Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

Alerte sur le service public ferroviaire !

Grève des cheminots du 2 février 2017

| Espace presse

Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la Direction SNCF refuse de reconnaître les conséquences de sa stratégie destructrice qui dégrade le service public ferroviaire au quotidien, tant pour les usagers que pour cheminots.

QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, EFFECTIFS

  • Suppression de 25 000 emplois depuis 10 ans dans l’ensemble des métiers.
  • Sur les 48 000 départs prévus dans les 7 ans à venir, seuls 24 000 seraient remplacés.
  • Si rien ne change : suppression de 50 000 cheminots en moins de 20 ans.

Nous exigeons l’arrêt des suppressions d’effectifs et demandons des embauches à hauteur des besoins du service public, dans un pays qui compte aujourd’hui plusieurs millions de chômeurs.

CASSE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, SOUS TRAITANCE, SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS

Les chantiers sous-traités aux entreprises privées font de plus en plus l’objet de remontées négatives. Le dumping social organisé par la direction SNCF, sur mandat du gouvernement, a pour effet d’utiliser des entreprises mal organisées, dont les salariés sont parfois formés au rabais, à la va vite, (pour limiter leurs prétentions salariales) et mal équipés.

Nous exigeons l’arrêt de la sous traitance et la ré internalisation des charges qui, auparavant, étaient effectuées par les cheminots de la SNCF.

Les seules logiques comptables et financières prévalent aujourd’hui sur les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité.

Sous-investissement chronique, suppressions massives d’emplois, morcellement de la SNCF en trois entreprises distinctes suite à la réforme du système ferroviaire du 4 août 2014 qui n’a rien réglé sur la dette et le financement : pour la Fédération CGT des Cheminots, d’autres choix sont possibles.

Les usagers sont en droit d’exiger une entreprise publique SNCF unique et intégrée qui réponde à leurs besoins de transports, Les cheminots entendent bien, quant à eux, ne pas voir le service public ferroviaire dépecé et leurs métiers disparaître.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à cesser le travail à compter du 1 février 2017 19h00 jusqu’au 3 février 2017 8h00.

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Alerte sur le service public ferroviaire !

Grève des cheminots du 2 février 2017

| Espace presse

Coupée des réalités, engluée dans sa logique comptable, la Direction SNCF refuse de reconnaître les conséquences de sa stratégie destructrice qui dégrade le service public ferroviaire au quotidien, tant pour les usagers que pour cheminots.

QUALITÉ DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, EFFECTIFS

  • Suppression de 25 000 emplois depuis 10 ans dans l’ensemble des métiers.
  • Sur les 48 000 départs prévus dans les 7 ans à venir, seuls 24 000 seraient remplacés.
  • Si rien ne change : suppression de 50 000 cheminots en moins de 20 ans.

Nous exigeons l’arrêt des suppressions d’effectifs et demandons des embauches à hauteur des besoins du service public, dans un pays qui compte aujourd’hui plusieurs millions de chômeurs.

CASSE DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE, SOUS TRAITANCE, SÉCURITÉ DES CIRCULATIONS

Les chantiers sous-traités aux entreprises privées font de plus en plus l’objet de remontées négatives. Le dumping social organisé par la direction SNCF, sur mandat du gouvernement, a pour effet d’utiliser des entreprises mal organisées, dont les salariés sont parfois formés au rabais, à la va vite, (pour limiter leurs prétentions salariales) et mal équipés.

Nous exigeons l’arrêt de la sous traitance et la ré internalisation des charges qui, auparavant, étaient effectuées par les cheminots de la SNCF.

Les seules logiques comptables et financières prévalent aujourd’hui sur les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité.

Sous-investissement chronique, suppressions massives d’emplois, morcellement de la SNCF en trois entreprises distinctes suite à la réforme du système ferroviaire du 4 août 2014 qui n’a rien réglé sur la dette et le financement : pour la Fédération CGT des Cheminots, d’autres choix sont possibles.

Les usagers sont en droit d’exiger une entreprise publique SNCF unique et intégrée qui réponde à leurs besoins de transports, Les cheminots entendent bien, quant à eux, ne pas voir le service public ferroviaire dépecé et leurs métiers disparaître.

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à cesser le travail à compter du 1 février 2017 19h00 jusqu’au 3 février 2017 8h00.

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Cédric ROBERT
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Communiqué de presse concernant TRANSKEO et appelant à rassemblement le 11 janvier 2017 devant le STIF

Le 11 janvier 2017, cheminots et agents de la ratp manifesteront devant le stif !

| Espace presse

A l’appel de la CGT, cheminots et agents de la RATP seront rassemblés Mercredi 11 janvier 2017 dès 8h30 devant le siège du STIF, 39-41 rue de Châteaudun à Paris (9ème) pour dénoncer le coup de force de la direction de la SNCF concernant le futur Tram-train T11 Express !

Ce jour-là, le conseil du STIF doit délibérer sur cette nouvelle offre ferroviaire qui reliera en juillet 2017 la gare du Bourget à celle d’Epinay sur Seine.
Or, la SNCF a décidé unilatéralement de créer une filiale de droit privé baptisée TRANSKEO pour assurer l’exploitation de cette ligne qui se situe pourtant sur le réseau ferré national.

Pour la direction SNCF, l’avenir des transports c’est moins de droits pour les salariés et du LOW COST pour les usagers du quotidien. La SNCF ne respecte même pas sa signature au bas du contrat qui la lie avec le STIF et qui interdit formellement le dumping social.

La CGT n’entend pas laisser faire la direction de la SNCF sur ce dossier et en appelle à la mobilisation des cheminots, des agents de la RATP et des usagers qui méritent, en Seine-Saint-Denis comme ailleurs, des transports de qualité avec un haut niveau de sécurité.

La CGT demande aux administratrices et administrateurs du STIF de ne pas accepter ce projet d’exploitation du T11 Express en l’état.

Elle leur demande d’exiger de SNCF Mobilités une reprise en exploitation directe avec des cheminots sous statut et l’intégration des salariés déjà recrutés à TRANSKEO au sein de la SNCF.

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Non au 49.3 de la Direction !

Forfait jours

| Espace presse

La direction de la SNCF décide unilatéralement de mettre en place le forfait jours sans accord.
C’est irresponsable et dangereux !
Elle décide de ne pas tenir compte des expertises et des attentes des cheminots de l’encadrement.

Depuis plusieurs semaines, les organisations syndicales et la direction de la SNCF négocient un accord sur l’organisation et l’aménagement du temps de travail des agents de maîtrise et des cadres du Groupe Public Ferroviaire. Tout au long de cette négociation, la direction de l’entreprise est restée figée sur la mise en place du forfait jours signé au printemps dernier par l’UNSA et la CFDT.

De son côté, la CGT a fait plusieurs propositions, prenant appui sur les deux expertises réalisées par la Direction des Audits et des Risques sous la responsabilité de la direction SNCF et par le cabinet SECAFI à la demande du Comité Central d’Entreprise.

S’engageant dans une glaciation du dialogue social, la direction du Groupe Public Ferroviaire vient de décider unilatéralement d’appliquer le forfait jours à son encadrement.

Sans tenir compte des alertes faites par les deux expertises précitées sur la charge de travail des agents de maîtrise et des cadres, la direction de la SNCF s’empresse de sécuriser son environnement juridique par la mise en oeuvre d’une organisation du travail qui consiste à dissimuler l’excès d’heures réalisées par son encadrement.

La CGT condamne cette initiative qui démontre une conception autoritaire du dialogue social.

Elle mettra tout en oeuvre pour alerter les cheminots sur les risques du forfait jours et construire les suites revendicatives nécessaires.

Dans l’immédiat, la CGT appelle les cheminots des catégories cadres et maîtrises :

  • À contacter les délégué-e-s CGT ;
  • À ne pas signer les conventions individuelles de forfait qui pourraient leur être proposées. Leur signature serait potentiellement irréversible ;
  • À revendiquer la mise en place d’horaires individualisés permettant le décompte des heures réellement effectuées, leur rémunération et leur compensation ;
  • À revendiquer le décompte des heures réellement travaillées ;
  • À exiger les moyens matériels, organisationnels et humains pour réaliser leur travail.

D’autres choix sont possibles, la CGT a porté à la connaissance des cheminots l’ensemble de ses propositions.

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Thierry NIER
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MOINS DE CAMIONS, PLUS DE WAGONS…. VITE !

Pollution atmosphérique

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L’épisode actuel de pics de pollution dans les grandes agglomérations du pays semble atteindre une ampleur jamais vue depuis 10 ans. A Paris tout d’abord, puis à Lyon et sans doute ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en place telle que la circulation alternée des automobiles et la gratuité des transports en commun.

Nous sommes face à un désastre environnemental et une catastrophe sanitaire.

Les mesures ponctuelles, pour nécessaires qu’elles soient, sont très insuffisantes. Il est urgent de s’attaquer aux causes profondes des émissions de polluants.

Or, les transports constituent le premier secteur d’émissions de polluants et de gaz à effet de serre.

Bien sûr, les véhicules individuels sont trop nombreux sur les routes. La seule alternative efficace réside dans le développement des transports en commun.

Par contre, on parle peu du Transport Routier des Marchandises (TRM).

Le TRM est ainsi le principal émetteur de pollution sur Paris et la petite couronne (53% des oxydes d’azote, 40% des particules fines). En 2009, les études montraient que 3 millions d’habitants de l’Ile-de-France étaient soumis à une qualité de l’air inférieure aux normes pour l’oxyde d’azote et 1,8 millions étaient soumis aux dépassements des seuils de particules.

Ces quelques chiffres, auxquels il faudrait ajouter ceux sur la congestion routière permanente, de l’accidentologie et du coût cumulé assumée par la collectivité, pointent une fois de plus l’hégémonie du mode routier dans le transport des marchandises.

En France, plus de 85% des marchandises sont transportés par la route, contre moins de 10% par le rail et moins de 5% par la voie d’eau. En Ile-de-France, première région économique d’Europe où se réalise près du tiers du PIB national, la part du rail n’est que de 5% !!

Il y a urgence à rééquilibrer les parts des différents modes de transport en faveur des plus vertueux.

C’est possible, à condition de sortir le transport et la logistique des griffes du marché. Cela nécessite une vraie volonté de l’Etat. La SNCF doit redevenir l’outil d’une vraie politique multimodale des transports.

Les cheminots et leurs organisations syndicales, aux côtés d’acteurs économiques et institutionnels font des propositions et tracent des pistes concrètes pour relancer le Fret ferroviaire.

C’est l’objet du documentaire « transport des marchandises, changeons d’ère », récemment réalisé par Gilles Balbastre pour le compte du CE National de Fret SNCF.

La Fédération CGT des cheminots vous invite à visionner ce documentaire sur You Tube ou sur le site www.fret21.org

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Sébastien GASC
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SNCF : ACCIDENT MORTEL

Communiqué de presse

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Mardi 06 décembre 2016, à 23h00, un agent SNCF est décédé sur la région Lorraine, près de Nancy.

Ce cheminot intervenait dans le cadre d’une astreinte, il a été percuté par une circulation ferroviaire.

Le Fédération CGT des Cheminots, s’associe à la douleur de la famille et des proches de notre collègue de travail et leur présente ses sincères condoléances.

La CGT, ses militants et syndiqués réaffirment que mourir de son travail est insupportable. La direction SNCF doit prendre conscience qu’il y a trop de carences dans les organisations du travail et de la production pour garantir la sécurité du personnel et des circulations.

La CGT ne s’exprimera pas sur les causes de l’accident avant d’avoir connaissance des premiers éléments de l’enquête en cours.

En ce sens, la CGT investira toutes ses forces dans les enquêtes CHSCT, aucun obstacle au travail de nos mandatés ne sera toléré.

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Sébastien GASC
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Arrêtez le massacre

Sécurité ferroviaire

| Espace presse

Deux cheminots de la SNCF et un salarié de la filiale SYSTRA ont été mis en examen le 12 octobre 2016 dans le cadre de l’accident de la rame d’essai TGV survenu à Eckwersheim en Alsace le 14 novembre 2015.
La SNCF, elle, semble être épargnée par cette nouvelle étape de la procédure judiciaire.

La CGT s’est portée partie civile dans ce dossier (comme pour tous les accidents ferroviaires) afin d’avoir accès à la procédure, aux pièces, et s’assurer que l’instruction ne s’arrête pas à la surface des choses, mais pointe bien les différents niveaux de responsabilités.

La mise en examen des agents semble motivée par le soupçon de culpabilité théorique de l’ADC, du CTT et de l’agent SYSTRA sur le dépassement de la vitesse limite. Pourtant, personne ne peut imaginer que ces cheminots voulaient sciemment faire dérailler le TGV. Il y a donc forcément d’autres causes, et donc d’autres responsabilités. La CGT considère que c’est bien l’origine des erreurs éventuelles qui doit être au coeur de la recherche de la vérité et de la justice, notamment pour prévenir de nouvelles catastrophes.

C’est dans cet esprit qu’une expertise est en cours et que 12 CHSCT réalisent des enquêtes indépendantes.

À ce stade, la SNCF n’est pas mise en examen aux côtés de ces cheminots, ce qui ne préjuge en rien de sa culpabilité éventuelle. Dans tous les cas, les agissements des agents SNCF et du salarié de la société SYSTRA n’étant pas détachables de leurs fonctions respectives au sein de leurs entreprises, même si la SNCF et SYSTRA n’étaient pas pénalement mises en cause, elles n’en demeureraient pas moins pleinement responsables (civilement) de ce drame.

Le Gouvernement, la justice, l’opinion publique, ne peuvent pas fermer les yeux sur la dégradation de la sécurité ferroviaire, qui est le résultat direct des coups portés par la politique de l’État mise en oeuvre par la Direction SNCF. Les responsabilités individuelles, en bout de chaîne, ne peuvent pas être les fusibles de ceux qui ont le pouvoir de décision et qui font ces choix destructeurs.

Trois drames en trois ans, cela traduit bien qu’il ne s’agit pas de malchance, mais d’une dégradation systémique.

La sous-traitance, la multiplication des acteurs, la désorganisation par la séparation par activité et produit, la dégradation des conditions de travail, la baisse constante des moyens humains, et bien d’autres axes des politiques actuelles menées à la SNCF doivent être pointés comme les causes réelles de ces catastrophes et remis en cause sans tarder pour revenir à un niveau optimal de sécurité.

La CGT portera cette position devant la justice et l’opinion publique, car nous n’acceptons pas que nos collègues soient des boucs-émissaires.

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THIERRY NIER
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DETTE FERROVIAIRE : L’IMPASSE? – RAPPORT GOUVERNEMENTAL

Communiqué de presse

| Espace presse

Inscrite dans la loi du 4 août 2014, la reprise de la dette du système ferroviaire devait être le tremplin pour réussir la réforme. Il n’en est rien…

En juin 2016, en plein conflit, le gouvernement a réitéré ses annonces sur le sujet de la dette pour tenter de désamorcer la grève entamée par les cheminots avec la CGT.

Le rapport sur la dette du ferroviaire présenté hier, enterre les dernières illusions de ceux qui ont accompagné la réforme de 2014 (Direction et OS réformistes), en faisant semblant de croire aux promesses d’un gouvernement qui n’en a pas tenu une seule tout au long du quinquennat !

Pire, les dirigeants successifs de notre pays se distinguent en ne respectant pas la directive européenne dite « 91/440 » qui stipulait aux Etats membres, de reprendre leur dette du système ferroviaire. Cette directive a été appliquée par la plupart des pays européens sauf la France !

La réforme du système ferroviaire traduite dans la loi du 4 août 2014 continue de laisser des traces. En effet, la décision du gouvernement par son rapport sur la dette du système présenté hier sacralise un désengagement de l’Etat qui va exacerber la dégradation du service public ferroviaire, le niveau de sécurité sur le réseau. La recherche d’économies à réaliser pour financer le système ferroviaire va une nouvelle fois se traduire par des sacrifices que devront supporter les cheminots et les usagers de la SNCF.

La décision du gouvernement de ne pas supporter, même partiellement, la dette du système ferroviaire est significative d’une position de l’Etat d’assumer son rôle stratégique.

À la SNCF, la direction a largement coécrit les différents scénarios pour accélérer l’ouverture rapide à la concurrence et la disparition de l’entreprise publique.

Elle vient de concéder à une filiale de droit privé, l’exploitation d’une ligne en région parisienne et ce sans appel d’offres.

La direction a supprimé plus de 18 500 postes de cheminots entre 2006 et 2015 et son président annonce la destruction de 28 000 emplois dans les 7 années à venir.

L’abandon des Trains d’Equilibre du Territoire, la multiplication des camions et des bus participent de cette politique de terre brûlée : quid des sujets environnementaux, des territoires qui se désertifient, des salariés, des étudiants, des retraités livrés à leur sort ?

Il en va de même des fermetures de gares, de guichets, de lignes avec une cascade de suppressions de trains.

La Fédération CGT des cheminots ne manquera pas de combattre ces choix néfastes pour les cheminots, les usagers et les populations.

Des initiatives sont d’ores et déjà engagées avec les comités de défense et les politique qui s’opposent au diktat du libéralisme.

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LA SNCF CHAMPIONNE DE LA PRIVATISATION ET DU DUMPING SOCIAL ?

T11 EXPRESS / TANGENTIELLE NORD

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Jeudi 15 septembre 2016 aura lieu, à Noisy le Sec, l’inauguration officielle du site de maintenance des rames du futur tram-train T11 express qui reliera en juillet 2017 la gare d’Epinay-sur Seine à celle du Bourget en longeant la ligne de grande ceinture au nord de Paris.

Premier tronçon d’une liaison de rocade (Tangentielle nord) qui doit relier à terme les gares de Sartrouville à Noisy le Sec, ce projet va permettre d’améliorer sensiblement les conditions de transports de banlieue à banlieue sans passer par Paris.

Impulsée par l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France (le STIF) et les collectivités, cette création est une bonne nouvelle pour les habitants du nord et de l’Est Parisien et pour l’aménagement du territoire. Elle contribuera aussi à la désaturation de certaines lignes de transport actuelles.

L’exploitation de ce tram-train a été confiée à la SNCF, cette ligne relevant du réseau ferré national.

La CGT pourrait s’en féliciter si la direction de la SNCF n’avait pas pris la décision de façon unilatérale de sous-traiter l’exploitation de la ligne à une filiale créée pour l’occasion fin 2015 : TRANSKEO.

En procédant ainsi, la SNCF, via son groupe (KEOLIS), organise sa propre concurrence en misant sur le dumping social et la privatisation de fait d’une desserte ferroviaire qui lui a été pourtant confiée.

Les futurs salariés de cette filiale ne seraient effectivement pas soumis aux droits sociaux en vigueur pour les cheminots à statut au cadre permanent de la SNCF. Les règles définissant les métiers, en particulier pour les conducteurs, seraient ainsi contournées pour imposer la polyvalence et la flexibilité. La qualification professionnelle et la sécurité des circulations seront les seuls leviers de productivité.

La SNCF, au nom du moins disant social, met tout le monde devant le fait accompli : les usagers, les élus, le STIF, les cheminots. Il s’agit d’un comportement inadmissible d’une direction qui se croit tout permis.

Pour le coup, l’argument de la concurrence ne tient pas puisque il n’y a pas d’appel d’offres sur cette ligne comme sur l’ensemble du réseau ferré national. Voilà qui illustre, de façon éclatante, l’adhésion des dirigeants de l’entreprise publique à l’idéologie libérale qui porte tellement atteinte au service public ferroviaire. La SNCF est publique cela lui confie des droits mais aussi des devoirs vis-à-vis des institutions et des populations.

Pour la CGT, il faut stopper cette tentative de dumping social (une première sur le réseau ferré francilien) au risque d’encourager d’autres recours à la filialisation pour les lignes de tram-trains, comme nous le pressentons concernant la ligne T4.

La Fédération CGT des Cheminots exige que la direction de la SNCF abandonne ce projet de filialisation décidée unilatéralement, en catimini au mépris de tous sans aucune concertation.

La Fédération CGT des Cheminots demande à l’autorité organisatrice (STIF) de réagir rapidement en exigeant de la SNCF qu’elle respecte ses engagements en assurant elle-même l’exploitation de cette ligne, avec des cheminots recrutés au statut, formés aux métiers et permettant un service public de qualité et en toute sécurité pour les futurs usagers.

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LE GOUVERNEMENT SONNE LE GLAS DES TET !

Trains d'Équilibre du Territoire

| Espace presse

Aujourd’hui, 21 juillet 2015, le secrétaire d’Etat en charge des transports, Alain VIDALIES, a tenu une conférence de presse pour présenter la mise en oeuvre de la feuille de route gouvernementale sur les Trains d’Equilibre du Territoire.

Les décisions du secrétaire d’Etat sont dans la droite ligne des propos déjà tenus le 07 juillet 2015. La Fédération CGT des cheminots avait alors exprimé ses désaccords avec cette feuille de route qui conduit au désengagement quasi-total de l’Etat, tant en termes de financement que d’aménagement du territoire.

Les annonces faites ce matin confirment et amplifient le désengagement de l’Etat.

Seules six relations de jour (Paris-Orléans-Limoges-Toulouse ; Paris-Clermont-Ferrand et Bordeaux-Toulouse-Marseille ; Nantes-Bordeaux ; Toulouse-Hendaye et Nantes-Lyon) resteraient sous l’autorité de l’Etat. Relations pour lesquelles le gouvernement annonce des investissements dans de nouveaux matériels dès 2017.

Les autres relations sont suspendues au bon vouloir et aux capacités des Régions à les financer. Elles ont jusqu’au 15 octobre 2016 pour se positionner.

Quant aux trains de nuit, c’est la saignée !

Seules les relations Paris-Briançon et Paris-La-Tour-de-Carol sont maintenues à raison d’un aller-retour quotidien, les autres relations qui faisaient l’objet d’un Appel à Manifestation d’Intérêt n’ont trouvé aucun écho du côté des opérateurs ferroviaires, y compris la SNCF. Leur exploitation prendra fin au 1er octobre 2016. Seules les lignes Paris-Tarbes-Hendaye et Paris-Nice bénéficient d’un sursis de quelques mois, jusqu’en juillet 2017 pour la 1ère, et octobre 2017 pour la seconde.

La nouvelle convention TET qui lie l’Etat et la SNCF pour la période 2016/2020 sera conclue en tenant compte des annonces du secrétaire d’Etat aux transports.

Le gouvernement, au travers de ces annonces, tire un trait sur la cohérence territoriale et l’aménagement du territoire assurés par ces trains d’intérêt national.

Il est urgent que le gouvernement change de cap !

Ces annonces sont à l’opposé de la réponse aux besoins des populations en matière de transports, elles tournent le dos au nécessaire développement du service public ferroviaire ainsi qu’à une véritable réponse aux enjeux écologiques avec des conséquences dramatiques pour les usagers, pour l’emploi et les conditions de travail des cheminot-e-s.

Les usagers des liaisons abandonnées n’auront plus d’autre alternative que la route, en cohérence avec la libéralisation du marché des autocars par la loi Macron. Une décision à rebours de la COP21 et de l’intérêt des citoyens et de l’environnement.

La Fédération CGT des cheminots et ses militants, en convergence avec les associations d’usagers, comités de défense et autres associations environnementales, agiront pour imposer des choix plus conformes à l’intérêt général.

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