Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

MANAGEMENT PAR LA DISCRIMINATION ET LA TERREUR : JUSTE RETOUR DE BÂTON !

Droit et liberté

| Les conditions sociales

Portés par l’ultralibéralisme ambiant, avec un gouvernement qui s’affranchit de la démocratie sociale, des acteurs politiques et patronaux qui pratiquent l’anti-syndicalisme débridé, notamment vis-à-vis de la CGT, certains dirigeants SNCF se croient libres d’avoir des comportements dénués de toute humanité et de tout respect. Preuve est faite que nous touchons au comble de l’ignominie !

Dans certains services, aux mains de dirigeants qui s’imaginent frappés d’immunité, menaces, stigmatisations, pressions deviennent le lot quotidien des cheminots. Ainsi se développe au sein de la SNCF des attitudes qui font miroir avec les discours haineux de la droite extrême et de l’extrême droite.

L’action et les nombreux éléments fournis par la CGT ont permis à l’entreprise d’investiguer sur les pratiques managériales exercées sur l’UPF MED et d’en arriver à la décision du directeur de relever de ses fonctions le dirigeant d’unité (DU) avec sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation.

Cette décision est appréciée comme un geste fort par les nombreux agents victimes de ce management depuis plus de 2 ans et doit servir d’exemple pour les dirigeants se sentent intouchables en s’affranchissant au quotidien de certaines règles déontologiques, notamment envers les délégués CGT, pour arriver à leurs fins.

En parallèle, venant percuter l’enquête sur ce dirigeant, deux cadres ont été relevés de leur fonction suite à une alerte éthique lancée par des agents de l’unité pour harcèlement moral. Ces pratiques étaient apparemment effectuées depuis des mois avec la bénédiction du DU.

C’est avec un sentiment d’impunité que cette espèce nouvelle de managers joue avec la santé des agents comme avec la sécurité du personnel et des circulations. Il a été découvert, ailleurs en France, des carnets « noirs » où les cheminot-e-s sont répertoriés selon leur religion et leur étiquette politique ou syndicale, mais aussi classés selon des qualificatifs tels « racaille », « conne », « instable », « fêtard », « très chiant coté sécurité », etc.

Le clientélisme, la discrimination, l’intimidation, le harcèlement, le sexisme, le racisme, la xénophobie, l’homophobie doivent être combattus sans concession.

Au plus haut niveau du GPF, la Direction porte une lourde responsabilité concernant la situation qui règne dans notre entreprise. La nature des relations sociales instillée par nos dirigeants conduit à de telles dérives. Les attitudes revanchardes qui font souvent suite aux conflits sociaux doivent être bannies.

La Fédération CGT des cheminots combattra sans relâche ces déviances comportementales. Nous appelons toutes les cheminotes et tous les cheminots, quel que soit leur grade, à combattre de tels agissements. Notre droit est de travailler dans la sérénité et la sécurité, notre devoir est de faire respecter nos droits.

Casser le thermomètre n’a jamais fait baisser la température. Diriger par la répression et la terreur ne bousculera pas nos consciences et encore moins nos idéaux !

Dossiers associés

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CONTRACTUELS DE LA SNCF : LA CGT DÉFEND VOS DROITS

Accord Classifications & Rémunération

| Les conditions sociales

Après plus de deux ans de négociations sur les classifications et rémunérations, un accord a été soumis à la signature des organisations syndicales par le patronat de la branche ferroviaire (UTP).

La CGT a fait valoir son droit d’opposition face à un texte très inférieur à l’existant, pour empêcher qu’il devienne la nouvelle référence de l’ensemble de la Branche.

SUD et FO ayant fait également valoir leur droit d’opposition, le texte est nul et non avenu.

Le patronat doit revoir sa copie !

Direction et signataires de l’accord de Branche s’attachent à défendre leur signature en mettant en avant des « avancées » pour les contractuels de la SNCF. Qu’en est-il vraiment ?

LE POINT DE DÉPART, C’EST LE STATUT

Le texte référence qui a prévalu à l’écriture des règlements sur les droits des contractuels est le Statut.

Par exemple, les promotions doivent être attribuées de façon similaire « en quantité et en qualité » pour assurer une égalité de traitement des cheminots. C’est pour cela qu’une enveloppe équivalente au GVT (glissement vieillesse technicité, qui représente le volume de promotions des statutaires) est attribuée aux DET afin qu’ils promeuvent ou augmentent le salaire des contractuels selon leur annexe.

Cela donne moins de garanties individuelles que le Statut, mais le volume est néanmoins assuré.

LE TEXTE DE L’UTP EST PIRE QUE RIEN

Avec l’introduction d’une Convention Collective de Branche dans le système ferroviaire, la Direction SNCF a vu l’opportunité de changer de texte de référence pour abaisser les droits des contractuels.

Fin 2019, le DRH annonçait donc l’abrogation du RH0254 au 1er janvier 2020 et l’écriture d’un nouveau règlement transposant les règles contenues dans l’accord de branche.

Il était absolument nécessaire que le volet classifications et rémunération de la CCN soit de haut niveau.

Etant donné que ce n’est pas le cas, la CGT a fait valoir son droit d’opposition, comme SUD et FO. De cette manière, la Direction n’a pas d’autre texte de référence que le Statut pour réécrire le RH0254.

Bien sûr, il va falloir se battre pour obtenir un accord d’entreprise qui améliore les conditions sociales des contractuels. Rien ne sera accordé sans lutte. Pour la CGT, c’est clair, le nouveau cadre social de l’entreprise doit se baser sur une règle : à travail égal, conditions sociales égales ! Donc le RH0254 doit se baser sur le Statut concernant les normes de promotions et de rémunération.

CE N’EST PAS UNE SITUATION INCONNUE

Lors de l’ouverture à la concurrence du FRET, une CCN a été négociée. Elle était de si bas niveau qu’elle a été dénoncée, et n’a donc jamais été appliquée.

La CGT a mené la bataille dans chaque EF et les accords d’entreprise obtenus ont permis d’aller plus loin que les garanties que le patronat proposait dans la CCN.

La signature compulsive des textes patronaux « parce que c’est mieux que rien » n’est donc pas la bonne solution. La CGT est exigeante dans la négociation, parce que le travail des cheminots mérite de vraies garanties.

GÉNÉRALISONS LE PROGRÈS SOCIAL

Au-delà du cadre social de la SNCF, la CGT exige la réouverture des négociations sur le volet classifications et rémunération de la CCN pour harmoniser les acquis par le haut.

Pour cela, il ne faut pas un texte qui reprenne les minima de toutes les entreprises, et donc qui ne crée aucun droit pour personne.

Il faut un texte qui s’appuie sur ce que les accords des différentes EF prévoient de plus favorable et le généralise à toutes les EF. A Europorte, CFL, ECR ou d’autres, certaines règles sont supérieures au Statut.

Si c’est possible dans une entreprise, c’est possible dans toutes !

LE PROJET UTP : RÉMUNÉRATIONS MINIMALES

Les garanties de salaire reprises dans l’accord se situent en-dessous de ce qui se pratique dans la très grande majorité des entreprises de la Branche.

Pour en bénéficier, il faut que votre rémunération brute annuelle, incluant les primes de travail, la PFA ou le 13ème mois, certains EVS, et l’intéressement, soit inférieure.

Rémunérations UTP

Par exemple, un jeune embauché au Matériel à la classe B, annexe A1 du RH0254, va avoir une rémunération annuelle (hors EVS et intéressement) de 20 334,7 €. Il est très au-dessus du minimum prévu pour la classe 2 dans la CCN, et même s’il n’a jamais aucune promotion au titre de sa carrière (!), l’ancienneté SNCF le maintiendra au-dessus.

Autre exemple, un agent de l’Equipement à la classe C, annexe A1 du RH0254, qui a 12 ans d’ancienneté et qui monte l’astreinte 10 semaines et weekends par an, va toucher 27 416,36 € brut par an. Il est encore plus au-dessus du minimum prévu pour la classe 3 dans la CCN que l’exemple précédent.

Les minima de branche sont tellement bas qu’ils ne servent à rien.

Les cheminots statutaires ou contractuels n’ont RIEN à gagner à une transposition du volet « classifications et rémunération » de la CCN à la SNCF !

LE PROJET UTP : CARRIÈRE ET ANCIENNETÉ LIMITÉES

Dans le cadre de la négociation, la CGT a pu imposer la notion de déroulement de carrière automatique. Mais l’UTP l’a plafonné à 24 ans, avec des seuils de progression tous les trois ans (1,5 %), soit au total 12 % sur l’ensemble de la carrière.

Distincte de la valorisation automatique de la carrière, l’ancienneté amène une seconde majoration du salaire de 14,4 % sur 24 ans.

Pour les classes 7 et 8 (Cadres), elle est divisée par 2, pour s’établir à 7,2 % au bout de 24 ans et aucune ancienneté pour la classe 9 (cadres sup).

> Comparaison avec ce qui existe dans l’entreprise pour les contractuels (RH0254)

POUR LES CONTRACTUELS DE L’ANNEXE A1

Pour les classes B et C, la majoration professionnelle en cours de carrière est de 15 %, éventuellement majorée de +3 % en fin de carrière (si + de 55 ans et majoration maximum de la classe d’appartenance depuis plus de 5 ans).

La majoration d’ancienneté est de 36,3 % maximum pour 33 ans.

POUR LES CONTRACTUELS DE L’ANNEXE A3

La majoration professionnelle est de 10 % si l’expérience et la maîtrise de l’emploi le justifient (avec automaticité au bout de 14 ans sans objection motivée du service). Elle passe à 20 %, au titre de promotion, si les responsabilités afférentes à son emploi le justifient, quelle que soit la durée d’utilisation. Et le salaire peut être éventuellement majoré de +3 % en fin de carrière (si + de 55 ans et majoration maximum de la classe d’appartenance depuis plus de 5 ans).

Les agents sont placés sur une « catégorie » en fonction des titres et diplômes détenus. A chaque « catégorie » correspond un « salaire de base » repris sur une grille des salaires (RH0390) et qui sont supérieurs aux minima de branche.

Enfin, la majoration d’ancienneté est de 36,3 %, comme pour l’annexe A1.

POUR LES CONTRACTUELS DE L’ANNEXE B

Pour les personnels de de l’annexe B, une grille des salaires est reprise au RH0390 avec une rémunération différenciée par coefficients en fonction de la classification des emplois reprise à l’annexe B du RH0254. Pour chaque classification existe une fourchette de coefficients à appliquer. Ces coefficients matérialisent la progression professionnelle. Par exemple, un éducateur qualifié peut dérouler sur 12 coefficients, avec des progressions de l’ordre de 1,4 à 2,1 % entre chaque coefficient.

La majoration d’ancienneté est de 36,3 %, comme pour l’annexe A1.

POUR LES CONTRACTUELS DE L’ANNEXE C

Les agents exécution ou maîtrise bénéficient d’une majoration du salaire pour ancienneté de 1,5 % tous les 3 ans, dans la limite de 16,5 %. Les cadres n’ont aucune majoration.

La progression professionnelle se traduit, elle, par une majoration individuelle chaque année en plus des augmentations générales selon une fourchette qui varie de 0 à 3 % pour les non-cadres et de 0 à 5 % pour les cadres. En moyenne, en 2019, la SNCF a accordé 1 % aux personnels non-cadres et 1,7 % aux cadres (ce qui compense l’absence d’ancienneté). 4

LA COMPARAISON EST SANS AMBIGUÏTE

Sur une carrière complète, l’augmentation que peut espérer un cheminot pour son ancienneté et sa carrière (hors augmentations générales) est la suivante :

La partie automatique (36,3 % au titre des échelons d’ancienneté, sans possibilité de véto managérial) est à elle seule bien supérieure aux propositions de la CCN.

Un RH0254 qui serait aligné sur la CCN ferroviaire serait donc clairement un recul social important. Donc l’annulation du volet classifications et rémunérations de la CCN est une bonne chose.

LE NOUVEAU CADRE CONTRACTUEL DOIT ÊTRE MEILLEUR

La CGT va proposer aux organisations syndicales une démarche commune pour exiger de la Direction SNCF un cadre social avec une meilleure progression et des garanties supérieures.

Dès maintenant, les cheminots contractuels peuvent s’organiser avec la CGT pour participer à cette bataille en faveur d’un cadre social protecteur et progressiste.

LA CGT PROPOSE :

  • Une Grille unique de Branche comportant 9 qualifications allant de l’agent d’exécution au Cadre supérieur, comptant 38 positions pour TOUS les salariés de la Branche, y compris les statutaires ;
  • Un salaire d’embauche à 1 800 euros brut comme début de grille ;
  • Un déroulement de carrière automatique (une PR tous les 4 ans / 3 ans pour ADC et métiers à pénibilité avérée) soit une progression de plus de 70 % pour atteindre avec l’ancienneté le doublement du salaire sur la carrière (hors augmentations générales) ;
  • Un dispositif d’accès à la qualification supérieure non-discriminatoire et sous contrôle social ;
  • Une véritable reconnaissance des diplômes, se traduisant par un seuil d’accueil en fonction du diplôme détenu ;
  • Une majoration d’ancienneté de plus de 30 % entre le début et la fin de carrière pour TOUS ;
  • Un véritable 13ème mois pour TOUS.

POUR UNE CCN DE HAUT NIVEAU,  J’AGIS AVEC LA CGT !

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DÉCLARATION UNILATÉRALE DU PATRONAT DU FERROVAIRE !

| Les conditions sociales

L’UTP a, lors de la dernière réunion de négociation de l’année sur les classifications et rémunération qui s’est tenue le 17 décembre, décidé de mettre un terme aux négociations en posant sur la table ses dernières propositions, en annonçant qu’elles n’étaient ni amendables ni discutables.

Après des mois de simulacre de négociations, l’UTP impose son cadre social de manière unilatérale et annonce une mise à la signature du texte en début d’année 2020.

Le cadre social envisagé par le patronat est dévastateur pour TOUS les cheminots de la branche.

L’UTP a maintenu son mandat tout au long de ce simulacre de négociation, pour obtenir le cadre social de bas niveau dont il a besoin dans le cadre de l’ouverture à la concurrence.

La CCN de haut niveau promise par le Gouvernement et le patronat lors du conflit de 2018 s’avère être une vaste fumisterie !

UN SYSTÈME DE CLASSIFICATION AUTORISANT TOUTES LES DÉRIVES

Le projet de l’UTP s’articule autour « d’emplois types » aux contours vagues permettant aux entreprises de développer les polyvalences à partir de leurs besoins de production.

L’UTP inscrit même dans l’accord, à la demande de la CFDT, l’ouverture à des négociations d’entreprise sur la polyvalence dans les entreprises de la Branche, avec un bilan à 3 ans après la signature de l’accord. Les perspectives sont claires et sans équivoque !

LE PATRONAT REFUSE DE RECONNAÎTRE LES DIPLÔMES

Seule « l’employabilité » des cheminots est mesurée au travers de critères classants génériques, très subjectifs afin de laisser au patronat toute latitude pour définir les emplois et les rémunérations.

Passés à la moulinette de ces critères, tous les métiers sont déclassés, les spécificités, les savoir-faire ne sont plus appréciés, et les qualifications ne sont plus reconnues.

De plus, les parcours professionnels sont entièrement soumis à l’arbitraire patronal et aux processus managériaux les plus opaques sans aucun mécanisme de contrôle social.

La Fédération CGT des cheminots, qui a été force de propositions tout au long de cette négociation, a porté la nécessité d’adopter un système de classification qui définit clairement les filières et le contenu des métiers, afin de garantir les parcours professionnels et le niveau de sécurité qu’exigent de nombreux métiers du ferroviaire.

Pour la CGT, les diplômes initiaux et en cours de carrière doivent être reconnus et se traduire par un positionnement dans la grille en fonction du diplôme détenu par le salarié.

UN SALAIRE DE MISÈRE

L’UTP s’arcboute sur une rémunération annuelle garantie (RAG).

La mise en place de la RAG autorise de fait une rémunération mensuelle variable, avec le SMIC comme seule garantie.

Le patronat clôt également toute discussion sur un 13ème mois de branche.

La dernière proposition de l’UTP de relever les RAG de 250 euros pour les 2 premières qualifications, soit 20,83 brut par mois, n’est que « poudre aux yeux ». Le salaire mensuel brut d’embauche à la première qualification serait de 1579.25 , soit 39,43 euros au-dessus du SMIC au 1er janvier 2020.

Pour la deuxième qualification, l’écart est de 81.43 avec le SMIC, soit 1620.83 euros brut.

La CGT revendique une grille unique de Branche, avec un salaire de début de grille à 1800 euros brut.

Le patronat ne consent qu’à une progression professionnelle garantie de 12,65% au bout de 24 années d’ancienneté, sachant que les changements de qualifications sont entièrement à la main du patronat. Dans le cadre d’un déroulement de carrière type pour les personnels statutaires, l’écart est de plus de 30 % sur la même période.

Concernant le travail de nuit, l’UTP jette une pièce de 50 centimes pour revaloriser l’indemnité pour travail de nuit, pour la porter à 4,46 pour les sédentaires et 4,03 pour les roulants.

Pour le travail du dimanche et fêtes, l’UTP annonce une majoration de 4 de l’heure, alors même qu’elle est actuellement à 4,50 dans le GPF…

Si la CGT s’oppose d’une manière générale au travail de nuit et du dimanche, les exigences de continuité du service public peuvent l’imposer à certains métiers.

Pour le travail de nuit, la CGT revendique une compensation en temps de repos.

Concernant la prise en compte de l’ancienneté, si dans la dernière proposition de l’UTP, la majoration se calcule à partir du salaire brut, elle n’en reste pas moins très insuffisante.

L’UTP limite à 24 ans l’évolution de la rémunération par ancienneté, ce qui représente une majoration de rémunération de 14,4 % maximum, pour les qualifications de 1 à 6, soit les cheminots des deux premiers collèges et la première qualification de l’encadrement. Au-delà, pour les 2ème et 3ème qualifications de l’encadrement, la majoration est de 7,2 % au bout de 24 ans. La dernière qualification est écartée du dispositif d’ancienneté.

Au-delà des 24 ans de carrière, il n’y a plus de majoration !

Dans le GPF, pour les cheminots au statut, la prise en compte de l’ancienneté sur la rémunération atteint 23,60 % en fin de carrière.

La CGT revendique une majoration par ancienneté linéaire annuelle pour atteindre plus de 30 % en fin de carrière.

Refusons le diktat du patronat et amplifions la mobilisation pour faire bouger les lignes.

ENSEMBLE, AVEC LA CGT, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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UNE CCN DE TRÈS BAS NIVEAU DES SALAIRES DE CANIVEAU

Classification et rémunération

| Les conditions sociales

Le Patronat a remis ses premières propositions en matière de Salaires Minima Hiérarchiques (SMH).

Ce « premier jet » apparaît comme une véritable provocation !

Le patronat campe sur ses positions en maintenant une rémunération globale annuelle garantie, avec des minima se situant en dessous des rémunérations pratiquées à la SNCF ! La CGT propose pour sa part une Grille unique de Branche, permettant de reconnaître les diplômes et les qualifications acquises par l’expérience, tout en assurant aux cheminots de la Branche un déroulement de carrière soustrait à l’arbitraire patronal.

Alors qu’à la SNCF,  nous en sommes à la 5 ème année de gel des salaires et que la colère monte sur la faiblesse des salaires et la non reconnaissance des qualifications, l’UTP (Patronat du Ferroviaire) ne craint pas de proposer des salaires minima hiérarchiques ( en deçà des salaires pratiqués dans le GPF !

Le tableau ci dessous permet d’apprécier le différentiel de rémunération. Il est basé un comparatif entre la « provocation » UTP, l’existant basé sur la somme de trois éléments constitutifs du salaire (Traitement + Prime de travail moyenne 33 + Indemnité de Résidence Taux 1 Base mensuelle calculée sur 13 mois, Echelon 1).

La proposition CGT est basée sur un salaire d’embauche à 1800 euros brut et une Grille unique de Branche composée de 9 qualifications pour TOUS les cheminots de l’exécution au cadre supérieur y compris les ADC.

Le tableau comparatif ci dessous permet un rapide comparatif entre les propositions de l’UTP et la situation actuelle au sein du GPF, avec des recrutements très majoritairement réalisés dans le cadre des dispositifs «d’Attachés» repris au RH292.

ATT OP Niveau BAC point de sortie 3 ans (1 an commissionnement + 2 ans)
ATT TS Bac+2 point de sortie 4 ans (1 an commissionnement + 3 ans)
ATT Cadre Bac+4 point de sortie 4 ans (2 ans 1/2 commissionnement + 1 an 1/2), embauche à l’échelon 2

Les écarts de rémunération entre la proposition patronale de Branche et la situation actuelle mettent en évidence l’objectif patronal de :

  • Proposer une rémunération annuelle garantie et non mensuelle ;
  • Ne pas reconnaître les diplômes à l’embauche et en cours de carrière
  • En finir avec le GVT (Glissement Vieillesse Technicité)
  • Réduire le déroulement de carrière et le laisser à la main du patronat
  • Limiter la majoration d’ancienneté à 6% au bout de 15 ans d’ancienneté !
  • Ne pas octroyer de 13 ème mois conventionnel de Branche
  • Ne pas aborder la question du salaire variable comme par exemple le travail du WE, de nuit et jours fériés, etc…

Alors que le Patronat du Ferroviaire se répand dans la presse sur l’avenir radieux que réserverait la concurrence aux cheminots, en termes de salaires notamment, ces premières « provocations » mettent en évidence qu’ à l’instar du gouvernement et de sa funeste réforme, il ne s’agit que de mensonges.

A l’inverse, la CGT propose

  • Un salaire d’embauche à 1800 euros brut sans diplôme
  • Une grille unique de Branche reconnaissant les diplômes et qualifications pour TOUS les cheminots
  • Un déroulement de carrière automatique et soustrait à l’arbitraire patronal (1 position tous les 4 ans)
  • Une majoration d’ancienneté de plus de 30% en fin de carrière progression annuelle)
  • Des éléments variables du salaire fixés au niveau de la Branche travail de nuit, WE, fériés etc…)
  • Un 13 ème mois de Branche.

LE 5 DÉCEMBRE POUR D É FENDRE NOS MÉTIERS ET GAGNER UNE CCN DE HAUT NIVEAU AGISSONS PAR LA GRÈVE

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AU MENU : RÉDUCTION DES EFFECTIFS, MOBILITÉ ACCRUE ET POLYVALENCE

Table ronde emploi fret du 28 octobre 2019

| Les conditions sociales

Cette table ronde s’est tenue à la demande de la CGT, l’objectif étant d’avoir une situation claire de l’emploi à FRET SNCF mais aussi une vision sur le futur de FRET. Malheureusement, cette table ronde s’est vite transformée en présentation d’un bilan social intermédiaire tant les approximations de la Direction sur l’avenir sont importantes.

Au 31 août 2019, les effectifs disponibles de FRET s’élevaient à 5287, auxquels il faut ajouter 199 agents détachés et 185 agents mis à disposition d’autres entreprises. L’objectif affiché est clair : réduction de 20 % des effectifs d’ici à 2023. Ainsi, la recette de FRET pour redresser l’activité reste la même, supprimer l’emploi. La CGT a souligné l’incohérence de la Direction qui prétend vouloir développer l’activité.

Sur les postes concernés, aucune vision claire, juste un objectif de baisse des effectifs. La délégation a une nouvelle fois dénoncé cette politique destructrice de l’activité, ainsi que les souffrances au travail générées par la multitude de restructurations subies par les agents. La situation est d’autant plus préoccupante qu’à ce jour, 195 agents sont sans poste, auxquels devraient s’ajouter 60 autres agents suite à la suppression des Directions Fret d’ici la fin d’année.

La CGT a demandé à ce que soient fournis les Cadres d’Organisation des établissements, là encore la Direction est dans l’incapacité de les fournir. Comment alors croire en la crédibilité du projet d’entreprise ? La Direction s’est toutefois engagée à les fournir début 2020. Le scepticisme reste de rigueur.

Pour atteindre ses objectifs, la Direction compte pour partie sur les départs de l’entreprise non remplacés, retraites, mobilités vers le groupe, démissions…

La Direction annonce une situation de l’emploi compliquée, certains sites étant en sureffectif et d’autres en sous-effectif. La mobilité forcée sera la nouvelle règle, les recrutements externes seront très limités, les agents subiront les mutations là où il y a des besoins. De plus, une clause de mobilité sera ajoutée au contrat de travail des futurs embauchés.

L’autre objectif voulu par l’entreprise est la polyvalence. Elle annonce vouloir faire évoluer les emplois dans ce sens. Là encore, la CGT dénonce cette course à la productivité qui se fait sur le dos des agents, au détriment de leurs conditions de travail et une mise en péril de la sécurité.

Concernant les intérimaires, la CGT a mis en garde la Direction sur le recours abusif à l’intérim sous couvert de formation, alors que ces agents occupent seuls des postes du CO. Pour la CGT, ces agents doivent être recrutés au sein de l’entreprise.

Concernant les agents mis à disposition d’autres entreprises (MAD), alors qu’il avait été annoncé en commission Formation la fin des MAD, la direction rétropédale et annonce que les MAD seront maintenues, toutefois, le délai pour réintégrer Fret passera de 3 à 12 mois.

Depuis plusieurs mois, le chiffre d’affaires de FRET SNCF est en baisse, avec des pertes de marchés importantes, FRET paye également son hyper concentration sur les gros chargeurs comme Arcelor Mittal aujourd’hui en difficulté face à la concurrence étrangère. La filialisation de Fret va gravement mettre en péril son avenir.

Exigeons une autre politique, un réel développement de l’activité, refusons la filialisation de Fret, synonyme de condamnation.

D’autres solutions sont possibles :

Le développement des voies des ports concomitamment au développement des ports français ;

Le développement de la logistique urbaine (cross dock, hôtels logistiques…) ;

Le retour progressif du wagon isolé ;

Le décloisonnement du transport de marchandises pour la mutualisation des moyens humains et matériels de production ferroviaire : une SNCF intégrée.

Exigeons ensemble le développement du transport de marchandises par le fer avec la SNCF, entreprise intégrée publique de service public au service de la Nation.

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LA DIRECTION DOIT RENDRE L’ARGENT DES CHEMINOTS !

COFASS du 4 juillet 2019

| Les conditions sociales

Seule la CGT s’était opposée à la vente de notre bien commun et avait refusé le piège des promesses. Résultat, la vente de nos EHPAD a coûté 3,6 millions d’euros à notre FASS SNCF (Fonds d’Action Sanitaire et Sociale) !

Courant 2018, la Direction a pris la décision unilatérale de vendre nos EHPAD, financés par les cheminots par une cotisation sociale incluse dans le taux de 1,1% sur leur salaire socialisé qui est versée pour notre Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS).

Afin d’obtenir l’accompagnement des autres Organisations Syndicales (OS), la Direction a fait la promesse que le bénéfice de cette cession financerait de nouvelles prestations financières en faveur de la prévention de la dépendance et du maintien à domicile à l’intention des bénéficiaires.

Cependant, la Direction a fourni aux OS un produit de cession des EHPAD déficitaire grâce à un jeu d’écritures comptables habile et scandaleux.

Grâce à ce tour de passe-passe présenté lors de la dernière Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (CoFASS), la Direction présente donc un solde négatif de l’opération s’élevant à 3,6 millions d’euros. Montant qui serait ponctionné sur la réserve du FASS financé par les cheminots ! Alors qu’en réalité, c’est plus de 4 millions issus de cette vente qui doivent revenir au FASS.

Pourtant, tout au long de la procédure du sinistre projet, seule la CGT avait alerté, dénoncé, proposé et agi.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Aujourd’hui, les projets de nouvelles prestations sociales et les travaux lourds de réhabilitation d’un Etablissement d’Hébergement de Séjour Temporaire (EHST de Saint Jacut) devront trouver d’autres ressources financières ou seront abandonnés.

La Direction revient donc sur ses promesses quant au budget travaux de Saint Jacut, et la mise en place effective des nouvelles prestations sociales qui devaient compenser la perte de nos EHPAD.

L’intention de la Direction est claire : en manipulant les chiffres, elle envisage de ne pas reverser au FASS l’argent qui doit revenir aux cheminots.

Pire, la Direction ponctionne sur le FASS des sommes supérieures à la masse salariale réelle.

Dans le même temps, en 2018, pour la première fois, les prestations financières servies aux cheminots bénéficiaires passent sous la barre des 10 millions d’euros pour un budget FASS avoisinant les 65 millions.

Cette baisse d’attribution n’est que du fait de la politique menée par la direction, qui consiste à fermer les robinets de la réponse aux besoins une fois le budget atteint. C’est inacceptable au regard de la dégradation de la situation sociale des cheminots, alors même que le report à nouveau 2018 atteint les 20 millions d’euros (report à nouveau = budget non utilisé du FASS).

En bref, comme avait alerté la CGT, la Direction nous vole en toute impunité !

Enfin, les engagements du Directeur de l’Action Sociale de poursuivre un Groupe de Travail « Maillage des CAS » avec les Organisations Syndicales semblent compromis.

Pourtant, c’est bien la proximité de l’Action Sociale SNCF avec les bénéficiaires actifs et pensionnés et l’efficacité même de notre Action Sociale SNCF qui sont en jeu.

Au vu de cette situation inadmissible, la Fédération CGT des Cheminots et l’ensemble des représentant-e-s des bénéficiaires salariés et pensionnés ont quitté la dernière Commission du FASS.

Ainsi, la CGT exige immédiatement :

▪ La définition d’une véritable politique de l’Action Sociale au service des bénéficiaires ;
▪ La reprise des travaux relatifs au maillage de l’Action Sociale ;
▪ Le reversement intégral au FASS du produit de cession des EHPAD ;
▪ L’arrêt immédiat de la rigidité normative dans l’attribution des prestations, afin de privilégier le sens de l’accompagnement individuel par les Travailleurs Sociaux ;
▪ La réalisation des travaux de rénovation de la Résidence de Saint Jacut de la Mer comme présentée lors de la commission travaux ;
▪ La mise en conformité de l’outil SICAS pour le bon versement des prestations aux bénéficiaires ;
▪ Le recrutement de travailleurs Sociaux et de secrétaires-assistants en corrélation avec les besoins d’accompagnement social des bénéficiaires.

La Direction doit tenir ses engagements et apporter des réponses satisfaisantes pour la prochaine commission, notamment en annonçant qu’elle nous rend notre argent.

Dans le cadre des négociations de branche sur le volet prévoyance qui débuteront en septembre, la CGT portera l’extension de notre FASS aux salariés de la branche ferroviaire avec l’exigence de la réponse aux besoins des bénéficiaires.

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LA COUR DES COMPTES : UN CABINET-CONSEIL EN MAUVAIS COUPS SOCIAUX

Régime spéciaux

| Les conditions sociales

Un énième rapport de la Cour des Comptes est paru le 15 juillet sur les Régimes Spéciaux SNCF, RATP et IEG (Industries Electriques et Gazières).
En partant du contrôle des 3 caisses, ce rapport atterrit en fait sur la remise en cause de ces trois régimes spéciaux.

Avant même une analyse plus fine et plus complète des 140 pages de ce rapport, quelques interrogations se font jour.

▪ Les structures publiques que sont les Caisses font-elles l’objet de malversations, de détournement de fonds publics ? Non ! Que vient donc faire la Cour des Comptes là-dedans ? A peine apprend-on que la qualité de service est bonne, que les objectifs des Conventions d’Objectifs et de Gestion ont été atteints.
▪ Sur les frais de gestion, la Cour attaque les régimes dont bénéficient les agents des Caisses. Paradoxalement, elle l’avait aussi fait concernant le niveau de rémunération des agents de Malakoff-Médéric gérant les régimes AGIRC/ARCCO. Faut-il donc que tout le monde soit au SMIC (sauf les agents de la Cour) pour que la gestion soit bonne ? Cet a priori libéral est inacceptable.
▪ Le niveau de frais de la CPRP SNCF (2,15 %) est sensiblement équivalent à celui de la Sécurité Sociale (2,2 %), inférieur à celui des complémentaires AGIRC/ARCCO (2,7 %) et très inférieur à celui des assurances privées (qu’il est difficile de déterminer dans le magma des commissions qu’elles appliquent, mais qui est probablement proche de 4 à 5 %). Les Statuts ne sont donc définitivement pas un obstacle à la bonne gestion, mais au contraire, un atout.

La remise en cause des régimes spéciaux n’est pas du ressort de la Cour.

La Cour des Comptes constitue donc bien un cabinet-conseil qui éclaire et facilite le Gouvernement dans son entreprise de casse des entreprises publiques historiques.

S’agissant de la SNCF, il faut y voir un prolongement de la réforme désastreuse de 2018 qui ouvre à la concurrence, casse le recrutement au Statut et transforme la SNCF en Sociétés Anonymes.

La subjectivité du motif-même du rapport repose sur la volonté d’en finir avec les Services Publics et leurs agents.

Il porte en lui la stratégie de l’opposition entre salariés.

Il vise enfin à créer la diversion, notamment concernant la SNCF, à l’heure où les annonces se succèdent quant au recul du Service Public Ferroviaire dû aux choix inconséquents et irresponsables de la direction et du Gouvernement.

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Position des Organisations Syndicales représentatives de la Branche Ferroviaire lors de la CMPN du 18 avril 2019

| Les conditions sociales

Les organisations syndicales représentatives de la Branche Ferroviaire CGT-UNSA-Sud-Rail-CFDT-FO contestent la volonté de la DGT et du patronat de rattacher la CCN des personnels de la Restauration Ferroviaire à la CCN de la Restauration collective.

Ce rattachement ne saurait s’opérer pour les raisons suivantes :

Compte tenu des conditions de travail et de vie particulières des personnels, tant roulants que logistiques, liées à l’exploitation du réseau ferroviaire, ces derniers sont soumis à décret, pris par le Ministère des Transports, relatif à « la durée du travail du personnel des entreprises assurant la restauration ainsi que l’exploitation des places couchées dans les trains » : décret 73-1008 du 22/10/1973 modifié suite à la loi sur les 35 heures en 2003 (décret 2003-849 du 04/09/2003) puis en 2006 (décret 2006-1336 du 03/11/2006) ;

Il fallut attendre plus de dix ans après la perte du monopole de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (1973), pour que cette convention voit le jour en 1984, sur intervention du Ministre des Transports.

A cet effet, fut créé le groupement des employeurs de la restauration ferroviaire présidé par un représentant de la SNCF concessionnaire et donneur d’ordre de cette activité.
• En 1995, la Direction de la SNCF se retirait de la présidence du groupement avec pour conséquence l’absence de négociation jusqu’à ce jour, malgré l’insistance des organisations syndicales.
• En 1998, suite à la concession au Groupe ACCOR / Wagons-Lits de l’ensemble de l’activité sur le réseau français, sans contribution financière, un conflit majeur s’est engagé dans la profession.

L’intervention du Ministre des Transports permit, sous l’égide de l’inspection des transports, de résoudre ce conflit via un accord, signé par toutes les organisations représentatives, dénommé Accord N.R.F « Nouvelle Restauration Ferroviaire » conclu en décembre 2000.

Cet accord a harmonisé la situation sociale de l’ensemble des salariés repris par le groupe ACCOR/Wagons-Lits dans le respect de l’article 20 de la C.C.R.N.F, à ce jour applicable à l’ensemble des salariés travaillant sur le réseau français.

D’autre part, il définit sur la base de 35 heures les conditions de travail des salariés tant roulants que logistiques. Il servit de base à la modification du décret 73-1008.

Ce rappel historique démontre parfaitement que l’activité Restauration Ferroviaire est indissociable de l’activité ferroviaire tant économiquement que socialement, tributaire intégralement des plans de circulations des trains et soumise à un plan de prévention sécurité.

Par ailleurs, la C.C.N.R.F et l’accord N.R.F définissent des profils de poste spécifiques liés à l’activité ferroviaire. D’autre part, la C.C.N.R.F. a des similitudes avec le statut et la réglementation de l’époque des contractuels de la SNCF (PS 25), qui s’expliquent par le fait que cette dernière présidait le groupement des employeurs.

Les Organisations syndicales représentatives dans la Branche Ferroviaire réaffirment par cette délibération leur volonté de voir rattacher la CCN de la Restauration Ferroviaire à la Branche Ferroviaire.

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Où est passé l’argent des cheminots ?

SALAIRES N°2

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi
4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

C’est le travail humain qui crée toute richesse

 

LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Au sommaire de ce deuxième numéro :

» des richesses accaparées par le capital…

» les cheminots produisent des richesses de dingue !

» pour les dix plus hautes rémunérations à la SNCF, c’est au global…  29 8914 € mensuels en
moyenne par dirigeant…

 

Feuilletez le 4 pages pour découvrir tous les chiffres.

 

 

LA CGT revendique

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros
brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la
prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage
du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de
l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité
de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci
doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles,
pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme
payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche
majoré de 10% par enfant à charge ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour
permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots
tout au long de leur carrière…

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INSUFFISANCE DES PENSIONS : LA CPRP SNCF INTERPELLE LE GOUVERNEMENT !

Protection sociale

| Les conditions sociales

Forte des résultats électoraux recueillis dans le cadre des élections des représentants des retraités au Conseil d’Administration de la CPR et dans le cadre des élections CSE, la CGT a impulsé une interpellation et une demande d’audience auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, sur la question de l’insuffisance des niveaux de pension, au travers une délibération du Conseil d’Administration.
Cette délibération a été adoptée par le Conseil d’Administration de la CPR du 18 décembre.
UNE DÉCISION INÉDITE !

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF s’est réuni dans un contexte social fortement dégradé par les inégalités croissantes, les niveaux insuffisants des salaires et pensions, entrainant une baisse du pouvoir d’achat des salariés aggravée par une remise en cause des Services Publics et donc de la réponse aux besoins, au profit d’intérêts privés.

Un débat sur la revalorisation des pensions des cheminots retraités était inscrit à l’ordre du jour du Conseil d’Administration.

Les administrateurs CGT ont rappelé les éléments de contexte impactant le niveau de vie des retraités : CSG, hausse des dépenses de santé, niveau insuffisant des revalorisations de pensions depuis 9 ans…

Pour rappel, depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, indicateur d’ensemble à partir de la consommation moyenne de toute la population, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfant, forfaits et franchises médicales…).

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17,52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29,09 %.

Les administrateurs CGT ont porté les revendications des cheminots, à savoir une augmentation immédiate des pensions et une revalorisation automatique des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen, en intégrant les augmentations générales de salaires, mais également celles dues à la technicité des métiers. Cela permet d’assurer la solidarité intergénérationnelle et c’est aussi le seul moyen d’empêcher un décrochage du niveau de vie des retraités.

Par ailleurs, le gouvernement envisage désormais, au travers le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2019, de supprimer simplement les réévaluations automatiques des pensions.

yr201C’est dans ce contexte qu’une délibération a été proposée au Conseil d’Administration pointant les éléments de contexte, la problématique du niveau insuffisant des pensions et sollicitant une audience des représentants des affiliés auprès de la Ministre chargée des Solidarités et de la Santé.

Les représentants de la direction de l’entreprise, décideurs du gel des salaires depuis 4 ans, grands consommateurs d’exonérations de cotisations sociales et donc co-responsables directs avec le gouvernement de l’affaiblissement du financement du régime spécial et de la baisse du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités, ont préféré s’abstenir sur ce vote.

L’ensemble des administrateurs représentant les affiliés, ainsi que le président du Conseil d’Administration ont voté favorablement cette délibération, qui a donc été adoptée.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS ET SON UFR APPELLERONT LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS À S’EMPARER DE CETTE RENCONTRE POUR PESER SUR LES CHOIX POLITIQUES EN TERMES DE NIVEAUX DES SALAIRES ET DES PENSIONS !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

25 mai 2020

A partir de septembre, les conducteurs de train seront seuls à bord de la ligne Belfort-Besançon

Dans une lettre ouverte, la CGT s'indigne de la mise en place d'une nouvelle organisation sur la ligne TER Belfort-Montbéliard-Besançon à partir du 1er septembre. Les contrôleurs SNCF disparaîtront des wagons et les conducteurs de trains seront seuls à bord.[…]

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