Fédération CGT des Cheminots


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Pourquoi une concurrence à tout prix ?

UFCM

| Maîtrise et cadres UFCM

L’Union Européenne, dans sa forme actuelle, est issue d’un long processus de construction, qui a débuté à la suite des deux conflits mondiaux du XXe siècle, et qui s’appuie sur un principe idéologique clair et sans ambiguïté ; réduire le champ d’intervention du politique et laisser agir le marché.

Un rouleau compresseur sans frein et sans marche arrière

Depuis le Traité de Rome et de manière continue, le droit à la concurrence tourne tous les jours à Bruxelles et soumet à une règle stricte tous les autres champs d’activité ; droit social, environnemental, services publics…
Cette situation est consacrée dans les Traités successifs par la répartition des domaines de compétences de l’Union, entre la Commission Européenne et les Etats membres. Ainsi, comme ses prédécesseurs, le Traité de Lisbonne prévoit que l’Union dispose d’une compétence exclusive (c’est-à-dire sans partage) en ce qui concerne l’établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur. Le grand marché unique européen est créé en complétant ce cadre juridique aux quatre grandes libertés de l’Union prévues à l’acte unique européen (liberté de circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux).
C’est dans ce contexte que sont menées toutes les politiques de libéralisation sur les services publics en réseau en Europe ; énergie, télécommunications, eau, et ferroviaire.

Une concurrence contreproductive

Présentée comme la seule solution aux problèmes de croissance et d’emploi, la définition européenne de la concurrence repose toutefois sur une conception volontairement erronée afin de dissimuler les véritables objectifs des politiques communautaires. Les conséquences et mérites de la concurrence sont issus de l’effort que fait chaque producteur de produits ou de services pour différencier sa production de manière à faire mieux que son concurrent.
Qu’une entreprise essaie de faire pareil que les autres, notamment celles déjà présentes dans la branche, et elle court à l’échec. Or, ce principe de différentiation se heurte à deux écueils ; l’un interne aux chemins de fer, l’autre propre à la position idéologique de la commission
européenne.

La particularité du transport guidé

Le fonctionnement d’un transport guidé comme le ferroviaire, mettant en mouvement exclusivement longitudinal un mobile sur une infrastructure, en gérant les croisements et les espacements et en protégeant les points de cisaillement, suppose de maîtriser les deux éléments ; le fixe et le mobile.
Il est dès lors indispensable d’aligner les intérêts et objectifs du gestionnaire d’infrastructure sur ceux de l’entreprise ferroviaire. Nul ne conçoit en effet que l’on fasse circuler un train sur une infrastructure sans en vérifier au préalable la conformité en termes de circulation, en qualité, en efficacité et en termes de sécurité. De ce point de vue, la multiplication des acteurs dans un système désintégré, comme le système français au dire même de Guillaume Pépy lors du colloque « Concurrence et régulation : quelles perspectives pour le transport ferroviaire ? » organisé par l’ARAFER le 29 juin dernier, est un facteur de complexification et de perturbation, de même qu’elle est un frein à l’innovation technologique, la recherche et le développement. Comment imaginer que nous aurions pu construire et exploiter le TGV, sans maîtriser totalement les interactions entre l’infrastructure et le train, adaptés l’un à l’autre, ceci pour une circulation à des vitesses commerciales que nous sommes les seuls à avoir atteint encore à ce jour ?

La position idéologique de la commission européenne et des instances de régulation

Parallelement à cette particularité intrinsèque au système ferroviaire, la commission européenne s’enferme dans des mécanismes qui brident toute innovation et toute adaptation (l’une des trois principales caractéristiques du Service Public). En cherchant à standardiser et homogénéiser produits et services au nom d’une concurrence libre et non faussée, celle-ci cantonne en effet la compétition entre opérateurs à la seule baisse des coûts de production.
Ceci par ailleurs sans baisse du prix aux usagers et de la contribution financière des Conseils Régionaux, mais par contre avec diminution de la qualité du service aux usagers et une augmentation de la pression sur les salarié-e-s. Cette position idéologique vise à créer des oligopoles privés dont l’objet est la rémunération des actionnaires, notamment par transfert des contributions publiques au titre des missions de service public vers ces derniers. Pour la CGT, la libéralisation des services publics est une opération de transfert financier du secteur public vers le capital privé.

 

Le colloque de l’ARAFER « Concurrence et régulation :
quelles perspectives pour le transport ferroviaire ? »
Lors de ce colloque, Guillaume Pépy est intervenu comme patron d’entreprise sur les conditions préalables à réaliser pour avoir une concurrence sans distorsion aux dépens de l’opérateur historique. Guillaume Pépy : « Sur le débat européen. Il est de bon ton de dire « la bonne solution, c’est la séparation totale et absolue entre l’infrastructure et l’opérateur ». Au passage, il faut noter que l’UE est beaucoup plus pragmatique que cela, puisqu’elle admet différents systèmes, pourvu que certaines règles soient respectées. Quel est le pays d’Europe dans lequel il y a le plus de concurrence ? Ce n’est pas l’Angleterre où il y a des monopoles régionaux, avec la concurrence introduite pour le marché. Le pays où il y a le plus de concurrence, c’est l’Allemagne. 40% du Fret est fait par les concurrents de la DB. 35% des TER sont faits par les concurrents de la DB. C’est très embêtant ;
l’Allemagne est le pays qui a l’organisation la plus intégrée ! Il n’y a pas deux chefs. Il n’y a pas Patrick Jeantet et moi ! Il y a un chef : Richard Lutz. C’est une organisation intégrée. Si je dis cela, c’est parce que je pense qu’il existe des sujets-systèmes dans le ferroviaire : la sécurité, la robustesse, la qualité des sillons. Ces sujets- systèmes demandent à être travaillés entre toutes les entreprises ferroviaires et le gestionnaire d’infrastructure. Donc ce n’est pas en morcelant le système qu’on résoudra les problèmes. C’est en ayant des règles strictes, évidemment, mais en permettant le travail en commun de tous les opérateurs (dont la SNCF qui fait aujourd’hui 95% des trafics) et le gestionnaire d’infrastructure.
Que la nécessité d’avoir une organisation et une production ferroviaire intégrée défendue par la CGT depuis des années, fasse apparemment consensus avec la direction de l’entreprise, ainsi qu’avec des « observateurs reconnus » (voir le rapport sur la robustesse) ne peut trouver qu’une oreille attentive de la part de l’UFCM-CGT… Mais plus qu’une oreille attentive, la CGT a un projet qu’elle est toujours prête à présenter et à débattre avec la collectivité nationale.

Les rolling stocks !
Souhaitant jouir pleinement de la propriété d’un matériel qu’elles ont souvent acheté ou contribué à acheter, les Régions envisagent d’en confier la gestion à des structures financières (rolling stocks) destinées à louer celui-ci auprès des différents opérateurs.
Les capacités de différentiation de ces derniers quant à leur capacité et qualité d’accueil se limiteront à la couleur et la texture des selleries, ainsi qu’à la couleur du flocage des matériels. C’est donc sur le contenu et le niveau de service que se jouera la différentiation entre opérateurs, impactant le contenu des métiers de cheminots dont la dimension sécurité est indéniable, et le niveau de prestations toujours et exclusivement soumis à la pression sur les coûts. L’autre risque est l’externalisation de  la maintenance.

Pour le secteur ferroviaire, la réglementation européenne actuelle permet encore de déroger à des appels d’offres où les opérateurs se répartissent les marchés entre eux pour faire fructifier leurs profits. Pour la CGT, l’attribution directe reste possible si tant qu’il y ait une volonté politique de faire de l’entreprise publique SNCF une entreprise nationale et non étatique, et un outil du Service Public et d’aménagement du territoire dans le cadre d’une gestion démocratique. C’est la raison pour laquelle pour la CGT, ce sont les usagers qui doivent faire l’objet d’une égalité de traitement, pas les opérateurs et qu’elle revendique un service public libre et non faussé.

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FLASH INFO MATIGNON

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

COMPTE-RENDU DE LA BILATÉRALE À MATIGNON DU 25 MAI 2018

 

Une délégation de la Fédération CGT des cheminots accompagnée de Philippe Martinez, a été reçue aujourd’hui à Matignon (comme les autres organisations syndicales représentatives) par le Premier ministre et la ministre des Transports.

La délégation est revenue sur l’ensemble des thèmes revendicatifs en partant du contexte de lutte dans l’entreprise à l’appui du rapport de force après 22 jours de grève (le plus long conflit depuis 1995) ainsi que du résultat de la « Vot’Action ». Le Premier ministre s’est dit très attentif à la situation affirmant, contrairement à la direction d’entreprise, ne pas contester le vote des Cheminots.

Lors de la précédente réunion, les grandes lignes des annonces avaient déjà été faites. La CGT a donc demandé le contenu précis des décisions, sans toutefois obtenir toutes les réponses : reprise de la dette, investissements (besoins, montants, priorités…), amendements au Sénat (nature et portée), étude d’impact sur la transformation des EPIC en SA et coût du capital, volonté de maintenir la suppression du Statut malgré la fonte de son surcoût supposé (10 millions d’euros, soit 20 fois moins que le budget communication), recul de la volonté de concurrence par les Régions (Bourgogne abandonne sa demande), dumping social, CCN de branche, cadrage et engagement du gouvernement dans des négociations à venir avec l’UTP, organisation de la production (réinternalisation et arrêt de la gestion par activité).

Sur la dette, le Premier Ministre a annoncé la reprise de 25 Md€ en 2020 et 10 Md€ en 2022. Sur les investissements, 200 M d’€ supplémentaires/an seront affectés à la modernisation de l’infra.

Notre demande de table ronde tripartite (début juin) avec le Gouvernement, l’UTP et les organisations syndicales a été acceptée, même si le Premier Ministre semble vouloir la limiter aux questions sociales.

Ces annonces sont à mettre évidemment au crédit de la lutte en cours, notamment la reprise d’une partie conséquente de la dette par l’État et l’organisation d’une table ronde début juin. Elles sont liées à la stratégie de lutte dans la durée.

Pour autant, elles sont très loin des attentes des cheminots !

Il nous faut donc poursuivre et amplifier la mobilisation pour gagner sur les revendications. Toutes et tous en grève les 28 et 29 mai 2018 !

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Info luttes n°32

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

• 1 milliard d’euros, c’est la rente annuelle perçue par les marchés financiers « grâce » à la dette ferroviaire ;
• 3,2 %, c’est l’augmentation de la productivité chez les cheminots par an contre 1,9 % pour l’ensemble des autres salariés.

Ce 25 mai, le Premier ministre recevra les organisations syndicales en bilatérale pour la seconde fois en 15 jours.

Aussi, il convient d’élever le nombre de grévistes dès les 28 et 29 mai prochains afin de continuer à peser sur les décisions gouvernementales.

ATTENTIFS AUX ANNONCES, DÉTERMINÉS DANS LA LUTTE !

Les annonces qui pourraient être faites sur la dette devront être finement analysées afin de mesurer ce que nous faisons bouger sans se laisser berner par des slogans qui pourraient cacher des efforts supplémentaires demandés aux cheminots.

Par ailleurs, nous ne pourrons nous contenter d’engagements sur la reprise partielle de la dette sans envisager l’ouverture immédiate de négociations tripartites (organisations syndicales, patronat, gouvernement) sur l’ensemble des autres revendications portées par les cheminots en grève.

Nous ne pourrons imposer des négociations de ce type qu’à l’appui d’un rapport de force conséquent.

Les résultats du « VOT’ACTION », le soutien populaire qui reste significatif, l’unité syndicale qui reste solide, sont autant d’éléments de confiance et à valoriser.

Aussi, la Fédération CGT juge nécessaire et indispensable de convaincre la majorité des cheminots à entrer dans la lutte par la grève dès la prochaine séquence.

SOLIDARITÉ FINANCIÉRE : ALLONS- Y !

Les 4 fédérations syndicales de cheminots ont créé une association permettant d’organiser la solidarité financière en direction des grévistes, notamment à l’appui de la cagnotte lancée par les intellectuels et les artistes.

L’attitude inacceptable de la direction sur la retenue des jours de grève ne doit pas nous faire trembler. Aussi la fédération CGT appelle les cheminots à se rapprocher de ses militants locaux et régionaux afin de constituer leur dossier à l’image des 70 dossiers déjà traités qui permettront de reverser une participation financière à celles et ceux qui en ont fait la demande.

Notre grève est inédite à bien des égards, les attaques le sont aussi !

Poursuivons la défense de la SNCF quand d’autres tentent de la descendre.

29 MAI : RENDEZ-VOUS AU SÉNAT

Après le passage à l’assemblée nationale du texte de loi pour examen qui s’est tenu du 09 au 17 avril derniers, le 29 mai prochain s’ouvriront les débats sur la réforme ferroviaire au Sénat.

Le processus parlementaire se poursuit, non sans réaction, certains sénateurs, notamment ceux du groupe CRCE ont bataillé en commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat le 23 mai dernier, pour tenter de contrer certains amendements gouvernementaux. Au-delà, ils ont aussi proposé des amendements offensifs, comme par exemple, la proposition d’intégrer la notion d’inaliénabilité (qui permet de ne pas perdre la propriété, notamment celle de l’Etat) concernant les titres des futures entités.

La Fédération CGT des cheminots a proposé aux organisations syndicales : UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT d’organiser un rassemblement des cheminots devant le Sénat le 29 mai à 12h30 pour interpeller directement les sénateurs, d’une part sur la nocivité du texte proposé et surtout redire que la SNCF, entreprise publique de service public, est et doit demeurer un bien de la Nation au service des besoins des chargeurs et des usagers. Cette initiative doit se décliner dans les régions notamment devant les préfectures.

Une délégation de l’International Transport Workers’ (ITF) sera présente et prendra la parole ce jour-là, afin de témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

En route vers la 12e séquence !
Prochain préavis unitaire du 27 Mai 20h00 au 30 Mai 07h55.

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PROVOQUONS UNE « DÉFERLANTE CHEMINOTE » !

Manifestation du 26 mai 2018

| Fédération

Compte tenu de l’urgence sociale, la CGT, engagée aux côtés des salariés, des citoyens dans de nombreuses luttes dans les entreprises, a décidé de construire avec d’autres organisations syndicales, associatives et politiques une journée d’action et de manifestations le samedi 26 mai 2018.

Le constat paraît être sans appel, Emmanuel MACRON, son gouvernement et son MEDEF sont décidés à imposer, au forceps, une restructuration en profondeur de la société française : austérité, destruction des droits des salariés, casse des services publics, réforme fiscale favorable aux plus riches. Face à l’autoritarisme affiché, des luttes s’organisent dans les entreprises.

La réforme ferroviaire, portée par le Gouvernement et la direction de la SNCF, s’inscrit dans ce cadre de dérégulation de l’économie et met en danger le service public ferroviaire et les conditions sociales des cheminots.

La CGT avec les cheminots, engagés dans un mouvement de contestation depuis le 22 mars 2018, portent au contraire une réforme de nature à développer et pérenniser le service public ferroviaire au travers de son projet « Ensemble pour le fer ». Il est garant de l’égalité de d’accès et de traitement de l’ensemble des citoyens et améliorant les conditions sociales des salariés du secteur.

Face à la mobilisation des cheminots qui abordent leur 12e séquence de grève le Gouvernement et de la direction de la SNCF refusent d’engager de réelles négociations sur l’ensemble des pans de la réforme, les cheminots n’ont d’autres choix que de continuer et renforcer l’action.

Cet appel pluraliste, à l’initiative de la CGT et de plus de 50 organisations, est complémentaire des actions en cours et doit permettre d’en développer d’autres sur l’ensemble du territoire. Il doit aider à une participation massive et le plus large possible pour « l’égalité, la justice sociale et la solidarité » et pour imposer une autre répartition des richesses dans notre pays.

La participation massive des cheminots aux initiatives revendicatives du 26 mai s’inscrit pleinement dans le calendrier revendicatif établi.

La SNCF certains veulent la descendre,
Nous on la défend !

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FACE À UNE MOBILISATION IMPORTANTE DES NÉGOCIATIONS S’IMPOSENT

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT ont fait l’analyse du rapport de force qui reste très important.
Elles sont confortées par le résultat massif du « Vot’action » qui a permis à 91 068 cheminots de s’exprimer.

L’opposition au pacte ferroviaire dépasse largement les prévisions des organisations syndicales puisque 94,97 % des cheminots se sont exprimés CONTRE.

C’est un élément incontestable que le gouvernement doit prendre en compte. La direction SNCF, totalement discréditée, doit également en tirer toutes les conséquences.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se rendront vendredi aux réunions convoquées par le Premier ministre avec leurs confédérations ou structures interprofessionnelles.

Elles ont, lors de la réunion interfédérale du 23 mai 2018, adopté une position commune sur les demandes qu’elles formaliseront au Gouvernement à cette occasion.

Les organisations syndicales appellent les cheminots à poursuivre la grève demain et à s’inscrire dans la prochaine séquence des 28 et 29 mai prochains.

Les organisations appellent également les cheminots à participer au rassemblement qui se tiendra proche du Sénat (le lieu n’est pas encore officialisé) le 29 mai prochain à l’occasion du lancement du débat sur la réforme.

Une délégation de l’International Transport Workers’ Federation (ITF) sera présente ce jour-là pour témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

Les membres de la délégation participeront à une initiative au Sénat à l’invitation des sénateurs du groupe CRC.

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT considèrent que la balle est dans le camp du Premier ministre qui ne doit pas attendre plus longtemps pour ouvrir des négociations.

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OÙ VA LA SUGE ?

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

À la veille de l’examen au Sénat du projet de loi de réforme ferroviaire, Gouvernement et Direction laissaient entendre qu’il y aurait du « grain à moudre » concernant notamment le positionnement de la SUGE dans le « Groupe Public Unifié ». Qu’en est-il réellement ? Où en sommes-nous ? L’avenir du service est-il assuré ? Rien n’est moins sûr….

Depuis quelques mois, la rumeur courait que la SUGE pourrait être « logée » à SNCF Réseau, tout comme Gares et Connexions pour y regrouper toutes les activités régulées devant être proposées en accès « non-discriminatoire à la concurrence ».

Finalement, ainsi que l’a révélé la note dont s’est fait l’écho le journal « Le Parisien », l’arbitrage était déjà fait, et tant pis pour l’illusion de concertation affichée par le Ministère : La SUGE sera positionnée dans la SA « Holding de tête ».

Une Société Anonyme dotée de pouvoirs de Police Ferroviaire !!!

Le scénario du pire semble avoir été évité, avec le ou les Groupements d’Intérêt Public (GIP) que le gouvernement envisageait de mettre en place sous couvert d’associer les AOT à la « gouvernance », mais aussi vraisemblablement d’autres acteurs privés comme les sociétés de gardiennage dont la présence se multiplie sur tout le territoire. Pour autant, le statut envisagé pour la future société HOLDING est bien celui d’une Société Anonyme (SA). Nous voilà revenus au temps des Compagnies d’avant la nationalisation qui avaient obtenu ce droit de la puissance publique. C’est pourtant contraire aux évolutions récentes et à venir des prérogatives de la SUGE vers des missions « quasi-régaliennes » qui n’ont de pertinence que dans un cadre strictement public.

C’est pourquoi, la CGT porte l’exigence du retour à une entreprise unique et intégrée : L’EPIC SNCF comme outil de réalisation du Service Public Ferroviaire dont la SUGE est une composante.

Financement de la SUGE ?

Alors que nous étions en droit d’attendre une évolution du système désastreux de contractualisation pour garantir la pérennité du service et le soustraire aux aléas de la relation client/fournisseur, la réforme du gouvernement fait l’impasse sur la question essentielle du financement.

Les activités du GPF recourent massivement aux services de sociétés de gardiennage qui affichent des coûts horaires quatre fois moins chers que l’agent SUGE, et dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, les futurs opérateurs n’ont manifestement pas l’intention de recourir aux services de la SUGE. Dans ce contexte s’est engagée une course effrénée à la productivité du service sous le regard permanent de l’ARAFER qui, au nom d’une concurrence (qui en réalité n’existe pas), exige des prix toujours plus bas pour une prestation qui n’a rien à voir avec ce que proposent les sociétés de gardiennage.

Loin d’avoir pris la mesure des alertes de la CGT sur l’inefficacité de la contractualisation, le Gouvernement en rajoute même une couche avec la possibilité pour les Régions (AOT) de contractualiser en direct les services de la SUGE. Pourtant, le rapport SPINETTA reprenait les éléments suivants :

« En revanche, les prestations qui relèvent de la « police ferroviaire » pourraient ne plus être optionnelles et l’ensemble des opérateurs du système ferroviaire (gestionnaires d’infrastructures et d’installations de service et transporteurs) pourrait contribuer à leur financement. »

Pour la CGT, la sûreté n’est pas une marchandise comme une autre et les effectifs doivent être positionnés là où le besoin est identifié et non là où la prestation est payée. Cela suppose de rendre le recours au service obligatoire et de mettre en place un système de financement par une redevance assumée par tous les acteurs du système ferroviaire.

La SUGE low-cost bientôt une réalité ?

Depuis plusieurs mois, la CGT n’a cessé de dénoncer les projets de la Direction de créer une SUGE LOW-COST sans armes létales pour tenter de résoudre l’équation économique de la concurrence des sociétés de gardiennage qui ont pourtant les faveurs de toutes les activités du GPF. Ce serait la fin de l’unicité du métier, voire la fin tout court…

Ce n’est malheureusement pas un scénario de science-fiction, car c’est ce qui s’est passé en Belgique avec B-Security (équivalent de la SUGE) qui, en 2005, a été scindé en deux avec d’un côté les prestations qualifiées indûment de « gardiennage » restées sous l’appellation B-Security et de l’autre, les activités de « Police Ferroviaire » (SECURAIL). Et si certains doutent encore des intentions de l’entreprise, cette dernière annonce clairement « la création d’un nouveau métier sûreté en complément de l’agent SUGE ».

Pour la CGT, la surveillance des installations ferroviaires ne saurait être qualifiée de « gardiennage » ni dissociée des autres missions de la SUGE.

La CGT continuera à interpeller Gouvernement et Direction pour faire avancer les revendications des agents de la SUGE qui sont une composante essentielle du Service Public Ferroviaire.

Les cheminots de la SUGE ont donc toutes les raisons d’être dans l’action pour :
✓ Le maintien du STATUT d’EPIC ;
✓ Un financement pérenne du service ;
✓ L’unicité du métier.

TOUS DANS L’ACTION LE 23 ET 24 MAI ET AU-DELÀ POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

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« TECHNICENTRES INDUSTRIELS PAS À VENDRE » !

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

L’emploi dans le domaine industriel a été durement touché par les crises économiques successives que traverse notre pays. Nos technicentres ferroviaires n’échappent pas au phénomène de casse de l’outil industriel.

Les décisions gouvernementales du domaine industriel, toutes orientées en faveur du programme du MEDEF, sont synonymes de destruction d’emplois et de dévalorisation du travail des salariés. Nous ne pouvons nous résoudre à laisser faire !!!

À la SNCF, l’abandon des projets de développement du ferroviaire a des conséquences graves sur les cheminots du Service Public. La direction d’entreprise réduit sans cesse les coûts en sacrifiant l’emploi, serre les ceintures en appliquant la modération salariale et le gel de salaires, et objecte de sacrifier les lignes de trains dites non rentables.

Le transport de marchandises est abandonné pour développer le transport routier (bus et camions), dans le seul but de continuer à tirer des marges financières bénéficiaires.

Derrière ce constat sur notre industrie ferroviaire se cachent les détails d’une dégradation des acquis sociaux à travers les attaques envers le statut cheminot, l’ouverture à la concurrence et la transformation du statut juridique de l’entreprise. De cette politique ultra libérale, les cheminots n’en veulent pas et ils la refusent en masse !

L’organisation du travail ne demande pas obligatoirement de privatiser l’outil industriel !!!

On laisse ainsi s’opérer la braderie des Technicentres Industriels. La vente des savoirs et savoir-faire rend contreproductive l’organisation du travail sur l’ensemble de la maintenance ferroviaire.

Par ces attaques incessantes sur les TI, la direction du Matériel « essouffle » une organisation pourtant bien huilée et désorganise les productions de niveau 4/5 et de Pièces Réparables Matériel (PRM). Pour ces dernières, les « usines » qui les gèrent n’ont plus d’emprise ferroviaire … un comble pour le chemin de fer !!!

Les ateliers PRM se partagent une production de pièces sans cesse revue à la baisse ou délocalisée, organisée comme une foire aux PRM où le moins disant remporte la mise. L’introduction d’opérateurs privés munis d’une main d’oeuvre bon marché et de méthodes commerciales agressives connues, mettrait un terme rapide à nos ateliers PRM.

Les annonces de modification de plans de charge des établissements Matériel industriels et de maintenance des deux dernières années sont intolérables !!!

Les cheminots du Matériel ne sont pas dupes. Ils voient leurs charges de travail partir vers des entreprises privées ou délayées dans une organisation opaque de la maintenance les obligeant à modifier leurs habitudes de travail et, dans certains cas, à une mobilité géographique imposée.

La direction du Matériel s’accommode de véritables plans sociaux en réduisant au maximum la capacité de production des ateliers de maintenance industrielle comme Oullins, Romilly, et Saintes aujourd’hui, sous prétexte que la charge de travail est en baisse.

La CGT dénonce ces manoeuvres de diversion car c’est bien la SNCF qui abandonne ses charges de travail à des entreprises concurrentes comme ALSTOM ou ACC Clermont qui héritent des contrats BB36000, BB27000 ainsi que les TER2NG.

Dans sa volonté de nuire aux cheminots et les obliger à accepter l’inacceptable, la direction de la SNCF se sert du FRET comme laboratoire d’essai de sa politique de déconstruction de l’entreprise publique : à ce jour, seuls 5 500 cheminots subsistent à FRET SNCF … ils étaient encore près de 15 000 en 2008 ! Sans aucune concertation, la direction du domaine M a fait le choix du transfert à l’activité FRET des cheminots du Matériel intervenant sur la maintenance des locomotives FRET. Il en résulte une nouvelle baisse de l’activité de maintenance et la poursuite de la casse de notre outil de travail.

« Cheminotes et cheminots des Technicentres Industriels, CESSEZ de subir les décisions incohérentes de nos dirigeants qui dégradent fortement vos conditions de travail ! ».

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre, et les cheminots du Matériel non plus ! Ces derniers doivent utiliser et amplifier le rapport de forces créé dans cette période afin de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance.

Ensemble, nous devons combattre les projets d’une direction libérale pour sauvegarder les Technicentres Industriels, maintenir et développer l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF car il est une composante essentielle d’un Service Public ferroviaire de qualité.

La Fédération CGT des Cheminots vous appelle à rejoindre celles et ceux qui, par leur vote, se sont massivement opposés au pacte ferroviaire porté par le gouvernement accompagné aveuglément par la direction de la SNCF.

LA SNCF
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON LA DÉFEND !

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Info luttes n°31

« VOT’ACTION » : LE DÉSAVEU

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

La période du 14 au 22 mai a été traversée par un rendez-vous démocratique au sein de la SNCF autour du « Vot’Action ».

Cette initiative a été très appréciée des cheminots de tous les collèges et de tous services.

Le résultat du « Vot’Action » est clair, les cheminots ne veulent pas de cette réforme.

Le Gouvernement, le patronat ferroviaire ainsi que la direction de la SNCF doivent maintenant répondre aux revendications des grévistes.

Malgré un délai court pour organiser le vote, les nombreux obstacles de la direction pour contrer sa réussite et l’interdiction d’utiliser les locaux de l’entreprise dans certains endroits, les cheminots se sont massivement déplacés pour voter, à hauteur de 61 %.

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Les nombreuses initiatives (tournées, débats, discussions…) qui se sont tenues pour faire vivre la consultation ont mis en exergue qu’après 21 jours de grève, les cheminots restent convaincus que la concurrence, le changement de statut juridique de l’entreprise et la fin envisagée du recrutement au statut en 2020 ne sont pas de bonnes solutions.

Les militants CGT, qui ont fait un travail remarquable pour faire de ce « VOT’ ACTION » un succès, ont pu, une nouvelle fois, argumenter à l’appui des 8 points de la plateforme revendicative et du projet CGT Ensemble pour le fer, que d’autres choix sont possibles.

Les cheminots ne doivent pas se laisser abuser par les sondages, les manoeuvres patronales.

Plus nombreux en grève, on peut gagner !
En route vers la 12e séquence : prochain préavis unitaire du 27 mai 20h00

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Info luttes n°30

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le chiffre du jour

28,76 % c’est le taux de grévistes le 19 mai selon la direction (chiffres définitifs).

Le 22 mai, les cheminots ont massivement participé aux manifestations organisées partout en France, aux côtés des fonctionnaires.

Parce que la bataille pour le maintien et le développement des services publics nécessite un engagement de tous les instants, la Fédération CGT appelle les cheminots à entrer pleinement dans la nouvelle séquence de grève des 23 et 24 mai pour une autre réforme de la SNCF.

LES CHEMINOTS AUX CÔTÉS DES FONCTIONNAIRES

Le 22 mai, les Fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC, CFTC, FA (Autonomes), FO, FSU, UNSA et Solidaires ont appelé, dans un front unitaire d’une ampleur inédite depuis dix ans, les agents de la Fonction publique à une journée de grève et de manifestations pour faire entendre leur refus de la mise à mal des missions publiques, de la dégradation des conditions de travail, ainsi que du gel des salaires. Ils ont manifesté en tous points du territoire afin d’exiger la tenue d’une négociation salariale pour le dégel de la valeur du point d’indice et la revalorisation des grilles de classification ; l’arrêt des suppressions d’emplois (120 000 prévus) et la création de postes dans les nombreux services qui en ont besoin pour répondre à la demande de la population et garantir leurs droits, un nouveau plan de résorption de la précarité et la titularisation des contractuels ; des dispositions exigeantes pour faire respecter l’égalité professionnelle, le respect plein et entier de la démocratie sociale et des instances représentatives des personnels.

Parce qu’ils sont attachés aux services publics dans la diversité de leurs missions, les cheminots ont participé aux manifestations organisées ce 22 mai en rejoignant celles et ceux qui se battent pour l’amélioration et le développement du service public !

Les agents de la fonction publique font l’objet d’un déclassement depuis de nombreuses années, que les politiques du gouvernement Macron ne comptent qu’aggraver. Avec le gel du point d’indice, ces derniers ont vu leur pouvoir d’achat baisser de 7 % entre 2010 et 2016.

Par ailleurs, la précarité et les inégalités se sont installées pour les agents : 22 % d’entre eux sont désormais contractuels, tandis qu’un agent de catégorie A est recruté à seulement 110 % du Smic aujourd’hui, contre 175 % en 1986. La part des primes dans le salaire de ces derniers a explosé. On sait que les primes ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite et que la part variable de la rémunération est le premier facteur d’inégalité entre les femmes et les hommes.

Les similitudes évidentes entre la situation des fonctionnaires et celle des cheminots ne peut que nous convaincre de la nécessité d’augmenter le rapport de forces afin de stopper la politique dévastatrice du gouvernement et du banquier Macron.

UNE SEMAINE REVENDICATIVE

Ce 23 mai, les résultats du « VOT’ACTION » seront officialisés. Selon le Président de la SNCF, 80 % des cheminots sont d’accord avec la réforme en cours. Nous l’invitons à plus de discernement et d’humilité, si cela est encore possible. Souhaitons ensemble que les résultats fassent mentir celui qui, par ses prises de positions permanentes, est l’instigateur de la casse de la SNCF.

Le 25 mai, Edouard PHILIPPE recevra à nouveau les organisations syndicales avant l’ouverture du débat sénatorial le 29 mai prochain. La Fédération CGT des cheminots s’y rendra de manière offensive à l’appui des propositions qu’elle formule depuis plusieurs mois. Elle attend des annonces concrètes, notamment sur la reprise de la dette ferroviaire que l’action a permis de mettre au cœur des débats.

Le 26 mai, la CGT appelle, aux côtés de plus de 50 organisations, associations, partis politiques, à participer massivement aux manifestations organisées sur le territoire. En effet, Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le MEDEF sont décidés à imposer, coûte que coûte, une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans-emploi, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, etc.

Dans le respect des champs d’intervention respectifs, réussissons un grand rendez-vous de mobilisation pour l’égalité, la justice sociale, la solidarité et le développement des services publics.

Provoquons une véritable « déFERlante Cheminote ! ».

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En route vers la 12e séquence !
Prochain préavis unitaire du 27 mai 20h00 au 30 mai 07h55.

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Info luttes n°29

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-05-21 à 10.03.25Les chiffres du jour

  •  + 12 %, c’est l’augmentation du taux de grévistes le 19/05 par rapport au 18/05 (chiffre
    provisoire de la direction).
  • 394, c’est le nombre de cheminots qui ont rejoint la CGT depuis le 22/03/2018

La direction de la SNCF et le gouvernement doivent se préparer à vivre un moment pénible le 23 mai prochain lors de la promulgation officielle du « VOT’ACTION »

Les cheminots ne désarment pas et entament une semaine revendicative intense.

Au-delà de la consultation qui, à ne pas en douter fera mentir le Président de la SNCF, il faut faire monter la température et donc le rapport de forces.

Le 22 mai, les agents de la fonction publique manifesteront en tous points du territoire. Parce que nous sommes attachés aux services publics dans la diversité de leurs missions, la Fédération CGT appelle les cheminots à participer aux manifestations organisées ce 22 mai et à rejoindre celles et ceux qui se battent pour l’amélioration et le développement du service public !

Le 23 mai, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD – Rail, CFDT officialiseront les résultats de l’opération «VOT’ACTION » à 10h00. A l’heure où s’écrivent ces lignes, la participation est importante. L’implication des cheminots de tous collèges et l’engagement particulièrement significatif des cadres dans cette consultation sont à mettre au crédit de l’action engagée. Le « Résident » de la place aux Etoiles à St Denis pourra toujours se convaincre de l’illégitimité du résultat, il devra toutefois en accepter la
teneur comme nous le ferons.

Le même jour, de nombreuses initiatives seront organisées sur le territoire et en Ile de France, devant le siège de la SNCF.

Le 24 mai, nous entamerons le 2ème jour de la 11ème séquence de grève.
Celui-ci devra démontrer au gouvernement et à la direction SNCF toute notre détermination à la veille de la seconde rencontre avec le 1er ministre.

Le 25 mai, Edouard PHILIPPE recevra à nouveau les organisations syndicales. A cette occasion, la CGT renouvellera l’exigence d’ouverture de négociations tripartites organisations syndicales /gouvernement/patronat afin d’envisager un autre avenir pour le service public ferroviaire.

Le 26 mai, la CGT, aux côtés de 42 autres organisations, qu’elles soient syndicales, lycéennes, étudiantes, associatives ou partis politiques, appelle à des manifestations sur l’ensemble du territoire pour l’égalité, la justice
sociale et la solidarité. A ce titre, les cheminots auront une nouvelle fois toute leur place dans les cortèges ! La Fédération CGT les appelle à participer massivement à ce initiatives populaires ! […]

 

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

21 mai 2018

Gennevilliers : la plate-forme logistique Serval en grève

Gennevilliers, boulevard Dequevauvilliers, mardi 15 mai 2018. Les salariés du Serval, plate-forme logistique d’Enedis et GRDF, sont en grève illimitée à l’appel de la CGT. Ils réclament dix embauches pour revenir à un effectif de 52 salariés et une meilleure rémunération. […]

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