Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

ON NE VA PAS LES LAISSER FAIRE !

Suppression massive de postes circulation-équipement

| Espace presse

Après l’annonce de suppressions de postes à la Vente / Escale, une nouvelle purge est envisagée pour les agents circulation et les aiguilleurs et les agents de
l’équipement.

C’est inacceptable !

Les agents de l’Équipement et de la Circulation concourent à l’entretien, le renouvellement du réseau et la sécurité des circulations. Les suppressions de postes envisagées affaibliraient la fiabilité du réseau, favoriseraient la progression de la sous-traitance et fragiliseraient la chaîne de la sécurité ferroviaire.

Cette perspective n’est pas envisageable. C’est avec les cheminots et les usagers que la Fédération CGT mettra tout en oeuvre pour contrecarrer les projets destructeurs de la direction.

La CGT exige :

  •  L’embauche immédiate de 1 500 cheminots à l’Equipement ;
  •  Le maintien de collectifs de travail efficaces techniquement et dignes socialement ;
  •  Des équipes d’astreinte adaptées en nombre ;
  •  Le comblement immédiat des postes vacants au cadre d’organisation ;
  •  Le renforcement du système de formation ;
  •  Le maintien des missions de sécurité au sol (autorisation de départ, Surveillance des Trains En Marche, protections travaux, etc.) ;
  •  Un recrutement massif pour une réhumanisation des gares, afin d’assurer la sécurité des voyageurs et des circulations ;
  •  L’arrêt des transferts incessants des tâches des agents de la filière Commerciale sur ceux de la filière Transport Mouvement et inversement ;
  •  Le maintien du réseau capillaire et des postes d’aiguillage ;
  •  La création de postes en pré-opérationnel dans le processus « organisation des travaux ».

Chiffres Clés :

1 200 : c’est le nombre de cheminots des EIC qui travaillent exclusivement sur les lignes UIC 7à 9 (« lignes de proximité ») ;
13 000 : c’est le nombre de cheminots qui travaillent à la circulation des trains ;
32 530 : c’est le nombre de cheminots qui travaillent dans les métiers de l’Équipement.

Retrouvez ci-après la cartographie des suppressions de postes Circulation et Équipement sur le territoire d’ici 2019.

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Courrier unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT

Envoyé ce jour à la ministre chargée des Transports concernant les négociations sur les CSE

| Fédération

Madame Elisabeth BORNE
Ministre chargée des Transports
Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
246 Boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Madame la Ministre,
La situation sociale de la SNCF et l’expression de son dialogue connaissent une situation de dégradation importante et profonde. L’intensité de la situation amène nos fédérations à vous en alerter.

La déclinaison des mesures légales et réglementaires issues de l’ordonnance n°2017-1386 du 23 septembre 2017 a amené à une négociation dont la réalité s’éloigne en tout point des ambitions que son nom porte.

En effet, si le processus de mise en place des comités sociaux et économiques (CSE) au sein de la SNCF a donné lieu à un nombre important de réunion et d’échanges, nous dressons aujourd’hui le constat d’un échec patent.

Plusieurs motifs nous amènent à cette conclusion.

Le premier porte sur la méthode : la direction du GPF a opté pour une négociation nationale, et enfermée par une volonté dogmatique de diminuer drastiquement les moyens alloués au dialogue social dans l’entreprise.

Les propositions portées par l’entreprise consistent, en réalité, à une répétition scrupuleuse du minima des dispositions légales ou réglementaires d’ores et déjà codifiées. Les propositions de fond de nos quatre fédérations qui auraient permis une prise en charge de l’ensemble des prérogatives qui restent prévues par l’ordonnance (Conditions de travail, Réclamations individuelles et collectives et Economique) ont été systématiquement écartées.

Cette situation pourrait, à ce seul motif, être considérée comme inacceptable puisqu’elle contrevient en tout point au principe même de négociation. Pour autant, nous ne vous saisirions pas si la difficulté n’était pas plus profonde.

En choisissant de limiter les dispositions nationales pour renvoyer vers des négociations locales, la direction du GPF ne fait pas le choix d’une décentralisation du dialogue social. Elle entérine, son incapacité à obtenir un mandat autre que celui du blocage. Prisonnière des activités qu’elle a créée pour morceler sa gestion, la direction du GPF est, à ce stade, totalement tributaire des intérêts divergents de ses mandants.

Le second motif porte sur le fond et le respect des ambitions que vous avez assignées au Groupe Public Ferroviaire.

Le Pacte Ferroviaire que vous avez porté au printemps dernier ne se traduisait pas uniquement par des dispositions légales et réglementaires. Les demandes formulées par le Gouvernement, tant à l’UTP qu’au Groupe Public Ferroviaire, ont abouti à des engagements écrits. Ceux-ci concernaient le cadrage des négociations de branche, l’agenda social au sein du GPF et, plus globalement, le dialogue social. Tout ceci devait être de « haut niveau » ; Or, la négociation démontre, à ce stade, que la direction du GPF ne respecte pas les ambitions fixées.

La mise en place de Représentants de Proximité traduit clairement cette déviance. Nos organisations syndicales ont clairement posé la nécessité d’agir en proximité pour traiter les questions relatives aux conditions de sécurité, de santé et de conditions de travail ainsi qu’à l’établissement d’un dialogue social subsidiaire.

En réponse, les propositions de la direction du GPF consistant à proposer 1 RPX pour 200 salariés semble totalement déconnectées. Outre les missions et les prérogatives nombreuses, les périmètres géographiques ne permettraient pas aujourd’hui dans la configuration proposée de faire face à l’ensemble des obligations qui perdurent sous la responsabilité des représentants et élus. Si l’on considère les accords déjà en place dans d’autres entreprises de la branche – tels ECR, qui a attribué 1 RPX pour 30 cheminots et 1 CCSCT pour 240, ou comme New Rest, qui fixe 1 RPX pour 44 salariés – nos fédérations sont amenées à considérer la position de la direction du GPF comme une provocation.

Même si le GPF entérine une réduction de plus de 85% des élus et représentants, notre appréciation n’est pas uniquement basée sur un critère quantitatif. Elle renvoie avant toute chose aux missions que la production ferroviaire impose. De telles positions ne peuvent qu’aboutir à la fragilisation de la production, une dégradation de la sécurité ferroviaire et des salariés, ainsi qu’à une impasse du dialogue social.

Vous en conviendrez, la situation ne peut rester en l’état. Nos fédérations considèrent que le mandat que la direction du GPF s’est fixé ne correspond en rien aux objectifs que le Gouvernement a posé dans le cadre du pacte ferroviaire, aux enjeux sociaux et économiques qu’incarnent un véritable dialogue social et au strict bon sens.

Aussi nos fédérations vous sollicitent-elles pour obtenir une audience permettant de développer ces différents points et vous exposer plus avant nos positions.

Nous vous prions de croire, madame la Ministre, en l’expression notre haute considération.

CGT – Cyrille RENEAUD, UNSA – Didier MATHIS, SUD-Rail – Erik MEYER, CFDT – Didier AUBERT

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LA SANTÉ ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL NE SE MONNAIENT PAS !

Santé et conditions de travail

| Fédération

Après le challenge des primes pour l’ASCT qui aura dressé le plus de PV, la salle de repos mise à disposition aux plus méritants des cheminots de l’escale, … désormais, la direction offre des pizzas et des petits déjeuners aux cheminots du Matériel pour celles et ceux cumulant le moins d’arrêts. Pendant ce temps, des cheminots meurent au travail et la direction de la SNCF, face à ces drames, pratique l’omerta !

En 2017, plus de 50 cheminots ont mis fin à leurs jours ou sont décédés en service. En 2018, la liste est déjà trop longue. Combien d’autres pour que direction et gouvernement se rendent compte de la situation ?!

En parallèle de ces drames, différents « challenges » mettant en péril la qualité de vie au travail et la sécurité des cheminots, ont vu le jour au sein des Technicentres du domaine, promettant « des récompenses pour ceux ayant eu le moins d’arrêts de travail ».

« On s’arrange pour que ton accident du travail n’en soit pas un, on est à 3 jours des bons cadeaux, ça serait dommage » ou encore « Vous n’pourrez pas avoir de p’tit déj’ avec les collègues ! C’est la faute à machin qui s’est brisé les reins »… Des paroles comme celles-là, il en pleut des dizaines par semaine au sein du domaine Matériel ! Ces pressions exercées sur les cheminots ont pour but de dissimuler des accidents de travail ou inciter les agents à ne pas s’arrêter en cas de maladie, voire de ne pas le déclarer pour ne pas être montré du doigt et marqué au feutre rouge sur le tableau blanc.

La direction se justifie de ces faits et méthodes au prétexte que « les managers sont encouragés à innover, à s’adapter et à faire preuve d’autonomie ». Elle juge ces challenges comme « quelques maladresses sans conséquence » !

Ce qu’elle omet de préciser, c’est que ces challenges ont vu le jour à cause des objectifs irréalistes qu’elle a elle-même fixés aux dirigeants de proximité. La pompe à fric avant la santé de ses salariés !

Ces méthodes d’un autre temps, totalement inadmissibles, sont immorales ! Après tout, il est plus facile d’accuser les cheminots que de prendre ses responsabilités concernant les causes de ces accidents et décès et d’agir en conséquence afin que cela ne se reproduise plus à l’avenir.

Dans les Technicentres de Maintenance et Industriels, il s’agit de métiers très techniques et à hauts risques et la direction se doit de gérer la sécurité, tout comme la formation de façon plus rationnelle et objective.

D’autres questions en lien avec ces pratiques dénigrantes se posent : qu’est-ce qui fait que certains cheminots répondent favorablement à ces sollicitations malfaisantes ? C’est à mettre en relation avec les salaires très bas qui sont pratiqués au sein de la fonction. Nombre de cheminots ont de plus en plus de mal à « boucler les fins de mois » et la direction est la seule responsable de cette situation en imposant le gel des salaires depuis quatre années consécutives.

Ces cheminots, qu’on pressurise, qu’on harcèle, qu’on menace, sont mis en concurrence entre eux pour plus de profits et pour des objectifs toujours plus élevés, sans aucune reconnaissance du travail accompli.

Il faut que cela cesse !

La CGT a récemment porté ce dossier en Comité Central d’Entreprise et devant le Comité National d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail du domaine. La CGT a sommé la présidence de ce dernier de faire cesser ces agissements sans attendre.

Inacceptable !

Des militants nous ont fait part que des cheminots en arrêt maladie sont régulièrement sollicités par leur hiérarchie quant à leur reprise au prétexte de s’inquiéter de l’état de santé de ces derniers – en réalité, pour la prévision PHP (Planning Hebdomadaire de Production) et remplir les objectifs de productivité – alors que législativement parlant, cela est formellement interdit. En effet, un arrêt maladie est considéré comme une cessation (temporaire) du contrat de travail et l’entreprise ne peut, durant cette période, solliciter le salarié.

En termes de ferroviaire, le risque zéro n’existe pas mais les règles strictes de sécurité, la formation et les bonnes conditions de travail doivent tendre à l’approcher. Les orientations prises aujourd’hui par le gouvernement et le président PEPY ne vont pas dans ce sens et la politique du risque calculé démontre là ses limites.

La CGT revendique :

✓ L’AMÉLIORATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL,
✓ LA REVALORISATION DES SALAIRES,
✓ LA RECONNAISSANCE DE NOS MÉTIERS.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018 :
VOTEZ ET FAITES VOTER CGT !

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DES REPOS DOUBLES TAILLÉS À LA HACHE !

Conditions de travail

| Fédération

En s’appuyant sur l’accompagnement des organisations syndicales signataires de l’accord d’entreprise sur le temps de travail, la Direction tente de réaliser un véritable « hold-up » sur les repos doubles des cheminots !

La réforme du système ferroviaire de 2014, accompagnée par l’UNSA et la CFDT, a planté les premiers jalons de la destruction du statut des cheminots et celui de la SNCF.

Dans la même veine, c’est l’empressement de ces organisations syndicales à négocier l’accord sur l’organisation du temps de travail qui a ouvert le champ à la Direction à : « des nouvelles libertés RH ».

Ainsi, après la réforme qui ne devait rien changer, c’est au tour de la nouvelle réglementation du travail, présentée comme davantage protectrice, de dévoiler ses conséquences.

Une réduction de 52 repos périodiques doubles (RPD) minimum à 30 par an !

Une note des services Ressources Humaines du Groupe Public Ferroviaire précise que le nombre de RPD pour les cheminots affectés à la réserve doit être réduit de 52 à 30 par an.

En effet, la direction considère que les 52 RPD minimum par an, inscrits dans l’accord d’entreprise (article 32), ne s’adressent qu’aux cheminots en roulement et que par défaut, les cheminots à la réserve sont, sur ce point, soumis à l’accord de la branche.

Pour la Direction, l’accord d’entreprise signé par l’UNSA et la CFDT en 2016 ne prévoit que 24 RPD pour les cheminots affectés à la réserve (article 38.5 de l’accord d’entreprise). Il serait donc moins favorable que l’accord de branche qui en prévoit 30.

En juin 2016, alors que la mobilisation des cheminots faisait bouger les lignes de l’accord d’entreprise, la CFDT et l’UNSA, pressées par la Direction et le gouvernement ont, en catimini, signé cet accord afin de briser le mouvement et permettre à la Direction d’inscrire des dispositions défavorables aux cheminots.

Un accompagnement coupable avec des conséquences qui n’en finissent plus.

Après un week-end de « tractations secrètes », CFDT et UNSA font la promotion de leur trahison :

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La CGT n’a pas signé un tel « accord » puisqu’il comportait plusieurs articles défavorables aux cheminots.

En précipitant leur signature, ces organisations syndicales ont mis un terme à toute amélioration de l’accord, tout en laissant la Direction libre de manœuvrer et d’interpréter tous les articles !

Ainsi, la Direction pense avoir les coudées franches puisqu’elle ne rencontre aucune résistance des organisations syndicales signataires qui siègent à la commission de suivi de cet accord.

C’est dans ce cadre, assurée de l’accompagnement de l’UNSA et de la CFDT, que la Direction tente de réduire le nombre de RPD.

Une interprétation grossière et totalement erronée de la réglementation !

En réalité, sur le sujet du nombre de RPD minimum, la Direction occulte totalement les dispositions reprises à l’article 38 de l’accord d’entreprise qui inscrivent les 52 RPD pour les cheminots à la réserve à l’identique des cheminots en roulement qu’ils remplacent :

Article 38 :
« L’agent effectuant un remplacement est soumis aux mêmes règles que l’agent remplacé ».

Ainsi, les cheminots affectés à la réserve doivent avoir au minimum 52 RPD par an comme ceux en roulement.

D’ailleurs, dès mai 2016, lors des négociations, la Direction communiquait elle-même dans ce sens : Temps Réel mai 2016 : « Pour les Agents sédentaires : Disposition commune à tous les agents concernant le nombre de repos doubles : 52 repos doubles ».

Au-delà des recours dans le cadre de l’entreprise et éventuellement juridiques que la CGT réalisera, c’est bien la mobilisation des cheminots organisés avec la CGT qui fera bouger les lignes.

TOUS les cheminots sont directement concernés y compris les cheminots en roulement qui peuvent se voir attribuer un poste à la réserve dans leurs parcours professionnels.

Cet exemple illustre parfaitement un des enjeux des élections professionnelles à venir qui détermineront le poids de chaque organisation syndicale dans la négociation et le suivi des accords.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018
VOTER CGT,
C’EST AUSSI VOTER POUR TOI

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Les histoires de cheminots citées mêlent réalité et fiction

Réalité ou fiction ?

| Fédération

Et si c’était vrai ?

Francisco vit à Madrid.
Il a 47 ans, il est père de 3 enfants.
Francisco travaille dans une entreprise de BTP sous-traitante d’une entreprise française elle-même sous-traitante de SNCF Réseau.
L’employeur de Francisco l’envoie travailler 3 jours en France pour renouveler une partie de voie ferrée avec un autre de ses collègues.

A son arrivée sur le chantier, et lors du briefing sur les consignes de sécurité, Francisco constate que les autres travailleurs ne parlent pas sa langue.
Francisco ne s’en inquiète pas, le chantier ne durera que 3 jours.
Francisco n’a jamais travaillé en milieu ferroviaire.
Alors qu’ils interviennent dans la zone dangereuse, Francisco et son collègue sont heurtés par un engin de travaux sur voie. Francisco et son collègue ne survivront pas à l’accident.

Stéphanie est agent commercial gare depuis 1994.
Suite à la fermeture des guichets sur sa zone d’emploi, Stéphanie a été placée en EIM et effectue ponctuellement des missions depuis 2 ans sur des postes parfois très éloignés de son domicile.
Stéphanie est contrainte de faire garder ses enfants plus fréquemment, ce qui occasionne des frais importants.

Après 2 années de déplacements incessants, de changements permanents de collectif de travail et sans visibilité sur son avenir professionnel, Stéphanie se voit refuser un poste auquel elle postule.
Stéphanie, excédée, tente d’obtenir des explications auprès du responsable de l’EIM. La discussion se tend et vire à l’altercation verbale.
La direction engage une procédure disciplinaire à l’encontre de Stéphanie et prononce sa radiation des cadres.
Depuis son licenciement, Stéphanie est plongée dans un profond syndrome dépressif. Ses proches sont inquiets de la voir commettre l’irréparable.

Bertrand est cadre, qualification G.
Depuis 3 ans, il est affecté dans un Centre Régional des Opérations en province. Bertrand suit un roulement 7j/7. Il sait que cette forme d’organisation du travail n’est pas réglementaire et qu’elle pèse sur sa vie personnelle et son état de santé, mais Bertrand pense que c’est la seule manière de tenir ce poste sans devoir embaucher d’agents supplémentaires.

Depuis 5 mois, Bertrand travaille 70 heures par semaine, il ne rentre chez lui que tous les 7 jours et reste connecté en permanence, y compris à son domicile.
Cette situation, cumulée avec la fatigue de Bertrand, dégrade le climat familial.
Quand il apprend que sa femme le quitte, Bertrand met fin à ses jours.

Fatima travaillait au Fret en tant qu’agent de desserte jusqu’à la suppression de son poste en 2013.
Depuis lors, après une reconversion contrainte, elle a été mutée en Agence Paie et Famille à 1h30 de trajet de son domicile.
Fatima travaille depuis en open-space avec une quarantaine de collègues.

Chaque jour de travail, Fatima est confrontée aux reproches des cheminots dont elle est la seule interlocutrice, par téléphone de surcroît.
Ces reproches sont accentués par les problématiques techniques que rencontre Fatima avec un logiciel inadapté à la réponse aux besoins des cheminots.
Sa hiérarchie la met sous pression permanente et lui fixe des objectifs comptables qui l’éloignent de la qualité de service qu’elle tient à fournir aux cheminots.
Fatima a le sentiment que son travail n’a plus de sens.
Fatima a fini par sombrer dans la dépression nerveuse.
Après s’être plusieurs fois effondrée en larmes sur son poste de travail, son médecin la placera finalement en arrêt de travail pour une durée de 2 mois.
Fatima a sollicité l’intervention à domicile d’une Assistante Sociale SNCF, mais la suppression de 10% des effectifs de travailleurs sociaux l’empêche d’obtenir une réponse rapide.
La direction de l’entreprise contestera le caractère professionnel de sa pathologie, renvoyant à de prétendus problèmes personnels.

Alain est agent Voie à l’équipement.
Depuis la suppression de sa brigade en province suite à la sous-traitance de la maintenance, il a été muté d’office dans un établissement infra IDF.
Alain travaille sur les chantiers la nuit et assure l’astreinte en dehors de sa présence sur le chantier.

Jusqu’en juillet, un accord collectif gagné par la CGT limitait le nombre de nuits consécutives à 4 pour préserver la santé et la sécurité des agents.
En juillet dernier, la direction dénonçait cet accord dans le cadre du « Pacte d’entreprise ».
Au cours de sa semaine de travail, Alain aura été sollicité 13 fois par téléphone au titre de l’astreinte, il sera intervenu 2 fois sur le terrain et aura travaillé 5 nuits consécutives.
A la fin de cette lourde semaine, Alain reprend le volant en sortie de nuit pour regagner le foyer familial.
Il s’endormira et sa voiture ira percuter un arbre.
Heureusement, Alain s’en sortira avec des blessures légères.

Nadia est agent de conduite à la SNCF
depuis 18 ans.
Elle assure des dessertes TER entre Paris et la province.

Depuis la mise en place de l’EAS, Nadia est seule à bord du train.
Depuis la suppression des autorisations de départ par un agent expéditeur, Nadia doit se mettre en marche d’elle-même à l’heure du départ « si rien ne s’y oppose ».
Ce jour-là, il est l’heure, Nadia a fermé les portes du train et se met en marche. Les caméras embarquées s’éteignent. 30 secondes plus tard, Nadia reçoit un appel du poste qui lui demande de s’arrêter d’urgence.
Le train vient de traîner sur plusieurs dizaines de mètres une usagère qui tentait de monter en marche.
Depuis lors, chaque jour Nadia repense à cet accident, y compris lorsqu’elle conduit en ligne.

Sébastien est agent de maîtrise.
Il est DPX à l’équipement.
Depuis la signature de l’accord collectif par l’UNSA et la CFDT, Sébastien est au forfait en jours sur l’année.
Depuis la suppression du second poste de DPX sur sa zone il y a 3 mois, Sébastien travaille jours et nuits.

Ce matin-là à 5h50, Sébastien reçoit un appel urgent. Les travaux du chantier de nuit qu’il a quitté il y a 2h ont pris du retard et l’une des voies de la ligne ne pourra pas être restituée pour les premiers trains du matin.
Sébastien n’a d’autre choix que de se rendre sur place.
Fatigué par ses horaires de travail, Sébastien aura un moment d’inattention.
Il sera percuté par une circulation sur l’autre voie en traversant pour rejoindre le chantier.

William dirige une grande entreprise de transport ferroviaire depuis une dizaine d’année.
William a de grandes ambitions. Depuis son arrivée, plusieurs dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés dans l’entreprise.
Afin de générer de la marge opérationnelle, chaque poste de dépense est réduit, qu’il s’agisse des effectifs, de la formation, des salaires ou de la masse salariale au travers un recours accru à la sous-traitance.
William se réjouit que sa responsabilité n’ait jamais été engagée malgré plusieurs catastrophes ferroviaires graves, occasionnant plusieurs centaines de victimes.

Il a mis en place les Règles Qui Sauvent. Si ces règles ne sauvent d’évidence pas les vies, elles ont une autre utilité. Elles s’adaptent au fil des accidents et permettent donc de reporter systématiquement la responsabilité sur le cheminot victime en pointant un manquement à l’une des règles. Il a développé les Challenges Sécurité par lesquels les cheminots peuvent gagner des pizzas, des bons d’achats, des petits-déjeuners, s’ils ne déclarent pas leur accident de travail. Dans ce système, le cheminot qui empêche d’atteindre l’objectif est responsable de la perte du challenge pour tout le collectif de travail. Grâce à ces mesures, William préserve l’image de l’entreprise, sa responsabilité, et peut sereinement poursuivre les politiques engagées.

Les responsables sont les premiers dirigeants de l’entreprise !
La prévention des risques et la protection des cheminots
nécessitent des mesures immédiates !

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Pour faire aboutir ces revendications,
le seul geste efficace c’est le Vote CGT !
VOTER CGT C’EST AUSSI VOTER POUR TOI !
DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018

 

 

 

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LES CHEMINOTS DU MONDE VOTENT CGT !

Congrès d'ITF

| Élections CSE 2018

Du 13 au 20 octobre derniers, s’est déroulé le congrès de la fédération internationale des travailleurs du transport (ITF) à laquelle la CGT est affiliée.

ITF représente 19,7 millions de travailleurs syndiqués dans 670 syndicats et sa section Rail comprend 1,2 million d’adhérents et représente 8 millions de cheminots dans le monde.

 La Fédération CGT des Cheminots a présenté un candidat pour la présidence de la section Rail d’ITF. S’appuyant sur les valeurs de la CGT, reconnues dans le monde, notre syndicalisme de lutte, de solidarités internationales et force de propositions, appuyé par un programme de travail ambitieux, a fait la différence.

La CGT a développé une démarche revendicative afin de gagner un service public ferroviaire de qualité car c’est bien dans une logique de propositions/actions et perspectives que l’on mobilise les cheminots !

La réforme ferroviaire, que nous continuons de combattre, a été regardée attentivement par le monde cheminot. En effet, notre lutte de plus de 40 jours de grève peut paraître inatteignable voire impossible dans certains pays et nous incarnons à leurs yeux la résistance aux politiques libérales et au processus de privatisation.

Avec près d’un ½ million de voix, la CGT, par sa crédibilité reconnue, ses valeurs, sa capacité de rassemblement, devient la première organisation syndicale Française à présider une branche mondiale parmi les 9 grandes fédérations globales.

Une CGT plus forte à la SNCF, c’est affirmer que les cheminots Français sont debout face à un gouvernement et une direction SNCF devenus les valets de la finance internationale. Des cheminots unis prêts à défendre leurs intérêts et combattre partout dans le monde les politiques néolibérales qui sont la cause des régressions sociales et salariales. Des cheminots unis qui combattront la baisse du niveau de la sécurité et qui, ensemble, créeront les conditions du développement du service public voyageurs et Fret par leurs mobilisations futures.

ÉLECTIONS CSE SNCF DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018 :
JE VOTE ET FAIS VOTER CGT !

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La cgt valide le nouvel accord sur l’aide au logement des cheminot-e-s

Droits des cheminots

| Fédération

Le dernier accord signé par la Fédération CGT était arrivé à son terme le 30/06/2017.

Depuis, les modalités d’application des dispositifs favorables aux cheminot-e-s étaient soumises à la discrétion de la Direction.

Cette situation ne garantissant en aucune façon leur pérennité, l’obstination de la CGT à formaliser un nouvel accord qui reprenne dans son intégralité les mesures bénéfiques a fini par être entendue.

Le texte préserve les dispositions du précédent accord de 2015, telles que :

  •  Son application à l’ensemble des salariés au Cadre Permanent et des contractuels du Groupe Public Ferroviaire ;
  •  La participation aux frais de logement des nouveaux embauchés en Ile de France et dans certaines communes de province (annexe 3). Son montant est revalorisé de 167€ à 175€ nets par mois, soit 2100€ par an ;
  •  L’aide sur quittance pour les cheminots en situation financière difficile avec le soutien de l’Action Sociale SNCF ;
  •  La proposition d’un hébergement temporaire dans un foyer PARME avec l’engagement de trouver un logement dans les 3 ans ;
  •  L’offre de logement intermédiaire afin de satisfaire la demande des cheminots qui ne peuvent pas accéder au social et qui n’ont pas les moyens de faire face au niveau élevé des loyers du parc privé ;
  •  Les produits du 1% logement qui prennent, en autres, la forme d’un prêt à taux préférentiel pour financer la réalisation de travaux, l’achat d’un logement ou encore celle d’une subvention accordée pour un déménagement (mutation professionnelle…) ou aux jeunes en formation sous contrat d’apprentissage/professionnalisation…
  •  La promotion de l’accession sociale à la propriété sur la région IDF ;
  •  La réaffirmation du dispositif de cautionnement des prêts immobiliers ;
  •  La commission nationale du GPF qui a pour mission le suivi de la bonne application de l’accord.

L’expérimentation de la colocation est abandonnée faute de candidats.
La CGT n’y était pas favorable : la colocation ne peut être qu’un choix de vie et non une solution contrainte par le déficit chronique de petits logements de qualité et à loyer abordable.

Concernant l’offre logement, la direction prétend orienter prioritairement la Participation de l’Employeur à l’Effort de Construction (PEEC) de manière à « trouver la solution logement au plus près de l’expression du besoin, lié à un recrutement ou une mobilité géographique » et « satisfaire la demande de logement à court terme à proximité du lieu de travail ».

Pourtant, les propositions de livraison de logements neufs ne répondent pas à son objectif.

Pour maintenir « une politique ambitieuse de développement d’un parc adapté aux besoins des salariés du GPF » (article 6), les prévisions d’acquisitions/constructions doivent être dépassées.

La Fédération CGT a accompagné sa signature de l’accord (applicable du 1er/10/2018 au 31/12/2019) d’une lettre de réserve.

La question du logement devient de plus en plus prégnante. Les cheminot-e-s qui rencontrent de nombreux obstacles dans leur parcours logement sollicitent très régulièrement les militant-e-s CGT.

La CGT appelle les cheminots actifs et retraités sur l’ensemble du territoire à construire les mobilisations pour faire aboutir leurs revendications.

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Les candidats CGT aux élections CSE 2018

Du 16 au 22 novembre 2018

| Élections CSE 2018

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Téléchargez ci-dessous la liste des candidats CGT pour chacun des 33 CSE (Comité social économique). Vous trouverez également dans chaque document les modalités du vote électronique qui se déroulera du 16 au 22 novembre 2018.

« Le Comité Social et Economique (CSE) pour lequel nous sommes appelés à voter est une instance unique de représentation du personnel issue des ordonnances Macron. Cette instance signe la disparition des instances DP, CHSCT et CE telles que nous les connaissions.
La CGT juge négativement la mise en place des CSE c’est une nouvelle attaque à l’encontre du dialogue social. Nous nous battons pour gagner des représentants de proximité au plus près des lieux de travail c’est essentiel pour répondre aux réalités de la production ferroviaire sur l’ensemble du territoire.
Quoi qu’il arrive, nous continuerons de porter les exigences, les attentes et les revendications des cheminotes et des cheminots. »

Extrait de la profession de foi de la CGT
Télécharger la profession de foi

Les 33 comités sociaux et économiques

Dossiers associés

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CONVENTION COLLECTIVE OÙ EN SOMMES-NOUS ?

Réforme ferroviaire

| Fédération

Avec la réforme de 2018 qui veut supprimer le Statut, la CCN ferroviaire prend une nouvelle importance.

La CGT poursuit la feuille de route qu’elle porte depuis 2007 (CCN Fret) : lutter contre le dumping social et gagner de nouveaux droits pour les salariés !

Depuis septembre, les négociations ont repris et c’est désormais la classification des métiers et la rémunération qui sont en discussion.

Si le conflit que nous avons mené a pesé dans le bon sens, le patronat ferroviaire reste déterminé à faire régresser les droits des cheminots…

Screen Shot 2018-11-05 at 11.05.06UNE CCN C’EST QUOI ?

Une convention collective constitue un socle de droits complémentaires à ceux du Code du travail qui ne s’appliquent que dans les entreprises d’une branche professionnelle.
Ces droits sont souvent liés aux luttes dans les entreprises de cette branche et aux spécificités des métiers qu’elle regroupe. A ces droits collectifs de branche s’ajoutent ensuite les droits obtenus dans les accords internes à chaque entreprise.

La branche ferroviaire compte plus de 40 entreprises opérant sur le Réseau Ferré National. C’est le résultat de l’ouverture à la concurrence du FRET en 2006, puis des transports internationaux de voyageurs. A cette époque, la CCN Fret qui avait commencé à être négociée n’a jamais vu le jour car le patronat avait tout fait pour qu’elle soit du plus bas niveau possible. Avec les conflits de 2016 et 2018, le principe d’une « CCN de haut niveau », que portait la CGT, a été repris par tout le monde. Mais de la théorie à la pratique, il y a encore beaucoup de pression à mettre sur le patronat pour qu’il accepte de traduire cela en droits collectifs à hauteur du Statut.

UNE CCN DÉJÀ LARGEMENT ÉCRITE

Après l’échec de la CCN Fret, les négociations ont repris en 2014 avec la réforme ferroviaire qui éclatait l’entreprise en 3. Celle-ci préparait déjà la libéralisation du transport intérieur de voyageurs (TER, TET, TGV), notamment par la signature d’un « pacte social » par l’UNSA et la CFDT. La réforme prévoyait notamment la fin du RH0077 au 1er juillet 2016. La CGT décidant alors de placer la négociation sous la pression des cheminots.
Depuis 2014, plusieurs volets ont déjà été négociés : champs d’application, contrat de travail, temps de travail et formation professionnelle.
La CGT n’a signé que le dernier, qui reprend l’essentiel de l’accord formation de la SNCF. Pour les autres volets, nous avons considéré qu’ils représentaient un trop gros écart avec les droits existants à la SNCF et qu’ils laissaient donc trop de place au dumping social.
A chaque fois, ces volets ont pourtant été validés par un nombre suffisant d’organisations syndicales dites « réformistes », qui portent aujourd’hui une grave responsabilité dans la pression qui est mise sur les droits des cheminots !

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UNE NOUVELLE REPRÉSENTATION DU PERSONNEL

Résultats des élections professionnelles

| Fédération

Nous remercions tous les salariés qui ont placé leur confiance dans la CGT.

Grâce à vous, la CGT progresse de 3.7 % sur NEWREST Wagons-Lits, dont près de 8 % chez les commerciaux TGV.

Chacun a saisi l’objectif du législateur dans la mise en place du nouveau Comité Social et Economique.

En effet, il s’agit de réduire les moyens humains et matériels pour la représentation du personnel, dans le cadre d’une politique où les droits des salariés doivent sans cesse s’adapter aux exigences des employeurs.

Résultats :

EMPLOYÉS TGV

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NEWREST Wagons-Lits (tous collèges et CSE)

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ENSEMBLE :
✓ nous refuserons que la mise en place du CSE soit pour NEWREST une occasion de réduire les chances des salariés d’être efficacement représentés ;
✓ nous agirons pour que le CSE ne devienne pas une chambre d’enregistrement, où on échange, constate, déplore…pour s’entendre dire « on ne peut pas grand-chose… » C’est la faute de FACILIT’RAIL, ou de la SNCF.

Agissons ensemble pour permettre au travail des élus CGT d’être à la hauteur des enjeux sociaux de la profession :

CCN :
Nous devons, sous peine de régressions sociales, intégrer la CCN de la branche ferroviaire et nous mobiliser par la suite avec les cheminots pour que celle-ci soit de haut niveau.

Evolution de la profession :
Notre métier risque d’évoluer rapidement ces prochaines années. A nous de faire en sorte que nos conditions de travail et nos rémunérations ne soient pas dégradées. Encore une fois, l’obtention de la CCN servira de garde-fou.

Arrivée des OUIGO :
Dans l’immédiat, l’emploi CDI pourrait être moins impacté, compte tenu de la forte utilisation de l’intérim.

A défaut de savoir quel sera réellement le trafic OUIGO, il est difficile de mesurer l’impact économique et social sur notre activité. Nous serons vigilants !

Arrivée des opérateurs privés :
Ils arriveront très progressivement : nous pourrions être confrontés à une problématique de transfert de personnel. D’où l’importance d’être couverts par une convention collective de haut niveau.

Appel d’offres :
L’appel d’offres pour le nouveau contrat déterminera les contours de notre avenir.

LA CGT, LES SALARIÉS,
TOUS MOBILISÉS
POUR CONSTRUIRE L’AVENIR !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

12 novembre 2018

La SNCF vend Ouibus à Blablacar

Le service de cars longue distance est très déficitaire depuis sa création. Un plan social portant sur 102 emplois, sur un effectif de 230 salariés est en cours chez Ouibus.[…]

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