, les « burn-out », les arrêts maladie de longue durée et les accidents du travail parfois mortels se multiplient.
La CGT refuse de banaliser ces évènements insupportables !

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ?

Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier.

Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation.

La CGT regrette que les 3 autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. 6 mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit !

La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable PLAN SOCIAL.

Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales inqualifiables. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement.

Ça suffit !

La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril.

Nous exigeons des mesures concrètes et palpables dans le quotidien des cheminots au lieu de « discussions de salon » sur l’évaluation de la politique RPS dans différentes entreprises, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe…

Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence :

  • L’arrêt des restructurations en cours ;
  • Un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ;
  • Le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants ;
  • Un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ;
  • L’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction.

Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.

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LES CHEMINOTS AU RENDEZ-VOUS

Action interprofessionnelle du jeudi 19 octobre 2017

| Fédération

Les cheminotes et les cheminots qui se sont engagé-e-s dans l’action du 19 octobre 2017 ont une nouvelle fois démontré leur détermination à ne pas subir la politique de casse du gouvernement, pas plus qu’ils n’accepteront le déboulonnage du service public ferroviaire.

SITUATION INTERPROFESSIONNELLE

Si le nombre d’arrêts de travail dans les entreprises est hétérogène sur le territoire, les manifestations sont fortes et les cheminots ont marqué de leur présence les cortèges organisés partout en France.

La CGT continue à s’inscrire dans une démarche interprofessionnelle, car la politique antisociale du Gouvernement ne pourra être remise en cause que par une mobilisation du plus grand nombre de salariés possible, touchant notamment l’économie privée. Cela nécessite des appels à la grève adressés à toutes les professions et des revendications partagées. C’est le sens des propositions de la CGT dans les différentes intersyndicales. Nous regrettons que les autres organisations syndicales n’aient pas souhaité poursuivre la bataille engagée les 12 et 21 septembre 2017.

Les cheminots ne s’y sont pas trompés et ont décidé de répondre à l’appel de la CGT pour poursuivre cette juste lutte.

La journée du 19 octobre affirme que la page des ordonnances n’est pas tournée. Le gouvernement « des riches » a beau vouloir passer à autre chose, en présentant ses projets concernant la formation professionnelle et l’assurance chômage, il n’en demeure pas moins que le mécontentement s’ancre durablement dans le pays.

La loi « Travail » n’est pas ratifiée. Elle est contestée de plus en plus fortement par les salariés. Les derniers sondages indiquent que 65 % de nos concitoyens rejettent les ordonnances quand 57 % d’entre eux considèrent justifiées les mobilisations syndicales. Il faut donc gagner l’implication de cette majorité silencieuse dans les actions de grève. C’est pourquoi il faut renforcer la CGT, s’organiser en se syndiquant, pour que les prochaines initiatives soient encore plus fortes.

Cette journée constitue une nouvelle étape dans une mobilisation interprofessionnelle durable. Le Gouvernement ne s’en sortira qu’en retirant son projet et en répondant aux revendications pour une plus grande justice sociale dans le pays.

SITUATION À LA SNCF

Comme elle le fait depuis le mois de juin, la CGT continue de lier sujets interprofessionnels et professionnels qui ne manquent pas.

Les velléités d’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire de voyageurs, le plan social annoncé au FRET SNCF qui pourrait précéder une éventuelle filialisation, la poursuite de la casse de l’emploi, les annonces concernant la suppression de dessertes TGV, les fermetures de gares et de lignes en régions, les menaces sur l’avenir du régime spécial et plus globalement sur les retraites, la dégradation des conditions de travail sont autant d’éléments non exhaustifs qui justifient la nécessité d’une montée en puissance du rapport de force dans l’entreprise.

Déjà, des luttes locales s’organisent sous l’impulsion de la CGT afin d’enrayer le processus de démantèlement des services parce qu’il y a urgence à stopper cette stratégie qui tourne le dos à l’intérêt général.

C’est bien à partir des besoins locaux, au plus près de la production, que la CGT cheminots entend déclencher un plan d’urgence ferroviaire sur :

  • L’emploi ;
  • L’organisation de la production ;
  • Le financement du service public ferroviaire ;
  • Le dialogue social ;
  • Les droits des cheminots.

La Fédération CGT invite l’ensemble des cheminotes et cheminots à discuter avec sérénité et détermination des suites revendicatives qu’il conviendra de donner, tant d’un point de vue interprofessionnel que professionnel.

IL Y A URGENCE À AGIR, FAISONS-LE, ENSEMBLE !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

14 décembre 2017

Les guichetiers désertent petit à petit les gares creusoises

En 2018, plus de 2000 postes vont être supprimés à la SNCF. Conséquence directe en Creuse : moins de postes de guichetiers et d’accueil du public. Les syndicats et la Région s’inquiètent de cette situation. […]

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