Fédération CGT des Cheminots


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PERSONNELS CE-CCGPF – CHEMINOTS CONVERGENCES DES LUTTES !

Manifestation nationale du 8 février 2018

| Action du 8 février 2018

Les ordonnances MACRON actent la disparition des CE DP et CHSCT à la SNCF, en créant une instance unique : le CSE (Comité Social et Economique).

Une nouvelle fois, Gouvernement et Direction SNCF attaquent les CE. Ceci aura pour conséquence de modifier les moyens et périmètres de ces derniers.

La CGT, force de proposition, a toujours défendu la proximité des IRP et des activités sociales, culturelles et sportives pour l’ensemble de la famille cheminote, dont le personnel CE-CCGPF fait partie intégrante.

Les personnels CE CCGPF sont la vitrine des CE, le relais au quotidien de notre projet politique commun en matière d’émancipation des salariés.

À la SNCF, ces dernières semaines sont marquées par des annonces tous azimuts de destruction de services, de fermetures de lignes, de triages, d’activités, synonymes de baisse de la sécurité ferroviaire avec, en toile de fond, une nouvelle réforme du ferroviaire.

Dans ce cadre, les cheminots ne se laissent pas faire et organisent la lutte avec envahissements de CER, colloques, pétitions, débrayages…

Face à cette situation, un plan d’urgence est plus que nécessaire si nous voulons un service public ferroviaire SNCF de haut niveau répondant aux besoins de la Nation.

Pour les personnels techniques des CE et du CCGPF, la situation est la même qu’en 2015 : nous devrons défendre un accord sur la mutualisation des activités sociales et culturelles afin de maintenir ces dernières en proximité pour répondre aux besoins de l’ensemble des cheminots. Avant cela, il faut nous battre pour gagner le maintien d’une entreprise publique ferroviaire.

Concernant la mise en place des futurs CSE au sein du Groupe Public Ferroviaire, un projet d’accord d’entreprise a été porté de manière unitaire par la CGT, UNSA, Sud-Rail et la CFDT auprès de la Direction de l’entreprise SNCF.

Pour autant, tout reste à faire car ces propositions ne sont pas celles que la Direction SNCF envisage de mettre en place. Battons-nous pour imposer un accord qui garantisse le maintien d’instances de proximité, le développement des activités sociales, le maintien de nos emplois.

Le collectif CGT des Personnels CE-CCGPF appelle l’ensemble des personnels CE-CCGPF à se mobiliser dans le cadre de la convergence des luttes avec les cheminots dans cette période critique, pour construire le rapport de force suffisant permettant de changer la politique de l’entreprise SNCF.

PERSONNELS CE-CCGPF / CHEMINOTS !
TOUS ENSEMBLE
LE 08 FÉVRIER 2018 À 13H
PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS

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PLAN STRATÉGIQUE OU PLAN SOCIAL ?

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le document remis aux administrateurs de la SNCF traduit, avec beaucoup d’emphase, les grandes lignes de la réforme gouvernementale autour de l’ouverture à la concurrence, du passage en société anonyme et de la fin du recrutement au statut. Il vient en complément du projet de groupe « SNCF 2025 » et des plans stratégiques actuels des 3 EPIC.

Ce projet va à l’encontre de ce que porte la CGT pour le service public ferroviaire. Il consacre aux activités une autonomie croissante et vise à transformer brutalement la SNCF en une entité d’un groupe de transport mondialisé où le mode ferroviaire et le caractère public deviennent ultra-minoritaire.

Une société de tête vidée de son contenu

En transformant l’Epic de tête en « holding » destinée uniquement à porter le capital de la future société anonyme et dont l’activité serait recentrée, au-delà de la surveillance générale, sur de simples missions de pilotage et de stratégie, une nouvelle étape est franchie.

Exit les missions de cohésion économique, industrielle et sociale issues de la réforme de 2014. Exit les Centres de Services Partagés communs à l’ensemble du Groupe Public Ferroviaire. Réseau et Mobilités assureraient désormais leurs propres fonctions transverses, ou plutôt les feraient assurer, car aucune garantie n’est donnée sur leur pérennité dans un contexte de recherche effrénée d’économies de frais de structures.

Dans ce schéma, les deux filiales Réseau et Mobilités sembleraient disposer d’une grande autonomie au travers des organisations, des modes de fonctionnements et de management, voire une gestion des cheminots (RH, temps de travail, formation,…) propre à chacune.

On peut d’ores et déjà se demander comment sera piloté un groupe avec des sociétés ayant chacune des intérêts opposés. SNCF Réseau affiche ouvertement son ambition de voir émerger de nouveaux opérateurs et SNCF Mobilités s’organise pour éviter la perte de marchés au profit de ces mêmes opérateurs privés !

Un grand absent : le Fret ferroviaire

Il est à peine évoqué, sauf pour indiquer que la branche SNCF Logistics serait une nouvelle filiale rattachée directement à la société de tête.

Le projet stratégique de l’entreprise va au-delà de ce qui est indiqué dans la loi Pacte Ferroviaire.

 Gares et Connexions, la nébuleuse !

La gestion et l’exploitation des Gares sont confiées par la loi à une filiale de SNCF Réseau. Mais les arbitrages sont loin d’être achevés et les ambitions de « décentralisation de l’exploitation des petites et moyennes gares » interrogent.

Il est évident que des réponses devront rapidement être apportées sur les sujets de modes de fonctionnement, d’organisation, d’effectifs, de lignes hiérarchiques, de périmètres d’intervention, de missions, de gouvernance, de transferts d’actifs, pour ne citer que ceux-là.

Un volet social agressif et régressif

Au niveau du volet social, si les cheminots font l’objet de termes élogieux pour vanter leurs nombreuses qualités, il n’en demeure pas moins qu’ils vont être au cœur de bien des bouleversements.

Suppression du statut, du RH0254 (personnel contractuel), transferts obligatoires vers de nouveaux opérateurs, hausse de la productivité, contenu des métiers, développement de la polyvalence, remise en cause de la grille salariale, du déroulement de carrière, remise en cause des accords locaux,… Tout est mis sur la table selon le DRH.

Le président Pépy s’est répandu dans la presse qu’il n’y aurait pas de plan social à la SNCF. La poursuite des plans de performance transverses, la volonté d’accroître la baisse des frais de structures et le nouveau plan stratégique de Voyages infirment ces propos. L’activation du plan de départs volontaires (RH0281) et le refus de donner des éléments précis aux administrateurs en dit long sur les conséquences sociales de ce projet de plan stratégique.

Un dialogue social de façade ?

La phase de dialogue avec l’encadrement et les organisations syndicales devrait débuter dès la rentrée. Des échanges avec les cheminots sur les thèmes du projet devraient avoir lieu d’octobre à mi-décembre.

Les mots ont leur importance, jamais la direction dans sa présentation n’a parlé de négociations.

Un projet qui tourne le dos au service public et aux revendications des cheminots

Un texte dans la droite ligne des réformes successives et qui parachève la casse de l’entreprise publique SNCF.

Un projet de plan stratégique qui, s’il reste en l’état, est aux antipodes des revendications exprimées et des propositions portées par les cheminots et la CGT depuis de nombreux mois.

Un projet qui ne permettra pas de faire de la SNCF une entreprise en capacité de répondre aux besoins de la population en matière de transport ferroviaire voyageurs et marchandises.

LA SNCF, ILS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON LA DÉFEND !

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Info luttes n°53

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

  •  600, c’est le nombre de cheminots rassemblés devant le siège de Maintenance & Travaux et le siège de l’entreprise ;
  •  Température : 36° C ;
  •  Etat d’esprit des cheminots présents (Echelle de 0 à 10) : 8.

A l’appel de la seule CGT, ce sont plus de 600 Cheminotes et Cheminots qui se sont rassemblés devant le siège de Maintenance et Travaux, où se tenait un Comité d’Etablissement extraordinaire avec, pour seul ordre du jour, la radiation des cadres de notre camarade Jean-François RANDADO pour faits de grève, car il faut bien le dire, la teneur du dossier disciplinaire ne permet pas d’y déceler un autre motif.

LA GRÈVE : UN DROIT CONSTITUTIONNEL INALIÉNABLE

Aujourd’hui, 27 juillet 2018, se tenait un Comité d’Etablissement en vue de le consulter sur la radiation des cadres de notre camarade Jean-Francois RANDADO, et faisant suite au Conseil de Discipline qui s’est tenu le 18 juillet. Les faits reprochés : « avoir allumé une torche à flamme rouge » un jour de grève. Le dossier est vide et la CGT a apporté tous les arguments pour le mettre hors de cause. La Direction de l’entreprise s’inscrit donc dans une logique revancharde à l’égard des militants de la CGT, pour tenter de museler une fois de plus ceux qui luttent. Cette attitude n’est malheureusement pas isolée. On dénombre, au plan interprofessionnel, pas moins de 6 252 militants et syndicalistes frappés par ce regain d’autoritarisme et de criminalisation de l’action syndicale. Nos camarades d’Air France ont d’ailleurs écopé de 4 mois de prison avec sursis pour une vulgaire chemise arrachée…

Lorsque qu’un camarade est attaqué, c’est toute la CGT qui est attaquée. Nous ne laisserons pas faire !

Dans la foulée, un rassemblement devant le siège du Groupe Public Ferroviaire, où se tenait un Conseil de Surveillance avec, comme ordre du jour, le plan stratégique de l’entreprise, a permis, si besoin en était, de matérialiser l’opposition des cheminots à cette mauvaise réforme et l’exigence de réécriture d’une nouvelle loi.

PLAN STRATÉGIQUE D’ENTREPRISE

Ce même jour s’est tenu un Conseil de Surveillance avec comme ordre du jour, le plan stratégique de la SNCF. Même si ce plan en est encore au stade de projet et qu’il nécessite l’aval du gouvernement, tout porte à croire qu’il s’inscrit dans la droite ligne du pacte ferroviaire et de ses orientations néfastes pour le Service Public Ferroviaire et pour les droits sociaux des cheminots.

Transformation des EPIC en SA, ouverture à la concurrence, filialisations, abandon du FRET, externalisations, rabotage des droits des cheminots, tel est le programme de ce plan stratégique.

La Fédération CGT des Cheminots continuera, pour sa part et sans relâche, à porter ses propositions pour un Service Public tant Voyageurs que Marchandises répondant aux besoins des usagers et populations. Nos propositions formulées dans le rapport « Ensemble pour le FER » sont plus que jamais d’actualité !

Nous sommes toujours sur les 8 points validés unitairement au printemps dernier :

  • La dette et le financement
  • La relance du transport de marchandises par fer
  • Statut de l’entreprise
  • L’organisation de la production
  • La ré-internalisation de charge de travail
  • L’ouverture à la concurrence
  • Les droits sociaux des cheminots
  • Les garanties sociales

Retrouvez ICI le rapport présenté par la CGT : « Ensemble pour le fer ».

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Info luttes n°52

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour :
21 millions d’euros, c’est ce que rapportent les cheminots chaque jour à l’entreprise.

Les mots ne manquent pas de la bouche ou de la plume de certains commentateurs qui parcourent les plateaux télé pour décrédibiliser la bataille que nous avons décidé de poursuivre pour l’écriture d’une nouvelle loi et le développement de la SNCF.

UNE BATAILLE DE LONGUE HALEINE !

La loi qui a été votée n’entrera réellement en vigueur que le 1er janvier 2020.

Le gouvernement doit maintenant préparer sa mise en oeuvre, notamment en dévoilant les conséquences des mesures imposées, qui vont être en contradiction avec les promesses faites aux yeux de tous.

Parallèlement, la CGT va continuer à s’investir dans la construction d’une CCN de haut niveau, comme elle l’a fait depuis le début de l’ouverture des négociations en 2014. Agir de la sorte n’est pas un abaissement de nos exigences, mais bien une volonté de préserver et gagner des droits nouveaux pour tous les cheminots et salariés du ferroviaire.

De son côté, la Direction de l’entreprise va présenter son plan stratégique dans le cadre du Conseil de Surveillance du 27 juillet prochain.

Ce plan stratégique donnera lieu à des tables rondes avec les Organisations Syndicales pour bâtir un « pacte d’entreprise ».

La future loi sur les mobilités, qui doit être discutée à l’automne, va réaborder les sujets ferroviaires, particulièrement le financement des infrastructures. 1 des 3 scenarii du rapport Duron sera alors retenu et ponctuera l’avenir de milliers de kilomètres de lignes, notamment en proximité.

Nous ne pouvons rester spectateurs de cette purge annoncée du Réseau Ferré National.

La CGT estime que les trois volets sont étroitement liés (loi, CCN, pacte d’entreprise).

Nous devons continuer la lutte pour gagner :

  •  L’abrogation des dispositions législatives mettant en oeuvre le « pacte ferroviaire » et gagner une nouvelle loi (retour au Statut d’EPIC, maintien et amélioration du statut des cheminots, unification de la SNCF) ;
  •  Des conditions sociales : maintien et amélioration de notre régime spécial de prévoyance et de retraite et de la Sécurité Sociale (RH0254), CCN de haut niveau, sécurité de l’emploi, régularisation de l’emploi précaire, protection sociale ;
  •  Le développement du service public ferroviaire : plan de relance du fret, ressources allouées aux collectivités pour le développement TER, relance TET (transversales, trains de nuit), emploi, avenir des sites ferroviaires, ré-internalisation des charges de travail, organisation intégrée de la production, augmentation générale des salaires et pensions.

LA RÉACTION INDIGNE D’UNE DIRECTION REVANCHARDE !

M. Pépy et son staff, non contents de saborder l’entreprise depuis des décennies, ont décidé de faire payer le prix fort aux cheminots qui luttent pour conserver une entreprise ferroviaire publique et… leur boulot.

Il est vrai que pour le COMEX, il n’est pas acceptable de s’opposer à eux qui « scient la branche »… puisque cela fait longtemps qu’ils ont la hache en main.

N’en déplaise au COMEX, la Fédération CGT des cheminots ne laissera pas faire !

Alors que plus de 70 % des cheminots ont, à un moment ou un autre ces derniers mois, exprimé par la grève leur opposition à cette loi, confirmée par le résultat du Vot’action, le gouvernement et la direction d’entreprise ont beau jeu de vouloir museler la contestation (désinformation, coups tordus, attaque du droit de grève et répression / sanctions envers les cheminots grévistes).

La direction matraque depuis plusieurs semaines des militants syndicaux en proposant des niveaux de sanction disproportionnés par rapport aux faits qui sont reprochés.

Notre camarade Jean-François Randado est sous le coup d’une radiation des cadres.

La séance plénière du CE Maintenance et Travaux du 27 juillet prochain a pour seul point à son ordre du jour le licenciement de Jean-François.

Pour dénoncer l’acharnement dont font l’objet de nombre cheminots et défendre Jean-François, un rassemblement est organisé ce même jour, rue de Dunkerque, à Paris, à 8H30.

IMPACT DE LA GRÈVE

Dans son Temps Réel N°68 du 20 juillet dernier, la direction du GPF annonçait que la grève qui s’est déroulée avait coûté 790 millions d’euros.

Cela aurait pu coûter beaucoup moins cher si gouvernement et direction d’entreprise avaient bien voulu entendre les cheminots, négocier avec leurs représentants et répondre à leurs légitimes revendications.

Par sa communication, la direction reconnaît implicitement que les cheminots, avec leurs conditions sociales, rapportent 21 millions d’€ par jour à l’entreprise. Alors pourquoi vouloir supprimer le statut et vider le RH0254 de son contenu ?

Gageons que la direction du GPF mettra autant de ferveur à démontrer les bienfaits de l’ouverture à la concurrence du Fret SNCF depuis 2006, de la mise en place de l’EAS, de l’externalisation et de la sous-traitance ? Quelle plus-value pour le service public ?

Ce qui coûte aujourd’hui au service public ferroviaire, c’est que ses dirigeants se comportent comme des financiers et font du business avec de l’argent public !

Tous au rassemblement le 27 juillet, Rue de Dunkerque, à Paris, à 8h30 et au rassemblement devant la direction de l’entreprise, place aux Etoiles, à Saint-Denis, à 11h00.

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L’Écran rouge, un livre SOUVENIR

Billet de l'IHS

| IHS

billet-ihs-970L’Écran rouge, Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo1, est un ouvrage collectif paru au printemps dernier sous la direction de Tangui Perron, historien, spécialiste des rapports entre mouvements ouvriers et cinéma.

Ce livre revêt de nombreux intérêts pour les cheminots.
D’une part, il embrasse une période très riche de l’histoire des luttes, celle du Front populaire. D’autre part, il relate la rencontre du monde des ouvriers et des cheminots avec le cinéma.
Tangui Perron a en effet réservé plusieurs pages, richement documentées, au film Sur les routes d’acier**, sorti en 1938.

Or, ce dernier est à l’initiative de notre fédération, qui, en 1936, avait décidé de confier la réalisation de ce documentaire à Boris Peskine, alors jeune cinéaste. Sa création s’est faite dans un contexte de réunifications syndicales.
Celle des fédérations des cheminots, mais aussi celle du syndicat des travailleurs du film (dont Peskine était membre) avec celui des acteurs et des techniciens du cinéma.
Ingénieur de formation, le réalisateur a su rendre à l’écran le caractère humain de la vie ferroviaire tout autant que l’exigence technique et industrielle.
Le documentaire relate l’histoire de la fédération, celle du chemin de fer et de ses hommes. Les images montrent la densité du réseau ferroviaire de l’époque, évoquent les métiers et rendent compte des actions de la fédération, de ses syndicats et syndiqués.
L’Écran rouge révèle d’abondants détails relatifs à ce film et à son contexte historique. L’histoire sociale et celle des luttes ne sont pas en reste et se déploient tout au long des pages, agrémentées de nombreuses illustrations.
Un beau livre donc, qui nous rappelle que la convergence des luttes peut réellement changer les choses et que nous vous invitons à parcourir.

Madeleine Peytavin, membre du bureau de l’IHS des cheminots.

* L’Écran rouge, Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo, collectif sous la direction
de Tangui Perron, Editions de l’Atelier, 2018, 240 pages, 30 euros.
** Sur les routes d’acier peut être visionné gratuitement sur le site www.cinearchives.org

Info luttes n°51

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour :

• 7 500 euros de bénéfice net, c’est ce que chaque cheminot du GPF a rapporté à la SNCF en 2017.

Les échanges issus de la table ronde tripartite Gouvernement/UTP/OS représentatives, qui s’est tenue le 15 juin dernier n’ont pas permis de dissiper totalement nos craintes.

Les « engagements » issus de cette réunion, formalisés dans un relevé de conclusions, ne donnent aucune garantie de ce que serait cette CCN de haut niveau.
Il faut donc mettre sous contrôle des cheminots la réunion du 19 juillet avec le patronat ferroviaire.

RIEN N’EST FINI TOUT EST ENCORE À FAIRE !

La loi est effectivement promulguée mais les problèmes qu’elle soulève sont toujours présents. Ils devront être résolus dans le cadre d’ordonnances, de décrets, voire par un nouveau texte, ainsi que par la négociation collective de branche. La bataille que nous devons continuer à mener sur le fond de la réforme doit nous inciter, en parallèle, à maintenir et développer nos droits sociaux.

La loi a ouvert de nouveaux champs qui devront faire l’objet d’une négociation spécifique.

L’UTP semble disposée à reprendre certains éléments du Statut dans la CCN, sans pour autant indiquer lesquels. La négociation doit permettre de fixer et matérialiser ces engagements sans tarder et de les transcrire dans la Convention Collective de branche. C’est notamment le cas :

  •  des garanties disciplinaires et sanctions ;
  •  la garantie de l’emploi ;
  •  le déroulement de carrière ;
  •  le droit syndical et des instances de représentation répondant aux exigences de sécurité ferroviaire et de règlementation de nos métiers.

Le Premier ministre reconnaît : « Il y a des contraintes spécifiques aux métiers ferroviaires et auxquelles feront face toutes les entreprises ferroviaires ».

Ces contraintes sont celles d’un haut niveau de sécurité, la nécessité d’assurer la continuité du service, et une adaptabilité liée à l’évolution des technologies et des organisations.

L’enjeu est bien de maintenir et de garantir sur le long terme l’attractivité des métiers du ferroviaire qui sont largement soumis à ces contraintes.

Par ailleurs, de nombreux sujets tels que le périmètre des facilités de circulation, l’inclusion des ayants-droit, l’absence de fiscalisation et leur extension à l’ensemble des salariés de la branche ne sont pas tranchés à ce jour. C’est l’un des éléments forts du contrat qui lie les cheminots et leurs familles à l’entreprise publique SNCF.

Nous exigeons que les accords collectifs tels que la Cessation Progressive d’Activité ou le Temps Partiel de Fin de Carrière, qui sont la contrepartie de l’exercice de métiers à pénibilité avérée, soient déclinés dans la branche pour pouvoir s’appliquer à l’ensemble des salariés qui en dépendent.

Enfin, les écarts significatifs existants entre le cadre social de la branche et celui de la SNCF nécessitent de rouvrir un certain nombre de volets déjà négociés, comme par exemple le contrat de travail ou l’Organisation du Temps de Travail, la formation, mais aussi le champ d’application.

Nous exigeons :

  •  un réagencement du calendrier de négociation de la CPMN ;
  •  que soit défini ce qu’est une CCN de haut niveau ;
  •  un haut niveau de garanties sociales et a minima le maintien des droits actuels, voire de nouveaux droits.

Au préalable, la CGT exige que cette première réunion soit consacrée à l’examen de l’ensemble des sujets à traiter dans le cadre de la négociation de branche et fasse l’objet d’engagements au travers d’un relevé de conclusion à l’issue de chaque réunion.

C’est à ce titre que les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, FO, représentatives dans la branche ont transmis un courrier au président de la Commission Mixte Paritaire le 11 juillet dernier, auquel la CFDT n’a pas souhaité s’associer.

Parce que chaque bataille menée est un pas supplémentaire vers l’obtention de nos revendications, la Fédération CGT appelle les cheminots à se mobiliser par la grève le 19 juillet prochain.

27 juillet : Conseil de surveillance sur le plan stratégique de l’entreprise, préparons-nous à la grève !

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LE SALAIRE DES CHEMINOTS CONFINÉ EN CHAMBRE FROIDE !

Négociations salariales 2018

| Fédération

La table ronde salariale peut se résumer par l’absence totale de négociation, pourtant obligatoire, le mépris affiché par la direction à l’égard des cheminots, la volonté de remettre en cause l’ensemble des garanties collectives, qu’il s’agisse de la notion de salaire, de la grille de rémunération ou des notations.

L’ensemble des organisations syndicales a quitté la réunion sur un constat de désaccord profond.

LES CHEMINOTS ONT-ILS BESOIN D’AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES ET PENSIONS ? OUI

Les cheminots, quel que soit leur collège, hormis les membres du comité exécutif, subissent le gel de leurs salaires depuis 2014 alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. Aucune autre grande entreprise française ne se le permet !!

Le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités est par ailleurs amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

LES MOYENS EXISTENT-ILS POUR AUGMENTER LES SALAIRES ? OUI

  •  Le groupe SNCF a dégagé un bénéfice net de 1,36 milliard d’euros en 2017 dont 80 % sur le seul périmètre du Groupe Public Ferroviaire, soit 1.1 milliard d’euros ;
  •  Le GPF compte un effectif de 146.800 cheminots au 31 décembre 2017 ;
  •  En 2017, salaires, investissements et impôt sur les sociétés déduits, chaque cheminot du GPF a donc rapporté 7.500 € de bénéfices nets ;
  •  Selon le président Pépy, la grève des cheminots coûte 20 millions d’euros par jour. Ce qui signifie que lorsque les cheminots ne sont pas contraints de se mobiliser contre le patronat et le gouvernement, ils créent chaque jour 20 millions d’euros de richesses, salaires déduits ;
  •  La productivité est en hausse constante du fait de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers, ce qui exige un retour sur la politique salariale ;
  •  Le GPF a perçu depuis 2013 près de 1 milliard de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, avec pour effet direct le gel des salaires et la suppression de plus de 6.000 emplois.

Ces moyens doivent donc être mis à profit de l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

Quand les résultats de l’entreprise sont moins bons, la direction serre la ceinture des cheminots et quand les résultats sont bons, elle prétend que ce n’est que passager !

Cette posture est inacceptable !!!

EST-CE QUE LES MESURES PROPOSÉES PAR LA DIRECTION RÉPONDENT AUX BESOINS DES CHEMINOTS ? NON

Aucune des propositions de la direction ne répond aux besoins des cheminots et certaines vont même à l’encontre de leurs intérêts.

  •  Sur la suppression de la cotisation chômage (0.79 %) des personnels contractuels.
    Cette mesure est l’application dans l’entreprise de la suppression des cotisations chômage pour l’ensemble des salariés du régime général, prévue par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018.
  •  Sur la reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots).
    Cette mesure a concerné environ 400 agents en 2017.
    Elle consiste à compenser individuellement les évolutions de salaire qui seraient inférieures à l’inflation. Cette mesure ne préserve pas le pouvoir d’achat des cheminots puisque l’indice des prix à la consommation INSEE pris comme référence, est basé sur des moyennes qui ne tiennent pas compte des évolutions réelles des prix du logement, de l’énergie, de la santé…
    Par ailleurs, les EVS, dont le seul objet est de compenser des contraintes, ou d’indemniser des frais, sont pris en compte dans l’appréciation du niveau de salaire : c’est scandaleux !
  •  Sur la majoration de 15 euros bruts de la prime de travail de la position 4 à 12 hors ADC et ASCT.

La prime de travail n’est pas perçue par le cheminot en cas d’absence pour maladie par exemple.

La majoration de la seule prime de travail ne constitue donc pas une augmentation de salaire en tant que telle.

Par ailleurs, la mesure envisagée par la direction exclut les ADC et ASCT, au motif qu’ils perçoivent des EVS censés préserver leur pouvoir d’achat. C’est travestir le rôle des EVS, qui ne sont pas liquidables, pas perçus en cas d’absence, et donc pas du salaire !

Cette mesure revêt la forme d’une somme forfaitaire et non d’un pourcentage de la prime perçue, ce qui péjore le pouvoir d’achat des positions concernées les plus hautes.

Avec cette mesure, un agent qui obtiendrait la position 13, verrait la majoration disparaître et donc sa prime de travail diminuer.

Cette mesure remet donc en cause le principe de l’avancement par la notation, qui permet la reconnaissance de l’expérience acquise.

Cette mesure vise à effacer les repères collectifs que constituent la grille de rémunération et le déroulement de carrière pour y substituer des modes de rémunération individuels ou à disposition de l’employeur.

La direction commet donc un véritable hold up et s’accapare les richesses produites par les cheminots.

La Fédération CGT appelle les cheminots à rester unis, mobilisés, tant dans cette période estivale que dans les rendez-vous revendicatifs des mois à venir.

Notre force commune,

Notre fierté quotidienne : être cheminots.

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TRAVAILLE ET TAIS-TOI !

Table ronde salariale du 10.07.2018

| Fédération

La table ronde salariale s’est tenue ce 10 juillet 2018.

La direction SNCF signe et persiste : 0% d’augmentation générale pour les cheminots et ce pour la 4e année consécutive !

Ce qui a été proposé par la direction :

1. Majoration de 15 euros bruts de la prime de travail pour les cheminots sédentaires de la position 4 à la position 12. Rien pour les ADC et les ASCT.

2. Suppression de la cotisation chômage pour les cheminots contractuels (RH 0254) soit 0.79 % de leur salaire mensuel brut.

3. Reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots) qui concernerait 500 agents pour 2018.

Ces propositions sont inacceptables. La direction affiche un mépris grandissant vis-à-vis des cheminots quel que soit leur métier, leur qualification, leur collège, qu’ils soient contractuels ou au statut du cadre permanent.

La Fédération CGT appelle les cheminots à combattre sans relâche la stratégie et la politique de l’entreprise qui vise à humilier, diviser et opposer celles et ceux qui contre vents et marées font quotidiennement le service public ferroviaire.

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Quatre-pages de l’UFCM-CGT

" Maîtrises et cadres, la lutte continue ! "

| Maîtrise et cadres UFCM

Capture d’écran 2018-07-10 à 12.54.43La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux
du transport ferroviaire et ne règlera en rien la situation de l’encadrement en responsabilité quant à l’organisation de la production et le respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique, et contre le statu quo libéral, la CGT continue de porter son projet
«Ensemble pour le Fer», qui répond concrètement aux enjeux du service public : Une SNCF au service de la Nation.
La première phase du mouvement de grève par sa durée, par son enracinement, a permis le développement du débat dans l’entreprise et le pays, dépassant ainsi les caricatures. Ce débat va se poursuivre, puisque la réforme va créer des problèmes supplémentaires à ceux existants.

Ce mouvement a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les COMEX. La communication paillettes a perdu de son éclat. Les maîtrises et les cadres ont exprimé leur ras-le-bol en participant aux manifestations (notamment celle du 22 mars), en s’inscrivant dans les modalités de grève proposées, mais aussi en exprimant une forme de désobéissance remarquée. Les opérations « gilets rouges » ont peu mobilisé, la participation à la Vot’Action a été significative et visible malgré les pressions.

Paradoxalement, le directoire exige autonomie et prises de responsabilités de tous «ses» dirigeants en établissements, mais malgré les multiples séminaires, il refuse d’entendre les cheminots.

La Ministre tente un coup de poker en affirmant puisque la loi est promulguée, tout est fini.
Il reste pourtant bien des textes à écrire et des éléments à préciser (ordonnances, décrets, CCN, accords d’entreprise, structuration de l’entreprise).

Ne lâchons rien de nos revendications
et allons chercher l’essentiel.

De quelle organisation du travail avons-nous besoin ?

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Dossiers associés

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GARE DU NORD : UN FUTUR CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET COMMERCIAL ?

Gare du Nord

| Espace presse

Les annonces faites par la direction de la SNCF, lors des différents conseils d’administration qui ont eu à traiter du dossier des travaux de la Gare du Nord à Paris, interpellent sur le rôle principal d’une gare ferroviaire.

A vouloir rentabiliser à outrance et auto-financer les projets de développement, les gares ferroviaires se transforment en véritables centres commerciaux rejetant les espaces ferroviaires en arrière-plan car jugés moins rentables financièrement.

Ainsi, les surfaces commerciales de la Gare du Nord seraient multipliées par 5 alors que celles consacrées à la circulation et à l’accueil des voyageurs ne le seraient que par 2,5.

Ce qui interpelle aussi est le montage juridique choisi pour assurer le financement des 600 M€ de travaux. Habituellement, l’entreprise passait des conventions d’exploitation, des autorisations d’occupation temporaires avec des « partenaires » pour assurer tant le financement des travaux que l’exploitation des surfaces commerciales.

Sur ce dossier, la direction a utilisé une disposition de la loi N° 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain qui autorise SNCF Mobilités à créer « une Société d’Economie Mixte à opération unique dénommée Gare du Nord 2024 ».

La CGT, par l’intermédiaire des administrateurs salariés CGT au conseil d’administration de SNCF Mobilités, s’est opposée à la mise en oeuvre de cette disposition opaque et complexe. D’autant plus que la SNCF s’est positionnée sur le seuil minimal de participation dans la SEM alors que la loi l’autorise à détenir jusqu’à 85% des parts.

Alors OUI, la Gare du Nord (et la SNCF de manière générale) a besoin d’investissements pour améliorer le confort des voyageurs, la qualité de service et la régularité. Mais cela ne doit pas être le prétexte pour transformer une gare en centre sportif, culturel et commercial.

La CGT sera très vigilante sur la suite de ce dossier et plus particulièrement sur le contrat final qui sera soumis au vote des administrateurs en octobre 2018.

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31 mai 2018

Rosporden. La gare de la commune préoccupe les cheminots

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