[ essentiel de l'actu ] [ Les salaires ]

Non à la nouvelle perte de pouvoir d'achat
Tract du 20/06/06


Les prix à la consommation ont augmenté de 0,4% en mai selon l’indice INSEE, en portant ainsi l’inflation sur les 5 premiers mois de l’année 2006 à 1,4% (1,5% avec tabac).

Les dépenses des ménages s’accélèrent à cause des hausses vertigineuses des prix du gaz, de l’essence, du fioul, de l’électricité, de l’eau… Les charges des loyers, des transports, des actes médicaux …, ne cessent de s’accroîtrent. Les frais liés à l’éducation, la culture…, s’alourdissent, auxquels il convient d’ajouter le poids grandissant du poste santé du fait des dépenses de moins en moins remboursées.

L’accélération de l’inflation tire la hausse des prix sur 1 an (mai 2005 à mai 2006) à 2,1% hors tabac. A ce rythme, les prévisions gouvernementales contenues dans la loi de finances 2006 risquent d’être dépassées alors qu’il reste 7 mois. De plus, tout le monde s’accorde à dire que l’indice INSEE ne reflète pas la réalité des prix.

La période estivale propice, aux mauvais coups, sera l’occasion pour le gouvernement et le patronat de décider de nouvelles augmentations de tarifs au détriment du pouvoir d’achat des salariés.

Pour la CGT, une hausse immédiate de 300 euros est justifiée pour porter le SMIC à 1500 euros. C’est tout le sens de la campagne salaire que mène la CGT interprofessionnellement avec des initiatives revendicatives dans la semaine du 19 au 26 juin.

Lors des négociations salariales du 07 juin à la SNCF, la proposition de la direction de porter l’augmentation générale des salaires et pensions à 1,8% est déjà malmenée par le rebondissement de l’inflation.

Soumis à signature, qui prendra le risque d’un accord pouvant entériner une nouvelle perte du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités ? Ce serait donner un chèque en blanc au Gouvernement et à la direction SNCF, d’autant que l’accord ne prévoit même pas de clause de revoyure.

Au regard de l’inflation, l’augmentation du SMIC prévue au 1er juillet 2006 doit se situer entre 2,5 à 3% et, peut-être plus si le gouvernement décide de lui donner un coup de pouce sous la pression des salariés.

Malgré la revalorisation de la VRM (SMIC SNCF) décidée au début de l’année par la direction SNCF, le salaire minimum à la SNCF va repasser en dessous du SMIC. Les mesures bas salaires qui consiste à recruter directement les cheminots sur la position 3 au lieu de la position 2 n’est pas suffisante. Le salaire sur cette position sera rattrapé, voire dépassé par le SMIC selon le niveau de sa revalorisation au 1er juillet.

Ainsi, les mesures bas salaires à la SNCF vont être en partie annihilées du fait de l’insuffisante revalorisation de la valeur du point de grille.

L’accord proposé par la direction est loin d’assurer le maintien du pouvoir d’achat des cheminots et le contentieux salarial (15,6%) demeure.

Pour la CGT, compte tenu de l’ensemble de ces éléments, la réunion du 7 juin dernier à la SNCF ne peut être conclusive. La direction et le Gouvernement ne peuvent être quittes.

La plate forme revendicative construite unitairement à 5 fédérations autour d’une augmentation des salaires et pensions, un véritable 13ème mois et la revalorisation de toutes les primes de travail peuvent être soutenue par d’autres fédérations. En effet, la CFDT, par la voix de son Secrétaire Général a évoqué la nécessité d’une offensive sur le Pouvoir d’Achat et les salaires.

La Fédération CGT des Cheminots ne signera pas l’accord salarial, elle appelle ses syndicats et militants à poursuivre la signature de la carte pétition auprès des cheminots actifs et retraités pour exiger du Gouvernement et de l’entreprise la poursuite des négociations salariales.


>> télécharger le tract au format PDF


2006
  Tracts :
20/06 l 02/05 l 25/04
  Communiqués :
08/06 l 16/02
  La Tribune :
n°837 n°836
  Signez la pétition !

> Actus en cours
> Actus 2008
> Actus 2005
> Actus 2004
© 2004 CGT CHEMINOTS Fédération CGT des cheminots : : Création Webmastering COMTOWN © TDR : :