Fédération CGT des Cheminots


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DÉMATÉRIALISATION DE LA FICHE DE PAIE : LA CGT ALERTE !

| Fédération

Le 5 avril 2017, une délégation de la Fédération CGT des cheminots a été reçue à la demande de la direction. Elle a annoncé sa décision unilatérale de procéder à la généralisation de la dématérialisation du bulletin de Paie. Elle souhaite faire vite, le processus sera lancé dès le 24 avril 2017 pour que la fiche de paie du mois de juin soit numérique.

C’est la loi Travail, dite El Khomri, qui a donné aux employeurs la possibilité de généraliser la fiche de paie numérique. Elle a pour principe d’inverser la responsabilité du salarié. Le salarié ne doit plus demander la dématérialisation de son bulletin de paie, il doit au contraire la refuser s’il souhaite recevoir la version papier.

Bref, la simplification administrative bénéficie à l’employeur et la vie du salarié se complique.

Rappelons, que cette loi, combattue par la CGT, n’impose pas la généralisation du bulletin numérique, elle la permet.

Par ailleurs, une délivrance papier permet un meilleur contrôle de la rémunération.

POURQUOI LA DIRECTION DE LA SNCF FAIT SI VITE ?

Les cheminots qui souhaitent recevoir exclusivement leur fiche de paie sous forme électronique en ont la possibilité. Pour la CGT, la direction souhaite uniquement accélérer les suppressions d’emplois de l’EPIC de Tête afin de filialiser la charge de travail. Rappelons-nous, que la réforme du ferroviaire de 2014 a été conçue comme une étape pour opérer à la séparation complète entre SNCF Réseau et Mobilités.

La volonté politique de la direction est de tenter d’étouffer les exigences salariales des cheminots !

La loi donne la possibilité aux cheminots de refuser le bulletin de paie électronique. Il suffit de notifier son opposition à son employeur (chef d’établissement). Le législateur n’impose pas de contrainte sur la forme au salarié. En aucun cas, la direction ne peut lui en imposer.

Au regard des différentes contraintes que cela occasionne et du risque d’être moins attentifs concernant les éléments de rémunération, la CGT alerte sur les dangers réels liés à la mise en place du Bulletin de Paie Electronique.

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SUPPRESSIONS ET EXTERNALISATIONS DES CAISSES PRINCIPALES !

EMPLOI

| Exploitation

La Direction « Voyages » a annoncé ses intentions quant au devenir des caisses principales.
Elle souhaite tout bonnement la suppression des 22 caisses principales restantes et de 174 emplois !
Cependant, ces annonces n’ont rien d’inéluctable.
Ce sont bien les cheminots, par leur mobilisation, qui feront bouger les lignes et détermineront leur avenir.

Suppressions d’emplois et externalisations des caisses principales ; les conséquences du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire n’en finissent plus de résonner dans tous les chantiers.

Lors de la réunion du 11 octobre 2017 (bilatérale CGT/Direction Voyages), la Direction a pour le moins été très claire.

Les caisses de Bordeaux, Caen, Nantes, Orléans, Rennes, Toulouse, Nord Ile De France, Paris Austerlitz, Paris Est, Paris Lyon, Paris Montparnasse, Paris Nord, Amiens, Douai, Metz, Strasbourg, Annecy, Dijon, Lyon Perrache, Marseille, Montpellier et Nice, devront selon ses schémas, disparaitre d’ici 2021.

Pourtant, depuis 2010, les cheminots des caisses ont subi de nombreuses réorganisations et les effectifs ont déjà fondu de 25%.

A court terme, les 174 emplois ETP (Equivalents Temps Plein) des caisses principales sont menacés.

D’ailleurs, les suppressions des caisses de Toulouse, Caen et Nice sont, d’ores et déjà, programmées pour le début de l’année 2018 !

Destructions en cascade orchestrées !

La Direction s’est acharnée depuis de nombreuses années à supprimer les guichets des gares et des boutiques. Les files d’attente trop longues et l’absence de guichets en gare ont contraint peu à peu les usagers à se tourner vers le digital (internet et distributeurs automatiques).

A présent, la Direction met en avant que les perspectives de baisse des transactions dans les guichets, conséquence directe de sa politique, entrainent une baisse de charge pour les caisses et condamnent leur avenir.

Selon les estimations de la Direction, la baisse des transactions aux guichets correspond à la suppression de 70 emplois (ETP).

Bien sûr, personne n’est dupe. Cet enchainement, suppressions des guichets/suppressions des caisses principales, est orchestré de longue date.

D’ailleurs, elle encourage la poursuite de la destruction de la vente physique aussi bien au niveau de l’activité Voyageurs que dans le cadre des négociations autour des conventions TER, et se garde bien de ne pas prendre en compte une évolution des recettes des contrôleurs pour ne pas avoir à revoir son objectif.

Pour la CGT, les modes de distribution ne s’opposent pas mais sont complémentaires. Il est donc nécessaire de développer le réseau de distribution physique (guichets et boutiques) afin de répondre aux besoins de tous les usagers.

Plutôt que de rechercher des gains de productivité en supprimant des emplois, elle serait mieux inspirée d’encourager le transport par le fer en reconsidérant sa politique tarifaire et en intégrant les besoins des usagers et les enjeux d’aménagement du territoire (réseaux capillaires ou secondaires…).

L’automatisation comme accélérateur de suppressions d’emplois !

La baisse de volume de transactions dans les guichets, liées à l’activité des caisses (estimée à – 7% par an par la Direction), ne suffit pas à elle seule à justifier la suppression de toutes les caisses principales.

Aussi, la Direction a décidé d’investir lourdement dans la robotisation du traitement des chèques et autres bons d’échange pour poursuivre ses objectifs mortifères.

Automatisation qui ne répond qu’à un seul objectif : supprimer les cheminots des caisses principales. La Direction estime que cela lui permet de supprimer encore 30 emplois (ETP).

La CGT n’est pas opposée aux progrès technologiques, au contraire, elle les encourage lorsqu’ils bénéficient aux usagers et aux cheminots.

L’externalisation pour parachever !

Comme si la baisse d’activité, ajoutée à l’automatisation, ne suffisait pas à légitimer la suppression des caisses principales !

Elle a décidé d’externaliser l’activité des caisses principales en transférant la charge de travail vers les sociétés de transport de fonds (58 emplois ETP).

A l’heure de la réforme du code du travail, de la loi travail XXL et des transferts de contrats de travail réclamés à cor et à cri par la Direction du GPF, ces décisions ont une portée qui doit interroger les cheminots.

Ainsi, si on ajoute la suppression de 16 emplois d’encadrement, ce sont 174 emplois (ETP) qui seraient supprimés d’ici 2021 si les desseins de la Direction se réalisent.

Lors de la réunion, la Direction a annoncé la création de 10 emplois (ETP) de superviseurs chargés de vérifier l’exactitude du travail des salariés de la société de transport de fonds.

Ces annonces s’ajoutent aux suppressions de 1484 emplois pour l’année 2017 sur le périmètre voyageurs (Escale, Vente, Accueil).

Elles s’inscrivent également dans le contexte de suppressions massives d’emplois dans les fonctions transverses, le FRET… pesant d’autant sur les prétendus reclassements au sein du GPF.

Mais ces annonces de suppressions d’emplois ont également pour objectif d’instaurer un climat de fatalisme conduisant à la résignation des cheminots.

Cependant, les cheminots ne sont pas dupes ! Il est certain que par leur mobilisation ils sauront imposer leurs choix !

LE 19 OCTOBRE 2017, ENSEMBLE POUR GAGNER UNE AUTRE VOIE !

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MENACES SUR LA SUGE

| Services communs

La Surveillance Générale est un service en constante évolution depuis ces dernières années, notamment depuis la mise en place de la contractualisation en 2003. Après plusieurs organisations successives changeant les brigades SUGE en Directions Territoriales pour finalement arriver à un fonctionnement DZS aux périmètres empruntés aux Zones de Défense, la réforme du ferroviaire est venue porter de nouveaux coups au service.

Ce n’est pas la réforme du code du travail qui est de nature à nous rassurer sur notre devenir puisque contrairement aux différentes communications des uns et des autres laissant penser le contraire, les ordonnances Macron s’appliquent bel et bien aux cheminots.

La question de l’avenir de la SUGE dans le contexte de la réforme ferroviaire se pose aujourd’hui au regard de l’isolement de la sûreté du reste des fonctions transverses dans l’EPIC de tête.

Cet isolement, organisé et entretenu par une Direction de la Sûreté se comportant comme une entreprise autonome et indépendante de l’EPIC, pose très sérieusement le sujet de l’externalisation du service.

Dans un rapport « Sécurité des transports ferroviaires de Fret et avenir de la Surveillance Générale à la suite de la libéralisation européenne » datant de mars 2006 et adressé au Ministère des Transports, la réflexion était déjà bien engagée. Le rapporteur prônait une solution consistant en la constitution d’une société filiale de la SNCF à qui serait affecté l’ensemble des moyens de la SUGE.

Attention donc à ce que les « mauvais démons » ne ressurgissent pas !

Si cette solution a été écartée à l’époque, et que la filialisation était motivée par la volonté de permettre la fourniture de prestations aux autres EF dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, il n’en demeure pas moins qu’elle n’a jamais été définitivement abandonnée, bien au contraire. C’est d’ailleurs tout le sens des orientations et des décisions prises par la Direction de la Sûreté, et plus précisément ces deux dernières années.

Lors de rencontres avec les organisations syndicales durant l’été 2016, la Direction de la Sûreté rappelait l’absolue nécessité d’adhérer à ses décisions de réduction des coûts, des effectifs, de l’augmentation de la productivité opérationnelle. A défaut de quoi, elle prévenait que la disparition du service serait une évidence !!!

C’est avec cette menace brandie sur la tête des cheminots du service que la Direction de la Sûreté a diminué le nombre d’agences SUGE, supprimé 26 postes de RRS et de nombreux postes notamment dans l’encadrement (mesure engendrant au passage 1 000 000 euros d’économies par an).

La Direction entend aller encore plus loin dans la réduction des coûts à la SUGE avec un objectif principal aujourd’hui : la marchandisation de la sûreté.

Vers une sûreté LOW-COST ?

En juillet 2016, l’ARAFER (Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières) rendait un 1er avis négatif considérant que le coût horaire d’un agent SUGE était beaucoup trop élevé. Un an plus tard, et malgré les mesures drastiques prises par la Direction de la Sûreté (avec les conséquences évidentes sur le quotidien de l’agent SUGE), l’ARAFER revient à la charge en préconisant encore une nouvelle baisse du coût horaire de la SUGE de l’ordre de 3 euros….

Après avoir réduit la voilure sur le nombre d’agences et de sites locaux SUGE, après avoir organisé la fusion des DZS, après le scandaleux tour de passe-passe sur les effectifs consistant à faire passer pour des créations d’emplois des effectifs déjà existants, la Direction entend une fois de plus se plier aux recommandations de l’ARAFER.

La formation comme levier de productivité ?

Pour ce faire, la solution qui semble avoir été arrêtée serait d’économiser sur les coûts de formation, et dans un premier temps, sur la formation TIS. C’est en tout cas l’idée qui aurait discrètement été suggérée aux DZS.

Concrètement, le volume d’heures de la formation TIS passerait de 40 heures minimum à 40 heures maximum en incluant au passage les seules formations obligatoires BTP et TONFA. Autrement dit, un DZS à qui il était reproché aujourd’hui de ne pas respecter les 40 heures de formation TIS annuelles a minima serait demain pointé du doigt si cet objectif était atteint.

Si cette décision venait à se confirmer, elle porterait un coup sans précédent à la professionnalisation de l’agent SUGE.

Après la suppression importante de postes, après la réduction des coûts, après les gains de productivité, après la restructuration et mutualisation de certaines entités SUGE (VTT, CEZAR, SEF), après la fermeture de PC (Marseille), c’est aujourd’hui au fondement même du métier de la SUGE que la Direction vient s’attaquer.

L’externalisation de certaines missions de la SUGE (effectuées aujourd’hui par les sociétés privées de gardiennage) était la première étape, la seconde pourrait être l’externalisation du service.

Parcours professionnels, formation, emploi, conditions de travail, salaires, déroulement de carrière…L’avenir de la SUGE se décide AUJOURD’HUI avec une CGT force de propositions pour contrer les projets néfastes de la Direction !

CHEMINOTS DE LA SUGE, LE 19 OCTOBRE 2017, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

(Préavis de grève national déposé pour la période du mercredi 18 octobre 2017 à 19h00 au vendredi 20 octobre 2017 à 08h00)

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Expression unitaire suite à l’ITC CHSCT PICB Risque ferroviaire du 28 septembre 2017

| Fédération

La Direction convoquait, le 28 septembre 2017, une Instance temporaire de coordination (ITC) réunissant l’ensemble des CHSCT concernés par le projet de port des PICB (Protection individuelle contre le bruit) en risque ferroviaire. Cette réunion avait pour but de recueillir leur avis après la restitution de l’expertise du cabinet Emergences.

La présentation par le cabinet n’a malheureusement fait que confirmer les craintes des Fédérations CGT – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail.

Depuis 1988, la Direction de la SNCF a obtenu des dérogations lui permettant de ne pas appliquer la loi en occultant la protection des cheminots contre le risque bruit.

Pire, elle a continué à fournir du matériel et outillages bruyants, à organiser ses chantiers sans réelle prise en compte du risque bruit.

Aux témoignages des mandatés sur les conditions de travail subies par les cheminots sur le terrain, la Direction s’est contentée d’opposer sa compétence technique validée par des résultats d’essais en laboratoire pour justifier son déploiement des BOM (Bouchons d’Oreilles Moules) comme solution miracle.

L’analyse du risque bruit avec risque ferroviaire aurait mérité une étude plus approfondie de la Direction, notamment sur :

  • La concomitance risque ferroviaire/ risque routier ;
  • Lors de chantiers avec mobile travaux ;
  • Lors d’aléas climatiques ;
  • Lors de situations d’urgence ;
  • Lors du travail d’agent isolé

Ce qui ne fut pas le cas.

Les essais réalisés en laboratoire par l’Agence d’essai ferroviaire (AEF), citée en référence par l’entreprise, ont occulté les bruits ambiants tels que les fortes pluies, les autoroutes …, Les agents qui ont participé à ceux-ci, n’étaient pas occupés à des tâches liées au travail.

L’hygiène, les conséquences du port des PICB de nuit, qui crée une « bulle », mettent l’agent dans un confort qui risque de provoquer l’endormissement. De plus, l’écrêtement de signaux d’alerte transforme le son d’une trompe à grande puissance en un son quelconque. Ces quelques exemples démontrent que l’utilisation de ces bouchons d’oreilles est particulièrement dangereuse.

A cela viennent s’ajouter les difficultés de l’encadrement pour appréhender le risque bruit, tout en s’inscrivant dans le système de prévention. Il devra être formé afin de donner des consignes claires, ne laissant pas les cheminots décider eux-mêmes du PICB à porter en fonction des chantiers.

Les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail ont, lors de cette ITC CHSCT, rappelé qu’elles n’étaient pas opposées à l’utilisation des PICB hors risque ferroviaire. Cependant, la Direction doit lever toute ambiguïté par des prescriptions claires et les formations adéquates.

En accord avec les conclusions de l’expertise rendue, les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail sont totalement opposées au port des PICB en risque ferroviaire, étant donné le risque aggravé de heurt par une circulation ferroviaire qu’induit le port des PICB.

En conclusion, le principe de précaution doit s’appliquer.

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TOUS LES INGRÉDIENTS D’UN COCKTAIL DANGEREUX

Externalisation - emploi - sécurité

| Traction

La Direction semble faire peu de cas des incidents et accidents qui se multiplient. Une précarisation de l’emploi et la sous-traitance à grande échelle contribuent au délitement de la sécurité. Pour autant, les cheminots de l’Equipement n’entendent pas se laisser déposséder de leurs métiers et de leurs savoir-faire.
Pour la CGT, la sécurité n’est pas un coût mais un impératif !

La Direction, afin de laisser toujours plus de place aux entreprises extérieures, procède, sous couvert de pseudo-expérimentations, à leur céder des missions. La dernière mission en date étant le gardiennage des PN.

Le 20 septembre, l’Infrapole Lorraine – établissement déjà durement touché en fin d’année 2016 par le décès en service d’un agent du service électrique, heurté par une circulation alors qu’il travaillait seul – voyait une pelle parcourir plus de 2 kilomètres sans aucun agent lorry (SNCF).

La Direction passe en force, ne se souciant pas et ne faisant guère état des risques encourus. Pour la CGT, la Direction doit stopper tout nouveau transfert des missions de sécurité. L’« adaptation » par les entreprises extérieures des règles de sécurité et des gestes métiers ne doit pas se faire aux dépens de la santé des cheminots, ni des salariés de ces entreprises.

La Direction, afin de casser toujours un peu plus les collectifs de travail, organise une précarisation de nos métiers par l’usage abusif de toutes les formes d’emploi précaire et sous-qualifié (intérim, CDD, stagiaires, alternants, …).

Maîtrisant toujours sa communication, SNCF Réseau a activé, le 25 septembre dernier, une « plate-forme » visant à recruter 2 800 personnes en 2018. Cependant, sur certaines régions, les Directions continuent d’annoncer des fermetures ou regroupements de brigades voies. Un double discours avec d’un côté la communication et de l’autre la réalité du terrain.

Force est de constater que le manque de cheminots formés dans les collectifs a des répercussions graves sur la santé des salariés avec des lignes entières abandonnées et sous une surveillance précaire.

Le 29 septembre 2017, un intérimaire se blessait gravement en allumant une charge à Ohio avec un briquet sur l’Infrapole de Paris Nord.

La Direction, en sous-évaluant les risques là aussi, utilise des salariés sans aucune formation technique, estimant sûrement que les métiers de l’équipement n’en n’ont pas besoin.

Pour la CGT, aucun salarié, non formé à la sécurité, aux gestes métiers, aux métiers de l’équipement, ne doit assurer de missions. Seuls des emplois à statut, en nombre, avec des formations adaptées et données en temps en et en heure, permettront que ce genre d’accident ne se produise !

La Direction, toujours dans sa quête de plus de productivité et de rentabilité, tente d’imposer, çà et là, les 10h00 d’amplitude horaire pour le travail de nuit, sans tenir compte de notre réglementation, ni du code du travail.

Sans aucune concertation, les tableaux de service sont modifiés. Les agents reçoivent ces modifications par simple SMS. Les CHSCT ne sont pas consultés, les 8h30 maximum de nuit ne sont plus respectées.

Pour la CGT, la Direction doit respecter les règlementations ainsi que le code du travail.

La CGT réaffirme avec force le caractère exceptionnel du travail de nuit, celui-ci ne doit intervenir que lorsque toutes les possibilités de travailler de jour ont été recherchées, avec les moyens correspondants et que les justifications techniques et économiques du travail de nuit ont été fournies aux IRP.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, il y a urgence à ce que l’ensemble des cheminots de l’équipement, de tous collèges, de tous métiers, fasse passer au premier plan de leurs préoccupations leur intérêt collectif.

Le cocktail qu’est en train de savamment préparer la Direction, tant au niveau de l’emploi, des métiers que de la formation, ne se fera pas sans douleur.

Comme nous l’écrivons depuis des mois, les négociations sur le volet « classification des métiers et rémunération » dans la branche ferroviaire viennent de s’ouvrir le 20 septembre dernier. Le patronat de la branche aborde cette négociation en tentant d’en imposer le cadre et le contenu avec, en filigrane, la volonté de multiplier les polyvalences et instaurer un dumping social dans la branche.

Pour la CGT, la sécurité, les parcours professionnels, la formation, l’emploi, les conditions de travail, le déroulement de carrière et la rémunération de l’ensemble des salariés du ferroviaire sont autant de sujets qui constitueront notre boussole pour les mois à venir.

Le 19 octobre 2017 sera une nouvelle étape du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels.

AGISSONS PAR LA GRÈVE !

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LE PROJET DE LOI TRAVAIL ET LES CHEMINOTS

| Maîtrise et cadres UFCM

Si certaines communications laissent penser que des ordonnances Macron ne s’appliquent pas aux cheminots, la direction du Groupe Public Ferroviaire (GPF) se montre particulièrement « agile » à en intégrer les principales dispositions, épousant les positions les plus rétrogrades des employeurs, et restaurant ainsi un arbitraire patronal du début du siècle dernier.

Des licenciements plus faciles et moins contestables…

Sujet récurrent depuis l’émergence du salariat, la question de la séparation entre le patron et le subordonné reste ancrée dans le paysage social à la faveur d’un rapport de forces favorable au premier. L’objectif déclaré de la présente réforme est de sécuriser le processus de licenciement pour l’employeur, aux dépens de la sécurité d’emploi du salarié. L’argument principal est que faciliter les licenciements favoriserait les embauches ; un argument jamais démontré par les faits. Une enquête récente de l’INSEE fait d’ailleurs apparaître que la principale raison du frein à l’embauche est la faiblesse des carnets de commande et non le Code du Travail. Sur ce point, les ordonnances Macron vont très loin. Elles lèvent toutes les protections et réparations relatives au licenciement ; réduction massive des montants d’indemnités par le plafonnement de celles-ci très partiellement compensé par l’augmentation de 25% des indemnités légales de licenciement, réduction des délais de prescription dans le cas d’une saisine des Prud’hommes (1 an), plus d’obligation de motivation de la lettre de licenciement. Cette demande de souplesse est largement portée par les directions d’entreprises, dont celle du GPF. L’intervention de Guillaume Pépy, lors du colloque de l’ARAFER du 29 juin dernier, en apporte une preuve éclatante (voir encadré 1).

De la précarisation à tous les étages…

Afin de faire supporter les aléas de production aux seuls salariés, les ordonnances engagent toute une série «d’innovations sociales» que ne manqueront pas d’utiliser les directions ferroviaires, notamment celle du GPF. La possibilité d’allongement des durées de CDD, des contrats intérim et des périodes d’essai, et de création de contrats de chantier, à partir d’accords de branche, entre dans cette catégorie de dispositifs permettant ce report de risques. Une démarche déjà engagée par l’UTP, qui représente le patronat du ferroviaire, lors de la négociation sur la convention collective. Seule la fermeté de la CGT avait permis à l’époque de faire reculer l’UTP sur sa demande de création d’un contrat de chantier. Un dispositif qu’utilisent avec gourmandise les secteurs de l’industrie, de la construction et de l’ingénierie, au prétexte de parer aux variations des carnets de commande.  […]

» Feuilletez « LE PROJET DE LOI TRAVAIL ET LES CHEMINOTS »

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LE 19 OCTOBRE 2017 : LA GRÈVE !

ACTION DU 19 OCTOBRE 2017

| Fédération

Le Chef de l’Etat s’évertue à vouloir diviser les salariés, affaiblir leurs droits, en faisant preuve d’un cynisme inacceptable. La direction de l’entreprise, portée par ce climat hostile à celles et ceux qui produisent les richesses, tente quant à elle, de déboulonner consciencieusement le service public ferroviaire. Une seule réponse s’impose : une mobilisation massive par la grève.

Après les journées d’actions interprofessionnelles des 12 et 21 septembre qui ont vu des centaines de milliers de manifestants dans les rues contre les ordonnances Macron/Gattaz et pour un Code du travail plus protecteur, après la journée unitaire du 28 septembre qui a amené des dizaines de milliers de retraités à se mobiliser contre l’augmentation de la CSG et pour la revalorisation des pensions, après les journées d’actions porteuses de revendications professionnelles dans différents secteurs, il convient maintenant de hausser le ton et d’élargir la mobilisation par la grève et dans les manifestations.

La CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels :

  • Contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés ;
  • Pour des embauches au statut à la SNCF ;
  • Pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services ;
  • Pour l’amélioration des conditions de travail de tous ;
  • Pour un dialogue social de qualité.

Les cheminots, concernés par les ordonnances, doivent ainsi prendre toute leur place dans cette nouvelle journée d’action interprofessionnelle, tant pour montrer leur désaccord quant à la politique austéritaire menée par le gouvernement que pour mettre un coup d’arrêt aux velléités destructrices de la direction SNCF.

La Fédération CGT appelle les cheminotes et cheminots, de tous grades, de toutes fonctions et quel que soit leur statut, à s’engager dans l’action du 19 octobre 2017.

Un préavis national de grève a été déposé. Il couvre l’ensemble du GPF du mercredi 18 octobre 2017 19h au vendredi 20 octobre 2017 8h00.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des Cheminots travaille à créer les conditions d’une démarche unitaire la plus large possible et invitera les organisations syndicales représentatives au sein du GPF à débattre de la situation.

Le 19 octobre 2017, PRÉSERVONS-NOUS DES ORDONNANCES, PRESCRIVONS L’ARRÊT DE TRAVAIL !

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RIEN NE VA PLUS EN CPC MT !

Expression unitaire

| Matériel

La convocation de la Commission Professionnelle Centrale (CPC) MATERIEL (M) et TRACTION (T) par les Directeurs M et T avait pour ordre du jour d’échanger sur l’ensemble des problématiques liées à l’emploi, les désorganisations structurelles et fonctionnelles des deux domaines.

Cette Instance Représentative du Personnel, d’un niveau national, se réunit 5 fois dans l’année et fait le lien entre les métiers du Matériel et de la Traction. Elle a permis, jusqu’à présent, de résoudre bon nombre de problèmes locaux, en attente de décisions nationales.

Dans cette période, de nombreux sujets sont sur la table :

  • La précarisation de l’emploi et les suppressions de postes dans les Etablissements de Maintenance du Matériel, et tout particulièrement le maintien de l’activité, des emplois et du plan de charge du Technicentre Industriel Charente Périgord,
  • Les orientations et impacts de la création d’une Direction Industrielle, notamment pour le domaine Matériel,
  • Attaques contre le Statut et le dictionnaire des filières, au travers de projets de modifications de grades à la Traction,
  • Sécurité des circulations des voyageurs et des cheminot(e)s.

Ce sont des directives et un choix politique assumés par G. Pépy !

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont demandé que cette instance soit présidée par les Directeurs Matériel & Traction en lieu et place des DRH et responsables des Relations Sociales présents. La CPC MT est une instance qui traite de sujets techniques et stratégiques. Il est indispensable que les premiers décideurs soient présents !

C’est donc bien une posture dogmatique de la Direction qui ne souhaite plus donner d’informations précises aux représentants des Organisations Syndicales, et par conséquent aux cheminot(e)s, sur les événements liés à notre quotidien.

Face au refus des Directeurs Matériel et Traction de venir présider cette instance, les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT ont quitté la CPC et jugent que les Directions M et T ont joué la provocation en ne répondant pas favorablement à leurs demandes, sans aucun compromis, ni proposition de report, les DRH ayant refusé l’ensemble de nos requêtes.

La politique engagée par les Directions M et T n’augure rien de bon quant à l’amélioration du dialogue social dans l’entreprise à l’heure où le démantèlement du service public ferroviaire est engagé par la SNCF.

Les Organisations Syndicales CGT / UNSA / SUD-Rail / CFDT appellent les cheminots du Matériel et de la Traction à se mobiliser pour contraindre la Direction à sortir du bois et écouter les représentants du personnel et leurs légitimes revendications !

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STOPPONS L’HÉMORRAGIE ET REPRENONS LA MAIN !

CTN EEX, TRAINS, TRACTION

| Équipement

Conséquence directe du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire, la déshumanisation des gares et des trains s’accélère avec la généralisation du transfert de l’autorisation de départ.
Ainsi, les menaces qui pèsent sur ce geste métier essentiel impactent directement les conditions de travail des conducteurs, des contrôleurs et des agents des Etablissements Infra Circulation.
Cependant, dans de nombreuses régions, la mobilisation des cheminots a fait reculer ces projets néfastes !

Les chefs de service sont la clé de voûte de la sécurité et de la production en gare. Ces agents sédentaires sont des interlocuteurs déterminants dans les mesures de sécurité liées à la préparation technique et commerciale du train ainsi que les opérations de départ.
De plus, ils apportent, de par leur rôle central, une plus-value sur l’aspect régularité.

TOUS CONCERNÉS ! TOUS MOBILISÉS !

Pour rappel, dans une procédure normale d’une séquence de départ, le chef de service, après s’être assuré que toutes les conditions sont réunies (montée/descente de voyageurs, heure de départ, fermeture des portes assurée,..) transmet l’autorisation de départ au contrôleur, qui la retransmet à l’agent de conduite.

C’est cette complémentarité qui assure un haut niveau de sécurité dans la procédure de départ. Pour la CGT, ces trois maillons (chef de service, contrôleur et agent de conduite) ne peuvent être dissociés.

DES CONSÉQUENCES MORTIFÈRES POUR L’EMPLOI ET LES MÉTIERS !

D’ores et déjà, les suppressions des chefs de service au sol et des contrôleurs à bord représentent plusieurs milliers d’emplois.

Méprisant totalement les conséquences en termes de sécurité et de conditions de travail, la Direction a bien l’intention de poursuivre sa course aux gains d’exploitation.

Ainsi, partout, elle tente de mettre en place l’EAS (Equipement Agent Seul). Elle reporte l’entière responsabilité et la charge de travail de la procédure de départ sur l’agent de conduite.

Dans cette déstructuration d’un pan essentiel de la sécurité, l’agent de conduite devrait, à présent, veiller à la bonne exécution du service voyageurs et aux conditions de sécurité qui sont actuellement à la charge des chefs de service et des contrôleurs.

Avec la déshumanisation des gares et la suppression des chefs de service, les ADC (Agents de conduite) et les ASCT (Agents de service commercial train) doivent assumer des responsabilités supplémentaires y compris juridiques, sans même que la Direction considère de nouveaux Risques psycho-sociaux (RPS).

De plus, isolés, sans interlocuteur ou appui présent en gare, les ADC et les ASCT doivent faire face au mécontentement des usagers aussi bien dans les trains que sur les quais avec comme conséquence une multiplication des événements sûreté.

UN MÉTIER TRANSVERSE POUR UNE SÉCURITÉ SYSTÈME !

Afin de garantir un haut niveau de sécurité, le chef de service doit avoir une formation permettant d’avoir une approche transverse et globale de la sécurité.

Ainsi, il est nécessaire que les chefs de service bénéficient de la formation complète de la filière Transport Mouvement, AMV et/ou TTMV selon le cas.

La Direction, pour achever son fonctionnement par « branche », tente de faire disparaitre les agents de la filière Transport Mouvement dans les activités voyageurs quels qu’en soient le coût pour la sécurité, les conditions de travail des cheminots et leur parcours professionnel.

Enfin, la disparition des passerelles métiers amène à des difficultés croissantes pour les cheminots dans la satisfaction de leurs demandes de mutation.

Pour la CGT, le chef de service, au-delà de l’autorisation de départ, est un élément indispensable à une sécurité système (surveillance des trains en marche, surveillance au défilé, remise d’ordre et d’avis…).

La CGT revendique :

  • Que les opérations de sécurité, telles que le départ des trains dans les gares, soient réalisées exclusivement par des agents relevant de la filière Transport Mouvement avec une formation complète d’AMV ou TTMV ;
  • Le maintien à bord de chaque train des ASCT formés et qualifiés.

ENSEMBLE, NOUS BOUGERONS LES LIGNES !

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POURSUIVONS L’ANCRAGE !

Communiqué aux cheminots

| Fédération

Depuis la signature théâtrale des ordonnances par le Président de la République, certains prétendent que le gouvernement vient de tourner la page de la première étape du programme d’Emmanuel Macron.

Cette manipulation a un seul objectif : infléchir la mobilisation.

A ce stade, les ordonnances ne sont pas encore force de loi tant qu’elles ne sont pas ratifiées par le parlement.

L’heure est donc à l’ancrage des mobilisations dans les entreprises.

La CGT a fait des propositions pour un Code du Travail simplifié, mais plus protecteur pour l’ensemble des salariés dans cet environnement socio-économique où les libéraux voudraient passer en force leur projet de régression sociale.

Au sein du GPF :

La CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels :

  • Contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés,
  • Pour des embauches au statut à la SNCF,
  • Pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services,
  • Pour l’amélioration des conditions de travail de tous,
  • Pour un dialogue social de qualité.

Il faut donc continuer à travailler l’ancrage de l’action dans l’ensemble de nos chantiers SNCF.

Pour l’heure, la Fédération CGT invite les cheminots à s’associer aux manifestations de la fonction publique organisées en territoire le 10 octobre prochain, bien que celles-ci ne constituent pas une suite directe au processus interprofessionnel engagé concernant les ordonnnances.

En effet, il convient de réaffirmer, par notre solidarité, l’attachement de toutes et de tous à des services publics (hôpitaux, écoles, administrations…) de qualité avec des agents correctement formés, rémunérés et dont les conditions de travail doivent être améliorées.

Par ailleurs, les Organisations Syndicales interprofessionnelles et les organisations de jeunesse se rencontreront le lundi 09 octobre 2017 afin d’envisager les suites les plus unitaires possibles à donner aux journées d’action des 12 et 21 septembre derniers.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminotes et les cheminots à se tenir prêts à agir par la grève et les manifestations dans les jours à venir.

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 octobre 2017

Ils se mobilisent pour conserver le guichet de la gare de Saint-Flour

Samedi, devant la gare sanfloraine, tous n’avaient qu’un slogan à la bouche : « on réclame le maintien du guichet ! ». Le bras de fer avec la SNCF ne fait que commencer. […]

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