Fédération CGT des Cheminots


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LA SOUS-TRAITANCE À MAINTENANCE&TRAVAUX : IL FAUT LA STOPPER !

Sous-traitance

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La CGT, majoritaire dans le Comité d’Etablissement Maintenance et Travaux, a fait voter avec les élus une expertise sur la sous- traitance et la re-internalisation des charges. Le constat est alarmant et met en danger l’avenir des cheminots, si la direction ne change pas sa politique !

En 2017, SNCF Réseau a sous-traité pour un montant total de 5,3 milliards d’euros toutes prestations confondues dont près de 3 milliards uniquement sur la partie « Travaux », un chiffre multiplié par plus de 4 en 10 ans. 70% des travaux d’investissement sont externalisés ainsi que l’entretien et la maintenance courante, à hauteur de 24 à 30%. Toutes les activités sont concernées : voie, signalisation, caténaires, appareils de sécurité, annonces de sécurité, ingénierie de projet, etc.

C’est donc à un phénomène massif et rapide auquel nous assistons qui, contrairement à ce qui nous est dit, n’est pas guidé par la seule nécessité de faire face au pic de charge lié aux investissements de ces prochaines années. Le contrat de performance Etat-Réseau 2017-2026 fait ainsi de l’externalisation un levier central pour générer sur ces 10 prochaines années 1,2Md€ de gains de productivité nécessaires à l’équilibre financier du GI, selon l’objectif imposé par la réforme ferroviaire de 2014.

La situation actuelle à SNCF-Réseau M&T n’est déjà plus celle d’une sous-traitance « classique », où l’on fait appel à un sous-traitant pour faire face à un pic d’activité ou pour utiliser une compétence technique très spécifique, mais celle d’une externalisation stratégique : SNCF Réseau transfère depuis quelques années, de façon stable et durable et dans le cadre d’une relation contractuelle, des processus internes vers des prestataires externes en accompagnant ce transfert de ressources matérielles et/ou humaines et de connaissances et compétences.

Les conséquences de ce phénomène sont nombreuses pour les cheminots. Son développement traduit en effet un changement de modèle de production de la maintenance ferroviaire qui passe d’un modèle globalement intégré au sein de la SNCF à un modèle plus éclaté.

Mais ce mouvement d’externalisation suppose aussi que SNCF Réseau organise et accompagne la montée en compétences des entreprises partenaires en même temps qu’elle réorganise tout le processus de production : c’est ce que nous sommes en train de vivre en ce moment !

La sous-traitance coûte plus chère que les cheminots !

Les besoins de régénération du réseau, à partir de 2010, ont entraîné un accroissement important du volume de chantiers à réaliser, mais SNCF Réseau ne s’est pas donné les moyens internes de suivre cette hausse de la production.

Pour éviter d’augmenter la masse salariale par des recrutements en interne à la hauteur des besoins, elle a fait le choix de s’appuyer sur des prestataires externes. C’est-à-dire de substituer une relation commerciale à la relation salariale.

Réduire les coûts par l’emploi d’une main d’oeuvre censée être moins chère et plus flexible que les cheminots sous statut, est bien la première raison de ce recours à l’externalisation. La réduction des coûts est fréquemment présentée par la direction de SNCF Réseau comme le résultat de la mise en concurrence des entreprises prestataires. Mais en réalité, ces entreprises appartiennent pour l’essentiel à 3 grands groupes du BTP : Vinci, Bouygues et Eiffage !

Par ailleurs, l’argument de la réduction des coûts mérite d’être interrogé. Sur le court terme, les prestataires doivent acquérir le savoir-faire, se former à des activités complexes et dangereuses et investir dans des matériels : cela représenterait pour la SNCF un surcoût de 10%, ce que la direction admet. Autrement dit, recourir à la sous-traitance coûte immédiatement plus cher que faire-faire le travail directement par les cheminots de SNCF Réseau !

Sur le long terme, une telle situation fait également peser un risque sur l’évolution des coûts des prestations qui dépend globalement des rapports de forces entre le donneur d’ordre et le(s) sous-traitant(s) : avec la réduction des ressources industrielles de SNCF Réseau, les entreprises sous-traitantes auront fini par capter le savoir-faire des cheminots du service public avec comme conséquence prévisible le renforcement du poids des prestataires dans les négociations.

Cette réalité fait donc peser un risque sérieux, à terme, sur les performances économiques de Maintenance et Travaux. En réalité, à court et moyen terme, la sous-traitance constitue un puissant facteur de pression sur les ressources internes de SNCF Réseau et de son cadre social historique.

Flexibiliser l’organisation et favoriser le dumping social, c’est ce que veut imposer la SNCF !

La recherche de flexibilité de l’organisation s’accompagne d’abord d’un besoin plus grand de mobilité géographique de la « main d’oeuvre », pour suivre les travaux.

Sur ce point, il faut noter que la convention collective des travaux publics, à laquelle nombre de sous-traitants sont rattachés, est structurée par la question de la mobilité de chantiers avec une population salariée souvent jeune, peu diplômée, débutant sa carrière et globalement peu regardante sur ses conditions de travail.

La réalité, c’est que le taux de turn-over est élevé dans ces entreprises !

Ce sont donc les conditions d’emploi et de travail des sous-traitants qui constituent une première variable d’ajustement. Mais on voit bien que la sous-traitance est aussi un moyen de mettre en concurrence les cheminots avec des salariés d’entreprises externes moins protégés socialement. La logique à l’oeuvre est ici celle du dumping social.

C’est pour cette raison que la CGT oeuvre pour une convention collective nationale de branche de haut niveau.

Au final, cette flexibilisation du travail conduit à :

  •  La précarisation des prestataires qui ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que le donneur d’ordre ;
  •  La fragilisation des systèmes de sécurité et du travail y compris du fait de la contractualisation qui pousse le prestataire à prioriser les délais au détriment de la sécurité et de la qualité ;
  •  L’augmentation de la coactivité qui s’avère propice aux dysfonctionnements par la multiplicité d’intervenants qui n’ont pas de règles communes stables et partagées, comme c’était le cas dans le cadre de l’entreprise intégrée.

Tous ces éléments favorisent la dégradation de la qualité, de la fiabilité et de la sécurité du réseau à long terme, et peuvent se révéler particulièrement coûteux au final.

Nouvelle division du travail, nouvelles contraintes

Côté SNCF, le développement de l’externalisation se traduit par le passage du faire au faire-faire avec une volonté stratégique d’externalisation des charges de travail. Il s’agit moins, alors, de produire que de piloter et d’optimiser l’allocation des moyens (humains, techniques et financiers) en fonction des chantiers et de leurs particularités.

Le développement de la sous-traitance entraîne donc une nouvelle division du travail :
• Les tâches élémentaires (simples) sont réservées aux sous-traitants, celles à valeur ajoutée sont faites en interne (maîtrise d’ouvrage, surveillance du réseau et interventions d’astreinte) ;
• les cheminots SNCF doivent dorénavant apprendre à faire-faire plutôt qu’à faire : préparer des chantiers, contractualiser des prestations, gérer les contrats et en contrôler la bonne exécution, accueillir voire former les sous-traitants, les encadrer, contrôler leur travail sans nécessairement avoir suivi les mêmes processus de formation etc.

Cette nouvelle division du travail est en plus accompagnée d’une réduction massive des effectifs de production (-36% d’agents d’exécution entre 2000 et 2016) avec des impacts multiples :
• Agrandissement des territoires d’intervention du fait de la diminution des tailles d’équipes : d’où une diminution de la réactivité lors des interventions d’astreinte ;
• Complexification des activités opérationnelles :

  •  dans la phase de préparation avec un séquencement des tâches plus difficile du fait de domaines de compétences limités des prestataires ;
  •  dans la réalisation en cas d’aléas, les prestataires se bornant à exécuter un contrat sans avoir la vision d’ensemble du chantier.

• Des opérations de supervision, de suivi et de contrôle des sous-traitants qui prennent le pas sur l’activité principale, notamment des DPx et des assistants ;
• Des difficultés dans la remontée des informations lors des contrôles et des constats de défaut ;
• Une montée en compétences des cheminots plus complexe en raison de la diminution importante de la pratique sur le terrain.

Un risque majeur : une perte de compétences à tous les étages !

Le risque majeur de l’externalisation est celui de la perte des compétences des cheminots SNCF. En effet, le non renouvellement des effectifs ces dernières années n’a pas permis de transmettre en temps et en heure les connaissances détenues par les plus anciens.

L’éloignement du terrain et le manque de pratique sur certaines tâches affaiblissent gravement la montée en compétences des nouvelles recrues et fragilisent celle des cheminots expérimentés.

Pourtant, c’est bel et bien la haute technicité des cheminots SNCF qui constitue la force de notre entreprise et qui permet de produire des trains en sécurité, en s’appuyant sur une connaissance fine du patrimoine. Mais les changements d’organisation permanents, la gestion des effectifs au plus juste et le transfert de l’activité vers des entreprises privées, mettent à mal ce système et créent des risques sur la sécurité des circulations comme nous pouvons malheureusement le constater avec l’augmentation des incidents et accidents sur le réseau ces derniers temps.

La nécessité de maintenir les compétences des cheminots à un niveau élevé, par un système de formation et de tutorat performant, par une pratique terrain intensive, par une présence effective de l’encadrement de proximité, est vitale pour les agents comme pour l’avenir de l’entreprise.

Une situation alarmante qui appelle une réorientation stratégique

Au niveau des effets de la sous-traitance sur la maîtrise de la sécurité ferroviaire, l’expertise dresse des constats alarmants :

  •  L’organisation des travaux est morcelée, avec une augmentation des interfaces entre plusieurs entreprises qui est une source d’erreurs importantes et dilue les responsabilités. On ne pense plus au travail bien fait mais simplement au respect des clauses du contrat.
  •  Les risques sont reportés sur les sous-traitants qui, face aux pressions tarifaires et temporelles de la part du donneur d’ordre, priorisent trop souvent la productivité au détriment de la sécurité et de la qualité du travail.
  •  la situation dégradée de la formation avec des centres de formation qui ne cessent d’être réduits, alors même que les besoins augmentent. Cela se traduit par des difficultés de formation de nos jeunes agents mais aussi de formation continue avec le maintien de connaissances. Cela contribue à une perte de maîtrise de notre outil industriel. De plus, la concurrence dans ce domaine met à mal la volonté d’harmonisation des pratiques qui ajoute encore de la confusion et de la complexité au quotidien.

Cette expertise montre bien que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure répond avant tout au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF. Ce constat appelle à une réorientation stratégique notamment par les mesures suivantes :

  •  La ré-internalisation des charges de travail (travaux et maintenance courante) au sein de la SNCF et l’augmentation des effectifs afin de conserver la maîtrise de notre outil industriel ;
  •  Le rattachement obligatoire de toutes les entreprises intervenant sur le réseau ferré à la convention collective de la branche ferroviaire, pour mettre un coup d’arrêt au dumping social ;
  •  Le renforcement des moyens matériels et humains, pour assurer un suivi des travaux réalisés par des tiers à la hauteur des exigences de qualité et de sécurité qui sont les nôtres ;
  •  La responsabilisation de SNCF Réseau dans l’organisation de la formation à l’échelle de la filière et la mise en place de moyens importants pour assurer et maîtriser la montée en compétences de nos agents et des salariés des entreprises extérieures.

Ce sont bien aux cheminot(e)s de prendre conscience des enjeux car c’est leur métier et leur avenir qui se jouent si rien n’est fait pour inverser la politique mise en place par la direction. La CGT continuera à s’opposer à toute forme de dumping social et pèsera sur le volet « Métier » de la convention collective nationale en portant ses revendications afin de préserver l’intérêt et l’avenir de tous les cheminots !

 

 

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

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Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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LES INGÉNIEURS ET TECHNICIENS : UN ATOUT POUR LE FERROVIAIRE

Ingénieries du matériel

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A l’heure où le ferroviaire devient la réponse évidente aux enjeux de transition écologique, le travail en coopération entre ingénieries devient incontournable pour le développement du matériel roulant et sa maintenance.

La coopération est l’outil pour inventer le ferroviaire de demain dans le respect du développement humain durable. Avoir des objectifs communs et non contraires, décidés ensemble est une décision de société gage d’efficacité.
Cette coopération doit reposer sur :
Des ingénieries intégrées dans la SNCF qui a le retour d’expérience de la maintenance et l’expression du besoin (voyageurs et chargeurs, population et conducteurs, contrôleurs, équipement, circulation…) ;
Des constructeurs qui ne se basent pas sur le profit des actionnaires.

Le TGV du futur, un bel exemple

Le programme TGV 20/20 (TGV du futur) a construit des solutions grâce au travail des ingénieurs de différentes entreprises. Il est né d’une volonté politique de réinventer le TGV pour le futur. La SNCF est sortie de sa logique de rédaction de cahiers des charges et de la relation client/fournisseur. Ce ne sont ni les juristes, ni les clauses commerciales qui font le progrès. Les ratés de la mise en circulation des nouveaux matériels démontrent l’impasse de cette pratique commerciale.

Malgré cette expérience, la logique de la direction est de démultiplier les fractures entre Technicentres Industriels et de Maintenance. Elle impose une part de plus en plus importante à la sous-traitance, aux prestations. Elle a budgèté en 2019 la suppression de nombreux postes dans les ingénieries. C’est une perte de savoirs pour tout le ferroviaire.

Gouvernement Macron, la finance au détriment de l’industrie

Le feuilleton de la fusion entre Siemens et Alstom oppose deux vieilles visions capitalistes. D’un côté, les fidèles à la dérèglementation européenne qui préfèrent la guerre économique interne. De l’autre, le gouvernement français, avec celui du patron de Siemens visant la réduction de l’outil de production avec 4 à 7000 suppressions d’emplois. Leur projet est financier : 1,8 Md€ de dividendes exceptionnels supplémentaires ont déjà été votés pour les actionnaires d’Alstom. Cette orientation est contraire au développement de la recherche ferroviaire.

La CGT croit en l’avenir du ferroviaire

Il faut une direction du Matériel forte qui ne s’efface pas derrière les activités. Alors que de nombreux matériels arrivent à leur mi-vie, il est urgent de planifier et réaliser leur modernisation.
Il y a aussi le devoir pour le report du transport des marchandises de la route sur le rail. La SNCF est propriétaire de wagons, via sa filiale. Il est impératif que nous prenions nos responsabilités pour désamianter, rénover et développer ce parc.

Cheminots des services, pôles et centres techniques, techniciens et ingénieurs, défendons nos emplois, nos formations, travaillons pour la SNCF et développons des coopérations avec les constructeurs.

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LA CGT DES CHEMINOTS GAGNE UN ACCORD SUR LES ACTIVITÉS SOCIALES

Tract aux cheminots

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Depuis plus de 4 mois, forte de la confiance que lui ont renouvelée les cheminots lors des élections professionnelles de novembre 2018, la Fédération CGT des cheminots oeuvre sans relâche pour qu’un accord permette de maintenir les activités sociales offertes aux cheminots et à leurs ayants-droit.

La mise en oeuvre des CSE en lieu et place des comités d’entreprise à la SNCF au 1er janvier 2019, a légalement fait tomber tous les accords existants. Potentiellement, le Comité Central (CCGPF) aurait donc dû disparaître, et avec lui les colos, les maisons familiales et tout le patrimoine social qui aurait été bradé aux promoteurs immobiliers. Les activités sociales de proximité auraient dû être éclatées entre les 33 CSE multirégionaux, très éloignés des cheminots, provoquant le licenciement de centaines de salariés et la disparition de nombreuses installations sportives, culturelles ou de loisirs. Les cheminots d’un même site n’auraient pas eu les mêmes droits.

La CGT s’est donc engagée dans une bataille intense pour préserver les acquis des cheminots, notamment en faisant des propositions très concrètes pour reconstruire l’unicité entre les agents, quelle que soit leur activité.

Elle a réussi à convaincre les autres organisations syndicales et à imposer à la Direction la création de 23 instances de proximité interentreprises sur des périmètres géographiques raisonnables (les anciennes régions SNCF).

Le Comité Central est également maintenu.

Après une table ronde le 7 mars dernier, un accord national est désormais soumis à signature.

La CGT va le signer.

Même si certaines OS ont obtenu de pouvoir limiter l’accès des agents dépendant de leurs CSE à la seule restauration, l’accord prévoit aussi une autre option afin leur offrir l’accès à toutes les activités. Les élus des CSE devront donc choisir entre ces deux scenarii.

La CGT, que les cheminots ont placée à la gestion de 27 CSE sur 33, affirme d’ores et déjà qu’elle défendra l’option de la mutualisation totale pour que tous les cheminots puissent accéder à l’ensemble des activités sociales offertes en proximité de leur lieu de travail.

Les activités sociales seront donc un espace qui restera préservé de l’éclatement de l’entreprise. C’est un acquis important ! Il faut maintenant aller plus loin. 2

Cela prouve que l’on peut reconstruire l’unicité dans l’organisation de la production, l’exercice de nos métiers, ou encore notre statut social.

Il faut pour cela résister à la tentation de l’individualisme et se mobiliser tous ensemble pour défendre des revendications qui vont dans ce sens.

La CGT souligne l’implication des personnels CE qui ont multiplié les actions afin de défendre leurs emplois et les activités sociales (envahissements de séances plénières, squats de directions régionales, rassemblements, etc).

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’organiser en se syndiquant.

Afin de mieux mener la bataille, elle organisera des débats dans les prochaines semaines sur les attentes des syndiqués en matière de « conditions de travail, conditions de vie et conditions de lutte ».

Face à la réforme ferroviaire et à la réforme des retraites, notre avenir est dans nos mains !

Il n’est pas question de rester spectateurs de la casse que la Direction et le Gouvernement entreprennent. On ne fait pas une réforme, on ne transforme pas une entreprise, on ne change pas de modèle social, contre l’avis de ses salariés ou de ses citoyens.

Faisons-nous entendre et imposons d’autres choix !

Faire reculer la Direction SNCF et imposer notre vision du service public, c’est possible !

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CTN MATÉRIEL

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

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Dans les Technicentres de Maintenance et Industriels, nos fonctions s’articulent autour de métiers techniques.
Ils comportent des risques qui peuvent être graves et influencent constamment notre qualité de vie et de travail. En détruisant cet équilibre, en restructurant constamment nos organisations, la direction d’entreprise met en danger les Cheminots du Domaine Matériel.

La multiplication des suppressions d’emplois et des restructurations d’ateliers, nécessite une réaction forte de l’ensemble des cheminots du domaine Matériel, car cela fragilise l’organisation du travail, les conditions de travail, la formation et le respect des règles de maintenance.

A cela s’ajoutent un nombre de démissions en constante augmentation depuis plusieurs années et un recours abusif aux contrats précaires (intérimaires, CDD) prétextant des accroissements temporaires de charge.

Les cheminots paient au prix fort les décisions de la direction Matériel qui refuse d’organiser une production de maintenance ferroviaire de qualité, tout en améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots.

La CGT affirme que l’avenir et le développement de la fonction Matériel, composante indispensable au service public ferroviaire, passe impérativement par le maintien des quatre spécialités que sont la maintenance, l’étude, la logistique et l’approvisionnement.

Face à cette situation, la CGT invite les cheminots du Matériel à se mobiliser dans le cadre de la journée d’action du 19 Mars 2019 pour porter et gagner sur les revendications suivantes :
Augmentation générale des salaires par des mesures pérennes pour vivre dignement de notre travail ;
Augmentation du nombre d’embauches et régularisation au statut des emplois précaires ;
Amélioration des conditions de travail ;
Une formation de haut niveau (formation initiale et continue) ;
Respect du dictionnaire des filières et arrêt de la polyvalence métiers ;
Réinternalisassions de toutes les charges de travail ;
Arrêt des restructurations ;
Une ingénierie forte qui maîtrise les cahiers des charges constructeurs au plus près des établissements de maintenance ;
FRET : arrêt des mouvements de cheminots de la Maintenance des Locomotives vers Fret et développement d’une organisation pérenne pour l’ensemble de la maintenance, wagons compris.

L’avenir de nos Technicentres de Maintenance et Technicentres Industriel est en danger ! Il est temps de réagir et d’agir !!!

Le 19 mars 2019, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se mettre en grève et à participer aux rassemblements organisés dans les territoires

(nota : un préavis national CGT a été déposé pour la période du Lundi 18 Mars 2019 20h00 au Mercredi 20 Mars 2019 à 7h55. Pour ceux soumis à D2I, pensez à la déposer)

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CTN EXPLOITATION

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

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Les cheminots des métiers de l’Exploitation payent le prix fort d’une politique que le Gouvernement et la Direction présentent comme inéluctable.
Le 19 mars 2019, les cheminots de la Vente, de l’Escale, du Fret et de la Circulation doivent imposer leurs revendications en se mobilisant massivement.

Des facteurs et des bijouteries dans les gares plutôt que des cheminots et des guichets de vente, des camions plutôt que des trains, des billets de train dans les PMU/Tabac et des gares automatisées, déshumanisées, des suppressions de lignes aux suppressions de postes d’aiguillages, de l’externalisation aux perspectives d’ouverture à la concurrence et de transferts de personnels… autant d’annonces qui tracent la trajectoire que veut imposer le Gouvernement et la Direction SNCF.

A la Vente, la Direction souhaite éradiquer les guichets, les boutiques et davantage externaliser la charge des Centres Lignes Directes (près de 15 % des appels téléphoniques).
Les conditions de travail sont dégradées et les emplois précarisés. Les parcours professionnels sont inexistants et les restructurations se succèdent au même rythme effréné que les suppressions d’emplois et le déploiement de la vente en itinérance (Trucks et Mobiléo, Cosmo).

A l’Escale, la Direction s’acharne à faire disparaitre les missions de sécurité (autorisations de départ…) pour ne laisser que les tâches (tours de gare, personnes en situation d’handicap, accueil…) qu’elle externalise.

Dans ce contexte, la perspective de transfert d’une partie des cheminots de l’Escale vers Gares & Connexions n’augure rien de bon.

Les velléités de filialisation de Gares & Connexions qui exploite les gares pour ne faire que du business avec les bâtiments, démontrent que cette entité s’éloigne de l’activité ferroviaire et des métiers de l’Exploitation.

Les « Petits Collectifs » en Ile de France, les EML (Equipes Mobiles de Lignes) et toutes leurs déclinaisons en province se généralisent pour imposer aux cheminots une plus grande mobilité quotidienne et une recomposition des métiers par tâche en fonction des besoins du jour, tout en méprisant la technicité des métiers et in fine, les déroulements de carrière.

Au Fret, la énième annonce de relance ne fait plus illusion et ne dissimule pas le renoncement de la Direction au transport de marchandises par le fer, la filialisation de Fret SNCF et les coupes franches dans les effectifs.

A la Circulation, alors même que la charge travaux explose, que les postes non tenus et les reports de repos, congés se multiplient faute d’effectif, la Direction a affiché un objectif de suppression de plus de 420 emplois en 3 ans avec une accélération de la CCR (Commande Centralisée du Réseau), la revisite des organisations du travail, les fermetures de lignes et les réductions de plan de transport.

Plus de 12000 km de lignes du réseau capillaire sont menacés par le défaut de financement inscrit dans les réformes du système ferroviaire de 2014 et de 2018.

L’avenir des gares et des postes d’aiguillages est donc suspendu aux orientations du Gouvernement et aux objectifs de productivité de la Direction.

Ces avalanches d’annonces, plus néfastes les unes que les autres, font partie de la stratégie de la Direction.

Il s’agit d’instaurer un climat de résignation propice à taire la contestation.

Pourtant, régulièrement, les mobilisations de cheminots contrecarrent les projets néfastes de la Direction.

En effet, de nombreux guichets, des postes d’aiguillages, des chantiers fret ou des gares condamnés par la Direction sont régulièrement maintenus, voire développés grâce à la mobilisation des cheminots.

Face à cette situation, la CGT invite les cheminots de l’Exploitation à se mobiliser pour porter et gagner sur les revendications suivantes :
▪ Des augmentations générales de salaires ;
▪ Des cadres d’organisation correctement dimensionnés avec un recrutement massif de cheminots ;
▪ Un parcours professionnel et un déroulement de carrière reconnaissant la technicité de nos métiers;
▪ Le maintien des guichets et des boutiques ;
▪ La ré-internalisation de tous les services réalisés en gare et de la totalité de la charge des CLD ;
▪ Le développement du transport de marchandises par le rail ;
▪ L’arrêt des suppressions d’emplois et des organisations du travail type EML ou petits collectifs qui pèsent sur les conditions de travail et entraînent de la souffrance pour les cheminots ;
▪ La réhumanisation des gares ;
▪ L’arrêt des polyvalences et des mobilités imposées par la direction ;
▪ L’autorisation de départ donnée par les cheminots de l’Escale formés.

N’en déplaise à la Direction et au Gouvernement, les cheminots des métiers de l’Exploitation restent indispensables au système ferroviaire et au service public.

LE 19 MARS 2019, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE !
TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

Nota : un préavis CGT a été déposé du lundi 18 mars à 20h00 au mercredi 20 mars à 07h22. Pensez à déposer vos DII (pour ceux qui y sont soumis).

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CTN EQUIPEMENT

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

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Avec toujours plus de sous-traitance avec ces impacts sur l’emploi (-750 embauches) et plus de production qu’elle entend faire peser aux cheminots (-575 emplois), la direction n’épargne rien aux cheminots de l’équipement.

Avec quels cheminots ?

Alors que la direction, droit dans les yeux, nous affirme que les effectifs seront stables en 2019, la réalité est toute autre. Les impacts des budgets sont d’ores et déjà bien réels. Les annonces de recrutements, que ce soit en Ile-de-France ou en province, ne répondent pas aux besoins réels du terrain.

Alors que des cheminots sont non-utilisés au profit d’entreprises extérieures, la direction fait appel à des volontaires dans d’autres régions pour renforcer ces mêmes collectifs. Alors que la direction confie toujours plus de chantiers aux appétits du privé, toujours plus de malfaçons, de renoncements, d’augmentations des coûts sont constatés. Alors que la direction entend professionnaliser les cheminots de l’Equipement, elle fragilise la formation et le transfert des savoirs, en fragilisant la formation.

Avec quel moyens, quelles compétences ?

Les cheminots de l’Equipement se voient, par des restructurations incessantes, trop souvent mis en difficulté pour assurer leurs missions. Nouvelles règlementations, nouvelles méthodes, manque de moyens, manque de cohésion font que, jour après jour, les cheminots de tous collèges, ne se retrouvent pas dans cette politique.

Pour la CGT, les cheminots de l’Equipement doivent rester au coeur d’une organisation qui redonne aux cheminots les clefs de la production. Les moyens existants permettent toujours que le travail soit réalisé par les cheminots. Pour cela, le rapport de force doit s’élever et les cheminots de l’Equipement doivent prendre leur place pour s’assurer d’un avenir pour des métiers, des qualifications, des formations, des évolutions de carrière comme du salaire acceptables pour tous !

La sous-traitance qui fait perdre nos compétences, nos emplois, alors que celle-ci est plus coûteuse, moins respectueuse des conditions de vie et de travail des salariés qu’elle emploie, ne peut devenir le seul avenir pour les cheminots de l’Equipement, pour les salariés du privé, pour les usagers du service public.

Les cheminots de l’Equipement sont le gage d’une sécurité optimale des installations. Les seuls appétits du privé n’en seront jamais les garants !

L’avenir de nos métiers et de notre entreprise est en danger !
Il est temps de réagir et d’agir !!
TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS !

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Tract CTN TRACTION : TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

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Depuis plusieurs semaines, les activités annoncent la dédicace des métiers de la traction avec comme conséquence la déqualification des métiers.
En région parisienne, des directions de ligne sont créées regroupant des conducteurs, les ateliers de maintenance et des agents commerciaux.
Dans les régions, le découpage se ferait par groupe de lignes ou par zone géographique voire par type de trains.
Ainsi, avec ces nouvelles structures d’établissement, il sera plus facile pour nos dirigeants et gouvernants d’ouvrir à la concurrence ligne par ligne.

Que va-t-il rester du métier de conducteur ?

Les formations initiales seraient réalisées en fonction du premier emploi des conducteurs soit une ligne et un engin moteur.

De ce fait, les montées en roulement, les parcours professionnels et les mutations seraient mis à mal. Face à cette situation, quelle entreprise voudrait alors investir dans la formation d’un conducteur, tout en sachant que ce dernier quittera son établissement voire l’entreprise ?

L’activité TER reconnaît la modification du métier de conducteur en le déqualifiant. Si l’EPSF donne son aval, TER considère pouvoir ignorer le dictionnaire des filières et appliquer sa politique de rentabilité. C’est ainsi que des propositions de toutes sortes fleurissent un peu partout comme les CRLO autorisés aux matériels voyageurs ou encore la visite à l’arrivée des trains dans les gares par des conducteurs.

Que se passerait-il pour les Gestionnaires de Moyens (GM) ?

Les bureaux de commande dans les UP disparaitraient au profit de bureaux de commande centralisée régionaux. Rien que sur la région de Bourgogne Franche-Comté, au moins 20 emplois GM seraient menacés…

Ce ne sont que les premières annonces faites par les activités. A n’en pas douter, d’autres vont suivre d’ici la fin de l’année. La modification de la Loi des Mobilités qui permettrait aux entreprises de ne plus avoir de certificat de sécurité sur les réseaux autonomes et le contenu des métiers dans la Convention Collective Nationale de branche, vont profondément bouleverser le paysage ferroviaire tel qu’il est aujourd’hui.

La CGT refuse cette trajectoire mortifère et revendique toujours un service public de qualité avec des agents ayant une formation (initiale et continue) adaptée à leur métier pour garantir un niveau de sécurité élevé.

L’avenir de nos métiers et de notre entreprise est en danger !
Il est temps de réagir et d’agir !!!

NE LAISSONS PAS LA DIRECTION
PASSER EN FORCE !
TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS !

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Tract CTN Trains : TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Le métier d’ASCT, à l’instar de tous les autres métiers cheminots, est dans le viseur.

Instaurer la polyvalence, réduire l’emploi et les coûts, sont les seuls objectifs d’une direction qui a décidé de tirer un trait sur le métier de contrôleur tel que l’exige le service public ferroviaire.

Ainsi, pour parvenir à ses fins, elle maquille maladroitement ses obligations dans le cadre du service public et ses engagements envers les usagers, les cheminot-e-s, les AO et la Nation.

EAS*, ANS*, TAD*, EML*…sont des sigles annonciateurs de casse.

Afin de masquer les effets néfastes de la mise en place de l’EAS et la suppression massive des postes d’ASCT, les activités proposent de créer les EML*.

Ainsi, selon les régions, la forme, les compositions et les missions de ces équipes seraient variables. Des ASCT volontaires par-là, des ASCT intégrés de force, des cheminots de l’escale et de la vente qui sont assermentés par ici et dans la même journée, le contrôle des titres de transport, la vente de billets ou de cartes commerciales, l’accueil des usagers parfois à bord, souvent à quai.

Ajoutons à cela le transfert de l’autorisation de départ du sol vers le bord, la suppression du CAF et voilà tout le pan de la sécurité incombant aux ASCT qui disparait. La CGT condamne cette vision orientée uniquement sur la trajectoire économique.

Tout ceci aura forcément un impact sur la rémunération et le déroulement de carrière. La philanthropie de la direction n’étant pas sa « qualité » première, elle se saisira de toutes les opportunités pour réduire les « devant payer » aux ASCT. L’argument de la perte de la sécurité est essentiel à ses objectifs.

La revendication et la mobilisation comme arme de défense.

« Nous perdrons les batailles que nous ne mènerons pas », cette célèbre phrase quelque peu modifiée n’a jamais été aussi réaliste. En ce sens, le métier d’ASCT est basé sur de vraies compétences associées aux exigences du service public, il faut le défendre et l’améliorer.

La CGT s’inscrit depuis toujours dans la défense du métier d’ASCT, aujourd’hui plus que jamais, il faut combattre ensemble.

ASCT, la Direction cherche à nous sortir des trains, démontrons-lui, en nous mettant tous en grève le 19 mars, ce qu’il lui en coûtera.

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AVANT, DÉBATTONS, LE 19 MARS, AGISSONS !

Action Interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions de pouvoir d’achat (et donc des salaires), de justice fiscale, d’accès et de développement des services publics sont clairement posées sous différentes formes.
Nos luttes posent également ces sujets !

Le Gouvernement s’évertue à faire de la pédagogie pour que les citoyens, les salariés, comprennent le bien-fondé de la politique menée.
Personne n’est dupe, dans la vie comme dans les entreprises, la démocratie est remise en cause, le Président vole aux plus modestes pour mieux distribuer aux riches.

La fermeture programmée de l’usine Ford de Blanquefort illustre cette politique. C’est « open bar » pour les grands patrons du CAC 40 en termes de niches fiscales et d’utilisation des salariés via la loi Travail, pour au final licencier 850 salariés après s’être rempli les poches d’argent public.

Les citoyens, les salariés ne peuvent plus rester à attendre le 20H pour compter les mauvais coups et baisser toujours plus la tête, il faut AGIR !

À LA SNCF

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi Pacte ferroviaire en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois.

C’est encore et toujours sous couvert de la concurrence que des objectifs de productivité exorbitants sont inclus dans les conventions TER récemment signées. C’est aussi cette perspective qui justifie, aux yeux de l’entreprise, les déstructurations incessantes, visant à fragmenter artificiellement la production par activité, produit, ligne, en dédicaçant les moyens humains et matériels pour constituer des « lots détachables » à livrer clés en main aux appétits du privé.

Il est bien temps, pour certains élus, de faire des pétitions et d’haranguer les foules quand, au printemps dernier, ils fustigeaient les cheminots en lutte et signaient des deux mains une réforme ferroviaire. Celle-ci annonçait les suppressions de dessertes TGV et TER, la fermeture des gares et des guichets, la suppression massive d’emplois cheminots et la casse des métiers pour que cela rentre au chausse-pied dans la CNN du moins-disant.

Au nom du dogme de la concurrence, le quotidien des cheminots se dégrade (casse des emplois, hausse de la productivité, gel des salaires…).

La CGT porte des propositions dans le GPF qui nécessitent l’ouverture rapide de négociations pour gagner :
▪ La ré-internalisation des charges de travail, notamment à l’Equipement ;
▪ Le recrutement de cheminots au Statut en nombre suffisant ;
▪ Des augmentations générales des salaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées récemment à 890 M€ malgré 37 jours de grève. Exigeons une équitable redistribution de notre travail.

Dans le cadre de la négociation pour une CCN de haut niveau, la Fédération CGT des cheminots travaille un projet sur le contenu des métiers.

Plus largement, elle est porteuse d’un projet global pour le développement du service public Fret et Voyageurs intitulé « Ensemble pour le Fer ».

Celui-ci est toujours d’actualité et peut constituer les bases pour un retour à une entreprise publique unique et intégrée au service de l’intérêt général !

Il est temps de dire stop à cette mascarade, révéler les mensonges de Monsieur Pepy et du Gouvernement. Le 19 mars 2019, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se mettre en grève, à manifester pour un vrai service public ferroviaire au service de la Nation, pas de la finance !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 mars 2019

Mobilisation contre la réduction des horaires d’ouverture de la gare de Villefranche-de-Rouergue

David Gistau, secrétaire départemental de la CGT, a dénoncé une aggravation de l'inégalité d'accès aux services publics./ Photo DDM.[…]

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