L’action des cheminots du 22 novembre 2005 a contraint la direction SNCF ˆ revoir sa copie et à annoncer :
• L’augmentation des salaires et pensions de 0,3% au 1er janvier 2006 et l’ouverture de négociations en janvier ;
• Pour les bas salaires, la mise au point d’un dispositif tel que tous les salaires soient supérieurs au SMIC interne de la SNCF ;
• Le versement à tous les cheminots du doublement de la gratification d’exploitation perçue en juin soit au minimum 121,96 €.
Ces annonces sont à mettre en parallèle avec la pétition nationale unitaire (CGT FO Sud Rail UNSA FGAAC) sur laquelle les cheminots exigeaient :
• que les négociations salariales 2006 soient ouvertes une autre politique salariale à la SNCF et un rattrapage du pouvoir d’achat ;
• que les sommes dégagées pour les années 2004 2005 leur soient versées.
Contrainte d’entendre le mécontentement qui s’est exprimé le 22 novembre, la Direction a fait le choix du doublement de la gratification d’exploitation.
Rappelons qu’au titre de 2004, la loi permettait à la SNCF de verser en 2005 une prime de 200 € à chaque agent et ceci sans obligation d’un accord d’intéressement.
L’augmentation de 0,3% concédée au 1er janvier, bénéficiera sur 13 mois aux cheminots et portera aussi sur l’indemnité de résidence et la prime de travail.
Ce n’est pas rien, car rarement les augmentations générales ont lieu au 1er janvier. En les positionnant en cours d’année, non seulement l’entreprise fait une économie sur les mois précédents, mais dans ses comptes, elle les comptabilise (ce que l’on appelle l’effet report) pour une partie sur l’année suivante.
Il en est de même des points attribués de la position 8 dont le rappel aura lieu sur la paie de février. L’action du 22 novembre 2005 et les précédentes, conjuguées aux diverses mobilisations locales (envoi de motions, interpellation des directions) ont pesé sur la Direction de l’Entreprise et le Gouvernement pour les négociations salariales de janvier 2006.
Sans ces mobilisations, le 0,4% arraché pour le 1er avril 2006 n’aurait certainement pas vu le jour, si l’on regarde que l’augmentation de salaire des fonctionnaires reste limitée à 0,5% pour 2006 et 0,5% pour 2007 avec l’accord de la CFDT, la CFTC et l’UNSA qui s’en sont contentées. Pour les cheminots, les négociations salariales ne sont pas terminées. D’autres tables rondes vont avoir lieu. Preuve est faite que par l’action les choses peuvent bouger. Notre Fédération CGT appelle les cheminots à poursuivre la mobilisation. Il est encore possible d’arracher plus sur les salaires et de gagner sur l’emploi.
Au lieu de la carotte intéressement , ensemble pesons et exigeons une autre politique salariale à la SNCF avec un rattrapage de la perte de pouvoir d’achat. C’est pourquoi la CGT revendique :
• un salaire minimum d’embauche à 1 500 € bruts sur la position 2 de la grille ;
• un véritable 13e mois ;
• une amélioration de la grille pour créer des écarts significatifs, identiques et motivants, et pour redresser le creux de grille ;
• une revalorisation des primes de travail ;
• une amélioration des primes de carrière ;
• l’alignement des zones 2 et 3 sur la zone 1.
Toutes ces mesures doivent être péréquables pour que les retraités en bénéficient.
Peser ensemble sur la Direction de l’entreprise et sur le Gouvernement,
C’EST VOTER CGT LE 23 MARS 2006.
Montreuil Le 16 février 2006
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