Les salaires et pensions de retraites ont augmenté de 0,3% en janvier et 0,4% en avril 2006. Ces augmentations générales sont le résultat de nos actions, notamment par la grève du 22 novembre 2005. Ce jour là, la SNCF avait été contrainte de proposer une augmentation salariale dès le 1er janvier 2006 ainsi que le versement d’une prime exceptionnelle à tous les cheminots.
Ces mesures ne sont cependant pas de nature à répondre aux difficultés rencontrées par les cheminots pour boucler les fins de mois.
D’autant que les prix ne cessent d’augmenter. La hausse des prix atteint déjà + 0,6% pour les trois premiers mois de l’année. Et, les prix du pétrole (+4,2%), du gaz, des loyers (+1,1%) de l’alimentation et des services (+1%) poursuivent leur envolée.
Dans le même temps, les entreprises du CAC 40 font état de profits record et d’une augmentation des versements de dividendes de +36% aux actionnaires en une seule année.
Alors que la direction SNCF a annoncé un résultat net qualifié d’historique à 1334 millions d’euros et un résultat courant de +417 millions d’euros pour 2005, elle repousse à plus tard l’ouverture de négociations salariales.
Elle ne peut pour autant pas nier que les moyens existent pour répondre aux revendications des cheminots actifs et retraités. Elle le peut encore moins quand elle s’acharne à mettre en place l’intéressement.
Faut-il qu’elle y trouve des intérêts pour s’obstiner autant à relancer les discussions à ce sujet !!!
A une éventuelle prime d’intéressement - conditionnée à des milliers de suppressions d’emplois, de pressions sur les salaires, sur le déroulement de carrière et par un affaiblissement du Service Public et du statut - la CGT revendique, sans aucune ambiguïté, l’ouverture immédiate de négociations salariales qui débouchent sur des augmentations générales des salaires et pensions.
A l’opposé de l’intéressement, celles-ci sont définitivement acquises, elles profitent aux retraités et assurent le financement de notre régime de protection sociale.
Exigeons ensemble
L’ouverture immédiate de négociations salariales
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Pour y parvenir et porter nos revendications, la CGT lance une grande campagne SALAIRES ET PENSIONS. La Fédération CGT met à disposition de tous, une carte pétition pour exiger l’ouverture immédiate de négociations salariales. Elle met en débat plusieurs revendications pour améliorer de façon pérenne le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités et permettre le financement effectif de notre régime de protection sociale.
Exigeons ensemble
Une augmentation immédiate de 6%des salaires et pensions comme première étape pour le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat.
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A la SNCF depuis 1981, chaque année sauf de rares exceptions, les augmentations générales de salaires et pensions ont été inférieures à l’augmentation des prix.
Tous les cheminots actifs et retraités ont subi une baisse importante du pouvoir d’achat, aggravée par la hausse des cotisations sociales qui sont passées de 9,1% fin 2001 à 16,4% en fin 2005.
Ainsi, il faudrait une augmentation générale des salaires bruts de 15,6% et de 25,7% du salaire net pour que les cheminots retrouvent leur pouvoir d’achat de 1981.
A noter que les deux accords salariaux signés en 2004 et 2005 par certaines organisations syndicales ont même légèrement aggravé ce contentieux salarial du fait de l’accroissement des retenues CSG et CRDS en 2005.
Depuis 2002 cela représente une perte sèche de 77 euros en moyenne par mois et par cheminot et un manque à gagner considérable pour les caisses de retraite et de prévoyance.
Non contente de se servir dans la poche des cheminots, la direction SNCF mène depuis 2002 une politique de suppressions massives d’emplois. En 4 ans, 13200 emplois de cheminots ont été supprimés. Cela représente une nouvelle économie de 676 millions réalisée sur le dos des cheminots et des usagers.
L’entreprise pour faire accepter une telle politique aurait donné généreusement l’équivalent de 17 euros par mois pour l’intéressement !!!
Exigeons ensemble
Un salaire d’embauche minimum et un minimum de pension à 1500 € brut
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Cette politique salariale du gouvernement et de la direction a entraîné un sous paiement des qualifications et des bas salaires.
En décembre 1981 le salaire d’embauche minimum à la qualification A position 2 se situait à 19,2% au dessus du SMIC.
Ce salaire d’embauche est tombé à -2,2% en dessous du SMIC en 2003, et à - 0,2% en octobre 2005. Il aura fallu l’action du 22 novembre 2005 pour obtenir des mesures bas salaires qui conduisent à ce qu’au 1er mai il n’y ait plus de salaires en dessous du SMIC.
Pour autant fin 2004, plus de 40% des cheminots de l’exécution percevaient moins de 1500 net.
La CGT considère que le salaire ou la pension doit assurer à chacun de quoi répondre à ses besoins fondamentaux. Ce qui fonde la revendication CGT pour un salaire et pension minimum à 1500 brut par mois. Bien sûr les diplômes à l’embauche comme l’expérience acquise doivent être reconnus et payés en conséquence, c’est ce qui justifie aussi notre grille salariale et son amélioration.
Exigeons ensemble
La transformation de la prime de fin d’année (PFA) en véritable 13e mois.
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Pour ce faire, la CGT propose d’ajouter à l’actuelle PFA, la prime de travail moyenne théorique comptant par ailleurs pour le calcul de la retraite et son financement. Selon la direction une telle mesure représenterait une augmentation de la masse salariale de 53 millions d’euros. Au regard des bénéfices réalisés, il est tout à fait possible de satisfaire cette revendication.
Exigeons ensemble
L’ouverture de négociations sur les primes de travail et le déroulement de carrière dans toutes les fonctions
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Les métiers dans l’entreprise connaissent de profonds bouleversements tant organisationnels que techniques. Ces évolutions ont bien évidemment des incidences notables sur l’emploi, les métiers, dans le contenu, leur périmètre, et sur les conditions de vie et de travail des cheminots.
La CGT demande que soient revalorisées les primes de travail et amélioré le déroulement de carrière à partir de mesures comptant pour la retraite comme le revendique l’ensemble des cheminots.
Exigeons ensemble
L’alignement de l’indemnité de résidence de la zone 3 sur celle de la zone 2 comme première étape pour un alignement de taux sur la zone 1
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Cette première étape concerne 70% des cheminots et représenterait annuellement une somme supplémentaire de 150 brut pour un cheminot à la position 2.
Exigeons ensemble
La revalorisation de la gratification de vacances
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Celle-ci d’un montant de 200 n’a pas été revalorisée depuis 2002.
Exigeons ensemble
L’intégration des points D’IR dans le traitement.
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En son temps, la direction SNCF s’était engagée à intégrer l’indemnité de résidence dans le traitement afin que celle-ci compte dans le calcul de la retraite.
A ce jour, il reste 2,5 points d’IR à intégrer au traitement afin que les engagements de la direction d’alors soient respectés.
A noter que l’intégration de 0,5 point d’IR conduit à une augmentation de 0,5% des pensions !
Preuve est faite qu’avec la victoire sur le CPE, il est possible de gagner sur les revendications.Alors signez et faites signer la carte-pétition.
Montreuil Le 25 avril 2006
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>> télécharger le tract au format pdf (120Ko)
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