Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

UN PRÉSIDENT QUI VEUT LA PEAU DES CHEMINOTS

Communiqué aux cheminots

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Invité d’Edwy Plennel et Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron s’est exprimé dimanche soir sur la réforme en cours à la SNCF. Dans un exercice qui n’honore pas la fonction présidentielle, il mêle contrevérités, approximations et caricatures sur les cheminots. Cela doit nous encourager à accroître la pression par la grève pour une autre réforme !

CONTREVÉRITÉS SUR L’EFFICACITÉ DE LA SNCF

« Nous sommes face à une SNCF qui est 30% moins performante que ses grands voisins »

FAUX – Les expertises annuelles du Boston Consulting Group sur l’efficacité des réseaux de chemins de fer européens donnent toujours la SNCF 7e sur 25 (voir rapport CGT « Ensemble pour le fer ») et on est très loin de 30 % de différentiel avec le 1er. D’autres études montrent que la France dispose d’un des systèmes ferroviaires les moins couteux pour l’usager, ce que confirme le rapport Duron.

« La SNCF perd 1,5 milliard d’euros par an parce qu’elle n’est pas suffisamment efficace et parce qu’il y a un Statut »

Il précise plus tard dans l’interview qu’il y a 700 millions à économiser sur le Statut. Donc il s’agit bien de diminuer drastiquement nos droits !

FAUX – L’expertise des comptes montre que le système est déséquilibré par un accroissement des investissements nécessaires à l’arrêt du vieillissement du réseau. Après avoir concentré les investissements sur les nouvelles infrastructures à la place de l’Etat (LGV), l’effort de rattrapage pèse aujourd’hui très lourdement sur les comptes. Ce n’est pas une question d’efficacité de l’entreprise, c’est le résultat des mauvais choix de l’Etat. Si on rajoute les PPP (le surcoût des péages sur la LGV Tours-Bordeaux est évalué à 200 millions par an), les frais de transactions liés au découpage en 3 EPIC et d’autres mauvaises mesures, on constate que les cheminots n’ont rien à se reprocher.

CONTREVÉRITÉS SUR LA SITUATION SOCIALE DES CHEMINOTS

« des règles d’organisation où il n’y a pas de polyvalence »

« des règles de temps de travail qui ne sont pas conformes au reste de la société, pour le personnel roulant en particulier »

« des règles d’avancement et de déroulement de carrière qui sont beaucoup plus avantageuses que partout ailleurs, y compris la fonction publique »

« des règles de maintien dans l’entreprise, y compris quand on a fait des fautes importantes »

FAUX – Rien de tout cela n’est conforme à la réalité. Les règles d’organisation qui ont sclérosé le fonctionnement de l’entreprise ne se trouvent pas dans le dictionnaire des filières ou le RH0077 mais plutôt dans la gestion par activité et produit.

Ces affirmations mensongères visent à salir les cheminots face à l’opinion publique

LA TRANSFORMATION DE L’EPIC EN SOCIÉTÉ PAR ACTIONS

« Avant 1982, c’était une société, on en a fait un Etablissement qui ne fonctionne pas bien car les gens qui gèrent les gares ne sont pas ceux qui gèrent les quais »

FAUX – Avant 1982, la SNCF était une société par actions car le capital était encore partagé entre l’Etat et les actionnaires des anciennes compagnies privées. Cette situation, issue de la convention de nationalisation de 1938, a pris fin à l’échéance de celle-ci lorsque le Gouvernement a décidé de transformer la SNCF en entreprise publique (EPIC) de plein exercice. Par ailleurs, l’organisation et la gestion des gares n’a strictement rien à voir avec le statut juridique de l’entreprise.

« Je ne veux pas privatiser la SNCF, ça n’a aucun sens, c’est une infrastructure essentielle de transport »

Alors pourquoi privatiser Aéroports De Paris (ADP) qui est aussi une infrastructure essentielle de transport ?

« incessibles dans la loi »

FAUX – L’incessibilité des titres n’est pas inscrite dans la loi, les amendements qui le demandaient ont été repoussés par le Gouvernement. Par ailleurs, dès lors que ce sont des liens capitalistiques qui lient les entreprises composant le GPF, rien n’empêche leur vente en totalité ou par morceau, c’est ce que l’on peut voir avec les filiales du groupe.

LE CHANTAGE SUR LA DETTE

« plus il y aura une transformation ambitieuse, plus l’Etat reprendra de dette »

INJUSTE - La dette est celle de l’Etat. Il a obligé l’entreprise à s’endetter pour assumer le financement d’infrastructures dont il a décidé de doter le pays. C’est donc l’Etat qui doit la reprendre en totalité.

Ce qu’annonce le Gouvernement, c’est uniquement la reprise au 1er janvier 2020 d’une partie de la dette pour ne pas amener la future société par actions au dépôt de bilan. Avec la perte de la garantie de l’Etat sur les emprunts, et donc la hausse des taux d’intérêts appliqués à la SNCF, il est probable que cela n’allège même pas le poids de la dette sur l’entreprise !

Par ailleurs, nous ne savons toujours pas ce qu’est une « transformation ambitieuse ».

LES LIGNES DE PROXIMITÉ

« L’Allemagne a réouvert des petites lignes ces dernières années »

FAUX – L’Allemagne a fermé des milliers de kilomètres de lignes depuis l’ouverture à la concurrence. Elle en a réouvert quelques-unes sous impulsion de l’Etat qui investit massivement dans le développement du mode ferroviaire.

Au final, la CGT considère que la prestation du Président de la République était très éloignée des attentes des usagers et des cheminots.

Nous attendons le démenti de la Direction SNCF sur les mensonges et autres approximations du Président de la République, qui s’est livré à une nouvelle opération de « SNCF bashing » et de « cheminots bashing ».

TOUS EN GRÊVE LES 18 ET 19 AVRIL 2018

Pour exiger l’arrêt du processus parlementaire sur une loi technocratique et de véritables négociations pour répondre aux revendications des cheminots !

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LE SALAIRE DES CHEMINOTS CONFINÉ EN CHAMBRE FROIDE !

Négociations salariales 2018

| Fédération

La table ronde salariale peut se résumer par l’absence totale de négociation, pourtant obligatoire, le mépris affiché par la direction à l’égard des cheminots, la volonté de remettre en cause l’ensemble des garanties collectives, qu’il s’agisse de la notion de salaire, de la grille de rémunération ou des notations.

L’ensemble des organisations syndicales a quitté la réunion sur un constat de désaccord profond.

LES CHEMINOTS ONT-ILS BESOIN D’AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES ET PENSIONS ? OUI

Les cheminots, quel que soit leur collège, hormis les membres du comité exécutif, subissent le gel de leurs salaires depuis 2014 alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. Aucune autre grande entreprise française ne se le permet !!

Le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités est par ailleurs amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

LES MOYENS EXISTENT-ILS POUR AUGMENTER LES SALAIRES ? OUI

  •  Le groupe SNCF a dégagé un bénéfice net de 1,36 milliard d’euros en 2017 dont 80 % sur le seul périmètre du Groupe Public Ferroviaire, soit 1.1 milliard d’euros ;
  •  Le GPF compte un effectif de 146.800 cheminots au 31 décembre 2017 ;
  •  En 2017, salaires, investissements et impôt sur les sociétés déduits, chaque cheminot du GPF a donc rapporté 7.500 € de bénéfices nets ;
  •  Selon le président Pépy, la grève des cheminots coûte 20 millions d’euros par jour. Ce qui signifie que lorsque les cheminots ne sont pas contraints de se mobiliser contre le patronat et le gouvernement, ils créent chaque jour 20 millions d’euros de richesses, salaires déduits ;
  •  La productivité est en hausse constante du fait de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers, ce qui exige un retour sur la politique salariale ;
  •  Le GPF a perçu depuis 2013 près de 1 milliard de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, avec pour effet direct le gel des salaires et la suppression de plus de 6.000 emplois.

Ces moyens doivent donc être mis à profit de l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

Quand les résultats de l’entreprise sont moins bons, la direction serre la ceinture des cheminots et quand les résultats sont bons, elle prétend que ce n’est que passager !

Cette posture est inacceptable !!!

EST-CE QUE LES MESURES PROPOSÉES PAR LA DIRECTION RÉPONDENT AUX BESOINS DES CHEMINOTS ? NON

Aucune des propositions de la direction ne répond aux besoins des cheminots et certaines vont même à l’encontre de leurs intérêts.

  •  Sur la suppression de la cotisation chômage (0.79 %) des personnels contractuels.
    Cette mesure est l’application dans l’entreprise de la suppression des cotisations chômage pour l’ensemble des salariés du régime général, prévue par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018.
  •  Sur la reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots).
    Cette mesure a concerné environ 400 agents en 2017.
    Elle consiste à compenser individuellement les évolutions de salaire qui seraient inférieures à l’inflation. Cette mesure ne préserve pas le pouvoir d’achat des cheminots puisque l’indice des prix à la consommation INSEE pris comme référence, est basé sur des moyennes qui ne tiennent pas compte des évolutions réelles des prix du logement, de l’énergie, de la santé…
    Par ailleurs, les EVS, dont le seul objet est de compenser des contraintes, ou d’indemniser des frais, sont pris en compte dans l’appréciation du niveau de salaire : c’est scandaleux !
  •  Sur la majoration de 15 euros bruts de la prime de travail de la position 4 à 12 hors ADC et ASCT.

La prime de travail n’est pas perçue par le cheminot en cas d’absence pour maladie par exemple.

La majoration de la seule prime de travail ne constitue donc pas une augmentation de salaire en tant que telle.

Par ailleurs, la mesure envisagée par la direction exclut les ADC et ASCT, au motif qu’ils perçoivent des EVS censés préserver leur pouvoir d’achat. C’est travestir le rôle des EVS, qui ne sont pas liquidables, pas perçus en cas d’absence, et donc pas du salaire !

Cette mesure revêt la forme d’une somme forfaitaire et non d’un pourcentage de la prime perçue, ce qui péjore le pouvoir d’achat des positions concernées les plus hautes.

Avec cette mesure, un agent qui obtiendrait la position 13, verrait la majoration disparaître et donc sa prime de travail diminuer.

Cette mesure remet donc en cause le principe de l’avancement par la notation, qui permet la reconnaissance de l’expérience acquise.

Cette mesure vise à effacer les repères collectifs que constituent la grille de rémunération et le déroulement de carrière pour y substituer des modes de rémunération individuels ou à disposition de l’employeur.

La direction commet donc un véritable hold up et s’accapare les richesses produites par les cheminots.

La Fédération CGT appelle les cheminots à rester unis, mobilisés, tant dans cette période estivale que dans les rendez-vous revendicatifs des mois à venir.

Notre force commune,

Notre fierté quotidienne : être cheminots.

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TRAVAILLE ET TAIS-TOI !

Table ronde salariale du 10.07.2018

| Fédération

La table ronde salariale s’est tenue ce 10 juillet 2018.

La direction SNCF signe et persiste : 0% d’augmentation générale pour les cheminots et ce pour la 4e année consécutive !

Ce qui a été proposé par la direction :

1. Majoration de 15 euros bruts de la prime de travail pour les cheminots sédentaires de la position 4 à la position 12. Rien pour les ADC et les ASCT.

2. Suppression de la cotisation chômage pour les cheminots contractuels (RH 0254) soit 0.79 % de leur salaire mensuel brut.

3. Reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots) qui concernerait 500 agents pour 2018.

Ces propositions sont inacceptables. La direction affiche un mépris grandissant vis-à-vis des cheminots quel que soit leur métier, leur qualification, leur collège, qu’ils soient contractuels ou au statut du cadre permanent.

La Fédération CGT appelle les cheminots à combattre sans relâche la stratégie et la politique de l’entreprise qui vise à humilier, diviser et opposer celles et ceux qui contre vents et marées font quotidiennement le service public ferroviaire.

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Augmenter les salaires, pensions et minima sociaux : c’est possible et urgent !

| Fédération

La question du pouvoir d’achat est une des premières préoccupations des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Il s’agit de l’aspiration légitime à pouvoir vivre dignement et ce quelle que soit sa situation sociale ou professionnelle. Il s’agit aussi de permettre une relance de l’économie, dont tous conviennent qu’elle ne pourra véritablement se faire que grâce à la consommation des ménages.

Rémunérer de manière juste le travail, ce n’est pas « un coût ». C’est, au contraire, un investissement dans l’avenir, la reconnaissance de nos qualifications, de nos savoir-faire : de notre travail créateur de richesse !

Assurer un haut niveau de prestation sociale, ce n’est pas « dépenser un pognon de dingue ! » C’est, au contraire, assurer un haut niveau de protection sociale permettant de vivre dignement et d’envisager son avenir avec confiance.

Garantir un haut niveau de pension, ce n’est pas « financer des improductifs ». C’est, au contraire, une question de justice sociale : pouvoir vivre avec une rémunération permettant de maintenir son niveau de vie par un dispositif solidaire et pérenne de redistribution.

Financer un haut niveau de minima sociaux, ce n’est pas « développer de l’assistanat ». C’est, au contraire, assurer des dispositifs de solidarité permettant d’améliorer les situations de celles et ceux dont c’est le seul moyen de subsistance et qui vivent actuellement des situations catastrophiques.

Le patronat, comme le gouvernement, cherche à limiter – voire à empêcher – toute hausse de rémunération, que ce soit par l’augmentation des salaires, des minima sociaux ou des pensions. Ils prônent et mettent en place des dispositifs de gel des augmentations et, lorsqu’une augmentation de la rémunération des salariés à lieu, c’est quasi systématiquement par le biais de primes, donc d’éléments de la rémunération non pérennes et ne participant pas au financement de notre système de protection sociale.

Pourtant, de l’argent existe pour cela, mais il est fléché vers d’autres, notamment la rémunération des actionnaires ! Depuis 2009, d’après l’ONG Oxfam, pour 100 € de bénéfices, les entreprises de CAC 40 ont versé 67,40 € de dividendes aux actionnaires, 27,30 € sont réinvestis dans les entreprises et seulement 5,30 € dans les salaires…

Parallèlement, les dirigeants de ces entreprises voient leurs rémunérations et primes augmenter : en 2017, les dirigeants du CAC 40 ont perçu 2,3 millions d’euros de salaire moyen, soit 70 fois le revenu moyen d’un salarié (source : agence Bloomberg) !

Si la part des salaires dans le PIB européen avait été la même que celle du début des années 1990, les travailleurs de l’Union européenne auraient en moyenne gagné 1 764 € de plus en 2017 !

DES CADEAUX QUI COÛTENT CHER !

Contrairement à ce que prétendent le président des riches et son gouvernement, les cadeaux aux plus aisés ne font ni l’emploi ni l’investissement. Ils enrichissent encore plus les mêmes et augmentent les inégalités sociales. Le « ruissellement », c’est du baratin !

La suppression des cadeaux fiscaux et des exonérations inutiles permettra de dégager des dizaines de milliards d’euros pour accroître les moyens dans les services publics (y compris pour renforcer la lutte contre l’évasion fiscale estimée entre 36 et 50 milliards d’euros), répondre aux besoins sociaux et renforcer le potentiel productif du pays.

Certains tentent de faire passer les privés d’emploi et les retraités pour des « assistés »… mais qui sont les vrais « assistés » ? Les entreprises bénéficient de grandes largesses de la part de l’État, sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie en termes de développement de l’emploi… Il existe plus de 4 500 dispositifs d’aides aux entreprises, et nombre d’entre elles n’hésitent pas à licencier à tour de bras ! Les niches fiscales pour les entreprises s’élèvent à près de 200 milliards d’euros en 2013 : c’est 5 fois plus que l’impôt sur les sociétés !

Pas de fatalité à cette situation. La réalité est que des augmentations de salaires sont régulièrement gagnées dans les entreprises ou administrations, mais seulement lorsque les salariés les revendiquent, se mobilisent et imposent au patronat et directions leurs exigences salariales ! Cela demande à s’organiser et à se syndiquer.

LA CGT REVENDIQUE :

– l’ouverture immédiate des négociations salariales dans les branches et les entreprises ;
– une réelle égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
– pas de salaire en dessous de 13 € brut de l’heure, un Smic à 1 800 € brut pour un salarié sans diplôme, sans qualification reconnue et sans expérience ;
– une durée du travail hebdomadaire de 32 heures ;
– 10 % d’augmentation générale des salaires pour prendre en compte l’inflation, des gains de productivité et un meilleur partage des richesses créées par le travail ;
– le doublement sur toute la carrière professionnelle des grilles de rémunérations, garantissant un réel déroulement de carrière ;
– une véritable reconnaissance des diplômes et de l’expérience professionnelle ;
– la progression d’un niveau de qualification au minimum sur toute la carrière professionnelle.

Juillet 2018

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UN SALAIRE C’EST VITAL, POUR AUJOURD’HUI ET POUR DEMAIN !

Négociations salariales 2018

| Fédération

Les cheminots subissent depuis 3 années le gel de leurs salaires alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année.

Les négociations salariales annuelles à la SNCF se dérouleront le 10 juillet prochain.

La CGT y portera des revendications offensives en faveur des droits des cheminots.

Les cotisations sociales, qu’elles soient dites « patronales » ou « salariales », constituent une partie du salaire.

LE SALAIRE EST DONC CONSTITUÉ PAR :

  •  Le « salaire direct », perçu chaque mois par le cheminot, qui lui permet de répondre aux besoins du quotidien, de bénéficier des progrès scientifiques et techniques, et contribue à l’épanouissement par l’élévation du niveau de vie.
  •  Le « salaire socialisé », composé des cotisations sociales

LE SALAIRE INFLUE SUR :

  •  Le pouvoir d’achat des cheminots ;
  •  Le financement de la Sécurité Sociale, dont le Régime Spécial ;
  •  Le financement de l’Action Sociale d’entreprise (1,1% de la masse salariale) ;
  •  Le niveau individuel des pensions de retraite, qui dépend du salaire durant la vie active ;
  •  Les Activités Sociales et Culturelles proposées aux cheminots par la CGT au travers des CE et du CCGPF (1,721% masse salariale) ;
  •  Le financement des Services Publics au travers de l’impôt…

Tout salaire doit être la juste rémunération de la force de travail et assurer une véritable garantie de reconnaissance des qualifications et des compétences acquises par le cheminot. Il doit donc tenir compte des diplômes et de l’expérience acquise.

UNE POLITIQUE SALARIALE QUI CHERCHE À DIVISER

La politique salariale menée par la direction SNCF vise à individualiser la rémunération afin de contraindre les cheminots à adhérer à ses choix politiques néfastes et à briser les socles collectifs.

La rémunération moyenne mensuelle brute au sein du GPF, tous collèges confondus, s’établit à 3 172 € en 2017, contre 3 173 € en 2016 et 3 182 € en 2015.

Pour comparaison, la rémunération moyenne mensuelle brute chez Renault s’établit à 4 071 €, 3 733 € chez Orange et 4 761 € chez EDF en 2016.
101.000 cheminots sur les 146.800 que compte le GPF, gagnent moins que la rémunération moyenne brute mensuelle.

Cette situation est inacceptable, des augmentations générales de salaires s’imposent !

DES BESOINS À SATISFAIRE

A cette politique salariale s’ajoute un contexte qui pèse sur le pouvoir d’achat des cheminots, notamment :• 2.6% d’inflation de 2014 à 2017 ;

  •  1.8% d’inflation depuis début 2018 ;
  •  Des prix de produits de « consommation courante » comme le logement, l’alimentation ou l’énergie qui ont subi des hausses de prix plus importantes que le taux moyen d’inflation relevé par l’indice des prix INSEE ;
  •  Une hausse des dépenses de santé, y compris au travers les cotisations des mutuelles…

LES MOYENS EXISTENT POUR AUGMENTER LES SALAIRES ET LES PENSIONS

Au sein du GPF SNCF, les moyens existent pour satisfaire les revendications salariales et répondre aux besoins des cheminots et rémunérer à sa juste valeur leur force de travail :

  •  Le GPF a généré un excédent de 1,3 milliard d’euros en 2017 ;
  •  La productivité est en hausse constante du fait de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers, ce qui exige un retour sur la politique salariale ;
  •  Les cheminots du GPF, qui représentent 60% de l’effectif total du groupe SNCF (les 3 EPIC du GPF et leurs filiales), dégagent près de 80% des bénéfices nets du groupe ;
  •  Près de 1 milliard de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi a été perçu par le GPF depuis 2013, en parallèle de milliers de suppressions d’emplois.

LA CGT REVENDIQUE

A l’occasion de la table-ronde « salaires » du 10 juillet 2018, la Fédération CGT des cheminots portera les revendications suivantes :• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;

  •  Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
  •  De supprimer les zones résidentielles des salaires en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 et l’intégration de celle-ci dans le traitement pour les cheminots ;
  •  De créer une indemnité compensatrice de la perte d’EVS pour les femmes enceintes ou en congé maternité ;
  •  De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
  •  De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles, pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10% par enfant à charge ;
  •  D’aligner le taux des EVS sur le plus élevé et le revaloriser ;
  •  De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière…

DE L’ARGENT, IL Y EN A !
Les cheminots qui font vivre le service public
doivent en voir la couleur !

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Flash Info – Compte rendu table ronde tripartite du 15.06.2018

| Fédération

Le gouvernement, représenté par Elisabeth BORNE, ouvre la réunion en précisant qu’il ne s’agit pas d’une négociation et qu’il ne sera que le simple témoin d’un échange.

Le gouvernement refuse de commenter la purge au Fret, d’aborder le cœur de la réforme ainsi que la rédaction des ordonnances et des décrets à venir.

Le gouvernement refuse d’aborder l’identification des contraintes liés aux métiers de cheminots contrairement aux engagements du Premier ministre du 14 mars 2018.

Le patronat ferroviaire (UTP), quant à lui, s’est contenté de relire ce qu’il répète inlassablement depuis des mois et n’apporte rien de précis en termes de garanties sociales.

Le gouvernement continue de se moquer des cheminots, des usagers du service public ferroviaire et de la population toute entière.

Par conséquent, la Fédération CGT des Cheminots réaffirme que le combat doit se poursuivre.

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INGÉNIEURS, TECHNICIENS, COMPAGNONS, COMBATTONS ENSEMBLE LE DÉMANTÈLEMENT DU MATÉRIEL !

Propriété du matériel roulant

| Fédération

Pas de train sans matériel roulant ferroviaire. Le projet de réforme idéologique du gouvernement a donc abordé la question de la propriété des rames TER et des ateliers. Ce sont plus de 29 sites de maintenance et 12900 cheminots qui risquent demain d’être « sortis » de l’entreprise avec des conséquences lourdes sur les pôles d’ingénierie et la réparation de pièces en Technicentres Industriels.

La maintenance intégrée, un enjeu industriel et social !

Dans un véritable « deal » entre Sénateurs de la Droite et le Gouvernement, le devenir de la filière Matériel a été tranché par le dogme libéral.

Parmi les impasses de l’ouverture à la concurrence, la Ministre reconnaissait que la maintenance du matériel roulant était une source de complexité.

1. La maintenance repose aujourd’hui encore sur une structure nationale

La maîtrise technique nationale du domaine Matériel est une force, notamment avec la rédaction des règles de maintenance, et des pôles « ingénierie » en Technicentres Industriels en capacité de solutionner les défaillances. L’achat du matériel n’est pas conçu pour une ligne ou une région. La cohérence sur l’ensemble du territoire permet une efficacité en termes de formation professionnelle, de maîtrise des coûts et des approvisionnements. L’entretien des pièces réparables du Matériel développe une technicité propre aux agents de toutes qualifications. Enfin, la Direction du Matériel, l’Agence d’Essais Ferroviaires, le Technicampus et le CIM au Mans apportent aussi une expertise technique.

2. Confier la maintenance à l’exploitant d’un petit marché est source de risques.

Les directeurs successifs du Matériel organisent, depuis 2012, le démantèlement de la filière. Donner la main aux activités (Fret, TER, TGV, OUIGO, Infra…) sur les choix industriels, participe à désorganiser la maintenance. L’objectif exigé par le Président de la SNCF, c’est de pouvoir découper le domaine Matériel dans l’optique de favoriser l’ouverture à la concurrence.

Mais, les Sénateurs avec la Ministre identifient les dangers propres à cette option. Confier le matériel roulant à l’entreprise ferroviaire qui remporte un marché, c’est prendre le risque que les bénéfices soient dégagés au détriment du maintien en état du matériel. En général, lors du renouvellement d’appels d’offres, la société sortante ne cherche pas à conserver le marché. Des expériences sur lignes secondaires l’ont démontré : à la suite de leur exploitation par une compagnie privée, l’Autorité Organisatrice a dû massivement réinvestir pour remettre les infrastructures aux normes.

Pour les dirigeants de la société sortante, perdre un marché n’est pas un problème puisqu’ils n’ont aucun capital investi, ni matériel, ni humain.

3. Transférer la propriété du Matériel et des ateliers aux régions, une solution pour le Gouvernement ?

Tel que le projet de loi est aujourd’hui écrit, leur idée est de transformer la maintenance en un marché indépendant. Au dire de nos premiers dirigeants, la maintenance serait un coût, mais pour la Ministre : « c’est un Business ! » Les régions paieront. Les lobbies patronaux (la métallurgie premier mécène du MEDEF) ont-ils obtenu ce qu’ils cherchaient ?

Les constructeurs (Alstom, Bombardier…) délocalisent actuellement leurs usines en Europe de l’Est. Obtenir la maintenance est la garantie d’une rente pour leurs actionnaires. C’est donc toute la structure du domaine du Matériel qui est en danger (Technicentres de maintenance et industriels, ingénierie, services d’approvisionnement et d’achats).

La solution, c’est nous !

La CGT défend la maintenance intégrée. Quelle meilleure efficacité que des ateliers de maintenance qui puissent intervenir sur l’ensemble du territoire et sur l’ensemble des matériels. Défendre l’idée du service public, réalisé par une entreprise de service public, c’est défendre la garantie de la sécurité, de la fiabilité mais aussi promouvoir la recherche de progrès technologiques.

Plutôt qu’une apparence d’innovation marketing, le ferroviaire appelle à la cohérence de la production et de la recherche. Le TGV a pu être conçu par la mise en commun de connaissances et de savoir-faire industriels avec une SNCF composée d’ingénieurs au coeur de cette innovation. Il aura fallu réinventer le matériel, le rail, la signalisation, les caténaires mais aussi le mode d’exploitation. Ce n’est pas des bouts d’entreprise, sans vision nationale, qui sauront investir dans une révolution technologique comme celle-ci. Travaillons donc la coopération avec l’industrie française !

Un calendrier décisif !

Dans un délai de 6 mois, le gouvernement précisera par ordonnances « les modalités de transfert aux autorités organisatrices de transport des matériels roulants et des installations de service, en prévoyant notamment le transfert des éléments nécessaires à l’exploitation de ces biens, à l’appréciation de leur état et de leur valeur, dont les carnets d’entretien à jour… ».

L’écriture de la réforme n’est pas close. Le gouvernement tient à afficher la fermeté sur ses 3 dogmes libéraux. Tous les cheminots Agents d’exécution, de maîtrise, ingénieurs, techniciens et encadrement ont exprimé leur rejet de ce projet de réforme qui ne règle aucun problème mais en crée davantage encore.

MOBILISONS-NOUS !

Les cheminots de tous services ont besoin de travailler vers le même horizon. Un projet de société qui assure la transition écologique, nécessite un outil pour promouvoir des politiques tournées vers l’amélioration du Service Public.

Cet outil, c’est la SNCF avec ses cheminots. Poursuivons la lutte, elle est socialement juste et efficace !

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LA VÉRITÉ SUR LE TRANSFERT DES CHEMINOTS DE L’ACTION SOCIALE SNCF ?

Action sociale

| Fédération

Dans le cadre du projet de cession des EHPAD vers le privé, la CGT affirme que tous les éléments ne sont pas fournis. Qu’est-ce-que cela cache pour les cheminots potentiellement transférés ?

Après les EHPAD, quels établissements de l’Action Sociale la Direction décidera-t-elle de vendre au privé ?

Au regard des éléments fournis dans le cadre de l’ICCHSCT sur la cession des EHPAD, d’importantes zones d’ombres persistent.

Aussi, depuis 2016, la Direction force la main aux personnels cheminots, de manière insidieuse, en laissant se détériorer leurs conditions de travail actuelles de manière à s’assurer qu’il y ait un nombre maximal de volontaires pour quitter l’entreprise.

Les personnels et leur Direction Opérationnelle sont à bout. Les organisations syndicales sont accusées de mettre le feu dans des établissements en souffrance. Mais qui est le pyromane dans l’affaire ?

C’est bien la Direction qui a pris la décision dogmatique d’abandonner nos EHPAD, il y a deux ans, et qui depuis laisse se dégrader le quotidien des cheminots qui y travaillent.

La CGT n’a pas vocation à cacher la vérité aux cheminots, quand bien même elle dérange la Direction.

Aujourd’hui encore, les mensonges n’ont pas cessé, ni concernant le soi-disant « merveilleux » repreneur, ni concernant les véritables conditions de transfert des personnels.

Conditions de transfert :

  •  Passage des cheminots du Cadre Permanent au RH 0254 avant transfert ;
  •  L’ensemble des éléments constituant la rémunération ne seraient pas repris ;
  •  Les négociations concernant les droits et la rémunération des cheminots auraient lieu après le transfert. Autant dire qu’il n’y a aucune véritable certitude sur l’avenir ;
  • Application immédiate de la Convention Collective 51 (Convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951) = fin des droits relatifs à la prévoyance, de FC, …

SOS Séniors :

La CGT a rencontré plusieurs organisations syndicales du Groupe afin d’en connaître la politique sociale.

Conditions de travail :

L’application de la Convention Collective Nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif est aléatoire notamment concernant le respect de la réglementation quant à l’aménagement du temps de travail (la programmation des repos se fait à 1 mois et parfois à 1 semaine, le remplacement mutuel des absences, …).

Les rythmes de travail ainsi que les clauses de mobilité différents. Il s’agit d’EHPAD privés avec ce que l’on connaît des conditions de travail dans ces établissements.

Politique financière

Le but non lucratif du groupe est fort discutable puisque les rachats d’établissements auparavant réalisés ont parfois donné lieu à une spéculation financière dans le cadre de reventes de terrains tout en gardant le nombre de lits rachetés (pour conserver Villevaudé il faudrait un investissement de 10 millions d’euros de la part de SOS Séniors).

Politique sociale

SOS Séniors annonce, d’ores et déjà, que nos EHPAD sont déficitaires et qu’il faudrait trouver des solutions, y compris concernant la masse salariale.

D’une part, la CGT rappelle que les EHPAD SNCF sont entièrement financés par le Fonds Action Sanitaire et Social des cheminots, et que le FASS est excédentaire de 26 millions au 31 décembre 2017.

C’est en les cédants au privé qu’ils deviennent déficitaires puisqu’ils ne sont plus financés par nos cotisations sociales (FASS).

Pour finir, lors de la visite d’EHPAD de SOS Séniors, la Direction de l’association a tout mis en oeuvre pour nous empêcher de parler aux salariés et évite très clairement d’apporter des précisions ou encore de répondre aux questions qui semblent déranger.

  •  La CGT exige des informations claires et précises sur ce projet de cession et sur les conditions de transfert que les Directions projettent, mais aussi sur les pratiques de SOS Séniors dans leur gestion du personnel et de leur rémunération !
  •  La Direction SNCF ne peut se dégager de ses responsabilités en tant qu’employeur. La CGT reste opposée à la cession et de fait rappelle que la Direction doit assurer l’avenir de ses personnels !

L’ensemble des établissements de l’Action Sociale SNCF dans le viseur ?

A noter que le Groupe SOS offre des services autres que des EHPAD. Le groupe se compose en partie de services similaires à ceux de l’Action Sociale SNCF. Une cession d’autres établissements de l’Action Sociale tels que les établissements enfance pourrait très bien être envisagée par la direction et proposée au groupe SOS.

En effet, Mr Xavier Roche en tant que Patron d’Optim’Services ambitionne la privatisation d’Optim’ et entreprend sa première étape : Vider Optim’ des métiers « générant peu de valeur ajoutée », ou n’étant pas considérés « coeur de métier ».

Dans ce cadre, c’est l’ensemble des postes des cheminots de l’Action Sociale qui sont menacés.

Exigeons la vérité,
décidons de notre avenir !

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NOUVELLE CASSE DES MÉTIERS AU FRET

Fret

| Fédération

Une fois encore, les Directions FRET n’hésitent pas à casser les métiers pour réaliser des gains de productivité.

Encore et toujours des emplois supprimés, des cheminots méprisés et des formations minimalistes.

Après tous les plans de restructuration, les annonces de filialisation, la Direction FRET considère la productivité insuffisante.

Méprisant les dispositions réglementaires (RH 0263, RH 0851 et annexes), elle joue l’apprenti sorcier en fusionnant plusieurs métiers dans un poste de travail.

Sur plusieurs plateformes FRET, la Direction va jusqu’à regrouper les métiers de TGM (Technicien Gestionnaire de Moyens) et ceux du Transport Mouvement.

Cheminots du Fret, vous exercerez les métiers Transport Mouvement la semaine et de Gestionnaire de Moyens le week-end !

Le tout, avec une formation au rabais et le non-respect des parcours professionnels.

En effet, les formations dispensées sont utilitaristes. Elles sont réduites à des formations sommaires au poste de travail de Gestionnaire de Moyens sans formation solide de base sur l’ensemble du métier.

Cette situation engendre de graves difficultés dans l’exercice de ce métier et dégrade les conditions de travail des cheminots.

A la clé, pour la Direction, il s’agit de supprimer des dizaines d’emplois de Gestionnaires de Moyens dans les plateformes FRET.

Bien sûr, une telle politique pèse également sur la sécurité car l’imbrication des métiers conduit à une dissolution des compétences.

La formation Transport Mouvement au FRET, centrée sur l’activité, est déjà parcellaire. Aujourd’hui, la Direction met en place des organisations du travail polyvalentes en dehors du champ du métier initial.

Pour la CGT, les métiers et les filières ont un sens. Ils sont les garants d’un haut niveau de sécurité et de véritables parcours professionnels.

L’organisation du travail ne doit pas être construite autour de velléités économiques mais respecter ces fondamentaux.

Le « pacte ferroviaire », porté par le gouvernement et la Direction, projette l’explosion de tous les métiers tels que nous les défendons.

C’est pourquoi, la CGT porte dans son projet « Ensemble pour le fer » un service public de transport ferroviaire de marchandises où les métiers et l’expertise des cheminots sont la clé de voûte du système ferroviaire.

RESTONS MOBILISÉS !
EN GRÈVE POUR GAGNER UNE AUTRE RÉFORME !

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MAIS OÙ EST DONC PASSÉ NOTRE ARGENT ?

Prime de convergence

| Fédération

Cela semble une évidence, mais mérite néanmoins d’être rappelé, la CGT a toujours été contre ce système de reversement de primes, préférant de réelles négociations salariales.

Cependant, le constat est simple, la SNCF n’a pas augmenté les salaires des cheminots depuis 2014, entraînant un gel de nos salaires et une baisse de notre pouvoir d’achat.

Le 28 mars dernier, la Direction de la SNCF a annoncé sa décision de retrancher la prime à l’intéressement de l’assiette du calcul de la dotation aux activités sociales.

Ce retrait, conjugué à la baisse d’effectifs, se traduira dès cette année par un manque à gagner de plus d’1 million d’euros pour le CCGPF et plus de 2,5 millions en y ajoutant les CE !

En raison du non calcul de cette prime, cela se traduira pour le personnel CE par une timide augmentation de notre pouvoir d’achat de 0€ !

La délégation CGT des personnels CE/CCGPF, consciente de l’importance de cette prime, notamment dans cette dure période de mouvement social, interpelle la commission paritaire pour se réunir autour de ce sujet mais pas que …

  • Le devenir des CE et du CCGPF ;
  • La révision de la grille des salaires en lien avec la révision des emplois repères ;
  •  La mise à jour de la Convention Collective Nationale (CCN) ;
  • La mutuelle et sa clause de revoyure ;
  • La Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC).

Notre avenir, notre anticipation des événements et des futures échéances nous poussent aujourd’hui à solliciter l’ensemble des acteurs pour débattre de l’ensemble de ces sujets.

Bien évidemment, le collectif personnels CE/CCGPF CGT invite l’ensemble des personnels à continuer de s’engager dans la lutte aux côtés des cheminots !

Exigeons de la SNCF qu’elle remette le montant de l’intéressement donné aux cheminots dans l’assiette de calcul des dotations ASC.

Nous avons notre place dans le mouvement actuel, pour notre avenir et la convergence personnels CE-CCGPF/cheminots qui fait notre force aujourd’hui et qui impactera notre futur.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

31 mai 2018

Rosporden. La gare de la commune préoccupe les cheminots

Lundi, les syndicats des cheminots CGT de Rosporden et de Quimper, CFDT et Sud Rail se sont rassemblés, à la gare, afin d'évoquer la situation de l'activité ferroviaire.[…]

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