Fédération CGT des Cheminots


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LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte à Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, en réponse à son courriel du mercredi 28 décembre 2016, suite à l’exercice par la CGT de son droit d’opposition concernant l’accord dit de « modernisation du dialogue social ».

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Cher collègue,
C’est avec stupeur et incompréhension que nous découvrons la teneur et le caractère absolu de ton courriel du 28 décembre 2016 :

« Bonjour
Compte tenu de la dénonciation de l’accord sur le dialogue social par la CGT et Sud,
par mesure conservatoire la CFDT ne s’associera plus à aucune initiative commune avec l’une ou l’autre des deux OS concernées jusqu’à nouvel avis.

Pour la CFDT

Didier AUBERT »

Notre position sur l’accord dit de « modernisation du dialogue social » que tu as en ta possession ne souffre d’aucune ambiguïté puisqu’elle est largement argumentée à l’encontre de ce texte patronal. La Direction n’a jamais voulu entendre les propositions des organisations syndicales, y compris celles de la CFDT sur certains sujets comme, dernièrement, le forfait jours.
Il nous est déjà arrivé à de nombreuses reprises de ne pas partager les mêmes positions sur un accord d’entreprise.
Et s’il est vrai que cette fois-ci la Direction y a mêlé un chantage au temps syndical (AY), cela n’efface pas l’analyse de la CGT sur le contenu du texte. Nous ne voulons pas croire que la perte potentielle des moyens syndicaux motive ton acrimonie.
Ta négation de toute possibilité d’ouvrir des initiatives communes nous laisse pantois et interrogatifs sur la démarche. Elle remet en cause la démocratie syndicale et la liberté de chacun à pouvoir s’exprimer. N’y aurait-il plus qu’une pensée unique consistant à avaliser les projets de la Direction dans un accompagnement de la casse organisée de notre entreprise ?
Avons-nous eu la même position quand la CFDT, en plein conflit, avec des cheminotes et des cheminots en grève, a été négocier en catimini, un week-end, dans les bureaux de la Direction et dans ceux du ministère ?
Avons-nous eu la même attitude quand, en 2014, la CFDT a lâché la plateforme unitaire pour signer un pacte avec le secrétaire d’État aux Transports ? Ce pacte est pourtant à mille lieues de notre base revendicative commune !

Est-ce que les cheminots méritent d’être dépendants de l’état d’âme de militants, quels qu’ils soient, quant à leur emploi, leur salaire, leurs conditions de vie et de travail ?
En tant que premiers dirigeants, ne devons-nous pas dépasser ce qui nous oppose pour tenter de gagner la satisfaction des légitimes aspirations des cheminots du Groupe public ferroviaire (GPF) et des Entreprises ferroviaires (EF) privées, comme celle des salariés des CE, du CCGPF et de la restauration ferroviaire ?
Pour la fédération des cheminots CGT, nos divergences ne doivent en aucun cas entacher nos responsabilités réciproques à défendre le service public, les métiers et les droits sociaux des salariés qui nous ont confié ce mandat. Pour la CGT, le rassemblement des salariés est un objectif permanent.
Comptant sur ton sens des responsabilités et pointant ceux qui sont les vrais destructeurs de notre entreprise publique, nous souhaitons rapidement remettre en route des perspectives revendicatives dans une unité la plus large possible, pour faire gagner tous les cheminots et les salariés de notre périmètre d’intervention sur leurs revendications.
Reçois, cher collègue, nos salutations syndicales,

Le Secrétariat fédéral

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CE CIRCULATION DU 16 FÉVRIER 2017

Un déni de démocratie

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Lors du CE Circulation du 16 Février 2017, méprisant les choix des cheminots exprimés lors des élections professionnelles, l’UNSA, la CFDT et la Direction se sont livrés à un véritable déni de démocratie! Alors qu’en juin 2016, ces organisations syndicales avaient négocié en catimini le moins disant social en signant sans réserve un accord d’entreprise qui dégrade tout particulièrement les conditions de travail des cheminots des EIC, elles souhaitent aujourd’hui rester entre amis pour négocier « la taille des chaînes» !

La DMC (La Direction du Métier de le Circulation) l’avait souhaité, la CFDT et l’UNSA l’ont exaucé.

Alors que l’accord de juin 2016 sur l’aménagement du temps de travail a été vendu par ses signataires (Direction, UNSA et CFDT) comme un RH 077+ préservant et améliorant la situation de cheminots, le bal des régressions se perpétue. Des dispositions inachevées et imprécises dans la réglementation offrent de nouvelles opportunités à la Direction.
Le forfait-jours signé dans son principe dans la CCN du ferroviaire laisse orphelin toutes les Organisations Syndicales quant à son contenu imposé par l’entreprise.
La même chose se passe sur le RH 0677 (directive d’application du RH0077), les règles applicables aux personnels de la SUGE et les médicaux sociaux.
Autant de flous artistiques qui donnent à la Direction, la liberté de se servir de cette réglementation à la faveur de ces ambitions néfastes pour les cheminots des EIC.
Sur nombre de dispositions, c’est un véritable chèque en blanc qu’ont signé ces Organisation syndicales.
D’ailleurs, la Direction présente, elle-même, ce nouvel accord d’entreprise comme « des nouvelles libertés RH » ouvrant de nouvelles opportunités de gains de productivité.
Bien sûr, il ne fait aucun doute que ce sont la sécurité, les usagers et les cheminots des EIC qui paieront le prix des vagues de suppressions d’emplois et des dégradations des conditions de travail qui ne manqueront pas d’accompagner la mise en oeuvre des nouveaux régimes de travail, dans les postes afin de passer d’un régime à 3 séances de travail quotidien à un régime à 2 séances de travail quotidien.

Sans aucune véritable mesure !

Selon ce nouvel accord d’entreprise, les nouveaux régimes de travail ne doivent concerner que certains postes de travail pour lesquels les opérations de sécurité sont en nombre limité et dans le cadre d’une charge mentale compatible avec la sécurité. Une étude locale préalable par un groupe de travail paritaire doit vérifier que les postes concernés remplissent ces conditions.
Ces dernières semaines, plusieurs EIC ont convoqué ces fameux groupes de travail paritaires afin de réaliser de nouveaux gains de productivité.

La CGT est intervenue dans plusieurs régions, comme en Midi Pyrénées où elle dénonce ces groupes de travail qui ne sont en réalité que des coquilles vides ! La mesure des opérations de sécurité et de la charge mentale ne sauraient se cantonner au nombre de DFV et au nombre de trains/jour comme les Directions des EIC le souhaitent! C’est un total manque de reconnaissance du large panel et du haut degré de technicité des métiers de la circulation ferroviaire.
En effet, l’absence de critères ou d’éléments de mesures communes et de cadrage national conduisent à des études minimalistes, ridiculement réduites à 2 ou 3 critères sans aucune véritable considération de la charge de travail et de la charge mentale.

La CGT demande un moratoire sur la mise en œuvre !

La CGT reste opposée à ces nouveaux régimes de travail destructeurs d’emplois, néfastes pour la sécurité et les conditions de vie et de travail.
De plus, tant que ces groupes de travail paritaire n’auront pas de contenu et un véritable cadrage national, il est nécessaire de faire stopper dans les plus brefs délais, dans l’ensemble des EIC, ces pseudos études locales et d’arrêter la mise en place de ces nouveaux régimes de travail !
Ainsi en séance la CGT et Sud Rail, obtenant la majorité des voix, ont voté un moratoire quant à la mise en oeuvre des nouveaux régimes de travail.
L’UNSA et la CFDT ont voté CONTRE ce moratoire rejoignant ainsi la position de la Direction.

Ce que cache le vote de l’UNSA et la CFDT !

A force de mots et suite aux interventions de la CGT en séance plénière, le Direction finira par révéler qu’elle continue de manoeuvrer en coulisse avec l’UNSA et la CFDT afin de mettre à profit leurs petits arrangements entre amis et notamment dans le contenu des groupes de travail paritaires où pourtant siègent l’ensemble des organisations représentatives au CE Circulation.
Les organisations syndicales, habituées des « entre deux portes » restent donc les porteuses d’eau d’une Direction qui tire la ficelle.
Avec l’aide de l’UNSA et de la CFDT, la Direction tente d’écarter la CGT et Sud Rail organisations majoritaires au CE Circulation, méprisant ainsi le vote des cheminots afin de négocier une fois de plus le moins disant social.

Ce petit comité souhaite verrouiller les prérogatives des groupes de travail paritaires pour orchestrer dans le dos des cheminots des EIC, une casse sans commune mesure de l’emploi et les dégradations des conditions de travail.

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STOP !!!!

Accident ferroviaire en Lorraine

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COMMUNIQUÉ AUX CHEMINOTS

En moins de sept jours, deux accidents graves de salariés d’entreprises privées, dont un mortel, se sont produits. Aujourd’hui, un nouveau drame touche la famille Cheminote !

Un agent du SEG du parcours de Nancy, marié et père de deux enfants, est décédé au cours d’une intervention d’astreinte.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, l’inacceptable contexte de la production doit cesser sur le champ !

Ce matin, des cheminots ont commencé leur journée de travail après que d’autres l’aient terminée, mais pour beaucoup d’entre eux, seront ajoutés à leur compteur professionnel :

  • Une nouvelle nuit de plus de 8h30 !
  • Des kilomètres interminables en véhicule de service !
  • Une nouvelle journée faite de cumul de fonctions !
  • Une séance de travail en tension, objectivée par des décisions inatteignables !
  • Une prise de service sans avoir eu un repos d’une durée réglementaire !
  • Une organisation de travail en sous-effectif !
  • Un collectif de travail qui ne permet pas de travailler en toute sécurité !
  • Une visite d’installations usées par leur abandon !
  • Une intervention sans véritable moyen pour respecter toute la règlementation !
  • Une reprise de travaux réalisée par des entreprises avides de bénéfices !
  • Un rapport de tournée qui reprend des anomalies déjà constatées !
  • Une reconduction d’une LTV par manque de financement !
  • Une réunion managériale sur un énième projet de réorganisation !
  • Un trajet domicile/travail dans un état physique et mental insoutenable !
  • Un mainteneur de l’Infra qui surveille une entreprise sur son parcours d’intervention !
  • Etc.

Hier, à l’INFRAPOLE de Nancy, un cheminot a été mortellement blessé dans l’exercice de son métier !

Pour la Fédération CGT des Cheminots, si les circonstances de l’accident appellent chacun à un droit de réserve, les indicateurs sécurité sont depuis trop longtemps alarmants pour ne pas faire le lien avec la désorganisation du travail et de la production. La réalité aujourd’hui est que près d’un accident de travail par journée de service concerne un agent de l’Équipement.

La Fédération CGT appelle les cheminots de tous les collèges à réagir !

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L’agenda 2017 est arrivé

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À l’occasion du 100e anniversaire de sa fédération, la CGT des Cheminots édite un agenda 2017 spécial 100 ans de luttes .

Il est en vente auprès des militants CGT.

Le Front populaire, la CGT et la création de la SNCF – Table ronde le 5/11/2016

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Au Musée de l’Histoire Vivante le samedi 5 novembre à partir de 14h

1re table ronde animée par Éric Lafon

Les intervenants :

« Le syndicalisme cheminot pendant le Front populaire et son rapport à l’État-Patron dans le cadre de la SNCF (1934-1938) » par Morgan Poggioli, Université Bourgogne

« La CGT et la création de la SNCF : points de vue et positions, débats au sein des CGT, puis de la CGT réunifiée » par Pierre Vincent, IHS CGT Cheminots

« Pierre Semard et la nationalisation de la SNCF (1936-1937) » par Serge Wolikow, Université Bourgogne

2e table ronde animée par Caroline Chalier

Les intervenants :

« Genèse et histoire du statut des cheminots » par Julie Maurice, doctorante en histoire, Université Paris-Sorbonne, École nationale des Chartes, SNCF

« Être apprenti des chemins de fer aux ateliers du matériel de la Compagnie des Chemins de fer de l’Est de Noisy-le-Sec (1936-1939) » témoignage de Paul Castel, ancien apprenti et responsable du Comité populaire des ateliers de Noisy-le-Sec

« Être cheminot au temps du Front populaire » par Cécile Hochard, CNRS.

Chaque table ronde sera suivie d’une questions / débat. Un pot amical clôturera l’après-midi.

 

Inscription auprès de l’IHS : archives@cheminotcgt.fr ou auprès d’Éric Lafon : elafon.mhv@orange.fr

Musée de l’Histoire vivante
Parc Montreau
31 bd Théophile Sueur – 93100 Montreuil

Les infos pour vous y rendre

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Sécurité : l’enjeu vaut mieux qu’un courrier à france 2 !

Droit de réponse

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Jeudi 29 septembre 2016, France 2 diffusait un documentaire sur la sécurité du système ferroviaire dans l’émission « Envoyé Spécial ».
Fébrile, la Direction SNCF communiquait à 3 reprises, pendant l’émission, par le biais de l’application « Les Infos » et publiait, dès le lendemain, une lettre ouverte à France Télévision.

Pour la CGT, la sécurité est un sujet primordial du Service Public ferroviaire. Mais, comme tous les cheminots, nous ne pouvons que constater une dégradation en la matière, notamment du fait des restructurations successives et de la politique de l’emploi.

LES CHEMINOTS SONT COMPÉTENTS, ENGAGÉS ET RESPONSABLES !

La Direction SNCF rappelle cette évidence dans son courrier, mais ses décisions ne confirment pas cette confiance :

  • Les métiers qui concourent à la sécurité ont été segmentés par activité, créant des interfaces lourdes, encore aggravées par la réforme ferroviaire qui sépare « la roue du rail » dans 3 EPIC différents. La tentation de l’autonomie sur les contenus de formation, et la politique sociale différencié sont grandissantes, le GPF se désengage de son rôle d’intégrateur, pourtant garant de la sécurité.
  • La sous-traitance privée a été introduite et développée dans de nombreux métiers, malgré les défaillances importantes qui en découlent. Aucune démarche de la Direction SNCF n’est engagée pour ré-internaliser des charges, ce qui menace, à terme, le maintien des compétences et des savoir-faire des cheminots. L’EPIC est vampirisée au profit des filiales, ou même des sous-traitants privés, qui ont recours à du personnel précaire, mal formé et désorganisé.
  • La politique de l’emploi a cassé les effectifs pour des motifs financiers et a conduit à des pénuries qui ont touché la production. Par exemple, des tâches d’entretien sont reportées par manque d’annonceurs, les départs massifs d’agents qualifiés n’ont pas été anticipés.
  • Les multiples alertes en CHSCT et CER ne sont pas prises en compte, voire même considérées comme des tentatives d’obstruction. Les instances spécifiques à la SNCF sont décrédibilisées par la Direction, qui ne cache pas sa volonté de les supprimer.
  • La Direction n’hésite plus à mettre de l’argent sur la table par le biais de dispositifs de rémunération individuelle pour intégrer les cheminots à sa stratégie, au détriment du contenu des métiers.

Face à ces faits, le moins que l’on puisse dire, c’est que la Direction SNCF ne démontre pas son attachement et son soutien au professionnalisme des cheminots.

Pour la CGT, il est urgent que ça change !

LA CGT REVENDIQUE :

  • Une autre politique de l’emploi, pour répondre aux besoins de la production, de la sécurité, des conditions de travail, pour ré-internaliser des charges sous-traitées.
  • Le retour à une production intégrée pour garantir une bonne coopération des services, des références techniques et réglementaires communes, et aussi améliorer la qualité du service rendu aux usagers.
  • Le retour d’une réelle politique de formation continue, notamment pour les métiers de l’Equipement.
  • La prise en compte systématique des alertes CHSCT et CER, l’instauration d’instances territoriales inter-EPIC pour aborder les problématiques locales Sécurité et faire des préconisations au CCGPF, l’abandon de la casse des CFHSCT…
  • Une véritable reconnaissance de la compétence des cheminots, au travers de véritables déroulements de carrière et une hausse générale des salaires.

Les lettres ouvertes s’envolent et les actes restent. La CGT exige que la Direction passe du dire au faire sur la sécurité.

La CGT appelle les cheminots à être exigeants et à intervenir collectivement pour la défense de la sécurité dans leur travail quotidien !

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Le ferroviaire c’est l’avenir

Dossier Alstom - Communiqué des fédérations CGT Métallurgie, Cheminots, transports, UIT

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Il est urgent de stopper le jeu de poker menteur qui se joue entre le Gouvernement, la Direction d’ALSTOM et les dirigeants des entreprises publiques SNCF et RATP.

Le gouvernement fait mine de découvrir un dossier qui est sur sa table depuis des mois. Nos organisations syndicales n’ont cessé d’alerter les pouvoirs publics sur les conséquences des politiques d’austérité conduites dans le transport public sur l’avenir de la branche industrielle ferroviaire de notre pays. C’est bien le désengagement financier de l’État sur les infrastructures ferroviaires et l’absence de courage politique du gouvernement en matière de transports qui ont conduit à la situation que vivent les salariés d’ALSTOM, mais aussi les cheminots et les traminots. Nous sommes bien loin des discours environnementaux vertueux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de particules fines. Rappelons également que la CGT a mis en garde le gouvernement sur les risques encourus par la branche ferroviaire d’ALSTOM lorsqu’il a validé la vente à General Electric de sa branche énergie.

Les dirigeants d’ALSTOM jouent les vierges effarouchées. À les écouter, ils seraient presque des victimes. Pourtant, c’est bien une stratégie délibérée de l’entreprise de déplacer la production ferroviaire vers l’Europe de l’Est. Ils savent que les délais de livraison ne seront pas respectés, que la qualité de la production sera inférieure, que les conditions sociales des salariés sont déplorables. Dans leur logique financière, la satisfaction des actionnaires devient prépondérante à l’ensemble des autres critères pourtant cruciaux sur une vision à longs termes de l’avenir de l’entreprise. C’est de façon volontaire et réfléchi que la Direction d’ALSTOM met en péril les sites de production en France.

Concernant les dirigeants des entreprises publiques SNCF et RATP, ces derniers se cachent derrière l’obligation d’appel d’offre européen pour attribuer des marchés à des entreprises espagnoles ou allemandes soi-disant plus performantes. Ils omettent de dire que ces appels d’offre peuvent contenir des critères qualitatifs, sociaux et environnementaux qui permettraient de garantir la production en France. Les USA imposent bien à ALSTOM de fabriquer les TGV sur leur territoire. La Suisse exige que les commandes passées à ALSTOM soient produites à Belfort pour en garantir la qualité. Les prétextes évoqués par les Présidents de la SNCF et de la RATP ne tiennent pas.

Nos organisations syndicales affirment que le site de Belfort a de l’avenir, car les besoins en matériel ferroviaire sont énormes et la technicité des salariés est un atout incontestable. Le maintien du site de Belfort passe par des choix politiques et des stratégies d’entreprises qui ne soient pas guidés par les financiers et quelques actionnaires sans scrupules. L’industrie ferroviaire française est un fleuron mondialement reconnu, ce sont les salariés des sites nationaux qui ont conquis ce rayonnement.

Nos organisations syndicales ne laisseront pas sacrifier sur l’autel de la finance les salariés d’ALSTOM de Belfort et l’industrie ferroviaire nationale.

Les Fédérations CGT de la Métallurgie, des Transports, des Cheminots et l’Union Interfédérale des Transports CGT appellent l’ensemble des salariés de nos secteurs professionnels à se mobiliser, car notre devenir est commun.

Unis et déterminés, rassemblons-nous le 27 septembre 2016 à partir de 8h30, à Saint-Ouen devant le siège d’ALSTOM, lors de la réunion de son Comité d’Entreprise.

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MOBILISATION DU 26 AVRIL 2016 : EN ROUTE VERS LA GAGNE !

Journée de grève

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Contrairement aux allégations de la direction SNCF, près d’un cheminot sur deux s’est mobilisé par la grève ce 26 avril 2016 à l’appel des quatre fédérations syndicales représentatives nationalement (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT). Il suffit, pour s’en convaincre, de se référer au plan de transport réalisé et aux postes non tenus dans tous les chantiers.

Par leur mobilisation, les cheminots de la SNCF et des entreprises privées ont, à nouveau, exigé du gouvernement, de l’UTP et des directions d’entreprises, de réelles négociations sur le niveau et la qualité de l’emploi, les salaires et les conditions sociales au travers d’un décret socle d’une autre nature et d’une CCN d’un haut niveau sur la base du RH 0077 qu’il convient d’améliorer.

Le dialogue social au sein de la branche ferroviaire ne doit pas se limiter à un slogan, mais se concrétiser dans le déroulement des négociations sur le contenu de la Convention Collective Nationale de branche. Les organisations syndicales représentatives au niveau de la branche (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, FO, CFTC, CFE-CFC) sont porteuses de propositions communes pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de tous les cheminots, qu’ils soient issus du public ou du privé.

L’attitude du patronat et de la direction SNCF qui rechignent à négocier sur la base des propositions formulées par les organisations syndicales dénote leur absence de volonté d’aboutir à un accord améliorant les conditions sociales de l’ensemble des salariés de la branche.

Cette attitude amène les organisations syndicales à envisager des suites à cette forte journée d’action.

Par ailleurs, le niveau de mobilisation des cheminot-e-s n’est pas à déconnecter du contexte revendicatif interprofessionnel contre le projet de loi travail qui impactera nécessairement tous les salariés, qu’ils soient issus du public ou du privé.

D’ores et déjà, la Fédération CGT, à l’appui d’un préavis national, appelle l’ensemble des cheminots à se mobiliser le jeudi 28 avril 2016 par la grève et les manifestations interprofessionnelles, ainsi qu’elle les appelle à faire du 1er Mai un grand rendez-vous revendicatif !

La Fédération CGT des Cheminots et les fédérations syndicales représentatives nationalement se rencontreront afin de débattre des suites du 26 avril qui se traduiront, dans un premier temps, par la manifestation nationale « ultimatum » des cheminots le 10 mai 2016 à Paris.

De même, elle invite les cheminots, dans l’unité la plus large, à réfléchir aux suites qui pourraient être données au processus revendicatif, si d’aventure, le patronat, le gouvernement, la direction de la SNCF devaient rester sourds aux revendications exprimées.

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Vous souvenez-vous des grèves de 1995 ?

Un cycle de trois rencontres pour travailler nos mémoires collectives

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La Fédération CGT des Cheminots et son IHS sont partenaires  des rencontres proposées par Périphérie et « Patrimoine et Cinéma » et animées par Tangui Perron.

• Nadia et les hippopotames, Dominique Cabrera, 1999 – Vendredi 27 novembre 2015 à 20h30 au cinéma Le Méliès à Montreuil.

 Table ronde en présence de Bernard Thibault – Mercredi 2 décembre 2015 de 14h00 à 17h00 aux Archives Départementales de Seine-Saint-Denis.
54, avenue du président Salvador-Allende, 93000 Bobigny – M°5 Bobigny Pablo Picasso.
Extraits de films de cheminots, témoignages, analyses des images et échanges sur l’événement.

 Paroles de Grèves, Sabrina Malek et Arnaud Soulier, 1996 – Vendredi 4 décembre 2015 à 20h00 à La Commune libre d’Aligre.
3, rue d’aligre, 75012 Paris – M°8 Ledru-Rollin.
Projection suivie d’un débat avec la réalisatrice Sabrina Malek, Didier Le Reste, syndicaliste et d’anciens grévistes de 1995.

Site de l’IHS des Cheminots

Infos complémentaires sur les rencontres sur le site de Périphérie.

© photo : André Lejarre, Paris – 1995

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PRÉSENTS, DÉTERMINÉS POUR LE PROGRÈS SOCIAL !

Mobilisations du 29 octobre 2015

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La Fédération CGT des cheminots a organisé deux initiatives revendicatives le 29 octobre 2015. Le matin, un rassemblement des personnels CE/CCE et des cheminots concernant la gestion des activités sociales et culturelles. L’après-midi une manifestation nationale unitaire, retraités/actifs pour préserver et développer notre régime spécial de prévoyance et de retraites, et augmenter les salaires et pensions.

Dans un contexte socio-économique où le patronat, la direction de la SNCF aidée par l’UNSA et la CFDT, s’attèlent à démanteler nos acquis sociaux et nos droits, la CGT continue à porter d’autres orientations à l’appui de mobilisations et de propositions alternatives.

Des activités sociales et culturelles pour tous et partout

1500 personnels CE/CCE et cheminots se sont rassemblés devant le siège de la direction à St Denis pour exiger l’ouverture de négociations concernant la gestion des activités sociales et culturelles à caractère local et national. C’est à l’appui d’un projet d’accord élaboré par la CGT qu’une délégation CGT/SUD-Rail a porté l’ambition de négocier ce texte afin d’obtenir un accord majoritaire.

La direction a refusé d’ouvrir des négociations, préférant renvoyer ce sujet, très important pour les cheminots et les personnels CE/CCE, à une date ultérieure. Pour la CGT, il y a nécessité de garantir des activités sociales et culturelles de qualité en proximité, et pérenniser les emplois dans les CE et CCE.

Nos activités sociales solidaires et les emplois des personnels valent mieux qu’un chèque!

Préserver et développer notre régime spécial de prévoyance et de retraite

Gouvernement et ministère ne peuvent plus faire la sourde oreille face aux 15 000 cheminots retraités et actifs qui étaient dans les rues de Paris aujourd’hui.

Porteurs de 40 000 signatures de la pétition unitaire (CGT, SUD-Rail, FGRCF), ils exigent de véritables et rapides avancées sur le pouvoir d’achat des retraités et des actifs et sur le développement de notre régime spécial de prévoyance et de retraite.

C’est une véritable provocation de revaloriser les pensions de 0,1% au même titre que le blocage des salaires. Ces décisions démontrent le cynisme et le mépris de nos dirigeants politiques et d’entreprise.

Dans le même temps, un ministère des affaires sociales qui refuse de nous recevoir est un acte grave et antidémocratique, à l’heure où l’on parle tant du dialogue social. Miser sur la résignation des cheminots est une démarche vouée à l’échec.

D’autres rendez-vous auront lieu très prochainement. L’enjeu est de taille : préserver et améliorer nos droits. Les prochaines élections professionnelles sont un de ceux-là :

« Une mauvaise loi nous a séparés, la voix des cheminot-e-s pour nous rassembler ! ».

Le 19 novembre 2015 JE VOTE CGT !

 

Dossiers associés

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

24 février 2017

Licenciement «abusif» : les cheminots en colère

«On est face à une affaire sordide, un différend professionnel qui dérape, mais la direction de l'entreprise se sert de ce prétexte pour enfoncer une salariée». C'est avec ces mots que Laurent Saint Supéry, cheminot et délégué CGT, a hier en fin de matinée exposé la situation d'une cadre […]

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