Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

DÉFENDONS ENSEMBLE LES SERVICES PUBLICS !

| Fédération

Alors que les politiques libérales font partout la démonstration de leur inefficacité, le Gouvernement français lance une vaste offensive contre les services publics. L’énergie et le transport ferroviaire sont particulièrement visés.

DANS LE FERROVIAIRE :

Le Gouvernement s’apprête à mettre la SNCF en concurrence dans le transport de voyageurs et à liquider le transport de marchandises qui s’est effondré (toutes entreprises confondues) depuis que la concurrence s’applique dans cette activité.

Le rapport Spinetta publié le 15 février 2018 confirme que la concurrence coûtera plus cher à l’usager et aux collectivités locales, qu’elle conduira à fermer des dizaines de lignes pourtant indispensables aux territoires et pourrait provoquer de nombreux dysfonctionnements. Malgré cela, le Gouvernement veut passer en force.

La CGT exige au contraire que les enjeux sociaux et environnementaux soient au coeur de la politique publique :
▪ Pour relancer le transport de marchandises qui permettrait de décongestionner les routes, préserver l’environnement…
▪ Pour améliorer le droit au transport et la qualité du service en réunifiant la SNCF et en décloisonnant son fonctionnement interne.
▪ Pour desservir solidairement tous les territoires et leur permettre de se développer.
▪ Pour défendre l’emploi stable et bien rémunéré, qui est le seul moyen de relancer efficacement l’économie.

DANS L’ÉNERGIE :

Pris entre une Europe qui veut faire passer sa 4e directive pour imposer un mix énergétique axé essentiellement sur les énergies renouvelables et dérèglementer encore plus le secteur énergétique ; un gouvernement focalisé sur la mise en oeuvre de sa loi de transition énergétique pour la croissance verte, les emplois des agents des Industries Electriques et Gazières sont directement menacés ! Conséquences des réorganisations des entreprises et des choix des politiques libérales entrainant de facto des plans sociaux, des suppressions des plateaux téléphoniques, l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques, des fermetures de sites de production d’électricité charbon, nucléaire… En clair, une véritable gabegie organisée par le pouvoir capitalistique.

Cette situation amène la CGT à prendre toute sa place dans le débat sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (période 2019-2024) pour faire entendre une autre voix et porter une politique énergétique d’avenir qui prévoit, entre autres, la structuration de chaque filière énergétique.

La FNME-CGT exige le bilan de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz qui a détruit 70 ans de service public assurant la réponse aux besoins. L’énergie, ce n’est pas une marchandise, c’est un droit pour tous les usagers. Faisons de ce slogan une réalité et menons la bataille pour gagner un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché à un statut national de l’énergéticien pour l’ensemble des travailleurs du secteur.

SALARIÉS, USAGERS,
NE NOUS LAISSONS PAS DÉPOSSEDER SANS RÉAGIR !

Aux États-Unis, un récent rapport de l’association des ingénieurs civils estime à 3 600 milliards de dollars les besoins d’investissements dans les infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunication, actuellement en déliquescence. Proportionnellement, si la France était dans cette situation, cela représenterait 500 milliards d’investissements à réaliser.

Grâce aux services publics et aux entreprises publiques, notre pays se trouve dans une meilleure situation. Socialement, les services publics démontrent également leur efficacité, notamment par un faible coût de l’énergie et des transports par rapport à nos voisins européens. Ils ont permis d’amortir la crise économique de 2008.

Il est donc indispensable de renforcer les services publics, de leur donner les moyens de fonctionner correctement, de les démocratiser et d’en élargir le champ d’intervention pour mieux faire face aux attentes de la population.

A l’inverse, l’État étrangle les entreprises publiques, les met en concurrence pour les affaiblir, et se fixe pour objectif de les privatiser !

De véritables plans sociaux sont mis en œuvre pour concentrer les moyens sur des opérations capitalistes, alors que notre pays compte 5 millions de chômeurs et précaires.

La sécurité de nos installations est remise en cause par des politiques de sous-traitance en cascade, de précarisation de l’emploi et d’affaiblissement des compétences qui ont été construites grâce aux Statuts des personnels.

Réapproprions-nous les services publics ! Imposons que les besoins des usagers soient au coeur des stratégies de nos entreprises publiques. A partir de notre professionnalisme, qui est la meilleure des expertises, imposons qu’elles s’organisent et se dotent des moyens pour répondre à ces besoins, tout en améliorant les conditions de travail et d’emploi.

La Fédération CGT de l’Énergie et des Mines
et la Fédération CGT des cheminots
tirent la sonnette d’alarme et appellent les salariés et usagers
à se mobiliser le 22 mars 2018 pour défendre les services publics !

Téléchargements

LES ALTERNANT-E-S SONT L’AVENIR DE LA SNCF !

Jeunes diplômés

| Fédération

La CGT cheminots et son Union Fédérale Cadres et Maîtrises sont favorables au développement de l’alternance dans le Groupe Public Ferroviaire.
Accueillir des jeunes, les former, leur permettre d’accéder à une qualification reconnue, répond en effet à notre conception des missions citoyennes d’une entreprise publique.

La formation des alternants doit s’inscrire dans une perspective de transmission de nos savoir-faire, de renouvellement de nos compétences. Elle devrait relever d’une politique d’accueil professionnel durable.

Une entreprise comme la SNCF a besoin de renouveler les compétences pour remplacer les cheminots qualifiés qui partent en retraite. La formation des jeunes, en alternance sur des diplômes bac +2, des Masters de diverses spécialités, des ingénieurs, a toujours été une nécessité pour inscrire la SNCF dans le progrès technologique.

Le Service Public ferroviaire exige des qualifications qui mobilisent des savoir-faire complexes nécessitant du temps pour se construire et s’aguerrir.

FORMER DES JEUNES PAR LA VOIE DE L’ALTERNANCE, C’EST BIEN.
OFFRIR UN ACCES A UN EMPLOI, C’EST MIEUX !

C’est vital pour l’avenir de l’entreprise, et celles et ceux qui se lancent dans le monde du travail et développent des projets pour leur vie personnelle.

Cependant la direction de l’entreprise, loin des objectifs qu’elle affiche « l’alternance un tremplin pour l’avenir », utilise d’abord ces contrats comme des emplois de substitution aux emplois pérennes aux cadres d’organisation. Seul un petit nombre de jeunes peut espérer un recrutement sur quelques métiers techniques. Dans certains services l’essentiel du personnel est constitué de jeunes en alternance, le partant formant souvent le nouvel arrivant.

Utilisés comme des intérimaires de longue durée, trop nombreux arrivent à la fin de leur cursus sans avoir mis en pratique les connaissances apprises.

LA CGT REFUSE QUE LES ALTERNANT-E-S SOIENT UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI DANS L’ENTREPRISE !

L’alternance doit être un véritable tremplin pour l’avenir et non l’apprentissage de la précarité !

La CGT et son UFCM revendiquent le recrutement des alternant-e-s à l’issue de leur contrat dans l’un des établissements du Groupe Public Ferroviaire !

La CGT pousse, lors de la négociation Classification de la CCN de la branche ferroviaire pour la reconnaissance des diplômes. Le patronat, sous l’influence des premiers dirigeants de la SNCF cherche à la contourner
Le vote CGT des Alternant-e-s aux élections professionnelles contribuera à établir le rapport de forces nécessaire.

AGISSONS ENSEMBLE POUR NOUS DONNER UN AVENIR EN COMMUN.

Téléchargements

AGIR, POUR UNE FONCTION MATÉRIEL DE QUALITÉ

Rentrée offensive

| Fédération

Aux ordres du COMEX, les technicentres industriels et de maintenance sont contraints de modifier dangereusement les organisations de travail au détriment de la qualité de maintenance, de la sécurité des personnes, des biens et des conditions de travail des cheminots. La CGT rappelle que le conflit entamé au 1er semestre 2018 est loin d’être terminé.

 Alors que des directions locales sont abandonnées aux activités, voire livrées à elles-mêmes, celle du Domaine annonce vouloir faire en sorte de modifier l’organisation de la production dans plusieurs sites : renforts, TASK force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation. Elles désorganisent et vident des unités de travail entières.

Les cheminots subissent des restructurations menées tambour battant, sans consultation au préalable des élus et mandatés – entravant ainsi les IRP – tout en étant en contradiction avec les avis du service de santé au travail, de l’encadrement et de certains dirigeants. A l’approche des élections professionnelles – qui auront lieu en novembre 2018 – et de la mise en place des Conseils Sociaux Economiques (qui verra fusionner le CE, les CHSCT et les DP), le flou régnant sur ces futures Instances Représentatives du Personnel est inacceptable ! AU vu de la conjoncture, des directeurs d’établissements s’inquiètent par ailleurs de l’absence future de représentants du personnel de proximité et de la désinformation voulue des directions régionales sur ce sujet.

Pour autant, cet état de fait inquiétant n’empêche pas l’évolution catastrophique des organisations de travail.

Au risque de se retrouver au « Pôle Emploi SNCF » les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail. Ils sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé en amont avec les CHSCT. Et ce n’est pas la dernière lubie de la direction du Domaine en matière de sécurité, « les règles qui sauvent », qui protégeront et épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les hordes de bus MACRON.

La mobilité imposée, le cloisonnement par produit, les transferts de charges, l’utilisation abusive de l’intérim et de prestataires peu regardants, la polyvalence accrue et la désertification des technicentres, … sont des outils de destruction massive d’emploi, ni plus ni moins que des plans sociaux déguisés.

Comme nous avons su le faire depuis le mois d’avril durant ce conflit épique, afin de défendre le Service Public Ferroviaire, nous devons réagir ensemble et exiger l’arrêt de toutes ces restructurations néfastes à une production de maintenance de qualité en toute sécurité.

Sans cesse, la CGT continuera d’affirmer que la charge de travail doit être mieux répartie pour donner à chacun du travail sur son lieu de travail, sans pour autant devoir obliger les cheminots à la mobilité forcée. De par leur savoir, leur savoir-faire, leur professionnalisme et leur implication, l’adaptabilité des techniciens de maintenance aux postes de travail n’est plus à prouver !

A contrario d’une réforme ferroviaire, voulue par un gouvernement au service du capital, qui affaiblira à terme nos Services Publics de transport, les technicentres de maintenance ont besoin de cheminots au statut, formés et en nombre afin de garantir un haut niveau de fiabilité et de sécurité ; et de moderniser le matériel et le développer pour rendre un service de qualité aux usagers. Sans plus attendre l’Etat doit s’engager dans cette voie, voie que l’entreprise doit suivre et développer.

Cheminots de tous collèges, ENSEMBLE, continuons à maintenir notre vigilance pour ne pas laisser l’outil de production dépérir et péricliter entre les mains de ceux qui ne voient que la rentabilité et le profit.

En cette période de rentrée, la mobilisation des salariés est nécessaire et doit se poursuivre en s’intensifiant, afin d’obtenir le rapport de forces nécessaire pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du rail.

La SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE …
NOUS, ON LA DÉFEND !!!

Téléchargements

LE DIPLÔME D’ATTACHÉS TS DOIT ÊTRE RECONNU ENTIÈREMENT !

Accès cadre

| Fédération

Changer la culture d’entreprise est désormais le leitmotiv du directoire et des Comex, obnubilés par le « business ». Ils travaillent désormais à casser tous les repères collectifs à la SNCF, la technicité et l’attachement à la sécurité de l’encadrement. Sans discussion avec aucune organisation syndicale, chaque activité modifie les conditions permettant aux cheminots d’accéder aux qualifications de cadre.

La CGT était à l’origine en 2005 du déblocage des examens qui permettaient à de nombreux cheminots de la qualification D d’accéder à la qualification E.

L’examen devait reposer sur la technicité et sur la formation pour donner aux futurs promus l’ensemble des savoirs pour exercer en toute sérénité et légitimité leurs nouvelles responsabilités.

Parce que beaucoup de cheminots, reconnus comme d’excellents professionnels, pouvaient rencontrer des difficultés rédactionnelles utiles pour tenir les postes de cadre, un accord avait été obtenu avec la direction pour déconnecter l’épreuve de français de l’examen de Qualification E et le positionner pour permettre l’accès à F.

Ce dispositif moderne et transparent est remplacé par l’opacité !

Les ATTachés TS, embauchés sur la base d’un diplôme de l’éducation nationale reconnu, en étaient naturellement dispensés puisque ces connaissances y sont intégrées.

Depuis quelque temps, la CGT a fait le constat que les premiers dirigeants de l’entreprise ont cherché à détourner leur encadrement de la technicité.

Dorénavant, chaque activité développera son propre dispositif d’accès à la qualification cadre, supprimant les passerelles à court terme. L’épreuve se déroulera sur la base de l’assessment (outil managérial très en vogue à Carrefour, Auchan, Monoprix…) et sera imposée aussi aux attachés TS.

ATT-TS, ton diplôme n’est plus reconnu !

Il s’agit d’une méthode d’évaluation par l’observation du comportement du candidat placé dans un groupe. Bref, cela repose sur des capacités « naturelles » attendues par l’évaluateur.

« L’assessment » ne développe pas, mais sélectionne. Bien sûr, de nombreux collègues, qui aspirent légitiment à un parcours professionnel, s’inscrivent souvent par contrainte.

Contrairement au rôle réducteur de porteurs de la bonne parole patronale, une grande majorité de cadres donne un autre sens à leur fonction. Savoir dire NON et proposer sont essentiels pour l’avenir de l’entreprise.

La négociation du volet classifications de la CCN en arrière-plan

Construire des parcours professionnels dans la branche et les entreprises devient un enjeu social pour les cheminots et le ferroviaire. Pour cela, la CGT défend, dans le cadre des négociations, un dictionnaire des filières moderne, la reconnaissance des diplômes et une grille des salaires allant du premier grade de l’exécution au cadre supérieur. Le patronat, poussé par nos dirigeants, veut limiter les droits collectifs.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes et construire ensemble nos revendications.

Téléchargements

LA SUGE EN SURSIS ?

Surveillance générale

| Fédération

Il y a quelques mois, en pleine lutte contre le projet de réforme ferroviaire, la ministre des transports évoquait notamment l’avenir de la SUGE dans le cadre de cette réforme. Une communication d’ailleurs très largement portée par la Direction de l’Entreprise en interne via des « Flash’Com ». La SUGE devait donc « rester rattachée à l’EPIC SNCF » et être « le seul acteur reconnu en matière de sûreté ferroviaire », avec la « possibilité » pour les autres opérateurs ferroviaires de recourir à ses services.

Un dumping social déjà à l’œuvre.

La concurrence et le dumping social sont d’ores et déjà une réalité. Actuellement, Gares & Connexions par exemple, n’hésite pas à baisser son volume d’heures SUGE pour employer à la place et pour les mêmes missions des vigiles privés. Ces fameuses « Task Force » n’hésitent pas à jouer la carte de la provocation, portant une tenue qui prête volontairement à la confusion avec la SUGE ou les forces de l’ordre, certains arborant même le logo SNCF. Sur Paris-Nord, il aura fallu l’intervention de la CGT pour freiner un projet d’accompagnement d’ASCT par ces « Task Force » !

La situation présente est certes préoccupante, mais qu’en sera-t-il demain ? La loi dite SAVARY de 2016, avait prévu d’autoriser les exploitants de Services de Transports de se doter d’un service interne de sécurité. Qu’en serait-il si demain les futurs exploitants de services régionaux de Voyageurs avaient la capacité d’avoir leurs propres « Services de sécurité interne » ? La SUGE resterait-elle une activité régulée et soumise à l’avis de l’ARAFER ? Les entreprises Ferroviaires et les Autorités Organisatrices de Transports, nouveaux venus dans le jeu de la contractualisation y auraient-elles recours ? Autant de questions qui appellent des réponses de la part des pouvoirs publics.

Vers une Balkanisation de la sûreté ?

Pour la CGT, il est évident que donner la possibilité à n’importe qui de créer son propre Service de Sécurité Interne ne vise qu’à créer une situation de concurrence entre les services, une privatisation de la sûreté, qui est avant tout une mission de service public devant être soustraite aux aléas du seul marché. Que deviennent les cheminots de la SUGE dans tout ça ?

Que se passerait-il si demain dans une DZS, l’opérateur ou l’AOT décide de faire effectuer les prestations sûreté dévolues aujourd’hui à la SUGE à une société de sécurité privée ? Une perte sèche d’heures de prestations avec des suppressions de postes en corrélation avec les contrats perdus, et donc une mobilité contrainte des agents SUGE reclassés de force dans d’autres services de la SNCF, dans d’autres régions !

Concurrence ou Service Public ?

Cette mise en concurrence n’est que la conséquence directe du dogme de l’ARAFER concernant le coût de l’agent SUGE par heure de prestation. Bien loin d’aspirer à une sûreté de haut niveau, et à une expertise de pointe, l’ARAFER décide chaque année des variables d’ajustement concernant les conditions de travail des cheminots de la SUGE. Fermeture de sites de Province, perte d’heures de formation TIS, mise en place de « principes de performance », des économies qui impactent bien évidemment le quotidien des cheminots de la SUGE de tous les collèges. Sans compter les fameux « rapprochements » de DZS avec suppressions de postes : personne n’est à l’abri puisque dans certains rapprochements, plus de la moitié des suppressions de postes ont touché des collègues SUGE de plus de 50 ans !

La CGT invite les cheminots de la SUGE à rester extrêmement vigilants concernant les évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient compromettre gravement l’avenir du service.

Les cheminots de la SUGE, qui œuvrent au quotidien pour assurer leurs missions de sûreté, ont toutes les raisons d’être scandalisé par la mise en concurrence orchestrée avec les entreprises de sécurité.

Le gouvernement pourrait demain programmer sa disparition avec une loi qui positionnerait notre service comme le plus cher dans un marché où règne la politique du low-cost et moins disant social.

Avec la CGT, ne laissons pas faire : Agissons !

Téléchargements

QUALIF D : CHEVILLE OUVRIÈRE DE LA TECHNICITÉ

La qualification D

| Fédération

A la SNCF, la qualification D est une marque de reconnaissance des compétences, de la technicité et de l’expérience acquise des cheminotes et cheminots. La CGT, son Union Fédérale des Cadres et agents de Maitrise, a toujours cherché à développer et rendre accessible cette qualification à tous les cheminot-e-s, qui, au quotidien, développent leurs savoirs.

Les cheminots à la qualification D sont, aujourd’hui, la cheville ouvrière pour la réalisation d’une production de qualité. Ils sont agents de Maîtrise.

Aujourd’hui, la direction de la SNCF cherche à dévoyer la fonction Maîtrise. La politique managériale menée dans notre entreprise fait fi de l’analyse ou l’expertise des agents de Maîtrise pour les cantonner dans un rôle de vecteurs de ses orientations, voire de surveillants. Ils devraient se contenter de faire appliquer des directives qui leur semblent bien souvent inadaptées voire nuisibles à la production et au service rendu.

QUELLES SONT LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES A LA MAITRISE ?

Pour la CGT, les parcours professionnels doivent permettre aux cheminots de développer leurs compétences :

✓ Aussi bien techniques qu’organisationnelles,
✓ Pédagogiques afin de faire partager et transmettre savoir-faire et expertise,
✓ D’autonomie pour animer voire diriger une équipe, selon les métiers et spécialités, de façon à réaliser la production.

Ces compétences se doivent d’être valorisées en rapport avec la responsabilité et la maîtrise de l’emploi tenu. Par conséquent, elles doivent aussi se traduire par une position de rémunération sur une grille. Pour la CGT et son UFCM les compétences appartiennent aux salariés.

Il est de la responsabilité de l’employeur d’utiliser les salariés en fonction des compétences et de leur donner les formations nécessaires après échange lors de l’EIF.

Pour l’UFCM CGT, il est urgent de redonner du sens à cette fonction en revendiquant une réelle autonomie dans l’organisation de la production, l’expertise et de véritables moyens. Bref, que leurs propositions soient entendues.

LES EXPERTS DE LA PRODUCTION C’EST VOUS !!

Un expert ne doit pas être systématiquement d’accord, il doit être en mesure de pouvoir proposer une autre organisation et les moyens nécessaires à la production !

Nous allons aborder les négociations sur le volet classification de la CCN. La CGT revendique une grille salariale et l’instauration d’un dictionnaire des filières au niveau de la branche. Le patronat, sous l’impulsion des premiers dirigeants de la SNCF cherche à rémunérer uniquement les compétences nécessaires au poste tenu, en fonction d’une valeur de marché afin de casser toute référence collective. Il veut imposer une polyvalence, dévaloriser les métiers, pouvoir modifier le salaire des agents et précariser leur carrière.

Il va nous falloir un rapport de forces de haut niveau pour imposer notre vision de la reconnaissance des compétences qui, comme nous le présentons, appartiennent aux salariés.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes, construire vos revendications.

Dossiers associés

Téléchargements

CAISSE DE SOLIDARITÉ GRÈVE 2018

Expression unitaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

L’ensemble des Organisations Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT tient à remercier, dans un premier temps, les artistes et les intellectuels ayant impulsé cet élan de solidarité envers les grévistes, dans ce conflit contre une réforme ferroviaire synonyme de casse du Service Public Ferroviaire.

Les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT félicitent le travail titanesque de l’association et notamment du Bureau. 12 034 dossiers, soit 36 102 fiches de paie et 106 555 jours de grève ont été contrôlés et comptabilisés pour redistribuer l’ensemble des sommes collectées, soit 1 266 513,75 €. Chaque dossier a été vérifié par l’ensemble des membres du bureau, à l’occasion de plus de 50 heures de réunion.

Il est à souligner le sérieux, l’exemplarité et le respect du règlement intérieur de l’association par les camarades de toutes les organisations syndicales impliqués au sein de l’association et plus largement, l’ensemble des militants ayant participé à ce dispositif (du syndicat en passant par les Fédérations jusqu’au Bureau de l’association).

La répartition effectuée lors des bureaux de l’Association Solidarité Cheminots Grévistes 2018 en fonction des dossiers remontés par les Fédérations Syndicales est la suivante :

Capture d’écran 2018-09-12 à 17.10.10

 

Il est à noter que le nombre de dossiers remontés a été 3 fois plus important que celui qui était envisagé.

Également, les membres du Bureau remercient les organisations syndicales qui ont mis gracieusement à disposition du personnel et des moyens techniques.

L’association, qui a rempli son rôle, sera dissoute prochainement.

Téléchargements

ON EST TOUJOURS LÀ !

Réforme du ferroviaire

| Fédération

Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation, tant vis-à-vis du pacte ferroviaire, du pacte d’entreprise que de la CCN.

Ainsi, la prochaine étape de mobilisation aura lieu le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.

Cette journée de déploiement des militants de la CGT, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires, sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Il nous faudra également prendre toute notre place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour qu’elle soit enterrée !

Aussi, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à se tenir debout, à poursuivre leur engagement dans la lutte quelle qu’en soit la forme et à participer aux rassemblements organisés en territoires, dès le 18 septembre, tel celui qui se tiendra à Paris, Esplanade de la Défense, à 12h30, Tour Séquoia.

TA DÉFENSE, NOS EXIGENCES….
POUR LE FER !

Téléchargements

Asphyxie sur le rail ?

Réforme du ferroviaire

| Tract

Malgré le rejet écrasant de sa réforme par les cheminots, illustré par plus de 3 mois de grève, le Gouvernement est passé en force sur son projet de transformation du système ferroviaire.

Pour convaincre l’opinion publique qui soutenait largement les cheminots, la majorité présidentielle a multiplié les déclarations mensongères sur les vertus des mesures imposées : la concurrence ferait baisser les prix, améliorerait la qualité du service, permettrait de faire rouler plus de trains ; les petites lignes ne seraient plus menacées ; le problème du financement serait réglé…

La CGT souhaite vous informer de la réalité !

Les DESSERTES TGV RÉDUITES Business is business

Dès l’été, la Direction SNCF a annoncé la suppression de dessertes TGV sur de nombreuses villes moyennes (Grenoble, Nancy, Dijon, Chalindrey, Lons-le-saunier, Besançon, Bourg-en-Bresse, Belfort, Mulhouse, etc.). L’objectif affiché est de baisser l’offre de 2% par an pour rentabiliser les trains au maximum et ainsi se préparer à la concurrence. L’ aménagement du territoire et le droit d’accès au transport public passeront donc à la trappe pour de nombreux citoyens. De même, 25% des dessertes devraient basculer en low cost. La politique du Gouvernement c’est donc : un TGV moins accessible, un service dégradé pour les plus pauvres et une augmentation des tarifs pour les TGV restants. La concurrence, c’est l’injustice qui se développe !

La DÉSERTIFICATION des territoires est engagée

Contrairement aux promesses du Gouvernement, le désengagement de l’Etat dans le financement des investissements menace bien les « petites lignes ». 25 d’entre elles sont déjà sur la sellette depuis cet été.
Dans le Limousin et la Corrèze, il a été annoncé que plusieurs lignes de proximité fermeraient entre 2020 et 2022 dont Limoges- Angoulême, Brive-Aurillac , Limoges-Ussel et Tulle-Ussel. Dans les Vosges, les lignes Epinal–Saint-Dié-des-Vosges et Lavelin- Gérardmer sont également sur la sellette. D’autres vont suivre.

La future concurrence pousse aussi à supprimer les dessertes jugées « non rentables » ce qui impacte les petites villes dans les grosses agglomérations. La SNCF, par exemple, annonce la suppression de 18 trains par jour sur le parcours Lyon-Givors. Plusieurs villes de 20 000 à 30 000 habitants n’auront plus accès au train. Et la baisse de la fréquence va faire fuir une partie des usagers.

Au début de la grève des cheminots, le Gouvernement avait reculé sur l’un des points du rapport Spinetta qui proposait que l’Etat ne finance plus les contrats de plan avec les Régions concernant les travaux sur les infrastructures. Mais ce recul n’était destiné qu’à empêcher la convergence entre citoyens et cheminots en lutte. Pour les prochains contrats, le Gouvernement réintègre cette proposition dans une autre réforme en cours (Action Publique 2022) et propose à nouveau de laisser les Régions financer seules les travaux. La politique de ce Gouvernement, c’est le tout routier et l’abandon des territoires !

Préparez-vous à payer plus cher !

Le Gouvernement multiplie les tentatives pour opposer les usagers aux salariés du rail. L’une d’entre elles consiste à promettre qu’avec la casse du Statut des cheminots et la concurrence, les prix vont baisser.
En réalité, les prix ne dépendent que marginalement du « coût du travail ». C’est le coût de l’infrastructure et la manière dont le système est organisé pour l’amortir qui est l’élément principal du prix.
Avec l’éclatement de la SNCF en de multiples filiales et l’apparition de nouvelles compagnies, le système ferroviaire va se dégrader économiquement.
Le Gouvernement réfléchit désormais à la hausse des prix pour que la part acquittée par les usagers soit plus importante. Une série de proposition est formulée dans ce sens dans la Loi d’Orientation sur les Mobilités et dans le rapport Action
Publique 2022.
Après avoir culpabilisé les cheminots, le Gouvernement veut donc culpabiliser les usagers, en contradiction totale avec ce que devrait être une politique favorable à l’environnement et au désengorgement des routes.

Cette réforme ne résout aucun des problèmes du système ferroviaire et n’a qu’une portée idéologique : libéralisation, casse du statut des salariés, privatisation.

L’environnement est sacrifié par la réforme

Le transport public de marchandises par FRET, qui est pourtant bien moins polluant que le mode routier, est abandonné depuis 10 ans. La concurrence et le dumping social n’ont pas développé les volumes transportés, au contraire, ils ont baissé d’un tiers par rapport à ce que la SNCF transportait seule en 2000. La loi du marché est donc inefficace !
Des promesses avaient été faites par la Ministre pendant la grève : la Loi d’Orientation sur les Mobilités devait apporter des solutions. Ce n’est pas le cas. Le Gouvernement n’a aucune proposition pour relancer le transport ferroviaire de marchandises.
L’outil de production continue à être détruit, hypothéquant les capacités éventuelles de relance dans le futur.
Exemple : la fermeture du triage de Nîmes est programmée au 1er octobre.

D’autres SOLUTIONS sont toujours possibles

Alors que l’actualité nous rappelle l’urgence des débats sur les infrastructures (effondrement du pont de Gênes en Italie) et sur l’environnement (accélération du réchauffement climatique), le Gouvernement a fait le choix de la déréglementation qui va profiter à la route et aux groupes privés.

La CGT défend une autre logique : Nous avons besoin d’une politique des transports ambitieuse pour l’environnement et les attentes sociales, qui développe les transports collectifs et s’appuie sur un outil public disposant de tous les moyens pour cela.

Dans son rapport « Ensemble pour le fer », la CGT proposait que l’ensemble des infrastructures soient financées par une affectation de la TICPE (taxe sur les carburants). Cela permettrait
de soulager les collectivités locales en charge des routes, d’effectuer l’ensemble des travaux nécessaires pour tous les modes afin de conserver des réseaux efficaces et sûrs et d’orienter les investissements pour développer les modes respectueux de l’environnement. Cette taxe constituerait alors une vraie fiscalité écologique.
Cette prise en charge de l’infrastructure par la puissance publique permettrait en outre de dégager des moyens afin de développer et d’améliorer le service rendu, d’en baisser le prix…

La CGT continue à se battre pour une autre réforme. La SNCF doit rester publique, son organisation interne ne doit pas être tournée vers le business mais vers la garantie de la sécurité et de la régularité des trains.
Une vraie politique de relance du transport de marchandises doit être initiée. Des droits nouveaux doivent être créés pour que les usagers interviennent directement dans la gestion de leur entreprise publique.

Téléchargements

Elections CA CPRP SNCF

Octobre 2018

| Retraités UFR

Des élu-e-s CGT proches de vous

Les huit candidates et candidats présentés par la Fédération CGT des Cheminots sont toutes et tous des militantes et militants investi-e-s dans leur syndicat de cheminots, au plus près des retraités et de leur famille.

Par cette proximité, elles et ils créent un lien entre les institutions et plus précisément la Caisse de Prévoyance et de Retraite (la CPR) et les affiliés (les actifs, retraités et leur famille) en s’assurant que ces derniers bénéficient de l’ensemble de leurs droits en matière d’assurance maladie et de retraite.

Leur engagement militant au sein de la CGT leur permet de porter des propositions pour défendre et améliorer notre système de protection sociale, assis sur la solidarité intergénérationnelle, en opposition aux orientations et décisions politiques mises en oeuvre depuis plusieurs années sur la réduction des droits collectifs au profit de droits de plus en plus individualisés.

Être élu-e CGT, c’est construire des revendications pour répondre aux besoins des salariés (actifs et retraités) et s’engager à les défendre durant son mandat.

Lire la suite

Capture d’écran 2018-09-07 à 15.26.33

Dossiers associés

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

17 septembre 2018

Aire de « détagage » à la gare de Béziers : pour les cheminots CGT, la direction « vend du rêve »

Pour les cheminots du dépôt SNCF de Béziers, la création d'une aire de "détagage" éco-responsable sur le site biterrois qui débute dans une quinzaine de jours "n'engendrera aucun emploi.Les annonces de la direction ne sont que de l'enfumage".[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.