Fédération CGT des Cheminots


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Sachons raison garder !

Actualité de la SNCF

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La tentative d’attentat déjouée dans un train « THALYS » de l’entreprise ferroviaire belge THI- Factory, dont le groupe SNCF est actionnaire, a placé le transport ferré sous les feux de l’actualité durant cet avant dernier week-end du mois d’août 2015.
Les informations ont été confuses et parfois erronées sur le déroulement de ce tragique évènement comme sur les comportements des agents de bord.

La Fédération CGT des cheminots a pris la décision de refuser toute sollicitation médiatique durant le week-end. Nous étions confrontés à un sujet très grave qui relève de la sécurité nationale et du Ministère de l’Intérieur.

Tout démontre qu’en de telles circonstances, le plus raisonnable est d’éviter de placer des représentants syndicaux face aux micros et caméras, au risque d’en rajouter dans la confusion et les interprétations approximatives par des réactions trop hâtives. De plus, nous prenions le risque d’être entraînés dans un débat polémique à la suite des propos tenus par un acteur très connu sur le comportement des agents d’accompagnement. Nul ne peut penser qu’en de telles circonstances, il soit bienvenu d’entretenir par voie médiatique une telle situation.

Peu à peu, la réalité des faits se dévoile et chacun peut constater qu’aucun reproche ne peut être fait aux collègues belges qui assuraient l’accompagnement de ce train. Les cheminots belges et français qui ont contribué au dénouement relativement heureux de cet acte qualifié de terroriste, ont été salués comme il se doit par les autorités françaises, par la direction du groupe SNCF et celle de l’entreprise THI-Factory. Il en va de même des voyageurs, et notamment les militaires américains qui ont certainement, par leur intervention, permis d’éviter un drame en neutralisant l’agresseur. Chacun de nous est, bien entendu, reconnaissant de ces actes de bravoure et du travail des cheminots comme des forces de police qui sont intervenus pour placer les voyageurs définitivement en sécurité et garantir la poursuite de leur voyage.

Par voie de presse, la direction de la SNCF, avec l’aval de l’Etat Français, informe qu’elle va élargir les prérogatives de la plateforme téléphonique (3117) qui, jusqu’à ce jour, avait été constituée pour les signalements d’incivilités à bord des trains d’Ile de France. Cette plateforme et les cheminots y travaillant auraient donc à gérer l’ensemble du territoire national et verraient s’étendre leur travail à la gestion des signalements aux risques terroristes. La CGT prend acte de cette décision mais demande, bien entendu, que la Direction prenne en considération l’augmentation des moyens humains et matériels et garantisse une formation adaptée aux agents pour leur permettre de réaliser ce travail dans des meilleures conditions. Il est une évidence, la responsabilité de ces cheminots va être totalement différente.

Il est important de mesurer qu’à tout moment, à bord d’un train ou dans les gares, la présence humaine de cheminots qualifiés sur leur emploi est indispensable. La CGT demande à la Direction et à l’Etat de s’appuyer sur les différents évènements qui se sont produits durant l’été, qu’ils soient liés à des défaillances du matériel roulant et des infrastructures ou à des causes externes météorologiques ou sur des passages à niveau pour réviser à la hausse le budget de l’emploi et abandonner leur volonté de polyvalence professionnelle qui conduit à la déqualification. La Fédération CGT des cheminots interpellera la Direction sur ces thèmes dans les prochains jours. 

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POURSUIVONS LES MOBILISATIONS À TOUS LES NIVEAUX !

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Le 21 mars 2017, sur l’ensemble du territoire, les cheminot-e-s de la SNCF, des entreprises ferroviaires privées et de la restauration ferroviaire se sont mobilisés, sous diverses formes, aux côtés d’autres salariés, pour la reconquête de l’industrie et des services publics.

Depuis plusieurs mois, la CGT est engagée dans une grande campagne pour la reconquête de l’industrie en lien avec les services publics et l’aménagement du territoire. Le montant des investissements des entreprises est aujourd’hui inférieur aux dividendes versés aux actionnaires. Résultat : la finance étouffe l’économie. 750 000 emplois ont été détruits dans l’industrie en 10 ans, de véritables déserts industriels se sont créés. Cette casse a eu un effet désastreux sur les territoires et sur les services publics qui les desservaient avec des fermetures de gares, d’hôpitaux, de bureaux de postes…

Le 21 mars, dans toute la France, la CGT a donc exigé un plan de relance de l’industrie et des services publics !

Pour cela, l’État peut reprendre la main sur la finance, orienter la recherche scientifique, et utiliser la dépense et la commande publique pour dynamiser les investissements productifs en France. Ce sont des leviers importants.

À la SNCF, entreprise publique de service public, les investissements doivent permettre de développer les compétences internes et de répondre aux besoins de la Nation en matière de transport et de report modal : relance du Fret ferroviaire, développement de l’outil industriel au Matériel (modernisations et créations d’ateliers) et à l’Équipement (créations d’emploi et acquisition d’outils pour internaliser des charges de travail). Mais il s’agit aussi de développer le transport de voyageurs pour répondre aux besoins des bassins d’emplois. Les services publics des grands réseaux (transports, énergies, télécommunications) sont des avantages et des outils précieux pour la relance industrielle.

Les choix opérés par la direction SNCF sont tout autres et n’ont qu’un seul objectif : améliorer les ratios financiers au détriment des conditions de vie et de travail des cheminot-e-s.

Dans la poursuite des mobilisations engagées localement et régionalement depuis plusieurs mois, les cheminot-e-s ont donc agi sous diverses formes pour dénoncer la stratégie mortifère de l’entreprise pour le service public et leurs conditions sociales.

En se rassemblant dans les établissements, en agissant par la grève, les cheminot-e-s ont exigé :

• Des emplois en nombre et en qualité ;
• L’arrêt des multiples et incessantes réorganisations ;
• L’arrêt de la sous-traitance privée ;
• Une présence humaine dans les gares et dans les trains, assurée par des emplois pérennes et au statut ;
• Une augmentation des salaires et pensions ;
• La suppression de la filiale Transkeo et l’intégration des personnels déjà recrutés au sein de la SNCF ;
• La réouverture des négociations sur le temps de travail de l’encadrement qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail.

La direction de l’entreprise doit entendre le mécontentement exprimé par les cheminot-e-s depuis plusieurs mois sur ces sujets.

En participant aux manifestations interprofessionnelles dans le cadre de la journée d’action sur l’industrie et les services publics, ils ont aussi affirmé la convergence des intérêts entre les salariés. Les cheminots, en tant que salariés de la SNCF et en tant que citoyens, ont besoin d’une industrie forte dans notre pays, y compris pour l’avenir du mode ferroviaire.

La fédération CGT invite l’ensemble des cheminot-e-s de la SNCF, des entreprises ferroviaires privées, de la restauration ferroviaire à mettre en débat les suites à donner dans les établissements et dans les entreprises à cette journée d’action professionnelle et interprofessionnelle.

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Carole réintégrée !

Communiqué du secteur Midi-Pyrénées

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Hier, mardi 21 mars, nous avons appris avec un grand soulagement la réintégration de notre camarade Carole.

logompLe secteur fédéral CGT, les syndicats CGT et UFCM CGT de Toulouse, remercient tous les cheminots qui ont fait acte de solidarité sur le territoire national, souvent dans l’unité syndicale, pour demander à la Direction d’examiner avec attention la situation de Carole.

Bien sûr, la CGT va continuer à épauler Carole, pour l’aider à reprendre, dès que son état de santé le permettra, ses fonctions dans l’entreprise dans les meilleures conditions. Une rencontre est prévue avec la Direction pour cela.

Par ailleurs, le syndicat CGT de Toulouse ouvre une caisse de solidarité pour l’aider financièrement, suite à ces semaines d’arrêts du fait de la dégradation de son état de santé et à la sanction.

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DIGNITÉ, RESPECT, COMBATIVITÉ

Communiqué aux cheminots - Droits et libertés

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À quelques jours d’intervalle, un second cheminot, militant syndical CGT, a mis fin à ses jours.
Cet acte, qui provoque une vive émotion, traduit un accroissement de la tension entre les cheminots et la politique d’entreprise.

Avec des objectifs financiers drastiques, issus de la réforme ferroviaire et de ses propres ambitions de développement externe, la Direction SNCF fait exploser les restructurations depuis quelques mois : Équipement Agent Seul, Établissements Services Spécialisés par activité, filialisation type « Transkeo », équipes composites à l’Équipement, sous-traitance privée, « petits collectifs », fermeture d’ateliers au Matériel, etc.

Cela est doublé d’une pénurie d’emploi entretenue par le non-remplacement des départs en retraite, le recours massif aux contrats précaires et autres stratégies de mobilité contrainte.

Cette pression assumée, qui est imposée aux cheminots, provoque des réactions qui vont du mécontentement individuel à la mobilisation syndicale structurée.

Mais au lieu de tenir compte de ces réactions, d’écouter les critiques et les contre-propositions des cheminots et de la CGT, la Direction choisit le passage en force, ce qui aggrave encore le malaise.

Certains managers, confrontés eux-mêmes à la pression des objectifs, à la faiblesse grandissante de leurs marges de manoeuvre et à cette hostilité des cheminots provoquée par la politique d’entreprise, savent prendre du recul et tentent d’apaiser les tensions.

D’autres, au contraire, rentrent dans une véritable croisade personnelle d’acharnement contre les cheminots les plus revendicatifs.

Ils sont d’autant plus décomplexés que la Direction stigmatise les oppositions à sa stratégie et développe une véritable violence dans sa politique sociale.

Par exemple, des cheminots se voient informés par courrier que leur poste est supprimé et qu’ils doivent se trouver eux-mêmes un emploi avant la date fatidique, avec parfois la menace de changer de région. Des centaines d’entre eux sont cantonnés dans les EME sans perspective réelle.

Par ailleurs, le recours à la révocation est devenu habituel. Cette sanction ultime, qui ne devrait intervenir que dans des cas extrêmes, est désormais utilisée comme une méthode de régulation des problèmes, sans même tenir compte de la situation sanitaire et sociale des cheminots qui en sont victimes.

La Direction SNCF veut imposer la résignation des cheminots en prévision de nouvelles attaques historiques. Ainsi, sous couvert de l’UTP, elle s’est récemment lancé dans un militantisme vigoureux en faveur de l’ouverture à la concurrence des TER, la restriction du droit de grève et du droit de retrait, et 68 autres propositions qu’elle a adressées aux candidats à l’élection présidentielle.

La Fédération CGT des cheminots appelle la Direction à stopper sa politique de casse.

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’organiser dans les syndicats CGT pour ne laisser aucun collègue dans la détresse individuelle et pour lutter encore plus contre la destruction de l’entreprise publique et du service public ferroviaire.

Elle exige la tenue d’une table-ronde nationale pour prendre des mesures rapides afin d’améliorer la situation sanitaire et sociale des cheminots.

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LE 28 MARS, LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS DANS L’ACTION !

Logement : droits des cheminots

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Depuis la création du collecteur ICF Habitat et la perte de maîtrise de l’attribution des logements par le département logement, les cheminots constatent une qualité de service fortement dégradée dans leur parcours logement.
La Fédération CGT des cheminots alertée par les attaques des droits des cheminots, accélérées par la réforme du ferroviaire – loi du 04 août 2014 -, a à plusieurs reprises interpellé la Direction SNCF, notamment à partir de 2 demandes d’audiences nationales en 18 mois.
Devant le mépris des représentants RH, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate.

La CGT a fait part de l’urgence sociale :

  • Les obstacles et dysfonctionnements rencontrés par les cheminots pour se loger avec leur famille, dans le processus de la demande et les conditions de logement ;
  • Les expulsions des retraités qui se poursuivent ;
  • Le montant des loyers inaccessibles ;
  • La suppression dans le parc libre de la décote sur le montant de la redevance d’occupation à la (re)location déterminée par rapport aux prix du marché en fonction de l’état du logement et de son environnement (prévue au règlement du RH00333) ;
  • L’arrêt du prélèvement sur solde des loyers, des redevances locatives à partir d’avril 2017 et le paiement de deux échéances de loyer de manière rapprochée…

Si la Direction SNCF reconnaît que l’année 2015 a été difficile, elle affirme que la situation de 2016 s’est accélérée du point de vue du traitement de la demande et de son suivi « d’entrée dans le système ».

Elle rappelle que son objectif est de loger un maximum de cheminots au plus près de leur lieu de travail.

Concernant le montant des loyers, la Direction mentionne :

  • Les loyers sociaux sont réglementés et encadrés.
  • Le logement libre ; ICF appliquerait une moyenne basse du prix du marché.

Sur l’arrêt du prélèvement sur solde : pour la CGT, c’est la remise en cause du règlement du loyer à terme échu qui est visé et l’abandon d’un pilier essentiel du contrat social qui lie les cheminots à l’entreprise SNCF, notamment en raison des contraintes liées au service public ferroviaire. Un bilan des impayés sera effectué en avril 2017, s’en suivra la prise d’une « orientation politique ».

Le discours de la Direction est inacceptable au regard des conditions de vie et de travail des cheminots.

Le patrimoine logement est issu du fruit du travail et des luttes des cheminots.

A ce titre, la Direction de l’entreprise SNCF a une responsabilité sociale. Elle doit garantir le droit d’accès et le maintien au logement pour tous les cheminots actifs et retraités, en leur proposant des logements en proximité avec les normes de qualité et de confort d’aujourd’hui à un prix accessible.

La Fédération CGT appelle les cheminots actifs et retraités à participer nombreux au rassemblement national le 28 mars 2017 devant le siège d’ICF 24 Rue de Paradis 75010 Paris, de 10h30 à 14h00.

Elle sollicite les directions d’ICF et de la SNCF pour être reçue et exiger des réponses sur l’ensemble des revendications logement.

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AGISSONS POUR L’EMPLOI ET LE SERVICE PUBLIC !

21 mars 2017 : action interprofessionnelle

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Il faut des services publics forts dans tout le pays, pour contribuer au développement économique et à l’aménagement du territoire. La dépense et la commande publiques sont des leviers puissants pour créer des emplois et lutter contre le fléau du chômage.
La SNCF, Entreprise Publique de Service Public devrait, dans cette perspective, occuper une place de premier plan. Ce n’est apparemment pas le choix retenu par la Direction.

Malgré les alertes et le mécontentement exprimés au cours des nombreuses mobilisations des cheminots, la Direction SNCF s’enfonce dans une stratégie de multiplication des restructurations ne visant qu’à supprimer des effectifs et affaiblir les moyens de production.

Elle prône la polyvalence des métiers avec, par exemple, des agents circulation appelés à intervenir en gare, des agents d’escale appelés à faire de la lutte anti-fraude à bord des trains, des contrôleurs appelés à faire de l’accueil sur le quai, des agents de conduite appelés à assumer seuls des missions de sécurité à bord des trains, des cheminots de l’équipement, du matériel ou des métiers transverses confrontés de plus en plus à l’externalisation et la sous-traitance.

Cette stratégie n’a que pour objectif de réaliser des économies au détriment des conditions de vie et de travail des cheminots.

La Fédération CGT des Cheminots redit qu’il s’agit bien là d’une stratégie mortifère visant au démantèlement de l’entreprise publique SNCF et à la casse des conditions sociales des cheminots.

Cette vision archaïque du service public ferroviaire fait partie intégrante d’un modèle de société plus large qui vise à désindustrialiser le pays et faire reculer les services publics en territoires.

Pas d’industries sans services publics, pas de services publics sans industries !

La France a besoin d’industries et de services publics forts répondant aux besoins de la population et qui assurent un développement économique équilibré des territoires, la création d’emplois et le progrès social pour tous.

Le développement d’une industrie moderne suppose des services publics de qualité, notamment en matière de transport.

C’est pour ces raisons que les cheminots ont toute leur place dans la journée interprofessionnelle de luttes le 21 mars !

A cette fin, la fédération CGT des cheminots a déposé un préavis de grève national du 20 mars 19h00 au 22 mars 8h00.

Celui-ci porte notamment sur :

  • L’emploi, les besoins de production, la précarité, la sous-traitance, les conditions de travail (Pool Fac, indemnité de modification de commande, etc…) ;
  • La politique industrielle de la Direction SNCF pour les filières Equipement et Matériel ;
  • La suppression de la filiale Transkeo et l’intégration des personnels déjà recrutés au sein de la SNCF ;
  • La réponse aux besoins des usagers en matière de présence en gare et à bord des trains ;
  • Le devenir de l’EPIC SNCF ;
  • Le forfait-jours ;
  • Les salaires et pensions.

La Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser et à interpeller les Directions locales SNCF dans le cadre des initiatives organisées en proximité.

Elle invite également les cheminots à prendre part aux rassemblements et manifestations interprofessionnels organisés dans les territoires le 21 mars 2017.

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TRAM-TRAIN T11 Express

Tous ensemble, mobilisons-nous le 21 mars 2017

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NON à la privatisation des transports d’Ile de France !

NON AU TRANSPORT LOWCOST POUR LES FRANCILIENS !

Tous ensemble, mobilisons-nous le 21 mars 2017

La ligne de Tram-Train T11 Express sera mise en service en juillet 2017 de la gare du Bourget à celle d’Epinay sur Seine. Une extension ultérieure est prévue vers Noisy-le-Sec et Sartrouville. Cette ligne en rocade est une bonne nouvelle pour les habitants du nord de Paris.

La CGT ne pourrait que s’en réjouir si la direction de la SNCF n’avait pas décidé, unilatéralement, de créer une filiale de droit privé baptisée TRANSKEO pour assurer l’exploitation de cette ligne qui lui a été pourtant confiée par le STIF.

Aujourd’hui, c’est la SNCF qui organise ainsi sa propre concurrence dans les transports franciliens pour abaisser les conditions sociales des salariés du transport, instaurer la polyvalence entre missions de conduite et taches commerciales au détriment de la sécurité des circulations et de la qualité de service. Une première ! Et demain, ce sera la RATP…

DUMPING SOCIAL POUR LES SALARS, LOW COST POUR LES USAGERS DE SEINE-SAINT-DENIS…

La direction de la SNCF, s’inscrivant dans le dogme libéral dominant, s’attaque une nouvelle fois au pseudo « coût » du travail en mettant les salariés du transport en concurrence entre eux. La dégradation des conditions de travail, la liquidation des droits et garanties collectives, la flexibilité sont les leviers utilisés pour établir le « meilleur rapport qualité-prix » (selon ses propos), la qualité et la sécurité en moins. Pour la CGT, c’est particulièrement inadmissible vis-à-vis d’un territoire par trop stigmatisé et dont les habitants ont droit, eux aussi, à des transports de qualité, sûrs et exploités dans les mêmes conditions que partout ailleurs en Ile-de-France.

MAIS CE NEST PAS LA CRISE POUR TOUT LE MONDE !

Alors que ce projet se profile, ce ne sont pas moins de 2 milliards d’Euros qui doivent être engloutis dans le projet aussi pharaonique qu’inutile du Charles de Gaulle Express (CDG Express).

Cette ligne ferroviaire qui devrait relier directement la gare de l’Est à l’aéroport Charles de Gaullesera inaccessible au Pass Navigo et le trajet coutera 24€.

Une première en France : Le transport urbain lowcost est donc jugé, sans doute, bien suffisant pour la population de Seine-Saint-Denis alors que des centaines de millions d’euros seraient octroyés pour une minorité de touristes aisés et d’hommes d’affaires. Un scandale !!!

Le STIF n’a jamais délibéré pour confier l’exploitation du T11 Express à une filiale de la SNCF.

Le 11 janvier 2017, à l’appel de la CGT, près de 500 cheminots, agents RATP accompagnés d’usagers,

d’élu-e-s politiques et de représentants d’associations se sont rassemblés devant le conseil d’administration du STIF à Paris qui délibérait sur la mise en exploitation du TRAM-TRAIN T11 Express, afin de dénoncer ce scandale ! Il a été rappelé que le contrat stipule clairement que « SNCF Mobilités s’engage à continuer à lutter contre toute forme de dumping social dans le monde du transport car aucune forme de concurrence ne doit s’appuyer sur une régression du modèle social des salariés sous statut ».

Malgré cela, la SNCF recrute des salariés de droit privé dans le seul but d’abaisser leurs conditions sociales et donc leur qualification qui engendre, notamment, une polyvalence entre tâches de sécurité et commerciales créant un précédent, quel que soit l’exploitant.

Pour la CGT, une telle remise en question des métiers porte atteinte à la sécurité des circulations et donc des usagers ! C’est extrêmement sérieux !!

L’inquiétude est posée aussi à la RATP, qui exploite des lignes de tramways, si la Direction s’inspire de l’exemple proposé par la SNCF, notamment pour les lignes T9-T10 ou L15 sur lesquelles le STIF veut lancer un appel d’offres.

L’exploitation des réseaux par plusieurs opérateurs de droit privé en concurrence serait une catastrophe sociale, économique et environnementale pour l’Ile de France et pour les usagers. Dans une période où l’ensemble des réseaux franciliens sont saturés, dans une région au bord de l’asphyxie, nous avons besoin d’un grand service public de transports, rénové, modernisé, développé pour répondre aux besoins grandissants assurés en complémentarité par les deux grandes entreprises publiques que sont la RATP et la SNCF.

Avec les cheminots, les agents RATP, les usagers et la population, les associations et les élu-e-s, nous allons amplifier les mobilisations pour que TRANSKEO ne voie pas le jour, que les salariés en cours de recrutement intègrent la SNCF.

ENSEMBLE, gagnons un grand service public sous contrôle et maîtrise publique, accessible à tous !!!

ENSEMBLE, Cheminots, Agents RATP, participons massivement :

  • Au RASSEMBLEMENT du 21 MARS 2017, devant la Direction Transilien, 34 rue du Commandant Mouchotte à Paris, à 10h30, (métro Montparnasse).
  • À la Manifestation régionale interprofessionnelle - départ à 14h de la Gare Montparnasse.

8 MARS : JOURNÉE DE LUTTES POUR L’ÉGALITÉ !

APPEL À L’ACTION

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8marsLe 8 mars, ce n’est pas la journée de LA femme, ni la Saint Valentin, ni la fête des mères pour offrir des fleurs ou des produits de beauté, c’est la journée internationale de LUTTES pour les droits des femmes.

En 2017, la mobilisation est plus que jamais nécessaire face à ceux qui veulent remettre en cause les droits et libertés des femmes en France et cela constitue pour certain-e-s leur programme électoral, comme aux Etats-Unis, en Russie, en Pologne ou encore en Turquie.

En France, les femmes sont toujours payées 26 % de moins que les hommes et même si la direction prétend que nous sommes bien loin de ce chiffre à la SNCF, notre grille salariale ne protège pas complètement les femmes.

Dans le cadre de l’accord en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de la mixité, la CGT a exigé deux études. L’une en 2017, sur les différences salariales avec l’objectif de mettre un terme aux écarts de rémunération et l’autre, en 2018, sur les différences d’évolution de carrière qui maintiennent les femmes dans les filières considérées comme non stratégiques et les freinent dans leurs parcours professionnels :

  • Parce que 80 % des emplois tenus sont tenus par les hommes ;
  • Parce que 54 % des agents à temps partiel sont des femmes ;
  • Parce qu’elles sont concentrées dans 4 grandes familles de métiers sur 11 à la SNCF et que ce sont des filières moins valorisées socialement et financièrement (administrative, paramédicale, sociale, vente) ;
  • Parce qu’elles ont un moins bon déroulement de carrière (les femmes subissent le « plafond de verre », alors qu’elles sont plus diplômées que les hommes, seulement 26 % des cadres sont des femmes, 24 % pour les cadres supérieurs et moins de 10 % d’entre elles sont à la tête du GPF, 0 % à l’EPIC de tête et à Réseau et une seule à Mobilités sur les 12 membres du comité de direction générale) ;
  • Parce qu’elles touchent moins de primes, d’heures supplémentaires…
  • Parce qu’on veut imposer le forfait-jours aux femmes de l’encadrement sachant très bien qu’il permettra de ne pas reconnaître les heures supplémentaires. Pourtant, dans l’accord égalité professionnelle, la direction indique lutter contre le culte du présentéisme !

EN 2017, NOUS VOULONS :

  1. La mise en place de réelles sanctions pour les entreprises qui discriminent et l’application réelle de l’accord égalité professionnelle et de la mixité dans le GPF.
  2. La revalorisation des métiers à forte prédominance féminine (Administratif, médico-sociaux et vente) en reconnaissant les qualifications, les déroulements de carrière, les conditions de travail, la pénibilité et en faisant respecter la réglementation.
  3. Un plan de rattrapage des écarts de rémunération et de retraite4 % d’écart salarial annoncés officiellement par la direction et donc assumés ! La CGT revendique l’instauration d’un budget spécifique, indépendant et transparent pour corriger cette différence.
  4. La limitation stricte du travail le soir et le week-end.
  5. L’égalité des montants des retraites.
  6. Un droit du travail protecteur qui garantisse l’égalité des droits, ce qui passe par l’abrogation de la loi Travail.
  7. La fin des discriminations à l’embauche. La CGT demande que le livret d’information sur « Discriminations : quels sont vos droits ? » soit remis aux candidat-e-s à l’emploi.
  8. La réduction du temps de travail à 32h
  9. La protection de la maternité et le soutien de la parentalité (allongement du congé maternité et paternité, aménagement du poste, allégement du temps et de la charge de travail…). Reconnaissance des « congés pathologiques » avec le paiement d’une indemnité, afin d’assurer dignement sa responsabilité parentale.
  10. La mise en place d’un service public de prise en charge de l’enfance et de la perte d’autonomie.
  11. Une loi-cadre contre les violences sexistes et sexuelles au travail et dans la vie. Une enquête interne du GPF souligne le fait que nous sommes en retard sur ce sujet !
  12. Pour un accès libre et remboursé à la contraception et à l’IVG sur tout le territoire, et la mise en place de consultations gynécologiques dans tous les cabinets médicaux SNCF.
  13. La fin des temps partiels imposés. Pouvoir bénéficier du temps partiel avec une réduction de la charge de travail. L’égale rémunération des heures supplémentaires.
  14. Le passage au Statut (CDI) de tout-es les précaires (CDD, stagiaires, alternant-e-s, auto-entrepreneurs, sous-traitants…).
  15. La fin des discriminations dans le déroulement de carrière par des mesures correctives immédiates et la reconnaissance à Bac +3 des infirmières et des travailleurs sociaux.

La CGT avec FSU, Solidaires, l’UNEF et les associations féministes appellent à des mobilisations :

- 15h40 : Action surprise à République suivie de prises de parole ;

- 17h30 : Départ de la manifestation de République direction Opéra.

La Fédération CGT des Cheminots mettra à disposition un préavis de grève le 8 mars (de 15h40 à 24h00) pour couvrir toutes les initiatives organisées sur le territoire tout au long de la journée.

TOUTES LES INFOS SUR : 8MARS15H40.FR

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CE CIRCULATION DU 16 FÉVRIER 2017

Un déni de démocratie

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Lors du CE Circulation du 16 Février 2017, méprisant les choix des cheminots exprimés lors des élections professionnelles, l’UNSA, la CFDT et la Direction se sont livrés à un véritable déni de démocratie! Alors qu’en juin 2016, ces organisations syndicales avaient négocié en catimini le moins disant social en signant sans réserve un accord d’entreprise qui dégrade tout particulièrement les conditions de travail des cheminots des EIC, elles souhaitent aujourd’hui rester entre amis pour négocier « la taille des chaînes» !

La DMC (La Direction du Métier de le Circulation) l’avait souhaité, la CFDT et l’UNSA l’ont exaucé.

Alors que l’accord de juin 2016 sur l’aménagement du temps de travail a été vendu par ses signataires (Direction, UNSA et CFDT) comme un RH 077+ préservant et améliorant la situation de cheminots, le bal des régressions se perpétue. Des dispositions inachevées et imprécises dans la réglementation offrent de nouvelles opportunités à la Direction.
Le forfait-jours signé dans son principe dans la CCN du ferroviaire laisse orphelin toutes les Organisations Syndicales quant à son contenu imposé par l’entreprise.
La même chose se passe sur le RH 0677 (directive d’application du RH0077), les règles applicables aux personnels de la SUGE et les médicaux sociaux.
Autant de flous artistiques qui donnent à la Direction, la liberté de se servir de cette réglementation à la faveur de ces ambitions néfastes pour les cheminots des EIC.
Sur nombre de dispositions, c’est un véritable chèque en blanc qu’ont signé ces Organisation syndicales.
D’ailleurs, la Direction présente, elle-même, ce nouvel accord d’entreprise comme « des nouvelles libertés RH » ouvrant de nouvelles opportunités de gains de productivité.
Bien sûr, il ne fait aucun doute que ce sont la sécurité, les usagers et les cheminots des EIC qui paieront le prix des vagues de suppressions d’emplois et des dégradations des conditions de travail qui ne manqueront pas d’accompagner la mise en oeuvre des nouveaux régimes de travail, dans les postes afin de passer d’un régime à 3 séances de travail quotidien à un régime à 2 séances de travail quotidien.

Sans aucune véritable mesure !

Selon ce nouvel accord d’entreprise, les nouveaux régimes de travail ne doivent concerner que certains postes de travail pour lesquels les opérations de sécurité sont en nombre limité et dans le cadre d’une charge mentale compatible avec la sécurité. Une étude locale préalable par un groupe de travail paritaire doit vérifier que les postes concernés remplissent ces conditions.
Ces dernières semaines, plusieurs EIC ont convoqué ces fameux groupes de travail paritaires afin de réaliser de nouveaux gains de productivité.

La CGT est intervenue dans plusieurs régions, comme en Midi Pyrénées où elle dénonce ces groupes de travail qui ne sont en réalité que des coquilles vides ! La mesure des opérations de sécurité et de la charge mentale ne sauraient se cantonner au nombre de DFV et au nombre de trains/jour comme les Directions des EIC le souhaitent! C’est un total manque de reconnaissance du large panel et du haut degré de technicité des métiers de la circulation ferroviaire.
En effet, l’absence de critères ou d’éléments de mesures communes et de cadrage national conduisent à des études minimalistes, ridiculement réduites à 2 ou 3 critères sans aucune véritable considération de la charge de travail et de la charge mentale.

La CGT demande un moratoire sur la mise en œuvre !

La CGT reste opposée à ces nouveaux régimes de travail destructeurs d’emplois, néfastes pour la sécurité et les conditions de vie et de travail.
De plus, tant que ces groupes de travail paritaire n’auront pas de contenu et un véritable cadrage national, il est nécessaire de faire stopper dans les plus brefs délais, dans l’ensemble des EIC, ces pseudos études locales et d’arrêter la mise en place de ces nouveaux régimes de travail !
Ainsi en séance la CGT et Sud Rail, obtenant la majorité des voix, ont voté un moratoire quant à la mise en oeuvre des nouveaux régimes de travail.
L’UNSA et la CFDT ont voté CONTRE ce moratoire rejoignant ainsi la position de la Direction.

Ce que cache le vote de l’UNSA et la CFDT !

A force de mots et suite aux interventions de la CGT en séance plénière, le Direction finira par révéler qu’elle continue de manoeuvrer en coulisse avec l’UNSA et la CFDT afin de mettre à profit leurs petits arrangements entre amis et notamment dans le contenu des groupes de travail paritaires où pourtant siègent l’ensemble des organisations représentatives au CE Circulation.
Les organisations syndicales, habituées des « entre deux portes » restent donc les porteuses d’eau d’une Direction qui tire la ficelle.
Avec l’aide de l’UNSA et de la CFDT, la Direction tente d’écarter la CGT et Sud Rail organisations majoritaires au CE Circulation, méprisant ainsi le vote des cheminots afin de négocier une fois de plus le moins disant social.

Ce petit comité souhaite verrouiller les prérogatives des groupes de travail paritaires pour orchestrer dans le dos des cheminots des EIC, une casse sans commune mesure de l’emploi et les dégradations des conditions de travail.

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LETTRE OUVERTE

Lettre ouverte à Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, en réponse à son courriel du mercredi 28 décembre 2016, suite à l’exercice par la CGT de son droit d’opposition concernant l’accord dit de « modernisation du dialogue social ».

| Fédération

Cher collègue,
C’est avec stupeur et incompréhension que nous découvrons la teneur et le caractère absolu de ton courriel du 28 décembre 2016 :

« Bonjour
Compte tenu de la dénonciation de l’accord sur le dialogue social par la CGT et Sud,
par mesure conservatoire la CFDT ne s’associera plus à aucune initiative commune avec l’une ou l’autre des deux OS concernées jusqu’à nouvel avis.

Pour la CFDT

Didier AUBERT »

Notre position sur l’accord dit de « modernisation du dialogue social » que tu as en ta possession ne souffre d’aucune ambiguïté puisqu’elle est largement argumentée à l’encontre de ce texte patronal. La Direction n’a jamais voulu entendre les propositions des organisations syndicales, y compris celles de la CFDT sur certains sujets comme, dernièrement, le forfait jours.
Il nous est déjà arrivé à de nombreuses reprises de ne pas partager les mêmes positions sur un accord d’entreprise.
Et s’il est vrai que cette fois-ci la Direction y a mêlé un chantage au temps syndical (AY), cela n’efface pas l’analyse de la CGT sur le contenu du texte. Nous ne voulons pas croire que la perte potentielle des moyens syndicaux motive ton acrimonie.
Ta négation de toute possibilité d’ouvrir des initiatives communes nous laisse pantois et interrogatifs sur la démarche. Elle remet en cause la démocratie syndicale et la liberté de chacun à pouvoir s’exprimer. N’y aurait-il plus qu’une pensée unique consistant à avaliser les projets de la Direction dans un accompagnement de la casse organisée de notre entreprise ?
Avons-nous eu la même position quand la CFDT, en plein conflit, avec des cheminotes et des cheminots en grève, a été négocier en catimini, un week-end, dans les bureaux de la Direction et dans ceux du ministère ?
Avons-nous eu la même attitude quand, en 2014, la CFDT a lâché la plateforme unitaire pour signer un pacte avec le secrétaire d’État aux Transports ? Ce pacte est pourtant à mille lieues de notre base revendicative commune !

Est-ce que les cheminots méritent d’être dépendants de l’état d’âme de militants, quels qu’ils soient, quant à leur emploi, leur salaire, leurs conditions de vie et de travail ?
En tant que premiers dirigeants, ne devons-nous pas dépasser ce qui nous oppose pour tenter de gagner la satisfaction des légitimes aspirations des cheminots du Groupe public ferroviaire (GPF) et des Entreprises ferroviaires (EF) privées, comme celle des salariés des CE, du CCGPF et de la restauration ferroviaire ?
Pour la fédération des cheminots CGT, nos divergences ne doivent en aucun cas entacher nos responsabilités réciproques à défendre le service public, les métiers et les droits sociaux des salariés qui nous ont confié ce mandat. Pour la CGT, le rassemblement des salariés est un objectif permanent.
Comptant sur ton sens des responsabilités et pointant ceux qui sont les vrais destructeurs de notre entreprise publique, nous souhaitons rapidement remettre en route des perspectives revendicatives dans une unité la plus large possible, pour faire gagner tous les cheminots et les salariés de notre périmètre d’intervention sur leurs revendications.
Reçois, cher collègue, nos salutations syndicales,

Le Secrétariat fédéral

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

26 mars 2017

La pétition en ligne continue pour la ligne Paris – Granville

Le syndicat CGT a lancé un appel « pour une politique de transport au service des usagers » et veut peser dans le débat. La pétition en ligne a réuni plus de 650 signatures.[…]

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