Fédération CGT des Cheminots


10 juin 2026

10 juin 2026

Après plusieurs semaines de concertation, mais sans avancées, les quatre fédérations cheminotes ont décidé de passer à l’offensive au mois de juin.
Elles déclarent l’état d’urgence face à la multiplication des drames (accidents du travail, arrêts maladie, suicides) engendrés par les restructurations compulsives et le processus de filialisation.

Notre force : l’unité cheminote !

Info luttes - Grève du 10 juin 2026

| 10 juin 2026

Près d’un cheminot sur deux a agi par la grève ce 10 juin. L’appel à la grève unitaire a donc été largement partagé par tous les cheminots de la branche ferroviaire. Nous avons décidé du menu, la direction doit se mettre à table.

Les restructurations incessantes, les transferts de personnels dans les filiales et/ou dans les EF privées avec la perte d’une partie de leurs droits, organisés par le patronat ferroviaire, sont contestés et combattus par les cheminot·es de la branche ferroviaire.

Plus que jamais, les cheminots sont opposés au dumping social et attendent que les directions ouvrent aussi des négociations.

La vérité des chiffres

Les chiffres de participation sont sans appel et sont confirmés par un plan de transport national extrêmement dégradé !

  • 84 % des agents de conduite en grève sur le plan national !
  • 80 % chez les ASCT, dont près de 92 % à Montpellier sur TGV !
  • 50 % des agents de l’Escale.

Des taux de grévistes à Réseau à hauteur de 35 % sur l’ensemble du territoire, avec des participations à 100 % sur des dizaines de brigades (Miramas, les Arcs, Fréjus, Saint Charles…).

L’encadrement est aussi en lutte ! Les chiffres mettent en exergue l’engagement des agents de Maîtrise et des cadres dans le mouvement (1/4 en moyenne, comme en Lorraine, Lyon, Bretagne…).

Des mobilisations locales massives !

Les cheminots se sont organisés ce jour avec les syndicats CGT locaux en organisant sur l’ensemble du territoire des piquets de grève, des rassemblements devant les directions et des assemblées générales de grévistes, pour interpeller notamment les directions d’établissement.

Les filiales et les entreprises privées ferroviaires en grève !

En effet, alors que la communication de l’entreprise SNCF, relayée par les médias, tente de circonscrire le conflit aux seules bornes du GPU, les cheminot·es des filiales et des EFP sont pleinement dans l’action !

  • T12-T13 : 80 % des CRTT en grève.
  • Filiale Sud Azur : 70 % de grévistes tous collèges avec une participation de 95 % d’ASCT.
  • 1 train sur 5 seulement annoncé sur le périmètre de la filiale SVEA !
  • 80 % de grévistes chez les CRTT à SVLO.
  • TRSI (TRANSDEV) : 50 % de grévistes chez les ADC et 60 % chez les ASCT.

Il s’agit bien d’une journée de grève TOUS·TES CHEMINOT·ES !

À côté de la plaque !

La stratégie de la Direction SNCF est clairement dans l’impasse. Depuis des mois, les déclarations d’intentions et les groupes de travail sans lendemain avec les organisations syndicales s’enchaînent. Ce simulacre de dialogue social, destiné à apaiser la colère et les inquiétudes, ne prend pas : les cheminots ne sont pas dupes !

Le Président CASTEX a annoncé une table ronde le 23 juin prochain.

Pour la CGT, cette annonce faite avant la journée du 10 juin n’a pas de sens et est totalement déconnectée de la réalité quotidienne des cheminot·es.

UNE TABLE RONDE DE NÉGOCIATION DOIT ÊTRE DÉCLENCHÉE DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS !

L’unité : une force au service de nos revendications !

Les fédérations syndicales représentatives se rencontreront dès le jeudi 11 juin pour analyser le niveau de mobilisation et débattre des suites à donner à cette journée.

Pour la CGT, et à l’heure ou s’écrivent ces lignes, la poursuite du processus revendicatif unitaire est une nécessité !

La réussite de la journée du 10 juin démontre l’urgence d’un changement de cap. Face à une Direction qui tente de gagner du temps, l’unité des cheminot·es est plus forte que tout.

La CGT prendra toutes ses responsabilités, avec ses syndicats locaux, pour exiger :

  • L’ouverture de négociations salariales immédiates ;
  • L’arrêt du processus de mise en concurrence et un moratoire sur les restructurations ;
  • Le maintien des droits sociaux pour l’ensemble des cheminots.

Transformons cette colère légitime exprimée par la grève en victoire concrète !

POUR LES DROITS DES CHEMINOT·ES !
POUR UN SERVICE PUBLIC QUI RÉPONDE AUX BESOINS DES USAGER·ES !

PAS DE CHEMINOT.ES SANS CHEMINS DE FER ! PAS DE CHEMINS DE FER SANS LES CHEMINOT·ES !

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L’alerte s’annonce sérieuse !

Info luttes

| 10 juin 2026

La journée de grève nationale unitaire du 10 juin s’annonce déjà comme réussie. Il y a une certitude : les cheminotes et les cheminots entendent bien imposer un « Stop » à la direction.
Regroupons-nous dans nos chantiers, partout, et débattons ensemble de la situation !

DES REVENDICATIONS CLAIRES

La direction de l’entreprise continue de nier la responsabilité de ses politiques brutales de transformation pour imposer son « nouveau monde ». Par le rabotage des droits et une pressurisation des cheminots à l’extrême, elle ambitionne un dumping social à tous les étages.

  • Notre exigence d’un moratoire sur l’ensemble des restructurations est plus que jamais d’actualité pour stopper cette fuite en avant dangereuse et irresponsable.

Les mesures générales infimes de la NAO de janvier 2026 sont déjà balayées par l’inflation. Le coût de l’énergie et des produits de première nécessité explose sous l’effet du contexte international. Le pouvoir d’achat des cheminots s’effondre. Les artifices financiers (PPV, intéressement, primes en tous genres…) ne répondent pas à la situation vécue par les cheminot·es !

  • La CGT revendique la mise en oeuvre d’une grille unique des salaires pour tous les cheminots et l’ouverture immédiate de négociations salariales !

La Direction a la volonté toujours intacte de remettre en cause les 35 heures et tous les taquets sur l’organisation du temps de travail, notamment dans les filiales, dans un premier temps. Ce choix de créer des filiales en réponse aux appels d’offres est du seul fait de la direction. Ces créations entraînent la casse de nos droits sociaux. Il en est de même à Hexafret et Technis, filiales créées à la suite de la décision de discontinuité du Fret SNCF. La CGT ne désarme pas et considère qu’il faut combattre ces choix inopérants et inutiles.

  • Pour la CGT, le processus de filialisation/privatisation doit être stoppé, et l’ensemble des droits des cheminot·es maintenu.

UNE STRATÉGIE PATRONALE OBSCURE

Alors que les cheminotes et les cheminots attendent des réponses claires et précises, alors qu’ils s’apprêtent à se mobiliser de manière significative, la direction annonce une « multilatérale » nationale le… 23 juin ! Convoquer une réunion nationale 13 jours après un conflit national relève d’un mépris certain à l’égard de celles et ceux qui font le chemin de fer ! C’est inadmissible !

  • Cette rencontre doit être avancée et devra contenir des annonces sérieuses !

L’UNITÉ SOCIALE ET SYNDICALE

Au cours d’une conférence de presse le 8 juin, Les quatre fédérations cheminotes ont réaffirmé toute leur disponibilité à entrer en négociations immédiates et ce de manière unitaire. Elles ont à nouveau partagé le même constat sur la situation dans le ferroviaire.

Elles annoncent déjà se retrouver le 11 juin en interfédérale afin d’évaluer la journée de grève du 10 juin. Elles en profiteront pour échanger sur les suites revendicatives.

La Fédération CGT des cheminots, en fonction des éléments collectés dans ses syndicats locaux, du rapport de forces créé, de la situation unitaire et des échanges qui doivent se poursuivre dans chaque chantier, n’exclura aucune option, si cela est en mesure de faire gagner les cheminot·es et si cela est décidé avec eux !

L’heure est donc à la mobilisation, à l’unité du corps social et aux débats démocratiques sur nos lieux de travail !

LE 10 JUIN, TAPONS FORT !

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le 10 juin en grève, c’est aussi pour nos salaires !

| 10 juin 2026

Les cheminotes et cheminots subissent de plein fouet l’explosion du coût de la vie. La facture énergétique et les prix à la consommation ont augmenté de 2,2 % en avril 2026, après +1,7 % en mars. À +2,5 %, l’inflation continue sans perspective d’amélioration. Les directions ne peuvent plus continuer à jouer la montre en gelant les salaires tout en accentuant la productivité.

Le déni de réalité du patronat ferroviaire est insupportable. Lors de la réunion de branche du 28 mai, le patronat a osé affirmer qu’il n’y avait « pas de problème de pouvoir d’achat ». Côté SNCF, aucune mesure n’est prévue. C’est un mépris inacceptable pour les cheminots qui subissent la crise ! L’heure n’est plus à l’analyse de la situation, mais à l’ouverture de véritables négociations salariales au niveau de la Branche Ferroviaire et du Groupe SNCF !

Ce sont les cheminots qui produisent ces richesses par leur force de travail, ils doivent en récolter le fruit ! La politique salariale actuelle est à bout de souffle, le contentieux est lourd et l’attractivité de nos métiers est durablement affectée.

Nos revendications unitaires :

  • Face à cette situation, les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots portent les exigences immédiates suivantes :
  • Augmentation générale des salaires : Revalorisation immédiate pour faire face à la baisse subie du pouvoir d’achat.
  • Revalorisation des primes de travail : Augmentation significative des primes de travail pour l’ensemble des collèges (mesures équivalentes pour les contractuels).
  • Réévaluation de l’indemnité de résidence : Indexation réelle pour tenir compte de la crise du logement et des disparités géographiques (mesures équivalentes pour les contractuels).
  • Octroi d’un véritable 13ème mois : Généralisation d’un vrai 13e mois pour l’ensemble des cheminots (statutaires et contractuels).

Le 10 Juin : mobilisation générale par la grève !

La direction ne doit plus attendre pour répondre aux cheminots. Si le patronat du ferroviaire, direction SNCF en tête, persiste dans son refus d’ouvrir immédiatement de véritables négociations de branche et d’entreprise sur la question des salaires, ils porteront l’entière responsabilité d’un mouvement social d’ampleur !

LE 10 JUIN, TOUTES ET TOUS EN GRÈVE POUR NOS SALAIRES, NOS DROITS ET LE SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE !

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STOPPONS CETTE CASSE QUI BROIE

| 10 juin 2026

Les quatre organisations syndicales représentatives CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail, CFDT Cheminots appellent à la grève le 10 juin 2026.
Réorganisations en cascade, souffrance au travail, arrêts maladie et accidents du travail en hausse : nos quatre fédérations refusent d’attendre.

LES ALERTES S’ACCUMULENT, LES RÉPONSES MANQUENT.

À la SNCF, un agent sur trois déclare aujourd’hui souffrir de troubles anxieux ou dépressifs. Les arrêts maladie liés à la santé mentale ont progressé de 40 % en cinq ans. Les accidents du travail ont bondi de 15,9 % entre 2024 et 2025 dans le périmètre du Groupe Public Unifié, de 21,7 % filiales incluses et de 50 % sur trois ans.
La médecine du travail alerte, les cellules d’écoute saturent, les remontées de terrain s’accumulent et la direction reste sourde aux signaux du mal-être engendré par leur politique. Pire, elle continue de présenter chaque nouveau plan comme un progrès, à grand renfort de séminaires et d’éléments de langage.

RÉORGANISER, ENCORE, ENCORE, ENCORE.

Liquidation de Fret SNCF, cinq-cents postes supprimés et vingt-trois flux livrés au privé. Sud Azur, Étoile d’Amiens, Loire Océan, créées dans la foulée pour fracturer la SNCF sous couvert d’ouverture à la concurrence ; « Maintenir Demain » qui redécoupe vingt-huit établissements et redistribue quatorze mille mainteneurs ; « Résonances » qui prend la suite chez SNCF Réseau, sans temps mort ; « Destination 2030 » qui réécrit l’organisation de SNCF Voyageurs dans la foulée ; Et dans toutes les fonctions transverses – RH, finances, juridique, communication, achats ; Dans tous les chantiers, les ateliers, les dépôts, les bureaux, les gares, partout la même musique depuis des années : moins d’effectifs, plus de polyvalence, plus de territoires à couvrir par agent. Voilà le quotidien des cheminots, dans tous les collèges, dans tous les métiers : des collectifs cassés, des repères qui sautent, des postes supprimés et menacés, des conditions de vie et de travail qui se dégradent.

UNE MÉCANIQUE, PAS DES CAS ISOLÉS.

Cette fragmentation du rail français n’arrive pas par hasard. Elle est le produit d’une vision politique portée par l’État actionnaire et appliquée avec zèle par les directions successives – celle d’un opérateur historique qu’il faut rentabiliser au service du libéralisme ; une vision construite sur un dogme patronal omniprésent et rarement assumé : la supériorité du modèle privé sur le modèle public, de la concurrence sur la coopération, de la flexibilité sur la stabilité. Sur le terrain, cette idéologie produit des effets concrets : on réduit les coûts pour gagner des appels d’offres, on filialise pour s’affranchir de la réglementation historique de la SNCF, on sous-traite pour externaliser nos métiers, on démantèle les fonctions RH de proximité. Nous l’affirmons unitairement : depuis très longtemps, nous sommes face à une politique d’entreprise visant à déstabiliser les salariés et créer un climat professionnel anxiogène.

PERSONNE N’EST À L’ABRI.

ASCT, conducteurs, agents de la voie, des gares, du Matériel, de la Circulation, techniciens, agents de maîtrise, cadres, cadres supérieurs, personnels des fonctions support : la souffrance au travail ne reconnaît ni grade ni métier. L’encadrement craque sous les injonctions contradictoires et la perte de sens. Les opérationnels craquent sous la pression des objectifs et la fatigue accumulée. Les fonctions transverses craquent sous la charge qu’on continue de leur empiler à effectifs réduits. La réorganisation permanente n’épargne personne, parce qu’elle ne vise personne en particulier : elle est devenue la méthode.

CE QUE NOUS EXIGEONS :

  • Un cadre social de haut niveau pour tous les cheminots,
  • Maintenir l’unité sociale et l’ensemble des droits et garanties pour tous les cheminots du GPU et des filiales fret et Voyageurs,
  • L’arrêt immédiat de toutes les réorganisations, tant locales que nationales, qui détériorent les conditions de vie et de travail des cheminots,
  • L’abandon des politiques d’externalisation et de sous-traitance,
  • Des mesures immédiates en matière d’emploi, matérielle et formation,
  • Arrêter le processus de filialisation/privatisation ;
  • Garantir partout des pôles RH dimensionnés à hauteur des besoins, en augmentant les effectifs RH de proximité.

MARDI 9 JUIN 19H00 –> JEUDI 11 JUIN 06H00

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE LE 10 JUIN 2026 !

 

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LE 10 JUIN, FAISONS LA DÉMONSTRATION DE NOTRE FORCE COLLECTIVE !

Appel à la grève

| 10 juin 2026

Depuis des années, les directions SNCF s’appuient sur la conscience professionnelle des maîtrises et des cadres pour faire tenir une organisation du travail toujours plus dégradée.
Sous-effectifs, restructurations permanentes, injonctions contradictoires, surcharge de travail, explosion du temps de travail, perte de sens : la souffrance de l’encadrement n’est plus marginale, elle est devenue systémique.

Les ICTAM sont aujourd’hui en première ligne. Beaucoup assurent, au-delà du raisonnable, des missions impossibles à tenir dans des conditions normales. Beaucoup compensent les manques, absorbent les dysfonctionnements, sacrifient leur équilibre personnel pour maintenir la production et atteindre des objectifs irréalistes.

Et pourtant, combien de journées de grève « rattrapées » le soir, le week-end ou pendant les congés ?
Combien de cadres et agents de maîtrise qui se déclarent grévistes une heure, quatre heures, une journée, tout en continuant malgré tout à fournir le travail attendu par la direction ?

CETTE SITUATION DOIT CESSER.

Le 10 juin, la grève doit être un véritable arrêt du travail. Ne pas rattraper les heures ou les journées de grève, c’est démontrer une réalité que la direction cherche à masquer : sans l’investissement permanent des ICTAM, l’entreprise ne fonctionne pas normalement. Notre implication quotidienne ne doit plus servir à camoufler les effets des politiques de réduction d’effectifs et de recherche permanente de rentabilité.
La mobilisation des maîtrises et des cadres sera un signal fort. Elle montrera que les cheminots de l’encadrement refusent d’être sacrifiés sur l’autel de la productivité financière et de la privatisation rampante de l’entreprise.
Le dialogue construit localement entre syndiqués CGT et encadrants démontre chaque jour que les intérêts des salariés de tous collèges convergent. Contractuels, statutaires, exécution, maîtrise, cadres, toutes entreprises ferroviaires : nous avons des revendications communes et un intérêt collectif à nous mobiliser ensemble.

Le 10 juin, faisons de cette journée une démonstration massive de notre colère, de notre dignité et de notre force collective.

POUR NOS CONDITIONS DE VIE ET DE TRAVAIL,
TOUTES ET TOUS EN GRÈVE AVEC L’UFCM-CGT.

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Organisation du temps de travail : mêmes droits, mêmes garanties pour tous !

Action unitaire du 10 juin 2026

| 10 juin 2026

Les fédérations syndicales sont pleinement engagées dans un processus de mobilisation unitaire visant à garantir à TOUS les cheminots les mêmes droits dans toutes les entreprises du Groupe, filiales comprises.
Elles appellent les cheminot·es à agir par la grève le 10 juin prochain !

NOTRE TEMPS DE REPOS N’EST PAS À VENDRE ! LA SÉCURITÉ DOIT ÊTRE PRÉSERVÉE !

Le temps de travail, sa durée et son organisation ne peuvent être regardés sous le seul prisme de la productivité et de la rentabilité. Les exigences fortes du système ferroviaire, et notamment la sécurité, exigent au contraire une réglementation du travail unifiée et de haut niveau.
L’ouverture à la concurrence par lots successifs, à l’appui d’une stratégie assumée de filialisation par la direction de la SNCF, lui offre l’opportunité de s’attaquer à nos vies et à nos temps de repos et de loisirs, filiale par filiale, et selon des modalités différenciées selon les caractéristiques de chaque marché ou lot remporté…

NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !

En amont d’une table ronde, la Direction de la SA Voyageurs, en pointe dans l’offensive contre les droits, avait indiqué vouloir activer les leviers de productivité suivants :

  • L’amplitude maximale de journées de service = perspective de journées de service à rallonge, une densification du travail et un risque de baisse de vigilance et de fatigue accrue, notamment en cas de prise de service tôt le matin ou de travail de nuit.
  • Allongement du temps de travail effectif = couplé à une hausse de l’amplitude des journées de service. C’est une fuite en avant pour rendre chaque journée plus productive en éliminant les « temps morts » et en resserrant les roulements à l’extrême.
  • Pause repas = un casse-croûte en cabine de conduite et ça roule, tout en maintenant la vigilance, remise en cause des locaux de coupure des ASCT ?
  • Repos journalier à résidence réduit = moins de temps libre, de loisirs, un temps de récupération plus court et une fatigue qui s’accumule.
  • Repos simples/repos doubles = le repos double est-il-devenu un luxe superflu ?
  • Nombre de dimanches = une vie sociale et familiale empêchée.
  • Régime roulants = casse et sédentarisation du métier d’ASCT, suppression des RHR et exploitation en navette pour les ADC (remise en cause pure et simple du titre I).
  • Prise de service délocalisée = le lieu de prise de service s’ajuste aux besoins de l’employeur, les temps de trajet sont à la charge du salarié et aucun temps dédié à la prise de connaissance de consignes ou règlements.

Le respect de la règlementation du travail est un impératif. STOP aux commandes dérogatoires par la remise en cause du nombre de repos doubles, notamment pour les agents de réserve, par des commandes réalisées pendant les repos ou congés, par des logiciels de commande divers et variés tournés vers une productivité outrancière…. Les Directions d’entreprises et le patronat n’en ont jamais assez !

LE 10 JUIN, METTONS UN COUP D’ARRÊT À CEUX QUI VEULENT NOUS RENVOYER AU 19e SIÈCLE !

TOUS ET TOUTES EN GRÈVE !

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concerné·es, les retraité·es agissent avec les actifs

Action unitaire du 10 juin 2026

| 10 juin 2026

L’ensemble des organisations syndicales cheminotes appelle à une grande journée de mobilisation et de grève le mercredi 10 juin 2026. Les retraité·es sont parties prenantes de cette action car directement concerné·es et touché·es par cette politique de sabordage du service public ferroviaire !

Les fossoyeurs du service public ferroviaire que sont le gouvernement et la direction de la SNCF accélèrent le sabotage de l’entreprise publique de service public. La direction SNCF n’hésitant pas à utiliser, pour appliquer sa politique de régression sociale, un management agressif, source d’un grand mal-être pour nombre de cheminot·es, conduisant certain·es jusqu’à l’acte ultime du suicide. Une démarche qui est aussi accompagnée d’une répression syndicale sans précédent.
Alors que certains pays qui avaient fait le choix de l’éclatement et de la privatisation de leur système ferroviaire font machine arrière en renationalisant, le gouvernement français fait l’inverse. Aidé en cela par une direction SNCF zélée qui en rajoute pour appuyer et accélérer la démarche.
Nous assistons à la transformation de l’entreprise unique en une multitude de PME de droit privé complètement déconnectées les unes des autres.
Ce qui conduit à des surcoûts énormes payés par le contribuable qui se chiffrent en milliards d’euros ! C’est un véritable détournement d’argent public. Les usagers subissent aussi les conséquences d’un service public national dynamité, avec des fermetures de guichets et de gares, des hausses des prix des billets et abonnements TER, des menaces sur les dessertes grande vitesse des villes moyennes, lignes de proximité menacées de fermeture…
Pour compenser ces surcoûts, la direction SNCF, en corrélation avec les régions, s’attaque aux conditions sociales des cheminot·es, impactant aussi les retraité·es.
Les 35 h et l’organisation du temps de travail sont dans le collimateur, et d’une façon plus globale, c’est tout le cadre social qui est ratiboisé.
Les salaires ne sont pas revalorisés, la direction préférant pousser sur des primes ou autres intéressements, plaçant les cheminot·es en concurrence entre elles et eux pour accroître la productivité et les suppressions d’emplois. Ce qui génère une forte dégradation des conditions de travail, avec de lourdes menaces sur la sécurité des agents et des circulations, une augmentation des accidents du travail et des arrêts maladie. Diviser pour mieux régner !

Et du coup, ces formes de rémunération n’étant pas soumises à cotisations sociales, c’est tout notre système de protection sociale, de santé et de retraite, qui voit son financement se réduire d’année en année. Avec pour conséquence de moins en moins de remboursements, des dépassements d’honoraires, des complémentaires santé de plus en plus chères et inaccessibles pour de plus en plus de retraité·es, conduisant à une remise en cause de l’accès aux soins et à de nouvelles menaces sur l’avenir du régime de retraite par répartition par annuité à prestation définie.
Les retraité·es se mobilisent le 10 juin en convergence avec les actives et actifs pour gagner une revalorisation générale des salaires, des pensions et relever durablement le niveau de vie, renforcer les cotisations sociales et garantir des droits pour aujourd’hui comme pour demain.
Nous agirons pour la défense des cabinets médicaux SNCF et leur accès aux retraité·es, le retour du suivi post-professionnel amiante des retraité·es concerné·es par les cabinets médicaux.
Nous porterons aussi, comme nous le faisons depuis des années avec de premières avancées, la question des Facilités de Circulation pour leur pérennisation et le renforcement des droits.
L’avenir des activités sociales, culturelles et sportives est également en danger avec cette casse. Là aussi, il nous faut être à l’offensive pour défendre nos conquis.
Cheminot·es retraité·es, le 10 juin, agissons en convergence avec les actif·ive·s pour démontrer que, pour garantir une desserte ferroviaire de qualité et sûre, sans être un gouffre financier, la maîtrise publique sous contrôle public est nécessaire.

Mettons un terme à cette catastrophe annoncée. Gagnons :

  • la reconstruction d’une entreprise publique unique et intégrée, desservant tout le territoire, la SNCF ;
  • une loi de financement pluriannuelle permettant le maintien et l’entretien du réseau ferré national ;
  • un Nouveau Statut du Travail Cheminot (NSTC) garantissant des droits de haut niveau pour l’ensemble des cheminot·es de la branche ferroviaire et des retraité·es.

Nous appelons les retraité·es à s’investir dans cette construction revendicative et à participer le 10 juin aux rassemblements et manifestations qui seront organisés !

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LE 28 MAI : TOUTES ET TOUS RASSEMBLÉS, LE 10 JUIN : TOUTES ET TOUS EN GRÈVE !

Action unitaire du 10 juin 2026

| 10 juin 2026

Reçue le 13 mai dernier dans le cadre d’une demande de concertation immédiate (DCI), la Fédération CGT des Cheminots a fermement dénoncé le démantèlement de la médecine de proximité, des centres d’aptitude et le manque de reconnaissance des métiers médicaux et paramédicaux.
Face à une direction qui reste sourde aux alertes, la mobilisation collective s’impose !

UNE DIRECTION OBSTINÉE DANS LE PASSAGE EN FORCE !

La rencontre du 13 mai, consécutive à la DCI, confirme l’absence de réponses concrètes de la direction. Le flou persiste sur l’avenir des CFAS directement menacés par une suppression de minimum 40 % de leurs effectifs. La CGT exige le retrait immédiat de ce plan destructeur et le maintien d’une médecine de qualité.
La direction organise le chaos en transférant l’activité des CFAS vers des SPST déjà saturés et sans renforts. De plus, pour masquer la suppression des postes d’infirmier·e·s, elle impose des tâches (EFR, ECG, tests urinaires) aux secrétaires assistant·e·s, ce qui outrepasse leur rôle et met en péril leur responsabilité.
Pendant que le personnel des CFAS subit ces coupes sombres sans perspective de reclassement, les laboratoires souffrent d’un sous-effectif chronique. Ce tableau sombre est complété par la suppression des postes de psychologues et le délaissement des CFAS PSY, pourtant au bord de la rupture avec 42 % de postes vacants.

CARRIÈRES ET ÉGALITÉ

Le dévouement quotidien des personnels de santé n’est pas synonyme de docilité ni d’esprit de sacrifice. La CGT exige une revalorisation immédiate des carrières, passant par l’accès automatique à la classe 4 pour toutes les secrétaires et à la classe 6 pour toutes les infirmier·e·s.
Ces mesures de justice sociale sont d’autant plus urgentes que le bilan social 2025 met en lumière une politique d’entreprise profondément injuste : les femmes y subissent un écart salarial de 25,5 % et une chute de 45 % de leurs chances de promotion.

DES STRUCTURES DE SOINS INDISPENSABLES

Dans un contexte de forte dégradation sanitaire et sociale pour l’ensemble des cheminots, la médecine du travail, les laboratoires et les CFAS sont indispensables à la sécurité ferroviaire. Pourtant, la carence organisationnelle de la direction engendre un retard historique de 12 000 visites médicales. La CGT refuse la polyvalence forcée et le glissement des tâches, tout en dénonçant les failles critiques des outils informatiques qui entravent l’accès aux soins de tous les agents, actifs comme retraités.

NE LES LAISSONS PLUS DÉCIDER SANS NOUS !

Pour appuyer nos revendications – qui incluent également l’embauche urgente d’infirmier·e·s avec le remplacement de tous les départs de 2025, l’embauche de secrétaires médicaux·les dans chaque cabinet médical régional, ainsi que l’accès aux classes 7 et 8 pour les cadres paramédicaux, nous avons remis le 13 mai à la direction une pétition forte de 166 signatures de professionnels de santé.
Depuis plusieurs mois, la CGT alerte sans relâche sur la dégradation profonde des services médicaux de la SNCF. Des revendications claires et légitimes ont été portées à chaque niveau de négociation, mais aucune avancée ne sera obtenue sans l’implication active et massive des professionnels de santé de l’entreprise.

DANS CE CADRE, LA CGT APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES « BLOUSES BLANCHES » LE JEUDI 28 MAI 2026 À 11H00 DEVANT LA DIRECTION OPTIM’SERVICES AU CAMPUS ACROBATES À SAINT-DENIS.

ELLE APPELLE ÉGALEMENT À AGIR MASSIVEMENT PAR LA GRÈVE AUX CÔTÉS DE TOUS LES CHEMINOTS DU GPU LE MERCREDI 10 JUIN PROCHAIN !

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