Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

DES ANNONCES QUI SE FONT ATTENDRE !

GT Suge du 10 janvier 2019

| Fédération

Contrainte par la mobilisation des cheminots de la SUGE les 06 et 18 décembre 2018, la direction de la sûreté était tenue d’organiser des groupes de travail en janvier, en retenant 3 thématiques : la rémunération, le parcours professionnel et la QVT.
Invitant les organisations syndicales à une 1ère réunion ce jeudi 10 janvier 2019, où la question de la rémunération devait être abordée, la direction de la sûreté entendait imposer une autre méthode et un calendrier au terme duquel elle serait en capacité de formuler des propositions.

A l’inverse d’engager de réelles discussions autour de la rémunération, comme elle s’y était engagée, la direction de la sûreté souhaitait éluder cette question et faire de ce 1er GT SUGE une réunion « fourre-tout » en y mêlant une multitude de sujets, y compris ceux pour lesquels la direction annonçait qu’aucune discussion ne serait possible (le sujet de la contractualisation pour ne citer que celui-là).

Après une interruption de séance demandée par la CGT, notre délégation a rappelé à la direction les engagements pris par la directrice de la sûreté qui, à l’occasion du rassemblement du 18 décembre 2018, indiquait que des propositions seraient annoncées dans chacun des groupes de travail programmés en janvier.

La CGT a également rappelé le contexte dans lequel se tenaient ces rencontres, et qu’à défaut d’apporter des réponses aux attentes et revendications des cheminots de la SUGE, la direction de la sûreté aurait la responsabilité d’une nouvelle mobilisation courant janvier.

Enfin, la CGT a exigé de la direction de revenir à de meilleures dispositions, ce qui suppose d’adopter une autre méthode de travail et d’arrêter une seule thématique par réunion. Également, la CGT a réclamé que chaque groupe de travail fasse l’objet d’un relevé de décisions et qu’une table ronde conclusive soit programmée une fois les groupes de travail tenus.

Après avoir acté la méthode demandée par la CGT, la direction de la sûreté a confirmé que le calendrier initial serait tenu, et que conformément à ses engagements, des annonces autour des 3 thématiques seraient faites avant le 31 janvier 2019.

A défaut d’avoir pu tenir cette 1ère réunion sur le thème de la rémunération, la CGT a profité de cette rencontre pour repréciser les axes revendicatifs devant être pris en compte et faire l’objet de propositions à l’occasion des prochaines réunions :

▪ Rémunération

1. Intégration des indemnités de port d’armes dans la prime de travail des cheminots au statut ou dans le traitement pour les cheminots contractuels (comptant dans le calcul de la retraite) ;
2. Augmentation significative des indemnités de port d’armes (celles-ci n’ayant pas été revalorisées depuis la date de leur création en juillet 2005)

▪ Parcours professionnel

3. Augmentation du volume de qualifications D opérationnelles (et par ricochet le nombre de qualifications C) sur les prochains exercices de notations (avec une 1ère mesure dès l’exercice de notations 2019/2020) ;
4. Mesures visant à favoriser le déroulement de carrière des ADPX ;
5. Mesures pour le déroulement de carrière des agents au RH 254 ;
6. Dans le cadre de la pénibilité, mesures organisationnelles pour les agents ayant atteint 20 ans d’ancienneté ;
7. Dans le cadre de la fin de parcours professionnel, mesures favorisant la reconversion des agents (dès 20 ans d’ancienneté) avec le maintien des IPA/ICPA ou son équivalence indemnitaire.

▪ QVT – Conditions de travail

8. Réécriture du RH 657 garantissant un équilibre vie professionnelle/vie privée (calendrier prévisionnel glissant à 6 mois incluant les périodes de nuit, les repos prévisionnels étant réputés immuables sauf accord écrit de l’agent, toute modification de service doit s’accompagner d’un délai de prévenance de 10 jours, les formations et les absences de toute nature, dès lors qu’elles sont connues, ne peuvent constituer une nécessité de service ou une circonstance accidentelle ou imprévisible, limiter le nombre de GPT de 6 jours, limiter à deux le nombre d’horaires différents dans une même GPT, limiter le nombre de RP secs, tout changement de service fait l’objet de l’attribution d’une indemnité de modification de commande) ;
9. Réflexions en proximité sur une autre organisation du travail (site par site)
10. Mise en place d’un accord agression spécifique SUGE.

Si l’objectif de cette première rencontre n’a pas pu être tenu, et qu’aucune annonce n’a été faite par la direction de la sûreté, celle-ci a toutefois pris l’engagement de tenir le calendrier initial et d’acter des propositions avant le 31 janvier.

Après chaque groupe de travail programmé en janvier 2019 (les dates n’étant pas encore arrêtées), la CGT communiquera sur le contenu des échanges et des propositions qui devraient être faites par la direction de la sûreté. Dès lors, il appartiendra aux cheminots de la SUGE d’analyser ces propositions et d’apprécier si celles-ci sont à la hauteur des attentes qu’ils ont exprimées en décembre 2018.

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CHEMINOT-E-S RETRAITÉ-E-S, LE 11 AVRIL, NOUS AGIRONS ENSEMBLE !

Appel unitaire des UFR CGT – UNSA – SUD-Rail – CFDT

| Retraités UFR

POUR L’AUGMENTATION DES PENSIONS

Le Président Macron vole les retraités :

augmentation-pensions

Des ponctions pour quel résultat ?

  • Le chômage ne baisse pas et les inégalités explosent ;
  • L’exonération (qui reste à concrétiser) de la taxe d’habitation, ne compensera pas ces pertes de pouvoir d’achat et, de plus, dégradera de manière importante le financement des services publics de proximité ;
  • De plus en plus de retraités sont contraints de réduire leurs achats quotidiens (alimentation, habillement, carburant, chauffage…) et renoncent aux soins…

C’est pourquoi, la CGT, l’UNSA, SUD-Rail et la CFDT revendiquent notamment :

  • L’augmentation des salaires et pensions (avec un rattrapage immédiat de 300 pour les retraités) ;
  • Une fiscalité plus juste ;
  • Des moyens pour la santé et la perte d’autonomie.

POUR LA DÉFENSE DU RÉGIME SPÉCIAL

Qui s’appuie à la fois sur :

  • La CPR qui sert les droits aux cheminots actifs et retraités et leurs familles, en matière de Retraite et de Maladie (Prévoyance) ;
  • La SNCF qui met en oeuvre l’Action Sociale actifs-retraités (au travers du FASS), la médecine de soins (au travers des cabinets médicaux) et du maintien de salaire pour les actifs…

Sans cesse remis en cause avec :

  • Les différentes réformes des retraites (avec le recul de l’ouverture des droits et l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein) ;
  • Les LFSS, dont celle de 2019 qui supprime les prestations différentielles d’hospitalisation et de décès, et réduit de 28 à 24 ans l’âge de maintien de la qualité d’ayants droit pour les enfants poursuivant leurs études ;
  • La baisse de la contribution de la SNCF au FASS, la vente des EHPAD, la gestion des prestations familiales par les CAF…

Menacé dans son existence par la loi sur le ferroviaire de juillet 2018 :

  • Qui met fin à l’embauche au Statut ;
  • Qui impose l’ouverture à la concurrence des trafics Voyageurs et le transfert des personnels dans les entreprises privées.

D’où l’exigence des Fédérations Syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT, de mesures empêchant la fermeture du régime, le maintien des droits et le financement actuel du régime spécial des cheminots.

POUR UNE CAISSE AU SERVICE DES AFFILIÉS

  • En laissant le choix aux affiliés de recevoir les informations de la Caisse soit en support Papier, soit dans un espace personnel du site internet de la CPR ;
  • En développant un réseau d’antennes et de permanences de la Caisse sur tous les bassins d’emploi ferroviaires ;
  • En réduisant le temps d’attente lors des appels téléphoniques.

LE 11 AVRIL 2019, NOUS EXIGERONS :

  • Une augmentation immédiate des pensions directes et de réversion ;
  • Le rattrapage des 6 années de quasi-gel des pensions ;
  • La suppression des mesures fiscales (hausse de la CSG, ½ part fiscale…) ;
  • Une prise en charge de la perte d’autonomie (par la SÉCU) ;
  • Le maintien du régime spécial des cheminots et l’amélioration des droits servis par ce Régime.

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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LES INGÉNIEURS ET TECHNICIENS : UN ATOUT POUR LE FERROVIAIRE

Ingénieries du matériel

| Fédération

A l’heure où le ferroviaire devient la réponse évidente aux enjeux de transition écologique, le travail en coopération entre ingénieries devient incontournable pour le développement du matériel roulant et sa maintenance.

La coopération est l’outil pour inventer le ferroviaire de demain dans le respect du développement humain durable. Avoir des objectifs communs et non contraires, décidés ensemble est une décision de société gage d’efficacité.
Cette coopération doit reposer sur :
Des ingénieries intégrées dans la SNCF qui a le retour d’expérience de la maintenance et l’expression du besoin (voyageurs et chargeurs, population et conducteurs, contrôleurs, équipement, circulation…) ;
Des constructeurs qui ne se basent pas sur le profit des actionnaires.

Le TGV du futur, un bel exemple

Le programme TGV 20/20 (TGV du futur) a construit des solutions grâce au travail des ingénieurs de différentes entreprises. Il est né d’une volonté politique de réinventer le TGV pour le futur. La SNCF est sortie de sa logique de rédaction de cahiers des charges et de la relation client/fournisseur. Ce ne sont ni les juristes, ni les clauses commerciales qui font le progrès. Les ratés de la mise en circulation des nouveaux matériels démontrent l’impasse de cette pratique commerciale.

Malgré cette expérience, la logique de la direction est de démultiplier les fractures entre Technicentres Industriels et de Maintenance. Elle impose une part de plus en plus importante à la sous-traitance, aux prestations. Elle a budgèté en 2019 la suppression de nombreux postes dans les ingénieries. C’est une perte de savoirs pour tout le ferroviaire.

Gouvernement Macron, la finance au détriment de l’industrie

Le feuilleton de la fusion entre Siemens et Alstom oppose deux vieilles visions capitalistes. D’un côté, les fidèles à la dérèglementation européenne qui préfèrent la guerre économique interne. De l’autre, le gouvernement français, avec celui du patron de Siemens visant la réduction de l’outil de production avec 4 à 7000 suppressions d’emplois. Leur projet est financier : 1,8 Md€ de dividendes exceptionnels supplémentaires ont déjà été votés pour les actionnaires d’Alstom. Cette orientation est contraire au développement de la recherche ferroviaire.

La CGT croit en l’avenir du ferroviaire

Il faut une direction du Matériel forte qui ne s’efface pas derrière les activités. Alors que de nombreux matériels arrivent à leur mi-vie, il est urgent de planifier et réaliser leur modernisation.
Il y a aussi le devoir pour le report du transport des marchandises de la route sur le rail. La SNCF est propriétaire de wagons, via sa filiale. Il est impératif que nous prenions nos responsabilités pour désamianter, rénover et développer ce parc.

Cheminots des services, pôles et centres techniques, techniciens et ingénieurs, défendons nos emplois, nos formations, travaillons pour la SNCF et développons des coopérations avec les constructeurs.

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LA SAIGNÉE CONTINUE !

Vente agences groupes

| Le transport de voyageurs

La Direction de SNCF Voyages nous a annoncé, lors d’une bilatérale, le 14 mars 2019, son intention de supprimer près de 82% des emplois des agences groupes.
Elle compte renoncer à des pans entiers d’activité et fermer 6 agences sur 7.

Au total, ce sont 266 emplois des agences de Paris, Lille, Nantes, Bordeaux, Marseille, Lyon qui sont directement menacés dès septembre 2019.

Seul le site de Strasbourg serait conservé.

Pour la Direction, il ne s’agit pas de développer l’activité groupes, mais principalement de réduire les coûts de distribution de 36% à 15% et préparer l’ouverture à la concurrence dans les régions.

En réalité, les objectifs de la Direction sont de développer l’activité Internet et d’externaliser une grande partie de l’activité, tout en renvoyant la vente TER à une hypothétique prise en charge par les Autorités Organisatrices (les régions administratives).

Clic and Go….and flop !

Après plus de 3 ans d’utilisation, l’application « Clic and Go » ne représente que 13% du chiffre d’affaires de l’activité, démontrant ainsi que les voyageurs préfèrent la relation humaine à la machine.

Pourtant, la Direction souhaite contraindre les voyageurs à se diriger vers internet.

Ainsi, toutes les demandes de voyages en groupes de moins de 30 personnes seront uniquement accessibles sur le site internet.

L’externalisation pour les voyages « forfait » !

Jusqu’à présent, les agences groupes organisent les voyages de « bout en bout », en intégrant les différents modes de transports (Bus, Train…) et la billetterie éventuelle liée aux entrées des parcs d’attractions ou de musées par exemple.

La Direction considère que cette activité est moins rentable, méprisant de fait l’expertise des cheminots.

Elle a donc décidé d’externaliser entièrement la vente groupes « forfait » en la confiant aux agences de voyages.

Les voyages groupes en TER renvoyés à l’AO (Autorité Organisatrice)

La Direction renonce à la vente pour les groupes voyageant uniquement en TER. Elle renvoie la charge de cette prestation dans le giron de l’activité TER.

Dans le contexte de l’ouverture à la concurrence, la Direction TER a d’ores et déjà indiqué qu’elle ne comptait pas reprendre les effectifs des agences groupes sans garantir pour l’instant le maintien de cette prestation.

Seuls les voyages de groupes supérieurs à 30 personnes seraient toujours traités par la seule agence qui resterait, celle de Strasbourg.

Des suppressions d’emplois avec des échéances à très court terme.

tableau

Les multiplications de suppressions d’emplois dans tous les services assombrissent (FRET, Vente aux guichets, Escale…) les perspectives d’avenir pour les cheminots de ces agences, d’autant plus que la Direction n’a clairement pas pris en considération à sa juste mesure, ni même anticipé, les conséquences sociales de sa politique.

Lors de cette bilatérale, la CGT a rappelé que les agences groupes faisaient partie du tissu de distribution du service public ferroviaire et qu’à ce titre, la proximité restait essentielle et ne pouvait souffrir d’un traitement différent selon les réseaux (TER ou Grandes Lignes) ou le nombre de voyageurs.

La CGT a dénoncé une décision dogmatique sacrifiant les cheminots sur l’autel de la productivité et des velléités d’externalisation de la vente.

La fédération CGT appelle les cheminots à débattre de cette décision de la direction avec les syndicats CGT afin d’élever le rapport de forces pour imposer à la Direction une autre trajectoire, la pérennisation et le développement des agences groupes dans les territoires.

La journée d’action du 19 mars 2019 doit être l’occasion de nous faire entendre et combattre ce plan social dans les agences groupes.

LE 19 MARS 2019,
TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER !

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LA CGT DES CHEMINOTS GAGNE UN ACCORD SUR LES ACTIVITÉS SOCIALES

Tract aux cheminots

| Fédération

Depuis plus de 4 mois, forte de la confiance que lui ont renouvelée les cheminots lors des élections professionnelles de novembre 2018, la Fédération CGT des cheminots oeuvre sans relâche pour qu’un accord permette de maintenir les activités sociales offertes aux cheminots et à leurs ayants-droit.

La mise en oeuvre des CSE en lieu et place des comités d’entreprise à la SNCF au 1er janvier 2019, a légalement fait tomber tous les accords existants. Potentiellement, le Comité Central (CCGPF) aurait donc dû disparaître, et avec lui les colos, les maisons familiales et tout le patrimoine social qui aurait été bradé aux promoteurs immobiliers. Les activités sociales de proximité auraient dû être éclatées entre les 33 CSE multirégionaux, très éloignés des cheminots, provoquant le licenciement de centaines de salariés et la disparition de nombreuses installations sportives, culturelles ou de loisirs. Les cheminots d’un même site n’auraient pas eu les mêmes droits.

La CGT s’est donc engagée dans une bataille intense pour préserver les acquis des cheminots, notamment en faisant des propositions très concrètes pour reconstruire l’unicité entre les agents, quelle que soit leur activité.

Elle a réussi à convaincre les autres organisations syndicales et à imposer à la Direction la création de 23 instances de proximité interentreprises sur des périmètres géographiques raisonnables (les anciennes régions SNCF).

Le Comité Central est également maintenu.

Après une table ronde le 7 mars dernier, un accord national est désormais soumis à signature.

La CGT va le signer.

Même si certaines OS ont obtenu de pouvoir limiter l’accès des agents dépendant de leurs CSE à la seule restauration, l’accord prévoit aussi une autre option afin leur offrir l’accès à toutes les activités. Les élus des CSE devront donc choisir entre ces deux scenarii.

La CGT, que les cheminots ont placée à la gestion de 27 CSE sur 33, affirme d’ores et déjà qu’elle défendra l’option de la mutualisation totale pour que tous les cheminots puissent accéder à l’ensemble des activités sociales offertes en proximité de leur lieu de travail.

Les activités sociales seront donc un espace qui restera préservé de l’éclatement de l’entreprise. C’est un acquis important ! Il faut maintenant aller plus loin. 2

Cela prouve que l’on peut reconstruire l’unicité dans l’organisation de la production, l’exercice de nos métiers, ou encore notre statut social.

Il faut pour cela résister à la tentation de l’individualisme et se mobiliser tous ensemble pour défendre des revendications qui vont dans ce sens.

La CGT souligne l’implication des personnels CE qui ont multiplié les actions afin de défendre leurs emplois et les activités sociales (envahissements de séances plénières, squats de directions régionales, rassemblements, etc).

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’organiser en se syndiquant.

Afin de mieux mener la bataille, elle organisera des débats dans les prochaines semaines sur les attentes des syndiqués en matière de « conditions de travail, conditions de vie et conditions de lutte ».

Face à la réforme ferroviaire et à la réforme des retraites, notre avenir est dans nos mains !

Il n’est pas question de rester spectateurs de la casse que la Direction et le Gouvernement entreprennent. On ne fait pas une réforme, on ne transforme pas une entreprise, on ne change pas de modèle social, contre l’avis de ses salariés ou de ses citoyens.

Faisons-nous entendre et imposons d’autres choix !

Faire reculer la Direction SNCF et imposer notre vision du service public, c’est possible !

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SURVEILLANCE GÉNÉRALE : ON N’EN A PAS FINI !

Action interprofessionnelle

| Services communs

Depuis plusieurs semaines, les questions de pouvoir d’achat (et donc des salaires), de justice fiscale, d’accès et de développement des Services Publics, sont clairement posées sous différentes formes.

Nos luttes à la SUGE posent également ces sujets, mais aussi plus largement l’avenir de la Surveillance Générale à la SNCF.

 Que ce soit en Ile De France ou en province, les agents SUGE s’expriment très régulièrement sur leurs conditions de travail, sur la reconnaissance et l’avenir de leur métier.

Le nombre de recrutements reste insuffisant pour couvrir la charge de travail et le système de contractualisation désorganise le travail.

Au quotidien, pour les agents de la SUGE, c’est l’augmentation des cadences de travail, l’augmentation de la durée des nuits, la réduction des périodes de repos par le resserrage des journées de service, les heures de TIS remplacées par davantage de terrain,…

Dans une conjoncture où les violences et atteintes aux personnes et aux biens sont quotidiennes, la pénibilité du métier n’est pas prise en considération dans l’organisation du travail.

La Direction exige de l’excellence ! Mais avec quels moyens et pour quelle reconnaissance ?

Il aura fallu des DCI, préavis et rassemblements pour que la CGT et les agents SUGE obtiennent des avancées sur le salaire et sur l’emploi. Des avancées qui restent insuffisantes et qui ne sont toujours pas mises en application à ce jour.

Pour la CGT, le travail ne doit pas être synonyme de souffrance et doit être dument rémunéré. La sûreté est un métier spécifique du ferroviaire, pas une prestation à but lucratif de la future holding.

Ensemble, poursuivons l’action et forçons la Direction à respecter ses engagements. Exigeons des garanties sur l’avenir de la Surveillance Générale dans le Groupe Public Ferroviaire.

La SUGE est pleinement concernée par la réforme du système ferroviaire. Nous n’avalerons pas les couleuvres de la Direction !

Les cheminots de la SUGE n’ont pas dit leur dernier mot en décembre 2018.

La décision unilatérale de la Direction ne nous dissuadera pas de poursuivre l’action engagée. En effet, depuis le 1er février et ce en l’attente d’une décision de justice suite au recours engagé par la Fédération CGT, les cheminots de la SUGE sont soumis au dépôt de DII pour exercer leur droit de grève !

A ce jour, et dans le cadre de l’action de grève du 19 mars, les agents SUGE doivent déposer leur DII au plus tard ce samedi, 20h00.

Le 19 mars 2019, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se mettre en grève, à manifester pour un vrai service public ferroviaire au service de la Nation, pas de la finance !

Rappelons à la Direction que nous sommes mobilisés et que nous ne lâchons rien !

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LE 19 MARS, LES FONCTIONS TRANSVERSES DÉFENDENT LEUR AVENIR !

Services Transverses

| Services communs

Depuis plusieurs semaines, les questions de pouvoir d’achat (et donc des salaires), de conditions de travail, de reconnaissance du travail sont clairement posées de différentes manières à travers le pays. Autant de sujets dont la Fédération CGT des Cheminots se saisit dans l’entreprise, en plus de la menace de privatisation pure et simple des Services Transverses de la SNCF.

Aucun cheminot des services transverses n’est épargné par les mauvais choix de la Direction et du Gouvernement.

Cette année encore, la forte baisse des effectifs transverses réduit fortement les contingents de notations 2019, alors qu’une 5ème année de gel des salaires s’annonce. Le pouvoir d’achat des cheminots continue de se dégrader.

La Direction réclame de l’excellence mais avec quels moyens humains et financiers ? A l’instar des salariés qui se mobilisent partout sur le territoire, les cheminots veulent être rémunérés dignement et exercer leur métier avec des conditions de travail décentes.

A cela s’ajoute une volonté non dissimulée de la Direction d’externaliser nos métiers. C’est pourtant est un très mauvais choix sur le plan économique et social !

A l’EPIC SNCF, les projets de privatisation par la filialisation concerne tout autant OPTIM ‘SERVICES que la Branche Immobilière, la Direction des achats, e-SNCF, …

Dans le cadre de la réforme du ferroviaire, les Services Transverses de l’EPIC Réseau et de l’EPIC Mobilités (Pôles RH, GU, Compta-Finance, SI,…) sont également menacés, sous couvert d’ouverture à la concurrence qui justifierait une productivité à outrance.

Sans compter que les personnels des « fonctions supports » de SNCF Mobilités sont eux aussi transférables au privé dans le cadre d’un appel d’offres, lorsqu’ils sont affectés à plus de 50% aux lignes ou lots soumis à la concurrence.

En réalité, le transfert des Services Transverses vers le privé ou vers une filiale de droit privé du groupe se traduirait par un abaissement des conditions sociales, un impact sur la rémunération, l’avancement, la réglementation du temps de travail, etc.

Hors de question de les laisser faire ! La CGT propose des mesures immédiates à exiger ensemble.

Salaires : La reconnaissance des compétences des métiers transverses, sur la base du diplôme et de l’expérience acquise, par la qualification. 2

Emploi : La qualité du Service rendu, et donc la satisfaction du travail bien fait, exige un effectif en corrélation avec la charge de travail et le savoir-faire nécessaire.

Conditions de travail : l’évolution numérique de nos métiers doit être un progrès vers de meilleures conditions de travail, notamment par l’abaissement du rythme de travail et la réduction du temps de travail annuel.

Face aux projets de la Direction, la CGT défend le retour à une entreprise unique et intégrée, pour répondre aux besoins de service public ferroviaire, dont les métiers et services Transverses sont un maillon essentiel.

Défendons nos droits et nos emplois !

Le 19 mars 2019, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se mettre en grève, pour défendre le Service Public, nos emplois et nos conditions de travail.

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CONFÉRENCE DE PRESSE CGT : NON AU CDG EXPRESS

Conférence par F. Le Merrer

| Dossier NON au CDG Express

Par Frédéric LE MERRER
Secrétaire Général de l’UIT

 

Madame, Monsieur,
La CGT, et notamment ses organisations à l’initiative de cette conférence, s’opposent depuis de nombreuses années à ce projet aussi inutile que néfaste, les urgences étant ailleurs.

Il est bon de rappeler que ce projet, déjà très ancien puisqu’il a commencé à être évoqué en 1998, et devait voir le jour en 2014, avait été confié à VINCI qui a jeté l’éponge en 2011, considérant que cette future liaison ne serait jamais rentable.

Remise au goût du jour par le précédent Gouvernement, ce projet de liaison sera intégré à la « loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques » dite « loi Macron », une loi fourre-tout de 308 articles du nom du ministre de l’économie de l’époque. Loi qui aura fait l’objet de l’application du 49-3. Ce qui a permis au Gouvernement de publier une ordonnance le 19 février 2016 autorisant le recours à une procédure d’extrême urgence pour la prise de possession des terrains nécessaires à la réalisation de cette liaison ferroviaire.

Ce rappel pour bien comprendre ce qui se passe aujourd’hui, la violence avec laquelle le Gouvernement avance à marche forcée sur ce dossier, en plein « débat national » et alors que l’opposition à ce projet grandit, tant parmi la population et les usagers, les élus politiques de tous bords, les associations et chez les salariés des entreprises concernées par ce dossier.

La CGT est à l’initiative avec les salariés pour s’y opposer et c’est aussi le sens de son engagement au sein de l’association « NON AU CDG EXPRESS ».

Car cet acharnement du Gouvernement à réaliser ce projet est aussi à mettre en lien avec sa volonté de privatiser Aéroports de Paris (ADP) à laquelle, la CGT est résolument opposée. Nous sommes dans une opération financière au service d’intérêts privés, quand on sait que la société Vinci (et oui, encore elle) est sur les rangs pour s’accaparer ADP (une société qui bénéficie déjà de larges rentes des autoroutes, des lignes à grande vitesse…) pour lui offrir une ligne dédiée à son business !

Car avant d’imaginer une liaison qui relie l’aéroport CDG à Paris, il est nécessaire de répondre aux attentes des usagers qui s’impatientent et qui souffrent en raison de l’absence d’investissement réalisé ces 30 dernières années et de la hausse de fréquentation des trains pour l’amélioration de leurs conditions de transports du quotidien.

Par effet de ricochet, les salariés qui réalisent des prouesses pour tenter de répondre aux enjeux de service public de transports quotidiennement, dans des conditions souvent difficiles, subissent de plein fouet les retards d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et dans la modernisation des matériels banlieues. Ils subissent également les incessantes restructurations des organisations des activités et des collectifs de travail, qui fragilisent les personnels et dégradent les services que sont en droit d’attendre les usagers.

Il en est ainsi des présences humaines dans les gares et les trains, garant de la régularité en cas de problèmes et d’incivilités, mais aussi indispensables pour délivrer les titres de transports, notamment pour ceux qui ne sont pas porteurs du Pass Navigo.

Par ailleurs, les politiques conduites par les directions d’entreprises de la SNCF, de la RATP consistent à généraliser les externalisations pour réaliser les opérations de la maintenance de la voie et des caténaires, fragilisant ainsi la qualité des opérations.

Concernant la maintenance du matériel, le parc des rames banlieue disponibles pour la réalisation des services quotidiens des lignes, est insuffisant. Le moindre imprévu, conjugué à un manque d’emploi à la maintenance, fragilise, contrairement aux idées reçues, la robustesse de la production.

Malgré les promesses du Gouvernement à propos des impacts du CDG Express sur la ligne RER B, des lignes P et K du Transilien, dans sa phase travaux ou dans sa phase opérationnelle, notre expertise syndicale, trop souvent mise de côté, confirme que la souplesse de production ne sera absolument pas permise.

Faut-il rappeler que le CDG Express circulera majoritairement sur les lignes K, qu’utilisent également le TER Picardie, sans oublier le RER B qui utilisent aussi ces voies en situation perturbées (ce qui est assez fréquent) mais également des trains de marchandises essentiels à développer, avec une réutilisation massive du triage du Bourget, et tout cela dans un contexte d’urgence environnementale pour combattre les pollutions, le réchauffement climatique et les congestions des routes. La réalisation du CDG Express priverait les capacités de développement des trafics du Fret. Un non-sens économique et environnemental. Rappelons qu’en Ile-de-France, la part modale du Fret Ferroviaire est inférieure à la moyenne nationale avec seulement 3 % de parts modales.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre. Est-il utile de rappeler que l’une des priorités des franciliens est l’amélioration des transports du quotidien.

Que vont penser les usagers des lignes B, K et P qui vont subir la double peine de nombreuses interruptions de service durant les prochaines années pour la réalisation d’un train pour lequel ils n’auront pas accès avec leur Pass Navigo ou un billet au tarif Ile-de-France Mobilités. Le prix envisagé du titre de transport CDG Express pour un seul trajet est estimé entre 24 ET 29 €.

Que vont penser les usagers de la ligne C qui vont devoir, à nouveau, patienter pour la modernisation des postes de régulation qui assurent la circulation des trains sur le noeud ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, tristement connu pour sa catastrophe ferroviaire.

Que vont penser les Personnes à Mobilités Réduites (PMR) qui vont voir les travaux d’accessibilités aux transports collectifs retardés pour donner la priorité au CDG EXPRESS.

C’est véritablement un manque de respect pour tous ces usagers qui souffrent de leurs conditions de transports pour se rendre chaque jour de leur domicile à leur travail, à leur école tout simplement se déplacer pour leur convenance personnelle et ainsi éviter de prendre la voiture.

Oui, les usagers/citoyens ne comprennent pas et n’acceptent pas que des travaux prévus pour améliorer leurs transports du quotidien soient arrêtés ou retardés faute de moyens au profit d’un train qui ne répond pas à l’intérêt général et qui va engloutir 2,5 milliards d’euros d’argent public !

D’ailleurs, un rapport de l’ex-STIF de juin 2016 ne parle-t-il pas d’une perte équivalente à 1,5 milliard d’euros liée à la baisse de ponctualité du RER B à cause du CDG Express ?

Le dernier avis d’IDF-Mobilités confirme ces craintes et pour cause : « Compte tenu de l’ampleur du programme de l’ensemble des travaux sur l’axe Nord du RER B, le risque est grand que les impacts ne se limitent pas aux périodes de moindre trafic (week-ends, été, soirées…) mais touchent également les jours de semaine de plein trafic et induisent par ailleurs sur certaines périodes des limitations temporaires de vitesse en semaine, entraînant une réduction de la fréquence des trains ».

Craintes qui se confirment à la lecture d’un courrier de réponses du Préfet CADOT aux conseillers « Front de gauche », daté du 01 mars 2019, qui précise notamment : « Cependant, la totalité des travaux à conduire, à partir de 2021 et jusqu’en 2024, va nécessiter des coupures de circulation importantes sur cet axe ferroviaire. L’analyse de ces contraintes sera finalisée au début du mois d’avril prochain ».

Et pourtant, des travaux sont engagés ! Un véritable scandale démontrant le peu d’intérêt que porte l’Etat aux citoyens et à leurs représentants.

Que dire de l’argument fallacieux qui consiste à évoquer l’attractivité économique et touristique pour imposer le CDG Express. Paris reste la destination touristique première dans le monde en 2018, comme c’est le cas depuis de nombreuses années.

A ce sujet, nous voulons réaffirmer ici avec force, que contrairement à ce qu’affirment les partisans du CDG EXPRESS, l’organisation des JO à Paris en 2024 ne pâtira pas de son abandon puisque cette ligne ne figurait pas dans le dossier initial de la candidature de Paris 2024 et qu’elle ne desservira pas les sites des JO. Au contraire, les dessertes des JO risquent d’être perturbées par le CDG EXPRESS.

Les enjeux sociaux et environnementaux doivent être clairement LA priorité. Pourquoi privilégier à tous prix, les 17 000 passagers attendus du CDG Express aux 9 millions d’usagers quotidiens des transports publics franciliens ?

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien, impose le doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord des lignes du RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement. Deux lignes majeures desservant l’Ile-de-France dans sa partie Nord et Sud. Un projet qui a connu de nombreux rebondissements depuis plus de 20 ans, aujourd’hui refusé pour des questions de coûts et de difficultés à réaliser.

La seule réponse pour tenter de donner de la souplesse est le déploiement de NEXTEO. Il s’agit d’un système automatique de régulation des trains appliqué sur la portion de ligne Châtelet/Paris Nord, afin de réduire la distance d’espacement entre deux trains. Cet outil doit être déployé pour le RER B et D, mais il n’est à aujourd’hui pas financé. L’investissement est estimé à 500 millions d’euros. Le problème est que le niveau de croissance du trafic des lignes B et D et tel que ce système sera déjà insuffisant en 2025.

Des mesures rapides peuvent être engagées pour répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :
▪ Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ; une solution qui contribuera à améliorer la régularité du RER B, notamment en cas d’incidents ou de pannes sur une branche du RER.

Elle permettra de circuler sur l’autre et de pouvoir rapatrier une rame à Mitry-Claye pour réparation et éviter de repasser par Aulnay pour rejoindre Mitry ou par le tunnel central (saturé) pour rejoindre les ateliers de Massy.

Nous demandons toujours la création d’un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry-Claye composé de 4 voies sur fosses. Solution qui permettra une meilleure offre pour la desserte de l’aéroport, une meilleure régularité et aussi de répondre aux besoins des usagers des quatre gares de cette branche « Mitry », en leur permettant de se rendre sur la plateforme de l’aéroport sans avoir à repasser par Aulnay-sous-Bois. Ce qui aura un impact positif sur les temps de transports et la circulation routière. Solution qui permettra aussi d’améliorer le cadencement de la ligne K sur un secteur en forte demande, tout comme pour le TER Picardie avec possibilité de correspondance à Mitry-Claye pour se rendre directement à l’aéroport.

▪ Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
▪ Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
▪ Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
▪ Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté, un des vecteurs de la régularité.

L’abandon du CDG EXPRESS est aussi très attendu des usagers et des populations au départ de la gare de l’EST, car le CDG EXPRESS, c’est 3 voies de réservées, voire 4 en situation perturbée qui empêcheront tout développement de dessertes sur la ligne P, alors que les besoins ne cessent de croître.

Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler que la ligne 17 desservira également l’aéroport. Tous les franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K mais aussi ceux des autres lignes Transilien.

Le Gouvernement et IDF Mobilités pourraient être tentés, pour éteindre la contestation des élus, associations et des syndicats de la ligne B de répondre au calendrier imposé par la réalisation du CDG Express, au détriment des travaux de modernisations des autres lignes transilien.

A titre d’exemple, sans revenir sur mes propos concernant le report des travaux de modernisation des postes d’aiguillages de Brétigny, qui devaient quand même être réalisés en 2015 / 2016, mais celle sur une actualité toute récente, qui nous démontre s’il en était, l’urgence a engagé des travaux de modernisation des infrastructures de transports du quotidien.

En gare de Musée d’Orsay de la ligne C, suite à des infiltrations d’eau, le plafond se détache risquant de blesser les usagers.

A Choisy Le Roi, toujours sur la ligne C du RER, suite à un affaissement de la voie ferrée qui serait lié à la dégradation des berges du lie de Seine qui longe les voies du RER, les travaux nécessaires à la consolidation des berges imposent des interruptions de circulation pour les usagers des gares d’Ivry, Vitry et les Ardoines, chaque jour de 10h à 16h. C’est deux exemples démontrent s’il en était, l’état d’urgence à mettre en oeuvre pour l’amélioration des transports du quotidien. C’est cette vie que pourrait être amenée à vivre les usagers de la ligne B. Urgence également à revenir sur une logique de production basée sur la prévention et non curative.

Assurément, le CDG Express amplifiera ce phénomène car les ressources en matériel d’engins spécialisés à la maintenance de l’infrastructure ferroviaire et les moyens des personnels techniques seront engagés prioritairement pour la réalisation du CDG Express, la filière de la maintenance ferroviaire étant extrêmement tendue.

Alors oui, nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs. La CGT est contre le CDG Express.
Nous sommes à votre disposition pour répondent à vos questions.

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13 mars 2019

Mobilisation contre la réduction des horaires d’ouverture de la gare de Villefranche-de-Rouergue

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