Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

IL EST TEMPS DE RÉAGIR !

Compte rendu audience sur emploi/notations

| Fédération

Le 19 février 2019, la CGT, dans le cadre d’une audience, a interpellé la direction sur les emplois et le déroulement de carrière à l’Equipement.
La politique d’austérité de notre direction, confirmée par le budget 2019, impacte considérablement les métiers de l’Equipement. Pour inverser les choses, il est urgent de créer les conditions d’un rapport de force de haut niveau.

Pour la deuxième année consécutive, la direction fait fi des 750 embauches nécessaires pour assurer la charge de travail, préférant recourir aux entreprises sous-traitantes du BTP ! De surcroît, elle exige toujours plus d’efforts de productivité des cheminots, en supprimant 575 emplois équivalent temps plein, mettant ainsi en péril l’avenir du service public ferroviaire et celui de nos métiers.
Le métier de la voie subit les plus importantes pertes de personnels, avec -198 emplois en 2018. Le métier de caténairiste n’est pas épargné, avec une baisse des effectifs de 53. Les impacts des budgets sont donc bien réels.

Alors, comment assurer la production avec moins d’effectifs ?

Les ruptures caténaires de ces dernières semaines démontrent qu’il y a un manque crucial d’entretien. De fait, les économies sont réalisées en allongeant les « pas de maintenance ».
Les équipes Caténaires, Service Electrique, Voies ont des budgets largement en-deçà des besoins d’une maintenance de qualité. Seuls les budgets dédiés aux entreprises privées et aux filiales demeurent croissants. Ces choix stratégiques pré-annoncent, à court terme, la perte d’emplois Cheminots. « Moins de recrutements et plus de concurrence » est plus que jamais la doctrine de la direction. Pour 2019, la direction a pour objectif d’augmenter la part de la sous-traitance de 10 % passant de 20 % en 2018 à 30 % !

Il est temps de réagir, car demain, que vont devenir les Cheminots de l’Equipement ?

Les effectifs disponibles sont de 53 681. Si la direction affirme une stabilité, elle la justifie par la baisse des effectifs en province et une augmentation en Ile-de-France. Pour rester dans sa logique d’austérité et de productivité, elle applique le principe des vases communicants.
Pour la CGT, face au nombre important de postes vacants (pour exemple, 257 postes vacants sur la seule zone de production Sud Est), face à une charge de travail en forte croissance et afin de réaliser les missions en toute sécurité, il y a urgence à se mobiliser pour obtenir des embauches supplémentaires sur l’ensemble du territoire et dans tous les métiers.
C’est en ce sens que la CGT revendique, pour 2019, 1 500 embauches supplémentaires ainsi que le comblement immédiat des postes vacants.

Emploi et Déroulement de carrière : un lien intrinsèque !

Le déroulement de carrière est impacté par la baisse constante des effectifs depuis de nombreuses années, à l’exemple des contingents de niveau qui sont en diminution de 220 unités sur le GPF par rapport à 2018. Même si cette année, il y a une légère augmentation de 29 niveaux à l’Equipement, cela reste insuffisant au regard d’une moyenne d’âge élevée dans cette filière.

La répartition des 2 248 niveaux pour 2019 à l’Equipement s’établit comme suit :

tableau

La CGT a réaffirmé, lors de cette audience, que les cheminots de l’Equipement doivent être enfin reconnus pour leur travail, leur expérience acquise et leurs compétences. C’est en ce sens que la CGT a demandé également des positions et des qualifications supplémentaires pour l’exercice 2019 et que les commissions de notations remplissent pleinement leur rôle.
Nous avons insisté aussi sur la nécessité d’avoir des mesures particulières pour accélérer le passage de B vers C.
Le « tout EVS » ne rattrape pas et ne compense pas de manière pérenne l’abaissement du niveau général des salaires suite aux 4 années consécutives de gel des salaires.

La direction ne répondant pas aux légitimes revendications des cheminots, le rapport de force est nécessaire !

Pour la CGT, les commissions de notations du mois de Mars doivent être revendicatives et faire part du mécontentement des cheminots de l’Equipement. Face à une direction intransigeante, seul le rapport de force peut faire bouger les choses afin d’obtenir de véritables négociations salariales, des embauches supplémentaires, un meilleur déroulement de carrière, des formations adaptées aux besoins du métier.

La CGT invite les cheminots de l’Equipement à participer en nombre, y compris par la grève, aux différentes initiatives revendicatives prévues lors de la journée d’action du Mardi 19 Mars 2019.

LE 19 MARS 2019
TOUS MOBILISÉS !

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COMME UN AVANT-GOÛT DE LA CONCURRENCE !

Nouvelle gamme tarifaire

| Action du 4 juin 2019

Le déploiement de la Nouvelle Gamme Tarifaire introduit une tarification davantage opaque et historiquement inégale selon les régions.
L’usager est plus que jamais considéré comme un « client » et le cheminot mis au pilori.

Lors de la mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire », le Gouvernement et la Direction SNCF se sont évertués à présenter les bienfaits de l’ouverture à la concurrence et de la « liberté » tarifaire régionale.

Il s’agissait d’opposer les intérêts des usagers aux revendications des cheminots en matière d’emploi, de conditions de travail et de rémunération.

Comme pour EDF et France Télécom, la concurrence devait bénéficier aux usagers en matière de tarifs.

La Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) donne un vif aperçu de l’ouverture à la concurrence introduite par une réforme construite sur le mensonge.

Une tarification qui sonne le glas du service public ferroviaire.

Alors que la Direction présente la Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) comme la clé du dédale tarifaire, les usagers vont subir des inégalités et une explosion des prix.

La tarification nationale et les cartes « liberté », « avantage » auront des déclinaisons différentes selon les régions.

Ainsi, pour la même carte « avantage », un usager peut se voir attribuer des tarifs différents pour un trajet régional.

Par exemple, pour un prix d’achat identique de la carte « avantage », les usagers de la Région Nouvelle Aquitaine et ceux du Centre Val De Loire n’auront pas accès aux mêmes réductions.

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Un trajet Chartes/Paris (82 km) passe de 15 à 18 et même de 3.40 à 6.20 euros pour Chartres/Maintenon (18 km).

Bref, un méli-mélo tarifaire qui ajoute à l’opacité et met fin à un modèle où les usagers bénéficiaient des mêmes conditions tarifaires nationales quelle que soit leur région.

D’autant plus que la réduction est calculée sur la base d’un tarif en 1ère classe, alors que le voyage s’effectue en seconde.

Les usagers subissent les premières conséquences tarifaires de l’ouverture à la concurrence que la Direction SNCF et le Gouvernement préparent.

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TRACEO, facteur multiplicateur d’inégalités territoriales !

TRACEO est le nouveau terminal de paiement permettant de traiter sous forme numérique les chèques bancaires, postaux et vacances afin de supprimer les emplois des cheminots des caisses principales.

Seuls les guichets et les gares qui en sont équipés peuvent accepter ces moyens de paiement.

En déployant partiellement TRACEO, la Direction interdit donc aux usagers le paiement par chèques dans les gares ou guichets non équipés.

De plus, ces usagers n’ont plus accès à certains tarifs comme le « Billet Annuel » dont la réduction à 50% est subordonnée au paiement par chèques vacances.

Des cheminots cloués au pilori.

Aux guichets dans les gares ou au téléphone dans les CLD (Centres Lignes Directes), parallèlement à l’allongement des files d’attente ou des temps d’attente, ces inégalités tarifaires font se multiplier les situations explosives.

Sans avoir bénéficié de véritables formations sur la NGT, les cheminots de la vente sont en première ligne face au mécontentement légitime des usagers qui font les frais de la stratégie de la Direction et du Gouvernement.

Le 4 juin 2019,
ENSEMBLE, agissons pour construire l’avenir

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LE TRIBUNAL CONFIRME QUE NOUS AVIONS RAISON !

| Espace presse

Lors du conflit unitaire de 2018 contre le pacte ferroviaire du Gouvernement, la SNCF considérait que l’action entamée fin mars devait s’interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de DCI/préavis à chaque séquence de grève.

La direction a pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires dans le seul but d’intimider les cheminots pour qu’ils sortent du mouvement.

Suite au recours contentieux des Fédérations CGT, UNSA, CFDT, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny avait rendu une première décision, le 21 juin 2018, condamnant la direction pour entrave aux droits syndicaux et de grève, la condamnant également à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, à rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues, à verser aux Fédérations CGT, UNSA et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical.

Malgré cela et toujours dans une démarche répressive, la direction décidait de faire appel.

Ce 16 mai 2019, la Cour d’appel de Paris est venue confirmer le jugement du 21 juin 2018 rejetant en bloc toutes les prétentions de la direction SNCF.

Cette décision devrait amener le Gouvernement et la direction SNCF à changer d’attitude et à cesser les pressions et la répression. Ils doivent se remettre autour de la table avec les organisations syndicales représentatives pour ouvrir de nouvelles négociations sur la loi portant la réforme du ferroviaire et le pacte d’entreprise ! Cette loi, votée sur des mensonges, porte en elle la casse du train public !

La Fédération CGT des Cheminots, renforcée dans sa démarche, appelle tous les cheminots à participer massivement à la manifestation nationale le 4 juin prochain, pour signifier au Gouvernement que la coupe est pleine et qu’ils sont décidés à agir !

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AGIR POUR NE PAS SUBIR !

Tract Unitaire - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail, CFDT Cheminots

| Action du 4 juin 2019

Le pacte ferroviaire voté en 2018 a été combattu par les cheminots. Pourquoi ? Car la réforme était mauvaise, tout simplement. Mauvaise pour les usagers, mauvaise pour le service public ferroviaire, mauvaise pour les cheminots.

Quelles étaient les dispositions majeures de ce pacte ?

  • Fin du recrutement au statut
  • Passage en sociétés anonymes
  • Promesse d’une reprise de la dette
  • Restructuration du groupe et filialisation des activités
  • Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur national.

Ces mesures impactent directement les cheminots, dans leur quotidien et leurs métiers. Elles fragilisent l’outil ferroviaire public.

Dix mois après, où en est-on du pacte ferroviaire ?

  • Mise en oeuvre de la Loi : Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi. Des ordonnances et des décrets doivent être promulgués. Or, les promesses de concertation avec les représentants des cheminots ne sont pas tenues.
    Il n’y a donc pas de visibilité sur ce qui attend la SNCF et les cheminots.
    Les engagements financiers du Ministère ne sont pas respectés et des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer.
    La possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé, introduite dans la LOM, en rajoute sur le risque de désintégration du système ferroviaire.
    Il y a urgence à apporter des garanties pour la pérennité de l’entreprise publique, du mode ferroviaire et du service public !
  • Branche ferroviaire : Les négociations à mener sont nombreuses et extrêmement structurantes pour l’avenir du système. La branche doit être le lieu de création de règles sociales de haut niveau qui garantissent qu’il n’y aura pas de dumping social. Le patronat refuse pour l’instant cet objectif, il veut des règles minimales de protection des cheminots et bloque les négociations. Il faut que cela cesse !
  • Nouveau Pacte Social : la loi prévoit la fin du recrutement au statut et la négociation d’un « Nouveau Pacte Social ». Dans l’entreprise, les discussions sont au point mort. Le président Pepy a annoncé son départ, publiant son bilan par voie de presse et par communication aux agents. Les activités font de la surenchère pour imposer leur autonomie, menaçant la dislocation du groupe. Il est urgent que la direction assume ses responsabilités vis-à-vis des cheminots et s’engage dans la négociation du Nouveau Pacte social avec un mandat qui permette de créer des droits nouveaux pour tous les salariés, statutaires et contractuels.

À la SNCF, que se passe-t-il ?

Plus aucune vision commune des activités n’est proposée. Chaque EPIC, chaque activité, pense son avenir sans avoir de logique partagée.

Les conséquences ?

1. Des réorganisations permanentes subies par les cheminots. La lisibilité disparaît et chaque nouveau projet d’organisation amène sans exception à des suppressions de postes. Les réponses apportées aux cheminots qui y sont confrontés consistent avant tout à proposer une sortie de l’entreprise

2. Des métiers mis à mal. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et n’épargnent personne. Pour Mobilité, c’est la digitalisation, la fermeture des guichets et la poursuite de la casse du FRET. Côté Réseau, la sous-traitance s’amplifie au mépris de la sauvegarde de nos savoir-faire et de toute rationalité économique, la saison 2 de Nouvel’R se déploie, en touchant directement les établissements. Enfin, pour l’EPIC de tête, c’est une marche forcée vers l’externalisation des métiers.

3. Des parcours professionnels en berne. En effet, s’il est toujours possible, en théorie, d’avoir des parcours au sein du Groupe Public Ferroviaire la réalité est différente. Quand ce ne sont pas les postes qui sont supprimés, ce sont des blocages de mobilités qui sont imposées. Les emplois deviennent tellement rares que les services refusent de libérer les cheminots qui souhaitent évoluer.

4. Une situation sociale alarmante. Ce sont les cheminots qui l’expriment dans les enquêtes internes. Le malaise est grand et profond. Les cheminots sont fiers de leur travail mais sont défiants vis-à-vis de l’entreprise. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable, et aucune solution crédible n’est apportée. Le mépris est pour l’instant la seule réponse de la Direction.

5. Des augmentations salariales bloquées depuis 4 ans. Aucune hausse générale n’a été accordée et le pouvoir d’achat des salariés est en berne. Pour nos organisations syndicales, une année supplémentaire sans évolution salariale serait inacceptable.

Ne cédons pas. Pour construire notre avenir, il faut agir.

Les négociations en cours dans l’entreprise et dans la branche doivent aboutir pour le 1er janvier 2020.

Pour les fédérations CGT – UNSA ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, il est impératif qu’elles apportent du positif au corps social.

La situation n’est pas inéluctable.

Selon une étude interne de la Direction, 90 % des cheminots auraient participé à au moins une séquence du mouvement de grève de 2018. C’est le sens d’un rejet profond, d’inquiétudes, de critiques et d’exigences réelles. C’est également une perspective de gagner d’autres choix si ces cheminots décident d’agir tous ensemble.

C’est le sens de l’appel unitaire à une manifestation nationale le 4 juin à Paris qui doit permettre à chaque cheminot d’exprimer son ras-le-bol des situations qu’il vit au quotidien et son exigence que les solutions proposées par les organisations syndicales obtiennent des réponses favorables.

Alors que les élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur les services publics dans leurs territoires, que les industriels s’inquiètent de l’avenir de la filière de production de matériel ferroviaire, et que les exigences sociales et environnementales font la une des débats publics, nous devons redoubler de détermination à ne pas laisser détruire nos métiers, notre entreprise, nos conditions de travail et le service que nous rendons à la population.

Le 4 juin 2019, un rassemblement massif des cheminots doit permettre de peser sur les négociations à venir et montrer notre unité et notre solidarité.

Le 4 juin 2019, ENSEMBLE, agissons pour défendre les droits des cheminots et construire l’avenir.

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LA VICTOIRE DE LA SOLIDARITÉ !

Mali

| Fédération

La CGT a engagé depuis des mois un programme d’action en solidarité avec nos camarades du Mali qui étaient en grève depuis janvier et sans salaire depuis plus d’un an.

L’action coordonnée de la CGT a permis une solidarité active et déterminante mais elle est loin d’être terminée !

Les interventions de la CGT et de l’ITF auprès du Gouvernement ont considérablement aidé nos camarades dans cette lutte historique des cheminots Maliens.

Samedi 11 mai dernier, les assemblées générales de Bamako, Kita, Toukoto, Kayes, Diboli ont levé la grève en présence du Ministre.

Les cheminots Maliens ont obtenu :

  • Le paiement immédiat de deux mois de salaire et deux autres mois sur le budget annuel ;
  • Une mission d’inspection de la voie jusqu’au Sénégal ;
  • L’achat de trois locomotives pour le service voyageur…

La CGT se rendra au Mali le 24 mai prochain pour rendre concrète la solidarité matérielle exprimée par les cheminots de France et évoquer la suite de notre action.

Nous proposerons des actions sur le long terme avec des formations syndicales et des coopérations pour transmettre le savoir-faire du ferroviaire.

L’ITF se rendra au Sénégal dans la foulée pour rencontrer les cheminots et autorités Sénégalaises afin de coordonner et faire part de notre détermination à continuer le combat pour rouvrir cette ligne et l’exploiter comme un véritable service public au service des populations sénégalaises et maliennes.

La CGT, à travers son action internationale et la présidence de la section rail de l’ITF, démontre qu’elle impulse une véritable stratégie de solidarité, de lutte et de propositions alternatives pour un secteur ferroviaire public au service du Public.

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Mobilisons-nous le 4 juin à Paris !

| Fédération

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait à faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer.
La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Où est passé l’argent des cheminots ?

SALAIRES N°2

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi
4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

C’est le travail humain qui crée toute richesse

 

LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Au sommaire de ce deuxième numéro :

» des richesses accaparées par le capital…

» les cheminots produisent des richesses de dingue !

» pour les dix plus hautes rémunérations à la SNCF, c’est au global…  29 8914 € mensuels en
moyenne par dirigeant…

 

Feuilletez le 4 pages pour découvrir tous les chiffres.

 

 

LA CGT revendique

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros
brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la
prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage
du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de
l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité
de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci
doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles,
pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme
payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche
majoré de 10% par enfant à charge ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour
permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots
tout au long de leur carrière…

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Lettre ouverte de la Fédération au Président de la SNCF

| Fédération

M. Guillaume PEPY
Président de la SNCF
2, Place aux Etoiles
93633 La Plain St Denis Cedex

Objet : réponse au « Temps Réel » n°32- du 21.03.2019

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons pris connaissance de votre « Temps Réel » n°32 du 20 mars 2019 qui est l’exacte retranscription d’articles parus dans la presse ce jour.

Nous vous le confirmons, 2019 sera une année engagée, revendicative, celle de nouveaux combats dont on souhaite qu’ils soient utiles pour l’avenir d’un grand service public ferroviaire en France. Ce qui est certain, c’est qu’ils seront nécessaires.

Aujourd’hui, comme depuis des décennies, les cheminots, avec la CGT, ont la même volonté de faire de la SNCF une grande entreprise publique au service des usagers, des populations, bref, au service de l’intérêt général.

La CGT, quant à elle, s’attache sans relâche à la défense des cheminots, malgré les choix désastreux opérés par la direction SNCF depuis des années.

Vous avez raison, la SNCF pourrait bien aborder une nouvelle période de son histoire le 1er janvier 2020.

Vous n’y êtes pas pour rien !

Vous êtes l’artisan de réformes successives dans le ferroviaire qui ont, les unes après les autres, quels qu’aient été les gouvernements en place, détricoté le service public ferroviaire, dégradé les conditions de transport des usagers, massacré le Fret SNCF et fait reculer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes également celui qui a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots en une décennie, soit la capacité de plus de 48 Airbus A 380, pour reprendre votre unité de mesure.

Vous affirmez par ailleurs que vous ne souhaitez pas faire « le mandat de trop » mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

N’étant candidat à rien, vous estimez être « pleinement libre d’agir » mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous êtes l’instigateur, voire l’auteur des réformes de 2014 et 2018 qui pourraient plonger la SNCF, vous le savez, non pas dans une période de développement et de réponse aux besoins pour tous mais dans une ère de rabougrissement, de recul, avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’incertitudes, d’inquiétudes pour les usagers et les cheminots.

Vous faites également état des chantiers engagés à l’international, vantant les
contrats du métro de Buenos Aires et le RER de Toronto.

Mais alors ? Pourquoi passer sous silence les pertes financières du métro de Boston qui s’élèvent à 35 millions de dollars sur les 3 premières années (2014 à 2017).
L’investissement de 700 millions d’euros dans le rachat de l’entreprise de transport de marchandises routières OHL quand, dans le même temps, le FRET SNCF a été sacrifié faute d’investissements, la création de la filiale d’évasion fiscale au Luxembourg SNCF RE pour ne citer que quelques exemples ?

Plus près de nous, pourquoi ne pas évoquer la fuite en avant qui a poussé les hauts dirigeants de la SNCF à investir au total 265 millions d’euros dans OUIBUS avant que cela ne se révèle être un fiasco retentissant ?

Vous soulignez également votre souhait que « la SNCF ait toutes les armes pour gagner dans l’ouverture à la concurrence qui s’annonce ».

Il nous semble ici que vous ayez recours à un abus de langage, voire à un travestissement de la réalité.

Vous avez d’abord souhaité imposer et gagner l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, le sort de l’entreprise publique historique arrivant bien après dans l’ordre de vos préoccupations.

Les réformes de 2014 et 2018, pour ne citer que les plus récentes, ont été votées sur des mensonges. Elles ne prévoient pas « plus » de trains publics, plus de services et mieux de service public ferroviaire. Elles enclenchent au contraire une spirale dangereuse dont les premiers effets se font déjà sentir puisque certaines gares, leurs guichets, certaines lignes sont menacés de fermeture, voire déjà fermés.

Servir la SNCF, entreprise publique de service public, et donc travailler pour l’intérêt général, est effectivement un beau métier.

Vous dites savoir ce que la SNCF doit à tous ses salariés. « Les cheminots sont compétents, ultra engagés et capables du meilleur pour relever des défis difficiles».
C’est vrai.

C’est d’ailleurs pour cela que vous n’hésitez pas, avec l’aide du patronat ferroviaire, à tout faire pour casser leurs métiers, instaurer une polyvalence accrue, un effacement des repères, des compétences, des savoir-faire, dans le cadre des discussions en cours sur la Convention Collective Nationale.

C’est aussi parce vous respectez les cheminots Exécution, Maîtrise et Cadres que vous gelez leur salaire depuis 4 ans, que vous détruisez consciencieusement leur collectif de travail, que vous tentez de les placer en instabilité permanente, restructuration après restructuration, quitte à générer une réelle souffrance au travail.

Si nous pouvons partager que la sérénité n’est pas source d’immobilisme, nous affirmons en revanche que la course échevelée et sans limites à laquelle s’adonnent les plus hauts dirigeants de l’entreprise, relève, au mieux, d’un dogme contraire à l’intérêt général, au pire, d’une volonté d’en finir définitivement avec une entreprise publique pourtant fortement ancrée dans l’histoire et le quotidien de notre pays, pour de multiples raisons.

Les cheminots, avec la CGT, ne manquent pas d’énergie. Ils auront encore l’occasion de le démontrer.

Les présidents passent, les Cheminots demeurent.

Ils demeurent certes parfois avec leur cortège de questionnements, d’incompréhensions mais ils demeurent aussi avec la conviction inébranlable qu’ils sont la colonne vertébrale de la SNCF. Cela leur donne encore plus de force et de courage pour affronter et combattre collectivement les décisions technocratiques souvent hors-sol.

Etre le « serviteur » d’un projet global, inscrit dans le temps, qui va dans le sens inverse de l’intérêt de la SNCF, des usagers et des cheminots, est déjà largement discutable.

En être l’idéologue, le promoteur pour finalement en être fier, est et restera inacceptable quelle que soit la personne chargée de sa mise en œuvre.

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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LES INGÉNIEURS ET TECHNICIENS : UN ATOUT POUR LE FERROVIAIRE

Ingénieries du matériel

| Fédération

A l’heure où le ferroviaire devient la réponse évidente aux enjeux de transition écologique, le travail en coopération entre ingénieries devient incontournable pour le développement du matériel roulant et sa maintenance.

La coopération est l’outil pour inventer le ferroviaire de demain dans le respect du développement humain durable. Avoir des objectifs communs et non contraires, décidés ensemble est une décision de société gage d’efficacité.
Cette coopération doit reposer sur :
Des ingénieries intégrées dans la SNCF qui a le retour d’expérience de la maintenance et l’expression du besoin (voyageurs et chargeurs, population et conducteurs, contrôleurs, équipement, circulation…) ;
Des constructeurs qui ne se basent pas sur le profit des actionnaires.

Le TGV du futur, un bel exemple

Le programme TGV 20/20 (TGV du futur) a construit des solutions grâce au travail des ingénieurs de différentes entreprises. Il est né d’une volonté politique de réinventer le TGV pour le futur. La SNCF est sortie de sa logique de rédaction de cahiers des charges et de la relation client/fournisseur. Ce ne sont ni les juristes, ni les clauses commerciales qui font le progrès. Les ratés de la mise en circulation des nouveaux matériels démontrent l’impasse de cette pratique commerciale.

Malgré cette expérience, la logique de la direction est de démultiplier les fractures entre Technicentres Industriels et de Maintenance. Elle impose une part de plus en plus importante à la sous-traitance, aux prestations. Elle a budgèté en 2019 la suppression de nombreux postes dans les ingénieries. C’est une perte de savoirs pour tout le ferroviaire.

Gouvernement Macron, la finance au détriment de l’industrie

Le feuilleton de la fusion entre Siemens et Alstom oppose deux vieilles visions capitalistes. D’un côté, les fidèles à la dérèglementation européenne qui préfèrent la guerre économique interne. De l’autre, le gouvernement français, avec celui du patron de Siemens visant la réduction de l’outil de production avec 4 à 7000 suppressions d’emplois. Leur projet est financier : 1,8 Md€ de dividendes exceptionnels supplémentaires ont déjà été votés pour les actionnaires d’Alstom. Cette orientation est contraire au développement de la recherche ferroviaire.

La CGT croit en l’avenir du ferroviaire

Il faut une direction du Matériel forte qui ne s’efface pas derrière les activités. Alors que de nombreux matériels arrivent à leur mi-vie, il est urgent de planifier et réaliser leur modernisation.
Il y a aussi le devoir pour le report du transport des marchandises de la route sur le rail. La SNCF est propriétaire de wagons, via sa filiale. Il est impératif que nous prenions nos responsabilités pour désamianter, rénover et développer ce parc.

Cheminots des services, pôles et centres techniques, techniciens et ingénieurs, défendons nos emplois, nos formations, travaillons pour la SNCF et développons des coopérations avec les constructeurs.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

18 avril 2019

Mobilisation du personnel SNCF devant la gare de Béziers

Ce jeudi est une nouvelle journée d'action et de mobilisation régionale des cheminots. À Béziers, une quarantaine de personnes se sont rassemblées pour dénoncer une réorganisation des services et la disparition du service public.[…]

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