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Bilatérale salaires du 15 février 2005
Ensemble pesons sur les négociations salariales 2005


Dans le cadre de l’ouverture des négociations salariales 2005 avec la tenue d’une Table Ronde salaires le 24 février, la fédération CGT des cheminots a été reçue en bilatérale par la direction RH, le 15 février 2005.

Faisant état des nombreuses motions reçues portant les exigences salariales des cheminots et de la CGT, la direction de l’entreprise a tenu à préciser que la Table Ronde salaires du 24 février ne serait pas conclusive, mais constituerait une étape de la négociation salariale pour 2005.

Ainsi, selon la Direction SNCF, la Table Ronde du 24 février devrait lui permettre de déterminer les points revendicatifs sur lesquels elle est prête à discuter plus en détail et de proposer des premières mesures d’augmentations générales de salaires et pensions pour 2005.

La Direction convoquera une deuxième Table Ronde salaires dans le second semestre 2005, au cours de laquelle elle complètera ses propositions salariales en fonction des résultats du 1er semestre.

La fédération CGT a rappelé qu’au travers des mobilisations des 25 novembre 2004, 19 janvier et 5 février 2005, les cheminots actifs et retraités, comme l’ensemble des salariés, ont réaffirmé avec force :

• leur refus de voir leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil ;
• leur rejet de la politique gouvernementale d’austérité salariale qui trouve sa traduction à la SNCF ;
• leur mécontentement face à la flambée des prix (loyers, énergie, eau, etc.) ;
• leur rejet des dispositions nouvelles découlant de la réforme de l’assurance maladie qui se traduisent, depuis le 1er janvier 2005, par de nouvelles pertes de pouvoir d’achat avec notamment l’augmentation de la CSG, du forfait hospitalier et la retenue de 1 euro sur les actes médicaux.

Ces dispositions étant imposées à la SNCF sans aucune concertation et au mépris du statut des cheminots.

LES PRIX MONTENT, NOS SALAIRES ET PENSIONS DOIVENT ÊTRE REVALORISÉS EN CONSÉQUENCE

En 2004, la direction a fait avaliser, par les signataires de l’accord salarial, une nouvelle perte de pouvoir d’achat.

AUGMENTATIONS ANNUELLES

ANNÉE SALAIRES PRIX
2002 1,6 % 2,3 %
2003 0 2,2 %
2004 1,8 % 2,1 %
2005 CELA DÉPEND DE NOUS TOUS !


Depuis 2002, la perte de pouvoir d’achat dépasse les 3%.


Gouvernement et direction doivent entendre le message délivré par les cheminots et répondre aux revendications salariales lors des prochaines négociations.

23 ANS DE MODÉRATION SALARIALE À LA SNCF ÇA SUFFIT

Année après année, sauf exception, la revalorisation générale des salaires à la SNCF a été inférieure à l’évolution des prix et à la revalorisation du SMIC.

Cette désindexation engendre une baisse du pouvoir d’achat et un sous-paiement des qualifications, en tirant vers le SMIC ou même en dessous de celui-ci pour les plus basses qualifications, l’ensemble des salaires et pensions.

Ainsi au 31 décembre 2004 il manquait à chaque cheminot 15,9 % sur son salaire ou sa pension pour qu’il retrouve son niveau de décembre 1982. C’est ce que nous appelons le contentieux salarial.

IL FAUT DONC POURSUIVRE NOTRE MOBILISATION POUR GAGNER SUR LE MAINTIEN DU POUVOIR D’ACHAT ET OBTENIR UN RATTRAPAGE PROGRESSIF DU CONTENTIEUX SALARIAL

L’action unitaire des cheminots a obligé la direction de l’entreprise à apporter des premières inflexions au budget 2005 de la SNCF en annonçant, le jour du Conseil d’Administration :

• Une première table ronde sur les salaires 2005 en février.
• 300 embauches supplémentaires portant le recrutement à 4 000.
• Le maintien de l’entretien des triages impactés par le plan Fret pendant 2 ans.
• Une réunion avec les organisations syndicales sur l’emploi d’ici la fin du 1er semestre.

Ces premières annonces ne changent bien évidemment pas le fond du budget 2005, mais démontrent que par l’action, il est possible d’influer sur les choix de l’entreprise.

Alors dès à présent, dans tous les établissements, débattons des mesures salariales que l’entreprise se doit de mettre en œuvre en 2005.

ENGAGEONS PARTOUT LE DÉBAT SUR NOS REVENDICATIONS :

• Le règlement du contentieux salarial avec, comme 1ère étape, une augmentation générale de 6 % ;
• Un salaire minimum d’embauche position 2 à 1 400 € brut ;
• L’alignement de l’indemnité de résidence des zones 2 et 3 sur celle de la zone 1 et l’intégration des 4 points de l’IR dans le traitement ;
• La création d’une position 19 sur la qualification D ;
* Le respect de la péréquation ;
* Un véritable 13ème mois ;
* Le relèvement du taux de réversion à 54 % pour aller vers les 75 % ;
* L’ouverture de négociations sur les primes de travail dans chacune des fonctions.

LE 24 FÉVRIER, AGISSONS PAR DES RASSEMBLEMENTS, DES REMISES DE MOTIONS, DE PÉTITIONS …, AUPRÈS DES DIRECTEURS D’ÉTABLISSEMENTS POUR LES FAIRE PRENDRE EN COMPTE.


Montreuil, le 16/02/2005



2005
  Déclarations CGT :
05/07 l Bas salaires 23/06
  Lettre à Pierre Izard
  Compte rendus :
Bas salaires 23/06 l Table ronde 25/02 l Bilatérale du 15/02
  Intervention de Patrick Chamaret 20/04
  la Tribune n°824
  Tract argumentaire salaires (22/03) pdf 564 ko
  Déclaration de Maryse Dumas 18/03
  Communiqués :
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