Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

STOP !!!!

Accident ferroviaire en Lorraine

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COMMUNIQUÉ AUX CHEMINOTS

En moins de sept jours, deux accidents graves de salariés d’entreprises privées, dont un mortel, se sont produits. Aujourd’hui, un nouveau drame touche la famille Cheminote !

Un agent du SEG du parcours de Nancy, marié et père de deux enfants, est décédé au cours d’une intervention d’astreinte.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, l’inacceptable contexte de la production doit cesser sur le champ !

Ce matin, des cheminots ont commencé leur journée de travail après que d’autres l’aient terminée, mais pour beaucoup d’entre eux, seront ajoutés à leur compteur professionnel :

  • Une nouvelle nuit de plus de 8h30 !
  • Des kilomètres interminables en véhicule de service !
  • Une nouvelle journée faite de cumul de fonctions !
  • Une séance de travail en tension, objectivée par des décisions inatteignables !
  • Une prise de service sans avoir eu un repos d’une durée réglementaire !
  • Une organisation de travail en sous-effectif !
  • Un collectif de travail qui ne permet pas de travailler en toute sécurité !
  • Une visite d’installations usées par leur abandon !
  • Une intervention sans véritable moyen pour respecter toute la règlementation !
  • Une reprise de travaux réalisée par des entreprises avides de bénéfices !
  • Un rapport de tournée qui reprend des anomalies déjà constatées !
  • Une reconduction d’une LTV par manque de financement !
  • Une réunion managériale sur un énième projet de réorganisation !
  • Un trajet domicile/travail dans un état physique et mental insoutenable !
  • Un mainteneur de l’Infra qui surveille une entreprise sur son parcours d’intervention !
  • Etc.

Hier, à l’INFRAPOLE de Nancy, un cheminot a été mortellement blessé dans l’exercice de son métier !

Pour la Fédération CGT des Cheminots, si les circonstances de l’accident appellent chacun à un droit de réserve, les indicateurs sécurité sont depuis trop longtemps alarmants pour ne pas faire le lien avec la désorganisation du travail et de la production. La réalité aujourd’hui est que près d’un accident de travail par journée de service concerne un agent de l’Équipement.

La Fédération CGT appelle les cheminots de tous les collèges à réagir !

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AUGMENTATION DES SALAIRES

La direction négociera uniquement sous le rapport de forces !

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La Table Ronde « Salaires » s’est tenue le 22 juin 2017.
En amont, la Direction avait reçu toutes les Fédérations en bilatérale. Résultat : elle ne propose aucune augmentation de salaires. Voilà le résultat du dialogue prôné par la Direction : 5 réunions pour aboutir sur 0% !

En contradiction totale avec les propos du Président PEPY sur BFM TV, la Direction prétexte la situation économique du ferroviaire pour imposer aux cheminots une 3e année de gel des salaires.

BAS SALAIRES, ON SE MOQUE DE NOUS !

Grâce au travail et à l’insistance de la CGT, la Direction est contrainte d’annoncer des mesures « bas salaires », mais elle refuse de les négocier.

Elle annonce donc les évolutions suivantes :

Position Salaire actuel* Mesures 2017* Gain*
4 1461,87 1482,48 20,61
5 1465,07 1483,97 18,90
6 1491,59 1507,10 15,51
7 1521,41 1536,78 15,37
8 1553,42 1565,54 12,12
9 1615,78 1624,51 8,73
10 1681,13 1689,70 8,57
11 1741,08 1749,61 8,53

* échelon 1

Mais pour faire des économies sur le dos des cheminots, elle ne veut mettre en place ces mesures qu’au 1er janvier 2018 !

Cette mesure ne représenterait que 11 millions d’euros, à comparer avec les 200 millions qui pourraient être nécessaires pour le changement de nom de la branche Voyages.

La Direction ne changera de stratégie que si elle sent une pression des cheminots.

La CGT met à disposition des cheminots des actions régionales dans la période du 23 au 27/06 pour qu’ils expriment leurs exigences.

Rapprochez-vous du syndicat CGT de votre site, organisez-vous avec la CGT pour mieux faire entendre vos revendications.

 

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LE GRAND MÉTIER « CONDUITE », UNE URGENCE POUR LES CREQ !

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Lors du Groupe de Travail CREQ du 18 avril dernier, les organisations syndicales réclamaient unitairement la tenue d’une table ronde. Au cours de la CPC du 4 mai 2017, la Direction annonçait la tenue d’un GT le 15 juin 2017 présidé par le président de la CPC VA. Si cette annonce relevait d’un caractère exceptionnel, elle ne s’est réduit qu’à un simple effet d’annonce !

Le constat est sans appel, sur nombre de régions, les agents CREQ ne sont plus utilisés dans leur mission première, la conduite.

Alors que les maîtres-mots de la Direction, sont « économies et production », certains établissements préfèrent ne fournir aucune mission à ces agents. Les nombreux travaux d’investissements captent de nombreux agents et sont réalisés par des entreprises extérieures.

Les missions d’entretien réalisées quotidiennement, sont de fait, mises entre parenthèses. Le fait qu’un entretien régulier et conséquent des installations ne soit plus réalisé a comme répercussion, sur les CREQ, qu’ils soient moins utilisés. Moins de ballastage en parcours, moins de draisines, moins de brigades, sont le cocktail fameux d’une entreprise qui ne veut plus gérer son personnel.

Alors que des embauches ont été réalisées ces dernières années selon les régions, directement pour certains, sans passer par une formation initiale voie, comme il était de coutume auparavant, les agents se retrouvent piégés par une direction qui ne compte plus valoriser ces nombreuses formations pourtant très coûteuses pour l’entreprise.

Pour la Direction, la formation « plus vite plus lourd » est la solution à tous les maux des CREQ. Pour la Direction, le fait que les CREQ ne conduisent qu’à hauteur de 25%, n’est en rien un problème. Pour la CGT, cela en est un qui mérite une réflexion plus que particulière ! Seuls 5 à 10% des agents pourront y accéder. Une nouvelle mise en concurrence interne !

La CGT a d’ailleurs fourni à la Direction de l’Infra lors de ce GT, un exemple très parlant de la situation que vivent certains agents. Sur un établissement, le pointage de l’utilisation des CREQ sur un mois a conclu que seulement 6 jours étaient consacrés à la conduite par agent.

Il y a urgence à ce que les agents retrouvent de la charge de travail. Les cheminots ne peuvent plus voir sous leurs yeux les missions qui autrefois leur incombaient, être une à une, reversée aux appétits gargantuesques des entreprises privées. Le risque, comme la CGT le rappelle souvent, est une perte sans retour des compétences métiers, qui sont le socle commun à tous les agents de l’Equipement et à tous les cheminots.

Les futures négociations importantes qui vont s’ouvrir sur la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences, sur le contenu et la classification des métiers dans le cadre de la CCN, sont peut-être le début d’une réponse à ces constats.

Pour la CGT, tout démontre la nécessité de rassembler tous les conducteurs d’engins ferroviaires dans un seul et même métier, dans un Grand Métier « Conduite ». Le plus vite plus lourd, n’est que le détournement des revendications des conducteurs équipement pour des chantiers de formation de trains.

Concernant l’emploi, la réponse apportée par la Direction sur une « quasi stabilité » des ressources internes jusqu’en 2020, ne peut être satisfaisante, à la vue des enjeux. Déjà, le constat de suppressions de postes qui fait jour comme en Bretagne ou en Pays de Loire par exemple, démontre que l’emploi n’est pas garanti.

Pour la CGT, la réponse aux besoins en agents, engins et formations doit être revue à la hausse. Des investissements en termes d’engins permettront un retour à une autonomie. Les formations dispensées dans nos 3 derniers centres sont de qualité. La Direction a donc nombre de moyens en sa possession, cependant elle préfère sous-traiter et ne plus investir, comme le constatent nos collègues de l’EIV de Brive, en charge de la fabrication de nos draisines.

L’impact d’une telle politique est large. L’entreprise se prive d’agents formés et expérimentés. Pourtant outre ce constat, les CREQ doivent pour être aptes à la conduite, valider un nombre d’heures de conduite suffisant. L’inutilisation a également une répercussion sur la sécurité. En effet, comme tous les métiers de l’Equipement, la non pratique peut engendrer des pertes de repères. Les parcours s’étant allongés, les CREQ doivent connaître un grand nombre de lignes, de triages importants, que seul un agent expérimenté peut maîtriser.

Pour la CGT, la Direction doit rapidement revoir sa copie. Les établissements doivent changer de politique, en confiant des charges de travail aux cheminots. Pour cela, les agents de l’Equipement doivent se regrouper afin de créer les conditions que soient réinternalisées les missions.

Outre le rapport de forces qu’il est urgent de faire monter à l’Equipement, c’est bien au niveau local, dans les instances, que doivent être portées ces légitimes revendications.

La CGT revendique :
• L’intégration dans le Grand Métier « Conduite » qui permettra pour tous les conducteurs la conduite d’engins plus puissants et plus rapides, pour répondre aux réels besoins des chantiers et d’acheminement sur les chantiers.
• L’arrêt du recours à la conduite autonome.
• Un parc engins correspondant à la charge de travail de l’Equipement, avec des engins modernes, adaptés et conformes.

La CGT continuera de dénoncer, de s’opposer par la mobilisation aux agissements néfastes de la Direction SNCF. C’est tout le sens de la semaine de mobilisations et d’initiatives locales et régionales du 23 au 30 juin 2017 pour défendre et développer le service public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF.

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RASSEMBLÉS, NOUS SOMMES PLUS FORTS !

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Parce que rien n’est inéluctable, parce qu’il n’y a pas de fatalité, parce que l’élévation du rapport de forces est une nécessité pour stopper la fuite en avant de la direction SNCF, la Fédération CGT appelle les cheminots à participer aux actions organisées dans les régions, parfois unitairement, dans la semaine du 23 au 30 juin 2017.

Les sujets ne manquent pas. L’avenir de la SNCF, du service public ferroviaire (Fret et Voyageurs), l’emploi, les salaires, nos retraites, l’avenir et le contenu de nos métiers, à l’aube, notamment, de négociations qui vont s’ouvrir dans le cadre de la CCN de la branche ferroviaire ainsi que dans le GPF, sont autant de sujets qui trouvent un écho dans notre quotidien, sur nos lieux de travail.

Refuser d’accepter béatement la stratégie de casse du service public ferroviaire, ce n’est pas être archaïque ! Au contraire, c’est faire preuve d’un engagement contemporain et résolument tourné vers l’avenir à l’heure où les besoins exprimés par les populations n’ont jamais été aussi prégnants en matière de services publics !

Aussi, ancrer la mobilisation dans nos chantiers, nos établissements, nos régions, à partir de nos revendications locales, est plus que jamais une priorité! N’en déplaise à certaines organisations syndicales, la CGT n’estime pas être « chronophage » lorsqu’elle prend le temps d’échanger avec les cheminots sur les enjeux de la période.

C’est une étape supplémentaire dans la construction d’une action de haut niveau qui devra rassembler tous les cheminots, de tous grades et toutes fonctions !

Par conséquent, la Fédération CGT des cheminots entend bien ne rien lâcher et continuera de défendre l’idée d’un service public ferroviaire appartenant à la Nation, en créant les conditions du rassemblement le plus large !

Retrouvez ci-après, la liste non exhaustive des initiatives et rassemblements :

23 juin 2017

Strasbourg : 11h00 à 15h00, rassemblement régional en gare.
Pays de Loire : 09h00, rassemblement gare de Nantes, sortie sud.
10h40, rassemblement Conseil Régional.

26 juin 2017

Chambéry : 06h30, diffusion en direction des usagers et des cheminots + bureau d’embauches devant la gare de Chambéry.
Bordeaux + Limoges : 10h00, rassemblement devant la Direction Régionale à Bordeaux puis manifestation en direction du Conseil Régional.

27 juin 2017

Rennes : 14h00, initiative UIT Bretagne, débat public à la maison des associations.
Marseille : 11h00, rassemblement devant la Direction Régionale.
Amiens + Lille : 10h30, rassemblement devant le Conseil Régional.
Tours : 7h00-12h00, rassemblement interprofessionnel, devant la gare.
Vierzon : 06h00, diffusion de tract aux usagers + 10h30, rassemblement interprofessionnel forum de la République.
Bourges : 10h30, rassemblement interprofessionnel Palais d’Auron.
Orléans : 06h00-12h00 rassemblement devant la gare des Aubrais + diffusion de tract aux usagers.
Reims : 09h00, rassemblement régional en marche du CE Mobilités.
PSL : 10h00, rassemblement régional en gare de Clichy-Levallois.
PRG : 10h30, rassemblement Infra Bibliothèque François Mitterrand,
10h30, rassemblement Austerlitz,
10h00, rassemblement Montrouge,
10h00, rassemblement Versailles EGT N et U,
10h00, rassemblement PMP EVA

28 juin 2017

Dijon : 11h45, rassemblement devant la direction régionale.

29 juin 2017

Rennes : 12h00, rassemblement régional devant la direction régionale.
Rouen : 10h30, rassemblement devant la préfecture de région.
Centraux : 07h30-18h00, bureau d’embauche, devant le siège à St Denis.
Montpellier + Toulouse : 11h30, Rassemblement devant la direction régionale de Toulouse + manifestation jusqu’à la préfecture de région.
Clermont-Ferrand : préavis de grève dans toutes les fonctions avec piquets de grève.
PSE : 10h00, rassemblement Paris Gare de Lyon (ex centre de tri postal) ;
10h00, rassemblement Villeneuve-St-Georges (au dépôt devant le Fret) ;
10h00, Laroche Migennes (devant le local syndical).
Lyon : interpellation des directions locales en établissements.

30 juin 2017

PNO : 11h00, rassemblement régional devant le siège de la direction régionale.
Lorraine : 09h00, rassemblement devant le siège de la direction régionale à Metz.
Paris Est : 10h00, rassemblement régional devant la direction régionale.

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L’EMPLOI, LE CIMENT SOCIAL DU SERVICE PUBLIC

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Au nom de la concurrence et du marché ressurgit la sempiternelle affirmation du prétendu « coût du travail ». Alors que le besoin de services publics n’a jamais été aussi fort pour la cohésion sociale, la chasse à l’emploi est ouverte !

La préoccupation de la SNCF n’est plus de faire circuler des trains, servir les usagers dans des conditions décentes, de sécurité et de sûreté optimales, mais la recherche d’économies. L’emploi est une variable d’ajustement.

Lorsque des guichets, des gares, des ateliers, des triages, des lignes sont fermés, des trains, des installations des infrastructures sont supprimés, c’est l’emploi qui est visé.

La rentabilité à tous les échelons, la flexibilité, la polyvalence, la fixation d’objectifs irréalisables, le recours aux CDD, aux intérimaires ou aux entreprises extérieures, se confirment dans tous les services. La précarisation de l’emploi doit être combattue, tant pour le service public que pour les salariés qui la subisse.

La chute continuelle des effectifs, 148 919 au 01 janvier 2017, alors que la productivité des cheminots ne cesse de progresser (dernier chiffre divulgué : + 45% de 2004 à 2014) engendre une dégradation des conditions de travail des cheminots et une dégradation des conditions de transports des usagers.

Les orientations stratégiques du GPF sur l’emploi, prévoient une évolution à la baisse des effectifs à 140 000 pour 2020.

La CGT condamne cette politique qui amoindrit les capacités de l’entreprise publique à répondre aux besoins des populations.

La question du travail est au coeur des préoccupations des cheminots (postes figés, congés refusés…) et génère de nombreux conflits sur l’ensemble des régions et établissements.

La création d’emploi avec une augmentation significative de l’admission au Cadre Permanent qui assure une unité et une solidarité au corps cheminot est un enjeu majeur.

Le chemin de fer reste une oeuvre commune qui nécessite une cohésion et une complémentarité des cheminots.

Cela suppose une dynamique de développement de l’emploi.

Au-delà de son volume, il est indispensable de renouer avec la nature de l’emploi, le contour des métiers, des conditions dans lesquels ils doivent s’exercer, de l’identification des spécialités.

Seule une politique de recrutement résolument orientée vers le Cadre Permanent, en adéquation avec les exigences du mode ferroviaire, garantit des conditions sociales élevées tant du point de vue du déroulement de carrière, de la prévoyance, de la retraite que de la sécurité de l’emploi.

Le statut des cheminots repose sur le contrat social qui les lie au service public fonctionnant 24 heures sur 24 heures, 365 jours par an.

Il est facteur de bonne gestion sociale, de maîtrise industrielle, de qualité et d’efficacité du service public.

Placer la SNCF au service de la Nation et des citoyens passe par des effectifs au plus près du terrain dans une organisation transverse, en proximité, protégeant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée, tout en assurant la continuité du service public ferroviaire.

Reconnaître les qualifications, offrir des perspectives de carrière, faire de l’égalité femmes/hommes une réalité, réduire le temps de travail et la charge de travail, protéger la santé des cheminots, requièrent une politique d’embauches offensive.

La direction doit engager des négociations immédiates pour évaluer les besoins quantitatifs (et qualitatifs) en matière d’emploi.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire dans les initiatives et manifestations organisées sur les sites, dans les territoires par ses syndicats locaux, et notamment celles qui auront lieu du 23 au 30 juin 2017.

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LA BOÎTE À OUTILS DES APPRENTIS SORCIERS !

Avenir du Service Public ferroviaire

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Chaque jour, la direction franchit de nouveaux paliers dans la casse de l’entreprise publique.
Pour ce faire, elle use et abuse d’« outils » contre les cheminots, contre les usagers.
Ensemble, stoppons-là !

Cette boîte à outils se formalise par : la spécialisation des agents, des matériels, par une organisation de la production par activité, voire par produit.

L’utilisation de cette « pointe à tracer » les contours d’une éventuelle vente à la découpe, se matérialise notamment par la création des ESV, des EGT, des EST, des ERC TER, entre autres…

La création de filiales telle que Transkéo dans un domaine où la concurrence n’a pas cours est, de ce point de vue, significative des intentions de la direction à vouloir enfoncer le clou en matière de casse de l’entreprise publique.

Le recours massif à la sous-traitance, notamment à l’Equipement, la mise en oeuvre de l’EAS, la création d’Optim’services à l’EPIC de tête, sont autant d’exemples d’une méthode nocive pour le service public et pour les cheminots qui oeuvrent chaque jour à son fonctionnement. La casse de l’emploi à statut constitue également un levier fort de la fuite en avant assumée par la direction et certains partenaires sociaux.

UNE AUTRE VOIE EST POSSIBLE !

La CGT continue de dire, parfois bien seule, qu’il faut notamment :

Réunifier le système ferroviaire par la mise en place d’une entreprise publique, de service public, unique et intégrée au sein d’un seul EPIC : La SNCF. Cela n’est pas contraire aux règles en vigueur.

Garantir le statut et les conditions sociales des cheminots de la SNCF de façon pérenne ; y compris en cessant de supprimer de manière massive des emplois de cheminots.

Requalifier la dette liée aux infrastructures en dette publique et arrêter un plan pluriannuel de financement ;

Organiser la production en établissements multi activités pour plus d’efficacité, de réactivité et pour redonner du sens aux métiers.

Ce qui est mal fait peut être défait !

Par conséquent, la Fédération CGT des cheminots appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire dans les initiatives revendicatives organisées par ses syndicats locaux, et notamment celles qui auront lieu du 23 au 30 juin 2017.

Rien n’est inéluctable, ensemble, faisons grandir le rapport de forces !

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GOUVERNEMENT ET PATRONAT DOIVENT ENTENDRE NOTRE EXIGENCE ET NOTRE REVENDICATION

Convention collective

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Après une manifestation massive le 20 octobre 2016, diverses interventions de notre fédération dont un courrier CGT au Ministre du travail, au Ministre de l’environnement et au Secrétaire d’état aux transports le 5 décembre 2016 suivi d’une demande en intersyndicale, de rencontres auprès des services du Ministre, le gouvernement précédent n’a jamais daigné prendre en compte notre revendication.

Des mois après, nous en sommes toujours au même point suite au blocage du patronat et du gouvernement. Il est toujours prévu d’appliquer la convention collective de la cafétéria. Si cela devait se produire, nous subirions une régression sociale sans précédent.

Les sociétés de restauration ferroviaire, qui officiellement souhaitent le maintien de nos avantages et de continuer dans la branche du ferroviaire, laissent faire en refusant d’adhérer à un syndicat patronal. Ne doutons pas que l’application pour le personnel d’un statut de bas niveau arrangerait leurs petites affaires.

Les élections présidentielles ayant eu lieu, il convient rapidement de rappeler au gouvernement et au patronat notre volonté d’intégrer la convention collective de la branche ferroviaire toujours en négociation.

Le 28 juin 2017, se tiendra une réunion de la Commission Paritaire Nationale de l’Emploi et de la formation professionnelle de la branche du ferroviaire réunissant les organisations syndicales et les employeurs du secteur.

La CGT va proposer aux autres organisations syndicales d’organiser une manifestation la veille le 27 juin afin que nos organisations syndicales portent notre exigence auprès du ministère et des employeurs du ferroviaire.

Nous travaillons dans le ferroviaire, notre convention collective doit-être celle du ferroviaire.

Rappelons que l’application de la convention collective de la cafétéria se traduirait par la perte :

  • De la garantie de nos avantages acquis en cas de changement d’entreprise ;
  • De la grille d’ancienneté ;
  • De la gratification jubilaire ;
  • Des indemnités de licenciement supérieures au code du travail ;
  • De la garantie de l’emploi en cas de longue maladie ;
  • Des repos nuit ;
  • De la récupération de jours fériés travaillés ou non ;
  • Du 13e mois ;
  • De la 6e semaine de CP.

Une baisse :

  • Du complément maladie et accident du travail ;
  • A terme, de nos taux de cotisations retraite complémentaires supérieures au légal.

Une augmentation :

  • Du temps de travail, qui passerait de 35 heures à 39 heures. En annualisation, de 1530 heures à 1787 heures.

L’AVENIR DE NOTRE STATUT ET DE NOTRE CCN DÉPENDRA DE NOS MOBILISATIONS !

POUR PROTÉGER NOTRE STATUT, POUR GAGNER DES NOUVEAUX DROITS, IL EST IMPÉRATIF DE SE BATTRE !

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IDTGV : QUEL AVENIR POUR LE PERSONNEL ?

Restauration ferroviaire

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Jeudi 18 mai 2017 s’est tenu un comité central d’entreprise Newrest Wagons-Lits avec, à l’ordre du jour, un point important sur le passage des trains IDTGV dans l’activité TGV et ses conséquences.

D’après la direction Newrest :

  • Les trains IDTGV au départ de Montparnasse deviennent TGV au 3 juillet 2017 ;
  • Les trains IDTGV de gare de Lyon deviennent TGV le 11 décembre 2017, mais pour la direction certains trains pourraient passer Ouigo ;
  • Il n’y aurait eu que de vagues contacts entre Newrest, SNCF (IDTGV) et LSG concernant les conditions de transfert du personnel ;
  • L’ensemble du personnel IDTGV serait transféré chez Newrest Wagons-Lits le 11 décembre prochain avec une répartition entre Montparnasse et gare de Lyon. La question se pose pour le personnel administratif qui travaillerait éventuellement en partie pour d’autres filiales LSG et sur le nombre d’agents non transférables si une partie de l’activité devenait Ouigo.

Pour la CGT, il est inadmissible de laisser les agents dans l’expectative concernant leur avenir. La SNCF doit rapidement prendre les mesures nécessaires afin que l’ensemble des salariés de LSG Linearis puisse être affecté à Newrest Wagons-Lits France et que celui-ci en soit informé des conditions. Il en va de sa responsabilité sociale.

Concernant la reprise du personnel, l’article L-1224-1 du code du travail et l’article 20 de la convention collective déterminent les modalités de manière précise. Les agents sont accueillis dans la nouvelle société avec le maintien des avantages acquis. Au niveau Newrest Wagons-Lits, l’accord du 27 mai 2014 prévoit l’application de l’accord NRF et de ses avenants à tous les salariés travaillant sur Newrest Wagons-Lits. Les agents de LSG Linearis ayant un statut largement inférieur à ceux de Newrest verront donc leurs conditions sociales s’améliorer.

En application de l’accord d’harmonisation du 27 mai 2014 signé par la CGT et par FO, dès son arrivée chez Newrest, le personnel bénéficiera pour les mesures principales, des conditions suivantes :

  • 6e semaine de congés payés ;
  • Lundi de Pentecôte férié ;
  • 1530 h annuelles au lieu de 1607 h ;
  • 115 repos par an contre 113 ;
  • 3,5 % et 7 % d’intéressement au lieu de 3,5 % et 6 % ;
  • En cas d’agent 2, intéressement sur 75 % du CA au lieu de 50 % ;
  • Indemnités repas roulants à 14,16 €.

LA CGT INTERVIENDRA AU NIVEAU DE LA SNCF AFIN QU’ELLE GARANTISSE QU’AUCUN AGENT NE SOIT LAISSÉ SUR LE CARREAU ET IL SERAIT BON QUE LE PERSONNEL RAPPELLE AU DONNEUR D’ORDRE QU’IL EXISTE ET DOIT ÊTRE CONSIDÉRÉ.

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ACCOMPAGNEMENT DU VIEILLISSEMENT DES CHEMINOTS : LA DIRECTION DE L’ACTION SOCIALE SNCF SE DÉSENGAGE !

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La Direction de la SNCF a reçu les 4 organisations syndicales en audience, suite au courrier unitaire du 24 février 2017, pour l’avenir des EHPAD SNCF.

La Direction souhaite se séparer des 4 EHPAD (maisons de retraite SNCF) puis discuter de l’amélioration de l’accompagnement des cheminots en perte d’autonomie. Inacceptable !

Le 10 octobre 2016, la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale de la SNCF présente aux représentants des organisations syndicales son intention de stopper la gestion des EHPAD (maisons de retraite SNCF).

Aujourd’hui, la SNCF possède encore 4 établissements. Ils offrent aux cheminots de bénéficier d’un lit et d’un accompagnement humain de qualité pour un coût de 85 % de leur pension de retraite. Le personnel cheminot, malgré une politique néfaste de recrutement d’intérimaires, est formé et attentionné envers nos anciens. Cette prestation, unique en France, est une émanation du régime spécial des cheminots financée par la solidarité des cheminots.

C’est pour des raisons bassement stratégiques liées à la volonté de supprimer l’EPIC de tête que la Direction cherche à supprimer cette prestation en supprimant ou transférant le personnel.

La Fédération CGT des Cheminots, en construisant le cadre unitaire, cherche à faire reculer la Direction. Un comité de défense des EHPAD de Villevaudé et Neuilly sur Marne mène également un combat actif qui bouscule la Direction.

Pour l’amélioration de la prise en charge du vieillissement !

Paradoxe : la Direction reconnait que la prise en charge du vieillissement de la population est un défi pour la société française. Le maintien à domicile, les établissements, l’aide aux aidants sont autant de sujets que nous devons traiter, y compris à la SNCF au regard des prérogatives liées au régime spécial. Elle partage, avec la CGT, que la prise en charge de la population cheminote par le Fonds d’Action Sanitaire et Sociale SNCF (FASS) n’est pas suffisante.

Aujourd’hui, nos établissements proposent 270 places pour un besoin estimé à 11 000.

La CGT et l’intersyndicale ont des propositions réalistes, étayées et financées :

  • • Elargissement des paniers de services particulièrement pour les aides de vie au maintien à domicile ;
  • • Adaptation de la grille des barèmes pour qu’un plus grand nombre puisse bénéficier d’une aide ;
  • • Des capacités d’accueil en foyers-logements à proximité des familles ;
  • • Ouverture de l’accueil temporaire à tous les pensionnés ;
  • • L’apport de solutions en territoires de prise en charge de l’accueil pour garantir l’égalité de traitement.

Si la Direction se dit volontaire pour aborder le sujet, son premier acte est de se séparer des EHPAD. C’est une prestation spécifique qui disparaitra si nous n’arrêtons pas la Direction.

La CGT exige un moratoire !

Dans ce cadre, c’est à la Direction de prouver qu’elle souhaite réellement l’amélioration de la prise en charge. Les projets de cessions et cessations doivent être suspendus.

La CGT demande l’ouverture d’une véritable négociation sur l’ensemble des sujets. La construction aux normes d’un nouveau bâtiment à Neuilly sur Marne, comme la Direction s’y était engagée en 2014 avant de se rétracter suite à la réforme du ferroviaire, doit également être réellement abordée. Cet établissement doit offrir a minima les capacités d’accueil actuelles.

La CGT maintient la pertinence de ce projet, le financement peut être intégralement couvert par les réserves du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale des cheminots.

Aujourd’hui, la Direction refuse de geler son projet.

La CGT dénonce les annonces divergentes aux familles de résidents, aux personnels cheminots, aux organisations syndicales, aux institutions.

Face à la désapprobation générale de son projet, la Direction multiplie les discours pour diviser la réaction et inculquer le fatalisme.

Restons soudés !

D’ores et déjà, la Direction reconnait être en difficulté et avoir pris un retard. Elle ne peut pas faire ce qu’elle veut. Les initiatives du comité de défense, l’unité syndicale l’ont fait douter.

La CGT a proposé aux organisations UNSA, SUD-Rail et CFDT de donner des suites rapides pour profiter du trouble patronal. Toutes les organisations syndicales se sont engagées à poursuivre le combat.

Cheminots actifs et retraités, familles de résidents, personnels des EHPAD, donnons des suites pour une politique humaine de prise en charge du vieillissement de la population cheminote. Un combat, quand il est mené, apporte toujours des résultats… Gagnons sur nos revendications !

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LA SNCF SUR LA VOIE DE LA PRIVATISATION ?

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Attaquée, déstructurée, réformée, notre entreprise publique subit le dogme du libéralisme depuis de nombreuses années.
Les cheminots, parce qu’ils aiment leur entreprise et qu’ils résistent pour maintenir de bonnes conditions de travail, une qualité de service et un haut niveau de sécurité, sont stigmatisés par certains responsables politiques, les médias et la direction.

La CGT a toujours dénoncé la logique de privatisation rampante de la SNCF enclenchée depuis le début des années 90.
Les différents paquets ferroviaires européens (ensemble de textes législatifs), votés par la Commission Européenne (4 au total) ont tous successivement tracé les pointillés d’une vente à la découpe des entreprises historiques au plan européen, dont la SNCF.
Le rythme de la mise en oeuvre du processus n’est pas identique partout selon les pays, la logique reste pourtant la même : privatiser l’activité ferroviaire pour développer la politique business, faire du fric sur le dos des conditions de vie et de travail des cheminots et de la qualité de service.

ÇA SE PASSE DEVANT NOUS !

Les différents plans industriels et d’entreprise qui se sont succédé n’ont eu pour seule visée que le cloisonnement des différents services par activité, et donc la division des cheminots qui travaillent de moins en moins ensemble.
L’exemple de Fret SNCF est éclairant, véritable laboratoire de cette stratégie, après dix ans d’ouverture à la concurrence du transport de marchandises par fer (2006), Fret SNCF ne transporte plus que 20 milliards de tonnes/km contre 50 au début des années 2000. Les conditions de travail se sont lourdement dégradées, l’emploi a fondu comme neige au soleil.

DE RAPPORTS EN ASSISES, LA RÉFORME…

En 2014, la réforme du ferroviaire est lancée. La CGT organise la riposte et propose un projet alternatif, « la voie du service public » garantissant l’unicité du système ferroviaire dans une entreprise intégrée résolvant la problématique de la dette, le tout dans le respect des textes législatifs en vigueur. Le rapport de force est créé mais les organisations syndicales d’accompagnement brisent l’unité et accompagnent cette réforme qui sera transposée dans la loi du 04 août de la même année.

Dès lors, les cheminots sont répartis dans 3 entreprises, SNCF, SNCF Mobilités et SNCF Réseau. Les filiales se multiplient dans le monde entier, elles atteignent le chiffre record de 1 250, le recours à la sous-traitance explose, les externalisations sont nombreuses dans toutes les fonctions RH et transverses. Fusion, restructuration, transformation, digitalisation sont les maîtres-mots de la stratégie portée par la direction.

Dans ce contexte particulier, les cheminots, avec la CGT, s’organisent, résistent, proposent des alternatives aux projets néfastes de la direction et des victoires ont lieu ! La question de l’ouverture à la concurrence va nécessiter de travailler avec force la convergence cheminots/usagers.
La CGT entend bien jouer un rôle majeur dans la sauvegarde et le développement du Service Public ferroviaire. Cela se gagnera grâce à la mobilisation des cheminots en proximité, dans les territoires.

Rien n’impose de légiférer dans ce sens, même la Commission Européenne, dans le quatrième paquet ferroviaire, permet, sous certaines conditions que la SNCF remplit totalement, de ne pas recourir aux appels d’offres pour renouveler les conventions TER.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire dans les initiatives revendicatives organisées par ses syndicats locaux, et notamment celles qui auront lieu du 23 au 30 juin 2017.

Rien n’est inéluctable, ensemble, faisons grandir le rapport de forces !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

26 juin 2017

Bordeaux : un millier de cheminots manifestent

Les cheminots sont rassemblés ce lundi matin devant la gare Saint-Jean pour défendre le service public. Le cortège se rendra ensuite au Conseil régional.[…]

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