Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

Sécurité, un délitement inacceptable !

Sécurité ferroviaire

| Espace presse

Le 10 octobre 2017, 2 accidents graves ont eu lieu dans le département de la Nièvre concernant des salariés d’entreprises extérieures.

Le premier accident a concerné un salarié de l’entreprise ETF qui s’est fait sectionner le pied par son collègue lors d’un chantier de débroussaillage.

Le deuxième est survenu en soirée du 10 octobre sur la ligne de Moret à Lyon : le train commercial 5919 Paris Nevers a heurté un engin de travaux d’une entreprise sous-traitante qui se trouvait aux abords de la voie sans avoir reçu les autorisations réglementaires de sécurité. Le conducteur de la pelle s’en est sorti sans trop de dommages apparents et aucun blessé parmi les voyageurs n’est à déplorer. La veille, sur ce même train commercial, un accident a été évité de peu.

En l’espace de deux semaines, nous recensons pas moins de 5 incidents ou accidents importants sur notre réseau ferré dont un « déshuntage » sur la « Virgule de Sablé » (le train invisible pour les installations de sécurité).

Les évènements graves en termes de sécurité ferroviaire se multiplient depuis de nombreux mois sans que la direction du Groupe Public Ferroviaire ne prenne véritablement la mesure de la gravité de la situation.

Après avoir banalisé les retards et les suppressions de trains, la direction de la SNCF banalise l’abaissement du niveau de sécurité au nom de la réduction des coûts avec son lot de suppressions d’emplois et d’externalisations de la production.

La réforme du ferroviaire en 2014 qui devait tout réunifier, creuse finalement un peu plus le fossé entre tous les cheminots de la SNCF. Les dirigeants l’ont bien compris : le management, les moyens, les textes et même la philosophie de la sécurité, sont différents d’un EPIC à un autre, d’une activité à une autre et d’une entreprise à une autre.

Pour la Fédération CGT des cheminots, sans réelle unification du système ferroviaire, le management de la sécurité ne peut être efficace. La sécurité est essentielle et doit être la priorité au-delà de toute autre considération.

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LA LOGIQUE BUSINESS S’ÉTEND !

Communiqué de presse - Fusion ALSTOM / SIEMENS

| Espace presse

Le rapprochement d’Alstom et de Siemens a été présenté à grands renforts de communication comme étant un « Airbus du Ferroviaire », ce n’est en réalité qu’une opération de concentration capitalistique, qui a toutes les chances de se traduire par une casse de l’emploi.

Cette fusion/acquisition consacre par ailleurs la sortie de l’actionnariat de l’Etat qui siégeait au Conseil d’Administration d’Alstom, et entérine l’abandon des belles promesses faites lors des assises du ferroviaire en 2011 sur la filière ferroviaire baptisée « Fer de France », qui fut d’ailleurs présidée à sa création par Patrick KRON, PDG d’ALSTOM…

Alors même que viennent de s’ouvrir les Assises de la Mobilité, le gouvernement abandonne la filière ferroviaire pour satisfaire à des appétits financiers.

La recomposition de la filière autour d’un quasi-monopole en Europe ne sera pas sans conséquences sur la SNCF et en particulier pour les cheminots. Alors que le gouvernement prépare une loi sur les Mobilités pour le premier semestre 2018, avec vraisemblablement un volet ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, ce nouveau conglomérat ne manquera pas de saisir l’opportunité de ce nouveau cadre législatif pour tenter de conquérir de nouveaux marchés liés à la maintenance des matériels roulants.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme son engagement autour des enjeux de réindustrialisation du pays, et pour la défense de l’emploi dans les territoires.

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CONFÉRENCE DE PRESSE – « LA VRAIE INFO »

| Action du 21 septembre 2017

Mesdames et Messieurs,
Trois ans seulement après une réforme que la CGT a combattue mais qui devait régler beaucoup de choses selon ses promoteurs, la SNCF cristallise à nouveau les mécontentements.

Les usagers constatent, comme les cheminots, que la qualité de la production n’est pas au rendez-vous. Ils subissent également les fermetures de gares, de lignes, au point que certains territoires se sentent abandonnés par le service public ferroviaire.

Or, à partir de ces dysfonctionnements, une grande entreprise de mystification s’est mise en place pour justifier une nouvelle réforme qui va encore plus loin que celle de 2014 et qui vise en fait uniquement à imposer l’ouverture à la concurrence du transport national de voyageurs par fer.

Alors, quelles sont les causes des dysfonctionnements ?

1) Un éclatement grandissant de la production, séparée entre 3 EPIC, et à l’intérieur de chaque EPIC en de multiples activités devenues quasi-autonomes. Résultat : les services fonctionnent selon des relations « clients-fournisseurs » et ne savent plus coopérer dans le but commun de faire circuler les trains.
La démonstration éclatante en a été faite cet été avec le traitement à Montparnasse de la panne du poste de Vanves.
La concurrence règlera-t-elle cela ? Non, puisqu’il y aura de nouveaux acteurs pour renforcer les fonctionnements « clients-fournisseurs » et que c’est d’ailleurs la préparation à la concurrence qui a justifié cette organisation.

2) Une pression énorme sur les moyens humains et matériels qui se traduit par la suppression des contrôleurs à bord des trains, les fermetures de guichets, mais aussi l’incapacité à tenir les plans de charge en matière d’entretien du matériel ou des voies, et désormais des difficultés au coeur des services à fonctionner correctement.
La semaine dernière, 100 trains ont été supprimés sur le Limousin. Depuis le 1er semestre, 600 trains ont été supprimés dans les Pays de Loire…
La concurrence règlera-t-elle cela ? Non, puisque l’emploi est la variable d’ajustement de l’affrontement sur les prix.

3) Une cause que vous connaissez tous : la saturation et le vieillissement de l’infrastructure.
La concurrence règlera-t-elle les 5300 km de ralentissements ? Non.

Donc pour la CGT, la concurrence n’est pas une réponse aux difficultés et aux enjeux.

Elle l’a prouvé à l’étranger (en Angleterre notamment), elle l’a prouvé dans le FRET ferroviaire, et elle l’a déjà prouvé dans le transport de Voyageurs avec par exemple Thello qui ne tire pas son épingle du jeu, ou bien avec les trains de nuit pour lesquels aucun opérateur n’a répondu à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par l’Etat l’année dernière.

La concurrence est un mauvais système lorsqu’il s’agit d’administrer un transport guidé sur un réseau inter connecté. Elle n’est d’ailleurs globalement pas demandée par les usagers.

C’est pourtant la solution miracle qui a été construite de toute pièce depuis le début de l’année par une profusion de colloques et de rapports.
C’est également la conclusion déjà annoncée des assises de la Mobilité qui seront lancées demain.
La CGT combattra cette mauvaise solution mais comme nous ne nous enfermons jamais dans une simple posture d’opposition, nous voulons aussi construire des alternatives avec les usagers.

C’est pourquoi nous diffusons depuis ce matin un journal tiré à 500 000 exemplaires pour appeler les usagers à se réapproprier leur service public et leur entreprise publique SNCF.

La CGT veut partir des besoins des usagers en matière d’égalité d’accès au transport, de dessertes, de régularité, d’intermodalité, de prix, de présence humaine, d’emplois en territoire et autres, pour réorienter les choix des pouvoirs publics.

Il y a une convergence naturelle entre usagers et cheminots.

Elle s’exprime dans de multiples batailles locales, qui n’ont pas la portée d’un colloque organisé dans les salons feutrés parisiens, parce qu’elles sont isolées les unes des autres, mais qui démontrent une volonté, une exigence commune d’améliorer le service public.

Lorsque 200 personnes se retrouvent sur un quai de gare à 21h pour défendre un train de nuit, lorsque plus de 1000 personnes se retrouvent au Puy en Velay, à Bordeaux ou à Toulouse, lorsque des milliers de pétitions sont signées à Nantes, lorsque des élus locaux descendent sur les voies ou organisent des réunions publiques, etc., c’est qu’il y a une vraie convergence possible.

La CGT veut être un outil pour favoriser cette convergence entre usagers et cheminots pour qu’enfin on prenne des décisions qui améliorent la situation dans ce pays.

C’est vrai pour le ferroviaire comme pour tous les besoins sociaux. C’est ce qui nous lie au mouvement interprofessionnel en cours. On ne répond pas aux besoins par la concurrence, on ne crée pas de l’emploi en supprimant les droits et protections des salariés. Donc les cheminots se mobilisent avec l’ensemble des travailleurs de ce pays.

En interne à la SNCF, la colère gronde également.

Les cheminots sont dégoutés de voir que leurs efforts quotidiens débouchent désormais sur une si piètre qualité du service public.

Et puis ils sont en colère lorsque leurs conditions sociales sont caricaturées pour être remises en cause.

Tout d’abord, remarquons que sans le Statut ou le régime spécial de retraite des cheminots, ECR ne fait pas de meilleure démonstration dans le FRET, LISEA construit une LGV Tour-Bordeaux plus chère que les autres, etc.
Et pour cause, le Statut est un équilibre entre droits et devoirs pour répondre aux besoins et aux contraintes du service public, notamment en matière de continuité et de sécurité.

Supprimer les droits ne permet donc pas d’améliorer les choses parce qu’on perd aussi l’efficacité qui leur est liée.

Or, la concurrence, en plus de ne pas répondre aux enjeux d’amélioration de la production, n’est alimentée que par le dumping social.

De ce point de vue, il n’y a pas de bonne façon de la mettre en œuvre.

Les polémiques autour du régime de retraite ou de la gratuité du train ne visent qu’à nous projeter sur les conséquences de la mise en œuvre de la concurrence.

Les cheminots défendront leurs droits avec acharnement car ils savent qu’ils ne sont pas des privilégiés et qu’ils ne volent rien à personne.

Mais nous voulons surtout mener le débat sur le fond du sujet : comment répondre aux besoins de la Nation ? Si ce débat est mené sincèrement et que l’on écoute les spécialistes que sont les cheminots, alors la concurrence ne sera pas mise en œuvre mais on améliorera réellement la qualité du transport ferroviaire.

La ficelle employée par le Président de la République qui voudrait lier désendettement du système à la remise en cause de nos droits est trop grosse.

D’abord parce que la dette est une dette d’Etat, liée notamment à la construction des LGV. L’Etat doit donc la reprendre en intégralité. On ne demande pas aux maçons qui construisent une maison de payer le crédit du propriétaire.

La CGT proposait en 2014 la création d’une structure de défaisance sur le modèle de ce qui a été fait pour les banques, afin de régler le problème. Nous proposions également de créer des ressources nouvelles pour financer le développement du service public et éviter la reconstitution d’une dette insoutenable. Ces propositions restent sur la table.

Ensuite, parce que le désendettement ne doit pas servir à offrir un modèle économique à la concurrence. Il doit servir à donner des moyens d’améliorer de manière visible le service public ferroviaire.

D’où l’appel de la CGT à se réapproprier aussi l’entreprise publique SNCF. Débarrassée du poids des intérêts de la dette et placée en situation de concurrence, elle pourrait tout aussi bien consacrer ces moyens à sa croissance externe et à ses opérations capitalistes, plutôt qu’à la réponse aux besoins. Nous ne voulons pas de ce scenario.

Nous avons donc la diffusion du journal toute la semaine pour engager le débat avec les usagers. Nous avons prévu plusieurs initiatives pour rythmer les échanges et construire des positions convergentes. Et en interne, nous mobilisons les cheminots pour exiger un plan d’urgence ferroviaire qui caractérise les moyens dont nous avons besoin et l’organisation la plus efficace de l’entreprise pour répondre aux attentes.

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LA STRATÉGIE DU CONTRE-FEU !

Communiqué de presse

| Action du 21 septembre 2017

Alors que se préparent les mobilisations du 12 septembre, pour un Code du travail donnant de nouveaux droits aux salariés et pour le développement du service public ferroviaire, un article paru dans un quotidien national concernant l’avenir du régime spécial des cheminots semble attirer l’attention.

C’est dans un journal interne à la SNCF que l’actuel Président de la République a bénéficié d’une tribune en juillet afin d’exposer ses projets concernant les cheminots et leur avenir.

Comment un article interne à la SNCF paru en juillet et passé sous les radars, ressurgit au moment où les cheminots, se préparent à participer à l’action du 12 septembre pour un Code du travail du XXIe siècle et pour la sauvegarde et le développement du service public ferroviaire ?

Chacun aura compris le contre-feu allumé afin de détourner les cheminots des sujets d’actualité.

Les cheminots et la CGT ne tomberont pas dans le piège tendu et sauront répondre présents le moment venu.

Pour l’heure, et alors que le service public ferroviaire subit les conséquences de décisions contraires à l’intérêt général (à l’image de la centaine de trains supprimés, depuis le début de la semaine, sur la région Limousin faute de matériel), gouvernement et direction SNCF seraient mieux inspirés de répondre aux exigences du moment qui conduisent la Fédération CGT à appeler les cheminots à l’action le 12 septembre, à savoir :

  •  Le retour à une entreprise publique unique et intégrée, la SNCF, et le décloisonnement des activités permettant aux cheminots de mieux travailler ensemble ;
  • La création d’emplois au statut du Cadre Permanent, des effectifs au plus près du terrain dans une organisation multi-activités transverse en proximité ;
  • Des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Une organisation de la production fiable qui s’assoit sur des métiers unifiés nationalement, garantissant la transmission des compétences, un haut niveau de sécurité et valorisant les parcours professionnels.
  • Un Code du travail du XXIe siècle porteur de progrès pour les salariés.

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LES CHEMINOTS DANS L’ACTION !

| Action du 21 septembre 2017

La trajectoire gouvernementale ne fait que s’inspirer du programme du MEDEF, vieux de près de 75 ans. Il en va de même de la stratégie de la direction SNCF. Leurs réformes, que l’on nous présente comme modernes, sont en fait régressives et archaïques.

Dans cet environnement libéral décomplexé, la direction du Groupe Public Ferroviaire poursuit sa trajectoire d’affaiblissement du service public SNCF, tout en rognant sur les droits des cheminots.

Le projet du gouvernement concernant la déconstruction du Code du travail s’inscrit dans la suite des précédentes réformes, principalement sur la loi « Travail » de 2016.

Des discussions ont été engagées avec le gouvernement dès le mois de juin. La CGT a fait le choix d’y participer pour porter ses propositions et informer les salariés ainsi que l’opinion publique sur le contenu régressif du projet.

Le contenu des ordonnances présentées va à l’inverse du progrès social.

La CGT rappelle que les cheminots sont pleinement concernés par ces ordonnances.

Au sein du Groupe Public Ferroviaire, la Direction entend poursuivre et accélérer la politique du tout business au nom du marché et de la concurrence.

Le projet de loi sur l’ouverture à la concurrence dans le transport de voyageurs, le manque d’emplois, le contenu des métiers, le gel des salaires, la détérioration des conditions de travail sont les sujets majeurs qui touchent les cheminots.

La CGT exige :

  • Le retour à une entreprise publique unique et intégrée, la SNCF, et le décloisonnement des activités ;
  • La création d’emplois au statut du Cadre Permanent, des effectifs au plus près du terrain dans une organisation multi-activités transverse en proximité ;
  • Des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Une organisation de la production fiable qui s’assoit sur des métiers unifiés nationalement, garantissant la transmission des compétences, un haut niveau de sécurité et valorisant les parcours professionnels.
  • Un Code du travail du XXIe siècle porteur de progrès pour les salariés.

Au regard de cette situation, la Fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève national couvrant la période de travail du lundi 11 septembre 2017 à 19h00 au mercredi 13 septembre 2017 à 08h00.
Par conséquent, elle appelle les Cheminots, dans l’unité la plus large, à s’inscrire dans la grève et les manifestations.

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Communication perturbée !

Incident Montparnasse

| Espace presse

Depuis dimanche matin, la circulation des trains est fortement perturbée de et vers la gare de Paris Montparnasse. Un défaut d’isolement d’un câble perturbant l’alimentation électrique serait à l’origine des perturbations dans une zone fortement impactée par des travaux.

Malgré la période estivale et le manque de moyens, plusieurs dizaines de cheminots sont actuellement mobilisés, y compris la nuit, pour déterminer l’origine exacte de la panne et faire les réparations nécessaires afin que le trafic reprenne le plus rapidement possible.
La fédération CGT des cheminots tient à apporter tout son soutien aux collègues qui oeuvrent d’arrache-pied et dans des conditions difficiles pour que les usagers subissent le moins de désagréments possibles dans cette période de chassé-croisé.
Une telle situation nécessite de la réactivité, mais aussi de la cohésion à tous les niveaux du Groupe Public Ferroviaire SNCF. Conditions mises en avant par un rapport d’experts indépendants intitulé « À la reconquête de la robustesse des services ferroviaires », remis début juillet à la direction de la SNCF.
Or, la communication de l’entreprise est loin d’être optimale depuis le début et comme souvent en cas de fortes perturbations. Les cheminots et les usagers en font l’amère expérience depuis dimanche, des informations contradictoires étant dispensées, occasionnant incompréhensions et tensions entre les agents eux-mêmes et avec les usagers.
Ceci est la conséquence d’un cloisonnement de plus en plus étanche entre des cheminots issus d’activités, de services différents et, depuis la réforme de 2014, d’entreprises différentes.
La fédération CGT des cheminots souhaite qu’un véritable retour d’expérience soit réalisé sur les origines et la gestion de la situation afin d’apporter rapidement des mesures correctrices permettant d’améliorer le service public ferroviaire SNCF.

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PLAN CLIMAT : OÙ SONT LES TRANSPORTS ?

Communiqué de presse de l'UIT

| Espace presse

Les transports, premier secteur d’émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) contribuant au réchauffement climatique, sont traités de façon marginale dans le plan climat du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire présenté par le Ministre M. Hulot, le 6 juillet dernier.

Pourtant, tous les signaux sont au rouge : Augmentation des émissions de GES depuis deux ans due aux trafics routiers en progression au détriment du ferroviaire (marchandises et voyageurs) en baisse, tout comme le fluvial.

Nous sommes à contre-courant des objectifs du Grenelle de l’Environnement qui, pourtant, déclarait « le Fret ferroviaire, fluvial et le cabotage maritime d’intérêt général », mais aussi de l’accord de Paris, ce que n’a pas manqué de dire la CGT au Ministre lors de la tenue du Conseil National de la Transition Ecologique du 10 Juillet 2017.

On mesure bien qu’en abordant la question des transports, nous touchons au noyau dur du Capitalisme Mondial.

Déjà dans la loi sur la transition énergétique, les transports étaient inexistants, tout comme le maritime et l’aérien dans l’Accord de Paris (COP 21).

Il y a urgence à sortir de cette concurrence mortifère dans les transports, source d’un terrible dumping social, car face aux enjeux auxquels nous sommes confrontés et considérant que nous avons besoins de tous les modes de transports, il faut travailler la complémentarité dans un concept multimodal à partir des besoins au service de l’intérêt général posant la place du service public.

Le véritable problème auquel ne s’attaque pas le Ministre, c’est la diminution de la circulation routière alors que la saturation des réseaux est un phénomène qui prend de l’ampleur, particulièrement autour des grandes métropoles avec un étalement urbain qui ne cesse de croitre auquel contribue les lois NOTRe et MAPTAM, à l’opposé, là aussi, des objectifs de la COP 21, avec pour conséquence de créer de nouveaux besoins de transports voyageurs et marchandises.

La CGT, dans une démarche de rassemblement, va contribuer à ce que les « Assises de la Mobilité » que veut organiser le gouvernement au second semestre, abordent les sujets de fond permettant de répondre de façon durable au réchauffement climatique et de santé publique en plaçant au centre des débats les questions sociales, environnementales, d’aménagement des territoires et de réindustrialisation pour une véritable « économie circulaire » et un renouveau du service public.

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Quand les cars « Macron » licencient…

OUIBUS

| Espace presse

Après avoir injecté près de 200 Millions d’Euros d’argent public en 5 ans, dans sa filiale lowcost OUIBUS, le groupe SNCF laisse aujourd’hui des salariés sur le bord de la route.

En effet, les salariés de OUIBUS Lyon, en lutte depuis plusieurs jours contre l’externalisation de leur activité, ont été placés en mise à pied conservatoire en vue d’un licenciement.

C’est donc le 1er acte significatif de la branche « OUI » lancée récemment en fanfare par le PDG du GPF SNCF : dire « non » au maintien de la production en interne et chercher à faire assumer les risques par d’autres compagnies pour ne plus être qu’un donneur d’ordre.

Au passage, les compagnies prestataires souhaiteraient, en plus, dégrader les conditions sociales et la rémunération des salariés.

Le projet, comme la procédure engagée à l’encontre des salariés, sont inacceptables !

La stratégie de la SNCF et de ses filiales ne peut être basée sur le dumping social et l’ubérisation généralisée du transport collectif.

OUIBUS, filiale créée par la direction SNCF pour concurrencer les trains, est à elle seule, l’illustration des politiques mortifères reposant sur l’externalisation, la dérégulation, la mise en opposition des salariés.

La Fédération CGT des Cheminots, ses structures locales et régionales exigent du Président de la République, du PDG de la SNCF, de la direction de OUIBUS, l’abandon des procédures de licenciement engagées et l’arrêt de l’externalisation de la conduite des cars de la filiale OUIBUS.

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LES ORGANISATIONS SYNDICALES REPRÉSENTATIVES DÉPOSENT UNE ALARME SOCIALE À LA SNCF

Risques psychosociaux souffrance au travail

| Espace presse

Convoquées le 1er juin par la direction SNCF dans le cadre d’un Comité National Hygiène Sécurité et Conditions de Travail ordinaire, les fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont fait le constat de l’absence de réponses concrètes et complètes face à la dégradation rapide et inquiétante des conditions de vie et de travail des cheminots.

Le premier trimestre 2017 a été marqué par un nombre exceptionnel d’accidents graves, plusieurs suicides ou tentatives et de nombreux accidents mortels.

Dans la plupart des situations, l’organisation de la production, les moyens humains et matériels, les objectifs irrationnels et donc souvent inatteignables, une ambiance favorisant la répression et les pressions managériales, sont mis en exergue.

Le cloisonnement grandissant de l’organisation du travail, les réorganisations incessantes, la gestion par activité et l’absence de visibilité sur la place des cheminots et leur avenir dans les projets de la direction SNCF, provoquent inquiétudes et interrogations.

Face à une direction qui refuse de reconnaître l’existence d’un mal-être grandissant au travail, les fédérations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont donc pris la décision de déposer une alarme sociale (Demande de Concertation Immédiate). Celle-ci vise à exiger de la direction de l’entreprise publique qu’elle prenne les responsabilités qui sont les siennes en présentant des dispositions pérennes à la hauteur de la situation.

La Fédération CGT des cheminots redit qu’elle ne se contentera pas de simples déclarations d’intention ni mesures d’affichage. Si d’aventure la direction SNCF restait figée dans son positionnement actuel, elle porterait l’entière responsabilité de nouveaux drames.

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« InOui » : OUI à la Novlangue – NON au service public!

Service public ferroviaire

| Espace presse

La direction de la SNCF a présenté officiellement à la presse, ce jour, sa nouvelle stratégie en matière de grande vitesse.
Stratégie mûrie depuis de longs mois et qui va bien au-delà d’un changement de nom, de look et d’évolution de services à bord.

Sous couvert de faire la différence entre un voyage en TGV Ouigo et un voyage en TGV et de se préparer à une éventuelle ouverture à la concurrence, la SNCF, en accord avec le ministère de tutelle, a décidé de gommer toutes références à l’histoire du service public ferroviaire. Ils ont ainsi décidé de supprimer les termes SNCF et TGV, bien de la Nation pour lequel l’entreprise et ses salariés subissent encore aujourd’hui le poids de l’endettement financier.

« InOui » sera, à partir du 2 juillet 2017, la nouvelle appellation des TGV.

La direction a aussi annoncé vouloir transformer le nom du site Voyages-Sncf.com en Oui.sncf et celui de la branche Voyages en branche Oui qui regrouperait l’ensemble des services voyageurs : OuiCar, OuiBus, Ouigo et « InOui ».

C’est un programme industriel et de services qui concernera l’ensemble des cheminot-e-s qui travaillent au sein et pour la branche Voyages.

Nous sommes face à un projet qui dépasse largement le cadre du marketing et de la communication et qui va ébranler l’ensemble des repères des agents mais plus encore ceux des usagers et de la population.

Au quotidien, les cheminot-e-s sont, de plus en plus, confrontés à l’expression du mécontentement des usagers et des populations face aux nombreuses fermetures de guichets, suppressions de trains, modifications d’horaires et de dessertes, mise en place de l’EAS…

La Fédération CGT des cheminots et ses militants auraient préféré que la direction prête une oreille plus attentive aux revendications des usagers et des agents afin d’améliorer concrètement leurs conditions de transports sur l’ensemble du territoire ainsi que les conditions de travail des agents.

La CGT continuera à dénoncer et à s’opposer, par la mobilisation, aux agissements néfastes de la direction SNCF. C’est tout le sens de la semaine de mobilisation et d’initiatives locales et régionales du 23 au 30 juin 2017 pour défendre et développer le service public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF.

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La vraie info - Le JT des cheminots

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