Fédération CGT des Cheminots


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ALSTOM/SIEMENS … QUITTE OU DOUBLE ?!

CTN MATÉRIEL - POLITIQUE INDUSTRIELLE

| Matériel

Le constructeur ferroviaire national ALSTOM se prépare à fusionner avec son principal concurrent allemand SIEMENS. Une opération capitalistique qui créera le numéro 1 du secteur ferroviaire européen, mais qui comporte un risque majeur de casse sociale pour les salarié-e-s. Quid de l’avenir de la filière industrielle Ferroviaire, et de la maintenance du Matériel ?

Y aura-t-il une influence française dans le nouvel équipage franco-allemand ou une perte sèche des savoirs et savoir-faire par dégraissage de l’emploi ?

Les exemples de fusions/acquisitions ne manquent pas, avec l’expérience de la fusion des géants cimentiers LAFARGE et HOLCIM et le spécialiste du parapétrolier TECHNIP qui s’est soldée par la prise de pouvoir total par le groupe étranger, sans se soucier de l’avenir des salariés du groupe français.

Bis repetita avec ALSTOM ! Car après avoir cédé ses activités « énergie » à l’américain GENERAL ELECTRIC et provoqué l’inquiétude légitime des salariés, ce fleuron industriel français fusionnerait donc avec son concurrent allemand … dans le seul et unique but de provoquer sa chute !!!

Le Gouvernement s’est largement impliqué dans la manoeuvre en provoquant les interventions des banques BNP PARIBAS et ROTHSCHILD, celle-là même où MACRON a été banquier d’affaires de 2008 à 2012 …

Le plus dur sera de faire passer la pilule aux salarié-e-s et aux Organisations Syndicales !?

Après un changement de nom aussi soudain qu’INOUI, voilà que nous risquons de voir un TGV sous pavillon allemand.

Pour la CGT, cela n’est qu’un bradage d’une des dernières innovations industrielles et technologiques françaises majeures !!!

Les cheminot-e-s comme les métallos ne croient pas à la consolidation du secteur ferroviaire européen en réaction à la montée en puissance d’entreprises, tel le mastodonte chinois CRRC comme essaye de le faire entendre et croire la Ministre des Transports. Il s’agit là de la fragilisation du système industriel français dans son ensemble, et particulièrement dans la maintenance industrielle du matériel ferroviaire roulant.

Plus qu’une aubaine pour PEPY et consorts pour plaider en faveur de la cession de l’activité maintenance industrielle à un nouveau groupe mondialisé sur le point de tout avaler.

Depuis 2006, la SNCF n’a eu de cesse de céder aux industries privées des activités de maintenance ferroviaire. Cette politique a favorisé la destruction d’emplois, et s’est traduite par une baisse de 20% des effectifs en 3 ans dans les technicentres industriels. Cela a même accentué la mise en concurrence entre les cheminot-e-s des différents sites de maintenance.

POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE INDUSTRIELLE

Cela fait maintenant plus de 14 ans que la Fédération CGT des Cheminot-e-s critique l’absence de politique industrielle dans les territoires et bassins d’emploi profitant à la fois aux salariés et au tissu économique local. C’est pourquoi, toute la CGT travaille en permanence sur les enjeux du renforcement et de la réindustrialisation du pays. Cette nouvelle annonce conforte la nécessité de mettre les salarié-e-s en capacité d’imposer une véritable politique industrielle créatrice d’emplois, d’avancées sociales et techniques.

Les questions liées à l’avenir industriel de notre pays sont au premier plan de l’actualité, au même titre que les ordonnances MACRON qui pèseront sur tous les salarié-e-s.

Les cheminot-e-s, sensibles aux actions de défense de l’emploi en général et de l’emploi ferroviaire industriel en particulier, mènent depuis plus d’une décennie des actions dans le but de convaincre qu’une politique industrielle est possible et nécessaire en France et en Europe.

Nous devons nous donner les moyens d’une ambition industrielle de qualité bénéfique à tous. Nous en avons les compétences (formation, expertise, savoirs et savoir-faire), les technologies (ingénierie, développement) et la capacité de production, le tout renforcé par un maillage ferroviaire unique en Europe.

Dans le but de protéger les salarié-e-s, et les intérêts de la Nation ; et pour un développement durable des services publics de transport ferroviaire, nous devons donc exiger qu’ALSTOM reste une société au service d’une politique industrielle et ferroviaire maîtrisée. Nous ne connaissons pas d’exemple où des fusions de capitaux ont créé des emplois et amélioré la qualité de vie et de travail des salarié-e-s.

L’habillage politico-médiatique « de la mariée » a été mis en scène dans le seul but de rassurer les salariés français. Le gouvernement exigeant du futur consortium ALSTOM/SIEMENS une clause de maintien des effectifs pendant quatre ans. Mais la parole des grands groupes n’engage que ceux qui la croient !

Le groupe américain GENERAL ELECTRIC avait promis de créer 1 000 postes en France après le rachat des turbines d’ALSTOM … il en a déjà supprimé le double !!!

ALCATEL a subi une saignée avec l’annonce de 597 suppressions d’emplois en France, qui font suite à 400 autres depuis son rachat par le finlandais NOKIA en 2015, soit 1000 emplois de plus sur le carreau !!!

La Fédération CGT des Cheminot-e-s martèle que l’emploi industriel et cheminot doit être une priorité en France, afin de conserver et développer une activité de transport public ferroviaire.

C’est pourquoi, ensemble, nous devons accélérer la construction du rapport de forces nécessaire pour imposer d’autres choix au Gouvernement, au Patronat et à nos Directions.

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L’APPRENTISSAGE ET L’ALTERNANCE, UN BESOIN VITAL POUR L’ENTREPRISE

| Matériel

L’entreprise use et abuse de plus en plus du recours aux contrats précaires, CDD, intérimaires, pour répondre à la production intensive qu’elle prône au Matériel et dans un souci permanent de baisse des coûts.

Pour la CGT, il faut anticiper la transmission des savoirs et des compétences en fixant des objectifs ambitieux de formation d’apprentis et d’alternants au Matériel.

En quelques semaines et deux sollicitations (bilatérale le 5 septembre/DCI le 9/09), la direction du MATERIEL a prétendu être à nouveau attractive et submergée de demandes d’embauches.

Une rentrée automnale presque extraordinaire pour l’entreprise SNCF qui tranche avec la désorganisation chronique des ateliers de maintenance qu’elle organise et les différents problèmes qu’elle rencontre avec le Matériel Roulant.

La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement temporaire des charges dans les ateliers de maintenance. C’est le seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela lui permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Au même titre que les intérimaires ou les Contrats à durée déterminée, les apprentis et les alternants du Domaine MATERIEL souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires, poussés par l’obligation de résultats dans leur scolarité mais aussi par l’entreprise pour obtenir de leur part une forte productivité.

L’apprenti, c’est avant tout une graine en germe, d’un futur cheminot consciencieux, réfléchi, technique et organisé. Il connaît bien son environnement, l’atelier et toutes les règles qui régissent sa sécurité. C’est parce qu’il en a appris les rouages depuis son arrivée dans l’entreprise. C’est aussi celui en qui tous les cheminots ont confiance car il a gagné le respect de ses pairs par sa bonne tenue et son écoute attentive.

Pourtant, durant son apprentissage du métier ferroviaire, qu’il a mûrement choisi, il va connaître un véritable parcours du combattant du fait des dégradations commises par l’entreprise SNCF au nom de la rentabilité. Elle porte un nom, c’est la « productivité ».

C’est le même parcours qui attend l’alternant. Et c’est un véritable gâchis car il y a un potentiel énorme chez ces jeunes qui ne peuvent plus se contenter d’une simple lettre de recommandation de leur établissement.

La SNCF les met à contribution afin de résoudre les dysfonctionnements de ses réorganisations. Elle demande à ces jeunes cheminots malléables d’accepter les cadences élevées, les postes multiples et une production accrue.

Les alternants de la SNCF formés, compétents, qualifiés et efficaces, ne peuvent servir plus longtemps de « bouche-trous » à nos établissements de maintenance. Ils ont eux aussi droit à l’emploi au Statut dès la fin de leur contrat d’alternance.

Les propositions de la CGT sont sur la table :

  • L’alternance répond à une demande de formation et de mise en place d’un jeune salarié dans l’emploi et apporte des compétences supplémentaires aux salariés. Elle doit offrir et respecter des règles de fonctionnement d’entreprise mettant en oeuvre la sécurité physique et mentale des salariés, ainsi qu’une qualité de vie et de travail améliorée ;
  • L’alternance doit être ouverte à l’ensemble des métiers de la maintenance ferroviaire ;
  • Elle doit préparer et former ces jeunes salariés aux métiers cheminots ;
  • Elle ne doit pas être utilisée de façon à couvrir les emplois occupés par des cheminots ;
  • L’alternance à la SNCF doit déboucher automatiquement sur une embauche au Statut après réussite des examens car la SNCF a le devoir de recruter les alternants qu’elle forme ;
  • Afin éviter l’échec des apprentis et réussir une entrée positive dans le monde du travail, la CGT préconise une intégration dans une équipe équilibrée en nombre, avec un tuteur unique pour chaque apprenti ;
  • L’interdiction absolue de travailler seul sur le matériel roulant sans le soutien d’au minimum un cheminot ou de son tuteur ;
  • L’absence de notion de rentabilité dans son parcours professionnel d’équipe ;
  • Un cadrage pour les tuteurs afin de mieux appréhender le partage nécessaire avec l’apprenti.

La CGT soutient celles et ceux qui donnent tout pour obtenir un diplôme, un emploi et une nouvelle vie.

La CGT revendique :

✓ L’embauche de tous les apprentis ayant réussi aux examens ;

L’embauche des alternants ayant réussi aux examens et souhaitant continuer à travailler au MATERIEL ;

L’embauche des intérimaires qui le souhaitent ;

Le remplacement de tous les départs en retraite par des embauches.

Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux apprentis, aux alternants et aux salariés précaires à la recherche d’un emploi stable.

La CGT exige que l’entreprise utilise cette main d’oeuvre qualifiée, motivée et désireuse d’apprendre pour les besoins de renouvellement et d’extension des postes de travail.

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LA PRÉCARITÉ PERDURE AU MATÉRIEL

Intérimaires

| Matériel

Toujours présents dans le Domaine MATÉRIEL, les intérimaires souffrent d’une exploitation de leur statut de salariés précaires « bons à tout faire » par une entreprise peu scrupuleuse, qui fragilise le statut cheminot et met en péril la transmission des savoirs et savoir-faire.

La CGT s’interroge toujours sur le niveau des charges de travail et de la désorganisation chronique des ateliers, qu’ils soient TI ou TM. La Direction affiche un aplomb dédaigneux lorsqu’elle évoque l’accroissement des charges temporaires, seul motif qu’elle peut avancer pour avoir recours aux salariés intérimaires. Cela permet de réaliser une maintenance à bas coût, seul objectif recherché par nos dirigeants.

Faisant fi de la sécurité des personnels et des matériels, « les missions » s’organisent avec une ardeur que l’on ne retrouve pas dans le règlement des problèmes chroniques d’organisation de la production.

La spécificité des métiers du MATÉRIEL oblige à une formation contraignante et techniquement aboutie pour le ferroviaire.

Les accidents ferroviaires de ces dernières années sont autant de signaux que l’entreprise doit prendre en compte pour offrir une stabilité et une pérennité de l’emploi cheminot au statut du cadre permanent.

Les déroulements de carrière ainsi que les parcours professionnels sont freinés par l’utilisation de salariés précaires qui occupent des postes au dictionnaire des filières. Ces postes doivent permettre une évolution professionnelle dans l’entreprise SNCF mais ne bénéficient ni aux intérimaires qui les occupent, ni aux cheminots.

Les dégâts sur les conditions de vie et de travail des salariés frisent l’indécence sociale. Il n’est pas rare de côtoyer un salarié intérimaire qui n’a pas pris de « congés » ou de repos depuis plusieurs mois, en se reposant sur le fait qu’une hypothétique embauche peut survenir à la fin de sa énième mission.

Ce leurre du sacro-saint CDI n’est qu’un artifice pour augmenter la productivité de salariés souvent en proie à des difficultés financières, tout comme les cheminots au statut qui connaissent aussi une période difficile, tant sur les conditions de travail que sur les dégradations de leur qualité de vie.

Cette utilisation malhonnête de l’intérim prive la Caisse de Retraite et de Prévoyance des cotisations de ce personnel.

La CGT réagit vivement avec, et pour, les salariés précaires issus de l’intérim ou de CDD. Elle s’inquiète aussi de l’avenir de l’apprentissage dans le domaine MATÉRIEL et de l’alternance qui sont utilisés aux mêmes fins, à savoir une productivité galopante et vorace.

La CGT revendique l’embauche de tous les intérimaires qui le souhaitent. Elle rappelle qu’un départ en retraite équivaut à une embauche. Il est donc possible, voire nécessaire, d’embaucher dans notre entreprise et d’offrir cette possibilité aux intérimaires à la recherche d’un vrai contrat.

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IL EST URGENT D’AGIR !

Réorganisations

| Matériel

En provoquant des restructurations perpétuelles dans les ateliers au Matériel, en désorganisant la production de maintenance, la Direction M crée les conditions d’une désorganisation de la maintenance ferroviaire pour mieux la diviser voire de s’en débarrasser.

Le constat des dégradations commises sur le dos des cheminots s’impose. Sans l’intervention des cheminots, c’est un désastre annoncé.

Après la séparation des Technicentres Industriels et de maintenance courante, la perte de plus de 2 000 emplois en 3 ans, le rattachement de la maintenance wagons à MI (Techninat), le transfert des cheminots de la maintenance FRET à la future SA FRET, la création de Cluster ou autre Business Unit (BU), la mise en « plaques » des Bureaux Administratifs et l’effritement des pôles transverses de sécurité et de qualité …

…Voilà que l’entreprise s’attaque à l’ingénierie.

Cette situation mortifère pour les cheminots du Matériel exige une réaction de grande ampleur des cheminots de tous les collèges !

Les dégâts que cause cette politique de « minimalisation des coûts » et de « rationalisation des moyens » de la maintenance ferroviaire et le désordre qui règne dans la production de maintenance, ont des effets pervers et destructeurs pour les cheminots :

  • ils quittent l’entreprise en quête d’un emploi mieux payé et/ou moins anxiogène pour leur santé physique et mentale.
  • Les manques d’effectifs dans certains secteurs obligent les cheminots à de lourds et coûteux déplacements familiaux ;
  • Le transfert des cheminots du Matériel Fret dans une entité nationale (FRET SA au 1er janvier 2020) prive la maintenance d’une expertise métier indispensable à la maîtrise de la sécurité du transport de marchandises ;
  • Les Pôles Ingénierie Matériel pourraient être vidés de leurs connaissances et de leur maîtrise technique pour rendre notre outil de maintenance stérile. A l’instar des rames Regio2N, l’absence de moyens est flagrante pour manquer à ce point de solutions techniques afin de modifier et fiabiliser un matériel roulant qui pose énormément de problèmes depuis 2015 ;
  • la mobilité géographique se fait de plus en plus forte pour suivre les charges de travail en perpétuel mouvement ;
  • ils sont soumis à l’exposition ou à la suspicion d’exposition amiante, rendant les conditions de travail plus difficiles encore par un climat de tension au travail réellement anxiogène.

Il est temps d’inverser cette spirale du moins pire et de prendre les décisions qui rendront moyens, autorité et compétence aux véritables acteurs du ferroviaire, LES CHEMINOTS.

Il faut cesser d’accepter les dégradations importantes des conditions de travail, elles-mêmes dénoncées par la médecine du travail ainsi que l’Inspection du Travail partout où elle est sollicitée.

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre et les cheminots du Matériel non plus ! Ils connaissent parfaitement leur métier. La maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère. Elle est gage de SÉCURITÉ, FIABILITÉ, PONCTUALITÉ et CONFORT.

La CGT demande aux cheminots du Matériel de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !

  • Nous réclamons un redimensionnement des Cadres d’Organisation pour un développement des compétences humaines et organisationnelles ;
  • Nous voulons des moyens matériels et humains pour réussir toutes les missions et réaliser un travail de qualité. Pour réussir cette évolution, nous avons besoin d’embauches anticipées d’au moins 6 mois pour permettre la transmission des savoirs en prenant en compte les évolutions techniques des nouveaux matériels ;
  • Nous exigeons l’adaptation des organisations de travail dans les Technicentres à l’homme en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, Ingénierie,…) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que l’entreprise néglige et transforme pour les faire disparaître ;
  • Nous pouvons obtenir le développement des compétences d’ingénieurs et de techniciens pour mécaniser et fiabiliser le démantèlement ainsi que le désamiantage, afin de le rendre moins pénible et limiter au maximum les risques pour la santé des cheminots.

La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels et de maintenance courante, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.

Dès maintenant, partout où cela est possible, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à combattre toutes les formes de régression sociale et s’opposer au tricotage de l’entreprise SNCF.

LE 24 SEPTEMBRE, JOUR D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE, FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS LOCALES ET NATIONALES PAR LA GRÈVE.

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AMIANTE, DANGER GRAVE !

| • Droits et infos pratiques

L’amiante, interdite depuis 1997 en France, est source de problème majeur de santé. La direction de l’entreprise doit prendre au sens de la loi toutes les mesures pour protéger les salariés qui pourraient être exposés à ce matériau.

Des protocoles et des procédures ont été établis pour permettre de protéger la santé des cheminots et notamment ceux du matériel. Mais ils ne sont pas toujours appliqués par la Direction. La vigilance des cheminots est donc indispensable !

L’AMIANTE CONTINUE À TUER, LA PRÉVENTION DES RISQUES EST DE RIGUEUR.

L’amiante est une des premières causes de Maladie Professionnelle (MP) mortelle. Divers organismes de santé estiment qu’elle continuera à faire des victimes durant encore 50 ans.

Au-delà des compensations pécuniaires versées à la victime ou à ses ayants droit, suite à une reconnaissance de MP imputable à l’amiante, l’axe prioritaire doit être la prévention. Cela suppose que l’amiante doit disparaître dans toute l’entreprise.

La CGT exige que toutes les mesures de prévention soient prises afin de protéger la santé du personnel.

LA SITUATION DES ATELIERS DE MAINTENANCE WAGONS NOUVELLEMENT RATTACHÉS À L’ÉTABLISSEMENT TECHNINAT

Les réponses apportées par la Direction du MATÉRIEL et les Directions d’établissement de Maintenance, tant lors des droits d’alerte et de retrait, que lors des CSE Extraordinaires mais aussi lors des DCI déposées par la CGT, ne démontrent pas une volonté des dirigeants de mettre en place une véritable politique de prévention et de suivi médical des agents exposés.

LE PRÉLÈVEMENT PAR ÉCHANTILLONNAGE EN QUESTION

L’exemple du Droit d’Alerte déposé suite à un risque d’exposition à l’amiante lors des travaux de maintenance sur les wagons de l’activité FRET par le CSE TER AURA le 21 janvier 2019 est éclairant.

Suite aux affirmations de la direction du Technicentre AURA quant à la fiabilité du protocole national mis en place concernant les levées de doute sur des wagons potentiellement amiantés et face aux questions soulevées par la CGT, l’Inspection du Travail a poussé plus avant ses prospections et a demandé une expertise sur des lissoirs de 2 rames formées de différents types de wagons, soit 64 lissoirs au total.

Il s’avère que plusieurs d’entre eux, provenant entre autres de wagons type tombereau (qui sont parmi les plus utilisés et dont les pas de maintenance « temps » varient entre 3 et 6 ans), contiennent de fortes teneurs en fibres d’amiante de type chrysotile !

Au final, la DM est incapable d’affirmer qu’elle maîtrise complètement le processus de détection de l’amiante sur les wagons Fret. Les évènements à répétition ont démontré que le prélèvement par échantillonnage ne permet pas d’affirmer la non-présence d’amiante sur des pièces incriminées, puisqu’après des levées de doute effectuées en présence de l’Inspection du Travail, il a été mesuré une présence d’amiante dans celles-ci. (Voir RCC de la DCI du 23 juillet 2019 et compte-rendu CGT).

Au vu de tous ces éléments et face aux doutes, la CGT a exigé la mise en place de mesures conservatoires afin de ne pas exposer les cheminots à des risques que la DM et les directions d’établissement ne savent maîtriser pour le moment.

La DM a demandé à l’ensemble des directions des ateliers wagons de considérer les pièces repérées a priori comme saine (ce qu’ils appellent les « pièces noires ») comme étant potentiellement amiantées et de les traiter comme telles, avec application des procédures amiante en vigueur. Ceci jusqu’au retour des résultats des essais de l’AEF.

QUE SE PASSE-T-IL SUR LES SITES DE PRODUCTION WAGONS ?

La DM ne maîtrise pas l’ensemble des modes opératoires nécessaires au retrait des pièces amiantées comme de l’éradication des fibres. Elle n’a de cesse que de poursuivre sa doctrine dictée par la rentabilité et les gains de productivité en invoquant l’obligation de produire de la maintenance wagon à tout prix.

Elle exerce des pressions sur les cheminots pour les obliger à passer outre la menace du fléau que représente l’amiante décelée sur le matériel roulant.

La CGT dénonce l’attitude de certaines directions d’établissement et les pressions exercées à l’encontre des Cheminots et de leurs représentants CGT !

En règle générale, la direction tente d’établir un climat de peur en pointant le fait qu’ERMEWA menacerait de délocaliser les charges de maintenance en 2020 si les cheminots refusaient de travailler en présence d’amiante.

Elle procède ainsi à Tergnier, Ambérieu et Thionville (sur ce site elle use de primes et heures supplémentaires pour contraindre les cheminots à mettre leur santé en danger).

LA CGT EXIGE :

• Le respect pur et simple des mesures de prévention et processus de production ;
• Le retrait de toutes les sources de fibres ou d’amiante sur le Matériel Roulant en maintenance sur zone et ceux devant rentrer dans la période ainsi que dans les bâtiments tel que la loi l’y oblige depuis plus de 30 ans;
• La cessation de toutes menaces ou pressions pour obliger les cheminots du matériel à mettre leur santé en danger.

La CGT continuera à tout mettre en oeuvre pour protéger la santé des cheminots du matériel et à faire respecter la législation en vigueur.

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TOUS DANS L’ACTION LE 4 JUIN !

Tract Métiers Matériel

| Action du 4 juin 2019

Depuis le 12 juillet 2018 et le vote sur le projet de réforme ferroviaire, la CGT n’a cessé d’interpeller le gouvernement et la direction SNCF sur la nocivité du projet de réforme qu’ils portent.

Les remarques et propositions formulées par les organisations syndicales et en particulier la CGT avec sa proposition « ENSEMBLE pour le FER », n’ont pas été entendues ni retenues.

La lutte continue !

La réforme engagée n’apporte aucune solution aux enjeux du transport ferroviaire et ne règle en rien la situation des cheminots du Matériel qu’ils soient des Technicentres Industriels et des Technicentres de Maintenance.

Les cheminots du Matériel ne sont pas responsables de l’organisation défaillante de la production et du non-respect de la sécurité.

Face à un projet idéologique et contre-productif, la CGT continue de porter son projet « Ensemble pour le Fer » qui répond concrètement aux enjeux du service public : une SNCF au service de la Nation.

Le développement du débat dans l’entreprise et particulièrement dans les ateliers du MATERIEL doit à nouveau dynamiser nos luttes. Les cheminots doivent s’exprimer sur l’organisation du travail, les moyens humains et matériels à mettre en oeuvre pour produire une qualité de maintenance à la hauteur des enjeux.

La réforme n’a fait qu’accroitre les problèmes existants et en a créé des nouveaux.
✓ Des démissions en trop grand nombre dans nos équipes de production et dans l’encadrement qui deviennent préoccupantes ;
✓ Une déficience des approvisionnements et des perpétuels mouvements de la charge ;
✓ La complexité de la gestion des mouvements des matériels roulants (entrées et sorties) dans et hors des emprises du Matériel ;
✓ La fermeture d’UO et les mouvements de cheminots vers la charge de travail ;
✓ La fragilisation des relations entre les cheminots et leur encadrement.

Enfin, cette réforme a mis en lumière la désaffection de l’encadrement vis-à-vis de la politique portée par les hauts dirigeants de l’entreprise parce qu’elle l’a souvent obligé à mentir aux cheminots. La communication à outrance ne peut cacher à elle seule les réalités du terrain.

Continuons à exiger de véritables négociations ! La mobilisation des cheminotes et cheminots de tous les collèges est le seul levier pour faire bouger les lignes ! Nous voulons travailler correctement et donner du sens à nos métiers.

Les cheminots du Matériel, qu’ils soient de l’exécution, maîtrises ou cadres, doivent exprimer leur ras-le-bol en participant à la manifestation du 4 juin prochain, en s’inscrivant dans les modalités proposées par la CGT.

NE LÂCHONS RIEN SUR NOS REVENDICATIONS ET ALLONS CHERCHER L’ESSENTIEL !

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CRÉATION DE TECHNINAT : DANGER !

Maintenance wagons

| Matériel

La Direction du MATERIEL (DM) veut mettre en oeuvre son « projet de performance wagon création Techninat *», basé sur une organisation « agile et économe ».
Avec cette évolution de l’organisation pour la maintenance wagons, la direction vise en priorité une mobilité accrue et le renforcement des équipes dénommées « Task Force ».

Pour la CGT, cette nouvelle organisation du travail est inacceptable car elle accentue la séparation entre activités et dégrade les conditions de vie et de travail des cheminots du Matériel.

Le projet présenté dans les CSE concernés ne parle que de coûts, d’études de marché et de stabilité financière.

Sans modifier le maillage des ateliers de maintenance wagons pour l’instant, le TECHNINAT sera composé d’une seule entité divisée en deux territoires de production, l’un à vocation de maintenance industrielle et l’autre à vocation de maintenance mobile.

Comme il est stipulé dans le dossier, la direction répond avant tout avec cette nouvelle organisation à une logique d’économies de frais et souhaite utiliser le mode AGILE pour transformer à souhait l’organisation de la maintenance wagons.

Concernant l’emploi, le cadre d’organisation prévisionnel serait de 422 postes en augmentation de 19 dont 17 prévus au siège. Pourtant, la comparaison avec les effectifs de 2018 (438) fait apparaitre une baisse de 16 emplois.

Il faut avoir en mémoire que la direction du Matériel, pour faire accepter un dossier de réorganisation, est coutumière de ce genre d’annonce en trompe-l’oeil d’augmentation d’emplois pour au final arriver à une baisse des effectifs.

Où sont les carences et les pièges de cette réorganisation ?
▪ Aucune annonce pour une politique offensive de recrutements ;
▪ A terme des pertes d’emplois ;
▪ Augmentation de la digitalisation ;
▪ Pas de politique de formation spécifique ;
▪ Moins de perspectives de carrière dans un périmètre limité ;
▪ Pas d’engagement sur les possibilités de passerelles ;
▪ Création d’une direction à deux têtes, l’une basée à St Denis (CAMPRA) et l’autre à Lyon pour les axes de flux entre l’Europe du Nord et l’axe Alpin.

Pour la CGT, ce projet est dans la continuité de la séparation entre activités et s’oriente résolument vers une politique business avec le développement du chiffre d’affaires sur le marché européen.

Il s’agit d’une énième restructuration managériale qui ne permettra pas de régler les dysfonctionnements de la production de maintenance de wagons et de locomotives FRET, conséquences de la politique d’austérité menée à FRET SNCF depuis de nombreuses années.

Pour relancer la maintenance wagons, il faut une structure de proximité avec des dirigeants de proximité permettant d’organiser la réparation des wagons au plus près du terrain avec des techniciens formés et une ingénierie impliquée.

D’autre part, il faut une véritable politique de recrutements avec anticipation des embauches pour une bonne transmission des connaissances et du savoir-faire.

Les échanges d’informations et le partage des connaissances techniques seront plus efficaces si nous remplaçons la mobilité géographique forcée des TaskForce ou autre Mobiwag par une organisation qui permette la maintenance wagons dans des ateliers équipés et sécurisés.

La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de la maintenance wagons à débattre de ce projet de la direction avec les militants CGT, afin d’élaborer des propositions alternatives pour un véritable service public ferroviaire et une maintenance wagons de qualité.

* Techninat : nom provisoire du nouvel établissement

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AGIR POUR DES AUGMENTATIONS DE SALAIRES, PAS POUR DES PRIMES !

Salaires

| Matériel

La direction de l’entreprise a décidé de la mise en place d’une « indemnité opérationnelle Matériel IDF » pour les cheminots occupant un poste du CO des qualifications A à D dans les Technicentres de la région parisienne, suite aux difficultés d’attractivité et de fidélisation.
Pour la CGT, cette nouvelle prime non liquidable pour la retraite et qui ne concerne qu’une catégorie de cheminots, n’est qu’un artifice de plus dans l’individualisation de la rémunération souhaitée par la direction et non une véritable réponse pour endiguer les démissions et attirer de nouvelles recrues.

DES CHEMINOTS QUI SUBISSENT LA MODÉRATION SALARIALE

Les cheminots du GPF, quels que soient leur collège et leur région d’appartenance, subissent le gel de leur salaire depuis 2014, alors qu’ils produisent davantage de richesses chaque année. De plus, leur pouvoir d’achat est amputé par la hausse des dépenses obligatoires en termes de logement, d’énergie, de santé, de carburant, de biens de consommation courante…

La question du niveau des salaires est essentielle pour tout salarié.

Pour preuve, dans les Technicentres, la faiblesse des salaires et l’absence d’augmentations pérennes poussent de plus en plus de cheminots à démissionner, fragilisant ainsi l’organisation du travail mais aussi engendrant une perte indéniable de compétences.

Depuis de nombreuses années, la CGT alerte la direction sur les conséquences de sa politique au sujet, entre autres, de la perte d’attractivité et de l’attachement à notre entreprise. De plus, la fin annoncée des recrutements à Statut est sûrement un élément défavorable pour intégrer la SNCF.

L’ENTREPRISE MET EN PLACE UNE POLITIQUE SALARIALE QUI CHERCHE À DIVISER

La SNCF ne s’en cache pas, elle peine à recruter et à convaincre de travailler en Région Parisienne. Alors elle crée une prime qui ne répond qu’à sa vision libérale et à court terme du marché de l’emploi et non à des mesures pérennes réellement attractives.

La CGT réaffirme que la politique salariale menée par la direction vise en réalité à individualiser la rémunération afin de contraindre les cheminots à adhérer à ses choix politiques néfastes et à briser les socles collectifs.
Cette situation est inacceptable, des augmentations générales de salaires s’imposent!

C’est en ce sens que la CGT revendique :

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros bruts mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De supprimer les zones résidentielles des salaires en alignant les zones 2 et 3 sur la zone 1 et l’intégration de l’indemnité de résidence dans le traitement pour les cheminots ;
• De créer une indemnité compensatrice de la perte d’EVS pour les femmes enceintes ou en congé maternité ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles, pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10% par enfant à charge ;
• D’aligner le taux des EVS sur le plus élevé et le revaloriser ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière.

Face à une direction intransigeante qui n’apporte comme réponse aux légitimes revendications que des mesurettes, seul le rapport de forces fera bouger les choses en faveur des intérêts des cheminots en termes d’augmentations pérennes des salaires, d’un meilleur déroulement de carrière et d’embauches supplémentaires.

La Fédération CGT des Cheminots invite les cheminots à débattre de ces sujets et de la nécessaire mobilisation à construire pour gagner sur ces revendications.

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ESV, BILAN ET CONFIRMATION DE LA CASSE ORGANISÉE !

Établissement service voyageurs

| Matériel

Les ESV ont été créés par la direction pour terminer le travail de mise en tube par activité avec la volonté de livrer « clé en main » les cheminots, leur savoir-faire et leur expérience quand sonnera l’heure de l’ouverture à la concurrence !

La Direction a pris son temps pour affiner ses desseins en activant la stratégie de « la boite à outil ». Ainsi, chaque région et établissement aura vu une adaptation différente de la mise en place de ces ESV. Cette situation, depuis le début, la fédération CGT des cheminots l’a dénoncée au travers de multiples interventions dans les instances ou par le dépôt de DCI, parfois suivie d’action de grève.

Toutes les contestations en régions ont été à l’initiative de la CGT. Nous avions analysé dès le début que cette forme d’établissement servirait surtout à cloisonner et isoler encore un peu plus les cheminots et notamment les ASCT. Aujourd’hui, même celles et ceux qui ont accompagné ces mises en place d’ESV, reconnaissent que nous avions raison. Ceci appuyé par une production et une gestion bancale (notation, cloisonnement professionnel, traitement inégal selon les ESV d’une même région et de parcours professionnels…).

En effet, la mise en place des ESV a été accompagnée dans de nombreux endroits de référentiel ou d’accord concernant la question des parcours professionnels. Ainsi, alors qu’il est inscrit noir sur blanc que les passerelles seraient assurées (TGV, IC, TER ou Transilien), « des volontés régionales » surgissent afin que les activités recrutent en direct.

La Direction de Ouigo avait inauguré le processus en activant ces recrutements, désormais certains établissements avec l’assentiment des axes TGV lui emboite le pas. Ceci n’est malheureusement pas une surprise, cela dénote encore une fois avec quel mépris la direction considère les discussions qu’elle a avec les organisations syndicales, les négociations, les accords qu’elle signe. Demain dans le cadre des CSE et avec la disparition des élus DP, CHSCT et CE le pire est à craindre si nous n’agissons pas !

La CGT estime que ces agissements sont honteux vis à vis des ASCT et de leur parcours professionnel. La CGT dénonce le manquement grave de la direction vis-à-vis de la préservation élémentaire de la santé physique et mentale de ses salariés. Ceci s’ajoutant en effet à la mise en place de l’EAS dans de nombreuses régions et de la volonté d’ouvrir à la concurrence notamment pour les ASCT de l’activité IC.

UNE DIRECTION AVEUGLEE PAR LE BUSINESS !

Depuis 2014 et la loi portant réforme du ferroviaire nous ne cessons de dénoncer les recettes libérales et anti-cheminot appliquées avec un zèle coupable par nos dirigeants.

Il est grand temps qu‘un grand coup de frein soit imposé à nos dirigeants !

Depuis la lutte du printemps la direction revancharde veut en finir avec nous les ASCT, la liste des attaques est longue, remise en cause des accords locaux, extension de l’EAS, tentative de création d’équipe EML sans aspect sécurité, agent B sur TGV assuré par des agents d’escale et désormais l’embauche directe sur TGV sans possibilité donnée aux agents IC ou TER de postuler.

Il est temps de mettre un terme à cette situation, la CGT va tout mettre en oeuvre pour y parvenir et demande à tous les cheminots des trains de se mobiliser !

ENSEMBLE POUR LE FER AVEC LA CGT ON PEUT LE FAIRE, TOUS ENSEMBLE !

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LES ASCT DE OUIGO NE SONT PAS DES SERVEURS !

OUIGO

| Matériel

L’ASCT est la pierre angulaire de la relation avec le voyageur à bord du train. Ses missions sont claires et définies par le dictionnaire des filières, et également cadrées de par les habilitations sécurité, de l’assermentation et l’agrément dont il doit disposer. Les agents à bord des trains OUIGO sont bel et bien des ASCT à part entière !

Ainsi, nous avons appris, par voie de presse, la volonté de la direction d’initier une restauration à bord des trains OUIGO. Quelle ne fut pas fut la surprise des cheminots d’apprendre que ce serait aux ASCT de « vendre de la nourriture à bord » !

La Fédération CGT des cheminots et ses syndiqués, s’insurgent d’une telle éventualité et réaffirment qu’il n’est pas dans les missions d’un ASCT de proposer de la restauration à bord. Ceci est un métier à part entière et il est assuré avec brio sur les TGV INOUI par nos collègues de la restauration ferroviaire. Si l’idée de proposer de la restauration va dans le sens d’un service de qualité, ce n’est pas aux ASCT de l’assurer. De plus, par cette méthode, la direction espère faire fi des organisations syndicales, auxquelles un tel projet doit être a minima annoncé. De telles pratiques sont intolérables et démontrent une fois de plus le mépris de la direction envers les cheminots. Le spectre de la disparition d’IDTGV a ainsi refait surface. LAMENTABLE !!!

Encore une fois, nous ne nions pas qu’un besoin existe. Néanmoins, cela ne doit pas se faire par une surcharge de missions de l’ASCT dont la restauration n’est pas le métier !

La Fédération des cheminots CGT a déposé une Demande de Concertation Immédiate auprès de la direction OUIGO afin d’éclaircir la situation et réaffirmer les missions de l’ASCT qui ne reprennent pas de restauration.

La Fédération CGT des cheminots demande aux ASCT de OUIGO de se tenir prêts à agir massivement si la direction prenait la décision de passer en force !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

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Pays de Retz. La fin des guichets en gare, c’est pour la fin du mois

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