Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LA SOUS-TRAITANCE À MAINTENANCE&TRAVAUX : IL FAUT LA STOPPER !

Sous-traitance

| Fédération

La CGT, majoritaire dans le Comité d’Etablissement Maintenance et Travaux, a fait voter avec les élus une expertise sur la sous- traitance et la re-internalisation des charges. Le constat est alarmant et met en danger l’avenir des cheminots, si la direction ne change pas sa politique !

En 2017, SNCF Réseau a sous-traité pour un montant total de 5,3 milliards d’euros toutes prestations confondues dont près de 3 milliards uniquement sur la partie « Travaux », un chiffre multiplié par plus de 4 en 10 ans. 70% des travaux d’investissement sont externalisés ainsi que l’entretien et la maintenance courante, à hauteur de 24 à 30%. Toutes les activités sont concernées : voie, signalisation, caténaires, appareils de sécurité, annonces de sécurité, ingénierie de projet, etc.

C’est donc à un phénomène massif et rapide auquel nous assistons qui, contrairement à ce qui nous est dit, n’est pas guidé par la seule nécessité de faire face au pic de charge lié aux investissements de ces prochaines années. Le contrat de performance Etat-Réseau 2017-2026 fait ainsi de l’externalisation un levier central pour générer sur ces 10 prochaines années 1,2Md€ de gains de productivité nécessaires à l’équilibre financier du GI, selon l’objectif imposé par la réforme ferroviaire de 2014.

La situation actuelle à SNCF-Réseau M&T n’est déjà plus celle d’une sous-traitance « classique », où l’on fait appel à un sous-traitant pour faire face à un pic d’activité ou pour utiliser une compétence technique très spécifique, mais celle d’une externalisation stratégique : SNCF Réseau transfère depuis quelques années, de façon stable et durable et dans le cadre d’une relation contractuelle, des processus internes vers des prestataires externes en accompagnant ce transfert de ressources matérielles et/ou humaines et de connaissances et compétences.

Les conséquences de ce phénomène sont nombreuses pour les cheminots. Son développement traduit en effet un changement de modèle de production de la maintenance ferroviaire qui passe d’un modèle globalement intégré au sein de la SNCF à un modèle plus éclaté.

Mais ce mouvement d’externalisation suppose aussi que SNCF Réseau organise et accompagne la montée en compétences des entreprises partenaires en même temps qu’elle réorganise tout le processus de production : c’est ce que nous sommes en train de vivre en ce moment !

La sous-traitance coûte plus chère que les cheminots !

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser, mais SNCF Réseau ne s’est pas donné les moyens internes de suivre cette hausse de la production.

Pour éviter d’augmenter la masse salariale par des recrutements en interne à la hauteur des besoins, elle a fait le choix de s’appuyer sur des prestataires externes. C’est-à-dire de substituer une relation commerciale à la relation salariale.

Réduire les coûts par l’emploi d’une main d’oeuvre censée être moins chère et plus flexible que les cheminots sous statut, est bien la première raison de ce recours à l’externalisation. La réduction des coûts est fréquemment présentée par la direction de SNCF Réseau comme le résultat de la mise en concurrence des entreprises prestataires. Mais en réalité, ces entreprises appartiennent pour l’essentiel à 3 grands groupes du BTP : Vinci, Bouygues et Eiffage !

Par ailleurs, l’argument de la réduction des coûts mérite d’être interrogé. Sur le court terme, les prestataires doivent acquérir le savoir-faire, se former à des activités complexes et dangereuses et investir dans des matériels : cela représenterait pour la SNCF un surcoût de 10%, ce que la direction admet. Autrement dit, recourir à la sous-traitance coûte immédiatement plus cher que faire-faire le travail directement par les cheminots de SNCF Réseau !

Sur le long terme, une telle situation fait également peser un risque sur l’évolution des coûts des prestations qui dépend globalement des rapports de forces entre le donneur d’ordre et le(s) sous-traitant(s) : avec la réduction des ressources industrielles de SNCF Réseau, les entreprises sous-traitantes auront fini par capter le savoir-faire des cheminots du service public avec comme conséquence prévisible le renforcement du poids des prestataires dans les négociations.

Cette réalité fait donc peser un risque sérieux, à terme, sur les performances économiques de Maintenance et Travaux. En réalité, à court et moyen terme, la sous-traitance constitue un puissant facteur de pression sur les ressources internes de SNCF Réseau et de son cadre social historique.

Flexibiliser l’organisation et favoriser le dumping social, c’est ce que veut imposer la SNCF !

La recherche de flexibilité de l’organisation s’accompagne d’abord d’un besoin plus grand de mobilité géographique de la « main d’oeuvre », pour suivre les travaux.

Sur ce point, il faut noter que la convention collective des travaux publics, à laquelle nombre de sous-traitants sont rattachés, est structurée par la question de la mobilité de chantiers avec une population salariée souvent jeune, peu diplômée, débutant sa carrière et globalement peu regardante sur ses conditions de travail.

La réalité, c’est que le taux de turn-over est élevé dans ces entreprises !

Ce sont donc les conditions d’emploi et de travail des sous-traitants qui constituent une première variable d’ajustement. Mais on voit bien que la sous-traitance est aussi un moyen de mettre en concurrence les cheminots avec des salariés d’entreprises externes moins protégés socialement. La logique à l’oeuvre est ici celle du dumping social.

C’est pour cette raison que la CGT oeuvre pour une convention collective nationale de branche de haut niveau.

Au final, cette flexibilisation du travail conduit à :

  •  La précarisation des prestataires qui ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que le donneur d’ordre ;
  •  La fragilisation des systèmes de sécurité et du travail y compris du fait de la contractualisation qui pousse le prestataire à prioriser les délais au détriment de la sécurité et de la qualité ;
  •  L’augmentation de la coactivité qui s’avère propice aux dysfonctionnements par la multiplicité d’intervenants qui n’ont pas de règles communes stables et partagées, comme c’était le cas dans le cadre de l’entreprise intégrée.

Tous ces éléments favorisent la dégradation de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité du réseau à long terme, et peuvent se révéler particulièrement coûteux au final.

Nouvelle division du travail, nouvelles contraintes

Côté SNCF, le développement de l’externalisation se traduit par le passage du faire au faire-faire avec une volonté stratégique d’externalisation des charges de travail. Il s’agit moins, alors, de produire que de piloter et d’optimiser l’allocation des moyens (humains, techniques et financiers) en fonction des chantiers et de leurs particularités.

Le développement de la sous-traitance entraîne donc une nouvelle division du travail :
• Les tâches élémentaires (simples) sont réservées aux sous-traitants, celles à valeur ajoutée sont faites en interne (maîtrise d’ouvrage, surveillance du réseau et interventions d’astreinte) ;
• les cheminots SNCF doivent dorénavant apprendre à faire-faire plutôt qu’à faire : préparer des chantiers, contractualiser des prestations, gérer les contrats et en contrôler la bonne exécution, accueillir voire former les sous-traitants, les encadrer, contrôler leur travail sans nécessairement avoir suivi les mêmes processus de formation etc.

Cette nouvelle division du travail est en plus accompagnée d’une réduction massive des effectifs de production (-36% d’agents d’exécution entre 2000 et 2016) avec des impacts multiples :
• Agrandissement des territoires d’intervention du fait de la diminution des tailles d’équipes : d’où une diminution de la réactivité lors des interventions d’astreinte ;
• Complexification des activités opérationnelles :

  •  dans la phase de préparation avec un séquencement des tâches plus difficile du fait de domaines de compétences limités des prestataires ;
  •  dans la réalisation en cas d’aléas, les prestataires se bornant à exécuter un contrat sans avoir la vision d’ensemble du chantier.

• Des opérations de supervision, de suivi et de contrôle des sous-traitants qui prennent le pas sur l’activité principale, notamment des DPx et des assistants ;
• Des difficultés dans la remontée des informations lors des contrôles et des constats de défaut ;
• Une montée en compétences des cheminots plus complexe en raison de la diminution importante de la pratique sur le terrain.

Un risque majeur : une perte de compétences à tous les étages !

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF. En effet, le non renouvellement des effectifs ces dernières années n’a pas permis de transmettre en temps et en heure les connaissances détenues par les plus anciens.

L’éloignement du terrain et le manque de pratique sur certaines tâches affaiblissent gravement la montée en compétences des nouvelles recrues et fragilisent celle des cheminots expérimentés.

Pourtant, c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine. Mais les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées, mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations comme nous pouvons malheureusement le constater avec l’augmentation des incidents et accidents sur le réseau ces derniers temps.

La nécessité de maintenir les compétences des cheminots à un niveau élevé, par un système de formation et de tutorat performant, par une pratique terrain intensive, par une présence effective de l’encadrement de proximité, est vitale pour les agents comme pour l’avenir de l’entreprise.

Une situation alarmante qui appelle une réorientation stratégique

Au niveau des effets de la sous-traitance sur la maîtrise de la sécurité ferroviaire, l’expertise dresse des constats alarmants :

  •  L’organisation des travaux est morcelée, avec une augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises qui est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités. On ne pense plus au travail bien fait mais simplement au respect des clauses du contrat.
  •  Les risques sont reportés sur les sous-traitants qui, face aux pressions tarifaires et temporelles de la part du donneur d’ordre, priorisent trop souvent la productivité au détriment de la sécurité et de la qualité du travail.
  •  la situation dégradée de la formation avec des centres de formation qui ne cessent d’être réduits, alors même que les besoins augmentent. Cela se traduit par des difficultés de formation de nos jeunes agents mais aussi de formation continue avec le maintien de connaissances. Cela contribue à une perte de maîtrise de notre outil industriel. De plus, la concurrence dans ce domaine met à mal la volonté d’harmonisation des pratiques qui ajoute encore de la confusion et de la complexité au quotidien.

Cette expertise montre bien que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure répond avant tout au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce constat appelle à une réorientation stratégique notamment par les mesures suivantes :

  •  La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;
  •  Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social ;
  •  Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;
  •  La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures.

Ce sont bien aux cheminot(e)s de prendre conscience des enjeux car c’est leur métier et leur avenir qui se jouent si rien n’est fait pour inverser la politique mise en place par la direction. La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métier » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

 

 

Téléchargements

OÙ EST PASSÉE LA DIRECTION SNCF ?

Accident de Brétigny

| Fédération

Dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les juges d’instruction viennent de mettre en examen un jeune dirigeant de proximité pour homicides et blessures involontaires.

Pour rappel, la Fédération des cheminots CGT s’est portée partie civile pour la manifestation de la vérité, malgré les pressions qu’elle a subie. Le rapport d’expertise, réalisé par le cabinet APTEIS à la demande du CHSCT de Brétigny-sur-Orge, a été remis à la justice.

Pour la CGT, la sécurité est un impératif absolu de la production ferroviaire. Elle considère que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir aux usagers qu’ils voyagent en toute sécurité, en toutes circonstances.

La production ferroviaire, dont la maintenance de l’infrastructure est un système intégré, repose sur des règles et prescriptions précises. L’organisation du travail, le calcul des effectifs nécessaires à la réalisation de la charge de travail, la formation professionnelle du personnel pour la qualification et l’outillage sont l’autre pan de la sécurité ferroviaire.

Depuis de nombreuses années, du fait des orientations de leurs dirigeants, les cheminots réalisent leur travail dans des conditions dégradées : baisse des effectifs, allongement des pas de maintenance, sur un réseau négligé depuis des années. Les dirigeants de proximité sont particulièrement exposés dans cette situation.

La ministre des transports, lors de la commémoration de l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2018, a pointé les choix qui ont « sacrifié l’entretien quotidien à toujours plus de projet nouveaux ». Elle a évoqué le « symptôme d’un mal plus profond ». Les « mesures prises ne sont pas seulement techniques, mais aussi, concernent l’organisation de la SNCF » a-t-elle aussi dit. Cette déclaration lue dans ce contexte rejoint l’analyse d’une faute structurelle, et non individuelle.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts-dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots portent le chapeau pour ceux qui leur ont imposé.

Téléchargements

DES ANNONCES QUI SE FONT ATTENDRE !

GT Suge du 10 janvier 2019

| Fédération

Contrainte par la mobilisation des cheminots de la SUGE les 06 et 18 décembre 2018, la direction de la sûreté était tenue d’organiser des groupes de travail en janvier, en retenant 3 thématiques : la rémunération, le parcours professionnel et la QVT.
Invitant les organisations syndicales à une 1ère réunion ce jeudi 10 janvier 2019, où la question de la rémunération devait être abordée, la direction de la sûreté entendait imposer une autre méthode et un calendrier au terme duquel elle serait en capacité de formuler des propositions.

A l’inverse d’engager de réelles discussions autour de la rémunération, comme elle s’y était engagée, la direction de la sûreté souhaitait éluder cette question et faire de ce 1er GT SUGE une réunion « fourre-tout » en y mêlant une multitude de sujets, y compris ceux pour lesquels la direction annonçait qu’aucune discussion ne serait possible (le sujet de la contractualisation pour ne citer que celui-là).

Après une interruption de séance demandée par la CGT, notre délégation a rappelé à la direction les engagements pris par la directrice de la sûreté qui, à l’occasion du rassemblement du 18 décembre 2018, indiquait que des propositions seraient annoncées dans chacun des groupes de travail programmés en janvier.

La CGT a également rappelé le contexte dans lequel se tenaient ces rencontres, et qu’à défaut d’apporter des réponses aux attentes et revendications des cheminots de la SUGE, la direction de la sûreté aurait la responsabilité d’une nouvelle mobilisation courant janvier.

Enfin, la CGT a exigé de la direction de revenir à de meilleures dispositions, ce qui suppose d’adopter une autre méthode de travail et d’arrêter une seule thématique par réunion. Également, la CGT a réclamé que chaque groupe de travail fasse l’objet d’un relevé de décisions et qu’une table ronde conclusive soit programmée une fois les groupes de travail tenus.

Après avoir acté la méthode demandée par la CGT, la direction de la sûreté a confirmé que le calendrier initial serait tenu, et que conformément à ses engagements, des annonces autour des 3 thématiques seraient faites avant le 31 janvier 2019.

A défaut d’avoir pu tenir cette 1ère réunion sur le thème de la rémunération, la CGT a profité de cette rencontre pour repréciser les axes revendicatifs devant être pris en compte et faire l’objet de propositions à l’occasion des prochaines réunions :

▪ Rémunération

1. Intégration des indemnités de port d’armes dans la prime de travail des cheminots au statut ou dans le traitement pour les cheminots contractuels (comptant dans le calcul de la retraite) ;
2. Augmentation significative des indemnités de port d’armes (celles-ci n’ayant pas été revalorisées depuis la date de leur création en juillet 2005)

▪ Parcours professionnel

3. Augmentation du volume de qualifications D opérationnelles (et par ricochet le nombre de qualifications C) sur les prochains exercices de notations (avec une 1ère mesure dès l’exercice de notations 2019/2020) ;
4. Mesures visant à favoriser le déroulement de carrière des ADPX ;
5. Mesures pour le déroulement de carrière des agents au RH 254 ;
6. Dans le cadre de la pénibilité, mesures organisationnelles pour les agents ayant atteint 20 ans d’ancienneté ;
7. Dans le cadre de la fin de parcours professionnel, mesures favorisant la reconversion des agents (dès 20 ans d’ancienneté) avec le maintien des IPA/ICPA ou son équivalence indemnitaire.

▪ QVT – Conditions de travail

8. Réécriture du RH 657 garantissant un équilibre vie professionnelle/vie privée (calendrier prévisionnel glissant à 6 mois incluant les périodes de nuit, les repos prévisionnels étant réputés immuables sauf accord écrit de l’agent, toute modification de service doit s’accompagner d’un délai de prévenance de 10 jours, les formations et les absences de toute nature, dès lors qu’elles sont connues, ne peuvent constituer une nécessité de service ou une circonstance accidentelle ou imprévisible, limiter le nombre de GPT de 6 jours, limiter à deux le nombre d’horaires différents dans une même GPT, limiter le nombre de RP secs, tout changement de service fait l’objet de l’attribution d’une indemnité de modification de commande) ;
9. Réflexions en proximité sur une autre organisation du travail (site par site)
10. Mise en place d’un accord agression spécifique SUGE.

Si l’objectif de cette première rencontre n’a pas pu être tenu, et qu’aucune annonce n’a été faite par la direction de la sûreté, celle-ci a toutefois pris l’engagement de tenir le calendrier initial et d’acter des propositions avant le 31 janvier.

Après chaque groupe de travail programmé en janvier 2019 (les dates n’étant pas encore arrêtées), la CGT communiquera sur le contenu des échanges et des propositions qui devraient être faites par la direction de la sûreté. Dès lors, il appartiendra aux cheminots de la SUGE d’analyser ces propositions et d’apprécier si celles-ci sont à la hauteur des attentes qu’ils ont exprimées en décembre 2018.

Téléchargements

LOI SUR LES MOBILITÉS : « MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN(1) ? »

| Fédération

Empêtré dans une année 2018 qui aura vu se succéder les contestations, la ministre des Transports a tenté, en fin d’année, de nous ressortir les formules datées : « des gens qui sont abandonnés depuis des années par le tout TGV, qui sont abandonnés au tout voiture et qui attendent des réponses… ».

À l’entendre donc, la loi sur les mobilités (LOM) ambitionne de marquer une rupture avec le passé… Cet Ancien Monde que la ministre a en partie façonné, elle qui a « oeuvré » au ministère de l’Équipement, à la direction de la stratégie à la SNCF, au ministère de l’Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal, à la tête de la RATP…

De quelle rupture parle-t-on ? Si le Gouvernement s’enorgueillit dans son exposé des motifs, d’une consultation sans précédent en 2018 pour faire aboutir son projet, force est de constater qu’il ne semble pas faire l’unanimité.

À l’heure où les émissions de CO2 de la France repartent à la hausse, peut-on encore fanfaronner sur le thème « make our planet great again » ?

À l’image du « pacte ferroviaire », la LOM n’ambitionne aucun report modal.

Pour exemple, confrontée à la question de l’avenir de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Épinal, la ministre renvoie à un « travail avec le président de région »… Il faut comprendre, LA RÉGION FINANCE !

Le projet de la LOM marque donc en réalité la poursuite du désengagement de l’État en matière de transport, et notamment pour ce qui concerne les financements des infrastructures. Si la ministre annonce des investissements supplémentaires, elle se garde bien de préciser qui va payer quoi, et notamment quel sera réellement l’effort supplémentaire fourni par l’État.

Quand SNCF Réseau s’endette, on parle de dette de la SNCF ; quand SNCF Réseau investit on parle d’investissement de l’État…

« En même temps », l’avis de l’ARAFER2 rendu public en novembre, pointe la poursuite soutenue de l’endettement de SNCF Réseau et pose la question de savoir quelle sera « la consistance du réseau ». En clair, il faut trancher et abandonner des lignes pour que la trajectoire financière soit soutenable, puisque SNCF Réseau s’endette pour maintenir un haut niveau d’investissement en lieu et place de l’État.

Selon la LOM, il faut passer d’un État stratège à un État qui libère les initiatives. Un savant mélange qui doit associer transports individuels type vélo et trottinette à l’aide d’applications numériques et entrepreneuriat privé avec des solutions de covoiturage.

Enfin, le nouveau renvoi à plus tard d’une écotaxe poids lourd résume à lui seul la politique du Gouvernement qui tente de taxer les contribuables sur le carburant tandis qu’il exonère le patronat. Le gazole des patrons serait-il plus vert que celui des « classes laborieuses » ?

Les politiques libérales, qui sont à l’oeuvre depuis plusieurs décennies et qui ne visent qu’à libéraliser l’ensemble des transports, sont en échec tant dans les réponses aux besoins exprimés par les usagers dans l’ensemble des territoires, qu’aux besoins des salariés en matière sociale et qu’aux enjeux environnementaux.

Pour la CGT, le droit aux transports doit être réaffirmé et l’État, qui en est le garant, doit tout mettre en oeuvre au travers d’une politique ambitieuse et durable pour y parvenir. Le service public SNCF est un atout essentiel pour y parvenir !

La Fédération CGT des Cheminots porte à ce titre un projet complet « Ensemble pour le fer ».

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés dans les semaines et mois à venir afin de défendre leurs conditions de vie et de travail, le maintien et le développement du service public SNCF !

Téléchargements

DÉFINITIVEMENT INCOMPATIBLE AVEC LE SERVICE PUBLIC SNCF

Budget 2019 de la SNCF

| Fédération

La présentation du budget de la SNCF pour l’année 2019 révèle un nouveau plan social massif avec plus de 2 400 suppressions d’emplois pour le Groupe Public Ferroviaire.
Dans le même temps, le chiffre d’affaires est en augmentation, les bénéfices prévus dépassent les 700 millions d’euros.

4 ans de gel des salaires malgré des bénéfices de plusieurs centaines de millions d’euros et 2 000 suppressions d’emplois, voilà en substance la pilule de l’austérité que fait avaler le président de la SNCF chaque année aux cheminots…. Pour 2019, petite nouveauté, la pilule sera plus grosse !

Guillaume PEPY annonçait en septembre un plan stratégique de performance visant à préparer l’entreprise aux défis de l’ouverture à la concurrence ; les éléments contenus dans le budget 2019 vont encore réduire les possibilités pour la SNCF et les cheminots d’exercer les missions de service public qui leur sont dévolues.

Premier enseignement, le pacte ferroviaire va accroître la dette de SNCF Réseau puisque nous dépasserons allègrement les 50 milliards d’euros de dette, ceci malgré une hausse du chiffre d’affaires avec des commandes de régénération du réseau ferroviaire supplémentaires et un dividende de 537 millions d’euros versé par SNCF Mobilités.

En cause, le manque de subvention de l’État malgré les promesses du printemps et le recours à la sous-traitance qui représente un surcoût de 15 % par rapport à des travaux réalisés par les cheminots. Pour 2019, il faudrait, selon l’entreprise, recruter 750 emplois pour assurer la charge de travail ; 700 le seront en ayant recours aux entreprises sous-traitantes du BTP.

Par ailleurs, un effort de productivité – comprendre une dégradation des conditions de travail des cheminots – sera réalisé à hauteur de 575 emplois équivalents temps pleins (ETP).

Pour l’Epic de Tête, 4 % de productivité devront être réalisés avec la suppression de plus de 300 emplois dans les fonctions transverses, et notamment dans les Agences Paie et Famille.

70 embauches à la SUGE, 33 au service informatique et dans quelques autres services donneront au total moins 184 emplois sur ce périmètre.

A noter que les résultats sont excédentaires et que la direction de l’EPIC de tête préfère supprimer des emplois, puisque dans le même temps, elle va investir 15 millions d’euros dans des « start up ».

Pour la direction de SNCF Mobilités, nous sommes trop nombreux. Cela se traduit par la suppression de 2 095 emplois et par un effort de productivité de 2 500 équivalents temps plein.

Par activité, nous avons donc :
▪ TER et Transilien : – 827 emplois
▪ Voyages et Intercités : – 492 emplois
▪ Gares et Connexions : – 27 emplois
▪ Matériel : – 382 emplois
▪ Directions centrales : – 21 emplois
▪ Fret : – 346 emplois

Cependant, la direction nous annonce que l’entreprise se portera bien en 2019 puisqu’elle prévoit un bénéfice net de plus de 700 millions d’euros pour un chiffre d’affaires atteignant les 35 milliards.

C’est donc encore une fois les cheminots et les usagers qui vont subir la politique de l’entreprise… des centaines de guichets, de gares, de lignes ferroviaires vont fermer alors que nous avons l’argent nécessaire dans les caisses pour remplir les exigences du service public.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, il faut poursuivre et amplifier le processus revendicatif et la mobilisation qui ont été engagés tout au long de l’année 2018 pour l’emploi, les salaires, les conditions sociales des cheminots et le développement du service public SNCF.

Téléchargements

UNE NOUVELLE PRIME !

La Direction SNCF est une mauvaise élève qui applique une mauvaise mesure

| Fédération

Le lundi 17 décembre 2018, la Direction SNCF a annoncé une mesure unilatérale : l’octroi d’une prime exceptionnelle créditée sur la paye de décembre.
400 € seront attribués aux cheminots dont le salaire annuel brut (hors EVS) est inférieur à 27 000 €.
200€ seront attribués à ceux dont le salaire annuel brut (hors EVS) se situe entre 27 000 € et 35 000 €.
0 € pour les autres.

La Direction affirme qu’environ 100 000 cheminots sont concernés.

C’est une mauvaise mesure qui répond mal à la pression sociale

Elle découle de l’annonce par le Président Macron d’une prime de fin d’année de 1 000 € (dans les entreprises volontaires) pour répondre au mouvement des Gilets Jaunes, alors que la revendication portait sur la hausse du SMIC et des pensions.

A la SNCF, la situation est identique. La Direction doit répondre à un malaise social profond qui s’est exprimé lors du conflit du début d’année et encore récemment lors de la grève du 14 décembre 2018. Sur la question salariale, l’exigence d’une vraie augmentation est portée de plus en plus fortement après 4 ans de baisse du pouvoir d’achat.

Mais au lieu d’entendre les cheminots, la Direction annonce une prime, donc une mesure non pérenne, qui ne correspond même pas au montant annoncé par le Gouvernement, et qui représente moins de 0,4 % de la masse salariale (quand l’inflation a été de 2,4 % sur les 4 années de gel).

Dans le même temps, la Direction présente les budgets 2019 au CCGPF et prévoit une nouvelle année d’augmentation « 0 % ». Comment ose-t-elle parler de « défense du pouvoir d’achat » après cela ? C’est totalement malhonnête !

Enfin, elle rajoute à l’insuffisance de la mesure Gouvernementale, une discrimination entre les cheminots.

Comme le Président Macron, la Direction SNCF est à côté de la plaque.

Les besoins sociaux doivent être entendus réellement

Les cheminots ne demandent pas l’aumône. Ils exigent un juste retour sur les richesses produites par leur travail, pour bien vivre. Cela passe par une augmentation générale des salaires et pensions.

Ils exigent également le maintien et l’amélioration de leur régime spécial de prévoyance et de retraite, financé par les cotisations sociales.

Si de plus en plus d’éléments de la rémunération ne sont pas soumis à cotisations (intéressement, heures supplémentaires, prime…), le régime spécial et la sécurité sociale seront affaiblis. Le remboursement des soins, les aides familiales ou les droits à la retraite continueront de se dégrader.

Pourquoi faire pression sur les malades, les familles ou les retraités alors que les dividendes versés aux actionnaires sont indécents ???

Le patronat doit payer le juste prix du travail : des augmentations générales et des cotisations sociales pour notre modèle de solidarité !

A la SNCF, malgré un coût de la dette de 1,3 milliard d’euros et des investissements massifs financés à la place de l’Etat, le résultat net des entreprises publiques a été de 1,1 milliard d’euros en 2017, et il est prévu à 700 millions d’euros en 2019. Pour rappel, une mesure de rattrapage salarial de 6 % coûterait moins de 400 millions d’euros.

Arracher une hausse des salaires des cheminots, c’est juste et c’est possible :
mobilisons-nous pour cela !

La CGT va déposer une nouvelle DCI à la SNCF sur les salaires et la situation de l’entreprise. Elle appelle ses syndicats à interpeller leur direction dans les Entreprises Ferroviaires privées et filiales, et elle prépare une motion pour le Conseil d’Administration de la CPRP pour exiger la hausse des pensions.

Téléchargements

GPF SNCF : « Nos besoins doivent être entendus, j’agis !

Pétition

| Fédération

Mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tous les salariés, jeunes, privés d’emplois et retraités.

Nous pouvons constater que les choix qui sont faits par les employeurs et les gouvernants de notre pays rendent au contraire nos vies plus difficiles.

Les richesses produites sont pourtant importantes, mais elles sont captées par des actionnaires qui perçoivent des dividendes sans cesse à la hausse.

AVEC LA CGT, JE REVENDIQUE :

• L’augmentation des salaires, des minima sociaux et des pensions, la prise en charge par l’employeur des trajets domicile/travail ;
Une meilleure reconnaissance des qualifications ;
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail, une réduction du temps de travail pour travailler tous, mieux et moins ;
Une vraie protection sociale tout au long de sa vie .

À LA SNCF :
Le maintien du recrutement au Statut ;
La renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin ;
Une meilleure représentation du personnel avec des instances de proximité ;
Des moyens pour le service public pour augmenter l’offre, maintenir les gares et les lignes ouvertes, avec du personnel SNCF ;
Une CCN de haut niveau.

POUR OBTENIR SATISFACTION, JE PARTICIPE :

Je décide de ME MOBILISER pour, ensemble, maintenir nos droits et en gagner de nouveaux, imposer l’ouverture de négociations sur nos revendications et sur les propositions de la CGT.
Je décide de M’ENGAGER sous diverses formes, et notamment par la grève interprofessionnelle dans les entreprises et les administrations.

Téléchargements

14 DÉCEMBRE : LA GRÈVE

Appel à la grève

| Fédération

La CGT constate que le mécontentement est présent partout dans les chantiers et les services.
Si nous voulons mettre en échec la violence sociale du Gouvernement et de la Direction SNCF, nous devons exprimer notre colère et nos revendications de manière visible et claire.

La Direction SNCF a largement accompagné la réforme ferroviaire portée par le Gouvernement, au détriment des cheminots, de l’entreprise et du pays.

Aujourd’hui, elle commence à mettre en oeuvre cette réforme au travers de restructurations massives, passées en force. Cette stratégie, en plus d’exacerber les inquiétudes, n’apporte aucune solution de développement du service public SNCF, Marchandises et Voyageurs.

Pour avoir plus de liberté d’action dans la casse de nos emplois, de nos métiers et de nos conditions de travail, elle impose une réduction drastique des moyens syndicaux et supprime les instances de proximité qui traitaient du quotidien des cheminots.

Elle pense qu’attaquer la représentation du personnel suffirait à éliminer toute contestation dans l’entreprise.

Par conséquent, la CGT, par la voix de ses syndicats de site, appelle les cheminots à participer à la journée de grève interprofessionnelle du vendredi 14 décembre 2018 !

Nous appelons à agir pour passer à l’offensive sur les revendications interprofessionnelles qui nous concernent :
L’exigence de hausse des salaires ;
L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail et la réduction du temps de travail ;
La défense de la protection sociale tout au long de la vie, notamment contre une réforme des retraites par points qui amènerait une baisse d’au moins 30% des pensions pour les cheminots si le Gouvernement la menait au bout !

Nous appelons à agir aussi pour porter haut et fort nos revendications professionnelles :
Le maintien du recrutement au Statut et la renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin, en particulier l’arrêt des fermetures de guichets, du déploiement de l’EAS, de la suppression des autorisations de départ, de la pression sur les roulements en préparation pour le changement de service, de la remise en cause des accords locaux, etc.
La grève du 14 décembre prochain se placera également quelques jours avant la nouvelle séance de négociation de la CCN ferroviaire sur « les classifications et la rémunération » qui se tiendra le 20 du même mois. Cette grève permettra donc de mettre un nouveau coup de pression sur le patronat des transports pour éviter qu’il impose la polyvalence dans la définition des métiers.

La Fédération CGT des cheminots appelle également à continuer le combat contre la réforme ferroviaire.

Contrairement à ce que le Gouvernement annonce, rien n’est joué. La loi a été votée en juin, notamment sur des mensonges de la majorité présidentielle. Il n’appartient qu’à nous de remettre nos revendications pour notre avenir, celui de l’entreprise et du service public au centre des débats publics.

Pour cela, construisons avec détermination des mobilisations massives et visibles.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, refusent de se laisser plumer et ils doivent le montrer!

TOUS ENSEMBLE, TOUS EN GRÈVE, LE VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2018 !

Téléchargements

Les retraités ne sont pas seulement en colère… Ils veulent une revalorisation de leurs pensions

| Fédération

Pour justifier les mesures qui réduisent le pouvoir d’achat des retraités, le gouvernement d’Emmanuel Macron affirme vouloir favoriser « ceux qui travaillent » ou encore « ceux qui font tourner le pays » Mais comment peut-on les croire ?!

Car pour le président de la République, ceux « qui font tourner le pays » ce sont  » les premiers de cordée », autrement dit les grandes fortunes du pays et le grand patronat. Ceux à qui il ne demande jamais de « faire un effort » alors qu’ils pourraient le faire sans mettre en péril leur immense patrimoine.

Bien au contraire, il leur a accordé tous les privilèges : suppression de l’impôt Solidarité sur la fortune, réduction de la fiscalité sur les dividendes et le capital, exonérations fiscales de toutes sortes et sans jamais vraiment inquiéter les évadés fiscaux et les fraudeurs.

Pourquoi enrichir les riches et appauvrir les autres ?

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les plus riches n’ont jamais amassé autant d’argent : record battu cette année avec un montant de 431 milliards soit une hausse de 15% en moyenne. Le plus riche d’entre eux, Bernard Arnaud, a vu sa fortune augmentée de 50 %.
Selon le Président, ces faveurs devaient favoriser l’’investissement et l’emploi. Les investissements stagnent, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Le chômage a encore augmenté. Les salaires ?
Une maigre augmentation par la suppression des cotisations sociales, compensée par la hausse de la CSG. Ce qui revient à faire financer par les retraités, à la place des employeurs, des prestations dont ils ne bénéficient jamais : indemnités de chômage et congés de maladie et maternité.

Les retraités font aussi « tourner le pays »

Préserver et augmenter le pouvoir d’achat des retraités, contrairement à ce qu’affirment nos gouvernants, est très utile à l’économie du pays.
L’immense majorité des retraités ne spéculent pas, ni ne placent leur argent dans des paradis fiscaux. Ils l’injectent dans l’économie.
Selon le CREDOC, les plus de 50 ans représentent 48 % de la consommation totale de la France. Ils assurent 64% du marché de la santé, 60% de l’alimentation, 58% de l’équipement, 57% des loisirs et un tiers des jouets sont achetés par les retraités.

Ils sont le coeur d’une nouvelle industrie, la « silver economie », emplois à domicile, télé-assistance et sécurité, qui va générer la création de 350 000 emplois d’ici 2020. Ils consacrent 4 % de leurs revenus soit 10 milliards à leurs enfants et petits enfants… Et que dire de leur contribution aux activités associatives socialement précieuses pour compenser le désengagement de l’Etat.

L’exonération de la taxe d’habitation ? Un leurre

Au total, c’est près de 5 milliards de pouvoir d’achat qui aura été prélevé sur les pensions. L’exonération par tiers de la taxe d’habitation représente cette année 1,2 milliards seulement. Mais de plus, cela va se traduire par des suppressions d’aides et de services dans les municipalités que l’Etat aura privé de ressources. Les retraités en particulier se verront privés de toutes sortes d’aides dans les villes et les villages. A cela s’ajoutent les augmentations de carburants, du fuel, du gaz, des mutuelles, la réduction de l’aide au logement…

Une baisse continue du pouvoir d’achat des retraités

Les retraités sont et seront lourdement frappés. Toutes les prévisions montrent que le niveau de vie des retraités va baisser au minimum de 20 % d’ici à 2035. Cela n’est pas acceptable sur le plan humain, mais ne l’est pas non plus sur le plan économique et social. Pas question de laisser faire.

Nous sommes 16 millions

Le gouvernement fait semblant d’ignorer le rôle que jouent les retraités dans tous les domaines de notre société. Il ne peut mépriser à ce point le rôle qu’elles et ils ont joué dans la production des richesses de la France. En réalité, il craint la colère des retraités et surtout leur résistance et leurs actions. Nous n’allons pas le rassurer. Nous allons multiplier les initiatives dans tout le pays.

La CGT à la rencontre des retraité·e·s

Dans les villes et les villages, les retraités CGT vont au devant de leurs « collègues retraités » pour débattre de leurs situations, certains sont en grande difficulté, définir les modes d’actions qui rassemblent largement les retraités. Car nous ne sommes pas seulement en colère, nous voulons que nos retraites soient revalorisées à la hauteur de ce qui nous a été injustement prélevé.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DES FINANCES LE 18 DÉCEMBRE À 14 h 30

Téléchargements

CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ: MOBILISONS-NOUS LE 1ER DÉCEMBRE!

Communiqué aux cheminots

| Fédération

La Fédération CGT appelle les cheminots à participer massivement aux manifestations contre le chômage et la précarité, organisées sur tout le territoire le 1er décembre afin d’exiger des hausses de salaires et pensions, lutter contre la précarisation croissante du salariat et le chômage de masse.

Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et notamment au travers de nombreuses journées d’action et de grève.

Alors que la France est en 2017 le 5e pays producteur de richesses dans le monde, la préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois.

Les cheminots qui sont confrontés à une quatrième année de gel des salaires, à la multiplication des contrats précaires de toutes sortes (intérim/CDD, CDD séniors,…) et à des suppressions massives d’emplois, vivent des difficultés similaires.

Ça ne peut plus durer !

Le Gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la République, ses ministres sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de la multiplication de « petites phrases ».

Au cours du long conflit du printemps, les cheminots ont lutté contre le pacte ferroviaire et formulé des propositions concrètes et chiffrées contenues dans le rapport « Ensemble pour le FER ». Qu’il s’agisse de report modal, de financement des modes de transport, de dessertes de tous les territoires, les cheminots se sont inscrits et continuent à s’inscrire dans une perspective plus large de réponse aux besoins des citoyens.

Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :
• L’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;
• La prise en charge des transports par les employeurs ;
• Une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;
• Une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune ;
• L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
• Une vraie protection sociale tout au long de sa vie ;
• Des augmentations générales de salaire à la SNCF ;
• Des moyens pour le service public.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle les cheminots à se joindre aux manifestations des privés d’emploi organisées sur le territoire et notamment à Paris, ce 1er décembre, place de la République à 12h00.

Exigeons des réponses précises et immédiates !

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 décembre 2018

Des personnels des gares de Bourges et Vierzon en grève à l’appel de la CGT cheminots

Un mouvement de grève des personnels présents dans les gares SNCF de Bourges et Vierzon a démarré ce vendredi matin, à l'appel du syndicat CGT des cheminots.[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.