Fédération CGT des Cheminots


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L’UFCM dans l’histoire

100 ans de luttes

| IHS

UFCM-histoireLes questions de la syndicalisation des maîtrise et cadres, de l’outil syndical, de son efficacité en prise avec les défis d’aujourd’hui seront une nouvelle fois discutées lors du prochain congrès UFCM, qui aura lieu à Saint-Malo
du 21 au 23 novembre 2017.
Un bref regard dans le rétroviseur de l’histoire de cet outil spécifique, né de la volonté de la CGT d’accompagner les salariés au plus près de leurs revendications, nous permettra d’en saisir les enjeux.
Notre fédération, tout au long de son histoire a toujours œuvré, quelles que soient les difficultés, au rassemblement des cheminots de tous grades. Ce fut pour elle une question essentielle, jamais anodine.
Pierre Semard, en son temps, mesurant bien l’apport des cadres et leur situation particulière dans la production, avait veillé à ce qu’ils aient toute leur place dans la CGT, du local au national.
Après-guerre les structures évoluèrent. Une section cadres émergea dans les syndicats jusqu’à la création de l’Union fédérale des cadres (UFC) en 1958. L’Union fédérale des cadres et maîtrises (UFCM) fut créée en 1973 avec plusieurs syndicats regroupant ces catégories au sein de la fédération.
Ce choix fut fait pour favoriser la syndicalisation et l’expression spécifique des maîtrises, techniciens et cadres qui, entre-temps, avaient vu leur proportion grandir dans la corporation. L’UFCM CGT est devenue la première organisation chez les maîtrises et la seconde chez les cadres.
Connaître et apprécier ce passé pourrait, n’en doutons point, éclairer les débats du prochain congrès sachant qu’un cheminot sur deux relève désormais des collèges maîtrise et cadres.

Jany Moineau, membre du bureau de l’IHS.

DÉFENDONS ENSEMBLE LES SERVICES PUBLICS !

| Fédération

Alors que les politiques libérales font partout la démonstration de leur inefficacité, le Gouvernement français lance une vaste offensive contre les services publics. L’énergie et le transport ferroviaire sont particulièrement visés.

DANS LE FERROVIAIRE :

Le Gouvernement s’apprête à mettre la SNCF en concurrence dans le transport de voyageurs et à liquider le transport de marchandises qui s’est effondré (toutes entreprises confondues) depuis que la concurrence s’applique dans cette activité.

Le rapport Spinetta publié le 15 février 2018 confirme que la concurrence coûtera plus cher à l’usager et aux collectivités locales, qu’elle conduira à fermer des dizaines de lignes pourtant indispensables aux territoires et pourrait provoquer de nombreux dysfonctionnements. Malgré cela, le Gouvernement veut passer en force.

La CGT exige au contraire que les enjeux sociaux et environnementaux soient au coeur de la politique publique :
▪ Pour relancer le transport de marchandises qui permettrait de décongestionner les routes, préserver l’environnement…
▪ Pour améliorer le droit au transport et la qualité du service en réunifiant la SNCF et en décloisonnant son fonctionnement interne.
▪ Pour desservir solidairement tous les territoires et leur permettre de se développer.
▪ Pour défendre l’emploi stable et bien rémunéré, qui est le seul moyen de relancer efficacement l’économie.

DANS L’ÉNERGIE :

Pris entre une Europe qui veut faire passer sa 4e directive pour imposer un mix énergétique axé essentiellement sur les énergies renouvelables et dérèglementer encore plus le secteur énergétique ; un gouvernement focalisé sur la mise en oeuvre de sa loi de transition énergétique pour la croissance verte, les emplois des agents des Industries Electriques et Gazières sont directement menacés ! Conséquences des réorganisations des entreprises et des choix des politiques libérales entrainant de facto des plans sociaux, des suppressions des plateaux téléphoniques, l’ouverture à la concurrence des barrages hydroélectriques, des fermetures de sites de production d’électricité charbon, nucléaire… En clair, une véritable gabegie organisée par le pouvoir capitalistique.

Cette situation amène la CGT à prendre toute sa place dans le débat sur la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (période 2019-2024) pour faire entendre une autre voix et porter une politique énergétique d’avenir qui prévoit, entre autres, la structuration de chaque filière énergétique.

La FNME-CGT exige le bilan de la libéralisation du marché de l’électricité et du gaz qui a détruit 70 ans de service public assurant la réponse aux besoins. L’énergie, ce n’est pas une marchandise, c’est un droit pour tous les usagers. Faisons de ce slogan une réalité et menons la bataille pour gagner un nouveau service public de l’électricité et du gaz attaché à un statut national de l’énergéticien pour l’ensemble des travailleurs du secteur.

SALARIÉS, USAGERS,
NE NOUS LAISSONS PAS DÉPOSSEDER SANS RÉAGIR !

Aux États-Unis, un récent rapport de l’association des ingénieurs civils estime à 3 600 milliards de dollars les besoins d’investissements dans les infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunication, actuellement en déliquescence. Proportionnellement, si la France était dans cette situation, cela représenterait 500 milliards d’investissements à réaliser.

Grâce aux services publics et aux entreprises publiques, notre pays se trouve dans une meilleure situation. Socialement, les services publics démontrent également leur efficacité, notamment par un faible coût de l’énergie et des transports par rapport à nos voisins européens. Ils ont permis d’amortir la crise économique de 2008.

Il est donc indispensable de renforcer les services publics, de leur donner les moyens de fonctionner correctement, de les démocratiser et d’en élargir le champ d’intervention pour mieux faire face aux attentes de la population.

A l’inverse, l’État étrangle les entreprises publiques, les met en concurrence pour les affaiblir, et se fixe pour objectif de les privatiser !

De véritables plans sociaux sont mis en œuvre pour concentrer les moyens sur des opérations capitalistes, alors que notre pays compte 5 millions de chômeurs et précaires.

La sécurité de nos installations est remise en cause par des politiques de sous-traitance en cascade, de précarisation de l’emploi et d’affaiblissement des compétences qui ont été construites grâce aux Statuts des personnels.

Réapproprions-nous les services publics ! Imposons que les besoins des usagers soient au coeur des stratégies de nos entreprises publiques. A partir de notre professionnalisme, qui est la meilleure des expertises, imposons qu’elles s’organisent et se dotent des moyens pour répondre à ces besoins, tout en améliorant les conditions de travail et d’emploi.

La Fédération CGT de l’Énergie et des Mines
et la Fédération CGT des cheminots
tirent la sonnette d’alarme et appellent les salariés et usagers
à se mobiliser le 22 mars 2018 pour défendre les services publics !

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NATIONALISER LES PERTES ET PRIVATISER LES PROFITS !

Rapport Spinetta

| Fédération

Le rapport Spinetta sur l’avenir du ferroviaire a été remis au Premier Ministre le 15 février 2018.

Il contient 43 propositions qui confirment la politique anti-ferroviaire du Gouvernement.

Réduction du mode ferroviaire

  •  Les petites lignes devront être fermées, après une étude socio-économique histoire de laisser l’espoir à chaque élu qu’il conservera sa ligne.
  •  Le FRET sera filialisé.

Hausse du coût pour la collectivité et les usagers

  • Les TER devront couvrir leur coût complet et pour cela il y aura une hausse de la redevance des Régions…
  •  Après modification de la tarification des péages du TGV (qui sera partiellement indexée sur le chiffre d’affaires), les lignes qui seront toujours déficitaires devront faire l’objet de compensation de l’Etat ou des Régions (puisque la péréquation ne peut plus s’appliquer dans un système concurrentiel).
  •  Il y aura suppression de la régulation tarifaire (c’est-à-dire du prix maximum qui peut être appliqué pour une place).

Casse du Groupe Public Ferroviaire

  •  Les fonctions transverses de l’EPIC de tête seront externalisées.
  •  Les fonctions système seront transférées à l’EPSF ou autre.
  •  La gestion de crise sera transférée à SNCF Réseau.
  •  La SUGE deviendra indépendante.

Bref : l’EPIC SNCF, dit « de tête », disparaît comme la CGT l’avait prédit en 2014 !

  •  Transfert de Gares & Connexions à SNCF Réseau et à terme, transfert des gares aux Régions.
  •  L’ARAFER définira le niveau de productivité à atteindre chaque année. Autrement dit, SNCF Réseau sera dirigé par l’ARAFER.

Une infrastructure neuve financée par le public, utilisée par les entreprises privées

  •  L’investissement de régénération supporté par SNCF Réseau devra être accru progressivement de 500 millions par an et financé par la productivité.
  •  L’indexation des péages devra être revue à la baisse pour favoriser le modèle économique (profits…) des nouveaux entrants.
  •  Ces mesures seront partiellement financées par une hausse du dividende versé à SNCF Réseau par SNCF Mobilités. Les autres entreprises ferroviaires qui gagneraient des marchés ne seront pas soumises à une taxation pour financer également la régénération…
  •  La dette ne serait que partiellement reprise.

Privatisation

  •  SNCF Mobilités et SNCF Réseau seront transformés en Sociétés Anonymes, première étape de la privatisation.
  •  ERMEWA, GEODIS et ICF HABITAT seront vendus.

Casse sociale

  •  Transfert obligatoire des cheminots en cas de perte d’appel d’offres. Pour les contractuels, un refus vaudra démission. Pour les agents au statut, il leur sera fait une proposition de mobilité nationale et un refus vaudra démission.
  •  Les nouveaux embauchés seront en contrat de droit privé.
  •  Pour les cheminots qui bénéficient actuellement du Statut, il faudra engager une négociation sur son contenu pour s’aligner sur les concurrents : CPR, RH0077, dictionnaire des filières, notations et frais de structure.
  •  Mise en place d’un plan de départs volontaires pendant 2 ans.

Les « engagements » de 2014, que l’UNSA et la CFDT avaient mis en avant pour accepter la réforme ferroviaire, sont définitivement enterrés (notamment le caractère indissociable et solidaire du GPF soi-disant garanti par la loi). La CGT avait raison. Espérons que cela serve de leçon pour les « promesses » actuelles…

Le rapport confirme que la concurrence n’est pas obligatoire à partir de 2023 puisque pour la région parisienne elle s’étalera de 2023 à 2039 au motif de la complexité du réseau et du caractère sensible de sa gestion. C’est la confirmation de l’argumentation CGT sur l’application du règlement européen OSP.

Il confirme également que la concurrence est dangereuse. Les inconvénients sont listés : moindre coordination de l’offre, risque d’instabilité de l’offre, risque de moindre efficacité, risque d’écrémage des trafics sur la base de la rentabilité. On ne dirait pas mieux !

Ce qui manque dans le rapport :

✓ Le rapport enterre le « Grenelle de l’Environnement » puisqu’il n’y a plus aucun objectif de développement du mode ferroviaire. Les petites lignes sont supprimées « si la route offre une alternative », donc priorité à la route !
✓ La filialisation du Fret n’apporte aucune perspective. Aucune mesure concrète de relance n’est évoquée. On laisse donc mourir l’activité, mais cela se verra moins si c’est une filiale.
✓ Le rapport ne contient rien sur les questions réelles que posent les usagers : comment faire en sorte que le train soit accessible à tous et à l’heure ? Aucune analyse sur le fonctionnement interne de la SNCF et notamment la gestion par activité/produit/axe. Les besoins des usagers ne sont pas la priorité du Gouvernement.
✓ Concernant le modèle économique, aucune étude sur le surcoût des PPP ou de la sous-traitance. Le dogme libéral fonctionne à plein régime.

Comme elle le fait depuis plus d’un an, la CGT exige un véritable débat public autour des propositions syndicales et des attentes des usagers. Le Gouvernement semble vouloir passer en force sur sa politique de libéralisation. Pour arracher un développement du service public et la préservation de nos droits sociaux, nous allons devoir nous défendre !

La CGT appelle les cheminots à participer en masse à la manifestation nationale du 22 mars à Paris !

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SILENCE DANS LES RANGS !

Mise en place des CSE

| Fédération

Les objectifs des ordonnances Macron sont clairs : réduire le rôle des organisations syndicales, affaiblir les Instances de Représentation du Personnel, mettre au pas les salariés du public et du privé sur tout le territoire de notre République.   Les premiers dirigeants de la SNCF décident de supprimer le dialogue indispensable en Proximité.

Y avait-il à attendre autre chose du Président du monde des affaires, le représentant des plus fortunés, de la finance folle et débridée, pour qui toute contestation de ses choix est un obstacle à la réalisation de son dogme « libéral ».

« Nos » premiers dirigeants s’engouffrent sans hésitation dans le sillage de cette guerre antisociale. Ils y trouvent leur compte d’un triple point de vue, financier, politique et stratégique.

FINANCIER, car l’amaigrissement des Instances Représentatives du Personnel est perçu par ces dirigeants obsédés par le « cash » comme une aubaine. Dans un contexte où le travail s’intensifie (forfait-jours, suppressions de postes imposées par Bercy…), c’est pour eux l’opportunité de ne plus dégager de la production des cheminots, élus, mandatés mais aussi cadres en responsabilité engagés dans la gestion des différentes instances.

POLITIQUE, car leur amour du dialogue social peine à cacher leur antipathie pour les organisations syndicales exigeantes. Le dialogue social conduit dans l’entreprise n’est qu’une parodie qui ne débouche sur rien, sans le recours indispensable à une forme de rapport de forces. Les hauts dirigeants ne jouent ce jeu que pour la communication avec un manque de sincérité évident.

STRATÉGIQUE, car l’éloignement des Instances de Représentation du Personnel présenté par la direction comme « un dialogue social plus qualitatif que quantitatif » dissimule à peine le désir, illusoire et dangereux, de tordre le cou à la conflictualité sur le terrain, dans les services. Les salariés de tous collèges sont aujourd’hui méprisés. Les dirigeants locaux sont également embarqués dans une spirale destructrice, pris dans des situations pleines de contradictions (suppressions des pôles d’appui, de son propre poste) qui se traduisent par des pertes croissantes d’autonomie et de marges de manoeuvre.

Le refus de la direction de négocier une représentation du Personnel de proximité emmène les dirigeants de terrain dans le mur !

CASSER LE THERMOMÈTRE N’A JAMAIS FAIT BAISSER LA FIÈVRE.

Ce sont les dirigeants opérationnels qui risquent d’apprécier la vigueur de cette évidence. Les instances de proximité sont des éléments indispensables à la perception des problèmes, à leur traitement. Elles sont incontournables pour des dirigeants qui souhaitent piloter la production en mesurant au plus près les difficultés et les moyens de les résoudre. En les privant de ces outils les hauts dirigeants, bien loin du « front », laissent à ces encadrants de proximité le soin de gérer des situations pour lesquelles ils n’auront plus aucune visibilité et plus aucune prise. Les problèmes, les mécontentements, voire les exaspérations ne manqueront pas de se développer dans la période. Ils ne disparaîtront pas avec les élus et les mandatés.

Une chose est sûre, les milliers de militants de la CGT, élus et mandatés, qui engagent quotidiennement leurs convictions, leur énergie, leurs savoir-faire dans un dialogue social de proximité ne renonceront pas à l’action.

QUI DÉFENDRA L’ENCADREMENT DE PROXIMITÉ ?

Les évolutions envisagées par la direction portent également atteinte à la représentation de l’encadrement qui, si l’on en croit le projet qu’elle a présenté aux organisations syndicales, serait réduite à la portion congrue. Un des fantasmes de nos hauts dirigeants consiste à faire des managers une catégorie à part. La Direction de l’entreprise a en effet pris pour habitude dans ses discours et ses documents de dissocier « encadrement » et « salariés ».

C’est tout ce qui nous sépare : pour l’UFCM-CGT les encadrants ne sont pas des militants de la direction. Ce sont des salariés à part entière avec des droits, des aspirations (qualité et sens du travail, autonomie, équilibre vie personnelle/vie professionnelle…) et une production à organiser. Comment demander aux cadres de relayer une politique qui se traduit par la réduction continue de leurs moyens indispensables à la bonne réalisation du travail ?

Dans le projet d’accord porté par les 4 organisations syndicales représentatives, nous revendiquons que chaque cheminot puisse être entendu et chaque dirigeant dispose réellement de l’autorité des moyens et des compétences nécessaires à l’exercice de ses responsabilités.

AVEC L’UFCM-CGT DEFENDONS DES INSTANCES DE REPRESENTATION DE PROXIMITE, OUTILS DE TRAITEMENT DES PROBLEMES DE PRODUCTION ET FAVORISANT LA PRISE EN COMPTE DES BESOINS ET DES DROITS DE SALARIES !

DEFENDONS UNE REPRESENTATION DES MAITRISES ET CADRES A LA HAUTEUR DE LEUR PLACE, LEUR ROLE DANS L’ENTREPRISE ET LES PROCESSUS DE PRODUCTION !

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DIAPASON COPIER-COLLER D’IPCH

Horairistes

| Fédération

IPCH n’est pas mort, loin s’en faut ! Diapason n’est qu’un phasage de ce projet. Bien sûr, certains irritants ont été écartés temporairement et l’accompagnement managérial a été renforcé.

Néanmoins, la Direction avance tous azimuts, sans réellement tenir compte des alertes des horairistes.

Elle compte déployer son projet dès mars 2018, quoi qu’il en coûte pour la production horaire et les cheminots.

 

La direction a décidé de dissimuler et minimiser l’importance et les conséquences d’un rattachement des agents des BHR à Accès réseau.

L’ensemble des horairistes dépendrait donc d’une direction unique avec des risques concernant la mobilité, les passerelles, le déroulement de carrière.

Sans oublier la productivité comme nous la connaissons dans toutes les mises en plaques qui ont été réalisées (Agence Famille, CMGA, CLD, Ingénierie…).

La première phase est la préparation de l’arrivée du nouvel outil de tracé SIPH avec un Cadre d’Organisation constant (DCS/BHR/BHL).

L’objectif reste de faire tracer les horairistes sur tout le parcours d’un train géographiquement et temporellement.

D’ores et déjà, la DCS a déclaré que l’outil SIPH n’est pas prêt à être déployé.

Les sujets conflictuels avaient été reportés à des phases ultérieures : fin de la réorganisation géographique des BHR en 2018 ; Diapason ne reprend plus les hypothèses de réorganisation des BHR portées par IPCH ; disparition (temporaire ?) des trois plaques géographiques et de la déconcentration de la charge de la DCS dans ces plaques.

Diapason copier-coller d'IPCH

Horairistes ou opérateurs de saisie ?

La direction vise à réduire les horairistes à de simples opérateurs de saisie.

Pour la CGT, nous revendiquons :

✓ un plan de transport robuste qui est un des fondamentaux pour un réseau exploité en sécurité ;
✓ une organisation du tracé s’appuyant sur un découpage en entités locales et régionales, afin que les horairistes puissent connaître, visiter, appréhender les infrastructures et les trains qu’ils tracent au quotidien ;
✓ l’arrêt de l’utilisation de la Formation ATT TS production horaire ;
✓ des horairistes TTMV au minimum ;
✓ une réelle formation au métier d’horairiste avec un maintien des connaissances et un suivi des compétences plus développé ;
✓ une meilleure reconnaissance des horairistes par la mise en place d’un cursus professionnel valorisant l’expérience et la technicité ;
✓ des outils de travail fiables garantissant le respect des normes de tracé des horaires. Ces outils doivent être aussi conçus pour améliorer les conditions de travail des horairistes.

HORAIRISTES,

NOUS AVONS NOTRE MOT À DIRE

SUR L’AVENIR DE NOTRE MÉTIER !

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Encore la pression du patron !

Risques liés à la consommation de produits psycho-actifs

| Fédération

Le 31 janvier 2018, la commission réglementation du CNHSCT a été convoquée afin d’émettre un avis sur la nouvelle écriture du référentiel de prévention des risques liés à la consommation de produits psycho-actifs (RA00644).
En votant CONTRE, la CGT a dénoncé un texte axé sur le flicage et la répression, tournant le dos à la prévention et occultant le lien qui peut exister entre le travail et la prise de ces substances.

La CGT dénonce l’orientation politique du texte qui revient au désengagement de la direction quant à ses responsabilités d’employeur en matière de prévention, rappelées par l’article L4121-1 du code du travail.

Dès l’entrée en application, le DET pourra décider d’effectuer des contrôles aléatoires (et donc arbitraires) à n’importe quel moment de la journée de travail et même, tout simplement, lorsqu’une attitude paraîtrait suspecte. Cette mesure sera possible en cas d’évènement sécurité ou d’accident du travail.

En cas de test positif, le cheminot sera retiré de son poste de travail et pourra encourir des sanctions disciplinaires.

Si la CGT reconnait que l’exercice de certaines fonctions de sécurité nécessite une pleine possession de ses moyens, elle enjoint la direction de considérer la consommation de substances psychoactives, non pas seulement comme un facteur de risque, mais comme un risque à part entière, lié notamment aux conditions de travail.

Ce risque doit donc faire l’objet de mesures de prévention et non de répression !

Il est par ailleurs déplorable et scandaleux que les représentants du personnel soient écartés des formations sur la prévention et que le rôle du CHSCT soit réduit à accompagner les méfaits de la politique de l’entreprise.

Les représentants du personnel au CHSCT ont pour rôle de tout mettre en oeuvre pour agir sur les causes racines de l’usage de tels produits en lien avec le travail effectué. Leur responsabilité est de protéger les salariés, pas de prêter main forte aux offensives patronales !

La CGT a donc rappelé au Président du CNHSCT les obligations de l’employeur en termes de sécurité et de protection de la santé physique et mentale des travailleurs, ce à quoi le texte proposé ne répond absolument pas.

LA SNCF,
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE,
LA CGT LA DÉFEND !

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MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES LA DIRECTION DÉRAILLE ET ISOLE LES CHEMINOTS !

Communiqué aux cheminots

| Fédération

Lors de la Table Ronde du 02 février 2018, la direction confirme la suppression des élus DP, CE et des mandatés CHSCT et la mise en oeuvre des Comités Sociaux et Economiques (CSE).
A l’heure où l’entreprise est confrontée à des accidents ferroviaires dramatiques, liés en partie aux multiples restructurations, et à une augmentation des suicides, cette annonce est incompréhensible.

Les organisations syndicales représentatives CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré et remis à la direction de l’entreprise un projet d’accord unitaire permettant de maintenir des représentants du personnel en proximité.

Ce projet d’accord permet de couvrir toutes les attributions et prérogatives nécessaires pour la représentation du personnel (droit statutaire, réclamations individuelles et collectives, hygiène, santé et conditions de travail, marche sociale et économique, …).

Celui-ci garantirait les droits et la prise en charge de l’expression collective des cheminots, synonyme d’amélioration des relations sociales au sein de l’entreprise entre la direction et les représentants du personnel.

Les organisations syndicales privilégient une représentativité des cheminots sur les lieux de travail. La proximité doit rester la règle.

Le 30 janvier 2018, la direction de la SNCF a fait parvenir son projet de texte à l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Ce texte ne reprend aucune des propositions émanant du projet d’accord CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT.

C’est une véritable provocation envers les cheminots. La direction du GPF démontre sa volonté de ne pas négocier sur un sujet aussi important que le quotidien des cheminots. Les conditions de travail, mais aussi les réclamations individuelles et collectives des cheminots, seront balayées de la proximité qui existe aujourd’hui, isolant les cheminots, qui ne disposeront plus de représentants du personnel dans leurs chantiers.

Elle affiche une position digne d’un autre temps sur des postures dogmatiques envers les fédérations syndicales.

Lors de la table ronde du 2 février 2018, les organisations syndicales ont suspendu les négociations et ont annoncé qu’elles n’y retourneraient que si la direction entamait des négociations sérieuses et responsables sur la base de leur projet unique.

Les Fédérations syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail et CDFT exigent :

  •  Une réelle négociation sur le découpage des CSE permettant la proximité ;
  •  Le maintien d’instances HSCT sur les périmètres UO et UP ;
  •  Une instance de représentation du droit statutaire.

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IMPENSABLE

Urgence sanitaire et sociale

| Fédération

Le 30 novembre 2017, un agent travaillant dans les postes d’aiguillages du bassin Thouarsais a tenté de mettre fin à ses jours en gare de Luché, en s’intoxiquant à l’aide de bouteilles de gaz.

Une explosion accidentelle l’a empêché d’aller au bout de cet acte désespéré, lui causant toutefois de graves brûlures aux mains et au visage.

Loin de mesurer ou de prendre en considération la détresse de cet agent, la direction a rapidement envisagé de porter plainte pourdestruction de matériel !

Face à la pression des militants CGT et à l’incompréhension qu’une telle décision aurait suscitée chez les cheminots, elle s’est ensuite ravisée.

Les conséquences induites par la récente restructuration des postes du bassin Thouarsais, source du malaise psychologique de l’agent, dont les états de service sont excellents, ne peuvent être ignorées.

Les temps sont désormais au cynisme et au désengagement social. La direction a refusé l’expertise contradictoire demandée par les mandatés du CHSCT !

Craignait-elle de voir sa responsabilité explicitement engagée ?

Cet évènement grave intervient dans un contexte de répression lourde et arbitraire au sein de l’Établissement Infra-Circulation des Pays de la Loire.

La politique managériale du soi-disant « juste et équitable » s’est traduite en quelques mois par de nombreuses journées de mise à pied, une mutation disciplinaire et un licenciement à l’encontre d’agents pourtant tous reconnus pour leur professionnalisme ! En revanche, l’ensemble des propositions pragmatiques de la CGT, visant à améliorer la formation continue et le management de la sécurité, ont été balayées d’un revers de main, par une direction enfermée dans ses certitudes comme dans ses contradictions.

En ce sens, non satisfaite de ne pouvoir porter plainte contre l’agent, elle a décidé d’engager une procédure disciplinaire interne !

La CGT considère cette décision inacceptable ! Si elle devait être maintenue, elle favoriserait de toute évidence un accroissement des risques psychosociaux.

Le 9 février, la CGT cheminots des Pays de la Loire assistera donc cet agent lors de son entretien disciplinaire et s’emploiera à faire valoir la Raison face à l’arbitraire, l’impensable, l’inacceptable.

La Fédération des Cheminots réaffirme qu’elle ne lâchera rien face à une direction qui semble avoir perdu la tête.

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Lettre ouverte unitaire CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT

| Fédération

Monsieur le Directeur,

Lors de la Table Ronde du 19 décembre 2017 qui avait pour objectif une lecture commune des ordonnances Macron, vous confirmiez votre volonté de supprimer les élus OP, les mandatés CHSCT au sein de l’entreprise.

Vous nous indiquiez, à cette occasion, procéder à la mise en œuvre des Comités Sociaux Économiques au sein du GPF.

Dans le même temps, vous affichiez l’arrivée d’une nouvelle ère du dialogue social au plus haut niveau de l’entreprise.

Vous précisiez qu’une véritable négociation sincère s’instaurerait sur ce sujet sensible au premier trimestre 2018, permettant la mise en œuvre d’une juste représentation des cheminots en proximité.

Vous annonciez le découpage des futurs CSE à la SNCF tout en précisant que c’était le projet des Activités du GPF, lequel ne préjugeait pas du résultat de la négociation.

Parallèlement, les organisations syndicales représentatives CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré et vous ont remis un projet d’accord unitaire.

Ce projet d’accord permet de couvrir toutes les attributions et prérogatives nécessaires pour la représentation du personnel (droit statutaire, réclamations individuelles et collectives, hygiène santé et conditions de travail, marche sociale et économique … )

Le contenu de celui-ci faciliterait et améliorerait, de notre point de vue, les relations sociales au sein de l’entreprise entre la direction, les représentants du personnel et les cheminots.

De plus, il s’appuie sur une juste représentativité des cheminots sur les lieux de travail.

Le 30 janvier 2018, la direction du GPF nous a lait parvenir son projet de texte.

Ce texte ne reprend aucune des propositions unitaires CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT.

Le 2 février dernier, lors de la Table Ronde, vous annonciez un projet de mise œuvre des CSE revanchard et humiliant uniquement axé sur le suppression de 90 % des représentants du personnel, vous retranchant sur une probable décision de la DIRECCTE pour justifier votre positionnement.

Ceci est démonstratif de votre volonté à ne pas négocier.

Pour conclure, Monsieur le Directeur, nous sommes observés par l’ensemble des cheminots de tous collèges, vous avez la possibilité de remettre du sens au dialogue social, et ce à tous les niveaux de l’entreprise.

Les Fédérations CGT, UNSA, SUD Rail et CFDT souhaitent une véritable négociation sincère sérieuse et responsable sur le découpage des CSE, la mise en place de comité de proximité SSCT (Santé Sécurité Conditions de Travail) sur les périmètres UD et UP et sur une instance de représentation de droit statutaire au travers d’un accord unique.

C’est l’élément essentiel permettant de nouveau de nous retrouver autour de la Table Ronde des négociations.

Seule la prise en compte des éléments sus mentionnés nous permettra de surseoir à la suspension des négociations.

Pour la CGT Cyrille RENEAUD

Pour l’UNSA Roger DILLENSEGER

Pour SUD-Rail Eric MEYER

Pour la CFDT Didier AUBERT

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LA DIRECTION VA-T-ELLE DONNER L’EXEMPLE ?

Dialogue social

| Fédération

TABLE RONDE DU 17 JANVIER 2018
MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES (CSE)
AU SEIN DU GPF

Après deux interfédérales à l’initiative de la CGT et plusieurs heures de discussions, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré un projet d’accord unitaire sur la mise en place des nouvelles Instances de Représentation du Personnel (CSE) à la SNCF.

Ce projet unanime est équilibré, il s’appuie sur les besoins exprimés par les cheminots.

Il porte l’ambition, dans un contexte contraint par les ordonnances qui ont réformé le code du travail, de redonner du sens au dialogue social et de prendre en compte les spécificités du GPF SNCF (risque ferroviaire, taille de l’entreprise, statut, service public…).

Il permet, malgré la disparition des CHSCT, DP et CE et la création des CSE, de maintenir des interlocuteurs de proximité pour faire valoir les droits des cheminots (respect de la règlementation, mutations, notations, temps partiel, suivi de l’emploi et tous les sujets sur lesquels les collègues demandent à leurs représentants du personnel d’intervenir auprès de la Direction). Il permet également de maintenir une véritable prévention des risques au niveau local.

Au travers d’une déclaration unitaire, l’ensemble des organisations syndicales a interpellé la direction sur sa volonté de négocier sur ce projet commun avec l’objectif d’obtenir un accord unanime.

La direction s’est engagée à étudier le projet d’accord des organisations syndicales tout en affirmant fermement sa proposition affichée lors des bilatérales d’éloigner la proximité des Instances Représentatives du Personnel avec des CSE nationaux ou multi-régionaux, très loin des besoins des cheminots.

Au regard de l’importance du sujet pour les cheminots de tous collèges, il serait ubuesque de la part de la direction de ne pas ouvrir une véritable négociation au niveau du GPF en restant sur une position dogmatique, contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette posture enverrait un très mauvais message à l’ensemble des directions d’établissement et des cheminots sur la vision du dialogue social dans l’entreprise.

La Fédération CGT des cheminots invite ses syndicats et ses militants à prolonger la démarche unitaire, à populariser le projet d’accord unanime et à créer les conditions de rencontres régionales pour débattre des suites à donner.

D’ores et déjà, les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont décidé de se revoir la semaine prochaine pour préparer la prochaine Table Ronde du 02 février 2018.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

23 février 2018

Après avoir tenté de se suicider, le cheminot sanctionné ?

A Luché-Thouarsais, un agent avait provoqué une explosion en voulant mettre fin à ses jours. La direction régionale envisage des sanctions.[…]

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