Fédération CGT des Cheminots


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Motion de solidarité du Conseil national de la Fédération CGT des Cheminots envers les salariés d’Air France

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Les membres du Conseil National de la Fédération CGT des cheminots, réunis les 19 et 20 octobre 2015, expriment leur pleine solidarité envers les salariés d’Air France, comme envers les nombreux salariés et militants menacés de poursuites disciplinaires et victimes de discrimination pour faits syndicaux, comme c’est également le cas à la SNCF et dans les entreprises ferroviaires.

Par cette motion, nous exigeons :

  • La levée des poursuites judiciaires engagées à l’encontre des salariés d’Air France incriminés et le vote d’une loi d’amnistie,
  • Le retour à un véritable dialogue social issu des négociations, tant du côté gouvernemental que dans les entreprises,
  • Que l’Etat joue pleinement son rôle et garantisse, par des financements adaptés, la pérennité et le développement des Services Publics,
  • L’arrêt immédiat de la politique d’austérité par des créations d’emplois dans les Services Publics et une revalorisation des salaires.

La Fédération CGT des cheminots ne comprendrait pas que Gouvernement et Patronat ne s’engagent pas pour le retour d’un dialogue social sincère et serein dans notre Pays.

Faute d’être entendue sur ces légitimes revendications, la Fédération CGT des Cheminots engagera toutes ses forces aux côtés de toutes celles et tous ceux qui luttent pour l’emploi, les salaires, la Réduction du Temps de Travail et contre toutes les formes de discrimination.

Les militants CGT de notre Fédération seront le 22 octobre 2015 devant l’Assemblée Nationale et dans les autres mobilisations en territoire pour que justice soit rendue aux salariés d’Air France victimes de poursuites judiciaires iniques.

Fait à Montreuil, le 20 octobre 2015

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Déclaration de la Commission exécutive confédérale (CEC)

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Faire barrage à l’extrême droite et lutter pour le progrès social et la démocratie

Les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises confirment les risques pour la démocratie, les droits des salariés et des citoyens.

Ils sont les résultats des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits, comme des renoncements des gouvernements successifs à oeuvrer véritablement pour la justice sociale et la réponse aux besoins sociaux et environnementaux. Pour autant, depuis des mois, de nombreux salariés et citoyens contestent ces choix, s’opposent aux mauvais coups, tels la loi travail et la loi Macron et se mobilisent avec leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

Pour la deuxième fois dans le pays, sous la Vème République, une candidature d’extrême droite, représentée par le front national, sera présente au second tour des élections présidentielles. C’est un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail. Les gouvernements, qui depuis 2002 se sont succédés sans jamais répondre aux aspirations légitimes à plus de justice sociale, sans ouvrir de perspectives d’avenir meilleur, en portent une lourde responsabilité !

La CGT ne se résoudra jamais à accepter un tel scénario. Elle affirme que les salariés doivent, plus nombreux et plus fort, exprimer leurs attentes et leurs exigences revendicatives, faire grandir des mobilisations convergentes capables d’imposer un rapport de force pour gagner de nouveaux droits. Seul le progrès social favorise les solidarités, participe à combattre l’exclusion, les stigmatisations, les mises en concurrence.

L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires.
La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrême droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate !

L’autoritarisme des gouvernements successifs, les engagements non tenus ou les reniements, le renoncement à une Europe sociale, les dénis de démocratie, l’utilisation à répétition du 49.3 et les politiques menées ont cultivé la désespérance et le fatalisme d’une partie de la population. Cela est renforcé par la casse de l’industrie et des services publics, la montée du chômage et de la précarité, l’abandon des zones rurales et périurbaines.

La CGT ne croit pas en l’Homme providentiel et c’est la raison pour laquelle, elle revendique une véritable démocratie et de véritables droits d’expression et d’intervention dans toutes les entreprises et les services. Elle propose des alternatives sociales comme, par exemple, l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, les 32 heures pour travailler toutes et tous, travailler mieux et moins.

La CGT appelle l’ensemble des salariés et des organisations syndicales à faire du 1er mai une journée de mobilisation, de lutte et d’expression revendicative exceptionnelle, une journée de rassemblement pour les droits des travailleurs, le progrès social, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.

Montreuil, le 25 avril 2017

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DÉMATÉRIALISATION DE LA FICHE DE PAIE : LA CGT ALERTE !

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Le 5 avril 2017, une délégation de la Fédération CGT des cheminots a été reçue à la demande de la direction. Elle a annoncé sa décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Elle souhaite faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril 2017 pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique.

C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Elle a pour principe d’inverser la responsabilité du salarié. Le salarié ne doit plus demander la dématérialisation de son bulletin de paie, il doit au contraire la refuser s’il souhaite recevoir la version papier.

Bref, la simplification administrative bénéficie à l’employeur et la vie du salarié se complique.

Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas la généralisation du bulletin numérique, elle la permet.

Par ailleurs, une délivrance papier permet un meilleur contrôle de la rémunération.

POURQUOI LA DIRECTION DE LA SNCF FAIT SI VITE ?

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pour la CGT, la direction souhaite uniquement accélérer les suppressions d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser la charge de travail. Rappelons-nous, que la réforme du ferroviaire de 2014 a été conçue comme une étape pour opérer à la séparation complète entre SNCF Réseau et Mobilités.

La volonté politique de la direction est de tenter d’étouffer les exigences salariales des cheminots !

La loi donne la possibilité aux cheminots de refuser le bulletin de paie électronique. Il suffit de notifier son opposition à son employeur (chef d’établissement). Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas, la direction ne peut lui en imposer.

Au regard des différentes contraintes que cela occasionne et du risque d’être moins attentifs concernant les éléments de rémunération, la CGT alerte sur les dangers réels liés à la mise en place du Bulletin de Paie Electronique.

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Fiche de paie électronique : lettre ouverte à monsieur Ambrosini, DRH du GPF

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Objet : Fiche de paie électronique

Monsieur le Directeur,

Vos services ont reçu une délégation de la Fédération CGT des cheminots pour lui annoncer votre décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Un document de quelques pages a été remis pour expliquer la procédure. Vous souhaitez faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique.

Votre démarche suscite une réaction de notre part, tant sur la forme que sur le fond.

C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Elle a pour principe d’inverser le droit d’option (la responsabilité) du salarié. Le salarié ne doit plus demander la dématérialisation de son bulletin de paie, il doit au contraire la refuser s’il souhaite recevoir la version papier. La simplification administrative bénéficie à l’employeur, la vie du salarié se complique.

Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas cette mise en place. C’est uniquement une possibilité (Art. L3243-2 du code du travail (…) Sauf opposition du salarié, l’employeur peut procéder à la remise du bulletin de paie sous forme électronique (…)) Les dirigeants de la SNCF utilisent la période pour l’imposer unilatéralement, sans entendre les représentants du personnel … Nous reconnaissons ici votre perception du dialogue social : avoir des partenaires syndicaux qui accompagnent vos choix sans les discuter. C’est le sens d’une promotion de l’entreprise vis-à-vis de certaines organisations syndicales se réclamant du réformisme.

La fédération tient à vous rappeler, M. le directeur, que la procédure de refus telle que l’a imaginé le législateur n’est pas aussi complexe que vos services l’envisagent. En effet, il suffit au salarié de notifier son opposition à son employeur. Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas vous ne pouvez lui en imposer.

Par contre, l’employeur lorsqu’il décide de mettre en place la généralisation du bulletin numérique a quelques obligations dont aujourd’hui nous n’avons pas de garantie, notamment la conservation d’un double jusqu’à 6 ans après l’âge de mise à la retraite ou pour une durée de 5 ans.

C’est en ce sens que la fédération CGT des Cheminots vous demande de suspendre votre démarche de généralisation du bulletin de paie électronique.

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pourquoi imposer la généralisation, souhaitez-vous peut-être accélérer la suppression d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser sa charge et la supprimer.

Vous connaissez M. le Directeur le sens politique de la fiche de paie, des informations qu’elle contient. A l’heure où des candidats de droite, de droite extrême et d’extrême droite veulent supprimer ou alléger les cotisations sociales, il est indispensable que les cheminots, comme l’ensemble des salariés connaissent les éléments de leur fiche de paie. C’est leur salaire, rémunération de leur travail, qui finance la prévoyance, la retraite, l’action sociale…

Notre courrier du 13 février 2017 revenait sur la volonté politique cachée derrière la simplification du bulletin de paie avec des cotisations dont nous ne connaissons pas ce qu’elles financent, ni leur taux et leur assiette. La disparition de la référence au statut (RH0001) pour les cheminots du cadre permanant n’a pas trouvé de justification.

A ce jour, la fédération n’a reçu aucune précision écrite permettant de faire correspondre les cotisations légales avec celles mentionnées sur le bulletin. Seul un contact téléphonique a été pris en vue d’établir une réponse écrite, sans suite à ce jour.

Au-delà du bulletin de paie, et de son mode de distribution, la fédération CGT des Cheminots interpelle une nouvelle fois les principaux dirigeants du Groupe Public Ferroviaire. Il est en effet intenable que nous nous dirigions vers une nouvelle année de gel des salaires. Le salaire d’embauche d’un bachelier pourrait être désormais sous le SMIC sans le versement d’une prime compensatoire.

En 2016, 1,7 milliard d’euros ont été consacrés au paiement des intérêts de la dette de la SNCF. Pour assurer cette rente, les financiers nous dictent leur politique. Cette rente s’acquitte au détriment de l’emploi, des salaires et de la réponse sociale à la Nation et aux cheminots.

Pendant ce temps, les premiers dirigeants de l’EPIC SNCF Mobilités se sont accordés une rémunération annuelle moyenne de 400 000, soit 40 000de plus qu’en 2016. Les pratiques égoïstes des patrons du CAC40 semblent se répandre aux dirigeants d’entreprises publiques de service public.

Nous attendons, de votre part, une prise en compte responsable de la question salariale à la SNCF. Une augmentation générale des salaires est indispensable ; nous avons de nouveau pu mesurer toute la limite des artifices des dispositifs tels que l’intéressement, la prime ou la GIR.

La fédération exige en conséquence l’ouverture immédiate d’une négociation salariale qui bénéficie à tous les cheminots de la SNCF. A quelques mois des négociations, concernant la classification des métiers au niveau de la Branche, votre attitude en dira long sur les intentions de l’UTP.

Dans l’attente d’une réponse rapide, veillez recevoir, Monsieur le directeur, mes sincères salutations.

Jocelyn PORTALIER
Secrétaire Fédéral

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MANŒUVRES EN COULISSES

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Afin d’augmenter ses gains de productivité en poursuivant la mise en place des nouveaux régimes de travail, la Direction cherche complicité et complaisance pour l’imposer aux cheminots.
Elle manoeuvre et tire les ficelles pour rester en petit comité.

« Un chèque en blanc ! »
L’accord minoritaire sur l’organisation du temps de travail permet à la DMC (Direction du Métier de la Circulation) d’appliquer de nouveaux régimes de travail aux cheminots des EIC (Etablissements Infrastructure Circulation).

Pour la Direction, il s’agit d’augmenter les gains de productivité en supprimant les emplois et en augmentant les durées journalières de travail dans les EIC. Peu importent les conséquences sur les conditions de travail des cheminots et la sécurité ferroviaire.

En régions, les Directions des EIC multiplient leur mise en oeuvre.

Les Groupes de Travail paritaires, chargés de procéder à une étude locale préalable à la mise en place de ces nouveaux régimes, ne sont que des coquilles vides, sans moyens et sans outils.

D’ailleurs, plutôt que d’y mettre un véritable contenu, la Direction préfère s’accorder en coulisses avec les organisations syndicales d’accompagnement, pour quelques poussières d’euros destinées à faire « avaler la pilule aux cheminots ».

Ces organisations ont signé un véritable « chèque en blanc » à la Direction !

Ainsi, ces groupes de travail sont considérés, par la Direction, comme de simples formalités.

Pour exemple, à Etang sur Arroux (EIC Bourgogne Franche Comté), la mise en place du nouveau régime de travail a été réalisée, avant même la tenue d’un Groupe de Travail Paritaire complet, démontrant ainsi le mépris d’une Direction pour l’étude préalable des conditions de travail.

Complicités coupables !

Dans les EIC, lors de la tenue des Groupes Paritaires, les représentants CGT dénoncent les conséquences néfastes de ces nouveaux régimes de travail, pour les cheminots et la sécurité.

Ils dénoncent l’approche réductrice de la DMC quant à la charge de travail et mentale des Agents Circulation et Aiguilleurs. Pour la CGT, la mesure de ces charges ne peut se résumer à quelques indicateurs sur le nombre de circulations et de procédures travaux. Les tâches et missions des cheminots sont bien plus complexes et plus larges que cette approche.

Ainsi, les organisations syndicales CGT et SUD-Rail ont demandé, en CE Circulation de février 2017, un moratoire quant à la mise en place de ces nouveaux régimes de travail.

Complaisantes, voire complices, l’UNSA et la CFDT ont voté contre ce moratoire, préférant « voler au secours » de la Direction plutôt que de préserver les conditions de travail, l’emploi et la sécurité.

D’ailleurs, forte du soutien de ces organisations syndicales, la DMC compte bien multiplier ses gains de productivité pour 2017.

Tableaux reprenant les projets 2017 de déploiements des nouveaux régimes de travail (liste non exhaustive) :

EIC Poste
ALP Sallanches-Combloux-Megève
ALP Cluses – Poste BV
ALP La Roche-sur-Foron – Poste 1
ALP St Gervais les Bains
AN Le Lioran – Poste BV
AN Cercy-la-Tour – Poste 1
APC Coutras – Poste 4
APC Coarraze-Nay – Poste BV
BFC Le Valdahon – Poste
BFC Morteau – Poste
BFC Etang
CE St-Amand-Montrond-Orval
CE St-Florent-sur-Cher – Poste 1
CE Vendômes
CE La Membrolles

 

EIC Poste
LORCA Verdun
LORCA Arches – Poste BV
LORCA St-Dié / RAON
LORCA Kalhausen
LR Poste 4 de Nîmes
LR Gare de Lézignan-Corbières
MPY Pamiers
MPY Postes 1 et 3 de Lourdes
NMD Surdon – Poste 1
NPCP Maubeuge – Poste 2
PDL Cholet
PDL Les sables d’Olonnes
RAL Tassin, Lozanne et L’arbresle
RAL Firminy
RAL Poste D de Sibelin

En petit comité !

Lors du CE Circulation du 30 mars, la DMC est allée jusqu’à préciser le mode opératoire pour que la Direction, l’UNSA et la CFDT restent en petit comité pour développer, de manière démesurée, les nouveaux régimes de travail.

Là encore, il s’agit d’un déni de démocratie afin de traiter avec les organisations syndicales minoritaires mais complaisantes. La Direction fait fi du vote des cheminots des EIC.

En séance, l’appel du pied de la DMC envers les représentants des organisations d’accompagnement a été clair et sans détour.

Face aux interventions des représentants CGT dans les EIC et aux multiples interpellations de la délégation CGT lors des CE Circulation, la Direction a suggéré la possibilité d’une entente entre l’UNSA et la CFDT afin d’exclure la CGT et SUD-Rail des Groupes de Travail Paritaires.

Il est clair que cette indication de la DMC aura résonné comme une proposition de briller à l’oreille des organisations syndicales complaisantes.

En effet, la Direction ne souhaite pas aborder sur le fond le sujet des conditions de travail. Dans le même temps, elle sait déjà pouvoir compter sur certaines organisations syndicales qui se précipiteront d’accepter des poussières d’euros en compensation des dégradations des conditions de vie et de travail des cheminots.

Loin de ces manoeuvres d’appareils, la CGT ne laissera pas ce petit comité oeuvrer à la suppression massive d’emplois dans les EIC.

Pour rappel, les conditions de travail des cheminots des EIC relèvent bien des prérogatives des CHSCT et non de pseudo-Groupes de Travail.

Aux côtés des cheminots des EIC, la CGT, ses élus et mandatés ont bien l’intention d’imposer à la DMC d’autres choix et de meilleures perspectives d’avenir !

MOBILISONS-NOUS
POUR GAGNER UN AUTRE AVENIR !

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POURSUIVONS LES MOBILISATIONS À TOUS LES NIVEAUX !

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Le 21 mars 2017, sur l’ensemble du territoire, les cheminot-e-s de la SNCF, des entreprises ferroviaires privées et de la restauration ferroviaire se sont mobilisés, sous diverses formes, aux côtés d’autres salariés, pour la reconquête de l’industrie et des services publics.

Depuis plusieurs mois, la CGT est engagée dans une grande campagne pour la reconquête de l’industrie en lien avec les services publics et l’aménagement du territoire. Le montant des investissements des entreprises est aujourd’hui inférieur aux dividendes versés aux actionnaires. Résultat : la finance étouffe l’économie. 750 000 emplois ont été détruits dans l’industrie en 10 ans, de véritables déserts industriels se sont créés. Cette casse a eu un effet désastreux sur les territoires et sur les services publics qui les desservaient avec des fermetures de gares, d’hôpitaux, de bureaux de postes…

Le 21 mars, dans toute la France, la CGT a donc exigé un plan de relance de l’industrie et des services publics !

Pour cela, l’État peut reprendre la main sur la finance, orienter la recherche scientifique, et utiliser la dépense et la commande publique pour dynamiser les investissements productifs en France. Ce sont des leviers importants.

À la SNCF, entreprise publique de service public, les investissements doivent permettre de développer les compétences internes et de répondre aux besoins de la Nation en matière de transport et de report modal : relance du Fret ferroviaire, développement de l’outil industriel au Matériel (modernisations et créations d’ateliers) et à l’Équipement (créations d’emploi et acquisition d’outils pour internaliser des charges de travail). Mais il s’agit aussi de développer le transport de voyageurs pour répondre aux besoins des bassins d’emplois. Les services publics des grands réseaux (transports, énergies, télécommunications) sont des avantages et des outils précieux pour la relance industrielle.

Les choix opérés par la direction SNCF sont tout autres et n’ont qu’un seul objectif : améliorer les ratios financiers au détriment des conditions de vie et de travail des cheminot-e-s.

Dans la poursuite des mobilisations engagées localement et régionalement depuis plusieurs mois, les cheminot-e-s ont donc agi sous diverses formes pour dénoncer la stratégie mortifère de l’entreprise pour le service public et leurs conditions sociales.

En se rassemblant dans les établissements, en agissant par la grève, les cheminot-e-s ont exigé :

• Des emplois en nombre et en qualité ;
• L’arrêt des multiples et incessantes réorganisations ;
• L’arrêt de la sous-traitance privée ;
• Une présence humaine dans les gares et dans les trains, assurée par des emplois pérennes et au statut ;
• Une augmentation des salaires et pensions ;
• La suppression de la filiale Transkeo et l’intégration des personnels déjà recrutés au sein de la SNCF ;
• La réouverture des négociations sur le temps de travail de l’encadrement qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail.

La direction de l’entreprise doit entendre le mécontentement exprimé par les cheminot-e-s depuis plusieurs mois sur ces sujets.

En participant aux manifestations interprofessionnelles dans le cadre de la journée d’action sur l’industrie et les services publics, ils ont aussi affirmé la convergence des intérêts entre les salariés. Les cheminots, en tant que salariés de la SNCF et en tant que citoyens, ont besoin d’une industrie forte dans notre pays, y compris pour l’avenir du mode ferroviaire.

La fédération CGT invite l’ensemble des cheminot-e-s de la SNCF, des entreprises ferroviaires privées, de la restauration ferroviaire à mettre en débat les suites à donner dans les établissements et dans les entreprises à cette journée d’action professionnelle et interprofessionnelle.

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Carole réintégrée !

Communiqué du secteur Midi-Pyrénées

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Hier, mardi 21 mars, nous avons appris avec un grand soulagement la réintégration de notre camarade Carole.

logompLe secteur fédéral CGT, les syndicats CGT et UFCM CGT de Toulouse, remercient tous les cheminots qui ont fait acte de solidarité sur le territoire national, souvent dans l’unité syndicale, pour demander à la Direction d’examiner avec attention la situation de Carole.

Bien sûr, la CGT va continuer à épauler Carole, pour l’aider à reprendre, dès que son état de santé le permettra, ses fonctions dans l’entreprise dans les meilleures conditions. Une rencontre est prévue avec la Direction pour cela.

Par ailleurs, le syndicat CGT de Toulouse ouvre une caisse de solidarité pour l’aider financièrement, suite à ces semaines d’arrêts du fait de la dégradation de son état de santé et à la sanction.

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DIGNITÉ, RESPECT, COMBATIVITÉ

Communiqué aux cheminots - Droits et libertés

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À quelques jours d’intervalle, un second cheminot, militant syndical CGT, a mis fin à ses jours.
Cet acte, qui provoque une vive émotion, traduit un accroissement de la tension entre les cheminots et la politique d’entreprise.

Avec des objectifs financiers drastiques, issus de la réforme ferroviaire et de ses propres ambitions de développement externe, la Direction SNCF fait exploser les restructurations depuis quelques mois : Équipement Agent Seul, Établissements Services Spécialisés par activité, filialisation type « Transkeo », équipes composites à l’Équipement, sous-traitance privée, « petits collectifs », fermeture d’ateliers au Matériel, etc.

Cela est doublé d’une pénurie d’emploi entretenue par le non-remplacement des départs en retraite, le recours massif aux contrats précaires et autres stratégies de mobilité contrainte.

Cette pression assumée, qui est imposée aux cheminots, provoque des réactions qui vont du mécontentement individuel à la mobilisation syndicale structurée.

Mais au lieu de tenir compte de ces réactions, d’écouter les critiques et les contre-propositions des cheminots et de la CGT, la Direction choisit le passage en force, ce qui aggrave encore le malaise.

Certains managers, confrontés eux-mêmes à la pression des objectifs, à la faiblesse grandissante de leurs marges de manoeuvre et à cette hostilité des cheminots provoquée par la politique d’entreprise, savent prendre du recul et tentent d’apaiser les tensions.

D’autres, au contraire, rentrent dans une véritable croisade personnelle d’acharnement contre les cheminots les plus revendicatifs.

Ils sont d’autant plus décomplexés que la Direction stigmatise les oppositions à sa stratégie et développe une véritable violence dans sa politique sociale.

Par exemple, des cheminots se voient informés par courrier que leur poste est supprimé et qu’ils doivent se trouver eux-mêmes un emploi avant la date fatidique, avec parfois la menace de changer de région. Des centaines d’entre eux sont cantonnés dans les EME sans perspective réelle.

Par ailleurs, le recours à la révocation est devenu habituel. Cette sanction ultime, qui ne devrait intervenir que dans des cas extrêmes, est désormais utilisée comme une méthode de régulation des problèmes, sans même tenir compte de la situation sanitaire et sociale des cheminots qui en sont victimes.

La Direction SNCF veut imposer la résignation des cheminots en prévision de nouvelles attaques historiques. Ainsi, sous couvert de l’UTP, elle s’est récemment lancé dans un militantisme vigoureux en faveur de l’ouverture à la concurrence des TER, la restriction du droit de grève et du droit de retrait, et 68 autres propositions qu’elle a adressées aux candidats à l’élection présidentielle.

La Fédération CGT des cheminots appelle la Direction à stopper sa politique de casse.

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’organiser dans les syndicats CGT pour ne laisser aucun collègue dans la détresse individuelle et pour lutter encore plus contre la destruction de l’entreprise publique et du service public ferroviaire.

Elle exige la tenue d’une table-ronde nationale pour prendre des mesures rapides afin d’améliorer la situation sanitaire et sociale des cheminots.

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LE 28 MARS, LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS DANS L’ACTION !

Logement : droits des cheminots

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Depuis la création du collecteur ICF Habitat et la perte de maîtrise de l’attribution des logements par le département logement, les cheminots constatent une qualité de service fortement dégradée dans leur parcours logement.
La Fédération CGT des cheminots alertée par les attaques des droits des cheminots, accélérées par la réforme du ferroviaire – loi du 04 août 2014 -, a à plusieurs reprises interpellé la Direction SNCF, notamment à partir de 2 demandes d’audiences nationales en 18 mois.
Devant le mépris des représentants RH, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate.

La CGT a fait part de l’urgence sociale :

  • Les obstacles et dysfonctionnements rencontrés par les cheminots pour se loger avec leur famille, dans le processus de la demande et les conditions de logement ;
  • Les expulsions des retraités qui se poursuivent ;
  • Le montant des loyers inaccessibles ;
  • La suppression dans le parc libre de la décote sur le montant de la redevance d’occupation à la (re)location déterminée par rapport aux prix du marché en fonction de l’état du logement et de son environnement (prévue au règlement du RH00333) ;
  • L’arrêt du prélèvement sur solde des loyers, des redevances locatives à partir d’avril 2017 et le paiement de deux échéances de loyer de manière rapprochée…

Si la Direction SNCF reconnaît que l’année 2015 a été difficile, elle affirme que la situation de 2016 s’est accélérée du point de vue du traitement de la demande et de son suivi « d’entrée dans le système ».

Elle rappelle que son objectif est de loger un maximum de cheminots au plus près de leur lieu de travail.

Concernant le montant des loyers, la Direction mentionne :

  • Les loyers sociaux sont réglementés et encadrés.
  • Le logement libre ; ICF appliquerait une moyenne basse du prix du marché.

Sur l’arrêt du prélèvement sur solde : pour la CGT, c’est la remise en cause du règlement du loyer à terme échu qui est visé et l’abandon d’un pilier essentiel du contrat social qui lie les cheminots à l’entreprise SNCF, notamment en raison des contraintes liées au service public ferroviaire. Un bilan des impayés sera effectué en avril 2017, s’en suivra la prise d’une « orientation politique ».

Le discours de la Direction est inacceptable au regard des conditions de vie et de travail des cheminots.

Le patrimoine logement est issu du fruit du travail et des luttes des cheminots.

A ce titre, la Direction de l’entreprise SNCF a une responsabilité sociale. Elle doit garantir le droit d’accès et le maintien au logement pour tous les cheminots actifs et retraités, en leur proposant des logements en proximité avec les normes de qualité et de confort d’aujourd’hui à un prix accessible.

La Fédération CGT appelle les cheminots actifs et retraités à participer nombreux au rassemblement national le 28 mars 2017 devant le siège d’ICF 24 Rue de Paradis 75010 Paris, de 10h30 à 14h00.

Elle sollicite les directions d’ICF et de la SNCF pour être reçue et exiger des réponses sur l’ensemble des revendications logement.

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AGISSONS POUR L’EMPLOI ET LE SERVICE PUBLIC !

21 mars 2017 : action interprofessionnelle

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Il faut des services publics forts dans tout le pays, pour contribuer au développement économique et à l’aménagement du territoire. La dépense et la commande publiques sont des leviers puissants pour créer des emplois et lutter contre le fléau du chômage.
La SNCF, Entreprise Publique de Service Public devrait, dans cette perspective, occuper une place de premier plan. Ce n’est apparemment pas le choix retenu par la Direction.

Malgré les alertes et le mécontentement exprimés au cours des nombreuses mobilisations des cheminots, la Direction SNCF s’enfonce dans une stratégie de multiplication des restructurations ne visant qu’à supprimer des effectifs et affaiblir les moyens de production.

Elle prône la polyvalence des métiers avec, par exemple, des agents circulation appelés à intervenir en gare, des agents d’escale appelés à faire de la lutte anti-fraude à bord des trains, des contrôleurs appelés à faire de l’accueil sur le quai, des agents de conduite appelés à assumer seuls des missions de sécurité à bord des trains, des cheminots de l’équipement, du matériel ou des métiers transverses confrontés de plus en plus à l’externalisation et la sous-traitance.

Cette stratégie n’a que pour objectif de réaliser des économies au détriment des conditions de vie et de travail des cheminots.

La Fédération CGT des Cheminots redit qu’il s’agit bien là d’une stratégie mortifère visant au démantèlement de l’entreprise publique SNCF et à la casse des conditions sociales des cheminots.

Cette vision archaïque du service public ferroviaire fait partie intégrante d’un modèle de société plus large qui vise à désindustrialiser le pays et faire reculer les services publics en territoires.

Pas d’industries sans services publics, pas de services publics sans industries !

La France a besoin d’industries et de services publics forts répondant aux besoins de la population et qui assurent un développement économique équilibré des territoires, la création d’emplois et le progrès social pour tous.

Le développement d’une industrie moderne suppose des services publics de qualité, notamment en matière de transport.

C’est pour ces raisons que les cheminots ont toute leur place dans la journée interprofessionnelle de luttes le 21 mars !

A cette fin, la fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève national du 20 mars 19h00 au 22 mars 8h00.

Celui-ci porte notamment sur :

  • L’emploi, les besoins de production, la précarité, la sous-traitance, les conditions de travail (Pool Fac, indemnité de modification de commande, etc…) ;
  • La politique industrielle de la Direction SNCF pour les filières Equipement et Matériel ;
  • La suppression de la filiale Transkeo et l’intégration des personnels déjà recrutés au sein de la SNCF ;
  • La réponse aux besoins des usagers en matière de présence en gare et à bord des trains ;
  • Le devenir de l’EPIC SNCF ;
  • Le forfait-jours ;
  • Les salaires et pensions.

La Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser et à interpeller les Directions locales SNCF dans le cadre des initiatives organisées en proximité.

Elle invite également les cheminots à prendre part aux rassemblements et manifestations interprofessionnels organisés dans les territoires le 21 mars 2017.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

28 avril 2017

Un bureau d’embauche pour la SNCF devant la gare de Vierzon

Installée devant la gare, hier matin, la CGT des cheminots de Vierzon a reçu des candidats qui souhaitent intégrer la SNCF. Une action peu banale qui a séduit les postulants.[…]

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