Fédération CGT des Cheminots


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DES REVENDICATIONS NÉCESSAIRES À GAGNER !

EALE

| Équipement

La CGT tient à alerter la Direction. Les EALE, par le gel des salaires depuis maintenant 3 ans, par l’organisation qui bloque toutes perspectives d’évolutions vers d’autres postes, se retrouvent en grande difficulté. Les manques de recrutements deviennent un frein à la réalisation des missions qui leur incombent.

Les Equipements d’Alimentation des Lignes Electrifiées appelés plus communément les EALE sont une composante essentielle du Service Public Ferroviaire. En alliant la conduite des réseaux, la maintenance des installations et les groupes techniques pour les études, l’élaboration et la mise à jour des schémas et des consignes de sécurité, les EALE permettent de fournir l’énergie électrique nécessaire pour l’alimentation des caténaires.

En charge d’assurer une mise à disposition optimale des installations, il y est requis un haut niveau de technicité et une vigilance accrue face aux risques et notamment face aux risques électriques.

Depuis de nombreuses années, nous constatons la dégradation du service fourni due au manque de personnel, au cloisonnement des différents services, à la politique de maintenance menée, à la dégradation des installations, à la grande diversité du matériel et aux pertes de savoir-faire.

De nombreux travaux, précédemment à la charge des agents des EALE, sont maintenant sous-traités, répondant ainsi aux objectifs fixés par l’EPIC Réseau. Cela se traduit par un passage de la culture du savoir-faire à la culture du faire-faire.

Ce sont ainsi des compétences qui disparaissent. Pour la CGT, les agents des EALE ne surveillent pas les installations, ils les maintiennent !

Nos entités sont confrontées à une problématique emploi très prégnante dans les Centrales Sous-Stations.

Le recrutement y est exclusivement réalisé avec des Att-TS. Dans ces conditions, les perspectives pour évoluer vers d’autres postes sont très faibles voire inexistantes.

Pour la CGT, une véritable Gestion Prévisionnelle des Emplois et Compétences (GPEC) est à gagner aux EALE.

Le recrutement n’est pas à la hauteur des besoins. Le peu de candidats lors des sessions de recrutement pose question sur la volonté de la Direction à réellement recruter. En parallèlement, lorsque l’on constate les résultats obtenus lors des initiatives « bureaux d’embauches », menées par les syndicats CGT de cheminots, on peut aisément se poser des questions.

Les annonces faites sur le budget 2018 ne sont pas différentes. La Direction a mis un frein au recrutement. Nous pouvons affirmer que lors des sessions de recrutement, les personnels RH, qui ne maitrisent pas les métiers, font plutôt fuir les candidats qu’ils ne les « charment ».

Nos métiers ne seraient-ils pas assez attractifs ?

Les difficultés liées au métier et à une organisation du travail en roulements (3×8) dans les CSS conduisent de nombreux jeunes à quitter l’entreprise et ce n’est malheureusement pas marginal.
Pour la CGT, l’évolution des agents des EALE, notamment ceux des CSS, contrairement aux perspectives de l’Entreprise, ne doit pas être qu’une passerelle vers l’EV9.

En privilégiant les recrutements externes ou ceux provenant d’autres spécialités, la Direction s’oppose sciemment à l’évolution des agents des EALE. La CGT a formulé des propositions d’évolutions au sein des EALE, sans nier la nécessité d’embaucher de jeunes diplômés pour participer à l’emploi de ces catégories de salariés.

Dans les équipes de maintenance, la Direction dégrade les Cadres d’Organisation sous prétexte d’espacement des pas de maintenance et de baisse de la consistance de la maintenance. Cela concourt aussi à la baisse des compétences.

Certains Dirigeants, sous prétexte qu’ils n’existent que dans les UP EALE, doutent de l’utilité des Groupes Techniques au sein des Etablissements. Pour la CGT, c’est méconnaître la nécessité d’une proximité entre les agents chargés des études et ceux chargés de la mise en oeuvre sur le terrain.

Pour la CGT, la modernisation et la surveillance des installations doivent être garanties. La maintenance, la régulation, les équipes télécommandes ou bien encore les groupes techniques demandent des moyens nécessaires pour maintenir en interne nos savoir-faire.

La CGT s’oppose au transfert de charge vers des retraités, notamment pour couvrir des postes à la régulation, comme cela vient d’être pratiqué, ou pour prendre en charge la problématique de l’éradication de l’amiante dans les installations.

Contre cette politique de casse des métiers, la CGT a élaboré un cahier revendicatif national propre à répondre aux attentes des cheminot.e.s des EALE.

Le Collectif Technique National de la Fédération CGT des Cheminots est à la disposition des cheminot.e.s des EALE, de tous collèges et à chaque niveau de responsabilité, pour les rencontrer, débattre avec eux et leur apporter un soutien dans les actions qu’ils souhaiteraient entreprendre dans le cadre de l’amélioration du service à rendre.

Pour des conditions de travail optimales, un haut niveau de sécurité et de qualité de travail, la Fédération CGT Cheminots exige :

  •  Des embauches suffisantes pour combler les postes vacants ;
  •  Les formations nécessaires à la tenue du poste en face-à-face pédagogique ;
  •  L’adaptation des Cadres d’Organisation afin d’assurer les roulements dans les CSS, pour garantir une maintenance de qualité ; des roulements d’astreinte conformes à la réglementation, y compris pour la prise en local des installations. Pour permettre, dans les groupes techniques, l’exécution et la mise à jour des schémas et des consignes de sécurité, la préparation de tous les dossiers nécessaires au projet et à la réalisation des travaux.
  •  Le maintien dans une entité dédiée du CSS, de la maintenance et du groupe technique ;
  •  La transmission des compétences avec le chevauchement entre les périodes de départ et d’arrivée sur un poste.

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LES ALTERNANT-E-S SONT L’AVENIR DE LA SNCF !

Jeunes diplômés

| Fédération

La CGT cheminots et son Union Fédérale Cadres et Maîtrises sont favorables au développement de l’alternance dans le Groupe Public Ferroviaire.
Accueillir des jeunes, les former, leur permettre d’accéder à une qualification reconnue, répond en effet à notre conception des missions citoyennes d’une entreprise publique.

La formation des alternants doit s’inscrire dans une perspective de transmission de nos savoir-faire, de renouvellement de nos compétences. Elle devrait relever d’une politique d’accueil professionnel durable.

Une entreprise comme la SNCF a besoin de renouveler les compétences pour remplacer les cheminots qualifiés qui partent en retraite. La formation des jeunes, en alternance sur des diplômes bac +2, des Masters de diverses spécialités, des ingénieurs, a toujours été une nécessité pour inscrire la SNCF dans le progrès technologique.

Le Service Public ferroviaire exige des qualifications qui mobilisent des savoir-faire complexes nécessitant du temps pour se construire et s’aguerrir.

FORMER DES JEUNES PAR LA VOIE DE L’ALTERNANCE, C’EST BIEN.
OFFRIR UN ACCES A UN EMPLOI, C’EST MIEUX !

C’est vital pour l’avenir de l’entreprise, et celles et ceux qui se lancent dans le monde du travail et développent des projets pour leur vie personnelle.

Cependant la direction de l’entreprise, loin des objectifs qu’elle affiche « l’alternance un tremplin pour l’avenir », utilise d’abord ces contrats comme des emplois de substitution aux emplois pérennes aux cadres d’organisation. Seul un petit nombre de jeunes peut espérer un recrutement sur quelques métiers techniques. Dans certains services l’essentiel du personnel est constitué de jeunes en alternance, le partant formant souvent le nouvel arrivant.

Utilisés comme des intérimaires de longue durée, trop nombreux arrivent à la fin de leur cursus sans avoir mis en pratique les connaissances apprises.

LA CGT REFUSE QUE LES ALTERNANT-E-S SOIENT UNE VARIABLE D’AJUSTEMENT DE L’EMPLOI DANS L’ENTREPRISE !

L’alternance doit être un véritable tremplin pour l’avenir et non l’apprentissage de la précarité !

La CGT et son UFCM revendiquent le recrutement des alternant-e-s à l’issue de leur contrat dans l’un des établissements du Groupe Public Ferroviaire !

La CGT pousse, lors de la négociation Classification de la CCN de la branche ferroviaire pour la reconnaissance des diplômes. Le patronat, sous l’influence des premiers dirigeants de la SNCF cherche à la contourner
Le vote CGT des Alternant-e-s aux élections professionnelles contribuera à établir le rapport de forces nécessaire.

AGISSONS ENSEMBLE POUR NOUS DONNER UN AVENIR EN COMMUN.

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AGIR, POUR UNE FONCTION MATÉRIEL DE QUALITÉ

Rentrée offensive

| Fédération

Aux ordres du COMEX, les technicentres industriels et de maintenance sont contraints de modifier dangereusement les organisations de travail au détriment de la qualité de maintenance, de la sécurité des personnes, des biens et des conditions de travail des cheminots. La CGT rappelle que le conflit entamé au 1er semestre 2018 est loin d’être terminé.

 Alors que des directions locales sont abandonnées aux activités, voire livrées à elles-mêmes, celle du Domaine annonce vouloir faire en sorte de modifier l’organisation de la production dans plusieurs sites : renforts, TASK force, équipes de soutien, dépannages mobiles, intérim/alternance, … toutes ces solutions sans avenir sont orchestrées dans la précipitation. Elles désorganisent et vident des unités de travail entières.

Les cheminots subissent des restructurations menées tambour battant, sans consultation au préalable des élus et mandatés – entravant ainsi les IRP – tout en étant en contradiction avec les avis du service de santé au travail, de l’encadrement et de certains dirigeants. A l’approche des élections professionnelles – qui auront lieu en novembre 2018 – et de la mise en place des Conseils Sociaux Economiques (qui verra fusionner le CE, les CHSCT et les DP), le flou régnant sur ces futures Instances Représentatives du Personnel est inacceptable ! AU vu de la conjoncture, des directeurs d’établissements s’inquiètent par ailleurs de l’absence future de représentants du personnel de proximité et de la désinformation voulue des directions régionales sur ce sujet.

Pour autant, cet état de fait inquiétant n’empêche pas l’évolution catastrophique des organisations de travail.

Au risque de se retrouver au « Pôle Emploi SNCF » les cheminots se voient contraints de se déplacer vers la charge de travail. Ils sont ainsi exposés au risque d’accidents, sans qu’aucun travail de prévention des risques ne soit engagé en amont avec les CHSCT. Et ce n’est pas la dernière lubie de la direction du Domaine en matière de sécurité, « les règles qui sauvent », qui protégeront et épargneront ceux qui emprunteront les routes surchargées de camions, suralimentées par les hordes de bus MACRON.

La mobilité imposée, le cloisonnement par produit, les transferts de charges, l’utilisation abusive de l’intérim et de prestataires peu regardants, la polyvalence accrue et la désertification des technicentres, … sont des outils de destruction massive d’emploi, ni plus ni moins que des plans sociaux déguisés.

Comme nous avons su le faire depuis le mois d’avril durant ce conflit épique, afin de défendre le Service Public Ferroviaire, nous devons réagir ensemble et exiger l’arrêt de toutes ces restructurations néfastes à une production de maintenance de qualité en toute sécurité.

Sans cesse, la CGT continuera d’affirmer que la charge de travail doit être mieux répartie pour donner à chacun du travail sur son lieu de travail, sans pour autant devoir obliger les cheminots à la mobilité forcée. De par leur savoir, leur savoir-faire, leur professionnalisme et leur implication, l’adaptabilité des techniciens de maintenance aux postes de travail n’est plus à prouver !

A contrario d’une réforme ferroviaire, voulue par un gouvernement au service du capital, qui affaiblira à terme nos Services Publics de transport, les technicentres de maintenance ont besoin de cheminots au statut, formés et en nombre afin de garantir un haut niveau de fiabilité et de sécurité ; et de moderniser le matériel et le développer pour rendre un service de qualité aux usagers. Sans plus attendre l’Etat doit s’engager dans cette voie, voie que l’entreprise doit suivre et développer.

Cheminots de tous collèges, ENSEMBLE, continuons à maintenir notre vigilance pour ne pas laisser l’outil de production dépérir et péricliter entre les mains de ceux qui ne voient que la rentabilité et le profit.

En cette période de rentrée, la mobilisation des salariés est nécessaire et doit se poursuivre en s’intensifiant, afin d’obtenir le rapport de forces nécessaire pour faire barrage à l’ouverture à la concurrence et la libéralisation du rail.

La SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE …
NOUS, ON LA DÉFEND !!!

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LE DIPLÔME D’ATTACHÉS TS DOIT ÊTRE RECONNU ENTIÈREMENT !

Accès cadre

| Fédération

Changer la culture d’entreprise est désormais le leitmotiv du directoire et des Comex, obnubilés par le « business ». Ils travaillent désormais à casser tous les repères collectifs à la SNCF, la technicité et l’attachement à la sécurité de l’encadrement. Sans discussion avec aucune organisation syndicale, chaque activité modifie les conditions permettant aux cheminots d’accéder aux qualifications de cadre.

La CGT était à l’origine en 2005 du déblocage des examens qui permettaient à de nombreux cheminots de la qualification D d’accéder à la qualification E.

L’examen devait reposer sur la technicité et sur la formation pour donner aux futurs promus l’ensemble des savoirs pour exercer en toute sérénité et légitimité leurs nouvelles responsabilités.

Parce que beaucoup de cheminots, reconnus comme d’excellents professionnels, pouvaient rencontrer des difficultés rédactionnelles utiles pour tenir les postes de cadre, un accord avait été obtenu avec la direction pour déconnecter l’épreuve de français de l’examen de Qualification E et le positionner pour permettre l’accès à F.

Ce dispositif moderne et transparent est remplacé par l’opacité !

Les ATTachés TS, embauchés sur la base d’un diplôme de l’éducation nationale reconnu, en étaient naturellement dispensés puisque ces connaissances y sont intégrées.

Depuis quelque temps, la CGT a fait le constat que les premiers dirigeants de l’entreprise ont cherché à détourner leur encadrement de la technicité.

Dorénavant, chaque activité développera son propre dispositif d’accès à la qualification cadre, supprimant les passerelles à court terme. L’épreuve se déroulera sur la base de l’assessment (outil managérial très en vogue à Carrefour, Auchan, Monoprix…) et sera imposée aussi aux attachés TS.

ATT-TS, ton diplôme n’est plus reconnu !

Il s’agit d’une méthode d’évaluation par l’observation du comportement du candidat placé dans un groupe. Bref, cela repose sur des capacités « naturelles » attendues par l’évaluateur.

« L’assessment » ne développe pas, mais sélectionne. Bien sûr, de nombreux collègues, qui aspirent légitiment à un parcours professionnel, s’inscrivent souvent par contrainte.

Contrairement au rôle réducteur de porteurs de la bonne parole patronale, une grande majorité de cadres donne un autre sens à leur fonction. Savoir dire NON et proposer sont essentiels pour l’avenir de l’entreprise.

La négociation du volet classifications de la CCN en arrière-plan

Construire des parcours professionnels dans la branche et les entreprises devient un enjeu social pour les cheminots et le ferroviaire. Pour cela, la CGT défend, dans le cadre des négociations, un dictionnaire des filières moderne, la reconnaissance des diplômes et une grille des salaires allant du premier grade de l’exécution au cadre supérieur. Le patronat, poussé par nos dirigeants, veut limiter les droits collectifs.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes et construire ensemble nos revendications.

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LA SUGE EN SURSIS ?

Surveillance générale

| Fédération

Il y a quelques mois, en pleine lutte contre le projet de réforme ferroviaire, la ministre des transports évoquait notamment l’avenir de la SUGE dans le cadre de cette réforme. Une communication d’ailleurs très largement portée par la Direction de l’Entreprise en interne via des « Flash’Com ». La SUGE devait donc « rester rattachée à l’EPIC SNCF » et être « le seul acteur reconnu en matière de sûreté ferroviaire », avec la « possibilité » pour les autres opérateurs ferroviaires de recourir à ses services.

Un dumping social déjà à l’œuvre.

La concurrence et le dumping social sont d’ores et déjà une réalité. Actuellement, Gares & Connexions par exemple, n’hésite pas à baisser son volume d’heures SUGE pour employer à la place et pour les mêmes missions des vigiles privés. Ces fameuses « Task Force » n’hésitent pas à jouer la carte de la provocation, portant une tenue qui prête volontairement à la confusion avec la SUGE ou les forces de l’ordre, certains arborant même le logo SNCF. Sur Paris-Nord, il aura fallu l’intervention de la CGT pour freiner un projet d’accompagnement d’ASCT par ces « Task Force » !

La situation présente est certes préoccupante, mais qu’en sera-t-il demain ? La loi dite SAVARY de 2016, avait prévu d’autoriser les exploitants de Services de Transports de se doter d’un service interne de sécurité. Qu’en serait-il si demain les futurs exploitants de services régionaux de Voyageurs avaient la capacité d’avoir leurs propres « Services de sécurité interne » ? La SUGE resterait-elle une activité régulée et soumise à l’avis de l’ARAFER ? Les entreprises Ferroviaires et les Autorités Organisatrices de Transports, nouveaux venus dans le jeu de la contractualisation y auraient-elles recours ? Autant de questions qui appellent des réponses de la part des pouvoirs publics.

Vers une Balkanisation de la sûreté ?

Pour la CGT, il est évident que donner la possibilité à n’importe qui de créer son propre Service de Sécurité Interne ne vise qu’à créer une situation de concurrence entre les services, une privatisation de la sûreté, qui est avant tout une mission de service public devant être soustraite aux aléas du seul marché. Que deviennent les cheminots de la SUGE dans tout ça ?

Que se passerait-il si demain dans une DZS, l’opérateur ou l’AOT décide de faire effectuer les prestations sûreté dévolues aujourd’hui à la SUGE à une société de sécurité privée ? Une perte sèche d’heures de prestations avec des suppressions de postes en corrélation avec les contrats perdus, et donc une mobilité contrainte des agents SUGE reclassés de force dans d’autres services de la SNCF, dans d’autres régions !

Concurrence ou Service Public ?

Cette mise en concurrence n’est que la conséquence directe du dogme de l’ARAFER concernant le coût de l’agent SUGE par heure de prestation. Bien loin d’aspirer à une sûreté de haut niveau, et à une expertise de pointe, l’ARAFER décide chaque année des variables d’ajustement concernant les conditions de travail des cheminots de la SUGE. Fermeture de sites de Province, perte d’heures de formation TIS, mise en place de « principes de performance », des économies qui impactent bien évidemment le quotidien des cheminots de la SUGE de tous les collèges. Sans compter les fameux « rapprochements » de DZS avec suppressions de postes : personne n’est à l’abri puisque dans certains rapprochements, plus de la moitié des suppressions de postes ont touché des collègues SUGE de plus de 50 ans !

La CGT invite les cheminots de la SUGE à rester extrêmement vigilants concernant les évolutions législatives ou réglementaires qui pourraient compromettre gravement l’avenir du service.

Les cheminots de la SUGE, qui œuvrent au quotidien pour assurer leurs missions de sûreté, ont toutes les raisons d’être scandalisé par la mise en concurrence orchestrée avec les entreprises de sécurité.

Le gouvernement pourrait demain programmer sa disparition avec une loi qui positionnerait notre service comme le plus cher dans un marché où règne la politique du low-cost et moins disant social.

Avec la CGT, ne laissons pas faire : Agissons !

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QUALIF D : CHEVILLE OUVRIÈRE DE LA TECHNICITÉ

La qualification D

| Fédération

A la SNCF, la qualification D est une marque de reconnaissance des compétences, de la technicité et de l’expérience acquise des cheminotes et cheminots. La CGT, son Union Fédérale des Cadres et agents de Maitrise, a toujours cherché à développer et rendre accessible cette qualification à tous les cheminot-e-s, qui, au quotidien, développent leurs savoirs.

Les cheminots à la qualification D sont, aujourd’hui, la cheville ouvrière pour la réalisation d’une production de qualité. Ils sont agents de Maîtrise.

Aujourd’hui, la direction de la SNCF cherche à dévoyer la fonction Maîtrise. La politique managériale menée dans notre entreprise fait fi de l’analyse ou l’expertise des agents de Maîtrise pour les cantonner dans un rôle de vecteurs de ses orientations, voire de surveillants. Ils devraient se contenter de faire appliquer des directives qui leur semblent bien souvent inadaptées voire nuisibles à la production et au service rendu.

QUELLES SONT LES COMPÉTENCES NÉCESSAIRES A LA MAITRISE ?

Pour la CGT, les parcours professionnels doivent permettre aux cheminots de développer leurs compétences :

✓ Aussi bien techniques qu’organisationnelles,
✓ Pédagogiques afin de faire partager et transmettre savoir-faire et expertise,
✓ D’autonomie pour animer voire diriger une équipe, selon les métiers et spécialités, de façon à réaliser la production.

Ces compétences se doivent d’être valorisées en rapport avec la responsabilité et la maîtrise de l’emploi tenu. Par conséquent, elles doivent aussi se traduire par une position de rémunération sur une grille. Pour la CGT et son UFCM les compétences appartiennent aux salariés.

Il est de la responsabilité de l’employeur d’utiliser les salariés en fonction des compétences et de leur donner les formations nécessaires après échange lors de l’EIF.

Pour l’UFCM CGT, il est urgent de redonner du sens à cette fonction en revendiquant une réelle autonomie dans l’organisation de la production, l’expertise et de véritables moyens. Bref, que leurs propositions soient entendues.

LES EXPERTS DE LA PRODUCTION C’EST VOUS !!

Un expert ne doit pas être systématiquement d’accord, il doit être en mesure de pouvoir proposer une autre organisation et les moyens nécessaires à la production !

Nous allons aborder les négociations sur le volet classification de la CCN. La CGT revendique une grille salariale et l’instauration d’un dictionnaire des filières au niveau de la branche. Le patronat, sous l’impulsion des premiers dirigeants de la SNCF cherche à rémunérer uniquement les compétences nécessaires au poste tenu, en fonction d’une valeur de marché afin de casser toute référence collective. Il veut imposer une polyvalence, dévaloriser les métiers, pouvoir modifier le salaire des agents et précariser leur carrière.

Il va nous falloir un rapport de forces de haut niveau pour imposer notre vision de la reconnaissance des compétences qui, comme nous le présentons, appartiennent aux salariés.

L’UFCM-CGT vous invite à vous rapprocher de nos structures et de nos militants pour échanger sur vos attentes, construire vos revendications.

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CAISSE DE SOLIDARITÉ GRÈVE 2018

Expression unitaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

L’ensemble des Organisations Syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT tient à remercier, dans un premier temps, les artistes et les intellectuels ayant impulsé cet élan de solidarité envers les grévistes, dans ce conflit contre une réforme ferroviaire synonyme de casse du Service Public Ferroviaire.

Les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT félicitent le travail titanesque de l’association et notamment du Bureau. 12 034 dossiers, soit 36 102 fiches de paie et 106 555 jours de grève ont été contrôlés et comptabilisés pour redistribuer l’ensemble des sommes collectées, soit 1 266 513,75 €. Chaque dossier a été vérifié par l’ensemble des membres du bureau, à l’occasion de plus de 50 heures de réunion.

Il est à souligner le sérieux, l’exemplarité et le respect du règlement intérieur de l’association par les camarades de toutes les organisations syndicales impliqués au sein de l’association et plus largement, l’ensemble des militants ayant participé à ce dispositif (du syndicat en passant par les Fédérations jusqu’au Bureau de l’association).

La répartition effectuée lors des bureaux de l’Association Solidarité Cheminots Grévistes 2018 en fonction des dossiers remontés par les Fédérations Syndicales est la suivante :

Capture d’écran 2018-09-12 à 17.10.10

 

Il est à noter que le nombre de dossiers remontés a été 3 fois plus important que celui qui était envisagé.

Également, les membres du Bureau remercient les organisations syndicales qui ont mis gracieusement à disposition du personnel et des moyens techniques.

L’association, qui a rempli son rôle, sera dissoute prochainement.

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ON EST TOUJOURS LÀ !

Réforme du ferroviaire

| Fédération

Les cheminots n’en ont pas fini avec cette mauvaise réforme, les raisons d’agir sont toujours là !

Avec un contenu de réforme qui reste largement à écrire à travers ordonnances, décrets, et les différents volets à négocier de la CCN du ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots n’entend pas baisser la garde et va poursuivre la mobilisation, tant vis-à-vis du pacte ferroviaire, du pacte d’entreprise que de la CCN.

Ainsi, la prochaine étape de mobilisation aura lieu le 18 septembre prochain, date de réouverture des discussions sur les classifications et rémunération de la CCN.

Cette journée de déploiement des militants de la CGT, avec des rassemblements et différentes initiatives dans les territoires, sera l’occasion de rappeler au patronat notre exigence d’avoir une CCN de haut niveau pour tous les cheminots de la Branche pour gagner de nouveaux droits.

Il nous faudra également prendre toute notre place dans la mobilisation interprofessionnelle du 9 octobre prochain pour s’opposer aux politiques régressives du gouvernement en matière de pouvoir d’achat, de protection sociale, et de casse méthodique des services publics.

La réforme ferroviaire n’entrera réellement en vigueur qu’en 2020, d’ici là, il nous appartient de tout mettre en oeuvre pour qu’elle soit enterrée !

Aussi, la Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à se tenir debout, à poursuivre leur engagement dans la lutte quelle qu’en soit la forme et à participer aux rassemblements organisés en territoires, dès le 18 septembre, tel celui qui se tiendra à Paris, Esplanade de la Défense, à 12h30, Tour Séquoia.

TA DÉFENSE, NOS EXIGENCES….
POUR LE FER !

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Asphyxie sur le rail ?

Réforme du ferroviaire

| Tract

Malgré le rejet écrasant de sa réforme par les cheminots, illustré par plus de 3 mois de grève, le Gouvernement est passé en force sur son projet de transformation du système ferroviaire.

Pour convaincre l’opinion publique qui soutenait largement les cheminots, la majorité présidentielle a multiplié les déclarations mensongères sur les vertus des mesures imposées : la concurrence ferait baisser les prix, améliorerait la qualité du service, permettrait de faire rouler plus de trains ; les petites lignes ne seraient plus menacées ; le problème du financement serait réglé…

La CGT souhaite vous informer de la réalité !

Les DESSERTES TGV RÉDUITES Business is business

Dès l’été, la Direction SNCF a annoncé la suppression de dessertes TGV sur de nombreuses villes moyennes (Grenoble, Nancy, Dijon, Chalindrey, Lons-le-saunier, Besançon, Bourg-en-Bresse, Belfort, Mulhouse, etc.). L’objectif affiché est de baisser l’offre de 2% par an pour rentabiliser les trains au maximum et ainsi se préparer à la concurrence. L’ aménagement du territoire et le droit d’accès au transport public passeront donc à la trappe pour de nombreux citoyens. De même, 25% des dessertes devraient basculer en low cost. La politique du Gouvernement c’est donc : un TGV moins accessible, un service dégradé pour les plus pauvres et une augmentation des tarifs pour les TGV restants. La concurrence, c’est l’injustice qui se développe !

La DÉSERTIFICATION des territoires est engagée

Contrairement aux promesses du Gouvernement, le désengagement de l’Etat dans le financement des investissements menace bien les « petites lignes ». 25 d’entre elles sont déjà sur la sellette depuis cet été.
Dans le Limousin et la Corrèze, il a été annoncé que plusieurs lignes de proximité fermeraient entre 2020 et 2022 dont Limoges- Angoulême, Brive-Aurillac , Limoges-Ussel et Tulle-Ussel. Dans les Vosges, les lignes Epinal–Saint-Dié-des-Vosges et Lavelin- Gérardmer sont également sur la sellette. D’autres vont suivre.

La future concurrence pousse aussi à supprimer les dessertes jugées « non rentables » ce qui impacte les petites villes dans les grosses agglomérations. La SNCF, par exemple, annonce la suppression de 18 trains par jour sur le parcours Lyon-Givors. Plusieurs villes de 20 000 à 30 000 habitants n’auront plus accès au train. Et la baisse de la fréquence va faire fuir une partie des usagers.

Au début de la grève des cheminots, le Gouvernement avait reculé sur l’un des points du rapport Spinetta qui proposait que l’Etat ne finance plus les contrats de plan avec les Régions concernant les travaux sur les infrastructures. Mais ce recul n’était destiné qu’à empêcher la convergence entre citoyens et cheminots en lutte. Pour les prochains contrats, le Gouvernement réintègre cette proposition dans une autre réforme en cours (Action Publique 2022) et propose à nouveau de laisser les Régions financer seules les travaux. La politique de ce Gouvernement, c’est le tout routier et l’abandon des territoires !

Préparez-vous à payer plus cher !

Le Gouvernement multiplie les tentatives pour opposer les usagers aux salariés du rail. L’une d’entre elles consiste à promettre qu’avec la casse du Statut des cheminots et la concurrence, les prix vont baisser.
En réalité, les prix ne dépendent que marginalement du « coût du travail ». C’est le coût de l’infrastructure et la manière dont le système est organisé pour l’amortir qui est l’élément principal du prix.
Avec l’éclatement de la SNCF en de multiples filiales et l’apparition de nouvelles compagnies, le système ferroviaire va se dégrader économiquement.
Le Gouvernement réfléchit désormais à la hausse des prix pour que la part acquittée par les usagers soit plus importante. Une série de proposition est formulée dans ce sens dans la Loi d’Orientation sur les Mobilités et dans le rapport Action
Publique 2022.
Après avoir culpabilisé les cheminots, le Gouvernement veut donc culpabiliser les usagers, en contradiction totale avec ce que devrait être une politique favorable à l’environnement et au désengorgement des routes.

Cette réforme ne résout aucun des problèmes du système ferroviaire et n’a qu’une portée idéologique : libéralisation, casse du statut des salariés, privatisation.

L’environnement est sacrifié par la réforme

Le transport public de marchandises par FRET, qui est pourtant bien moins polluant que le mode routier, est abandonné depuis 10 ans. La concurrence et le dumping social n’ont pas développé les volumes transportés, au contraire, ils ont baissé d’un tiers par rapport à ce que la SNCF transportait seule en 2000. La loi du marché est donc inefficace !
Des promesses avaient été faites par la Ministre pendant la grève : la Loi d’Orientation sur les Mobilités devait apporter des solutions. Ce n’est pas le cas. Le Gouvernement n’a aucune proposition pour relancer le transport ferroviaire de marchandises.
L’outil de production continue à être détruit, hypothéquant les capacités éventuelles de relance dans le futur.
Exemple : la fermeture du triage de Nîmes est programmée au 1er octobre.

D’autres SOLUTIONS sont toujours possibles

Alors que l’actualité nous rappelle l’urgence des débats sur les infrastructures (effondrement du pont de Gênes en Italie) et sur l’environnement (accélération du réchauffement climatique), le Gouvernement a fait le choix de la déréglementation qui va profiter à la route et aux groupes privés.

La CGT défend une autre logique : Nous avons besoin d’une politique des transports ambitieuse pour l’environnement et les attentes sociales, qui développe les transports collectifs et s’appuie sur un outil public disposant de tous les moyens pour cela.

Dans son rapport « Ensemble pour le fer », la CGT proposait que l’ensemble des infrastructures soient financées par une affectation de la TICPE (taxe sur les carburants). Cela permettrait
de soulager les collectivités locales en charge des routes, d’effectuer l’ensemble des travaux nécessaires pour tous les modes afin de conserver des réseaux efficaces et sûrs et d’orienter les investissements pour développer les modes respectueux de l’environnement. Cette taxe constituerait alors une vraie fiscalité écologique.
Cette prise en charge de l’infrastructure par la puissance publique permettrait en outre de dégager des moyens afin de développer et d’améliorer le service rendu, d’en baisser le prix…

La CGT continue à se battre pour une autre réforme. La SNCF doit rester publique, son organisation interne ne doit pas être tournée vers le business mais vers la garantie de la sécurité et de la régularité des trains.
Une vraie politique de relance du transport de marchandises doit être initiée. Des droits nouveaux doivent être créés pour que les usagers interviennent directement dans la gestion de leur entreprise publique.

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Elections CA CPRP SNCF

Octobre 2018

| Retraités UFR

Des élu-e-s CGT proches de vous

Les huit candidates et candidats présentés par la Fédération CGT des Cheminots sont toutes et tous des militantes et militants investi-e-s dans leur syndicat de cheminots, au plus près des retraités et de leur famille.

Par cette proximité, elles et ils créent un lien entre les institutions et plus précisément la Caisse de Prévoyance et de Retraite (la CPR) et les affiliés (les actifs, retraités et leur famille) en s’assurant que ces derniers bénéficient de l’ensemble de leurs droits en matière d’assurance maladie et de retraite.

Leur engagement militant au sein de la CGT leur permet de porter des propositions pour défendre et améliorer notre système de protection sociale, assis sur la solidarité intergénérationnelle, en opposition aux orientations et décisions politiques mises en oeuvre depuis plusieurs années sur la réduction des droits collectifs au profit de droits de plus en plus individualisés.

Être élu-e CGT, c’est construire des revendications pour répondre aux besoins des salariés (actifs et retraités) et s’engager à les défendre durant son mandat.

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17 septembre 2018

Aire de « détagage » à la gare de Béziers : pour les cheminots CGT, la direction « vend du rêve »

Pour les cheminots du dépôt SNCF de Béziers, la création d'une aire de "détagage" éco-responsable sur le site biterrois qui débute dans une quinzaine de jours "n'engendrera aucun emploi.Les annonces de la direction ne sont que de l'enfumage".[…]

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