Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

DÉVELOPPONS NOS SAVOIRS POUR LE FER !
Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire. Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.
Ensemble, donnons-nous un avenir !

STOP À LA DÉVALORISATION DE NOS MÉTIERS ! DÉFENDONS NOS QUALIFICATIONS !

Ingénierie Essayeurs

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Devant la non-reconnaissance de notre technicité par de véritables qualifications et parcours professionnels, la Direction peine à recruter des essayeurs.

Le dogme de l’externalisation et la perte de la proximité

La Direction dans une logique de « plate-forme » pousse à l’externalisation de la charge de travail au détriment de la sécurité. Elle commence par externaliser « les essais simples » qui étaient historiquement réaliser par CCRN Travaux. La direction de Réseau a même embauché de nombreux juristes pour gérer les incidences sur la responsabilité juridique entre le sous-traitant qui réalise les essais et le donneur d’ordre.

C’est aussi le parcours professionnel des essayeurs et l’acquisition d’un savoir-faire qui se retrouvent fragilisés. L’objectif de la Direction reste focalisé sur la réduction d’emplois.

Les autres conséquences des plates-formes sont la perte de proximité avec une dégradation lourde pour les conditions de vie et de travail.

Or, il y a toujours besoin des essayeurs en proximité. Contrairement aux dires de la Direction, il n’y a pas que des postes neufs, totalement informatisés. D’ailleurs, de nombreux reports de modernisation sont actés afin de conformer SNCF Réseau à une trajectoire économique décidée par le gouvernement.

Les postes modifiés ou rénovés demandent un soin particulier qui contredit la politique du tout-investissement sur des PAI/CCR.

Le massacre de nos qualifications et de nos parcours professionnels

La transposition de la convention collective de branche dans notre entreprise va mettre fin au dictionnaire des filières, ce qui va remodeler la qualification de nos postes ainsi que les déroulements de carrière. Dans la CCN, c’est l’emploi qui est rémunéré selon des critères classants (technicité, management, lien avec l’extérieur…).

Dans la nouvelle classification, les essayeurs deviennent « chargés de production Ingénierie », avec une rémunération annuelle garantie inférieure à une qualification E. Ce n’est pas entendable du point de vue de la rémunération, de la reconnaissance des qualifications et des responsabilités.

Le cloisonnement par activité bloque les essayeurs qui ont un grade Étude, dans les PRI. Les infrapôles, eux, gardent leurs ressources. Or les passerelles sont une richesse pour les cheminots et l’entreprise.

Changeons la donne, portons ensemble les revendications CGT !

La CGT revendique les moyens de bien travailler :

  • la conservation des essais simples afin d’accueillir et de former les jeunes embauchés et les cheminots accédant au métier ;
  • des essayeurs en proximité dans tous les PRI, qui connaissent les interlocuteurs, le patrimoine, les installations. Un lien particulier doit être créé avec les responsables travaux habilités essais simples, et un accompagnement régulier doit être fait en désignant un essayeur référent par CCRN habilité essais simples ;
  • la présence de deux animateurs travaux par groupe essais. Il n’est plus possible d’assurer le travail de suivi des compétences travaux, d’animation et de remise à niveau des personnels des infrapôles et infralogs et de réaliser l’ensemble des « pièces marché » des chantiers de signalisation avec un seul agent ;
  • la mise en service : une décision collégiale. Les essayeurs doivent être intégrés aux projets beaucoup plus en amont. Il faut aussi donner les moyens aux essayeurs de vérifier la qualité des opérations préalables aux essais (au niveau des travaux, des contrôles et des vérifications techniques) et de pouvoir interrompre leurs campagnes d’essais si besoin afin de garantir toutes les conditions de sécurité. L’animateur travaux du groupe peut intervenir pour s’assurer de la qualité des opérations préalables sans mettre en porte à faux l’essayeur.

Les IN 3220 à 3225, qui régissent le déroulement normal des travaux, doivent être scrupuleusement respectés et servent de base en cas de litige au moment des essais. La qualité des essais est essentielle à la sécurité. Leur organisation doit répondre à des règles.

Pour nos conditions de travail, la CGT exige :

  • la limitation de la GPT (grande période de travail) à 4 nuits au maximum ;
  • la reconnaissance de la pénibilité avérée pour ce métier afin de permettre un départ anticipé à la retraite (via une CPA) ;
  • l’application du régime C, art. 25 de l’accord temps de travail (132 repos liés au travail de nuit), ou l’application « proratisée » si le nombre de nuits est inférieur à 65. Les essayeurs doivent avoir le même régime que les établissements.

La CGT revendique la reconnaissance de notre technicité :

  • la création d’un parcours pro, reconnaissance du diplôme de recrutement, compagnonnage/apprentissage avec va-et-vient entre Ingénierie et les établissements de production pour acquérir des compétences de terrain, en signalisation notamment. Il faut qu’en fin de cursus de formation, un essayeur puisse, s’il le souhaite, poursuivre sa carrière dans un établissement Équipement ;
  • la qualification F (ou 1re classe Cadre) des essayeurs. Les assistants d’essais doivent automatiquement passer à cette qualification (ou classe) lorsqu’ils deviennent agents d’essais ;
  • un déroulement de carrière sur les deux qualifications (ou classes) supérieures pour les essayeurs ;
  • le chef de groupe à la qualification H (ou classe 8) avec une expérience métier.

Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin !

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.

Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

Téléchargements

REFUSONS DE BRADER NOS SAVOIRS ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie Génie civil

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Le constat est fait que les stratégies d’entreprise en matière d’externalisation et de parcours professionnels ne répondent pas au besoin de maintenir un haut niveau de technicité pour développer le système ferroviaire.

Le recours à de la main d’oeuvre prestataire ne se fait plus pour gérer les pics de charge mais pour assurer la production courante. Il y a donc un réel levier pour exiger des embauches car la charge de travail est pérenne.

Sortons d’une vision comptable à court terme.

Les ingénieries Génie civil sont essentielles, elles se doivent de développer une technologie de haute précision afin de rouler plus vite et plus sûr. Ne pas maîtriser la technologie condamne le ferroviaire à l’obsolescence. Le TGV en est l’exemple, c’est la volonté politique avec la qualification des cheminots qui a permis de développer le ferroviaire à grande vitesse et de faire de la filière française un fleuron. La roue et le rail sont indissociables, le progrès se gagne ensemble !

La technicité des agents n’est pas suffisamment reconnue. En effet, pour obtenir un déroulement de carrière, il faut passer par des postes en management de projet alors que la technicité, qui s’acquiert aussi par l’expérience, ne donne pas la possibilité d’évoluer sur plusieurs qualifications.

Nous devons porter des revendications pour garantir un véritable déroulement de carrière aux techniciens et experts !

Gares & Connexions, l’usine à gaz en pleine crise

La filiale de SNCF Réseau, Gares & Connexions (G&C), a repris depuis 2020 la gestion des quais, des souterrains et des grandes halles voyageurs (GHV). Or, cette reprise d’actifs ne s’est pas forcément accompagnée du transfert des agents et donc des compétences.

La CGT avait voté seule contre la réorganisation Transfo 2020 au comité social et économique de G&C.

Cette « désorganisation » issue de la loi ferroviaire de 2018 est accentuée par la vision dogmatique de l’entreprise, qui externalise ses études, par le biais de sa filiale Arep ou de bureaux d’études externes. Les cheminots de G&C se voient donc contraints d’assumer des projets de rénovation de quais ou de GHV sans compétences ferroviaires, restées elles en infrapôle ou dans les pôles régionaux Ingénierie (PRI).

L’installation de bâtiments et d’infrastructures en milieu ferroviaire répond à des normes de sécurité (risques électriques, risques liés aux circulation…) qui ne peuvent être maîtrisées qu’en interne.

La CGT des cheminots dénonce ce cloisonnement destructeur des savoirs et revendique la création « d’établissements multi-activité » regroupant toutes les composantes du ferroviaire, permettant ainsi de sortir de cette relation contractuelle établie entre la SNCF Réseau et SNCF Gares & Connexions.

RÉINTERNALISONS ! Gardons et développons nos savoirs pour le fer.

L’externalisation des études et l’utilisation de travailleurs « Presta » traduisent une stratégie opaque financièrement et court-termiste, néfaste pour les cheminots de la SNCF comme pour les prestataires.

Cette filialisation et ces externalisations en cascade engendrent des surcoûts pour les projets ferroviaires et des pertes de compétences énormes dans les domaines du bâtiment, des ouvrages d’art et de la voie.

Le ferroviaire est un domaine « complexe », il a besoin d’une maîtrise parfaite des processus, qui s’acquiert sur un temps long et uniquement dans l’entreprise SNCF.

Outre le dumping social réalisé sur ces ingénieurs et techniciens précaires, cette politiqueؘ RH est financièrement et stratégiquement absurde. Les cheminots des pôles Études considèrent ces prestataires comme leurs collègues. C’est pourquoi l’Union fédérale des cadres et maîtrises CGT (UFCM-CGT) revendique l’embauche immédiate de tous les prestataires qui le souhaitent et la réinternalisation des études.

De bonnes conditions pour bien travailler !

Le refus du flex office, qui rend le télétravail obligatoire, apparaît comme une évidence pour les cheminots des PRI.

Pour ce qui est du télétravail, il nous faut gagner un cadrage, et il doit se faire uniquement sur la base du volontariat. Ses limites ont été pointées en ce qui concerne l’animation des collectifs de travail.

Cheminots et prestataires, ensemble, mettons fin à cette hémorragie des savoirs !
« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.
Ensemble, donnons-nous un avenir !

Téléchargements

REFUSONS UNE MORT ANNONCÉE ! DÉFENDONS UNE INGÉNIERIE UTILE !

Ingénierie du Matériel

| Journée d'étude Ingénieries le 29 sept. 2022

Au banquet du démantèlement du service public ferroviaire, les ingénieries font partie du menu. En effet, une restructuration a rattaché directement l’Ingénierie à la direction du Matériel, déconnectant de fait les anciens pôles Ingénierie du Matériel de la vision terrain.

En renommant ceux-ci « clusters », la Direction espérait voiler une stratégie pour faciliter la revente à la découpe de cette activité essentielle.
Plusieurs phénomènes sont à l’oeuvre pour faciliter ce dépeçage en règle.

Une vision purement comptable

Les études d’ingénierie sont désormais soumises à la validation des activités. Ce changement est loin d’être anecdotique. Il révèle la volonté de la direction de l’entreprise de ne faire passer l’ingénierie que comme un poste de dépense sur lequel on peut réaliser des économies afin de faire baisser les coûts de maintenance, au lieu de considérer que c’est une activité essentielle et un investissement durable pour le domaine.

Malheureusement, les dossiers d’appel d’offres engagés par les différentes régions pour l’ouverture à la concurrence poussent comme des champignons !

Les contrats étant établis pour une durée de dix ans, toutes les parties prenantes sont de plus en plus réticentes à mettre la main au portefeuille pour développer des réponses à des besoins qui ne leur profiteront peut-être jamais.

Le risque est de se retrouver avec une maintenance à deux vitesses, des règles à géométrie variable, des ordres de modification sélectifs selon le niveau d’engagement des autorités organisatrices et donc des politiques à court terme, plutôt que de se soucier de la sécurité ferroviaire et des investissements sur le long terme.

Masteris : le loup dans la bergerie

La société Masteris était censée vendre de la prestation d’ingénierie ferroviaire à des sociétés tiers qui ne voulaient pas s’embarrasser de frais de recherche et développement.

Mais, au fil du temps, cette filiale est en passe de devenir l’interlocuteur unique des autorités organisatrices des transports (AOT) pour répondre aux besoins d’études d’ingénierie sur le matériel roulant leur appartenant.

Voilà comment, si l’on n’y prend pas garde, on organise la casse d’une branche essentielle à la sécurité ferroviaire !

« L’humain au cœur de la performance », disait un ancien directeur du Matériel ?

Enfin, prenant exemple sur l’ex-président Pepy, qui faisait l’apologie de la gestion des entreprises automobiles, la direction du Matériel a lancé, depuis quelques années, une grande campagne de dévalorisation des métiers de l’ingénierie.

Une des premières méthodes sournoises, bien connue des DRH du secteur automobile : l’appel à des travailleurs externes et précaires. Intérimaires chez Renault, ex-PSA (devenu aujourd’hui Stellantis) ou bien Toyota, ce phénomène prend forme à l’Ingénierie du Matériel SNCF avec un recours massif à des sociétés prestataires qui s’implantent dans nos bureaux.

Cette flexibilité de l’emploi, chère aux libéraux qui nous dirigent, alloue une variable d’ajustement (à quel prix ?) pour absorber les variations de charges que nous subirons au gré des changements de propriétaire des contrats de maintenance du matériel appartenant aux différentes AOT. Il nous faudrait au contraire planifier les opérations de maintenance sur la vie des engins.

Tout cela, enrobé dans un prétexte d’indisponibilité des ressources en interne, tant du point de vue physique (manque d’attractivité de l’ingénierie) qu’intellectuel (les cheminots ne disposeraient, soi-disant, pas des connaissances nécessaires à la tenue des différents postes).

Et pourtant, à longueur d’année, la Direction ne cesse de nous répéter que l’entreprise est l’une des entreprises en France dotée du plus gros budget pour la formation.

Que prétendent nos dirigeants ?

Les cheminots n’auraient-ils que des bras et pas de cerveau ?

Sont-ils à ce point sous-qualifiés qu’il faudrait dépenser « un pognon de dingue » pour les mettre à niveau ?

Ou cacheraient-ils des intentions plus cyniques ?

« Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ! » Or leurs politiques de sous-traitance, de cloisonnement, de contractualisation conduisent à la perte de savoir et de maîtrise technique. C’est le lien entre la maintenance et l’ingénierie avec le retour d’expérience qui permettra de donner un avenir au ferroviaire.

Tout ceci n’est pas inéluctable !

La Fédération CGT des cheminots appelle donc toutes les cheminotes et tous les cheminots de l’Ingénierie du Matériel à prendre conscience des enjeux qui pèseront sur eux dans les années à venir et à réagir face aux attaques qu’ils subissent au quotidien.

Étant par nature force de proposition, la CGT établira, avec les cheminots des ingénieries, un cahier revendicatif spécifique.

Nous vous invitons donc à vous rapprocher des militants de la CGT afin d’échanger sur les problèmes et les besoins et de construire ensemble les futures actions de l’Ingénierie, qui devront, bien entendu, être à la hauteur des attaques que nous subissons.

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin ! »

Le 29 septembre, la CGT organisera une journée d’étude de l’ingénierie ferroviaire.
Toutes celles et ceux qui souhaitent partager leur volonté de donner du sens à leur travail y sont invités.

Ensemble, donnons-nous un avenir !

Téléchargements

Lexique

Contact

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.