[ essentiel de l'actu ] [ Les salaires ]

Rassemblement du 20 avril 2005
Intervention de Patrick Chamaret


Mes chers camarades,

Je voudrais tout d’abord, vous souhaiter la bienvenue ici à Montparnasse.

Bienvenue donc ici chez vous et chez nous, car comme le dit un de nos slogans fétiches, « rien n’est à eux, tout est à nous » au siège de notre entreprise où nous venons interpeller la direction et le gouvernement :
- sur la situation salariale des retraités et veuves,
- sur la situation du pouvoir d’achat des pensions,
- sur le niveau des pensions.

En ce moment, se déroule la séance du conseil d’administration de la SNCF, au troisième étage, au-dessus de nous.

Nous allons faire du bruit pour nous faire entendre, pour nous faire recevoir et pour porter avec exigence notre demande d’une augmentation de 200 euros.
Parce que 200 euros, c’est ce qu’il nous faut !

C’est ce qu’il nous faut pour tous ! C’est urgent, c’est possible et c’est un « acompte à valoir » sur la satisfaction de nos revendications salariales.
Aujourd’hui, nous allons remettre plusieurs milliers de cartes-pétitions, 15000 d’après notre dernier pointage et comptage.

Pendant plusieurs semaines, nous avons, vous avez rencontré les cheminotes et les cheminots retraités, les veuves de cheminots de vos localités et de vos sections, pour les rassembler autour de ces exigences , dont chacun apprécierait combien elles amélioreraient l’ordinaire face aux difficultés de vivre au quotidien.

Dans le même temps notre campagne de cartes-pétitions, lancée dans la poursuite de l’action de l’union confédérale du 21 octobre, a contribué à l’élan particulier des retraités cheminots à la mobilisation générale que nous venons de mener au cours du premier trimestre 2005.

Actions à caractères professionnelles et interprofessionnelles des 19 janvier, 5 février et 10 mars, de même qu’au plan européen lors des rassemblements de Strasbourg le 7 mars ou encore du 19 mars de Bruxelles.

Retraités nous sommes, mais actifs syndicalement pour défendre nos acquis et améliorer nos conditions d’existence, cheminots à part entière pour défendre le statut de l’entreprise et du personnel.

Autant de rendez-vous revendicatifs qui se sont succédés, et qui en appellent d’autres pour hisser encore, et à un autre niveau encore plus élevé l’action des travailleurs actifs et retraités.

Cette succession rapprochée, cet enchaînement témoigne qu’une force, que quelque chose est en train de se mettre en marche et de se construire.

C’est ce à quoi travaillent la CGT et son Union Confédérale des retraités.
C’est ce à quoi travaillent la fédération des cheminots et notre UFR pour les prochains jours et semaines.

Aujourd’hui, nous remettrons les cartes pétitions et ce qu’elles exigent comme interpellations du gouvernement et de la direction.

Ce que nous dénonçons !

Ce qui est visé, c’est la politique de l’un et de l’autre, qui bien souvent sont les mêmes et s’épaulent, chacune dans son créneau pour remettre en cause les conditions de vie, de protection et de couverture sociale, de logement, de facilités de circulation…et la liste est longue, de la même manière où ces politiques s’attaquent aussi, au service public et au statut du personnel, aux garanties sociales qui sont notre originalité et nos acquis sociaux.

Ces attaques, même répétées comme un rouleau compresseur, ne sauraient cacher que ce gouvernement économiquement aux ordres du MEDEF et de la finance, politiquement affaibli par les différents scrutins électoraux, discrédités par les affaires, socialement rejeté par ses mesures impopulaires devra bien entendre ce que la rue , les grèves et manifestations clament.

D’ailleurs, y-a-t’il encore un Premier ministre ?
Tant la cacophonie semble régner au plus haut de l’état à l’approche de l’échéance référendaire du 29 mai.

A la CGT, nous disons non à ce libéralisme à tout crin, à sa loi du marché et de sa concurrence libre et non faussée qu’ils veulent maintenant institutionnaliser encore plus en Europe, et qui sonnerait le glas du service public SNCF et du statut de ses personnels.

Le 10 mars, nous étions parmi le million de manifestants dans les rues des principales ville du pays.

La puissance de l’action a permis de faire converger les salariés et retraités du public et du privé pour les revendications en terme de pouvoir d’achat, d’emploi, de service public et de temps de travail.

La question du pouvoir d’achat a émergé, et est aujourd’hui reconnue comme une évidence. Comme quoi, nous avions raison de la poser avec notre carte –pétition !

Sur le pouvoir d’achat, le discours gouvernemental radotait « sur les caisses vides de l’état » et comme par hasard, après le 10 mars a fait place à de nouvelles marges de manœuvre pour les fonctionnaires lors des négociations qui on suivi.

Certes le compte n’y est pas, mais il doit donner l’envie d’aller plus loin. C’est d’ailleurs ce que recherche les fédérations de la fonction publique.
Car des marges on peut en trouver encore, en regardant par exemple dans les 20 milliards d’euros d’allègements des charges patronales payées par les deniers publics.

20 milliards, c’est aussi la moitié de la dette de l’état envers le système ferroviaire français, et ce sont les cheminots qui la paient sur leur productivité, sur l’emploi, sur leurs salaires et pensions.

Interpellée par notre fédération, à l’issue de la dernière grève du 10 mars, pour lui demander de réouvrir les négociations et de revoir son calendrier 2005, la direction de l’entreprise tente de louvoyer en opposant les catégories entre elles, en tentant de diviser les uns contre les autres.

Aux revendications de pouvoir d’achat, que gouvernement et direction sont obligés de reconnaître comme légitimes, ils nous répondent en nous disant qu’il faut être moderne, vivre avec son temps, être motivé et intéressé par son travail.

Ils nous ressortent des propositions déjà utilisées comme l’intéressement et la participation.

Les plus anciens se rappelleront prémices de la nouvelle société de Chaban-Delmas et de son conseiller d’alors.

Pour être plus précis de son conseiller Delors.

Cherchant à s’en sortir, devant le mécontentement grandissant des salariés qui peuvent constater que les 35 heures sont loin d’être un frein à la prospérité économique des entreprises, le gouvernement a sollicité auprès des entreprises l’octroi d’une prime exceptionnelle par la mise en place d’un accord d’intéressement.

Ainsi, il tente d’échapper à la véritable raison des mobilisations public/privé de ces dernières semaines autour du niveau même des salaires.

Le cadrage qu’ils nous proposent ne correspond pas aux revendications qui sont posées.

La CGT n’est pas dupe.

Ce que nous voulons, c’est une vraie négociation salariale assortie de propositions concrètes que nous avons de nouveau exigées auprès de la direction de la SNCF lors de la table ronde du 11 avril.

La direction de l’entreprise n’a pas voulu anticiper son calendrier prévisionnel et a fixé en juillet, voire septembre 2005, pour une nouvelle négociation salariale.

Elle s’en tient à une première augmentation de 0,6% en février 2005 et une seconde de 0,4% en juillet 2005, soit 1% sur l’année. Alors que l’inflation elle galope déjà bien plus vite que les prévisions.

Pensez donc, avec le 0.6% de mars, l’inflation s’envole. Et encore plus sur les postes de consommation courante, sur les charges incompressibles des ménages, comme sur les loyers.
La direction a ensuite remis au goût du jour le chantage de l’été 2004, déjà sur les salaires.

Des mesures en échange de signatures.

Cette fois, elle assujettit le versement d’une prime exceptionnelle de 200 euros pour les cheminots en 2005 à la seule condition d’un accord sur l’intéressement.
200 euros, comme par hasard, c’est ce que nous réclamons dans notre carte-pétition pour les retraités.

Mais là, avec l’intéressement les retraités en sont exclus.
C’est à une véritable provocation que se livrent la direction de la SNCF et le gouvernement.

Il n’est pas question pour la CGT d’entrer dans un quelconque système d’intéressement qui romprait avec l’unicité de traitement des cheminots.
Devant le blocage de la direction, les fédérations syndicales ont décidé de quitter la table de négociation.

Ce système d’intéressement dans lequel on veut nous embarquer, comporte de graves dangers pour notre protection sociale car il n’est soumis qu’au paiement de la CSG et de la CRDS versées par les salariés, exonérant à nouveau les entreprises de toute cotisation sociale (Caisse de prévoyance, Caisse de retraite…).

Le versement d’un intéressement ne rentre pas dans le calcul de la retraite, et bien sûr il n’est pas versé aux retraités.

Il est soumis aussi à des critères de productivité méprisant la sécurité et la santé des cheminots.

Le gouvernement et la direction de la SNCF doivent apporter d’autres réponses aux préoccupations des cheminots en matière de salaires.

Les revendications partagées par la grande majorité des salariés actifs et retraités de ce pays, de progression durable du pouvoir d’achat passent avant tout par une augmentation générale significative des salaires et pensions.

A la SNCF, les exigences portées par les cheminots sont celles d’un meilleur paiement des qualifications et le rattrapage du contentieux salarial. Elle est aussi dans l’exigence de retour des mesures de péréquation dont la politique salariale s’est écartée.

Sur ce point, sachez que ce matin, les fédérations de cheminots, lors d’une interfédérale ont décidé de saisir la justice au niveau requis et de traîner la direction devant les tribunaux.

La CGT appelle les cheminots actifs et retraités à continuer à amplifier la pression revendicative autour des salaires, de l’emploi et des services publics,

En matière de pouvoir d’achat :
AMPLIFIONS NOTRE ACTION POUR LES 200 € !

Nous avons fait nos comptes !

Le bilan de l’accord salarial 2004, signé par cinq organisations syndicales, confirme l’insuffisance des augmentations générales en regard de ce que la hausse des prix a engendré comme baisse du pouvoir d’achat et d’aggravation du contentieux salarial !

Quant à l’année 2005, elle débute plutôt mal… rendant urgente l’attribution de 200 € à tous les retraités !  

• POURQUOI 200 € D’AUGMENTATION ?

Tout simplement parce que les pensions des cheminots sont très basses :
39 % des pensions directes sont inférieures au SMIC
64 % des pensions de réversion sont inférieures au minimum vieillesse.

Le gouvernement Raffarin poursuit sa politique de baisse du pouvoir d’achat comme le montrent ses dernières décisions :

> relèvement de 0,4 % du taux de la CSG pour les retraités imposables dès le 1er janvier 2005 (mesure appliquée sur les rappels 2004 !) portant ainsi son taux à 6,6 %,

> retenue de 1 € par acte médical sur les remboursements de la CP dès le 1er janvier 2005 ;

> nouvelle augmentation du forfait hospitalier (+ 1 €) et relèvement de certains tarifs médicaux… ce qui engendre l’augmentation des tarifs des mutuelles ;

> hausse des impôts locaux suite à l’insuffisance du financement de l’APA et aux mesures de décentralisation ;

> augmentations programmées des loyers, du timbre poste, de l’abonnement téléphonique, de l’électricité, des transports en commun, des autoroutes, etc… après celle du gaz, du fuel et des carburants !

L’augmentation des salaires et pensions de 0,6 % en février 2005 est très largement insuffisante et déjà en dessous de l’inflation.

Après une année blanche en 2003 et seulement 1,8 % d’augmentation générale des salaires et pensions en 2004 pour une hausse des prix de 2,1 %  : le contentieux salarial résultant du cumul des effets annuels de la désindexation salaires / prix depuis 1982 s’aggrave !

Il atteignait 15,9 % au début 2005, , comme si chaque cheminot avait été rétrogradé de 5 positions de grille ! 

Pour les retraités, les conséquences de cette régression de la valeur du Point de grille sont certes atténuées par les mesures d’intégration de points d’indemnité de résidence, dont la finalité devait être l’amélioration du rapport retraites / salaires et donc venir en plus du maintien du pouvoir d’achat…

Mais l’intégration de points d’indemnité de résidence n’a pas réussi à maintenir le pouvoir d’achat, ni depuis 1982, ni en 2003-2004.
Malgré l’intégration de deux ? points (1er octobre 2003 et 1er octobre 2004), l’augmentation du « point retraite » n’est que de 2,8 % pour une hausse des prix de 4,3 %

Certes, des retraités des positions 2 à 7 ont bénéficié de points de grille, mais seuls ceux des positions 2 et 3 sont parvenus à « sauver les meubles » !

L’insuffisance de l’accord est confirmée : les signataires ont avalisé une nouvelle dégradation de notre pouvoir d’achat…

La dégradation continue du Point 100 depuis 1982 tire en fait, à la baisse le pouvoir d’achat de toutes les pensions

Une baisse atténuée par les intégrations de points d’Indemnités de Résidence et les adjonctions de points de grille, mais accentuée par l’augmentation des retenues pour cotisations.

Même le minimum de pension s’est dégradé, malgré le relèvement de 2 points de son coefficient arrachés non sans mal par la CGT lors des négociations, le minimum de pension a augmenté de 4,0 % seulement sur 2003-2004 contre 4,3 % pour les prix.

Ainsi, les dizaines de milliers de retraités et veuves qui ont le plus de mal à vivre, ont vu leur pouvoir d’achat diminuer.

C’est d’autant plus scandaleux qu’à l’instar des patrons des entreprises du CAC 40, les hauts dirigeants SNCF se sont bien servis !

Alors que la direction n’a concédé qu’une augmentation de 2 points (soit + 11,67 € par mois) au minimum de pension, le Règlement de retraites nous apprend que la rémunération de base servant au calcul des pensions des Cadres supérieurs a été relevé lui de 257,5 points de grille… ce qui se traduit par une augmentation de plus de 500 € par mois ! (soient près de 3280 F, excusé du peu )
Cela rend bien modeste notre demande des 200 euros.

L’écart entre le coefficient du minimum de pension et celui du salaire d’embauche s’est encore creusé en 2004 et atteint maintenant 28,4 points de grille… alors qu’il n’était que de 2 points en janvier 1982 !

Rien de surprenant donc que le montant du minimum de pension soit passé très largement sous le SMIC :

-15,4 % au 1er janvier 2005 alors qu’il lui était supérieur de 6,6 % en janvier 1982.

Cette dégradation du minimum de pension montre l’hypocrisie des discours de la direction SNCF et des pouvoirs publics concernant les bas salaires et basses pensions.

L’avenir du service public SNCF et la satisfaction des revendications sont particulièrement liés.

La commission exécutive de la fédération, qui vient de se réunir a témoigné du profond mécontentement des cheminots face à la politique du gouvernement et de la direction de la SNCF

Les revendications sociales sont au centre des exigences en matière de salaires et de pouvoir d’achat, en terme d’emploi et de conditions de travail.

C’est d’autant plus nécessaire que la direction accélère le remodelage de la SNCF pour la transformer en une autre entreprise.

En effet, l’année 2005 est une année charnière pour le service public SNCF.

Les réformes et les restructurations s’activent. Les décisions et les projets se multiplient.

La direction a mis sur pied un instrument dénommé « x2 » visant à hâter pas moins de 31 projets nationaux qu’elle impulse maintenant depuis près d’un an.

Cette stratégie a une explication dans le fait que 2005 est l’année de préparation de la 4ème phase du projet industriel 2006/2008 dont l’objectif principal est de mettre sur les rails une SNCF dont les missions fortes de Service public ne seraient plus essentielles.

En effet, Direction et Gouvernement veulent que ces transformations fondamentales soient réalisées au plus vite afin d’organiser l’entreprise uniquement dans la concurrence.

D’ailleurs, en même temps que s’accélèrent les réformes et les restructurations, s’active la libéralisation du ferroviaire en Europe.

Cette libéralisation est même anticipée en France avec la décision de Bruxelles d’avancer de neuf mois la date d’ouverture à la concurrence du trafic fret national.

Décision que le gouvernement Français et la direction SNCF ont accepté sans broncher.

C’est bien au nom de cette politique dogmatique que les libéraux de Bruxelles avec l’appui des Gouvernements poussent à l’ouverture totale des réseaux ferrés à la concurrence tant au trafic fret qu’en trafic voyageurs.

Cette ouverture à la concurrence des réseaux ferroviaires engagée depuis une décennie n’a pourtant pas permis d’augmenter la part du rail face à la route.

On constate plus une logique de transfert d’activités des entreprises historiques vers les nouveaux opérateurs privés.

C’est ce qui se prépare sur notre Réseau Ferré National pour le Fret où la direction SNCF abandonne au privé des trafics qu’elle assurait.

C’est dans cette logique qu’elle abandonne aussi des dessertes terminales et l’exploitation des voies ferrées des Ports comme sur Le Havre en laissant sur le carreau 110 emplois.

Cette libéralisation est imposée alors même que les conditions déloyales de la concurrence entre le chemin de fer et la route ne sont toujours pas réglées.

Il n’existe, à ce jour, aucune taxation des transports routiers en Europe afin que ce mode de transport prenne en charge les coûts externes qu’il provoque.

D’autre part, à ce jour, il n’existe aucun cadre social, ni réglementation du travail appropriée pour les entreprises qui souhaitent devenir des opérateurs ferroviaires. Cette issue est inacceptable.

Les autorités politiques et la direction de la SNCF sont prévenues, la CGT ne laissera pas sans réagir s’installer le dumping social sur nos rails.

D’ailleurs, au nom de quel principe, pour quels objectifs et pour quelles réponses aux besoins devrait-on favoriser le privé au détriment des entreprises publiques ?

Nous sommes donc confrontés à un affrontement entre l’intérêt général et sa pérennité incarnés par le Service Public et des intérêts particuliers immédiats auxquels les ultra-libéraux, les tenants du marché veulent soumettre toute la société.

Alors, oui, aujourd’hui, nous devons continuer de dire « stop à la libéralisation » et d’agir pour que des solutions alternatives soient prises en compte.

Oui, l’Europe est un espace pertinent pour le développement des chemins de fer et nous ne sommes pas sans propositions dans ce domaine pour une vraie politique Européenne des transports et de l’aménagement de l’espace Européen.

La directive relative à la libéralisation du trafic de passagers contenue dans le 3ème Paquet Ferroviaire et le règlement Européen dit « ESP » concernant les conditions d’attribution des contrats de Service public de voyageurs doivent être retirés car ils contribuent à l’éclatement du système ferroviaire et à la casse des entreprises publiques.

L’avenir de l’entreprise et du service public est menacé par traductions multiples de l’accélération libérale imposée par le gouvernement et les instances européennes. C’est le cas notamment au niveau du fret, avec le cheminement vers la mise en concurrence et la filialisation accélérée par Bruxelles en contre partie d’intervention publique.

Mais c’est aussi le cas avec le troisième paquet ferroviaire sur la libéralisation du trafic voyageurs, et la mise en appel d’offre concurrentiel du service régional, qui mettrait à mal les effets positifs de la régionalisation.

Les revendications qui se sont déjà exprimées dans le processus d’actions au cours du premier trimestre 2005 ont montré le niveau de contestation et celui des exigences des cheminots comme des autres salariés.

D’ailleurs le gouvernement, le patronat et la direction ne peuvent cacher leur inquiétude et leur fébrilité face au mécontentement qui s’élargit.

De nouvelles étapes nationales doivent renforcer encore ce processus.

Il s’agit bien aujourd’hui de monter d’un cran encore ce niveau, dans sa double dimension professionnelle et interprofessionnelle, pour permettre de rassembler encore avec plus de force pour mettre en échec les décisions néfastes et gagner d’autres choix correspondants aux intérêts des cheminots et de l’ensemble des salariés.

D’ores et déjà, des rendez-vous nationaux et des perspectives nouvelles vont contribuer à la démarche engagée qui sont autant de prolongements au 19 janvier, 05 février et 10 mars.

C’EST AINSI QUE LE 1ER MAI dans ce contexte revendicatif nouveau, revêt cette année un caractère exceptionnel.

Les salariés actifs et retraités se doivent de participer massivement
aux multiples rassemblements et manifestations interprofessionnelles que nous voulons unitaires.

C’EST AUSSI LE 3 MAI, où les cheminots de Metz et Nancy ont décidé d’une manifestation, pour s’opposer aux restructurations et à la circulation du premier train Fret privé sur le réseau.

La Fédération CGT propose de faire de cette journée, une initiative revendicative nationale par la présence de délégations de cheminots de toutes les régions à Metz le 3 mai à 14 h 00.

C’EST EGALEMENT LE 16 MAI, pour porter dans le cadre de la journée interprofessionnelle de grèves et manifestations avec l’ensemble des salariés des secteurs publics et privés les revendications sur l’emploi, le pouvoir d’achat, le service public, la protection sociale et pour dire non à la journée de Pentecôte offerte au patronat, véritable nouvelle vignette Raffarin, dont les retraités et les personnes âgées ne verront jamais la couleur.
Les salariés et les cheminots exprimeront à nouveau leurs convergences et solidarité dans l’action, au travers de rassemblements et de grèves.

La Fédération crée les conditions pour que les autres Fédérations de Cheminots décident d’un engagement unitaire dans la participation à ces actions et notamment le dépôt d’un préavis de grève pour le 16 mai.

En tant que retraités, nous y serons, avec d’autant plus de solidarité convergente, que nous ne voulons pas de cette réforme, la solidarité envers les personnes âgées doit se faire dans le cadre du système de protection sociale.
Alors mes chers camarades,

ENSEMBLE DONNONS UN NOUVEL ÉLAN À NOTRE ACTION !


2005
  Déclarations CGT :
05/07 l Bas salaires 23/06
  Lettre à Pierre Izard
  Compte rendus :
Bas salaires 23/06 l Table ronde 25/02 l Bilatérale du 15/02
  Intervention de Patrick Chamaret 20/04
  la Tribune n°824
  Tract argumentaire salaires (22/03) pdf 564 ko
  Déclaration de Maryse Dumas 18/03
  Communiqués :
22/03 l 24/02 l 23/02 l 18/02

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