Fédération CGT des Cheminots


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100 ans de luttes – Notre histoire : un OUTIL pour L’AVENIR

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100_ans_cgt2Lors du 43e Congrès de la fédération, notre Institut d’histoire sociale mettra à la disposition des congressistes, le second tome de notre opus sur l’histoire cheminote.

Le 43e Congrès fédéral se tiendra au Palais des congrès à Saint-Malo du 17 au 20 janvier 2017. Ce sera aussi l’occasion de fêter le 100e anniversaire de la Fédération CGT des cheminots.
Pour célébrer cet événement, l’IHS publiera dans le même temps la suite de « Les cheminots ont s’en fait toute une histoire ».

Un projet de longue date

lutte_2Cet ouvrage tient une place particulière au sein même de notre institut. Dès sa création, nous avions envisagé de publier plusieurs ouvrages retraçant l’histoire de la corporation cheminote, depuis sa naissance jusqu’à nos jours. Notre projet visait à inscrire celle-ci, sous une forme chronologique, en la liant avec les différents contextes politiques ainsi qu’avec l’évolution du mouvement social en général mais aussi l’histoire du chemin de fer, des cheminots et de leurs luttes.
L’opus « Les cheminots ont s’en fait toute une histoire » est la concrétisation de ce projet. Il permet à chacun d’appréhender dans le temps et dans l’espace politique et social, l’essentiel de la riche et passionnante histoire des cheminots et du transport ferroviaire.

 

Un outil de luttelutte_3

Il s’agit aussi de susciter une réflexion prompte à nourrir le travail quotidien de nos organisations à partir de l’histoire sociale. Cela peut nous permettre de mieux travailler nos propositions et nos actions pour défendre et développer le service public ainsi que la satisfaction des revendications des cheminots.

Aux origines de notre histoire

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Le premier tome prenait en compte la période allant de 1823 à 1918. Il avait pour point de départ la date à laquelle le directeur de l’École des mines de Saint-Étienne, appuyé par les capitalistes parisiens et des industriels de la région, avait obtenu du gouvernement français la première concession de chemin de fer pour joindre Andrézieux sur la Loire au Pont-de-l’Âne sur le Furens. L’ouvrage se clôturait sur la création de la Fédération nationale des travailleurs des chemins de fer français des colonies et pays de protectorat à Paris, les 27 et 28 janvier 1917 et la fin de la Première Guerre mondiale. Issue de la fusion de la fédération des mécaniciens et chauffeurs, de l’association professionnelle des agents de train, des deux associations générales de personnel de l’État, du PLM1 et du syndicat national, cette nouvelle entité, affiliée à la CGT, se dota aussi d’un nouveau journal : La Tribune des cheminots. Le tome 1 de 360 pages est toujours disponible à la Fédération.

Le début du XXe siècle : une période clé

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Le second tome couvrira la période allant de 1919 à 1938. Nous suivrons évidemment toujours le même schéma.
Nous traiterons les évolutions politiques auxplans national et international avec notamment : les conséquences de la Grande Guerre, la singularité des colonies françaises, l’affrontement entre réformistes et révolutionnaires au
sein de la gauche, la montée de la crise économique et financière, les instabilités gouvernementales sous la IIIe République, la montée du fascisme en France et en Europe, le Front populaire et son programme, la politique de non-intervention.

Les évolutions du chemin de fer après la guerre seront également abordées, ainsi que les rôles respectifs de l’État et des compagnies, la lente dégradation de l’outil ferroviaire, le manque d’investissements de la part des compagnies, les débuts de l’affrontement du rail et de la route, la marche vers la nationalisation.
Concernant le mouvement social et les luttes, de nombreux événements méritaient notre attention et parmi eux :
•La grève générale de 1920 avec ses 18 000 révocations chez les cheminots ;
•La scission au sein de la CGT en 1921 et 1922 avec la création de la CGTU2 et la CGT confédérée sur fond d’affrontement entre révolutionnaires et réformistes, ainsi que les conséquences de cette scission sur le
front des luttes et sur la satisfaction des revendications ;
•Les principaux points de l’activité revendicative entre 1920 et 1938, dont la journée de huit heures et la réintégration des révoqués,
la représentation du personnel aux salariés et retraités et la couverture maladie ;
•Le long parcours pour retrouver le chemin de l’unité d’action puis de l’unité de la CGT ;
•Les grandes manifestations pour lutter contre le fascisme ;
•La réunification des deux CGT au congrès de Toulouse en mars 1936 ;
•L’élection d’un gouvernement issu du Front populaire en 1936 après les législatives des 26 avril et 3 mai ;
•La mise en oeuvre de la plateforme du Front populaire, puis la pause ;
•Les grandes grèves de 1936 et la position de la Fédération CGT des cheminots ;
•La nationalisation des chemins de fer en 1937.

Ne sont citées ici que quelques grandes lignes de l’ouvrage, mais, au vu du contexte actuel, chacun peut déjà comprendre toute l’importance de cette période de l’histoire de la corporation cheminote d’avant la nationalisation.

Patrick Chamaret, président de l’IHS CGT des cheminots.

1 PLM : ancienne Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, l’un des ancêtres de la SNCF.

2 CGTU : Confédération générale du travail unitaire.

Légendes photos par ordre d’affichage :

1/ Grève de 1920.

2/ Carte CGTU 1925.

3/ La Tribune des cheminots du 3 mars 1917.

4/ 14 juillet 1936, place de la Bastille.

5/ Affiche de Granjouan pour la journée d’unité syndivale du 21 décembre 1924.

L’Écran rouge, un livre SOUVENIR

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billet-ihs-970L’Écran rouge, Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo1, est un ouvrage collectif paru au printemps dernier sous la direction de Tangui Perron, historien, spécialiste des rapports entre mouvements ouvriers et cinéma.

Ce livre revêt de nombreux intérêts pour les cheminots.
D’une part, il embrasse une période très riche de l’histoire des luttes, celle du Front populaire. D’autre part, il relate la rencontre du monde des ouvriers et des cheminots avec le cinéma.
Tangui Perron a en effet réservé plusieurs pages, richement documentées, au film Sur les routes d’acier**, sorti en 1938.

Or, ce dernier est à l’initiative de notre fédération, qui, en 1936, avait décidé de confier la réalisation de ce documentaire à Boris Peskine, alors jeune cinéaste. Sa création s’est faite dans un contexte de réunifications syndicales.
Celle des fédérations des cheminots, mais aussi celle du syndicat des travailleurs du film (dont Peskine était membre) avec celui des acteurs et des techniciens du cinéma.
Ingénieur de formation, le réalisateur a su rendre à l’écran le caractère humain de la vie ferroviaire tout autant que l’exigence technique et industrielle.
Le documentaire relate l’histoire de la fédération, celle du chemin de fer et de ses hommes. Les images montrent la densité du réseau ferroviaire de l’époque, évoquent les métiers et rendent compte des actions de la fédération, de ses syndicats et syndiqués.
L’Écran rouge révèle d’abondants détails relatifs à ce film et à son contexte historique. L’histoire sociale et celle des luttes ne sont pas en reste et se déploient tout au long des pages, agrémentées de nombreuses illustrations.
Un beau livre donc, qui nous rappelle que la convergence des luttes peut réellement changer les choses et que nous vous invitons à parcourir.

Madeleine Peytavin, membre du bureau de l’IHS des cheminots.

* L’Écran rouge, Syndicalisme et cinéma de Gabin à Belmondo, collectif sous la direction
de Tangui Perron, Editions de l’Atelier, 2018, 240 pages, 30 euros.
** Sur les routes d’acier peut être visionné gratuitement sur le site www.cinearchives.org

Notre patrimoine EN LIGNE

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Tribune_N969_BDGrâce à une convention avec la Bibliothèque nationale de France (BNF), la Fédération et son IHS vous ouvrent un nouvel horizon avec une bibliothèque numérique que vous pourrez découvrir à partir du 20 juin 2018, via le nouveau site de l’IHS cheminots.

Vous y trouverez l’essentiel des publications de la Fédération, dont La Tribune des cheminots depuis l’édition de mars 1917, date officielle de sa création et dont nous avons marqué le centenaire tout au long de cette dernière année.

Pour comprendre plus précisément l’histoire de cette revue emblématique, vous pourrez prendre connaissance des journaux publiés en amont.

Notre fonds intègre en effet, La Tribune de la voie ferrée (1898-1914), journal du Syndicat national des cheminots et Le Réveil des travailleurs de la voie ferrée (1892-1898) publié par la Chambre syndicale des travailleurs du rail.

Ces publications témoignent de la longue gestation qui a donné naissance à notre Tribune, bien avant que l’appellation « cheminots » nomme familièrement puis fièrement les femmes et les hommes qui constitueront notre corporation par leur travail et leurs luttes.

Vous aurez aussi un premier accès aux archives photographiques et cinématographiques ainsi qu’à un fonds de matériel syndical à travers le temps qui s’étofferont selon nos moyens. S’adaptant aux nouveaux supports numériques, tout sera accessible via un ordinateur de bureau, une tablette ou un smartphone.

Cet accès à nos archives vous permettra de vous enrichir des expériences et des luttes de toutes celles et tous ceux qui nous ont précédés. Ce patrimoine vous paraîtra souvent d’une actualité brûlante et vous apportera une aide et des réponses aux questions qui traversent nos combats d’aujourd’hui.

En ouvrant sans restriction à ses adhérents, au public, chercheurs, étudiants, historiens ou journalistes une partie de son fonds, notre Fédération joue la transparence la plus complète pour la connaissance de son histoire et de son action.

Rendez-vous le 20 juin 2018, sur le nouveau site de l’IHS de la CGT des cheminots www.ihs.cheminotcgt.fr

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

Et le printemps arrivera À NOUVEAU…

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Charles Massabieaux © IHS – CGT des cheminots

« Agissons dans l’unité », telle était l’ambition qui s’affichait sur un large bandeau à la une de La Tribune des cheminots de mars 1968, il y a tout juste cinquante ans. L’invite côtoyait les revendications portées par les cheminots en matière salariale, pour les 60 francs d’augmentation mensuelle immédiate pour tous les agents, pour les 40 heures et contre le démantèlement de la SNCF.

Dans son éditorial, le secrétaire général de la Fédération, Charles Massabieaux, insistait : « Nous appliquons, dans le domaine de l’unité et de l’action, les décisions unanimes de notre Congrès fédéral de janvier 1968 […] Nous sommes prêts à discuter sans étroitesse de ces questions avec tous et à rechercher ensemble les moyens les meilleurs de l’action unie… ! »

Quelques mois après, La Tribune des cheminots de juin 1968 titrait en pleine page « 17 mai/5 juin, victoire de l’action unie des cheminots ». Et pour cause. Les cheminots avaient obtenu une augmentation allant de 10 % pour les cadres à 15,7 %, soit plus 97,62 francs par mois pour les bas niveaux… Ce qui était impossible en mars était devenu réalité en juin. À cela se sont ajoutés la réduction du temps de travail, le droit syndical et le développement du service public, actés dans un procès-verbal en 16 points de progrès.

Ce qu’il s’est passé entre-temps et de quelle façon cela s’est passé, sera un des moments et une séquence de notre histoire sociale que notre institut analysera et vous fera revivre dans ses cahiers au printemps prochain.

Nous contribuerons à éclairer un peu plus certaines questions qui, aujourd’hui, sont encore sujettes à polémiques. Si l’histoire ne se reproduit jamais à l’identique, il y a néanmoins des leçons dont nous pouvons tirer arguments aujourd’hui.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

De réformes perpétuelles en PLANS SUCCESSIFS !

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de_reformeDepuis sa création, il y a 80 ans, la SNCF subit des réformes et des plans à répétition.
Les recettes appliquées et leurs motivations ont une constance. Au nom de l’équilibre financier, elles ne visent qu’à baisser les effectifs, fermer des lignes et ciblent les conditions sociales des cheminots, leur caisse de retraite et leurs facilités de circulations. À chaque fois, ces stigmatisations sont utilisées pour esquiver la responsabilité des choix politiques et économiques imposés à l’entreprise nationale.

Dès 1938, le premier plan « de démembrement du réseau » décide la fermeture totale de 4 679 km de lignes voyageurs et celle, partielle, de 1 743 km. Il comprend la baisse des effectifs avec le licenciement des auxiliaires et des mises en retraite anticipées de cheminots du cadre permanent, vite remplacés par des auxiliaires. Le ministre des Travaux publics de l’époque parle d’une nécessaire « pénitence ferroviaire ». Avec une virulence exacerbée, les attaques actuelles ne font que reprendre les arguments répétés du plan Tissier de 1949, de l’avenant de 1953, du plan dit « de stabilisation » de 1964, de la réforme des années 1970 et du contrat de plan de 1978 et son réseau noyau.

Des rapports de forces ont pu apporter des éclaircies en 1982 avec la LOTI et le statut d’Épic de la SNCF, puis en 1995, avec le barrage à la réforme Juppé. Mais l’horizon s’est assombri de nouveau avec la réforme de 1997 puis la « réforme de la réforme ». En s’adaptant aux paquets européens, celles-ci ont induit la création du Groupe public ferroviaire (GPF), et amené le système ferroviaire vers l’ouverture à la concurrence, engageant ainsi un retour à des compagnies privées. Or, ce système a déjà montré son inadéquation. En 1937 les réseaux privés, alors incapables de rendre le service public que l’on attendait, ont été nationalisés ! Évitons de passer par la case départ et activons les leviers pour la conquête et le développement du service public.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

La naissance de la SNCF

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Pierre-SemardParmi les séquences historiques qui seront célébrées cette année, celle de la création de la SNCF* au 1er janvier 1938 est majeure. Le regard de Pierre Semard, qui en a été un acteur résolu, aide à bien comprendre cet événement.

Dès 1920, il douta du bien-fondé d’une nationalisation qui, en l’absence de processus révolutionnaire, ne pouvait être qu’une réforme illusoire destinée « à replâtrer le capitalisme ».

Mais la Fédération CGT des cheminots portait alors majoritairement la nationalisation, notamment dans la grève de mai 1920 qui conduisit à la révocation de 25 000 cheminots.

Cet échec amènera à la scission de la Fédération de 1921 à 1935, puis après le Front populaire.

Dans les débats sur la réorganisation des transports et en faveur d’une coordination des moyens de transport, Pierre Semard, alors secrétaire général de la fédération, s’attacha d’abord à promouvoir des questions de fond.

Mais le gouvernement ne décida la réforme des chemins de fer qu’avec les compagnies, sans aucune discussion ni prise en compte des propositions de la Fédération.

Leur déficit atteignant 35 milliards fin 1937, la CGT prônait une profonde transformation du régime des réseaux puis la nationalisation industrialisée des chemins de fer permettant une exploitation rationnelle et économique. Ce qui excluait des demi-mesures telles que la création d’une société mixte maintenant la structure des réseaux.

La déception est donc forte dans les rangs syndicaux lorsque la SNCF est créée par le décret du 31 août 1937.

Pierre Semard évoquera alors les combats qu’il faudra continuer à mener pour obtenir une réorganisation plus profonde et une véritable nationalisation des chemins de fer.

Arrêté, condamné, emprisonné par le gouvernement français puis fusillé par les nazis le 7 mars 1942, ces combats se feront sans lui, mais c’est sa ligne que portera désormais la Fédération.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

L’IHS a 20 ans !

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20_ans_ihsOui, cela fait vingt ans que nous vous faisons connaître l’expérience accumulée par notre fédération au fil du temps. Vingt ans encore que nous rendons compte de ses combats et luttes revendicatives, lesquels témoignent que les syndiqués et les cheminots ont toujours été les maîtres d’oeuvre de leur histoire sociale.
Écrire l’histoire, comme nous le faisons, ce n’est pas seulement rapporter les faits, rechercher les sources d’information ou exposer un savoir. Les événements que nous vous restituons sont examinés et analysés dans le sens de l’évolution générale des rapports sociaux, des conditions sociales et des transformations permanentes dans la société en général, et dans le ferroviaire en particulier.

Nous les traitons de manière à vous en communiquer le sens, en les interprétant selon la dynamique de la vie et des luttes par lesquelles les cheminotes et cheminots tendent à se libérer des contraintes et des aliénations qui entravent leur plein épanouissement. Notre histoire nous enseigne que rien n’est statique, que les évolutions alternent parfois avec des soubresauts ou des reculs momentanés pouvant être ressentis comme des défaites. Mais son éclairage nous confirme que sa marche est emmenée par les luttes pour le progrès social.

En prenant appui sur ces vingt années d’expérience, l’IHS s’est engagée dans une démarche d’évolution. Nous allons ainsi nous doter d’un nouveau site internet et d’une bibliothèque numérique accessible à toutes et à tous. Nous avons aussi la volonté de mieux répondre aux questionnements et attentes de nos adhérents, en nous tournant vers tous nos syndicats et sections, pour les associer par l’adhésion à notre activité. Nous allons aussi – et enfin – vous proposer le prélèvement automatique de votre adhésion, ce qui soulagera le travail des structures syndicales.

Patrick Chamaret, président de l’IHS des cheminots.

L’UFCM dans l’histoire

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UFCM-histoireLes questions de la syndicalisation des maîtrise et cadres, de l’outil syndical, de son efficacité en prise avec les défis d’aujourd’hui seront une nouvelle fois discutées lors du prochain congrès UFCM, qui aura lieu à Saint-Malo
du 21 au 23 novembre 2017.
Un bref regard dans le rétroviseur de l’histoire de cet outil spécifique, né de la volonté de la CGT d’accompagner les salariés au plus près de leurs revendications, nous permettra d’en saisir les enjeux.
Notre fédération, tout au long de son histoire a toujours œuvré, quelles que soient les difficultés, au rassemblement des cheminots de tous grades. Ce fut pour elle une question essentielle, jamais anodine.
Pierre Semard, en son temps, mesurant bien l’apport des cadres et leur situation particulière dans la production, avait veillé à ce qu’ils aient toute leur place dans la CGT, du local au national.
Après-guerre les structures évoluèrent. Une section cadres émergea dans les syndicats jusqu’à la création de l’Union fédérale des cadres (UFC) en 1958. L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM) fut créée en 1973 avec plusieurs syndicats regroupant ces catégories au sein de la fédération.
Ce choix fut fait pour favoriser la syndicalisation et l’expression spécifique des maîtrises, techniciens et cadres qui, entre-temps, avaient vu leur proportion grandir dans la corporation. L’UFCM CGT est devenue la première organisation chez les maîtrises et la seconde chez les cadres.
Connaître et apprécier ce passé pourrait, n’en doutons point, éclairer les débats du prochain congrès sachant qu’un cheminot sur deux relève désormais des collèges maîtrise et cadres.

Jany Moineau, membre du bureau de l’IHS.

26 ans de CSG

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tribune_678La contribution sociale généralisée (CSG) a été mise en place par le gouvernement Rocard dans le cadre de la loi de finances de 1991. Il s’agit d’un véritable impôt, destiné à « financer » la protection sociale. Les gouvernements successifs et le patronat ont justifié sa création par l’idée que le niveau trop élevé des cotisations sociales – rebaptisées charges sociales – constituait une des principales causes du chômage. Il leur fallait donc les réduire, voire, à terme, les faire disparaître.
Sur ce point, il n’est pas inutile de rappeler la position de notre fédération dans La Tribune des cheminots d’octobre 1990 : « Cette réforme, disions-nous, est un véritable poison qui sera insufflé chaque année à dose de plus en plus mortelle dans la veine de la Sécurité sociale. »

Nous pressentions que la création de la CSG mettrait en cause une des plus grandes conquêtes sociales et démocratiques du XXe siècle, pour lui substituer un régime de solidarité minimum d’assistance aux plus défavorisés, financé par l’impôt. L’objectif final était déjà d’en finir avec le financement fondé sur les richesses créées dans l’entreprise.

Depuis 1993, pas moins de 82 mesures d’exonération ont été mises en oeuvre, tandis que le taux de la CSG s’est envolé, passant de 1,1 % en 1991 à 7,5 % en 1998. La dette de la Sécurité sociale s’accroissant, une nouvelle ponction dans les revenus des citoyens est intervenue avec la création, en 1996, de la contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS), dont le taux a été fixé à 0,5 % des revenus bruts.

Malgré la création de ces taxes et les exonérations successives, le chômage n’a cessé d’augmenter ! C’est dire la pertinence du diagnostic !
Les propositions du gouvernement Macron de diminuer les cotisations et d’augmenter la CSG de 1,7 % vont dans le même sens et ne manqueront pas d’aggraver la situation. Autant de « bonnes raisons » de s’y opposer.

Claude Marache, membre du bureau de l’IHS.

* La Tribune des cheminots, n° 678, octobre 1990. Coll. IHS-CGT cheminot.

Statut des cheminots et code du travail

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L’histoire sociale des cheminots, jalonnée de luttes syndicales, a permis d’élaborer au fil du temps des textes et des pratiques qui charpentent un ensemble de garanties collectives. Ces dernières protègent à la fois individuellement et collectivement les cheminots. C’est particulièrement le cas du « Statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel » institué en 1950* en faveur des agents du cadre permanent.

Ce statut, qui a le caractère d’un acte administratif réglementaire, déroge à bon nombre de dispositions du Code du travail. Toutefois, certaines restent applicables aux cheminots.
Cette dérogation trouve son origine à la fois dans les obligations de sécurité, mais surtout au vu « des nécessités particulières du service public » comme l’a rappelé en 1995 le Conseil d’État.

Outil de protection sociale, il n’est pas surprenant que le statut dérange ceux qui veulent imposer plus de libéralisme, de concurrence et de flexibilité.

Au premier rang l’on retrouve le Président Pepy, mais aussi le Medef et bon nombre d’hommes politiques de droite et de gauche, dont l’actuel président de la République.
Et si la loi d’août 2014 (réforme ferroviaire) prévoit le maintien du statut, elle a cependant ouvert la voie à sa marginalisation et son remplacement par une convention collective empreinte de reculs  sociaux. La réforme du Code du travail de Madame Pénicaud vient compléter cet arsenal de destruction.
Mais rien n’est joué d’avance, tout dépendra des cheminots…

Maurice Samson, membre du Bureau de l’IHS des cheminots.

* Le premier statut du personnel a été mis en place en 1912 sur le réseau de l’État, avant que ne soit adopté un statut unique en 1920, lui-même remplacé par une convention collective en 1938 (voir le Cahier de l’IHS n° 54 du troisième trimestre 2015).

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

17 septembre 2018

Aire de « détagage » à la gare de Béziers : pour les cheminots CGT, la direction « vend du rêve »

Pour les cheminots du dépôt SNCF de Béziers, la création d'une aire de "détagage" éco-responsable sur le site biterrois qui débute dans une quinzaine de jours "n'engendrera aucun emploi.Les annonces de la direction ne sont que de l'enfumage".[…]

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