Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LES CHEMINOTS DU MONDE VOTENT CGT !

Congrès d'ITF

| Élections CSE 2018

Du 13 au 20 octobre derniers, s’est déroulé le congrès de la fédération internationale des travailleurs du transport (ITF) à laquelle la CGT est affiliée.

ITF représente 19,7 millions de travailleurs syndiqués dans 670 syndicats et sa section Rail comprend 1,2 million d’adhérents et représente 8 millions de cheminots dans le monde.

 La Fédération CGT des Cheminots a présenté un candidat pour la présidence de la section Rail d’ITF. S’appuyant sur les valeurs de la CGT, reconnues dans le monde, notre syndicalisme de lutte, de solidarités internationales et force de propositions, appuyé par un programme de travail ambitieux, a fait la différence.

La CGT a développé une démarche revendicative afin de gagner un service public ferroviaire de qualité car c’est bien dans une logique de propositions/actions et perspectives que l’on mobilise les cheminots !

La réforme ferroviaire, que nous continuons de combattre, a été regardée attentivement par le monde cheminot. En effet, notre lutte de plus de 40 jours de grève peut paraître inatteignable voire impossible dans certains pays et nous incarnons à leurs yeux la résistance aux politiques libérales et au processus de privatisation.

Avec près d’un ½ million de voix, la CGT, par sa crédibilité reconnue, ses valeurs, sa capacité de rassemblement, devient la première organisation syndicale Française à présider une branche mondiale parmi les 9 grandes fédérations globales.

Une CGT plus forte à la SNCF, c’est affirmer que les cheminots Français sont debout face à un gouvernement et une direction SNCF devenus les valets de la finance internationale. Des cheminots unis prêts à défendre leurs intérêts et combattre partout dans le monde les politiques néolibérales qui sont la cause des régressions sociales et salariales. Des cheminots unis qui combattront la baisse du niveau de la sécurité et qui, ensemble, créeront les conditions du développement du service public voyageurs et Fret par leurs mobilisations futures.

ÉLECTIONS CSE SNCF DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018 :
JE VOTE ET FAIS VOTER CGT !

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Le prix du carburant flambe ! […]

| UIT

Le prix du carburant flambe !
Le pouvoir d’achat des Français s’écroule !
La colère légitime gronde dans la population !

Surfant sur une colère légitime des consommateurs, certains partis ou associations, ainsi que les lobbys patronaux s’emparent de cette colère citoyenne pour vouloir instaurer une fronde basée sur l’unique augmentation de la fiscalité des carburants qui plombe le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des privés d’emplois. Sur ce thème, véhiculé par la toile et ses réseaux sociaux, des points de blocage de circulation pour la journée du 17 novembre sont en train de s’organiser un peu partout en France.

Une fiscalité qui amplifie la fracture sociale

Depuis de nombreuses années, les prélèvements sociaux, les taxes et impôts, utiles pour l’intérêt général, sont souvent dévoyés de leur but initial pour être détournés au profit de l’économie et des grandes entreprises :

  •  Les exonérations de cotisations sociales patronales remettent en cause le salaire socialisé des salarié-e-s (retraite, sécurité sociale, chômage…).
  •  Les exonérations fiscales ou toute autre forme de cadeau fiscal amputent le budget de l’Etat et des collectivités locales.
  •  Les niches fiscales ou les fraudes fiscales représentent à elles seules un manque à gagner de l’ordre de 70 à 80 milliards€ par an sur le budget de l’Etat.

L’ensemble de ces dispositions, qui devait permettre aux entreprises de relancer l’emploi, n’a apporté aucune efficacité économique et sociale. En revanche, elles ont généré des profits à la hausse au seul bénéfice des actionnaires au détriment des salaires et de l’emploi et des services publics.

Screen Shot 2018-11-14 at 17.38.59Nous constatons que la fiscalité (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et TVA en constituent plus de 50% du prix total.

L’augmentation du prix du carburant, assumée par le gouvernement pour répondre aux enjeux écologiques et à la décarbonisation du parc automobile, est le reflet d’une fiscalité indirecte profondément injuste qui pénalise fortement les bas revenus et les salariés contraints d’utiliser leur véhicule dans le cadre du déplacement domicile travail.

La TICPE rapporte 32 Mds€ dont 17Mds pour le budget de l’Etat, 12Mds pour les collectivités locales et seulement 1,2Mds€ sont reversés au budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport français.

Même si l’Etat prévoit de ne plus rembourser 900 Millions€ en 2019 sur le Gasoil Non Routier aux entreprises de BTP, il continue de rembourser 1,6Mds€ aux entreprises de transport routier alors que ce mode représentant 90% du transport de marchandises reste le premier émetteur de gaz à effet de serre et contribue fortement à la détérioration du réseau routier

Screen Shot 2018-11-14 at 17.39.04Il est à noter que seulement une part de la TICPE (de l’ordre de 7,2 milliards soit 19% du montant global) est reversée sur le compte de transition énergétique servant à financer entre autres le soutien aux énergies renouvelables et des mesures de compensations telles que le chèque énergie (150€/an, porté à 200 en 2019, pour environ 4 millions de ménages bénéficiaires, dits précaires énergétiques). Rappelons que la dépense moyenne en énergies d’une famille de deux enfants est de 1600 euros/an…

A noter également, que la contribution climat énergie (CCE) qui entre dans la composition de la TICPE depuis 2016 continue d’augmenter de façon constante et ce jusqu’en 2022, ce qui laisse envisager un prix des carburants atteignant à terme 2€.

Cette augmentation de la fiscalité indirecte, a une incidence importante sur le pouvoir d’achat des français disposant de faibles revenus et particulièrement les salariés contraints d’utiliser leur véhicule pour leur déplacement domicile travail. Il s’agit d’une mesure injuste qui ne fait qu’augmenter la fracture sociale entre les ménages et entre le monde rural et urbain.

Lutter contre le réchauffement climatique, une exigence

De toute évidence, la fiscalité devant contribuer à la transition écologique noyé dans le budget de l’Etat est, majoritairement, détourné de sont but initial pour continuer de financer les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises y compris à celles qui polluent et détériorent les réseaux !

Déjà, l’exemple de l’abandon de l’Ecotaxe en 2014 avec « les bonnets rouges » en était une illustration. L’écotaxe devait faire contribuer les entreprises de transports routiers aux coûts externes qu’elles génèrent (détérioration des infrastructures routières, pollution, etc.).

Outre l’absence d’un milliard d’euros annuel que devait amener cette taxe, cet abandon s’est soldé par –selon la cour des comptes- une ardoise de 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la société Ecomouv’ chargée de la mise en oeuvre de cette taxe. Toujours selon la cour des comptes, ce renoncement s’est avéré coûteux pour les finances publiques, dommageables pour la cohérence de la politique des transports et son financement : un véritable gâchis !

La CGT considère que la transition écologique constitue un enjeu majeur, il faut se donner les moyens pour la réussir. S’attaquer (par récupération politique) à l’augmentation des carburants même si cela parait légitime ne constitue pas la bonne solution !

La transition écologique, la réduction des gaz à effets de serre et de l’émission de polluants passe par d’autres orientations politiques telles que :

  •  Mettre fin à l’étalement urbain responsable de congestion et de pollution en pratiquant une véritable politique d’aménagement du territoire,
  •  Elargir l’assiette du versement transport au profit des Autorités Organisatrices de Mobilité (AOM) et arrêt des remboursements de TICPE aux entreprises de transports,
  •  Baisser la TVA à 5 % sur les transports en commun et les développer pour privilégier cet usage et offrir une alternative à ceux qui n’en ont pas,
  •  Imposer une alternative à la suprématie du transport routier de marchandises par un report et une complémentarité vers d’autres modes de transport plus vertueux (ferroviaire, maritime, fluvial…),
  •  Internaliser tous les coûts externes des transports de marchandises (congestion, bruit, santé, pollution, dégradation des réseaux) par une vignette poids lourds,
  •  Une réforme globale de la fiscalité afin qu’elle soit juste et efficace, permettant de faire contribuer davantage ceux qui ont le plus de moyens et instaurer une taxe sur les transactions financières dont le produit serait affecté en partie à la lutte contre le changement climatique,
  •  Une protection sociale de haut niveau financée par les cotisations,
  •  Redonner du pouvoir d’achat aux salariés par la hausse des salaires et des pensions.

La transition écologique doit être sociale.

Elle ne doit pas se faire contre les salariés, les retraités et les privés d’emplois qui éprouvent de plus en plus de difficultés à boucler les fins de mois quand pour les plus riches, ce sont toujours plus de cadeaux fiscaux.

Avec la CGT, luttons plus pour de meilleurs salaires, de nouveaux droits et pour une société plus juste répondant aux enjeux humains, sociaux, économiques et environnementaux !

 

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L’AVENIR DES ASTI PASSERA PAR LA MOBILISATION

ASTI

| Équipement

L’encre de la loi sur le pacte ferroviaire est à peine sèche que la direction, avec l’aval du gouvernement, s’empresse d’appliquer avant l’heure cette réforme néfaste pour le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots. Les ASTI ne sont pas en dehors de ce processus.

En effet, les attaques qui sont portées contre les ASTI mettent en péril ses services… Pour les cheminots, c’est une véritable sensation de déclin du service qui est vécue. La politique de l’entreprise apporte d’ores et déjà un mal-être important pour les agents, sans réelle prise en compte à ce jour de la direction.

Face à cette situation dégradée et aux fortes inquiétudes des cheminots, la CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate pour laquelle nous avons été reçus lundi 12 novembre 2018.

Les conséquences de la politique d’entreprise sont considérables tant d’un point de vue de la production que des conditions de travail et de vie des agents.

Elles se traduisent par une augmentation notable des RPS (Risques Psycho-Sociaux), des agents en reclassement, des CO non tenus, des départs en retraite ou démissions non remplacés…

Pour se justifier de ces situations, la direction invoque toujours la même raison, à savoir que le contexte économique change en permanence et qu’il faut s’adapter. C’est un discours bien rodé et inacceptable !

Elle n’a malheureusement pas pris conscience du nombre important de « burn out », d’ILD, de l’inquiétude de plus en plus grande des cheminots quant à leur avenir et celui de leur métier ainsi que les conséquences négatives de sa politique sur la santé des cheminots.

Face à cette situation, la CGT réaffirme l’urgence et la nécessité absolue d’arrêter les réorganisations et de faire un bilan complet des précédentes.

Concernant l’emploi, la direction annonce 70 recrutements pour l’ASTI réalisés dans le cadre du budget 2018 et que les effectifs devraient être stables par rapport à 2017. Cependant, elle nous a avoué avoir des difficultés à recruter en particulier sur la région Bretagne : 5 autorisations de recrutements (spécialité cablier) ne sont toujours réalisées à ce jour faute de candidatures.

Les contraintes sans les compensations

Depuis quelques années, nous constatons que plusieurs métiers ont des difficultés de recrutements, notamment dans les métiers techniques et de sécurité. La première des causes pour la CGT est que l’entreprise est moins attractive du fait de salaires d’embauche trop bas, des contraintes du métier et des conditions de travail particulières (horaires décalés, travail de nuit, travail le week-end, astreinte…).

Sur ce dernier point, certains parcours d’astreinte voient encore leurs périmètres s’étendre considérablement avec un nombre de kilomètres routiers qui explose.

A cela s’ajoute une politique de formation pour le perfectionnement et le maintien des compétences qui n’est plus au rendez-vous.

La recherche d’une rentabilité maximale et la réduction des effectifs et des moyens sont la seule ligne directrice.

La direction a décidé de supprimer la Hotline en interne et de la remplacer par une plateforme externe attribuée à la société Econocom, sans pour l’instant en mesurer les conséquences économiques et sociales. La CGT a réaffirmé auprès de la direction son opposition à un tel projet et la nécessité de garder ce service au sein de la SNCF.

La CGT mettra tout en oeuvre pour le maintien et le développement des métiers des télécoms et de l’informatique au sein de la SNCF, pour s’opposer à tous les projets funestes de la Direction et de ce fait, appelle les cheminots de ces services à se mobiliser à ses côtés.

L’histoire récente montre que la mobilisation de la CGT et des cheminots a fait capoter le projet de vente du service informatique à IBM en 2010.

Une expertise, des audiences, des DCI sont d’ores et déjà d’actualité dans certaines régions et au niveau national à l’initiative de la seule CGT.

La CGT revendique :

✓ La ré-internalisation des charges de travail au sein de l’entreprise publique SNCF avec des cheminots à statut formés tout au long de leur carrière ;
✓ La maîtrise de tous les systèmes informatiques par des cheminots à statut ;
✓ La conservation en régions de la gestion des serveurs et du réseau informatique ;
✓ Des rythmes de travail adaptés aux rythmes biologiques, permettant d’éliminer les contraintes inutiles et de compenser en repos les contraintes résiduelles liées au Service Public, afin de préserver la santé et la sécurité des cheminots.

Pour la CGT, la première mobilisation que les cheminots doivent faire dans cette période, c’est de participer aux élections professionnelles du 16 au 22 novembre 2018 et de VOTER MASSIVEMENT CGT !

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ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES du 16 au 22 novembre 2018

| Maîtrise et cadres UFCM

Screen Shot 2018-11-14 at 12.21.37L’Union Fédérale des Cadres et Maîtrises (UFCM-CGT) est l’outil de la fédération CGT des Cheminots pour être la CGT de tout le salariat.

Son ambition est de permettre aux Maîtrises et Cadres de s’organiser pour définir et défendre leurs revendications à partir de leur quotidien du travail, des responsabilités qui sont les leurs, tout en construisant les convergences et de la communauté d’intérêts.

La CGT n’est pas un syndicat d’accompagnement de la régression sociale et de la casse du service public.
A l’opposé des caricatures simplistes, la CGT est un syndicat de propositions, pour une société plus juste en réponse aux besoins des citoyens et des peuples.
Le rapport « Ensemble pour le fer », remis au Premier Ministre avant le conflit, n’a pas été techniquement contesté, mais rejeté de manière dogmatique, par quelques décideurs.

Voter CGT et UFCM CGT, c’est voter pour redonner du sens à notre travail, améliorer nos conditions de vie professionnelles et personnelles. C’est voter pour une SNCF utile à la Nation.

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Courrier unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT

Envoyé ce jour à la ministre chargée des Transports concernant les négociations sur les CSE

| Fédération

Madame Elisabeth BORNE
Ministre chargée des Transports
Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
246 Boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Madame la Ministre,
La situation sociale de la SNCF et l’expression de son dialogue connaissent une situation de dégradation importante et profonde. L’intensité de la situation amène nos fédérations à vous en alerter.

La déclinaison des mesures légales et réglementaires issues de l’ordonnance n°2017-1386 du 23 septembre 2017 a amené à une négociation dont la réalité s’éloigne en tout point des ambitions que son nom porte.

En effet, si le processus de mise en place des comités sociaux et économiques (CSE) au sein de la SNCF a donné lieu à un nombre important de réunion et d’échanges, nous dressons aujourd’hui le constat d’un échec patent.

Plusieurs motifs nous amènent à cette conclusion.

Le premier porte sur la méthode : la direction du GPF a opté pour une négociation nationale, et enfermée par une volonté dogmatique de diminuer drastiquement les moyens alloués au dialogue social dans l’entreprise.

Les propositions portées par l’entreprise consistent, en réalité, à une répétition scrupuleuse du minima des dispositions légales ou réglementaires d’ores et déjà codifiées. Les propositions de fond de nos quatre fédérations qui auraient permis une prise en charge de l’ensemble des prérogatives qui restent prévues par l’ordonnance (Conditions de travail, Réclamations individuelles et collectives et Economique) ont été systématiquement écartées.

Cette situation pourrait, à ce seul motif, être considérée comme inacceptable puisqu’elle contrevient en tout point au principe même de négociation. Pour autant, nous ne vous saisirions pas si la difficulté n’était pas plus profonde.

En choisissant de limiter les dispositions nationales pour renvoyer vers des négociations locales, la direction du GPF ne fait pas le choix d’une décentralisation du dialogue social. Elle entérine, son incapacité à obtenir un mandat autre que celui du blocage. Prisonnière des activités qu’elle a créée pour morceler sa gestion, la direction du GPF est, à ce stade, totalement tributaire des intérêts divergents de ses mandants.

Le second motif porte sur le fond et le respect des ambitions que vous avez assignées au Groupe Public Ferroviaire.

Le Pacte Ferroviaire que vous avez porté au printemps dernier ne se traduisait pas uniquement par des dispositions légales et réglementaires. Les demandes formulées par le Gouvernement, tant à l’UTP qu’au Groupe Public Ferroviaire, ont abouti à des engagements écrits. Ceux-ci concernaient le cadrage des négociations de branche, l’agenda social au sein du GPF et, plus globalement, le dialogue social. Tout ceci devait être de « haut niveau » ; Or, la négociation démontre, à ce stade, que la direction du GPF ne respecte pas les ambitions fixées.

La mise en place de Représentants de Proximité traduit clairement cette déviance. Nos organisations syndicales ont clairement posé la nécessité d’agir en proximité pour traiter les questions relatives aux conditions de sécurité, de santé et de conditions de travail ainsi qu’à l’établissement d’un dialogue social subsidiaire.

En réponse, les propositions de la direction du GPF consistant à proposer 1 RPX pour 200 salariés semble totalement déconnectées. Outre les missions et les prérogatives nombreuses, les périmètres géographiques ne permettraient pas aujourd’hui dans la configuration proposée de faire face à l’ensemble des obligations qui perdurent sous la responsabilité des représentants et élus. Si l’on considère les accords déjà en place dans d’autres entreprises de la branche – tels ECR, qui a attribué 1 RPX pour 30 cheminots et 1 CCSCT pour 240, ou comme New Rest, qui fixe 1 RPX pour 44 salariés – nos fédérations sont amenées à considérer la position de la direction du GPF comme une provocation.

Même si le GPF entérine une réduction de plus de 85% des élus et représentants, notre appréciation n’est pas uniquement basée sur un critère quantitatif. Elle renvoie avant toute chose aux missions que la production ferroviaire impose. De telles positions ne peuvent qu’aboutir à la fragilisation de la production, une dégradation de la sécurité ferroviaire et des salariés, ainsi qu’à une impasse du dialogue social.

Vous en conviendrez, la situation ne peut rester en l’état. Nos fédérations considèrent que le mandat que la direction du GPF s’est fixé ne correspond en rien aux objectifs que le Gouvernement a posé dans le cadre du pacte ferroviaire, aux enjeux sociaux et économiques qu’incarnent un véritable dialogue social et au strict bon sens.

Aussi nos fédérations vous sollicitent-elles pour obtenir une audience permettant de développer ces différents points et vous exposer plus avant nos positions.

Nous vous prions de croire, madame la Ministre, en l’expression notre haute considération.

CGT – Cyrille RENEAUD, UNSA – Didier MATHIS, SUD-Rail – Erik MEYER, CFDT – Didier AUBERT

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LES MÉTIERS TRACTION DANS LE COLLIMATEUR DE LA DIRECTION

DCI CGT du 12 novembre 2018

| Traction

Alors que les négociations sur les métiers sont en cours au niveau de la branche ferroviaire, la direction de l’entreprise s’attaque ouvertement à nos métiers. Principales cibles de nos dirigeants, les ADC et les CTTL, avec la volonté d’utiliser des TB sur des tâches métier d’ASCT ou d’APLG.

La direction TER AURA envisage sérieusement de détacher des TB vers des établissements du Matériel ou à l’ESV afin qu’ils assurent les métiers d’APLG ou d’ASCT. La raison évoquée par la direction est qu’en attendant le SA 2020 et l’ouverture du CEVA (liaison entre Annemasse et Genève), il y aura une cinquantaine d’ADC en sureffectif sur l’établissement sur une durée d’environ 6 mois.

Du coup, un petit génie s’est dit plutôt que d’effectuer les formations en retard, notamment celles liées aux montées en roulements, idem pour les congés en retard, je vais envoyer pour 6 mois environ des ADC faire un autre métier en faisant fi du dictionnaire des filières.

Pour la CGT, la concomitance de ce projet avec les négociations de la CCN sur les métiers n’est pas une coïncidence. Cela est voulu afin de tenter de casser le contour de nos métiers et ainsi instaurer la polyvalence tant souhaitée par nos dirigeants.

Le comble ! L’entreprise supprime massivement les ASCT sur les trains à travers l’EAS et souhaite désormais transformer des ADC en ASCT !

Bien entendu, cette opération est annoncée sur la base du volontariat, mais quand on sait qu’elle concerne une population très jeune, celle des TB1, on ne peut que s’inquiéter des conditions du volontariat.

Pour la CGT, il est inconcevable de laisser la direction détruire notre réglementation. Les possibilités d’utilisation des TB1 autorisées par le dictionnaire des filières sont déjà bien assez souples puisqu’en plus d’être utilisés en premier comme TB, ils peuvent assurer des journées TA ou d’AICR.

La CGT constate que la Direction de la Traction abandonne nos métiers et leur contenu aux activités. Si elle persiste dans sa volonté de ne pas respecter le dictionnaire des filières, l’intervention des cheminots avec la CGT sera nécessaire !

Accompagnements et JFC assurés par des ADC

Cette fois, c’est le métier de CTTL qui est la cible de la direction.

Alors qu’elle surcharge les CTTL de travail ayant peu de rapport avec l’exercice de leur métier, la direction entend désormais que des ADC réalisent des actes de formation et certains accompagnements en lieu et place des CTTL.

A titre d’exemple, en contradiction avec la TT649 qu’elle a rédigée elle-même, la direction fait réaliser la tenue de JFC réglementation par des TB en l’absence totale de CTTL.

Autre exemple, au sein des petits collectifs Traction, des ADC sont chargés de réaliser des accompagnements de leurs collègues en lieu et place des CTTL.

La direction nous annonce que ces accompagnements ne sont pas décomptés parmi les 2 accompagnements minimum prévus à la TT035, dans le cadre de la certification des ADC.

La CGT est opposée à de telles pratiques. Seul l’encadrement Traction est habilité à réaliser des actes de formation et de certification des ADC.

Les ADC ne peuvent intervenir qu’en appui des CTTL, à chacun son métier et sa qualification.

Pour la CGT, la formation CTTL ne se résume pas à un agent ayant suivi une formation de formateur d’entreprise et à qui on a confié un Powerpoint sur un sujet réglementaire.

Être CTTL, c’est être un expert métier reconnu de tous.

Quelle légitimité peuvent avoir, auprès de leurs collègues, des ADC choisis sans réels critères pour réaliser des accompagnements ?

Si de tels agents ont des compétences reconnues, il faut les engager, sans délai, dans une formation de CTTL. Au moins, à la sortie de leur formation, ils auront leurs compétences reconnues par un examen et leur nomination au grade de CTTL.

Remise en cause des accords locaux et des protocoles congés

La direction de la Traction s’en défend, elle n’a pas donné de consigne en ce sens. Pour autant, un peu partout sur le territoire, comme cela a déjà été le cas avec l’EAS ou la suppression des autorisations de départ, les directions d’établissement tentent de remettre en cause les accords locaux et les protocoles congés.

Pour une fois, la direction de la traction dit vrai, c’est la DRH nationale qui a donné ces directives dans le but de faire financer la réforme ferroviaire par les cheminots en faisant plus de productivité au détriment de leurs conditions de travail et de vie familiale.

Progressivement, la direction a pour ambition de rayer l’intégralité des accords locaux. A ce jour, par pure stratégie, elle ne les attaque pas massivement et partout à la fois afin d’éviter une riposte des cheminots, mais l’objectif de raser des années d’acquis sociaux est bien là.

C’est le nouveau dialogue social prôné par la direction au moment même où elle supprime toutes les instances statutaires (CPCMT, CS ADC, CFHSCT) mais aussi les DP, CE et CHSCT pour les remplacer par des CSE.

Côté protocoles congés, la direction déclare qu’ils sont des freins à une bonne couverture des plans de transport. Selon elle, ils sont trop généreux en absences accordées simultanément. C’est dans ce cadre qu’elle envisage de les remettre en cause.

Pour la CGT, si des difficultés de couverture de charge voient le jour, ce n’est en aucun cas les protocoles congés qui en sont la cause, ils existent pour certains depuis des décennies sans poser de problèmes majeurs pour la production.

Les réelles difficultés de couverture de la charge en période protocolaire sont dues à un manque d’effectif mais également à l’organisation de la production.

En effet, la séparation des activités, puis la dédicace toujours plus exacerbée des ADC à une ligne, un axe ou à un produit, conduisent à des difficultés de production et de couverture du plan de transport car aujourd’hui, à part au sein d’un même roulement, un ADC peut difficilement en remplacer un autre.

Pour la CGT, ce qu’il convient de revoir n’est donc pas les protocoles congés mais l’organisation de la production notamment par de la multi-activités.

Si la direction devait persister dans ses projets funestes, elle porterait l’entière responsabilité d’un conflit majeur.

POUR L’AVENIR DE NOS MÉTIERS ADC ET CTTL, LE SEUL GESTE EFFICACE C’EST LE VOTE CGT ! VOTER CGT, C’EST AUSSI VOTER POUR TOI ! DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018

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OUIBUS, LE FIASCO DU LIBÉRALISME !

| Espace presse

La SNCF décide de céder OUIBUS à Blablacar et entre au capital de cette entreprise.

Sur les 5 compagnies lancées dans la folie des cars Macron, il n’en restait plus que trois, un an plus tard.

Aujourd’hui, selon l’ARAFER, Ouibus représente de l’ordre de 40% de part de marché, Flixbus environ 45% et Isilines de 10% à 15%.

La SNCF jette donc l’éponge après avoir renfloué Ouibus à hauteur de 165 millions d’euros. L’emploi de 102 salariés est menacé. La SNCF entre au capital de BlaBlacar, devient actionnaire minoritaire et aura un siège au conseil d’administration du leader européen de l’autopartage et 1er concurrent du TGV !

Loin des espérances de développement de ce nouveau marché low-cost, nous assistons à un véritable gâchis financier où l’argent public est déversé dans un puits sans fond.

Car oui, c’est bien l’argent public qui finance totalement cette activité commerciale et ses déficits !

Il y a urgence à organiser une autre politique des transports de voyageurs et marchandises mettant fin à la concurrence entre les modes, répondant vraiment aux besoins des usagers, d’aménagement et de développement des territoires et de prendre en compte les enjeux environnementaux tout en assurant un haut niveau social aux salariés travaillant dans ces professions.

La Fédération CGT des Cheminots accompagne d’ores et déjà les salariés de OUIBUS dans toutes les actions qu’ils engageront et appelle la direction SNCF à prendre toutes ses responsabilités quant à leur avenir.

Ce n’est pas aux salariés de payer les errements stratégiques et financiers d’une direction SNCF qui tente par tous les moyens de faire oublier le train !

CONTACT
SERVICE PRESSE
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

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LA SANTÉ ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL NE SE MONNAIENT PAS !

Santé et conditions de travail

| Fédération

Après le challenge des primes pour l’ASCT qui aura dressé le plus de PV, la salle de repos mise à disposition aux plus méritants des cheminots de l’escale, … désormais, la direction offre des pizzas et des petits déjeuners aux cheminots du Matériel pour celles et ceux cumulant le moins d’arrêts. Pendant ce temps, des cheminots meurent au travail et la direction de la SNCF, face à ces drames, pratique l’omerta !

En 2017, plus de 50 cheminots ont mis fin à leurs jours ou sont décédés en service. En 2018, la liste est déjà trop longue. Combien d’autres pour que direction et gouvernement se rendent compte de la situation ?!

En parallèle de ces drames, différents « challenges » mettant en péril la qualité de vie au travail et la sécurité des cheminots, ont vu le jour au sein des Technicentres du domaine, promettant « des récompenses pour ceux ayant eu le moins d’arrêts de travail ».

« On s’arrange pour que ton accident du travail n’en soit pas un, on est à 3 jours des bons cadeaux, ça serait dommage » ou encore « Vous n’pourrez pas avoir de p’tit déj’ avec les collègues ! C’est la faute à machin qui s’est brisé les reins »… Des paroles comme celles-là, il en pleut des dizaines par semaine au sein du domaine Matériel ! Ces pressions exercées sur les cheminots ont pour but de dissimuler des accidents de travail ou inciter les agents à ne pas s’arrêter en cas de maladie, voire de ne pas le déclarer pour ne pas être montré du doigt et marqué au feutre rouge sur le tableau blanc.

La direction se justifie de ces faits et méthodes au prétexte que « les managers sont encouragés à innover, à s’adapter et à faire preuve d’autonomie ». Elle juge ces challenges comme « quelques maladresses sans conséquence » !

Ce qu’elle omet de préciser, c’est que ces challenges ont vu le jour à cause des objectifs irréalistes qu’elle a elle-même fixés aux dirigeants de proximité. La pompe à fric avant la santé de ses salariés !

Ces méthodes d’un autre temps, totalement inadmissibles, sont immorales ! Après tout, il est plus facile d’accuser les cheminots que de prendre ses responsabilités concernant les causes de ces accidents et décès et d’agir en conséquence afin que cela ne se reproduise plus à l’avenir.

Dans les Technicentres de Maintenance et Industriels, il s’agit de métiers très techniques et à hauts risques et la direction se doit de gérer la sécurité, tout comme la formation de façon plus rationnelle et objective.

D’autres questions en lien avec ces pratiques dénigrantes se posent : qu’est-ce qui fait que certains cheminots répondent favorablement à ces sollicitations malfaisantes ? C’est à mettre en relation avec les salaires très bas qui sont pratiqués au sein de la fonction. Nombre de cheminots ont de plus en plus de mal à « boucler les fins de mois » et la direction est la seule responsable de cette situation en imposant le gel des salaires depuis quatre années consécutives.

Ces cheminots, qu’on pressurise, qu’on harcèle, qu’on menace, sont mis en concurrence entre eux pour plus de profits et pour des objectifs toujours plus élevés, sans aucune reconnaissance du travail accompli.

Il faut que cela cesse !

La CGT a récemment porté ce dossier en Comité Central d’Entreprise et devant le Comité National d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail du domaine. La CGT a sommé la présidence de ce dernier de faire cesser ces agissements sans attendre.

Inacceptable !

Des militants nous ont fait part que des cheminots en arrêt maladie sont régulièrement sollicités par leur hiérarchie quant à leur reprise au prétexte de s’inquiéter de l’état de santé de ces derniers – en réalité, pour la prévision PHP (Planning Hebdomadaire de Production) et remplir les objectifs de productivité – alors que législativement parlant, cela est formellement interdit. En effet, un arrêt maladie est considéré comme une cessation (temporaire) du contrat de travail et l’entreprise ne peut, durant cette période, solliciter le salarié.

En termes de ferroviaire, le risque zéro n’existe pas mais les règles strictes de sécurité, la formation et les bonnes conditions de travail doivent tendre à l’approcher. Les orientations prises aujourd’hui par le gouvernement et le président PEPY ne vont pas dans ce sens et la politique du risque calculé démontre là ses limites.

La CGT revendique :

✓ L’AMÉLIORATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL,
✓ LA REVALORISATION DES SALAIRES,
✓ LA RECONNAISSANCE DE NOS MÉTIERS.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018 :
VOTEZ ET FAITES VOTER CGT !

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DES REPOS DOUBLES TAILLÉS À LA HACHE !

Conditions de travail

| Fédération

En s’appuyant sur l’accompagnement des organisations syndicales signataires de l’accord d’entreprise sur le temps de travail, la Direction tente de réaliser un véritable « hold-up » sur les repos doubles des cheminots !

La réforme du système ferroviaire de 2014, accompagnée par l’UNSA et la CFDT, a planté les premiers jalons de la destruction du statut des cheminots et celui de la SNCF.

Dans la même veine, c’est l’empressement de ces organisations syndicales à négocier l’accord sur l’organisation du temps de travail qui a ouvert le champ à la Direction à : « des nouvelles libertés RH ».

Ainsi, après la réforme qui ne devait rien changer, c’est au tour de la nouvelle réglementation du travail, présentée comme davantage protectrice, de dévoiler ses conséquences.

Une réduction de 52 repos périodiques doubles (RPD) minimum à 30 par an !

Une note des services Ressources Humaines du Groupe Public Ferroviaire précise que le nombre de RPD pour les cheminots affectés à la réserve doit être réduit de 52 à 30 par an.

En effet, la direction considère que les 52 RPD minimum par an, inscrits dans l’accord d’entreprise (article 32), ne s’adressent qu’aux cheminots en roulement et que par défaut, les cheminots à la réserve sont, sur ce point, soumis à l’accord de la branche.

Pour la Direction, l’accord d’entreprise signé par l’UNSA et la CFDT en 2016 ne prévoit que 24 RPD pour les cheminots affectés à la réserve (article 38.5 de l’accord d’entreprise). Il serait donc moins favorable que l’accord de branche qui en prévoit 30.

En juin 2016, alors que la mobilisation des cheminots faisait bouger les lignes de l’accord d’entreprise, la CFDT et l’UNSA, pressées par la Direction et le gouvernement ont, en catimini, signé cet accord afin de briser le mouvement et permettre à la Direction d’inscrire des dispositions défavorables aux cheminots.

Un accompagnement coupable avec des conséquences qui n’en finissent plus.

Après un week-end de « tractations secrètes », CFDT et UNSA font la promotion de leur trahison :

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La CGT n’a pas signé un tel « accord » puisqu’il comportait plusieurs articles défavorables aux cheminots.

En précipitant leur signature, ces organisations syndicales ont mis un terme à toute amélioration de l’accord, tout en laissant la Direction libre de manœuvrer et d’interpréter tous les articles !

Ainsi, la Direction pense avoir les coudées franches puisqu’elle ne rencontre aucune résistance des organisations syndicales signataires qui siègent à la commission de suivi de cet accord.

C’est dans ce cadre, assurée de l’accompagnement de l’UNSA et de la CFDT, que la Direction tente de réduire le nombre de RPD.

Une interprétation grossière et totalement erronée de la réglementation !

En réalité, sur le sujet du nombre de RPD minimum, la Direction occulte totalement les dispositions reprises à l’article 38 de l’accord d’entreprise qui inscrivent les 52 RPD pour les cheminots à la réserve à l’identique des cheminots en roulement qu’ils remplacent :

Article 38 :
« L’agent effectuant un remplacement est soumis aux mêmes règles que l’agent remplacé ».

Ainsi, les cheminots affectés à la réserve doivent avoir au minimum 52 RPD par an comme ceux en roulement.

D’ailleurs, dès mai 2016, lors des négociations, la Direction communiquait elle-même dans ce sens : Temps Réel mai 2016 : « Pour les Agents sédentaires : Disposition commune à tous les agents concernant le nombre de repos doubles : 52 repos doubles ».

Au-delà des recours dans le cadre de l’entreprise et éventuellement juridiques que la CGT réalisera, c’est bien la mobilisation des cheminots organisés avec la CGT qui fera bouger les lignes.

TOUS les cheminots sont directement concernés y compris les cheminots en roulement qui peuvent se voir attribuer un poste à la réserve dans leurs parcours professionnels.

Cet exemple illustre parfaitement un des enjeux des élections professionnelles à venir qui détermineront le poids de chaque organisation syndicale dans la négociation et le suivi des accords.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018
VOTER CGT,
C’EST AUSSI VOTER POUR TOI

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Les histoires de cheminots citées mêlent réalité et fiction

Réalité ou fiction ?

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Et si c’était vrai ?

Francisco vit à Madrid.
Il a 47 ans, il est père de 3 enfants.
Francisco travaille dans une entreprise de BTP sous-traitante d’une entreprise française elle-même sous-traitante de SNCF Réseau.
L’employeur de Francisco l’envoie travailler 3 jours en France pour renouveler une partie de voie ferrée avec un autre de ses collègues.

A son arrivée sur le chantier, et lors du briefing sur les consignes de sécurité, Francisco constate que les autres travailleurs ne parlent pas sa langue.
Francisco ne s’en inquiète pas, le chantier ne durera que 3 jours.
Francisco n’a jamais travaillé en milieu ferroviaire.
Alors qu’ils interviennent dans la zone dangereuse, Francisco et son collègue sont heurtés par un engin de travaux sur voie. Francisco et son collègue ne survivront pas à l’accident.

Stéphanie est agent commercial gare depuis 1994.
Suite à la fermeture des guichets sur sa zone d’emploi, Stéphanie a été placée en EIM et effectue ponctuellement des missions depuis 2 ans sur des postes parfois très éloignés de son domicile.
Stéphanie est contrainte de faire garder ses enfants plus fréquemment, ce qui occasionne des frais importants.

Après 2 années de déplacements incessants, de changements permanents de collectif de travail et sans visibilité sur son avenir professionnel, Stéphanie se voit refuser un poste auquel elle postule.
Stéphanie, excédée, tente d’obtenir des explications auprès du responsable de l’EIM. La discussion se tend et vire à l’altercation verbale.
La direction engage une procédure disciplinaire à l’encontre de Stéphanie et prononce sa radiation des cadres.
Depuis son licenciement, Stéphanie est plongée dans un profond syndrome dépressif. Ses proches sont inquiets de la voir commettre l’irréparable.

Bertrand est cadre, qualification G.
Depuis 3 ans, il est affecté dans un Centre Régional des Opérations en province. Bertrand suit un roulement 7j/7. Il sait que cette forme d’organisation du travail n’est pas réglementaire et qu’elle pèse sur sa vie personnelle et son état de santé, mais Bertrand pense que c’est la seule manière de tenir ce poste sans devoir embaucher d’agents supplémentaires.

Depuis 5 mois, Bertrand travaille 70 heures par semaine, il ne rentre chez lui que tous les 7 jours et reste connecté en permanence, y compris à son domicile.
Cette situation, cumulée avec la fatigue de Bertrand, dégrade le climat familial.
Quand il apprend que sa femme le quitte, Bertrand met fin à ses jours.

Fatima travaillait au Fret en tant qu’agent de desserte jusqu’à la suppression de son poste en 2013.
Depuis lors, après une reconversion contrainte, elle a été mutée en Agence Paie et Famille à 1h30 de trajet de son domicile.
Fatima travaille depuis en open-space avec une quarantaine de collègues.

Chaque jour de travail, Fatima est confrontée aux reproches des cheminots dont elle est la seule interlocutrice, par téléphone de surcroît.
Ces reproches sont accentués par les problématiques techniques que rencontre Fatima avec un logiciel inadapté à la réponse aux besoins des cheminots.
Sa hiérarchie la met sous pression permanente et lui fixe des objectifs comptables qui l’éloignent de la qualité de service qu’elle tient à fournir aux cheminots.
Fatima a le sentiment que son travail n’a plus de sens.
Fatima a fini par sombrer dans la dépression nerveuse.
Après s’être plusieurs fois effondrée en larmes sur son poste de travail, son médecin la placera finalement en arrêt de travail pour une durée de 2 mois.
Fatima a sollicité l’intervention à domicile d’une Assistante Sociale SNCF, mais la suppression de 10% des effectifs de travailleurs sociaux l’empêche d’obtenir une réponse rapide.
La direction de l’entreprise contestera le caractère professionnel de sa pathologie, renvoyant à de prétendus problèmes personnels.

Alain est agent Voie à l’équipement.
Depuis la suppression de sa brigade en province suite à la sous-traitance de la maintenance, il a été muté d’office dans un établissement infra IDF.
Alain travaille sur les chantiers la nuit et assure l’astreinte en dehors de sa présence sur le chantier.

Jusqu’en juillet, un accord collectif gagné par la CGT limitait le nombre de nuits consécutives à 4 pour préserver la santé et la sécurité des agents.
En juillet dernier, la direction dénonçait cet accord dans le cadre du « Pacte d’entreprise ».
Au cours de sa semaine de travail, Alain aura été sollicité 13 fois par téléphone au titre de l’astreinte, il sera intervenu 2 fois sur le terrain et aura travaillé 5 nuits consécutives.
A la fin de cette lourde semaine, Alain reprend le volant en sortie de nuit pour regagner le foyer familial.
Il s’endormira et sa voiture ira percuter un arbre.
Heureusement, Alain s’en sortira avec des blessures légères.

Nadia est agent de conduite à la SNCF
depuis 18 ans.
Elle assure des dessertes TER entre Paris et la province.

Depuis la mise en place de l’EAS, Nadia est seule à bord du train.
Depuis la suppression des autorisations de départ par un agent expéditeur, Nadia doit se mettre en marche d’elle-même à l’heure du départ « si rien ne s’y oppose ».
Ce jour-là, il est l’heure, Nadia a fermé les portes du train et se met en marche. Les caméras embarquées s’éteignent. 30 secondes plus tard, Nadia reçoit un appel du poste qui lui demande de s’arrêter d’urgence.
Le train vient de traîner sur plusieurs dizaines de mètres une usagère qui tentait de monter en marche.
Depuis lors, chaque jour Nadia repense à cet accident, y compris lorsqu’elle conduit en ligne.

Sébastien est agent de maîtrise.
Il est DPX à l’équipement.
Depuis la signature de l’accord collectif par l’UNSA et la CFDT, Sébastien est au forfait en jours sur l’année.
Depuis la suppression du second poste de DPX sur sa zone il y a 3 mois, Sébastien travaille jours et nuits.

Ce matin-là à 5h50, Sébastien reçoit un appel urgent. Les travaux du chantier de nuit qu’il a quitté il y a 2h ont pris du retard et l’une des voies de la ligne ne pourra pas être restituée pour les premiers trains du matin.
Sébastien n’a d’autre choix que de se rendre sur place.
Fatigué par ses horaires de travail, Sébastien aura un moment d’inattention.
Il sera percuté par une circulation sur l’autre voie en traversant pour rejoindre le chantier.

William dirige une grande entreprise de transport ferroviaire depuis une dizaine d’année.
William a de grandes ambitions. Depuis son arrivée, plusieurs dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés dans l’entreprise.
Afin de générer de la marge opérationnelle, chaque poste de dépense est réduit, qu’il s’agisse des effectifs, de la formation, des salaires ou de la masse salariale au travers un recours accru à la sous-traitance.
William se réjouit que sa responsabilité n’ait jamais été engagée malgré plusieurs catastrophes ferroviaires graves, occasionnant plusieurs centaines de victimes.

Il a mis en place les Règles Qui Sauvent. Si ces règles ne sauvent d’évidence pas les vies, elles ont une autre utilité. Elles s’adaptent au fil des accidents et permettent donc de reporter systématiquement la responsabilité sur le cheminot victime en pointant un manquement à l’une des règles. Il a développé les Challenges Sécurité par lesquels les cheminots peuvent gagner des pizzas, des bons d’achats, des petits-déjeuners, s’ils ne déclarent pas leur accident de travail. Dans ce système, le cheminot qui empêche d’atteindre l’objectif est responsable de la perte du challenge pour tout le collectif de travail. Grâce à ces mesures, William préserve l’image de l’entreprise, sa responsabilité, et peut sereinement poursuivre les politiques engagées.

Les responsables sont les premiers dirigeants de l’entreprise !
La prévention des risques et la protection des cheminots
nécessitent des mesures immédiates !

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Pour faire aboutir ces revendications,
le seul geste efficace c’est le Vote CGT !
VOTER CGT C’EST AUSSI VOTER POUR TOI !
DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018

 

 

 

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

12 novembre 2018

La SNCF vend Ouibus à Blablacar

Le service de cars longue distance est très déficitaire depuis sa création. Un plan social portant sur 102 emplois, sur un effectif de 230 salariés est en cours chez Ouibus.[…]

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