Fédération CGT des Cheminots


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S’UNIR, AGIR !

Communiqué aux cheminots

| Actions

ACTION INTERPROFESSIONNELLE DU 16 NOVEMBRE 2017

Au quatrième jour de l’action engagée le 12 septembre 2017, les cheminots ont démontré, une nouvelle fois, qu’ils ne déconnectent pas les sujets interprofessionnels des sujets professionnels. Ils ont également compris que les luttes en cours et à venir doivent reposer sur un ancrage de l’action en proximité, au plus près de leurs préoccupations quotidiennes.

Les cheminots se sont à nouveau investis dans cette journée interprofessionnelle de luttes contre la politique austéritaire du président Macron qui porte en elle un véritable changement de société et contre la politique de casse du service public ferroviaire imposée par la direction SNCF et ses alliés.

Tous les sujets sont liés et reposent sur une distribution des rôles savamment orchestrée qui ne doit rien au hasard.

L’instigateur

Le Président de la République n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé. C’est bien dans cette logique qu’Emmanuel Macron s’attaque à notre Code du travail, aux Statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salariés, que ce soit la Sécurité Sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage. La nouvelle réforme du droit du travail, à travers toute une série de décrets en préparation, est une transformation profonde des relations entre les salariés et l’employeur au seul bénéfice de ce dernier.

Le banquier devenu président est donc l’initiateur d’un projet global qui inclut également la casse des services publics, dont la SNCF.

Le préfigurateur

En marge des Assises de la Mobilité, la mission confiée à Jean Cyril SPINETTA (ex PDG d’Air France) concernant l’avenir de la SNCF n’est évidemment pas à déconnecter de ce projet global qui vise également à faire reculer le service public ferroviaire pour livrer clé en main ses domaines d’activités aux investisseurs privés. Le rapport SPINETTA, dont les conclusions devraient être connues en janvier 2018, est le socle qui tracera les contours d’un projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des trafics voyageurs.

L’ex-avionneur est donc celui qui, en réalité, va tracer les contours d’une nouvelle réforme du système ferroviaire.

Le facilitateur

Depuis plusieurs années, la direction SNCF s’acharne à préparer le terrain, se positionnant comme véritable inspiratrice des choix gouvernementaux afin de déboulonner consciencieusement l’entreprise publique. La gestion par activités, la réforme de 2014 qui a éclaté la SNCF en 3 EPIC, la mise en oeuvre de méthodes managériales qui n’ont rien à envier aux grands groupes privés, les purges sur l’emploi, le recours à l’externalisation, à la sous traitance, la casse des métiers, la casse des repères collectifs visent en fait à servir le projet plus global décrit plus haut.

Les ordonnances Macron, les Assises de la Mobilité, la mission Spinetta constituent en quelque sorte la récompense donnée par le gouvernement à celui qui a oeuvré à la casse de la SNCF, entreprise publique de service public.

Face à ces attaques, les cheminotes et les cheminots ne resteront pas inertes !

Déjà des initiatives revendicatives locales et régionales impulsées par la CGT se tiendront tout au long du mois de décembre sur l’emploi, le maintien de l’ouverture de guichets, de gares, de lignes, les futures conventions TER etc.

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à s’inscrire partout dans ces actions de grève, dans ces rassemblements, dans ces initiatives !

Il y a urgence ! Alors que se cloront les Assises de la Mobilité début décembre 2017, portons nos démarches revendicatives locales dans chaque site, chaque chantier. Engageons le débat sur notre avenir et sur celui de la SNCF.

Signons massivement la pétition nationale « urgence sur nos droits ! »  initiée par la CGT et préparons-nous à engager une riposte à la hauteur des enjeux dans les semaines et mois à venir !

Gardons à l’esprit que les choix gouvernementaux en matière de droit du travail, de protection sociale, de services publics, de retraites etc… suivent la même logique que les choix opérés dans l’entreprise : en finir avec les conquis sociaux et servir les intérêts de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rapprocher de leurs élus et représentants locaux afin de venir renforcer les rangs de la CGT. Elle les invite également à mettre en débat les perspectives revendicatives qu’il nous faudra collectivement mettre oeuvre avec lucidité et détermination, tant d’un point de vue interprofessionnel que professionnel.

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LES ALTERNANT-E-S SONT L’AVENIR DE LA SNCF !

Jeunes diplômés

| Fédération

La CGT cheminots et son Union Fédérale Cadres et Maîtrises sont favorables au développement de l’alternance dans le Groupe Public Ferroviaire.
Accueillir des jeunes, les former, leur permettre d’accéder à une qualification reconnue, répond en effet à notre conception des missions citoyennes d’une entreprise publique.

La formation des alternants doit s’inscrire dans une perspective de transmission de nos savoir-faire, de renouvellement de nos compétences. Elle devrait relever d’une politique d’accueil professionnel durable.

Une entreprise comme la SNCF a besoin de renouveler les compétences pour remplacer les cheminots qualifiés qui partent en retraite. La formation des jeunes, en alternance sur des diplômes bac +2, des Masters de diverses spécialités, des ingénieurs, a toujours été une nécessité pour inscrire la SNCF dans le progrès technologique.

Le Service Public ferroviaire exige des qualifications qui mobilisent des savoir-faire complexes nécessitant du temps pour se construire et s’aguerrir.

FORMER DES JEUNES PAR LA VOIE DE L’ALTERNANCE, C’EST BIEN.
OFFRIR UN ACCES A UN EMPLOI, C’EST MIEUX !

C’est vital pour l’avenir de l’entreprise, et celles et ceux qui se lancent dans le monde du travail et développent des projets pour leur vie personnelle.

Cependant la direction de l’entreprise, loin des objectifs qu’elle affiche « l’alternance un tremplin pour l’avenir », utilise d’abord ces contrats comme des emplois de substitution aux emplois pérennes aux cadres d’organisation. Seul un petit nombre de jeunes peut espérer un recrutement sur quelques métiers techniques. Dans certains services l’essentiel du personnel est constitué de jeunes en alternance, le partant formant souvent le nouvel arrivant.

Utilisés comme des intérimaires de longue durée, trop nombreux arrivent à la fin de leur cursus sans avoir mis en pratique les connaissances apprises.

LA CGT REFUSE QUE LES ALTERNANT-E-S SOIENT UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI DANS L’ENTREPRISE !

L’alternance doit être un véritable tremplin pour l’avenir et non l’apprentissage de la précarité !

La CGT et son UFCM revendiquent le recrutement des alternant-e-s à l’issue de leur contrat dans l’un des établissements du Groupe Public Ferroviaire !

La CGT pousse, lors de la négociation Classification de la CCN de la branche ferroviaire pour la reconnaissance des diplômes. Le patronat, sous l’influence des premiers dirigeants de la SNCF cherche à la contourner
Le vote CGT des Alternant-e-s aux élections professionnelles contribuera à établir le rapport de forces nécessaire.

AGISSONS ENSEMBLE POUR NOUS DONNER UN AVENIR EN COMMUN.

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AGIR, POUR UNE FONCTION MATÉRIEL DE QUALITÉ

Rentrée offensive

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Aux ordres du COMEX, les technicentres industriels et de maintenance sont contraints de modifier dangereusement les organisations de travail au détriment de la qualité de maintenance, de la sécurité des personnes, des biens et des conditions de travail des cheminots. La CGT rappelle que le conflit entamé au 1er semestre 2018 est loin d’être terminé.

 Alors que des directions locales sont abandonnées aux activités, voire livrées à elles-mêmes, celle du Domaine annonce vouloir faire en sorte de modifier l’organisation de la production dans plusieurs sites : renforts, TASK force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation. Elles désorganisent et vident des unités de travail entières.

Les cheminots subissent des restructurations menées tambour battant, sans consultation au préalable des élus et mandatés – entravant ainsi les IRP – tout en étant en contradiction avec les avis du service de santé au travail, de l’encadrement et de certains dirigeants. A l’approche des élections professionnelles – qui auront lieu en novembre 2018 – et de la mise en place des Conseils Sociaux Economiques (qui verra fusionner le CE, les CHSCT et les DP), le flou régnant sur ces futures Instances Représentatives du Personnel est inacceptable ! AU vu de la conjoncture, des directeurs d’établissements s’inquiètent par ailleurs de l’absence future de représentants du personnel de proximité et de la désinformation voulue des directions régionales sur ce sujet.

Pour autant, cet état de fait inquiétant n’empêche pas l’évolution catastrophique des organisations de travail.

Au risque de se retrouver au « Pôle Emploi SNCF » les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail. Ils sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé en amont avec les CHSCT. Et ce n’est pas la dernière lubie de la direction du Domaine en matière de sécurité, « les règles qui sauvent », qui protégeront et épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les hordes de bus MACRON.

La mobilité imposée, le cloisonnement par produit, les transferts de charges, l’utilisation abusive de l’intérim et de prestataires peu regardants, la polyvalence accrue et la désertification des technicentres, … sont des outils de destruction massive d’emploi, ni plus ni moins que des plans sociaux déguisés.

Comme nous avons su le faire depuis le mois d’avril durant ce conflit épique, afin de défendre le Service Public Ferroviaire, nous devons réagir ensemble et exiger l’arrêt de toutes ces restructurations néfastes à une production de maintenance de qualité en toute sécurité.

Sans cesse, la CGT continuera d’affirmer que la charge de travail doit être mieux répartie pour donner à chacun du travail sur son lieu de travail, sans pour autant devoir obliger les cheminots à la mobilité forcée. De par leur savoir, leur savoir-faire, leur professionnalisme et leur implication, l’adaptabilité des techniciens de maintenance aux postes de travail n’est plus à prouver !

A contrario d’une réforme ferroviaire, voulue par un gouvernement au service du capital, qui affaiblira à terme nos Services Publics de transport, les technicentres de maintenance ont besoin de cheminots au statut, formés et en nombre afin de garantir un haut niveau de fiabilité et de sécurité ; et de moderniser le matériel et le développer pour rendre un service de qualité aux usagers. Sans plus attendre l’Etat doit s’engager dans cette voie, voie que l’entreprise doit suivre et développer.

Cheminots de tous collèges, ENSEMBLE, continuons à maintenir notre vigilance pour ne pas laisser l’outil de production dépérir et péricliter entre les mains de ceux qui ne voient que la rentabilité et le profit.

En cette période de rentrée, la mobilisation des salariés est nécessaire et doit se poursuivre en s’intensifiant, afin d’obtenir le rapport de forces nécessaire pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du rail.

La SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE …
NOUS, ON LA DÉFEND !!!

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LE DIPLÔME D’ATTACHÉS TS DOIT ÊTRE RECONNU ENTIÈREMENT !

Accès cadre

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Changer la culture d’entreprise est désormais le leitmotiv du directoire et des Comex, obnubilés par le « business ». Ils travaillent désormais à casser tous les repères collectifs à la SNCF, la technicité et l’attachement à la sécurité de l’encadrement. Sans discussion avec aucune organisation syndicale, chaque activité modifie les conditions permettant aux cheminots d’accéder aux qualifications de cadre.

La CGT était à l’origine en 2005 du déblocage des examens qui permettaient à de nombreux cheminots de la qualification D d’accéder à la qualification E.

L’examen devait reposer sur la technicité et sur la formation pour donner aux futurs promus l’ensemble des savoirs pour exercer en toute sérénité et légitimité leurs nouvelles responsabilités.

Parce que beaucoup de cheminots, reconnus comme d’excellents professionnels, pouvaient rencontrer des difficultés rédactionnelles utiles pour tenir les postes de cadre, un accord avait été obtenu avec la direction pour déconnecter l’épreuve de français de l’examen de Qualification E et le positionner pour permettre l’accès à F.

Ce dispositif moderne et transparent est remplacé par l’opacité !

Les ATTachés TS, embauchés sur la base d’un diplôme de l’éducation nationale reconnu, en étaient naturellement dispensés puisque ces connaissances y sont intégrées.

Depuis quelque temps, la CGT a fait le constat que les premiers dirigeants de l’entreprise ont cherché à détourner leur encadrement de la technicité.

Dorénavant, chaque activité développera son propre dispositif d’accès à la qualification cadre, supprimant les passerelles à court terme. L’épreuve se déroulera sur la base de l’assessment (outil managérial très en vogue à Carrefour, Auchan, Monoprix…) et sera imposée aussi aux attachés TS.

ATT-TS, ton diplôme n’est plus reconnu !

Il s’agit d’une méthode d’évaluation par l’observation du comportement du candidat placé dans un groupe. Bref, cela repose sur des capacités « naturelles » attendues par l’évaluateur.

« L’assessment » ne développe pas, mais sélectionne. Bien sûr, de nombreux collègues, qui aspirent légitiment à un parcours professionnel, s’inscrivent souvent par contrainte.

Contrairement au rôle réducteur de porteurs de la bonne parole patronale, une grande majorité de cadres donne un autre sens à leur fonction. Savoir dire NON et proposer sont essentiels pour l’avenir de l’entreprise.

La négociation du volet classifications de la CCN en arrière-plan

Construire des parcours professionnels dans la branche et les entreprises devient un enjeu social pour les cheminots et le ferroviaire. Pour cela, la CGT défend, dans le cadre des négociations, un dictionnaire des filières moderne, la reconnaissance des diplômes et une grille des salaires allant du premier grade de l’exécution au cadre supérieur. Le patronat, poussé par nos dirigeants, veut limiter les droits collectifs.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes et construire ensemble nos revendications.

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LA SUGE EN SURSIS ?

Surveillance générale

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Il y a quelques mois, en pleine lutte contre le projet de réforme ferroviaire, la ministre des transports évoquait notamment l’avenir de la SUGE dans le cadre de cette réforme. Une communication d’ailleurs très largement portée par la Direction de l’Entreprise en interne via des « Flash’Com ». La SUGE devait donc « rester rattachée à l’EPIC SNCF » et être « le seul acteur reconnu en matière de sûreté ferroviaire », avec la « possibilité » pour les autres opérateurs ferroviaires de recourir à ses services.

Un dumping social déjà à l’œuvre.

La concurrence et le dumping social sont d’ores et déjà une réalité. Actuellement, Gares & Connexions par exemple, n’hésite pas à baisser son volume d’heures SUGE pour employer à la place et pour les mêmes missions des vigiles privés. Ces fameuses « Task Force » n’hésitent pas à jouer la carte de la provocation, portant une tenue qui prête volontairement à la confusion avec la SUGE ou les forces de l’ordre, certains arborant même le logo SNCF. Sur Paris-Nord, il aura fallu l’intervention de la CGT pour freiner un projet d’accompagnement d’ASCT par ces « Task Force » !

La situation présente est certes préoccupante, mais qu’en sera-t-il demain ? La loi dite SAVARY de 2016, avait prévu d’autoriser les exploitants de Services de Transports de se doter d’un service interne de sécurité. Qu’en serait-il si demain les futurs exploitants de services régionaux de Voyageurs avaient la capacité d’avoir leurs propres « Services de sécurité interne » ? La SUGE resterait-elle une activité régulée et soumise à l’avis de l’ARAFER ? Les entreprises Ferroviaires et les Autorités Organisatrices de Transports, nouveaux venus dans le jeu de la contractualisation y auraient-elles recours ? Autant de questions qui appellent des réponses de la part des pouvoirs publics.

Vers une Balkanisation de la sûreté ?

Pour la CGT, il est évident que donner la possibilité à n’importe qui de créer son propre Service de Sécurité Interne ne vise qu’à créer une situation de concurrence entre les services, une privatisation de la sûreté, qui est avant tout une mission de service public devant être soustraite aux aléas du seul marché. Que deviennent les cheminots de la SUGE dans tout ça ?

Que se passerait-il si demain dans une DZS, l’opérateur ou l’AOT décide de faire effectuer les prestations sûreté dévolues aujourd’hui à la SUGE à une société de sécurité privée ? Une perte sèche d’heures de prestations avec des suppressions de postes en corrélation avec les contrats perdus, et donc une mobilité contrainte des agents SUGE reclassés de force dans d’autres services de la SNCF, dans d’autres régions !

Concurrence ou Service Public ?

Cette mise en concurrence n’est que la conséquence directe du dogme de l’ARAFER concernant le coût de l’agent SUGE par heure de prestation. Bien loin d’aspirer à une sûreté de haut niveau, et à une expertise de pointe, l’ARAFER décide chaque année des variables d’ajustement concernant les conditions de travail des cheminots de la SUGE. Fermeture de sites de Province, perte d’heures de formation TIS, mise en place de « principes de performance », des économies qui impactent bien évidemment le quotidien des cheminots de la SUGE de tous les collèges. Sans compter les fameux « rapprochements » de DZS avec suppressions de postes : personne n’est à l’abri puisque dans certains rapprochements, plus de la moitié des suppressions de postes ont touché des collègues SUGE de plus de 50 ans !

La CGT invite les cheminots de la SUGE à rester extrêmement vigilants concernant les évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient compromettre gravement l’avenir du service.

Les cheminots de la SUGE, qui œuvrent au quotidien pour assurer leurs missions de sûreté, ont toutes les raisons d’être scandalisé par la mise en concurrence orchestrée avec les entreprises de sécurité.

Le gouvernement pourrait demain programmer sa disparition avec une loi qui positionnerait notre service comme le plus cher dans un marché où règne la politique du low-cost et moins disant social.

Avec la CGT, ne laissons pas faire : Agissons !

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QUALIF D : CHEVILLE OUVRIÈRE DE LA TECHNICITÉ

La qualification D

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A la SNCF, la qualification D est une marque de reconnaissance des compétences, de la technicité et de l’expérience acquise des cheminotes et cheminots. La CGT, son Union Fédérale des Cadres et agents de Maitrise, a toujours cherché à développer et rendre accessible cette qualification à tous les cheminot-e-s, qui, au quotidien, développent leurs savoirs.

Les cheminots à la qualification D sont, aujourd’hui, la cheville ouvrière pour la réalisation d’une production de qualité. Ils sont agents de Maîtrise.

Aujourd’hui, la direction de la SNCF cherche à dévoyer la fonction Maîtrise. La politique managériale menée dans notre entreprise fait fi de l’analyse ou l’expertise des agents de Maîtrise pour les cantonner dans un rôle de vecteurs de ses orientations, voire de surveillants. Ils devraient se contenter de faire appliquer des directives qui leur semblent bien souvent inadaptées voire nuisibles à la production et au service rendu.

QUELLES SONT LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES A LA MAITRISE ?

Pour la CGT, les parcours professionnels doivent permettre aux cheminots de développer leurs compétences :

✓ Aussi bien techniques qu’organisationnelles,
✓ Pédagogiques afin de faire partager et transmettre savoir-faire et expertise,
✓ D’autonomie pour animer voire diriger une équipe, selon les métiers et spécialités, de façon à réaliser la production.

Ces compétences se doivent d’être valorisées en rapport avec la responsabilité et la maîtrise de l’emploi tenu. Par conséquent, elles doivent aussi se traduire par une position de rémunération sur une grille. Pour la CGT et son UFCM les compétences appartiennent aux salariés.

Il est de la responsabilité de l’employeur d’utiliser les salariés en fonction des compétences et de leur donner les formations nécessaires après échange lors de l’EIF.

Pour l’UFCM CGT, il est urgent de redonner du sens à cette fonction en revendiquant une réelle autonomie dans l’organisation de la production, l’expertise et de véritables moyens. Bref, que leurs propositions soient entendues.

LES EXPERTS DE LA PRODUCTION C’EST VOUS !!

Un expert ne doit pas être systématiquement d’accord, il doit être en mesure de pouvoir proposer une autre organisation et les moyens nécessaires à la production !

Nous allons aborder les négociations sur le volet classification de la CCN. La CGT revendique une grille salariale et l’instauration d’un dictionnaire des filières au niveau de la branche. Le patronat, sous l’impulsion des premiers dirigeants de la SNCF cherche à rémunérer uniquement les compétences nécessaires au poste tenu, en fonction d’une valeur de marché afin de casser toute référence collective. Il veut imposer une polyvalence, dévaloriser les métiers, pouvoir modifier le salaire des agents et précariser leur carrière.

Il va nous falloir un rapport de forces de haut niveau pour imposer notre vision de la reconnaissance des compétences qui, comme nous le présentons, appartiennent aux salariés.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes, construire vos revendications.

Dossiers associés

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ON EST TOUJOURS LÀ !

Réforme du ferroviaire

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Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation, tant vis-à-vis du pacte ferroviaire, du pacte d’entreprise que de la CCN.

Ainsi, la prochaine étape de mobilisation aura lieu le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.

Cette journée de déploiement des militants de la CGT, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires, sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Il nous faudra également prendre toute notre place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour qu’elle soit enterrée !

Aussi, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à se tenir debout, à poursuivre leur engagement dans la lutte quelle qu’en soit la forme et à participer aux rassemblements organisés en territoires, dès le 18 septembre, tel celui qui se tiendra à Paris, Esplanade de la Défense, à 12h30, Tour Séquoia.

TA DÉFENSE, NOS EXIGENCES….
POUR LE FER !

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LE SALAIRE DES CHEMINOTS CONFINÉ EN CHAMBRE FROIDE !

Négociations salariales 2018

| Fédération

La table ronde salariale peut se résumer par l’absence totale de négociation, pourtant obligatoire, le mépris affiché par la direction à l’égard des cheminots, la volonté de remettre en cause l’ensemble des garanties collectives, qu’il s’agisse de la notion de salaire, de la grille de rémunération ou des notations.

L’ensemble des organisations syndicales a quitté la réunion sur un constat de désaccord profond.

LES CHEMINOTS ONT-ILS BESOIN D’AUGMENTATIONS GÉNÉRALES DES SALAIRES ET PENSIONS ? OUI

Les cheminots, quel que soit leur collège, hormis les membres du comité exécutif, subissent le gel de leurs salaires depuis 2014 alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. Aucune autre grande entreprise française ne se le permet !!

Le pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités est par ailleurs amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

LES MOYENS EXISTENT-ILS POUR AUGMENTER LES SALAIRES ? OUI

  •  Le groupe SNCF a dégagé un bénéfice net de 1,36 milliard d’euros en 2017 dont 80 % sur le seul périmètre du Groupe Public Ferroviaire, soit 1.1 milliard d’euros ;
  •  Le GPF compte un effectif de 146.800 cheminots au 31 décembre 2017 ;
  •  En 2017, salaires, investissements et impôt sur les sociétés déduits, chaque cheminot du GPF a donc rapporté 7.500 € de bénéfices nets ;
  •  Selon le président Pépy, la grève des cheminots coûte 20 millions d’euros par jour. Ce qui signifie que lorsque les cheminots ne sont pas contraints de se mobiliser contre le patronat et le gouvernement, ils créent chaque jour 20 millions d’euros de richesses, salaires déduits ;
  •  La productivité est en hausse constante du fait de la hausse de la qualification et de la technicité des métiers, ce qui exige un retour sur la politique salariale ;
  •  Le GPF a perçu depuis 2013 près de 1 milliard de Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi, avec pour effet direct le gel des salaires et la suppression de plus de 6.000 emplois.

Ces moyens doivent donc être mis à profit de l’amélioration des conditions de vie et de travail des cheminots.

Quand les résultats de l’entreprise sont moins bons, la direction serre la ceinture des cheminots et quand les résultats sont bons, elle prétend que ce n’est que passager !

Cette posture est inacceptable !!!

EST-CE QUE LES MESURES PROPOSÉES PAR LA DIRECTION RÉPONDENT AUX BESOINS DES CHEMINOTS ? NON

Aucune des propositions de la direction ne répond aux besoins des cheminots et certaines vont même à l’encontre de leurs intérêts.

  •  Sur la suppression de la cotisation chômage (0.79 %) des personnels contractuels.
    Cette mesure est l’application dans l’entreprise de la suppression des cotisations chômage pour l’ensemble des salariés du régime général, prévue par la Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2018.
  •  Sur la reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots).
    Cette mesure a concerné environ 400 agents en 2017.
    Elle consiste à compenser individuellement les évolutions de salaire qui seraient inférieures à l’inflation. Cette mesure ne préserve pas le pouvoir d’achat des cheminots puisque l’indice des prix à la consommation INSEE pris comme référence, est basé sur des moyennes qui ne tiennent pas compte des évolutions réelles des prix du logement, de l’énergie, de la santé…
    Par ailleurs, les EVS, dont le seul objet est de compenser des contraintes, ou d’indemniser des frais, sont pris en compte dans l’appréciation du niveau de salaire : c’est scandaleux !
  •  Sur la majoration de 15 euros bruts de la prime de travail de la position 4 à 12 hors ADC et ASCT.

La prime de travail n’est pas perçue par le cheminot en cas d’absence pour maladie par exemple.

La majoration de la seule prime de travail ne constitue donc pas une augmentation de salaire en tant que telle.

Par ailleurs, la mesure envisagée par la direction exclut les ADC et ASCT, au motif qu’ils perçoivent des EVS censés préserver leur pouvoir d’achat. C’est travestir le rôle des EVS, qui ne sont pas liquidables, pas perçus en cas d’absence, et donc pas du salaire !

Cette mesure revêt la forme d’une somme forfaitaire et non d’un pourcentage de la prime perçue, ce qui péjore le pouvoir d’achat des positions concernées les plus hautes.

Avec cette mesure, un agent qui obtiendrait la position 13, verrait la majoration disparaître et donc sa prime de travail diminuer.

Cette mesure remet donc en cause le principe de l’avancement par la notation, qui permet la reconnaissance de l’expérience acquise.

Cette mesure vise à effacer les repères collectifs que constituent la grille de rémunération et le déroulement de carrière pour y substituer des modes de rémunération individuels ou à disposition de l’employeur.

La direction commet donc un véritable hold up et s’accapare les richesses produites par les cheminots.

La Fédération CGT appelle les cheminots à rester unis, mobilisés, tant dans cette période estivale que dans les rendez-vous revendicatifs des mois à venir.

Notre force commune,

Notre fierté quotidienne : être cheminots.

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TRAVAILLE ET TAIS-TOI !

Table ronde salariale du 10.07.2018

| Fédération

La table ronde salariale s’est tenue ce 10 juillet 2018.

La direction SNCF signe et persiste : 0% d’augmentation générale pour les cheminots et ce pour la 4e année consécutive !

Ce qui a été proposé par la direction :

1. Majoration de 15 euros bruts de la prime de travail pour les cheminots sédentaires de la position 4 à la position 12. Rien pour les ADC et les ASCT.

2. Suppression de la cotisation chômage pour les cheminots contractuels (RH 0254) soit 0.79 % de leur salaire mensuel brut.

3. Reconduction du dispositif GIPAC (Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat des Cheminots) qui concernerait 500 agents pour 2018.

Ces propositions sont inacceptables. La direction affiche un mépris grandissant vis-à-vis des cheminots quel que soit leur métier, leur qualification, leur collège, qu’ils soient contractuels ou au statut du cadre permanent.

La Fédération CGT appelle les cheminots à combattre sans relâche la stratégie et la politique de l’entreprise qui vise à humilier, diviser et opposer celles et ceux qui contre vents et marées font quotidiennement le service public ferroviaire.

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Augmenter les salaires, pensions et minima sociaux : c’est possible et urgent !

| Fédération

La question du pouvoir d’achat est une des premières préoccupations des salariés, des privés d’emploi et des retraités. Il s’agit de l’aspiration légitime à pouvoir vivre dignement et ce quelle que soit sa situation sociale ou professionnelle. Il s’agit aussi de permettre une relance de l’économie, dont tous conviennent qu’elle ne pourra véritablement se faire que grâce à la consommation des ménages.

Rémunérer de manière juste le travail, ce n’est pas « un coût ». C’est, au contraire, un investissement dans l’avenir, la reconnaissance de nos qualifications, de nos savoir-faire : de notre travail créateur de richesse !

Assurer un haut niveau de prestation sociale, ce n’est pas « dépenser un pognon de dingue ! » C’est, au contraire, assurer un haut niveau de protection sociale permettant de vivre dignement et d’envisager son avenir avec confiance.

Garantir un haut niveau de pension, ce n’est pas « financer des improductifs ». C’est, au contraire, une question de justice sociale : pouvoir vivre avec une rémunération permettant de maintenir son niveau de vie par un dispositif solidaire et pérenne de redistribution.

Financer un haut niveau de minima sociaux, ce n’est pas « développer de l’assistanat ». C’est, au contraire, assurer des dispositifs de solidarité permettant d’améliorer les situations de celles et ceux dont c’est le seul moyen de subsistance et qui vivent actuellement des situations catastrophiques.

Le patronat, comme le gouvernement, cherche à limiter – voire à empêcher – toute hausse de rémunération, que ce soit par l’augmentation des salaires, des minima sociaux ou des pensions. Ils prônent et mettent en place des dispositifs de gel des augmentations et, lorsqu’une augmentation de la rémunération des salariés à lieu, c’est quasi systématiquement par le biais de primes, donc d’éléments de la rémunération non pérennes et ne participant pas au financement de notre système de protection sociale.

Pourtant, de l’argent existe pour cela, mais il est fléché vers d’autres, notamment la rémunération des actionnaires ! Depuis 2009, d’après l’ONG Oxfam, pour 100 € de bénéfices, les entreprises de CAC 40 ont versé 67,40 € de dividendes aux actionnaires, 27,30 € sont réinvestis dans les entreprises et seulement 5,30 € dans les salaires…

Parallèlement, les dirigeants de ces entreprises voient leurs rémunérations et primes augmenter : en 2017, les dirigeants du CAC 40 ont perçu 2,3 millions d’euros de salaire moyen, soit 70 fois le revenu moyen d’un salarié (source : agence Bloomberg) !

Si la part des salaires dans le PIB européen avait été la même que celle du début des années 1990, les travailleurs de l’Union européenne auraient en moyenne gagné 1 764 € de plus en 2017 !

DES CADEAUX QUI COÛTENT CHER !

Contrairement à ce que prétendent le président des riches et son gouvernement, les cadeaux aux plus aisés ne font ni l’emploi ni l’investissement. Ils enrichissent encore plus les mêmes et augmentent les inégalités sociales. Le « ruissellement », c’est du baratin !

La suppression des cadeaux fiscaux et des exonérations inutiles permettra de dégager des dizaines de milliards d’euros pour accroître les moyens dans les services publics (y compris pour renforcer la lutte contre l’évasion fiscale estimée entre 36 et 50 milliards d’euros), répondre aux besoins sociaux et renforcer le potentiel productif du pays.

Certains tentent de faire passer les privés d’emploi et les retraités pour des « assistés »… mais qui sont les vrais « assistés » ? Les entreprises bénéficient de grandes largesses de la part de l’État, sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie en termes de développement de l’emploi… Il existe plus de 4 500 dispositifs d’aides aux entreprises, et nombre d’entre elles n’hésitent pas à licencier à tour de bras ! Les niches fiscales pour les entreprises s’élèvent à près de 200 milliards d’euros en 2013 : c’est 5 fois plus que l’impôt sur les sociétés !

Pas de fatalité à cette situation. La réalité est que des augmentations de salaires sont régulièrement gagnées dans les entreprises ou administrations, mais seulement lorsque les salariés les revendiquent, se mobilisent et imposent au patronat et directions leurs exigences salariales ! Cela demande à s’organiser et à se syndiquer.

LA CGT REVENDIQUE :

– l’ouverture immédiate des négociations salariales dans les branches et les entreprises ;
– une réelle égalité salariale entre les femmes et les hommes ;
– pas de salaire en dessous de 13 € brut de l’heure, un Smic à 1 800 € brut pour un salarié sans diplôme, sans qualification reconnue et sans expérience ;
– une durée du travail hebdomadaire de 32 heures ;
– 10 % d’augmentation générale des salaires pour prendre en compte l’inflation, des gains de productivité et un meilleur partage des richesses créées par le travail ;
– le doublement sur toute la carrière professionnelle des grilles de rémunérations, garantissant un réel déroulement de carrière ;
– une véritable reconnaissance des diplômes et de l’expérience professionnelle ;
– la progression d’un niveau de qualification au minimum sur toute la carrière professionnelle.

Juillet 2018

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