Fédération CGT des Cheminots


Voeux 2018

Plusieurs métiers, une seule profession. Cheminot 2018

J'adhère

QUE LA FÊTE COMMENCE AU MOUVEMENT MATÉRIEL !

Collectif mouvement matériel

| Matériel

La Direction du MATÉRIEL organise l’abaissement et la disparition des primes allouées aux cheminots de la spécialité MOUVEMENT MATÉRIEL. Elle souhaite la dégradation de la qualité de vie et de travail des cheminots.

RAPPEL : Les discussions avaient débuté en février 2016 pour aboutir à un Groupe de Travail entamé en septembre de la même année. La CGT s’était engagée pleinement dans cette démarche pour permettre de développer les revendications portées par les cheminots d’un métier qui a beaucoup souffert du manque de reconnaissance.

Mais sans volonté de construire une démarche commune, la direction n’a jamais pris en compte ce que les Organisations syndicales revendiquaient pour le mouvement MATÉRIEL. La CGT avait donc fait savoir en mai 2017 qu’elle se retirait du Groupe de travail qui ne correspondait plus du tout aux revendications légitimes des cheminots.

Au final, la Direction du MATÉRIEL n’a rien « validé » de ce que proposaient les organisations syndicales sur l’organisation de la spécialité concernant le déroulement de carrière. Le cadrage que propose la Direction du MATÉRIEL fait la part belle à l’ouverture à la polycompétence et ainsi obtenir des conducteurs de manœuvre à moindre coût.

Pire encore, avec le relevé de conclusions concerté du 14 décembre 2017 soit un an et demi après la première réunion, avec ceux qui veulent l’accompagner dans cette voie, elle remet en cause les accords locaux concernant les primes « d’Operateur MOUVEMENT » et se basera uniquement sur les indemnités spécifiques au Mouvement conformément aux GRH13 et GRH372. De ce fait, certaines indemnités vont disparaître de vos EVS par un savant tour de passe-passe.

L’absence d’affichage détaillé de la production des fiches de postes va permettre aux directions locales de faire effectuer aux cheminots du Mouvement toutes les tâches qu’elles souhaitent leur attribuer, sans limite et sans indemnité spécifique liées au site d’appartenance. Il n’y a pas de définition des sites dits « simples ou complexes » et le projet porté par la DM laisse libre cours aux velléités des directions locales. Les Conducteurs de M devront aller partout où on leur dira d’aller.

Le retrait des notions voie principale/voie de service est préjudiciable dans les périmètres d’activités des postes de travail et la désignation des tâches. Il y aura donc au final une concurrence entre les conducteurs TA de la Traction et l’ensemble des conducteurs M.

Il n’y a pas de condition de formation d’un haut niveau de connaissance pour permettre le passage de la qualification A vers B1, de B2 vers C, et de C2 vers D mais toujours un système aléatoire ne permettant pas aux cheminots d’obtenir un parcours professionnel valorisant, gratifiant et juste.

Les directions locales décomplexées et sans retenue continueront à proposer des primes aléatoires et différentes d’un établissement à un autre pour faire accepter aux cheminots leurs choix en lieu et place d’une reconnaissance de la qualification par le salaire, maintenu en cas de maladie.

Pour la CGT, la valorisation des parcours professionnels au Mouvement est notre priorité contrairement à la direction qui a laissé se développer l’individualisme.

L’évolution du métier et du déroulement de carrière des Cheminot-e-s est primordiale pour permettre une montée en compétences vers le Grand Métier « Conduite » et en reconnaître la qualification.

Pour la CGT, ce Groupe de Travail s’est éloigné du but initial qu’il s’était fixé et qui était de revaloriser le parcours professionnel des métiers du mouvement Matériel. Nous allons proposer aux cheminots de faire entendre par le rapport de forces les revendications qu’ils portent avec la CGT.

La reconnaissance du grand métier « Conduite » est nécessaire en vue des négociations de branche sur les contours métiers et la classification salariale.

La CGT invite les Cheminot-e-s du mouvement MATÉRIEL de s’inscrire dans un processus revendicatif dès maintenant pour que soit revalorisé le parcours professionnel de cette filière dans le but de faire cesser les modifications et réorganisations mises en place, en cours, et celles à venir et de dire non au projet de la Direction.

La CGT appelle les cheminots à créer les conditions d’une grande manifestation à Paris le 8 février 2018 et à rejoindre les militants et syndiqués CGT pour construire le rapport de forces.

Dossiers associés

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LA CGT GAGNE LA RÉTROACTIVITÉ DU BAC+3 SUR LES 5 DERNIÈRES ANNÉES !

Table ronde n°2 recrutement du personnel paramédical

| Action du 8 février 2018

La deuxième Table Ronde sur l’évolution du recrutement paramédical s’est tenue ce 19 janvier 2018.
La CGT, à l’initiative de ces rencontres, a obtenu la reconnaissance du diplôme BAC+3 lors de la première Table Ronde, le 11 décembre dernier. La CGT obtient aujourd’hui la rétroactivité de cette reconnaissance.

La CGT a rencontré la Direction à plusieurs reprises depuis 2015, afin d’obtenir la reconnaissance du diplôme BAC+3 des personnels paramédicaux. En avril 2017, la CGT seule a obtenu l’ouverture d’une Table Ronde. Lors de la première Table Ronde, la CGT a obtenu la reconnaissance du diplôme !

Cependant, pour la CGT, il manquait la rétroactivité de cette reconnaissance de diplôme, validée par le gouvernement depuis déjà 5 ans.

La CGT a donc exigé une seconde Table Ronde, cette fois, pour obtenir la rétroactivité de la reconnaissance du diplôme depuis 2012.

La CGT a obtenu la rétroactivité de la reconnaissance du diplôme pour TOUS les cheminots des services médicaux embauchés depuis 2012, ainsi que la reconnaissance de la Licence de Sécurité et Santé au Travail.

Agents au RH0254, 3 situations :

  •  Embauches en cours et futures = attribution du grade PARA 5 (catégorie 5, niveau Licence) ;
  •  Embauchés après le 1er janvier 2012 = régularisation rétroactive sur un grade PARA 5 ;
  •  Embauchés avant 2012 mais titulaires d’une licence SST = régularisation rétroactive à compter du mois qui suit l’obtention de la Licence.

Pour les deux derniers cas = régularisation d’approximativement 85 euros par mois.

Agents du Cadre Permanent, 4 situations :

  •  Embauches en cours et futures = Cursus d’attaché TS ramené à 3 ans (sauf longue absence ou défaut de service), soit entrée à la position 14 et sortie à la position 17 (au lieu de 13 pour 16 auparavant) ;
  •  Embauchés après le 1er janvier 2012 actuellement à la position 16 = régularisation à la position 17 Hors Compte au 1er janvier 2018 ;
  •  Embauchés après le 1er janvier 2012 ayant obtenu la position 17 avec un délai de séjour supérieur à 4 ans* (*durée du cursus Att TS avant janvier 2018) = gratification exceptionnelle de la valeur d’une position à l’échelon 3, soit environ 60 euros multipliés par le nombre de mois perdus ;
  •  Embauchés en 2016, 2017 : possibilité de choisir d’entrer dans un cursus d’ATT TS avec une sortie de ce cursus à 17 au lieu de 16 (cursus pouvant être ramené à trois ans en l’absence d’objection au service). Cela impose la régularisation aux PR intermédiaires en cours de cursus (ex. Un agent embauché il y a 1 an doit être régularisé à 15).

Reconnaissance de la Licence Santé au Travail :

Les infirmiers et techniciens de laboratoire titulaires d’un diplôme obtenu avant 2012 (reconnu BAC+2 par l’Etat) et qui passeraient leur licence SST seront reconnus BAC +3 le mois qui suit l’obtention de la licence.

ATTENTION : La CGT porte à votre attention que le logiciel HELIOS n’est toujours pas fiable. La CGT invite donc tous les cheminots se reconnaissant dans un des cas ci-dessus à présenter leur(s) diplôme(s) à leur hiérarchie afin de régulariser leur situation.

Le cas échéant, vos représentants du personnel CGT se tiennent à votre disposition.

La CGT gagne sur la reconnaissance du BAC+3, mais ne s’arrête pas là !

Ancienneté : La CGT entend poursuivre le travail sur la reconnaissance à 100 % de l’ancienneté dans le métier et donc de l’expérience professionnelle acquise lors de l’embauche.

Évolution de carrière : La CGT exige l’évolution de la fiche métier infirmier et technicien de laboratoire, tel un poste à fourchette E sur F, afin de permettre une juste évolution de carrière dans le métier d’infirmier.

Infirmier polyvalent : La CGT continue d’exiger la reconnaissance de la pluri-compétences et de la mobilité qu’exige le poste d’infirmier polyvalent, par l’attribution d’une « prime de réserve » telle qu’elle est attribuée aux filières 26 et 27 (commercial et transport mouvement).

Parce que le rapport de forces est devenu essentiel pour remporter des victoires, parce que nous voulons d’autres victoires comme celle-ci, la CGT appelle les personnels des Services Médicaux à se rassembler le 08 février 2018 à 13h00 Place de la République à Paris, dans le cadre de la manifestation nationale des cheminots.

LA SNCF,
CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS ON LA DÉFEND !

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DIRECTION ET GOUVERNEMENT RACKETTENT LES CHEMINOTS MALADES !

Flash – Jour de carence

| Action du 8 février 2018

Le projet de Loi de Finances pour 2018 a fait l’objet d’un amendement d’une députée LREM visant à instaurer un jour de carence pour les cheminots en arrêt de travail pour maladie.
Cet amendement a été adopté !
La loi prévoit désormais que les cheminots malades se verront retirer une journée de salaire (sauf exceptions prévues par la loi).
La Fédération CGT des Cheminots attend de la direction qu’elle renonce à cette mesure cynique !

L’instauration d’un jour de carence chez les cheminots atteste du niveau de cynisme de  la  majorité  parlementaire  et  de  ses  soutiens,  qui  considèrent  que  les  salariés sont « fainéants » et les médecins incapables de discernement médical.

Cette mesure régressive est :

✓   Inefficace : une récente étude de l’INSEE démontre que la mise en place d’une journée de carence pour maladie dans la fonction publique en 2012 (supprimée en 2014 et réintroduite dans la Loi de Finances pour 2018), a eu pour effet de  diminuer  les  absences  courtes,  mais  d’augmenter  celles  d’une  semaine  à trois mois.
✓   Contraire  au  rôle  de  la  Sécurité  Sociale  qui  est  de  répondre  aux  besoins  des populations  et  « d’assurer  à  tous  les  citoyens  des  moyens  d’existence,  dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail ».
✓   Cynique car elle s’inscrit dans un contexte où 36 % de la population renoncent déjà  à  un  ou  plusieurs  soins  de  santé   du  fait  de  la  remise  en  cause  de  la Sécurité Sociale.
✓   Injuste car elle s’ajoute à une politique salariale désastreuse dans l’entreprise.
✓   Douloureuse  pour  les  cheminots  car  la  retenue  d’une  journée  de  salaire  pèse
sur les revenus du foyer des cheminots. Si l’actuelle Ministre des Armées était restée au sein de la SNCF avec ses quelques 52 000€ mensuels, elle aurait subi en cas de maladie, une retenue qui équivaut à un SMIC !
✓   Dangereuse  car  elle  incite  le  cheminot  à  ne  pas  respecter  un  arrêt  de  travail
prescrit par son médecin traitant, à prendre son poste dans un état de santé qui   ne   lui  permet   pas   de   le   faire   et   le   soumet   ainsi   à   des   injonctions contradictoires  entre  amputer  le  revenu  de  son  foyer  et  compromettre  sa sécurité et celle des autres…

Pour la CGT, il serait donc irresponsable, y compris pour la direction de l’entreprise, de mettre en place un tel système !

La Fédération CGT des Cheminots exige de la direction qu’elle renonce à mettre en œuvre cette mesure.

Pour l’heure, la direction se contente d’accepter de renoncer à la retenue du quart
de solde pour maladie prévue dans le Statut.

LA SNCF, LE RÉGIME SPÉCIAL DES CHEMINOTS, CERTAINS VEULENT LES DESCENDRE,
LA CGT LES DÉFEND !
RENDEZ-VOUS LE 08 FÉVRIER 2018 À PARIS PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À 13H00
POUR LA MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS

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PLAN D’URGENCE AU SI

Action du 08 février 2018

| Action du 8 février 2018

Les échéances sociales qui vont jalonner cette nouvelle année 2018 vont être déterminantes. Les cheminots vont encore être la cible des attaques de ceux qui ont décidé d’en finir avec « LA SNCF ».

Le gouvernement attend, ces prochaines semaines, les conclusions du rapport Spinetta, ex PDG d’Air France, pour annoncer une énième réforme de la SNCF, avec au passage de nouvelles attaques sur le statut des cheminots.

Les réorganisations à venir risque, d’avoir un impact considérable sur notre système d’informations (SI) et ses métiers. Comme chacun le sait, le SI doit sans cesse se transformer pour accompagner ces changements. Le travail de sape commencé lors de la réforme de 2014 risque donc de se poursuivre cette année encore.

ÉCLATEMENT DE LA DSI VOYAGEURS :

En fin d’année certains managers ont déjà fait écho à leurs équipes du projet de suppression de la DSI Voyageurs. Celui-ci devrait passer devant les Instances Représentatives du Personnel (IRP) au premier trimestre. Ce projet vise à l’éclatement de la DSI par activité. Chaque direction déléguée qui compose l’actuelle DSI Voyageurs deviendrait une DSI indépendante rattachée à sa direction métier. La possibilité de filialiser certains services, comme la distribution, a même été évoquée, avec le rapprochement d’autres filiales comme VSCT et Avancial. Interpellée par les élus CGT, la direction semble malgré tout faire marche arrière sur ce dernier point.

L’éclatement du SI Voyageurs permettrait d’accompagner l’éclatement de l’entreprise en préparant l’ouverture à la concurrence et le transfert d’activités.

La CGT revendique une entreprise unique et intégrée ce qui passe par un SI unique et intégré.

Cette réorganisation ne serait pas sans conséquence sur les fonctions transverses de la DSI comme les services RH, comptabilité et achats, où des suppressions de postes sont annoncées et les agents invités à se trouver un nouveau poste.

La CGT exige l’arrêt des suppressions de postes et demande partout les moyens humains nécessaires afin d’assurer une production de qualité.

En 2017, le volume d’emploi a encore baissé. Cependant la charge de travail reste la même. Les dysfonctionnements des centres de services, les incidents à répétition et les incessantes réorganisations ont même tendance à augmenter cette charge. Afin de masquer une surcharge évidente chez certains cadres la direction leur fait signer le forfait jours, pensant ainsi régler le problème.

La CGT exige un droit à la déconnexion et une réelle reconnaissance de la charge de travail.

FERMETURE DES DATACENTER ET EXTERNALISATION :

2017 aura vu une énième réorganisation des DSI de l’EPIC SNCF, réuni sous l’égide « d’E-SNCF », ainsi que la présentation de la « Roadmap Technologique » ou le projet d’externalisation du Système d’informations du GPF.

Parmi les mesures phares de ce projet figure la fermeture de nos centres d’exploitation informatique (Datacenter) et donc l’externalisation de notre infrastructure informatique.

Les données de l’entreprise et des cheminots jusqu’ici hébergées en interne dans nos DATA CENTER pourraient se retrouver hébergées par une entreprise privée, voire même en ligne ! Ce qui pose en plus de la question de l’emploi, la problématique de la sécurité de nos données.

Après avoir externalisé de nombreuses missions des cheminots vers les centres de services, la SNCF externalise maintenant une partie de son infrastructure. Ce flot d’externalisation incessant est en train de détruire la ligne métier informatique. Et en l’absence de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) claire et partagée avec l’ensemble du personnel, la question de l’avenir au sein du SI peut être source de RPS.

Cheminots informaticiens, vous devez vous mobiliser contre ces projets afin de défendre votre métier, votre outil de production et votre entreprise.

La CGT exige l’arrêt du projet d’externalisation de ces Datacenter.
La CGT appel à l’arrêt du recours massif à la sous-traitance et à l’externalisation.
La CGT exige l’arrêt de la multiplication de filiales SI et la réinternalisation de leurs missions.
La CGT exige une GPEC digne de ce nom et construite suffisamment en amont des projets.
La CGT exige une variété de métiers du numérique suffisamment vaste pour garantir un parcours professionnel et une progression de carrière dans le domaine SI à chacun.

LA FÉDÉRATION CGT APPELLE LES INFORMATICIENS A VENIR DÉFENDRE LEUR MÉTIER ET LEUR AVENIR

EN PARTICIPANT MASSIVEMENT A LA MANIFESTATION NATIONALE DU 8 FÉVRIER À PARIS

PARCE QUE D’AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES !

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SERVICES TRANSVERSES : FIERS DE NOTRE SAVOIR-FAIRE

Manifestation nationale du 8 février 2018

| Action du 8 février 2018

La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots à se rassembler et manifester le 08 février 2018 !
C’est l’occasion pour les cheminots des Services Communs de réaffirmer leur attachement à leurs métiers avec la volonté d’en assurer leur développement par une progression de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail.
C’est possible en élevant le rapport de forces avec la CGT !

Qu’il s’agisse entre autres des Achats, des Systèmes d’Informations, des Services RH, de l’Environnement du Travail, de plus en plus de missions et tâches afférentes à nos métiers transverses sont externalisées et réalisées par des prestataires de services, sans réel intérêt économique puisque très onéreux et pour un service de moindre qualité.

De nombreuses Directions sont devenues de véritables Centres de pilotage de la sous-traitance. L’Environnement de Travail (DDET) et les Systèmes d’Informations sont emblématiques de cette politique destructrice de nos métiers et de nos emplois.

Les cheminots de la SUGE sont, quant à eux, confrontés au système inique de la contractualisation qui les place sous la menace permanente de la baisse des « commandes des activités ». Les Agents de Sécurité (ADS) se multiplient sur de nombreux sites, en lieu et place d’agents SUGE formés et dotés de prérogatives élargies. C’est le modèle du low-cost qui s’impose !

Les Services Transverses sont pourtant un maillon essentiel au bon fonctionnement de l’ensemble du GPF. Ils contribuent à sa cohésion malheureusement mise à mal par la réforme du ferroviaire.

Rien n’est inéluctable ! C’est pourquoi, la CGT exige :

  •  Un retour de toutes les fonctions transverses en établissements et en proximité (RRH, GU, GA, COFO, COSEC, GK, Comptabilité-Finances etc…) ;
  •  Un plan de réinternalisation de la charge de travail sous-traitée, avec l’augmentation des moyens humains et matériels pour assurer la totalité de la charge de travail ;
  •  La fin du système de contractualisation à la SUGE ;
  •  La reconnaissance des exigences métier par l’amélioration du déroulement de carrière et des parcours professionnels ;
  •  Des encadrants formés, disponibles et dégagés des tâches de production pour animer et organiser le travail ;
  •  Des augmentations immédiates et générales des salaires ;
  •  Le maintien et le développement des cabinets médicaux et des Centres d’Action Sociale en territoires.

Le Collectif Technique National appelle tous les cheminots des Services Communs à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 08 février 2018 à Paris 13h Place de la République.

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ÇA SUFFIT !! NI MOUTONS, NI PIGEONS, LES RETRAITÉS CHEMINOTS DISENT NON ! FACE AU PROGRAMME « Les Riches En Marche »

Manifestation du 8 février 2018

| Action du 8 février 2018

La théorie du « ruissellement », chère au Président de la République, se met en œuvre, autrement dit prendre aux plus humbles pour enrichir encore les plus aisés et que ces derniers « jettent » pour le bon plaisir quelques pièces au bon peuple.

Ainsi, les retraités voient le montant de leur pension baisser et les milliardaires s’enrichissent. En effet, « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » (Citation de Victor Hugo ; L’homme qui rit (1869)).

Ne pas réagir, laisser faire, serait donner blanc-seing à la politique anti-sociale de ce gouvernement.

CSG : + 25% ;

Gaz : +7% ;

Mutuelle : +5% ;

Assurances : +3 à 5% ;

Fioul domestique : +36% ;

Contrôle technique : +23% ;

Forfait hospitalier : +15% ;

Electricité : + 17 % ;

Carburant : + 12% ;

Péage routier : +1.3% ;

Timbres : +10% ;

Carte grise : +15% ;

Tabac : +10% ;

Ces augmentations s’ajoutent aux mesures antérieures (suppression de la ½ part, création de la CASA, …), à la casse des services publics, aux mesures visant la remise en cause de la protection sociale dans son ensemble et particulièrement notre CPRP SNCF, au projet de fiscalisation de nos facilités de circulation, ….

C’est en moyenne au moins une demi-pension sur l’année que ce gouvernement pourrait nous prendre pour donner, in fine, aux plus riches si nous laissions faire. C’est inadmissible !! La CGT a décidé d’agir face à cette injustice !

L’UFR-CGT APPELLE LES RETRAITÉ(E)S À S’INSCRIRE À LA MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS DU 8 FÉVRIER À PARIS 13H00 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Refusons de laisser brader nos droits, notre statut, notre dignité de retraité !

Manifestons pour un relèvement significatif du montant de nos pensions, pour faire avancer nos revendications spécifiques permettant une amélioration de notre pouvoir d’achat.

Créons toutes les conditions pour venir exprimer nombreux et avec force notre colère et avec vigueur nos revendications

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LA DIRECTION VA-T-ELLE DONNER L’EXEMPLE ?

Dialogue social

| Fédération

TABLE RONDE DU 17 JANVIER 2018
MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES (CSE)
AU SEIN DU GPF

Après deux interfédérales à l’initiative de la CGT et plusieurs heures de discussions, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré un projet d’accord unitaire sur la mise en place des nouvelles Instances de Représentation du Personnel (CSE) à la SNCF.

Ce projet unanime est équilibré, il s’appuie sur les besoins exprimés par les cheminots.

Il porte l’ambition, dans un contexte contraint par les ordonnances qui ont réformé le code du travail, de redonner du sens au dialogue social et de prendre en compte les spécificités du GPF SNCF (risque ferroviaire, taille de l’entreprise, statut, service public…).

Il permet, malgré la disparition des CHSCT, DP et CE et la création des CSE, de maintenir des interlocuteurs de proximité pour faire valoir les droits des cheminots (respect de la règlementation, mutations, notations, temps partiel, suivi de l’emploi et tous les sujets sur lesquels les collègues demandent à leurs représentants du personnel d’intervenir auprès de la Direction). Il permet également de maintenir une véritable prévention des risques au niveau local.

Au travers d’une déclaration unitaire, l’ensemble des organisations syndicales a interpellé la direction sur sa volonté de négocier sur ce projet commun avec l’objectif d’obtenir un accord unanime.

La direction s’est engagée à étudier le projet d’accord des organisations syndicales tout en affirmant fermement sa proposition affichée lors des bilatérales d’éloigner la proximité des Instances Représentatives du Personnel avec des CSE nationaux ou multi-régionaux, très loin des besoins des cheminots.

Au regard de l’importance du sujet pour les cheminots de tous collèges, il serait ubuesque de la part de la direction de ne pas ouvrir une véritable négociation au niveau du GPF en restant sur une position dogmatique, contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette posture enverrait un très mauvais message à l’ensemble des directions d’établissement et des cheminots sur la vision du dialogue social dans l’entreprise.

La Fédération CGT des cheminots invite ses syndicats et ses militants à prolonger la démarche unitaire, à populariser le projet d’accord unanime et à créer les conditions de rencontres régionales pour débattre des suites à donner.

D’ores et déjà, les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont décidé de se revoir la semaine prochaine pour préparer la prochaine Table Ronde du 02 février 2018.

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LE 08 FÉVRIER, LES CHEMINOTS DOIVENT AGIR POUR LEUR AVENIR !

Manifestation du 08 février 2018

| Action du 8 février 2018

Les cheminots de la Traction qu’ils soient dans les établissements Traction ou dans les directions Fret, vivent au quotidien les effets néfastes de la politique de notre direction. Les activités prennent de plus en plus la main sur tous les sujets concernant les métiers de la Traction, y compris ceux qui concernent la réglementation, avec des dérives à la clé.

Aujourd’hui, la direction dédicace, à marche forcée, les UPT ou les résidences à une seule activité voire un seul produit ou même une seule ligne.

A l’image de ce qui a été fait au Fret, les activités Voyageurs veulent avoir une complète maîtrise sur leur personnel et sur le matériel.

Les roulements sont eux aussi de plus en plus dédiés, donnant des ailes à certains dirigeants pour proposer, comme cela fut le cas en fin d’année dernière, des projets tels que TB junior par exemple ou de vouloir rogner sur le contenu des formations initiales.

Nous l’avons déjà écrit, toutes ces décisions sont prises dans le seul but d’ouvrir à la concurrence au Voyageurs, sans jamais avoir démontré le bénéfice pour la population.

Ainsi tronçonnée, la SNCF pourra être dépecée d’une partie de ses missions les plus rentables par des opérateurs privés avec, à la clé, le transfert des personnels.

Quant au Fret, où l’ouverture à la concurrence a déjà fait des ravages, la direction envisage tout simplement de le filialiser, comme le Sernam en son temps avec le résultat que l’on connaît.

Dans le même temps, les activités tentent de s’affranchir de toutes les mesures de sécurité qui entravent leur course à la productivité, avec la complicité de la ligne métier de la direction de la Traction.

L’EAS se généralise sur tout le territoire, tout comme la suppression des autorisations de départ et la suppression des cheminots de l’escale, laissant les ADC seuls avec les usagers.

Le gouvernement, quant à lui, s’emploie à accélérer la casse de la SNCF, engagée par nos dirigeants. La mission confiée à Spinetta pourrait se traduire par la fermeture de nombreuses lignes.

Pour la CGT, afin d’assurer un Service Public Ferroviaire de qualité au quotidien, il faut radicalement changer de politique d’entreprise.

Concernant la production, il faut revenir très rapidement à une production en multi-activités.

La CGT porte cette revendication, non pas comme un dogme comme le fait la direction avec sa dédicace par activité, mais bel et bien parce que c’est le seul moyen d’avoir une production efficace et réactive.

Aujourd’hui, alors que la direction annonce que le nombre de conducteurs est en hausse significative suite à 3 années de mises en stage importantes, chaque ADC peut constater qu’il est devenu très difficile d’obtenir des congés et que les sollicitations pour déroger à la réglementation du travail sont légion.

La direction, qui n’est pas à une contradiction près, reconnaît implicitement les bienfaits de la multi-activités car elle a en tête la mise en place d’un Pool Fac national dans lequel les ADC conduiraient des trains de toutes les activités sur l’ensemble du territoire. Pour la CGT, ce Pool n’a aucune raison d’être, sauf à venir casser les conflits. C’est bien l’ensemble des roulements qu’il faut remettre en multi-activités pour retrouver de la souplesse dans la production.

Cette dernière doit s’opérer au sein d’établissements multi-activités (EMA). Ces EMA, revendiqués par la CGT, ne sont nullement les ESV mis en place par la direction car a contrario d’un ESV qui repose sur une seule activité, l’EMA lui regroupe toutes les activités présentes sur un territoire (Fret, Voyages, Intercités, TER, Transilien, Infra). Les ADC de cet EMA travaillent donc pour l’ensemble des activités.

Dans le même temps, la Fédération CGT des Cheminots revendique la mise en place du grand métier conduite regroupant tous les acteurs de la conduite (TA, TB, CREQ, APLG et CRLO) classés sur 2 qualifications (agents n’intervenant pas sur RFN et ceux circulant sur RFN).

Pour la CGT, le management du personnel Traction doit se faire exclusivement par la direction de la Traction, sans que les activités n’aient leur mot à dire. Il en est de même pour la sécurité qui doit être commune à l’ensemble des tractionnaires, sans que les contraintes de production ne puissent venir abaisser le niveau de sécurité de haut niveau dont notre mode de transport a besoin.

Les cheminots, aux côtés de la CGT, exigent :

✓ Une autre politique allant dans le sens du développement du Service Public Ferroviaire tant au Voyageurs qu’au Fret ;
✓ L’arrêt de la politique de gestion par activité et le retour à la multi-activités ;
✓ L’arrêt des expérimentations et un retour à une application stricte du dictionnaire des filières ;
✓ La mise en place du grand métier conduite ;
✓ Le management de la sécurité à la Traction doit être de la seule compétence de la direction de la Traction.

Le 08 février 2018, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de tous les services à venir manifester massivement à Paris, pour s’opposer à la politique de casse de la direction et du gouvernement.

ILS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON VEUT LA DÉFENDRE !

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FIERS DE NOS MÉTIERS, FIERS D’ÊTRE CHEMINOTS !

Manifestation nationale du 8 février à Paris

| Action du 8 février 2018

Quel que soit notre métier, que nous soyons actifs ou retraités, Exécutions, Maîtrises ou Cadres, nous sommes tous concernés par les projets régressifs qui s’apprêtent à frapper le mode ferroviaire et en particulier l’entreprise publique SNCF.

Nous avons tous notre place à prendre le 8 février 2018 !

QUELLE EST LA SITUATION ?

RAPPORT SPINETTA

Il doit paraître dans les semaines à venir.

Le gouvernement lui fixe l’objectif de tracer les contours d’une nouvelle réforme du ferroviaire qui va plus loin que celle de 2014 qui avait déjà éclaté l’entreprise en 3 EPIC.

Il doit définir un « nouveau modèle économique » qui visera, entre autres, à faire supporter le poids de la dette aux cheminots, y compris en exigeant des contreparties concernant nos droits sociaux et de nouvelles purges sur l’emploi à statut.

DÉFENDONS nos droits actifs et retraités.

EXIGEONS des moyens pour mieux travailler et améliorer le service public ferroviaire !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE

Le gouvernement, avec l’appui zélé de la direction SNCF, envisage de façon dogmatique, l’ouverture à la concurrence comme la solution à tout. Elle n’améliorera pas le quotidien de nos concitoyens, pire, elle ajoutera sur le réseau actuel des intervenants qui viendront compliquer une situation déjà bien difficile. On ne fait pas du train comme on vend des forfaits téléphones.

DÉFENDONS la nécessité d’un service public ferroviaire partout et pour tous,

EXIGEONS le maintien du train public,

EXIGEONS de travailler là où nous vivons,

EXIGEONS d’être encore cheminots à la SNCF demain !

DETTE ET FINANCEMENT

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette (qui génère chaque année 1,7 milliard d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers) aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emplois cheminots (+ de 2000 prévus en 2018), au recours massif à la sous-traitance, entre autres.

DÉFENDONS l’emploi cheminot à Statut, un haut niveau de formation, de technicité et la spécificité des métiers du service public ferroviaire, exercés par des professionnels que sont les cheminots !

EXIGEONS la reprise de la dette du ferroviaire par l’État sans contrepartie !

APPLICATION DES ORDONNANCES

Celles-ci ont comme premier effet de faire disparaître les CE, DP et CHSCT à la SNCF en créant une instance unique : le Comité Social et Économique (CSE). Cela affaiblit les organisations syndicales, menace nos droits statutaires (notations, etc), éloigne les élus des cheminots. D’ores et déjà, la CGT propose aux autres OS et à la direction de travailler sur 4 axes majeurs.

EXIGEONS :

  1.  De conserver une représentation du personnel en proximité ;
  2. D’obtenir des instances sur le périmètre des UO et UP pouvant porter les réclamations des cheminots (DP) et participer à la prévention des risques (CHSCT) ;
  3.  De créer de nouveaux droits au travers de nouvelles structures représentatives du personnel ;
  4.  De maintenir les moyens existants consacrés au dialogue social dans l’entreprise.

Il y a urgence à se mobiliser contre la stratégie de la direction SNCF et du gouvernement qui vise à réduire nos droits et à éclater le service public ferroviaire.

EXIGEONS :

  •  Le retour à une entreprise publique unique et intégrée : La SNCF ;
  •  Le maintien et le développement du statut et de notre régime spécial ;
  •  L’amélioration de nos conditions de travail et le développement de l’emploi à Statut ;
  •  Une augmentation générale des salaires et des pensions ;
  •  Une amélioration des droits des cheminots contractuels en matière de protection sociale, de déroulement de carrière, de conditions de travail ;
  •  Le maintien et le développement des FC, des logements en direction des cheminots et leurs familles ;
  •  Le maintien, l’amélioration et le développement de notre protection sociale (médecine, action sociale, CPR…).

OUI, nous devons nous rassembler ;

OUI, nous devons faire bloc avec toutes celles et tous ceux qui n’envisagent pas l’avenir sans service public ferroviaire !

REDISONS NOTRE FIERTÉ D’ÊTRE CHEMINOTS !

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THÉÂTRE AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS : LA MAUVAISE FARCE A ASSEZ DURÉ !

| Espace presse

Le 8 janvier 2018, le gouvernement convoque la direction SNCF pour ré entendre ce qu’il sait déjà, sans jamais remettre en cause la stratégie et la campagne anti ferroviaire qui se développe. Le vaudeville qui se joue sous nos yeux pourrait être risible s’il n’était pas si grave.

L’actuelle ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d’ignorer les véritables raisons de la situation pourtant liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu’elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF.

Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l’urgence : maintenir le train public.

1. LE RETOUR A UNE ENTREPRISE PUBLIQUE, UNIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF

La réforme ferroviaire de 2014 a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts : SNCF (EPIC de tête), SNCF Réseau, SNCF Mobilités. Elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l’entreprise désormais séparés dans 3 entités. Elle n’a pas réunifié le gestionnaire de l’infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n’a pas réglé la question du financement et de la dette. Pourtant, en juin 2014, lorsque les cheminots ont cessé le travail afin d’imposer une autre réforme, ils étaient qualifiés d’irresponsables par le gouvernement d’alors.

2. REPRISE DE LA DETTE PAR L’ÉTAT

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emploi cheminot (+ de 2000 prévus en 2018), au recours massif à la sous traitance, entre autres.

En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers.

3. MISSION SPINETTA : EN FINIR AVEC LE TRAIN PUBLIC ?

Les conclusions de la mission confiée à l’ex-PDG d’Air France seront sans surprise.
Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme du système ferroviaire public en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C’est pourtant ce statut (existant avant la création de la SNCF) qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au dessus de tout le reste.

La CGT n’acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d’en finir avec la SNCF.

4. OUVERTURE À LA CONCURRENCE : LA SOLUTION À RIEN

L’ouverture à la concurrence relève au mieux de la malhonnêteté intellectuelle, au pire, d’une attitude irresponsable qui insulte l’avenir. Elle n’améliorera pas le quotidien de nos concitoyens, pire, elle ajoutera sur le réseau actuel des intervenants qui viendront compliquer une situation déjà bien difficile. On ne fait pas du train comme on vend des forfaits téléphones.

Le transport public de voyageurs comme celui des marchandises, à l’heure des grands défis sociaux et environnementaux, est résolument contemporain. Mieux, il est un maillon structurant du futur en termes de déplacements, d’aménagement du territoire, de réduction des gaz à effet de serre. Il est en outre un appui stratégique essentiel pour l’État, comme l’ensemble des services publics.

La Fédération CGT des cheminots a raison lorsqu’elle exige :

  •  Le retour à une entreprise publique, unique et intégrée : la SNCF, seule garante d’un fonctionnement cohérent de l’ensemble des services de l’entreprise.
  •  La reprise de la dette par l’État sans contrepartie et un financement public à la hauteur des enjeux futurs. Sans la maîtrise publique du chemin de fer par l’État, nous n’aurions jamais connu l’électrification des lignes, la grande vitesse etc ….
  •  L’arrêt immédiat des suppressions d’emploi et des embauches au Statut à la hauteur des exigences du service public ferroviaire.
  •  L’arrêt de la réduction de l’offre ferroviaire par le maintien, voire la réouverture de gares, de lignes, permettant à la SNCF de remplir ses missions de service public partout et pour tous.
  • L’arrêt de toute velléité d’ouverture à la concurrence, contraire à l’intérêt général, à la réponse aux besoins des populations, au maintien du service public en tous points du territoire.

Aussi, la Fédération CGT appelle TOUS les cheminots, les associations d’usagers, les usagers eux-mêmes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui souhaitent défendre un service public ferroviaire de qualité, à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 8 février 2018 à Paris.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

18 janvier 2018

Abonnés SNCF : une pétition en ligne

«SNCF : prenez le temps d'aller vite !» affirme le slogan et alors que la région Nouvelle-Aquitaine a fait du transport quotidien sa priorité, les abonnés de travail et les étudiants/apprentis se retrouvent brusquement privés, du jour au lendemain, de TGV entre Agen et Bordeaux ou Toulouse, ainsi que Montauban et également de trains Intercités vers ces mêmes villes et Marmande.[…]

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