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Table Ronde Salaires du 24/02/05
Le compte n’y est pas ! tous dans l’action le 10 mars 2005


Les organisations syndicales ont été reçues en table ronde salaires et pensions par la direction de l’entreprise, le 24 février 2005. La CGT a rappelé les fortes attentes sociales, notamment salariales exprimées par les cheminots lors des actions unitaires des 25 novembre 2004, 19 janvier et 5 février 2005.

La CGT a dénoncé la politique antisociale du gouvernement et du Médef qui lamine des pans entiers de la société au bénéfice des grandes entreprises françaises qui affichent des profits records et distribuent des dividendes tout en continuant à détruire des emplois et à faire pression sur les salaires. Sa traduction à la SNCF engendre : remises en cause d’acquis sociaux, casse de l’emploi, baisse du pouvoir d’achat, attaques contre le service public, les statuts et le Code du travail. Tout cela est inacceptable !

Pour 2005, alors que la prévision de hausse des prix est de 1,8% et que les cheminots actifs et retraités subissent, comme les autres salariés, une hausse de la CSG, la direction de l’entreprise propose :

de porter l’augmentation initialement prévue de 0,3% au 1er février à 0,6%,
une augmentation de 0,4% au 1er juillet, soit 1% au total,
d’engager des discussions sur les bas salaires à la fin du 1er semestre.

Aucune proposition spécifique pour les retraités n’a été faite. Elle fixe un autre rendez-vous de négociation dans le 2ème semestre 2005 avec l’espoir d’aboutir à un accord salarial.

D’autre part, la direction, en réponse aux demandes de la quasi-totalité des organisations syndicales, a proposé une table ronde sur la question des agents bloqués à D18. Seule la FGAAC a manifesté son opposition à la création d’une position D 19 pour l’ensemble des cheminots.

Ces propositions s’inscrivent après l’année blanche 2003 et l’accord de 2004 qui a engendré une baisse du pouvoir d’achat avec une hausse générale des salaires de 1,8% pour 2,1% d’augmentation des prix.

La CGT a dénoncé la décision unilatérale de la direction de faire travailler gratuitement les cheminots le lundi de Pentecôte. Cette dernière propose une toute petite augmentation du taux de l’indemnité dimanches et fêtes. Elle ne compensera même pas la perte d’indemnité engendrée par la transformation du jour férié en journée non chômée !

Le compte n’y est pas, pouvoirs publics et direction n’ont pas voulu entendre les exigences exprimées par les cheminots actifs et retraités.
Après la présentation du budget 2005, rejeté par l’ensemble des organisations syndicales et qui se traduit déjà par des projets de fermetures d’établissements, d’externalisation, de filialisation et des suppressions massives d’emplois dans toutes les fonctions.
Après la volonté de remettre en cause la gratuité des soins et donc le Statut des cheminots ;
Après le forcing exercé par la direction SNCF pour étendre les notations au choix;
Après la remise en cause de la péréquation sur les pensions ;

L’insuffisance des propositions en matière salariale pour 2005 appelle une riposte massive des cheminots.

La journée d’actions et de manifestations unitaires interprofessionnelles du 10 mars 2005 doit être l’occasion pour les cheminots de construire une nouvelle étape de mobilisation encore plus large et plus forte avec les salariés du privé et du public.

POUR L’AMÉLIORATION DU POUVOIR D’ACHAT
DES SALAIRES ET PENSIONS À LA SNCF
TOUS DANS L’ACTION LE 10 MARS 2005


Montreuil, le 25 février 2005


2005
  Déclarations CGT :
05/07 l Bas salaires 23/06
  Lettre à Pierre Izard
  Compte rendus :
Bas salaires 23/06 l Table ronde 25/02 l Bilatérale du 15/02
  Intervention de Patrick Chamaret 20/04
  la Tribune n°824
  Tract argumentaire salaires (22/03) pdf 564 ko
  Déclaration de Maryse Dumas 18/03
  Communiqués :
22/03 l 24/02 l 23/02 l 18/02

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