Fédération CGT des Cheminots


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52 REPOS DOUBLES, LE TEMPS D’UNE CAMPAGNE ÉLECTORALE !

Conditions de travail

| Exploitation

Un comité de suivi de l’accord sur l’organisation du temps de travail dans le GPF (Groupe Public Ferroviaire) s’est réuni le 09 janvier 2019.

La Direction n’a pas communiqué de relevé de décisions mais les premiers retours en régions révèlent de graves reculs en matière de conditions de vie et de travail.

Collant à la trajectoire économique et à la suppression des milliers d’emplois tracées dans le budget 2019, la Direction compte « enfoncer le clou » et dégrader les conditions de travail.

Elle considère l’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail comme une opportunité « de nouvelles libertés RH ».

D’ailleurs, dans ses communications, elle n’hésite pas à présenter cet accord comme un levier de performance afin de réaliser des gains de productivité.

En effet, en 2016, alors que l’ampleur de la mobilisation des cheminots faisait pression sur le gouvernement et la Direction, la précipitation de l’UNSA et de la CFDT à signer cet accord, a rompu les négociations. Le texte, non abouti, laisse une grande place à l’interprétation.

En juin 2018, certains établissements ont clairement indiqué leur intention de décliner une note RH de cadrage de la Direction nationale, afin de réduire de 52 à 30 le nombre de repos doubles minimum par an pour les cheminots affectés à la réserve.

La « pause » électorale pour ménager les signataires.

Cependant, face aux différentes interpellations régionales comme nationales et compte tenu du contexte, la Direction, soucieuse de préserver les apparences, a accordé à la CFDT une suspension de l’application de cette note RH jusqu’à la première réunion du comité de suivi.

Bien sûr, personne n’a été dupe. Une suspension n’est pas un abandon.

Suite aux interpellations de la CGT lors du CE Circulation de décembre 2018, la Direction de la Circulation a confirmé cette suspension.

Après le comité…

Le comité de suivi s’est réuni le 09 janvier 2019. Seules les Organisations Syndicales signataires et la Direction étaient présentes.

Si malgré les demandes répétées de la CGT auprès de la Direction, aucun compte rendu de cette réunion n’a été transmis, l’absence de communication des participants, d’habitude si prompts à communiquer, laissait présager de la teneur des décisions.

En effet, en régions, la CGT a interpellé les Directions d’établissements au travers du processus d’alerte sociale (DCI : Demande de Concertation Immédiate).

Elles ont confirmé la réduction de 52 à 30 repos doubles pour les cheminots affectés à la réserve, conformément aux dispositions nationales à l’issue de la réunion du comité du 09 janvier 2019.

Et maintenant ?

On peut également redouter que d’autres éléments de la réglementation sur l’organisation du temps de travail aient été revisités lors de ce comité (Durée Journalière de Service minimum, évolution…).

Pour la CGT, ces dégradations des conditions de travail sont intolérables.

Au-delà des démarches pour obtenir une information exhaustive sur les conclusions du comité, la CGT, aux côtés des cheminots, créera les conditions d’une mobilisation massive afin d’interpeller la Direction pour refuser cette dégradation des conditions de travail et gagner sur nos revendications en la matière.

MOBILISONS-NOUS, POUR IMPOSER NOS REVENDICATIONS !

LE 19 MARS 2019, TOUS MOBILISÉS !

Dossiers associés

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FORMATION AuM : LA DIRECTION DOIT ENTENDRE LES CTT

Autorisations de départ

| ASCT

Prenant prétexte d’une harmonisation des procédures européennes, le Gouvernement, à travers l’EPSF, et la direction SNCF ont décidé de supprimer les autorisations de départ pour les remplacer par une autorisation de mouvement.

Une fois de plus, la mise en œuvre de cette évolution majeure est faite dans la précipitation plaçant les acteurs de la sécurité dans une situation intenable.

La suppression des autorisations de départ est sur la table en France depuis près de 7 ans. Mais c’est seulement depuis le début de l’année que ce sujet est devenu prioritaire, avec comme objectif d’aboutir au 15 décembre 2019 à la mise en place des autorisations de mouvement.

Toutes les procédures se construisent dans une précipitation et une impréparation inquiétante pour la sécurité des circulations. La mise en route du train constitue une période clé où les risques ferroviaires sont très élevés.

Pourquoi les premiers dirigeants de l’entreprise campent sur une position dogmatique ?

A quelques semaines du 15 décembre, l’encadrement Traction chargé de former les ADC n’a pas à sa disposition l’ensemble de la réglementation, des LILI et des CLE.

Les ADC sortent des JFC fort mécontents avec le sentiment de n’avoir pas ou peu de réponses à leurs questionnements et inquiétudes.

D’ailleurs, la direction de la Traction reconnaît implicitement que les outils de formation à disposition des CTTL ne sont pas suffisants. Le 25 septembre dernier, elle a reconnu, lors d’une réunion avec les Organisations Syndicales, que la formation ne serait pas suffisante pour former les agents de conduite.

Pour la CGT, la direction de la Traction ne peut pas laisser l’encadrement Traction chercher seul des palliatifs.

Là où il y a un volume encore important d’encadrement Traction, un déploiement massif sur le terrain est prévu au 15 décembre, mais comment cela se fera dans les petites structures ? Le peu d’encadrement Traction présent dans une direction de ligne devra-t-il passer 24h/24 sur le lieu de prise de service ?

La direction place les CTT dans une situation contradictoire en leur demandant de former des ADC avec des supports pédagogiques ne répondant pas aux besoins des agents.

Cette situation crée des tensions entre formateurs et stagiaires face aux fortes inquiétudes.

Aujourd’hui, la pression repose sur les CTT afin de valider des formations dont ils savent pertinemment que les procédures présentées ne peuvent pas être assimilées.

Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à regarder le résultat de l’évaluation de niveau 2 réalisée au cours de la JFC. L’absence de documents tels que les LILI ou les CLE est fort préjudiciable.

Pour la fédération CGT des cheminots et son UFCM, il est impensable de continuer les formations dans la situation actuelle sans que la sécurité des circulations n’en soit à terme impactée.

Avant d’imaginer toute nouvelle organisation, le réseau doit être adapté. Nos voisins européens, souvent cités en exemple, ont réalisé en amont les travaux pour permettre aux ADC de se mettre en mouvement en tout point du réseau en pouvant observer la signalisation ou à défaut en ayant à sa disposition un dispositif lui indiquant si le signal de sortie est ouvert ou non.

Pour la fédération CGT des cheminots, la sécurité ne peut souffrir d’à peu près. Aujourd’hui, si la direction précipite une telle évolution ce n’est pas pour harmoniser les procédures, car aucun règlement ne nous l’imposait, mais bel et bien pour supprimer du personnel au sol et faciliter l’ouverture à la concurrence. Elle rejette ainsi la responsabilité sur les ADC et sur les CTT qui les auront validés et qui auront à les certifier.

Refusons ensemble d’assumer ces responsabilités tant que l’intégralité de la réglementation et des documents (LILI, CLE, CLO,…) ne sera pas disponible et que les conditions de sécurité ne seront pas réunies.

Exigeons ensemble le maintien de la présence humaine dans les gares et les trains afin de rendre le service public ferroviaire attendu par la population.

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AU BOUT DU FIL COMME EN GARE, DES CHEMINOTS QUI GAGNENT !

Vendeurs et télévendeurs

| Exploitation

Alors que la technicité et les contraintes Métier des cheminots de la vente n’ont de cesse d’augmenter, la Direction continue de mépriser les conditions d’emploi des cheminots.

Dans de nombreuses régions, ils se sont donc mobilisés pour refuser cette trajectoire et pour imposer leurs revendications.

La coupe est pleine ! Les cheminots de la vente subissent depuis trop longtemps la dégradation de leurs conditions de vie et de travail et les frustrations professionnelles.

Face au « pacte ferroviaire » et aux projets de la Direction qui visent à utiliser les cheminots comme des variables économiques, il y a urgence. Seule la mobilisation des cheminots imposera une autre perspective.

ENTRE RENONCEMENTS ET EXTERNALISATIONS

La gratuité du 3635, mais surtout les suppressions de guichets, entraînent une explosion des appels et des délais d’attente dans les RCAD (Relation Clients A Distance).

L’hypervision nationale ne parvient pas à colmater les brèches. Elle se contente de prioriser certaines typologies d’appel, creusant les iniquités dans la prise en charge des usagers.

La Direction orchestre un sous-effectif chronique dans les RCAD afin de ménager un espace croissant au « débord », externalisé ensuite vers des sociétés dont les salariés n’ont ni la formation, ni l’expérience ferroviaires nécessaires.

Alors qu’en 2017, 15 % des appels « loisirs » et « Pro » étaient externalisés, 30 % sont externalisés en 2019.

Même les activités back-office n’échappent pas à cette stratégie destructrice de service et d’emplois.

Afin de supprimer davantage d’emplois, la Direction a automatisé une grande partie des réclamations en dépit de la colère des usagers désabusés par un traitement automatique souvent ubuesque.

Dans le même temps, dans les gares, malgré des files d’attente devant les guichets qui s’allongent, la Direction poursuit sa stratégie d’externalisation.

Elle accélère même le pas en renvoyant les usagers vers les buralistes, ou en supprimant les espaces de vente pour y installer des commerces.

Pour faciliter l’ouverture à la concurrence, la Direction sépare la vente de la billetterie régionale, de la vente grande ligne.

Il s’agit de mettre en place des guichets mono-activité, voire mono-produit, pour brader la vente par activité.

LES CONDITIONS DE TRAVAIL COMME OUTIL DE POLYVALENCE

Les suppressions d’emplois, les mobilités contraintes, les sous-effectifs chroniques, la précarisation (CDD et intérim), le mépris de la Direction pour l’organisation du temps de travail (pauses, roulements, repos…), la politique tarifaire injuste et conflictuelle et l’effacement des parcours professionnels mènent à des conditions de vie et de travail intolérables.

Si cette dégradation est le fruit d’une politique de renoncement pour réaliser des gains de productivité, elle est également utilisée comme un levier managérial afin d’instaurer un climat délétère propice à l’acceptation de reculs sociaux.

C’est ainsi que la Direction tente d’imposer aux vendeurs une polyvalence accrue gommant leurs technicités Métier pour ne pas rémunérer leurs compétences.

DES COMPÉTENCES MEPRISÉES, DES PERSPECTIVES RABOTÉES

Back office, front office, réseaux sociaux, etc., les compétences des télévendeurs comme ceux des vendeurs se sont développées sans que la Direction ne les reconnaisse.

Les parcours professionnels sont réduits, voire inexistants.

Pour la CGT, cette absence d’horizon n’est pas tolérable. Nous revendiquons un véritable parcours professionnel avec un déroulement de carrière clair et la reconnaissance des compétences des métiers de la vente.

La CGT exige la ré-internalisation du « débord » dans les centres RCAD, ainsi que le recrutement de cheminots.

Nous exigeons un recrutement massif de cheminots pour répondre aux exigences de qualité du service public, mais également pour améliorer les conditions de travail.

Des emplois pérennes doivent être proposés aux cheminots en contrats précaires (CDD, Intérim) ou en recherche de poste (EIM).

Nous revendiquons la réouverture de guichets dans les gares et les boutiques et le maintien des agences groupes.

AU 3635 ET AUX GUICHETS, LES CHEMINOTS SE MOBILISENT ET GAGNENT !

Partout en France, les cheminots s’organisent avec la CGT pour gagner sur leurs revendications.

A Sedan mais aussi en Ile de France, et dans beaucoup d’autres régions, de nombreux guichets ont été maintenus grâce à la mobilisation des cheminots de la vente.

Les mobilisations massives permettent également de gagner de nouveaux droits, d’écrire de meilleurs parcours professionnels, de gagner de meilleures conditions de vie et de travail.

Au RCAD de Béziers, les cheminots se sont mobilisés à plusieurs reprises ces derniers mois avec plus de 90 % de grévistes. Ils ont imposé à la Direction la requalification de CDD en contrats pérennes.

Face à un tel rapport de force, la Direction sera inévitablement contrainte de revoir à court terme les parcours professionnels et les déroulements de carrière ainsi que l’organisation du travail sur le chantier.

Ainsi, l’horizon que dessinent le « pacte ferroviaire » et les intentions de la Direction n’a rien d’inéluctable. Ce sont les cheminots de la vente qui détermineront leurs conditions de vie et de travail en construisant avec la CGT les conditions d’une lutte gagnante.

ENSEMBLE,

AGISSONS POUR GAGNER !

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CHRONIQUE D’UN HOLD-UP ORGANISÉ PAR LA LOI

Gares et connexions

| Exploitation

La loi du 27 juin 2018 pour un « nouveau pacte ferroviaire » transforme, au 1er janvier 2020, Gares et Connexions en filiale, dotée d’une grande autonomie organisationnelle, décisionnelle et financière.
Conjuguée à la stratégie économique de la Direction, cette perspective aura de graves conséquences pour les usagers et les cheminots.

Sous couvert d’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs par le fer et à l’instar d’un quelconque promoteur immobilier, la Direction de Gares et Connexions compte exploiter le patrimoine ferroviaire.

Elle a l’intention de construire une véritable « usine à cash » qui ne s’encombre ni des usagers, ni des cheminots.

LA FIN DU « TRANSPORTEUR INTÉGRATEUR ».

L’accueil général, l’exploitation, l’information liée à un incident et la concertation en matière de rétablissement des circulations vis-à-vis des voyageurs présents à bord ou sur les quais sont aujourd’hui assurés par un « transporteur-intégrateur » unique, la SNCF, chargé de l’assemblage dans les Centres Opérationnels Escale (COE).

L’ouverture à la concurrence et la filialisation de Gares et Connexions mettraient fin à ce schéma.
Gares et Connexions reprendrait ces missions réalisées aujourd’hui par les COE et les cheminots des Escales.

DES CHEMINOTS SUR LE CARREAU !

Ces prestations de bases réalisées par les Escales dans les gares de Grenoble, Dijon, Lyon Part Dieu, Rennes, Saint Pierre des Corps, Tours, Nantes, Angers, Strasbourg, Nancy, Metz, Toulon, Nice, Montpellier Saint Roch, Montpellier Sud de France. Marseille, Toulouse, Lille Europe, Lille Flandres, Bordeaux, Paris Est, Marne la Vallée, Aéroport CDG, Paris Austerlitz, Paris Gare de Lyon, Paris Bercy, Paris Montparnasse et Massy TGV seraient entièrement transférées à Gares et Connexions.

206 cheminots des Escales sur les 422 concernés par ces missions seront affectés automatiquement à cette nouvelle filiale.

L’avenir des cheminots qui resteraient sur le « carreau » dans ces 27 gares est opaque et incertain.

Pour autant, dans toutes les autres gares, l’horizon des cheminots n’est pas moins sombre.

En effet, qu’il s’agisse des gares classées en catégorie A (gares d’intérêt national), en catégorie B (gares d’intérêt régional) ou celles classées en catégorie C (gares d’intérêt local), toutes les missions relevant du périmètre de Gares et Connexions sont externalisables.

C’est d’ailleurs la trajectoire privilégiée par la Direction de Gares et Connexions comme l’illustrent dans de nombreuses régions les externalisations vers la Poste ou d’autres entreprises (Itirémia, Veritas, City One…), des missions de « tours de gare », d’accueils, d’ouvertures et de fermetures de gares, de prises en charge de PMR (Personnes à Mobilité Réduite) …

Ainsi, afin de satisfaire les ambitions économiques du Gouvernement et de la Direction SNCF, le patrimoine public ferroviaire, les gares et les missions de service public sont bradés et généralement dévoyés de leurs fonctions originelles, à savoir satisfaire les besoins des usagers.

Dans les gares, les guichets et les espaces d’accueil disparaissent déjà pour laisser la place aux parfumeries et autres boutiques de prêt-à-porter.

De la même manière, les cheminots se font plus rares que les buralistes,

Pour la CGT, le service public ferroviaire, les usagers et les cheminots ne peuvent tolérer cette situation et les perspectives que « le nouveau pacte ferroviaire » dessine.

La CGT revendique une entreprise unique et intégrée de service public pour satisfaire les besoins des usagers et les enjeux d’aménagement du territoire.

LE 24 SEPTEMBRE 2019
ENSEMBLE, IMPOSONS NOTRE VOIE !

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Gare à la patate chaude !

Autorisation de départ

| Exploitation

En supprimant l’autorisation de départ, la Direction menace la sécurité des circulations et des voyageurs.

Pourtant, elle n’infléchit pas sa trajectoire et se contente de rechercher des lampistes.

Lorsque la sécurité devient un accessoire économique d’une Direction qui se contente de renvoyer « la patate chaude », les usagers et les cheminots payent le prix fort.

La Direction accélère sa politique de suppression massive d’emplois pour préparer le transport de voyageurs à une concurrence débridée.

C’est sous couvert d’une prétendue simplification réglementaire ou d’une harmonisation européenne que la Direction SNCF, comme les autres Entreprises Ferroviaires, a appuyé sur « le ventre » de l’EPSF pour qu’elle déverrouille les prescriptions réglementaires afin de supprimer les procédures d’autorisation de départ.

Des milliers d’emplois menacés à l’Escale

Dans une perspective d’ouverture à la concurrence, de transferts de missions des Escales vers Gares et Connexions et d’externalisation de nombreuses tâches (Accueil PMR, Tour de gare…), en supprimant l’autorisation de départ, la Direction SNCF vise directement ou indirectement près de 5000 emplois dans les métiers de l’Escale.

À la recherche du lampiste idéal

Au-delà des conséquences sur l’emploi, la suppression de l’autorisation de départ pour mettre en place une procédure de « mise en mouvement » est une grave dégradation de la sécurité.

Mesurant les conséquences très prévisibles de ce délitement, la Direction s’évertue à fuir et à reporter toutes les responsabilités, notamment celles juridiques.

Dans la plupart des situations, ce sont bien les conducteurs qui auront la charge de nouvelles responsabilités.

Mais dans certains cas où le signal correspondant à la voie n’est pas visible par le conducteur alors que « la marche à vue » ne permet pas de pallier le risque de « nez à nez » (réception sur voie occupée pour forcement ou erreur d’itinéraire…), ce sont les agents circulations et/ou les aiguilleurs qui porteront toute la responsabilité de la procédure en autorisant (verbalement) la mise en mouvement du train.

De plus, cette multiplication de nouvelles communications pour chaque circulation, va entraîner une explosion de la charge de travail dans les postes d’aiguillage dans lesquels les secteurs Circulation sont déjà saturés.

Ultimes lampistes, en signant des consignes locales, sous la pression managériale, permettant aux conducteurs de se mettre en mouvement sans avoir d’assurance sur la position du signal et la garantie d’absence de risque de « nez à nez », les Directeurs de nombreux EIC (Etablissements Infrastructure Circulation) portent une lourde responsabilité.

Pour la CGT, l’identification des responsabilités n’est pas un gage de sécurité.

Le niveau de sécurité d’une procédure et son efficacité ne se mesurent pas au degré de définition du ou des responsable(s) mais bien aux moyens humains et techniques mis en place.

Ainsi, nous refusons de nous plier devant l’acharnement d’une Direction qui met en oeuvre sa stratégie de dumping social et accessoirise la sécurité au détriment des usagers et des cheminots.

Nous exigeons le maintien de la procédure de sécurité d’autorisation de départ réalisée au travers de la parfaite imbrication des métiers des cheminots de l’escale, du train, des conducteurs et des postes d’aiguillage.

LE 24 SEPTEMBRE 2019,

ENSEMBLE, IMPOSONS NOTRE VOIE !

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GUICHETS SNCF : LES BONS, LES BRUTES ET LES TRUANDS !

Commercial Voyageurs

| Exploitation

Refusant de reconnaître l’impact catastrophique de la suppression de 900 vendeurs en un an, la Direction SNCF a multiplié les tactiques de diversion face à la polémique sur les temps d’attente aux guichets. La CGT dénonce cet enfumage et exige de véritables mesures pour améliorer le service public!

Les bons…

Début juillet, alors qu’on leur demandait de refouler les usagers dont le départ ne se faisait pas le jour même et qui n’avaient pas de rendez-vous, des agents SNCF ont décidé de passer outre les consignes et de servir tout le monde. C’était une manière d’éviter le conflit, donc les agressions. C’était également une volonté d’affirmer que le service public est toujours d’actualité, et que tous les usagers doivent trouver une réponse à leurs besoins de transport en venant à la gare !

La Direction SNCF, totalement engoncée dans une réforme ferroviaire qui la transforme en monstre froid capitaliste, n’a rien trouvé de mieux que de lancer des procédures disciplinaires contre les 37 cheminots pour « sabotage concerté » (un motif utilisé contre les Résistants pendant l’occupation nazie !).

Grâce à l’intervention immédiate de la CGT, la Direction a annoncé l’abandon des procédures !

Les brutes…

La Direction déploie des moyens considérables pour écarter les usagers des gares et des guichets, jusqu’à financer des associations qui organisent des ateliers gratuits « comment acheter un billet en ligne » !

Mais rien n’y fait : l’affluence est toujours de mise aux guichets. Certaines populations ne peuvent pas s’en passer (touristes, usagers en difficulté avec internet, etc…). D’autres font le choix du contact humain pour un meilleur service (demandes spécifiques, certitude d’avoir le billet le moins cher…). Et désormais, les guichets font de l’après-vente d’internet et probablement celui des buralistes.

Les vendeurs sont indispensables !

Leur disparition forcée dans les petites gares provoque la colère des usagers et des élus locaux. Dans les grandes gares, notamment parisiennes, ce sont les files d’attente de plusieurs heures qui ont fait leur apparition.

Les truands…

La Direction SNCF a, comme à son habitude, répondu à l’urgence médiatique par un coup de com’ : 150 agents allaient être déployés dans les gares parisiennes…

Sauf qu’il s’agit de personnels sous-traitants peu formés et pas habilités à la vente. Ils peuvent donc fournir quelques renseignements, mais guère plus. Et ils ne seront plus là à la rentrée !

Pour tenter de dégonfler les files d’attente, la Direction a donc imposé le rendez-vous obligatoire à Paris, ou le renvoi sur d’éventuels buralistes en province.

On ne peut comprendre ce passage en force qu’en connaissant le contenu de la réforme ferroviaire votée en 2018 : le Gouvernement fixe désormais une trajectoire financière à la SNCF. Elle lui permet d’obliger l’entreprise publique à dégager des bénéfices pour financer (à la place de l’Etat) les investissements massifs qui sont indispensables pour les infrastructures.

Placée dans cet étau financier, la SNCF fait feu de tout bois : elle supprime des emplois de production, ce qui se répercute sur la qualité du transport (pannes matériels…). Et elle supprime surtout des emplois de services (vendeurs, contrôleurs…), ce qui impacte la sûreté et aussi les files d’attente aux guichets.

La CGT continue donc à dénoncer une réforme ferroviaire votée sur des mensonges, qui débouche sur des scandales à répétition concernant l’effondrement du service public.

Il faut sortir de la spirale infernale !

La CGT exige que les 900 postes supprimés à la vente soient recréés et que les gares et guichets fermés soient rouverts.

En mesure immédiate, la Direction SNCF peut faire appel à une partie des 4 000 cheminots qui croupissent dans les EIM (sortes de Pôle Emploi interne) à la suite de la suppression de leur poste.

Par exemple, sur la seule Région de Paris Saint Lazare, 42 cheminots issus de la filière commerciale sont actuellement à l’EIM. Ils pourraient amener un renfort immédiat et pérenne dans les gares de la Région.

Des solutions simples et évidentes existent pour améliorer le service public ferroviaire. Mais pour les mettre en oeuvre, il faut retirer la réforme de 2018 et donner une nouvelle orientation progressiste à l’action publique.

 

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SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS !

Caméras-piéton

| Exploitation

La Direction met en danger les cheminots de la vente, des Escales et les ASCT en les équipant de caméras-piéton (go pro) pour pallier à la déshumanisation des trains et des gares.

Depuis juin 2019, la Direction de SNCF Mobilités expérimente un dispositif de caméras-piéton portées par les ASCT, les cheminots de la vente et des Escales sur l’EST Paris Nord, l’ESV Axe TGV Nord, l’ESV Rhône-Alpes et le périmètre TER Lignes Normandes.

76 caméras sont réparties sur ces 4 établissements.

ARRIÈRE-PLAN ET DÉCOR.

En vidant les gares et les trains de ses cheminots, en multipliant les polyvalences et en rognant sur les fondamentaux métiers, la Direction a dégradé la sécurité et la sureté.

Les atteintes et les outrages (agressions physiques et verbales) à l’encontre des cheminots, représentent plus de 1000 accidents de travail par an, soit 3 par jour.

Pourtant, face à ce constat sans appel, la Direction préfère multiplier les gadgets, même si cela doit entraîner des risques supplémentaires pour les cheminots, plutôt que de dévier de sa politique destructrice (EAS, suppressions des guichets, suppressions des missions et des cheminots d’escale).

C’est dans ce cadre qu’elle souhaite mettre en place ces caméras-piéton.

UNE MISE EN SCÈNE

Pour la Direction, il s’agit d’une part de donner l’illusion de répondre à son obligation d’employeur d’assurer la sécurité physique et mentale de ses salarié-e-s. Mais aussi et surtout, tenter de taire la colère des cheminots qui gronde dans de nombreuses régions avec la multiplication des mobilisations et des « dépôts de sacs ».

La Direction s’appuie donc sur le dispositif de caméras mis en place à KEOLIS et à la SUGE depuis février 2018.

Elle prétend que la présence de la caméra aura un effet dissuasif pour d’éventuels agresseurs.

A ce jour, la Direction possède seulement 3 retours positifs sur l’EST Paris Nord. Bien peu pour imaginer une expérimentation à grande échelle.

Elle anticipe même les dispositions qu’elle espère inscrites dans la future LOM (Loi d’Orientation sur les Mobilités) applicable qu’à partir de janvier 2020.

Bien sûr, la Direction s’arme d’un bataillon de cabinets d’avocats et d’une Direction juridique au service de sa trajectoire économique.

Pour autant, elle méprise de nombreuses conséquences de l’utilisation de ce dispositif, notamment sur le droit à l’image et sur la sécurité des cheminots.

FOCUS SUR UN DISPOSITIF À DOUBLE TRANCHANT.

L’utilisation de la caméra-piéton s’accompagne d’un mode opératoire qui, pour partie, est imposé par la loi.

Ainsi, les cheminots doivent informer, sur le vif, l’agresseur potentiel du déclenchement de l’enregistrement.

Il est évident qu’il peut s’agir d’un point de rupture, déclencheur d’une agression physique.

Si la crainte des images enregistrées peut, dans certains cas, dissuader les éventuels agresseurs, dans d’autres cas, elle peut exacerber les agressions.

Pour la CGT, les cheminots de la vente, des escales et les ASCT ne doivent pas subir cette nouvelle dégradation de leurs conditions de vie et de travail.

De plus, même si la Direction prétend que le visionnage des enregistrements et leur utilisation seront limités, il est clair que l’opportunité de s’en servir comme levier de management et de veille ne lui aura pas échappé.

La Direction compte rapidement étendre ce dispositif sur une grande partie des établissements. Elle vise le déploiement très rapide de près de 4000 caméras-piéton.

Cependant, cette stratégie met en relief la fébrilité d’une Direction contrainte à multiplier les effets de manche face aux mobilisations des cheminots.

A présent, les cheminots de la vente, de l’escale et les ASCT doivent hausser le ton pour imposer leurs choix.

LA COUPE EST PLEINE
FAISONS-LA DÉBORDER !

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GARE À L’ENFUMAGE !

Vente

| Exploitation

Face à la pression des usagers, des cheminots et de nombreux élus dans les régions, la Direction SNCF multiplie les effets de manche et les opérations d’enfumage !

Sous couvert de modernité et dans un objectif économique, la Direction SNCF n’a eu de cesse de supprimer les guichets et les boutiques.

Cette stratégie a conduit à détruire les emplois à la vente, tout en dégradant les conditions de vie et de travail des cheminots.

Quant aux usagers, ils subissent la déshumanisation des gares et l’allongement des files d’attente aux guichets comme dans les centres d’appels de lignes directes.

Malgré tout, la Direction SNCF ne change pas de trajectoire.

Elle tente, seulement, de davantage dissimuler ses intentions derrière un plan de communication qui s’articule autour de faux-semblants pour les usagers.

« NUIT GRAVEMENT AU SERVICE PUBLIC »

La Direction SNCF a passé une convention avec les buralistes afin de mettre à disposition dans les bureaux de tabac, un nouvel outil de vente de billets TER et TGV.

Dès juillet 2019, une première phase sera lancée dans cinq régions test (Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est, Normandie, Pays de la Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour à court terme un déploiement plus large.

Ainsi, la Direction prétend multiplier les points de vente alors que, par ailleurs, elle les supprime massivement dans les gares et les boutiques.

En réalité, il s’agit de donner le change aux usagers pour poursuivre une politique de renoncement de la vente physique et de suppressions d’emplois.

D’ailleurs, les buralistes n’effectueront pas d’opérations d’après-vente, d’échanges ou de remboursements et ne seront pas en capacité de conseiller les usagers.

La vente de billets de trains nécessite l’expertise des cheminots.

Il est évident que les buralistes n’auront ni l’expérience ni la formation nécessaires pour répondre au dédale tarifaire et aux particularités des trajets.

In fine, les files d’attente aux guichets vont encore s’allonger notamment pour le service après-vente exacerbant d’autant la colère des usagers.

Avec plus de 900 emplois supprimés dans la filière commerciale sédentaire en moins de 7 mois, ce genre d’annonce résonne comme une nouvelle provocation pour les usagers et les cheminots.

Ensemble, refusons cette trajectoire !

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SÉCURITÉ ET CHEMINOTS COMME VARIABLES ÉCONOMIQUES

Suppression de l'autorisation de départ

| ASCT

La direction SNCF a décidé de supprimer, au 15 décembre 2019, les autorisations de départ. Pourtant, l’EPSF ne l’impose pas.

Il s’agit d’une stratégie économique pour nourrir une concurrence débridée avec le dumping social et le délitement de la sécurité.

L’autorisation de départ est un maillon essentiel de la chaine Sécurité.

Elle est le lien entre plusieurs services (traction, circulation, train et escale Voyageurs et Fret), plusieurs métiers, différentes procédures Sécurité et les usagers.

Seule une parfaite imbrication de ces procédures et ce que l’on nomme communément « les boucles de rattrapage » permettent d’assurer ces interfaces nécessaires à la sécurité des circulations et des voyageurs.

DES SAIGNÉES À L’ESCALE, AU FRET COMME AU SERVICE VOYAGEURS

La précipitation et l’acharnement des Directions à supprimer l’autorisation de départ et à mettre en place l’autorisation de mise en mouvement ne sont motivés que par un intérêt économique : celui de réaliser des gains de productivité en supprimant les emplois des chefs de service voyageurs et Fret, chargés de réaliser les opérations au sol permettant le départ des trains avec un haut niveau de sécurité.

Les 13 000 cheminots des Escales au service Voyageurs et au Fret sont les « assembleurs » de toutes les missions de sécurité liées aux départs de train.

De la vérification des conditions de sécurité à la gestion des voies ou la gestion des aléas et des correspondances, en passant par la surveillance au défilé, ces cheminots au sol et sédentaires sont donc la clé de voûte de la procédure.

CHARGE DE TRAVAIL ET RESPONSABILITÉS SUPPLÉMENTAIRES À LA CIRCULATION

A la Circulation, la suppression de l’autorisation de départ et la mise en place de l’autorisation de mise en mouvement vont conduire à une augmentation de la charge de travail et à de nouvelles responsabilités.

Ainsi, dans de nombreux cas, et particulièrement lorsque le signal de sortie n’est pas visible par le conducteur, l’agent Circulation devra lui indiquer la position du signal qui conduit à l’autorisation de mise en mouvement.

Si cette nouvelle charge en termes de responsabilité est évidente, la charge de travail supplémentaire l’est tout autant.

En effet, tous les secteurs Circulation, notamment dans les postes à grands rayons d’action, ont des contours fixes et dimensionnés pour partie en fonction des communications. La charge de travail des agents Circulation va donc exploser avec la multiplication de ces communications.

LES MISSIONS DE SÉCURITÉ DES CONTRÔLEURS SACRIFIÉES

Le rôle de l’ASCT dans l’enchainement des procédures conduisant au départ du train est particulièrement important.

En effet, lorsqu’il transmet le départ au conducteur, après en avoir eu l’autorisation par le cheminot de l’Escale, l’ASCT reprend scrupuleusement les procédures réglementaires (fermeture des portes).

Dans les établissements de Pleine Ligne, s’ajoutent à cette charge la vérification de l’heure de départ, pas d’obstacle, fin de coupe, montée et descente des voyageurs…

En supprimant ces missions de sécurité, c’est l’ensemble du système ferroviaire qui s’en trouve fragilisé.

En réalité, la Direction prépare le terrain économique pour la concurrence et le dumping social en allégeant les missions essentielles des ASCT.

En supprimant ainsi des pans entiers du métiers, elle prépare la dévalorisation du métier, y compris en termes de rémunération dans le cadre des négociations de branche sur les classifications et la rémunération.

TOUJOURS PLUS DE RESPONSABILITÉS POUR LES CONDUCTEURS

Dans ce choix d’entreprise désastreux, la responsabilité de la mise en mouvement des trains ne reposera que sur un seul agent de l’entreprise ferroviaire, le conducteur.

Le conducteur va devenir l’« assembleur » de toutes les missions Sécurité à la place de l’agent sédentaire.

Il devra vérifier les missions « prêt pour expédition » avant le départ du train mais également le « service train » terminé si le train est en EAS.

Toute la responsabilité de l’ensemble des différents métiers va incomber aux conducteurs.

Sous prétexte d’une formation a minima, la direction, en cas d’accident, fuira ses responsabilités…

Comme toujours, l’organisation du travail ne sera jamais remise en cause et l’agent sera abandonné et livré, seul, en pâture aux tribunaux.

Pour toutes ces raisons, la CGT s’oppose fermement au projet de suppression des autorisations de départ, procédure essentielle pour assurer un haut niveau de sécurité.

Pour la Fédération CGT à travers ses collectifs Métiers, le départ des circulations ne peut être qu’assuré par un agent sédentaire, chargé d’assembler toutes les missions pour expédier le train, d’un contrôleur, chargé des flux de voyageurs et d’un conducteur, concentré sur la signalisation et la mise en mouvement du train.

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LSA OU LE SACRIFICE ASSURÉ DES MÉTIERS DE LA VENTE

Bilatérale Voyages LSA du 26 mars 2019

| Exploitation

La Direction a reçu la CGT en bilatérale le 26 mars 2019, pour présenter son projet de Libre-Service Accompagné (LSA).

Ce concept de tablettes en libre-service pour les usagers est dans la droite ligne de ce qui a été fait dans les bureaux de La Poste.

L’objectif est clair : la poursuite de la suppression massive de guichets et de vendeurs

Si l’outil n’est pas nouveau, la Direction profite des expérimentions à Paris Saint Lazare (Février 2017) et à Paris Nord (Février 2018) pour tenter de l’étendre à toutes les gares parisiennes et à 3 gares de province (Marseille, Bordeaux et Strasbourg).

Une intégration en guise de désintégration !

Les LSA intègreront les NEV (Nouvel Espace de Vente) mais dans une logique de réduction des espaces destinés à la vente physique.

Pour exemple, sur la gare de Bordeaux, il est prévu de passer de 700 à 200 m2 dans le cadre du NEV (Nouvel Espace de Vente).

L’objectif, non avoué par la direction, est bel et bien de supprimer à nouveau des guichets.

D’ailleurs, les expérimentations en gare de St Lazare et de Paris Nord se sont accompagnées par des fermetures de guichets.

Une installation et un accompagnement minimalistes !

Pour rendre acceptable son projet, la direction veut se montrer rassurante en nous certifiant qu’il restera des TPV pour traiter « des cas d’usage » car personne d’autre ne peut les réaliser pour l’instant.

Pourtant, l’analyse des expérimentations des LSA dans les 2 gares parisiennes montre que le service rendu aux usagers en termes de qualité n’est pas au rendez-vous. C’est un comble, la direction a l’art et la manière de faire et dire son contraire. Alors qu’elle organise sciemment la casse du réseau de distribution, elle en regrette par la suite le résultat…

D’ailleurs, elle reste silencieuse lorsque qu’on lui détaille les conséquences désastreuses des suppressions de guichets avec une augmentation considérable du temps d’attente aux guichets pour les usagers.

Si le LSA n’a pas pour objet, selon la direction, de faire de la productivité en termes de postes de vendeurs (les promesses n’engagent que celles et ceux qui y croient…), le dimensionnement humain que prévoit la direction, à savoir un AEV (Agent Espace Vente) pour 2 à 3 postes de vente en LSA, n’est pas acceptable tant d’un point de vue des conditions de travail que de réponse aux besoins des usagers.

La CGT affirme que les usagers souhaitent avoir de la présence humaine et des cheminot-e-s formé-e-s et professionnel-le-s pour les conseiller et les accompagner au cours de leur parcours dans l’achat d’un titre de transport.

Concernant la formation, la direction nous a répondu que celle d’AEV est à revoir. En ce sens, l’UDS (Université Du Service) se chargera de la formation outil. Ensuite, une séquence apprentissage est en cours de construction, soit à l’UDS ou sur site (au cas par cas) et qui aura pour objet test et manipulation de l’outil.

La suite : LSA en expansion ou outil à vocation à disparaître avec les vendeurs ?

Après les gares parisiennes et les 3 gares de province, la question d’un développement à grande échelle est posée. Tout en restant énigmatique, la direction fera un retour d’expérience (REX) pour savoir s’il est pertinent d’élargir à d’autres gares en affirmant déjà que cela se ferait uniquement sur les gares voyages. Il n’est pas prévu de déploiement spécifique du LSA sur le périmètre TER, mais à partir des LSA Voyages de faire du bout en bout y compris avec le TER.

Le service commercial subit des attaques sans précédent avec comme objectif la réduction des coûts par la réduction de la masse salariale. Après les récentes annonces de suppressions de 6 agences groupes sur 7 et de 266 emplois, la direction Voyages, avec ce projet, continue d’oeuvrer à la casse du métier de vendeur.

Nous constatons, qu’une fois de plus, la direction a une vision étriquée de ce métier et qu’elle est animée uniquement par le spectre de l’ouverture à la concurrence et ne raisonne jamais en termes de complémentarité et d’efficacité du service public.

Pour la CGT, les réorganisations successives au service commercial voyageurs conduisent à une dégradation de la qualité de service envers les usagers, à rebours de l’ambition affichée de la direction.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme que le métier de vendeur a un rôle important dans la chaîne de distribution et une réelle plus-value dans l’image de l’entreprise vers les usagers.

Ainsi, la CGT exige de la direction qu’elle s’impose un nouveau défi, celui de l’efficacité et d’un service public ferroviaire SNCF de haut niveau. En ce sens, nous estimons que la direction doit être en capacité de proposer aux vendeurs des missions complémentaires plus à même de pérenniser le métier et d’offrir aux usagers une qualité de service optimale.

En ce sens, la CGT revendique :

  • l’arrêt des fermetures et des réductions d’heures d’ouverture de points de vente ;
  • la reconnaissance d’un métier Commercial Voyageurs complet ;
  • que l’ensemble des ventes, prestations SNCF et multimodales soit réalisé par des agents commerciaux voyageurs ;
  • l’arrêt de la polyvalence accrue pour les agents commerciaux ;
  • l’arrêt de la séparation des ventes TER et Voyages ;
  • des cadres d’organisation adaptés à la charge de travail et couverts.

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