Fédération CGT des Cheminots


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LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte à Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, en réponse à son courriel du mercredi 28 décembre 2016, suite à l’exercice par la CGT de son droit d’opposition concernant l’accord dit de « modernisation du dialogue social ».

| Fédération

Cher collègue,
C’est avec stupeur et incompréhension que nous découvrons la teneur et le caractère absolu de ton courriel du 28 décembre 2016 :

« Bonjour
Compte tenu de la dénonciation de l’accord sur le dialogue social par la CGT et Sud,
par mesure conservatoire la CFDT ne s’associera plus à aucune initiative commune avec l’une ou l’autre des deux OS concernées jusqu’à nouvel avis.

Pour la CFDT

Didier AUBERT »

Notre position sur l’accord dit de « modernisation du dialogue social » que tu as en ta possession ne souffre d’aucune ambiguïté puisqu’elle est largement argumentée à l’encontre de ce texte patronal. La Direction n’a jamais voulu entendre les propositions des organisations syndicales, y compris celles de la CFDT sur certains sujets comme, dernièrement, le forfait jours.
Il nous est déjà arrivé à de nombreuses reprises de ne pas partager les mêmes positions sur un accord d’entreprise.
Et s’il est vrai que cette fois-ci la Direction y a mêlé un chantage au temps syndical (AY), cela n’efface pas l’analyse de la CGT sur le contenu du texte. Nous ne voulons pas croire que la perte potentielle des moyens syndicaux motive ton acrimonie.
Ta négation de toute possibilité d’ouvrir des initiatives communes nous laisse pantois et interrogatifs sur la démarche. Elle remet en cause la démocratie syndicale et la liberté de chacun à pouvoir s’exprimer. N’y aurait-il plus qu’une pensée unique consistant à avaliser les projets de la Direction dans un accompagnement de la casse organisée de notre entreprise ?
Avons-nous eu la même position quand la CFDT, en plein conflit, avec des cheminotes et des cheminots en grève, a été négocier en catimini, un week-end, dans les bureaux de la Direction et dans ceux du ministère ?
Avons-nous eu la même attitude quand, en 2014, la CFDT a lâché la plateforme unitaire pour signer un pacte avec le secrétaire d’État aux Transports ? Ce pacte est pourtant à mille lieues de notre base revendicative commune !

Est-ce que les cheminots méritent d’être dépendants de l’état d’âme de militants, quels qu’ils soient, quant à leur emploi, leur salaire, leurs conditions de vie et de travail ?
En tant que premiers dirigeants, ne devons-nous pas dépasser ce qui nous oppose pour tenter de gagner la satisfaction des légitimes aspirations des cheminots du Groupe public ferroviaire (GPF) et des Entreprises ferroviaires (EF) privées, comme celle des salariés des CE, du CCGPF et de la restauration ferroviaire ?
Pour la fédération des cheminots CGT, nos divergences ne doivent en aucun cas entacher nos responsabilités réciproques à défendre le service public, les métiers et les droits sociaux des salariés qui nous ont confié ce mandat. Pour la CGT, le rassemblement des salariés est un objectif permanent.
Comptant sur ton sens des responsabilités et pointant ceux qui sont les vrais destructeurs de notre entreprise publique, nous souhaitons rapidement remettre en route des perspectives revendicatives dans une unité la plus large possible, pour faire gagner tous les cheminots et les salariés de notre périmètre d’intervention sur leurs revendications.
Reçois, cher collègue, nos salutations syndicales,

Le Secrétariat fédéral

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CONCURRENCE : 174 FAMILLES DANS L’INCERTITUDE

Cession de l'activité Fet de Colas Rail

| Fédération

Alors que depuis la création de l’entreprise, il y a 10 ans, les cheminots de l’agence Fret se sacrifient avec professionnalisme afin de la faire fonctionner, la Direction n’a eu de cesse de détériorer nos conditions de travail.

Certains apprentis sorciers du rail ayant déjà sévi chez ECR nous ont imposé, avec la connivence de la CFDT et de FO, un accord d’entreprise régressif, en deçà de la CCN de la branche du ferroviaire. Bouleversant au passage nos conditions de vie et de travail avec d’importantes conséquences sur notre pouvoir d’achat et la réduction de nos salaires au 1er mai 2018 !

L’objectif inavoué était une remise en cause de nos métiers afin d’imposer une polyvalence aux forceps, avec des conséquences sur la sécurité et la bonne marche de l’entreprise.

Début mars, la CGT informait l’ensemble du personnel sur nos craintes d’une éventuelle fermeture de l’agence Fret et de la nécessité de déposer un droit d’alerte économique. De son côté, le 15 mars 2018, la direction rétorquait en disant : « très soucieux des valeurs de respect et d’intégrité entre collaborateurs, de ne pas tenir compte des échanges, notamment extérieurs à COLAS RAIL, qui n’ont qu’un seul objectif, de créer un climat de défiance et de tension au sein de notre établissement ».

Cette même direction, qui devait se déplacer dans toutes les bases afin de répondre à vos questions, n’a pas eu le courage d’affronter ses propres salarié(e)s. Mais, débordante d’idées « lumineuses », voulait même, en consultant le comité d’établissement le mardi 24 avril 2018, nous imposer une activité partielle suite à la grève à la SNCF et baisser nos salaires.

Mais tous ces efforts pourquoi ?

Pour être convoqué le 15 mai 2018 afin de nous informer et consulter sur le projet de cession de la totalité du fonds de commerce de l’Agence Fret !

A la CGT, nous le redisons, les plans successifs en France ont, sous couvert d’une prétendue relance du fret ferroviaire, entrainé des années de contraction de l’activité, « d’écrémage des trafics » et la fermeture de gares et de triages.

Quinze ans après la libéralisation du fret ferroviaire et l’ouverture à la concurrence, intervenues le 15 mars 2003, jamais le rail n’a si peu transporté de marchandises.

22 entreprises ferroviaires concurrentes sont présentes sur le territoire national. Toutes ont une situation économique difficile avec des résultats négatifs. Certaines ont même jeté l’éponge (Véolia Cargo, Combi West), d’autres ont engagé des suppressions massives d’emplois (ECR et Fret SNCF).

Cette hégémonie du routier repose sur l’externalisation des coûts, le dumping social et une fiscalité avantageuse. D’ailleurs, cette stratégie du tout routier, à laquelle participe la direction SNCF (GEODIS, filiale à 100 %), est assumée par la ministre des Transports qui souhaite « dédiaboliser le transport routier ».

En réalité, le transport ferroviaire de marchandises souffre du manque d’une réelle volonté politique et économique de le développer. La concurrence intermodale, largement faussée et injuste, dissuade toute mise en oeuvre d’une politique basée sur la complémentarité des modes de transport.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence et du libéralisme, tout comme ceux des multiples plans de relance, ont conduit le fret ferroviaire au bord du gouffre et abimé cet extraordinaire outil de production qu’est le train !

Or, depuis l’ouverture à la concurrence du fret, c’est chaque année 1,3 million de camions de plus sur les routes ! Alors que le train est 15 fois moins polluant qu’une voiture et 12 fois moins qu’un avion sur des trajets longue distance et qu’un train fret de 35 wagons supprime 55 camions de 32 tonnes des routes.

Cette situation fait que les émissions de CO2 dans l’hexagone ont progressé en 2016, dépassant ainsi de 3,6 % l’objectif français de la COP21. Les particules fines et l’ozone sont à l’origine de 42 000 à 45 000 décès prématurés en France et de 650 000 journées d’arrêt de travail représentant un coût d’environ 100 milliards d’euros, dont 3 pour les caisses de la Sécurité sociale.

Il y a donc urgence à changer les choses et de se donner enfin les moyens de développer le Fret en France. Pour cela, il faut renoncer à la concurrence dans le ferroviaire et revenir à la coopération qui existait entre les opérateurs de chemin de fer européens.

Alors, chères et chers collègues, vos délégués, avec le soutien de la fédération CGT des cheminots, se battront afin qu’aucun(e)s cheminot(e)s de l’agence ne se retrouvent sur le bord du chemin.

En conséquence, nous revendiquons que Fret SNCF, l’opérateur public de référence, reprenne l’entièreté des trafics et des emplois. Les services de fret ferroviaire sont indispensables au bon fonctionnement de l’économie française et européenne, mais c’est surtout un enjeu sociétal, environnemental, humain et de sécurité.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à contacter vos élus CGT !

P.-S. A vérifier : après avoir orchestré la casse de nos acquis, désorganisé la production de l’entreprise, le directeur et sa garde rapprochée démissionneraient et quitteraient le navire avant le naufrage de l’agence en se recasant chez VFLI !

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NOUS LUTTONS AUSSI CONTRE LA FIN DU CCGPF !

Réforme du ferroviaire

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La réforme de la SNCF est aussi une entrave à la gestion des Activités Sociales et Culturelles par les salariés.

Elle remet également en cause les emplois des salariés CE/CCGPF. Seule la mobilisation peut inverser la tendance !

LES INCIDENCES DE LA RÉFORME POUR LE CCGPF

Gouvernement et Direction n’ont de cesse de répéter qu’il faut changer le statut juridique des EPIC.

Le statut juridique du Groupe Public Ferroviaire et de ses EPIC a une incidence directe sur l’existence même du CCGPF.

En 2014, sous la pression de la grève, il aura fallu l’incorporation d’un article dérogatoire dans la loi de création du GPF afin de permettre le maintien du CCE de l’époque, le CCGPF d’aujourd’hui.

Dans le projet de loi, les EPIC deviendraient des sociétés nationales par actions (Sociétés Anonymes). Il n’y aurait alors plus d’article dérogatoire sur le maintien d’un Comité Central.

LE DROIT AUX VACANCES DES CHEMINOTS ATTAQUÉ…

Les répercussions pour les cheminots et leurs familles seraient dramatiques. En effet, l’entreprise procéderait alors à des dévolutions de patrimoine et pourrait être tentée, profitant de l’occasion, de vendre certaines Installations Socialement Transférées comme certains de nos centres de vacances en bord de mer ou à la montagne, certaines colonies, ou patrimoine dans la capitale et les grandes villes en général… Les cheminots affectés à une entreprise n’auraient plus accès aux structures transférées aux autres entreprises.

…TOUT COMME LE SPORT ET LA CULTURE

Ce serait aussi la fin des subventions versées aux sociétés d’agents comme l’USCF, l’UAICF, l’ONCF, l’ATC, la Famille du cheminot, Jardinot…

LES PERSONNELS EN PREMIÈRE LIGNE

Qu’ils soient salariés des associations, des CE ou du CCGPF, la fin du comité central et des dévolutions aurait fatalement des répercussions sur les personnels.

En effet, délocalisations, mutations, suppressions d’emplois seraient alors à l’ordre du jour. La requalification des EPIC en SA viendrait éteindre la convention collective des salariés CE /CCGPF, la loi imposerait de rattacher les salariés aux conventions existantes (restauration, tourisme…).

LA MISE EN PLACE DES CSE

Lors des dernières élections, le découpage des CE et la création de nouveaux CE nationaux
mettaient à mal nos capacités à maintenir des activités sociales de haut niveau. A l’initiative
de la CGT, un accord de gestion par mutualisation avait « sauvé les meubles » tant sur
l’activité que sur le maintien des personnels.

Pour 2018, le projet de la Direction SNCF concernant la mise en place des CSE serait
l’occasion de diminuer les moyens de 40%, de redécouper les périmètres des CE
existants… Autant de facteurs aggravants pour le maintien, le développement des Activités
Sociales de Proximité pour les cheminots et leurs familles.

D’AUTRES SOLUTIONS EXISTENT

L’ouverture à la concurrence n’est pas une obligation, les textes Européens prévoient des
dérogations dans ses articles. C’est en s’appuyant sur celles-ci que le rapport SPINETTA
préconise d’ailleurs le report de l’ouverture à la concurrence pour la Région Parisienne à
2039.

Ensuite, le changement de statut des EPIC n’est ni pertinent, ni obligatoire. Gouvernement
et Direction martèlent que le fait de passer en Société Anonyme à capitaux public ne
change rien, alors pourquoi le faire ?

La convergence d’intérêt reste d’actualité pour tous les cheminots et tous les personnels des associations et des CE/CCGPF !

Garder nos EPIC, voire même réunifier l’entreprise comme le demande la CGT, est donc largement gagnable et maintiendrait un comité central, des Activités Sociales et
Culturelles, nos associations d’agents, nos personnels et leur convention collective.

Pour pérenniser notre entreprise, il suffit de gagner les revendications de la plateforme revendicative unitaire point par point.

Le conflit actuel définira aussi la mise en place des CSE. Un projet unitaire a été donné à la Direction le 17 janvier 2018. Celui-ci garantit le maintien et le développement des
Activités Sociales et Culturelles des CSE et du CCSEGPF.

 LA LUTTE FINIT TOUJOURS PAR PAYER,
CHEMINOTS, PERSONNELS ASSOCIATIFS ET CE/CCGPF,
ENSEMBLE DÉTERMINÉS POUR GAGNER,
ENSEMBLE POUR LE FER !

LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE,
NOUS ON LA DÉFEND.

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Signez la pétition de l’ONCF

Le gouvernement des riches s’attaque à la solidarité

| Fédération

Soutenez l’ONCF – Orphelinat national des Chemins de fer de France, qui dénonce la directive administrative qui le contraint à ne plus pouvoir délivrer de CERFA à ses adhérents et à ses donateurs.

Une nouvelle attaque vient d’être portée à l’encontre des œuvres et organismes d’intérêt général comme l’ONCF.

Les associations venant en aide aux orphelins ne sont pas les seules associations visées, celles d’élèves ou d’anciens élèves, les associations sportives…, le sont également.
De quoi s’agit-il ? Une directive fiscale faisant suite à une décision gouvernementale, a été émise dans la plus grande discrétion par la Direction Générale des Finances Publiques sur le document référent sur l’impôt sur le revenu (IR) et concerne la réduction d’impôt au titre des dons faits par les particuliers.

Si la condition première exigée des associations pour produire des CERFA (justificatif de réduction d’impôt) est inchangée, « Activité non lucrative et gestion désintéressée », ce que l’ONCF respecte depuis toujours puisque ne générant pas de bénéfices et que les militants ne sont pas rémunérés. En revanche, une nouvelle notion a été ajoutée : Il ne faut pas que l’organisme fonctionne au profit d’un cercle restreint de personnes.

CETTE NOUVELLE DIRECTIVE IMPACTE DIRECTEMENT L’ASSOCIATION PUISQUE QU’ELLE RENTRE DANS LA DÉFINITION DE CE « CADRE RESTREINT » AVEC TOUT DE MÊME 54 000 ADHÉRENTS ET 708 PUPILLES !

Avec l’ONCF, exigeons le retrait de cette directive qui pénalise la solidarité envers ses pupilles, qui s’attaque au monde associatif et qui sanctionne ses adhérents et ses donateurs.

Téléchargez, signez et faites signer la pétition de l’ONCF

Pour en savoir plus, consultez le site de l’ONCF

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DANGER SUR NOS ACTIVITÉS SOCIALES !

Activités sociales

| Fédération

Baisse des effectifs, mise en place de l’intéressement, baisse des dotations CE/CCGPF, menace d’annulation de billets de train pour les Colos de nos enfants, la Direction SNCF s’enfonce dans l’irrationnel !

La   politique   de   l’entreprise,   les   restructurations   entraînent   une   chute vertigineuse des effectifs. Ce n’est pas sans effet sur la dotation des CE et du CCGPF.

La  Direction  annonce  un  nouveau  gel  des  salaires  pour  la  quatrième  année consécutive, au profit  d’une  prime  d’intéressement  alors  que  les  négociations salariales n’ont pas encore eu lieu.

L’intéressement n’est pas soumis aux cotisations sociales, cela crée :
▪     Un  manque  à  gagner  conséquent  pour  la  Caisse  de  Prévoyance  et  de Retraite,
▪     Cela ne compte pas non plus pour le calcul de nos futures pensions,
▪     Cela n’entre plus dans l’assiette de calcul des dotations CE/CCGPF.

C’est ce  que  la  Direction  vient  d’annoncer  aux  Organisations Syndicales, alors que la cour de cassation a précisé les éléments que les employeurs sont dans l’obligation d’intégrer dans le calcul des dotations sans exclure l’intéressement.

Pourtant,  la  Direction  décide  unilatéralement,  d’exclure  l’intéressement  de l’assiette de calcul.

Rien n’empêche la Direction de l’entreprise de continuer sur les bases de calcul actuelles.

A l’heure où la SNCF dégage 1.3 Milliard d’€ d’excédent pour 2017, la Direction entérine la perte de plus d’un Million d’€ de dotations. C’est inacceptable !

Dans  la  continuité  d’un  pseudo  dialogue  social,  ceci  est  une  véritable provocation !!!

Pire,  elle  menace  de  supprimer  les  billets  « groupe »  des  séjours  colonies  du CCGPF pour le mois d’avril.

Cette attitude revancharde est scandaleuse !

Alors que les trains concernés circulent, empêcher nos  enfants de se rendre dans les centres de vacances viendrait en rajouter à une situation déjà tendue

La CGT exige :
▪     De véritables augmentations générales des salaires,
▪     Des  dotations  pour  nos  activités  sociales  à  hauteur  de  3%  de  la  masse salariale brute pour les actifs et 1% pour les retraités.

LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE,
NOUS, ON LA DEFEND !

ENSEMBLE, « ÇA VA LE FER » !

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LA DIRECTION A PERDU LE SENS DES RÉALITÉS

Accord travailleurs handicapés

| Fédération

A l’occasion de la 4e Table Ronde sur la négociation de l’accord en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés 2018-2021 et après avoir rappelé l’objet de sa signature : le respect des engagements de l’accord sur le niveau de recrutement des travailleurs handicapés, la CGT a quitté la séance.

Depuis 1992, un accord sur l’emploi des travailleurs handicapés est négocié au sein de la SNCF avec les Organisations Syndicales représentatives.

Cet accord, rappelons-le, n’a d’autre objectif que de permettre à la Direction de déroger à la loi imposant un taux d’emploi de travailleurs handicapés de 6% de l’effectif.

Depuis 1992, 7 accords ont été négociés sur le niveau de recrutement comme sur le maintien dans l’emploi.

Depuis 1992, la CGT négocie le contenu de ces accords sur la base des revendications portées par les cheminots : recrutement, maintien dans l’emploi afin de tendre vers les 6%.

Depuis 1992, la CGT a toujours signé l’accord sur l’emploi des travailleurs handicapés.

Un accord de dérogation doit être équilibré pour être acceptable.

Il doit permettre un niveau de recrutement suffisant afin de tendre vers les 6%.

6728 travailleurs handicapés sont recensés au 31/12/2016, ce qui représente 4,52% de l’effectif global.

Il faudrait 8931 équivalents temps plein (ETP) de travailleurs handicapés au sein du GPF afin de respecter la législation en vigueur. Il manque 2203 ETP.

Négociation du 8e accord pour 2018-2021

A l’occasion de la Table Ronde du 15 mars 2018 devant aborder le sujet du niveau de la qualité et du recrutement, la Direction feint l’évidence et tente de minimiser le nombre d’embauches restant à faire dans le précédent accord.

Pour que la CGT appose sa signature sur cet accord, il faut la garantie que les engagements de la Direction soient respectés.

Or, le projet du bilan de l’accord précédent portant sur 2015-2017 n’est pas à la hauteur des engagements de recrutement.

La Direction, dans une interprétation de l’accord précédent dont on attend toujours l’explication de texte, refuse que les 75 mises en stage « Hantrain » s’ajoutent aux 300 recrutements directs.

Malgré une argumentation forte de la CGT, la Direction nie l’évidence en restant sourde et muette et en campant sur ses positions.

D’ailleurs, à la question de savoir si ce que dit la CGT l’intéresse, la Direction a répondu « NON » ! Preuve que dans le contexte actuel, la Direction est moins sereine qu’elle ne veut le laisser paraître.

Impossible dans ces conditions de continuer à négocier des engagements dont rien ne garantit qu’ils seront tenus.

La CGT quitte la séance.

Fébrile dans cette période de préparation d’une action d’ampleur organisée par la CGT, la Direction perd les pédales !

Il y a urgence à inverser la vapeur sur le niveau d’emploi au sein du GPF, y compris sur le volet travailleurs handicapés.

La CGT demande à tous les cheminots de s’inscrire dans la journée de mobilisation unitaire du 22 mars 2018 à Paris.

LA SNCF,
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE,
NOUS, ON LA DEFEND !

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SNCF / GOUVERNEMENT MÊME FEUILLE DE ROUTE !

Réforme SNCF

| Fédération

Le 15 mars 2018, la direction de la SNCF a remis son « programme de travail pour l’élaboration d’un projet stratégique » à la ministre des transports.

Au-delà du contenu qui ne fait que confirmer la stratégie mise en œuvre ces dernières années, cette feuille de route tend à confirmer que la SNCF et le gouvernement marchent la main dans la main dans l’opération de déstructuration de l’entreprise publique SNCF.

Qui du gouvernement ou de l’entreprise est à la manœuvre dans l’écriture du projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire ?

Au travers de ce programme, les dirigeants de la SNCF se posent en VRP multicarte de la stratégie ultralibérale du gouvernement qui vise à détruire le service public ferroviaire.

Les mêmes qui ont loué les mérites et les bienfaits de la réforme de 2014, osent désormais écrire que celle-ci est source de complexité, de rigidité et qu’il faut désormais « créer une unité des métiers ferroviaires ».

Unité de façade car le « pacte d’entreprise » conduira à individualiser les organisations du travail, rémunération et conditions sociales en fonction des exigences du marché.

Comme le gouvernement, la direction SNCF annonce un processus de concertation et non de négociation dont l’échéance est fixée à fin juillet 2018.

Plus que jamais, la mobilisation des cheminot-e-s, des usagers, des défenseurs du service public ferroviaire est nécessaire.

La SNCF, certains veulent la descendre,

Nous on la défend !

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ANNIVERSAIRE ? OU COMMÉMORATION ?

80 ans de la SNCF

| Fédération

Le 12 mars 2018, la direction de la SNCF convie un certain nombre de personnes pour lancer les « festivités » autour des 80 ans de la SNCF, qui s’étaleraient sur l’année.

« Un évènement placé sous le signe de la découverte ou redécouverte de ce qui fait la force du groupe SNCF depuis sa création » selon la direction.

Une initiative prise dans un contexte où le gouvernement a décidé de s’inspirer du contenu de deux rapports (DURON et SPINETTA) pour mettre fin au service public ferroviaire, ouvrir à la concurrence et remettre en cause le statut des cheminots.

Fondée le 1er janvier 1938, après la faillite des compagnies ferroviaires privées, la SNCF et les cheminot-e-s sont, au fil des décennies, des acteurs majeurs du développement du pays et d’aménagement du territoire. L’engagement sans faille des cheminots dans l’entreprise publique a permis l’électrification du territoire dans les années 50 et l’avènement de la grande vitesse fin des années 80.

Ce sont ces innovations technologiques réalisées sur ordre de l’Etat qui sont à l’origine de la dette du système ferroviaire. Dette que les différents gouvernements, au fil des réformes, se sont toujours refusé à prendre en compte.

« Où le train passe la vie reprend », proclamait une affiche de la SNCF à la Libération. Cette ambition de lier développement du rail et progrès social semble avoir été abandonnée par les décideurs actuels. Ces dernières années, les différents pouvoirs à la tête de l’Etat et de l’entreprise ont engagé le train sur une pente déclinante.

Au-delà de la défaillance de l’Etat en matière de financement, la gestion opérée par la direction, avec l’aval de la tutelle, relève du plus classique des libéralismes. La direction de la SNCF préfère investir dans l’acquisition de filiales de toutes sortes au détriment du service public ferroviaire sur le territoire. Pour nos dirigeants, seules comptent rentabilité et croissance internationale. Et pour cela, tous les moyens sont bons : recours accru à la sous-traitance, précarisation et suppressions d’emplois, déshumanisation des gares et des trains,…

La future réforme envisagée par le gouvernement n’apporte aucune solution pour régler la problématique du financement du réseau et du système ferroviaire. Pire, en transformant les Epics en sociétés nationales à capitaux publics, elle ouvre la porte de la privatisation de la SNCF, soit par une éventuelle cession des actions ou une ouverture du capital. C’est le sort qui a été réservé à Air France et EDF/GDF, par exemple.

Remettre en cause les conditions sociales des cheminot-e-s par l’arrêt du recrutement au statut ne règlera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements.

La CGT n’est pas favorable au statu quo (un rapport contradictoire CGT est disponible ici) car la situation actuelle n’est pas satisfaisante tant du point de vue de la réponse aux besoins de transport que des conditions de vie et de travail des cheminots. C’est tout le sens du rapport CGT sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral.

La CGT vous donne rendez-vous le 22 mars 2018 à partir de 13h00 Place de la République à Paris pour une grande manifestation nationale pour porter d’autres choix que le « pacte ferroviaire » porté par le gouvernement et la direction de la SNCF.

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RETRAITÉ-E-S CHEMINOT-E-S, AGISSONS ENSEMBLE LE 15 MARS 2018

| Fédération

En France, 700 milliards d’euros échappent aux prélèvements sociaux. Sans cette fraude fiscale, il n’y aurait ni dette, ni déficit public, ni trou de la SECU !

Après 4 années de disette, le gouvernement a augmenté les pensions de seulement 0,8 % au 1er octobre 2017.
C’est loin, très loin de faire le compte par rapport à l’évolution des prix : + 6,9 % pour le gaz ; + 36 % pour le fioul ; + 8 centimes par litre de gasoil ; + 10 % pour les timbres poste.
Mais c’est encore plus loin si l’on prend en compte les ponctions subies par les retraités : mesures fiscales, CASA…
Pour 2017, cela représente plus de 1 % de perte de pouvoir d’achat et aucune augmentation n’est prévue en 2018 (nouveau report d’octobre à janvier pour la revalorisation des pensions) !!!!

En France, 62 personnes possèdent la même richesse que 3,5 milliards de personnes (soit la moitié la plus pauvre de l’humanité).

Au 1er janvier 2018, le taux de CSG a été relevé de 1,7 point pour tous les pensionnés soumis au taux normal de CSG : celui-ci est passé de 6,6 % à 8,3 % soit… + 25 % d’augmentation.
Plus de 70 % des cheminots retraités sont concernés par cette mesure et donc considérés, par le Président de la République, comme des « retraités » aisés !
En réalité, on assiste à une participation renforcée des retraités au financement de la protection sociale.

En France, 1 % des plus riches détient 25 % des richesses nationales pendant que 9 millions de personnes vivent avec moins de 1 015€/mois.

Baisse du pouvoir d’achat des retraités : ça suffit !

LE 15 MARS 2018,
JOURNÉE NATIONALE D’ACTION DES RETRAITÉS
DEVANT LES PRÉFÉCTURES !

✓ Non à la hausse de la CSG,
✓ Oui à l’augmentation des pensions !

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15 MARS ET 22 MARS 2018 RETRAITÉS CHEMINOTS, MOBILISONS-NOUS !

Mobilisations retraités

| Fédération

Depuis les dernières élections présidentielles, les salariés actifs ou retraités sont entrés brutalement dans le « nouveau monde » promis par le Président des riches.

Intégrée totalement à la doctrine libérale, la politique qu’il mène avec son gouvernement vise à instrumentaliser les droits sociaux pour tenter d’opposer les salariés entre eux (actifs, privés d’emploi, fonctionnaires, retraités, jeunes) dans le seul but d’imposer de fortes régressions sociales sur le patrimoine social de l’ensemble des salariés.

Protection sociale, contrat de travail, assurance chômage, retraites, service public, rien n’est épargné !

Les retraités viennent récemment d’en faire une très mauvaise expérience sur leur pouvoir d’achat.

DEPUIS JANVIER 2018, PLUS DE 60% DES RETRAITÉS VOIENT LEUR PENSION NETTE DIMINUER À LA SUITE DE L’AUGMENTATION DE 25% DE LA CSG.

Selon le gouvernement, il appartiendrait aux retraités de faire un effort. DE QUI SE MOQUE-T-ON !

Les récentes mesures contre les retraités ont déjà fortement pesé sur leur pouvoir d’achat : fiscalisation de la majoration familiale, suppression de la demi-part pour les veuves, veufs et divorcés, création de la CASA, blocage des pensions de 2014 à 2017. Et malgré les nombreuses hausses de prix décidées en ce début d’année notamment sur les carburants, l’énergie, les mutuelles, le forfait hospitalier, le gouvernement prévoit 0% d’augmentation des pensions en 2018 en reportant la date officielle d’une éventuelle revalorisation à janvier 2019.

Et « dans le même temps » avec nos impôts, 4,5 milliards d’euros seront redistribués cette année vers les plus riches. Dans le nouveau monde de Macron, les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent !

Le 15 mars 2018, rassemblements et manifestations (dans les départements), à l’appel de 9 organisations de retraités :

✓ CONTRE l’augmentation de la CSG ;
✓ POUR la revalorisation des pensions.

A la SNCF, les cheminots avec les usagers vont devoir affronter une nouvelle attaque contre le Service Public Ferroviaire et les droits qui s’y rattachent.

D’inspiration libérale, le rapport Spinetta qui vient d’être remis au gouvernement est sans ambiguïté sur certaines préconisations comme :

• La fermeture jusqu’à 9000km de lignes ;
• La généralisation de l’ouverture à la concurrence ;
• La filialisation de FRET SNCF ;
• La remise en cause du statut des cheminots.

Les premières annonces du gouvernement, par la voix de son Premier Ministre, reprennent une grande partie de ces préconisations et avec sa volonté de passer en force avec les ordonnances.

Les conséquences pour les cheminots retraités sont sans équivoque, qu’il s’agisse du Service Public SNCF, des facilités de circulation, de l’accès aux activités sociales proposées par les CE et bien entendu sur l’avenir du régime spécial de prévoyance et de retraite.

La Fédération CGT des Cheminots ne veut rien lâcher tant sur les principes du Service Public Ferroviaire que sur l’ensemble de nos garanties sociales contenues dans le statut et le régime spécial des cheminots. A l’inverse de cette politique, la CGT dispose d’un projet qui permet le développement du Service Public SNCF, le maintien et l’amélioration de nos droits.

La Fédération CGT des Cheminots et son UFR se félicitent que l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la SNCF appelle à agir dans l’unité.

Manifestation nationale des cheminots actifs et retraités
le 22 mars 2018 à Paris
Place la République
(rendez-vous à 13h00)

« La SNCF,
certains veulent la descendre,
NOUS on la défend »

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 mai 2018

Point sur la grève à la SNCF avec Rémy Hours (CGT13)

Le secrétaire général de la CGT 13, Remy Hours fait le point sur la convergence des luttes, sur la grève à la SNCF et sur la position du syndicat CGT face au gouvernement au moment même où s'ouvre le vot'action. + VIDÉO […]

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