Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

Communiqué au cheminots : LA GESTION LIBÉRALE APPLIQUÉE À LA SNCF !

RÉSULTATS ANNUELS 2016 DU GROUPE SNCF

| Espace presse

Solidité et dynamisme… grande réactivité commerciale et maîtrise de ses charges… chiffre d’affaires, de 32,3 milliards d’euros, réalisé pour un tiers à l’international, … croissance de 2,8% par rapport à 2015… bénéfice de 567 millions d’euros…
Qui suis-je… ?
Eh bien non, je ne suis pas une banque ni une multinationale, je suis le groupe SNCF !

C’est pourtant bien ainsi que le « TEMPS RÉEL » du 27 février 2017 entend mettre en évidence les résultats annuels 2016, avec l’acquisition de filiales à l’étranger, telle OHL aux États-Unis pour aller « chercher la croissance là où elle se trouve ». Au revoir usagers, cheminots, EPIC, Groupe Public Ferroviaire qui ne font plus partie des éléments de langage… bienvenue #TGVPOP, Ouibus, Ouicar, et Geodis America !

Cependant, dans la vraie vie, et selon une enquête récente de « UFC Que Choisir », seuls 58% des voyageurs se déclarent satisfaits des services de la SNCF. Ils étaient 70% lors de la première enquête de satisfaction en 2006 !

Si sécurité et ponctualité sont pourtant les deux références historiques de la SNCF, les retards et les suppressions de trains sont monnaie courante.

La CGT n’a de cesse de condamner ces dérives libérales. Nous faisons, à tous les niveaux, des propositions pour améliorer l’organisation de la production et satisfaire la réponse aux besoins des usagers.

Pourtant, la seule réponse de la direction, appuyée par le gouvernement, est la gestion de l’entreprise par les marges bénéficiaires et le taux de rentabilité, avec comme argument « il faut préparer les cheminot-e-s et les usagers à l’ouverture à la concurrence ».

AU NOM DE LA RÉDUCTION DES COÛTS

La direction franchit une nouvelle étape, puisque c’est maintenant l’abaissement du niveau de sécurité que nos dirigeants banalisent, toujours au nom de la réduction des coûts.

Dégradation de la qualité de service, des conditions de travail, abaissement du niveau de sécurité sont la conséquence des suppressions d’emplois. 1721 en 2016 qui viennent s’ajouter aux 25 000 emplois supprimés depuis 2007 conduisant à une hausse de 36% de la productivité sur la même période.

En outre, la direction envisage de supprimer 24 000 emplois supplémentaires d’ici 2023.

La casse de l’emploi, des compétences et du service public ferroviaire se traduisent également par l’usage abusif de toutes les formes d’emplois précaires et sous-qualifiés (intérim, CDD, stagiaires, alternants,…), la recrudescence du recours à une sous-traitance dont la qualité des réalisations peut laisser interrogatif, la polyvalence professionnelle, y compris sur des missions de sécurité.

AU NOM DE LA RÉDUCTION DES COÛTS

Pour pallier le désengagement de l’État sur les infrastructures de transport ferré et pour financer les intérêts d’une dette abyssale, contractée sur ordre de l’État sans que celle-ci soit réglée par la réforme du 4 août 2014, la direction est prête à tout.

Cette dette maintient une pression insoutenable sur le système ferroviaire du fait des taux d’intérêt versés aux banques privées : 1,7 Mds d’euros par an : 3240 € par minute ! « Une maîtrise exemplaire des charges » en effet !

Pendant ce temps et à titre d’exemple, les premiers dirigeants de l’EPIC SNCF Mobilités voient leur rémunération exploser (400 000 euros annuels en moyenne, soit 40 000 euros d’augmentation en 2016). Malgré cela, les cheminots devraient subir une troisième année de gel des salaires imposée par la Direction SNCF.

Pour rappel, les salaires d’embauche à la PR 4 et à la PR 5 sont désormais en dessous du SMIC. Cette situation n’est pas acceptable. Elle a d’ailleurs donné lieu à des conflits locaux récents qui témoignent d’un mécontentement grandissant des cheminots.

La Fédération CGT des Cheminots entend donc exiger, à l’appui des mobilisations locales :

Une révision du volet emploi du budget 2017 pour obtenir une augmentation des recrutements au cadre permanent ;
• La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
• La ré-internalisation des charges de travail sous-traitées avec les effectifs correspondants ;
• Des augmentations générales de salaires qui rémunèrent réellement le travail des cheminots (formation, qualification, ancienneté) pour les actifs, ainsi qu’une réévaluation des pensions.

Le 8 mars journée internationale des droits des femmes, le 21 mars journée d’action interprofessionnelle à l’appel de la CGT pour le développement de l’industrie et des services publics seront de nouveaux points d’étapes pour porter, toutes et tous, ensemble, nos légitimes revendications sur les salaires et pensions, l’égalité professionnelle, l’emploi, la protection sociale et « la voie du service public SNCF » !

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COMPTES 2016 DE LA SNCF CONSÉQUENCE D’UNE GESTION LIBÉRALE

Résultats annuels 2016 du groupe SNCF

| Espace presse

Le 27 février 2017, la direction de la SNCF a publié les comptes clos de l’année 2016. Si les résultats peuvent paraître encourageants dans un contexte de faible croissance avec l’affichage d’un bénéfice de 567 millions d’€, ils sont la conséquence d’une gestion très libérale de l’entreprise publique de service public.

En effet, pour pouvoir afficher un chiffre d’affaires de 32,3 Mds d’€, la direction, avec l’aval de l’Etat, a priorisé la croissance externe (achat de filiales à l’étranger), le recours massif à la sous-traitance et la maîtrise drastique des charges (personnel, achats et investissements).

Les suppressions d’emploi (1 800) opérées en 2016 viennent s’ajouter à celles des années précédentes. Ainsi depuis 2007, ce ne sont pas moins de 25 000 emplois supprimés à la SNCF et ce dans l’ensemble des services et métiers. En outre, la direction envisage de supprimer 24 000 emplois supplémentaires d’ici 2023 confirmant ainsi les conclusions des expertises réalisées à la demande du CCGPF en 2015.

Malgré les mesures prises dans le cadre des plans d’économies, la dette du système ferroviaire continue d’augmenter pour atteindre 52,9 Mds d’€ en 2016. Les frais financiers liés à la dette (1,5 Mds) représentent la moitié des besoins de financement du système ferroviaire.

La Fédération CGT des cheminots ne s’associe pas au satisfecit ambiant et continuera d’exiger dans le cadre des journées de mobilisations du 8 mars, journée internationale de luttes pour le droit des femmes, et du 21 mars, journée nationale d’action interprofessionnelle pour le développement de l’industrie et des services publics :
• Une révision du budget 2017 pour obtenir une augmentation des recrutements au cadre permanent ;
• La ré internalisation des charges de travail confiées à la sous-traitance ;
• Des augmentations générales des salaires et pensions.

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Alerte sur le service public ferroviaire !

Grève des cheminots du 2 février 2017

| Espace presse

Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la Direction SNCF refuse de reconnaître les conséquences de sa stratégie destructrice qui dégrade le service public ferroviaire au quotidien, tant pour les usagers que pour cheminots.

QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, EFFECTIFS

  • Suppression de 25 000 emplois depuis 10 ans dans l’ensemble des métiers.
  • Sur les 48 000 départs prévus dans les 7 ans à venir, seuls 24 000 seraient remplacés.
  • Si rien ne change : suppression de 50 000 cheminots en moins de 20 ans.

Nous exigeons l’arrêt des suppressions d’effectifs et demandons des embauches à hauteur des besoins du service public, dans un pays qui compte aujourd’hui plusieurs millions de chômeurs.

CASSE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, SOUS TRAITANCE, SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS

Les chantiers sous-traités aux entreprises privées font de plus en plus l’objet de remontées négatives. Le dumping social organisé par la direction SNCF, sur mandat du gouvernement, a pour effet d’utiliser des entreprises mal organisées, dont les salariés sont parfois formés au rabais, à la va vite, (pour limiter leurs prétentions salariales) et mal équipés.

Nous exigeons l’arrêt de la sous traitance et la ré internalisation des charges qui, auparavant, étaient effectuées par les cheminots de la SNCF.

Les seules logiques comptables et financières prévalent aujourd’hui sur les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité.

Sous-investissement chronique, suppressions massives d’emplois, morcellement de la SNCF en trois entreprises distinctes suite à la réforme du système ferroviaire du 4 août 2014 qui n’a rien réglé sur la dette et le financement : pour la Fédération CGT des Cheminots, d’autres choix sont possibles.

Les usagers sont en droit d’exiger une entreprise publique SNCF unique et intégrée qui réponde à leurs besoins de transports, Les cheminots entendent bien, quant à eux, ne pas voir le service public ferroviaire dépecé et leurs métiers disparaître.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à cesser le travail à compter du 1 février 2017 19h00 jusqu’au 3 février 2017 8h00.

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Alerte sur le service public ferroviaire !

Grève des cheminots du 2 février 2017

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Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la Direction SNCF refuse de reconnaître les conséquences de sa stratégie destructrice qui dégrade le service public ferroviaire au quotidien, tant pour les usagers que pour cheminots.

QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, EFFECTIFS

  • Suppression de 25 000 emplois depuis 10 ans dans l’ensemble des métiers.
  • Sur les 48 000 départs prévus dans les 7 ans à venir, seuls 24 000 seraient remplacés.
  • Si rien ne change : suppression de 50 000 cheminots en moins de 20 ans.

Nous exigeons l’arrêt des suppressions d’effectifs et demandons des embauches à hauteur des besoins du service public, dans un pays qui compte aujourd’hui plusieurs millions de chômeurs.

CASSE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, SOUS TRAITANCE, SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS

Les chantiers sous-traités aux entreprises privées font de plus en plus l’objet de remontées négatives. Le dumping social organisé par la direction SNCF, sur mandat du gouvernement, a pour effet d’utiliser des entreprises mal organisées, dont les salariés sont parfois formés au rabais, à la va vite, (pour limiter leurs prétentions salariales) et mal équipés.

Nous exigeons l’arrêt de la sous traitance et la ré internalisation des charges qui, auparavant, étaient effectuées par les cheminots de la SNCF.

Les seules logiques comptables et financières prévalent aujourd’hui sur les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité.

Sous-investissement chronique, suppressions massives d’emplois, morcellement de la SNCF en trois entreprises distinctes suite à la réforme du système ferroviaire du 4 août 2014 qui n’a rien réglé sur la dette et le financement : pour la Fédération CGT des Cheminots, d’autres choix sont possibles.

Les usagers sont en droit d’exiger une entreprise publique SNCF unique et intégrée qui réponde à leurs besoins de transports, Les cheminots entendent bien, quant à eux, ne pas voir le service public ferroviaire dépecé et leurs métiers disparaître.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à cesser le travail à compter du 1 février 2017 19h00 jusqu’au 3 février 2017 8h00.

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Cédric ROBERT
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Communiqué de presse concernant TRANSKEO et appelant à rassemblement le 11 janvier 2017 devant le STIF

Le 11 janvier 2017, cheminots et agents de la ratp manifesteront devant le stif !

| Espace presse

A l’appel de la CGT, cheminots et agents de la RATP seront rassemblés Mercredi 11 janvier 2017 dès 8h30 devant le siège du STIF, 39-41 rue de Châteaudun à Paris (9ème) pour dénoncer le coup de force de la direction de la SNCF concernant le futur Tram-train T11 Express !

Ce jour-là, le conseil du STIF doit délibérer sur cette nouvelle offre ferroviaire qui reliera en juillet 2017 la gare du Bourget à celle d’Epinay sur Seine.
Or, la SNCF a décidé unilatéralement de créer une filiale de droit privé baptisée TRANSKEO pour assurer l’exploitation de cette ligne qui se situe pourtant sur le réseau ferré national.

Pour la direction SNCF, l’avenir des transports c’est moins de droits pour les salariés et du LOW COST pour les usagers du quotidien. La SNCF ne respecte même pas sa signature au bas du contrat qui la lie avec le STIF et qui interdit formellement le dumping social.

La CGT n’entend pas laisser faire la direction de la SNCF sur ce dossier et en appelle à la mobilisation des cheminots, des agents de la RATP et des usagers qui méritent, en Seine-Saint-Denis comme ailleurs, des transports de qualité avec un haut niveau de sécurité.

La CGT demande aux administratrices et administrateurs du STIF de ne pas accepter ce projet d’exploitation du T11 Express en l’état.

Elle leur demande d’exiger de SNCF Mobilités une reprise en exploitation directe avec des cheminots sous statut et l’intégration des salariés déjà recrutés à TRANSKEO au sein de la SNCF.

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Non au 49.3 de la Direction !

Forfait jours

| Espace presse

La direction de la SNCF décide unilatéralement de mettre en place le forfait jours sans accord.
C’est irresponsable et dangereux !
Elle décide de ne pas tenir compte des expertises et des attentes des cheminots de l’encadrement.

Depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales et la direction de la SNCF négocient un accord sur l’organisation et l’aménagement du temps de travail des agents de maîtrise et des cadres du Groupe Public Ferroviaire. Tout au long de cette négociation, la direction de l’entreprise est restée figée sur la mise en place du forfait jours signé au printemps dernier par l’UNSA et la CFDT.

De son côté, la CGT a fait plusieurs propositions, prenant appui sur les deux expertises réalisées par la Direction des Audits et des Risques sous la responsabilité de la direction SNCF et par le cabinet SECAFI à la demande du Comité Central d’Entreprise.

S’engageant dans une glaciation du dialogue social, la direction du Groupe Public Ferroviaire vient de décider unilatéralement d’appliquer le forfait jours à son encadrement.

Sans tenir compte des alertes faites par les deux expertises précitées sur la charge de travail des agents de maîtrise et des cadres, la direction de la SNCF s’empresse de sécuriser son environnement juridique par la mise en oeuvre d’une organisation du travail qui consiste à dissimuler l’excès d’heures réalisées par son encadrement.

La CGT condamne cette initiative qui démontre une conception autoritaire du dialogue social.

Elle mettra tout en oeuvre pour alerter les cheminots sur les risques du forfait jours et construire les suites revendicatives nécessaires.

Dans l’immédiat, la CGT appelle les cheminots des catégories cadres et maîtrises :

  • À contacter les délégué-e-s CGT ;
  • À ne pas signer les conventions individuelles de forfait qui pourraient leur être proposées. Leur signature serait potentiellement irréversible ;
  • À revendiquer la mise en place d’horaires individualisés permettant le décompte des heures réellement effectuées, leur rémunération et leur compensation ;
  • À revendiquer le décompte des heures réellement travaillées ;
  • À exiger les moyens matériels, organisationnels et humains pour réaliser leur travail.

D’autres choix sont possibles, la CGT a porté à la connaissance des cheminots l’ensemble de ses propositions.

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Thierry NIER
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MOINS DE CAMIONS, PLUS DE WAGONS…. VITE !

Pollution atmosphérique

| Espace presse

L’épisode actuel de pics de pollution dans les grandes agglomérations du pays semble atteindre une ampleur jamais vue depuis 10 ans. A Paris tout d’abord, puis à Lyon et sans doute ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en place telle que la circulation alternée des automobiles et la gratuité des transports en commun.

Nous sommes face à un désastre environnemental et une catastrophe sanitaire.

Les mesures ponctuelles, pour nécessaires qu’elles soient, sont très insuffisantes. Il est urgent de s’attaquer aux causes profondes des émissions de polluants.

Or, les transports constituent le premier secteur d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Bien sûr, les véhicules individuels sont trop nombreux sur les routes. La seule alternative efficace réside dans le développement des transports en commun.

Par contre, on parle peu du Transport Routier des Marchandises (TRM).

Le TRM est ainsi le principal émetteur de pollution sur Paris et la petite couronne (53% des oxydes d’azote, 40% des particules fines). En 2009, les études montraient que 3 millions d’habitants de l’Ile-de-France étaient soumis à une qualité de l’air inférieure aux normes pour l’oxyde d’azote et 1,8 millions étaient soumis aux dépassements des seuils de particules.

Ces quelques chiffres, auxquels il faudrait ajouter ceux sur la congestion routière permanente, de l’accidentologie et du coût cumulé assumée par la collectivité, pointent une fois de plus l’hégémonie du mode routier dans le transport des marchandises.

En France, plus de 85% des marchandises sont transportés par la route, contre moins de 10% par le rail et moins de 5% par la voie d’eau. En Ile-de-France, première région économique d’Europe où se réalise près du tiers du PIB national, la part du rail n’est que de 5% !!

Il y a urgence à rééquilibrer les parts des différents modes de transport en faveur des plus vertueux.

C’est possible, à condition de sortir le transport et la logistique des griffes du marché. Cela nécessite une vraie volonté de l’Etat. La SNCF doit redevenir l’outil d’une vraie politique multimodale des transports.

Les cheminots et leurs organisations syndicales, aux côtés d’acteurs économiques et institutionnels font des propositions et tracent des pistes concrètes pour relancer le Fret ferroviaire.

C’est l’objet du documentaire « transport des marchandises, changeons d’ère », récemment réalisé par Gilles Balbastre pour le compte du CE National de Fret SNCF.

La Fédération CGT des cheminots vous invite à visionner ce documentaire sur You Tube ou sur le site www.fret21.org

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Sébastien GASC
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SNCF : ACCIDENT MORTEL

Communiqué de presse

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Mardi 06 décembre 2016, à 23h00, un agent SNCF est décédé sur la région Lorraine, près de Nancy.

Ce cheminot intervenait dans le cadre d’une astreinte, il a été percuté par une circulation ferroviaire.

Le Fédération CGT des Cheminots, s’associe à la douleur de la famille et des proches de notre collègue de travail et leur présente ses sincères condoléances.

La CGT, ses militants et syndiqués réaffirment que mourir de son travail est insupportable. La direction SNCF doit prendre conscience qu’il y a trop de carences dans les organisations du travail et de la production pour garantir la sécurité du personnel et des circulations.

La CGT ne s’exprimera pas sur les causes de l’accident avant d’avoir connaissance des premiers éléments de l’enquête en cours.

En ce sens, la CGT investira toutes ses forces dans les enquêtes CHSCT, aucun obstacle au travail de nos mandatés ne sera toléré.

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Sébastien GASC
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Arrêtez le massacre

Sécurité ferroviaire

| Espace presse

Deux cheminots de la SNCF et un salarié de la filiale SYSTRA ont été mis en examen le 12 octobre 2016 dans le cadre de l’accident de la rame d’essai TGV survenu à Eckwersheim en Alsace le 14 novembre 2015.
La SNCF, elle, semble être épargnée par cette nouvelle étape de la procédure judiciaire.

La CGT s’est portée partie civile dans ce dossier (comme pour tous les accidents ferroviaires) afin d’avoir accès à la procédure, aux pièces, et s’assurer que l’instruction ne s’arrête pas à la surface des choses, mais pointe bien les différents niveaux de responsabilités.

La mise en examen des agents semble motivée par le soupçon de culpabilité théorique de l’ADC, du CTT et de l’agent SYSTRA sur le dépassement de la vitesse limite. Pourtant, personne ne peut imaginer que ces cheminots voulaient sciemment faire dérailler le TGV. Il y a donc forcément d’autres causes, et donc d’autres responsabilités. La CGT considère que c’est bien l’origine des erreurs éventuelles qui doit être au coeur de la recherche de la vérité et de la justice, notamment pour prévenir de nouvelles catastrophes.

C’est dans cet esprit qu’une expertise est en cours et que 12 CHSCT réalisent des enquêtes indépendantes.

À ce stade, la SNCF n’est pas mise en examen aux côtés de ces cheminots, ce qui ne préjuge en rien de sa culpabilité éventuelle. Dans tous les cas, les agissements des agents SNCF et du salarié de la société SYSTRA n’étant pas détachables de leurs fonctions respectives au sein de leurs entreprises, même si la SNCF et SYSTRA n’étaient pas pénalement mises en cause, elles n’en demeureraient pas moins pleinement responsables (civilement) de ce drame.

Le Gouvernement, la justice, l’opinion publique, ne peuvent pas fermer les yeux sur la dégradation de la sécurité ferroviaire, qui est le résultat direct des coups portés par la politique de l’État mise en oeuvre par la Direction SNCF. Les responsabilités individuelles, en bout de chaîne, ne peuvent pas être les fusibles de ceux qui ont le pouvoir de décision et qui font ces choix destructeurs.

Trois drames en trois ans, cela traduit bien qu’il ne s’agit pas de malchance, mais d’une dégradation systémique.

La sous-traitance, la multiplication des acteurs, la désorganisation par la séparation par activité et produit, la dégradation des conditions de travail, la baisse constante des moyens humains, et bien d’autres axes des politiques actuelles menées à la SNCF doivent être pointés comme les causes réelles de ces catastrophes et remis en cause sans tarder pour revenir à un niveau optimal de sécurité.

La CGT portera cette position devant la justice et l’opinion publique, car nous n’acceptons pas que nos collègues soient des boucs-émissaires.

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THIERRY NIER
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DETTE FERROVIAIRE : L’IMPASSE? – RAPPORT GOUVERNEMENTAL

Communiqué de presse

| Espace presse

Inscrite dans la loi du 4 août 2014, la reprise de la dette du système ferroviaire devait être le tremplin pour réussir la réforme. Il n’en est rien…

En juin 2016, en plein conflit, le gouvernement a réitéré ses annonces sur le sujet de la dette pour tenter de désamorcer la grève entamée par les cheminots avec la CGT.

Le rapport sur la dette du ferroviaire présenté hier, enterre les dernières illusions de ceux qui ont accompagné la réforme de 2014 (Direction et OS réformistes), en faisant semblant de croire aux promesses d’un gouvernement qui n’en a pas tenu une seule tout au long du quinquennat !

Pire, les dirigeants successifs de notre pays se distinguent en ne respectant pas la directive européenne dite « 91/440 » qui stipulait aux Etats membres, de reprendre leur dette du système ferroviaire. Cette directive a été appliquée par la plupart des pays européens sauf la France !

La réforme du système ferroviaire traduite dans la loi du 4 août 2014 continue de laisser des traces. En effet, la décision du gouvernement par son rapport sur la dette du système présenté hier sacralise un désengagement de l’Etat qui va exacerber la dégradation du service public ferroviaire, le niveau de sécurité sur le réseau. La recherche d’économies à réaliser pour financer le système ferroviaire va une nouvelle fois se traduire par des sacrifices que devront supporter les cheminots et les usagers de la SNCF.

La décision du gouvernement de ne pas supporter, même partiellement, la dette du système ferroviaire est significative d’une position de l’Etat d’assumer son rôle stratégique.

À la SNCF, la direction a largement coécrit les différents scénarios pour accélérer l’ouverture rapide à la concurrence et la disparition de l’entreprise publique.

Elle vient de concéder à une filiale de droit privé, l’exploitation d’une ligne en région parisienne et ce sans appel d’offres.

La direction a supprimé plus de 18 500 postes de cheminots entre 2006 et 2015 et son président annonce la destruction de 28 000 emplois dans les 7 années à venir.

L’abandon des Trains d’Equilibre du Territoire, la multiplication des camions et des bus participent de cette politique de terre brûlée : quid des sujets environnementaux, des territoires qui se désertifient, des salariés, des étudiants, des retraités livrés à leur sort ?

Il en va de même des fermetures de gares, de guichets, de lignes avec une cascade de suppressions de trains.

La Fédération CGT des cheminots ne manquera pas de combattre ces choix néfastes pour les cheminots, les usagers et les populations.

Des initiatives sont d’ores et déjà engagées avec les comités de défense et les politique qui s’opposent au diktat du libéralisme.

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THIERRY NIER
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