Fédération CGT des Cheminots


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IL EST URGENT D’AGIR !

Réorganisations

| Matériel

En provoquant des restructurations perpétuelles dans les ateliers au Matériel, en désorganisant la production de maintenance, la Direction M crée les conditions d’une désorganisation de la maintenance ferroviaire pour mieux la diviser voire de s’en débarrasser.

Le constat des dégradations commises sur le dos des cheminots s’impose. Sans l’intervention des cheminots, c’est un désastre annoncé.

Après la séparation des Technicentres Industriels et de maintenance courante, la perte de plus de 2 000 emplois en 3 ans, le rattachement de la maintenance wagons à MI (Techninat), le transfert des cheminots de la maintenance FRET à la future SA FRET, la création de Cluster ou autre Business Unit (BU), la mise en « plaques » des Bureaux Administratifs et l’effritement des pôles transverses de sécurité et de qualité …

…Voilà que l’entreprise s’attaque à l’ingénierie.

Cette situation mortifère pour les cheminots du Matériel exige une réaction de grande ampleur des cheminots de tous les collèges !

Les dégâts que cause cette politique de « minimalisation des coûts » et de « rationalisation des moyens » de la maintenance ferroviaire et le désordre qui règne dans la production de maintenance, ont des effets pervers et destructeurs pour les cheminots :

  • ils quittent l’entreprise en quête d’un emploi mieux payé et/ou moins anxiogène pour leur santé physique et mentale.
  • Les manques d’effectifs dans certains secteurs obligent les cheminots à de lourds et coûteux déplacements familiaux ;
  • Le transfert des cheminots du Matériel Fret dans une entité nationale (FRET SA au 1er janvier 2020) prive la maintenance d’une expertise métier indispensable à la maîtrise de la sécurité du transport de marchandises ;
  • Les Pôles Ingénierie Matériel pourraient être vidés de leurs connaissances et de leur maîtrise technique pour rendre notre outil de maintenance stérile. A l’instar des rames Regio2N, l’absence de moyens est flagrante pour manquer à ce point de solutions techniques afin de modifier et fiabiliser un matériel roulant qui pose énormément de problèmes depuis 2015 ;
  • la mobilité géographique se fait de plus en plus forte pour suivre les charges de travail en perpétuel mouvement ;
  • ils sont soumis à l’exposition ou à la suspicion d’exposition amiante, rendant les conditions de travail plus difficiles encore par un climat de tension au travail réellement anxiogène.

Il est temps d’inverser cette spirale du moins pire et de prendre les décisions qui rendront moyens, autorité et compétence aux véritables acteurs du ferroviaire, LES CHEMINOTS.

Il faut cesser d’accepter les dégradations importantes des conditions de travail, elles-mêmes dénoncées par la médecine du travail ainsi que l’Inspection du Travail partout où elle est sollicitée.

Même si certains sont tentés de le croire, la maintenance ferroviaire n’est pas à vendre et les cheminots du Matériel non plus ! Ils connaissent parfaitement leur métier. La maintenance ferroviaire n’est pas à prendre à la légère. Elle est gage de SÉCURITÉ, FIABILITÉ, PONCTUALITÉ et CONFORT.

La CGT demande aux cheminots du Matériel de s’opposer au dépeçage de la production de maintenance en utilisant les moyens mis à leur disposition, notamment le rapport de forces !

  • Nous réclamons un redimensionnement des Cadres d’Organisation pour un développement des compétences humaines et organisationnelles ;
  • Nous voulons des moyens matériels et humains pour réussir toutes les missions et réaliser un travail de qualité. Pour réussir cette évolution, nous avons besoin d’embauches anticipées d’au moins 6 mois pour permettre la transmission des savoirs en prenant en compte les évolutions techniques des nouveaux matériels ;
  • Nous exigeons l’adaptation des organisations de travail dans les Technicentres à l’homme en respectant le périmètre des métiers existants et les conditions de vie des cheminots ;
  • La remise en place et le renforcement des postes transverses (BA, IO, Ingénierie,…) nécessaires au fonctionnement de nos établissements que l’entreprise néglige et transforme pour les faire disparaître ;
  • Nous pouvons obtenir le développement des compétences d’ingénieurs et de techniciens pour mécaniser et fiabiliser le démantèlement ainsi que le désamiantage, afin de le rendre moins pénible et limiter au maximum les risques pour la santé des cheminots.

La CGT invite les cheminots à combattre les projets de la direction pour sauvegarder les technicentres industriels et de maintenance courante, maintenir l’outil de maintenance partout dans nos emprises SNCF et le développer.

Dès maintenant, partout où cela est possible, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots du Matériel à combattre toutes les formes de régression sociale et s’opposer au tricotage de l’entreprise SNCF.

LE 24 SEPTEMBRE, JOUR D’ACTION INTERPROFESSIONNELLE, FAISONS CONVERGER NOS REVENDICATIONS LOCALES ET NATIONALES PAR LA GRÈVE.

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ENSEMBLE, RESPONSABLES ET COMBATIFS !

COVID-19

| Fédération

En pleine crise sanitaire, tous les accès de fièvre ne sont pas dus au COVID-19 : les profits que les entreprises s’apprêtent à verser aux actionnaires du CAC 40 (53 milliards d’euros, +6 % depuis 2019) font chauffer les thermomètres ! « Socialiser les pertes et privatiser les gains » : ce principe libéral continue de rimer avec austérité, dumping social et casse des services publics.

Invitation à la bienséance pour les uns ; ordonnances et régressions sociales pour les autres !

MESURES GOUVERNEMENTALES : RIEN CONTRE LE CAPITAL

« L’invitation » de Bruno Le Maire aux entreprises qui ont accès au chômage partiel, c’est-à-dire qui ont leurs salariés payés par l’Etat, « à ne pas verser de dividendes » semble bien timide, pour ne pas dire incantatoire. En même temps, il n’hésite pas à affirmer que « tous les moyens » à disposition seront utilisés « pour protéger les grandes entreprises françaises » !

La « concorde exceptionnelle » face à la crise que le Premier ministre appelle de ses voeux, continue donc de rimer avec intérêts particuliers plutôt qu’avec intérêt général !

En effet, le Gouvernement n’a pas tardé à dégainer des ordonnances pour augmenter la durée maximale de travail hebdomadaire et rogner sur les congés payés des travailleurs.

Ces dispositions permettent, par exemple, à tout employeur d’imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus en dérogeant aux délais de prévenance et aux modalités d’utilisation définies par le Code du travail ou les accords collectifs. Elles permettent également de déroger aux repos hebdomadaire et dominical, à la durée du temps de travail.

Jamais à court de bonnes idées, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, lance, quant à lui, une cagnotte, ou plutôt un « grand appel à la solidarité nationale » dans la lutte contre le coronavirus. Pas de rétablissement de l’ISF, d’augmentation d’impôts sur les grandes fortunes, ou d’arrêt de l’optimisation fiscale en vue ! De l’argent pour le capital et pas pour le travail, en propre comme en figuré !

Face à l’urgence que convoque la situation sanitaire, les salariés font face !

Infirmières, aides-soignantes, urgentistes sont en première ligne avec des protections trop souvent dérisoires ! À défaut de liberté et d’égalité, c’est la fraternité qui s’invite aux fenêtres chaque soir pour applaudir ces héros. Caissières, assistantes maternelles, personnels de nettoyage, employés à la collecte des déchets ménagers, salariés des transports… et cheminots luttent également aux avant-postes !

La dignité, l’abnégation et l’engagement sans faille dont ils font preuve dans la lutte contre le coronavirus sont les seuls à même d’emporter la victoire ! Il ne saurait être question qu’une fois acquise, celle-ci leur soit confisquée par des mesures de régression sociale !

DES MESURES CONTRE LE TRAVAIL

La loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 a été adoptée par le Parlement le 22 mars 2020. Cette loi prévoit, entre autres, la création d’un état d’urgence sanitaire et des modifications du code du travail et de la sécurité sociale, renvoyées à des ordonnances. Déclarer l’état d’urgence permet de prendre des mesures particulièrement restrictives des libertés individuelles et publiques sans passer par les procédures habituelles, notamment le Parlement.

Les principales ordonnances qui impacteront les salariés :

Congés payés, jours de repos : « …Un accord d’entreprise ou de branche peut déterminer les conditions dans lesquelles l’employeur est autorisé, dans la limite de six jours de congés et sous réserve de respecter un délai de prévenance qui ne peut être réduit à moins d’un jour franc, à décider de la prise de jours de congés, y compris avant l’ouverture de la période au cours de laquelle ils ont normalement vocation à être pris, ou à modifier unilatéralement les dates de prise de congé. »

« …L’employeur peut imposer que les droits affectés sur le compte épargne-temps du salarié soient utilisés par la prise de jours de repos, dont il détermine les dates en respectant un délai de prévenance d’au moins un jour franc. »

«Le nombre total de jours de repos dont l’employeur peut imposer au salarié la prise ou dont il peut modifier la date ne peut être supérieur à 10.»

Dérogation aux règles relatives à la durée du travail (article 11, I, 1, b) : dans les secteurs particulièrement nécessaires à la sécurité de la Nation ou à la continuité de la vie économique et sociale, l’employeur pourra déroger aux règles relatives à la durée du travail, au repos hebdomadaire et au repos dominical. La durée quotidienne du travail peut être portée à douze heures, de jour comme de nuit. La direction de FRET SNCF veut imposer des journées de 14h ! La durée du repos quotidien peut être réduite à 9h (contre 11 actuellement). La durée hebdomadaire du travail peut être portée jusqu’à 60h. On peut donc sérieusement s’interroger sur l’intention réelle du Gouvernement.

Règles applicables à la demande d’autorisation d’activité partielle : le décret est applicable aux demandes d’activité partielle effectuées à compter de la date d’entrée en vigueur du décret (le 27 mars 2020), au titre du placement en position d’activité partielle de salariés depuis le 1er mars 2020.

Actuellement, la demande, adressée au préfet, doit impérativement avoir lieu avant de réduire l’activité. Il n’est possible de faire la demande a posteriori que lorsque la suspension de l’activité est due à un sinistre ou des intempéries. Dans ce cas, elle doit avoir lieu dans les 30 jours qui suivent le passage en activité partielle.

Le décret ajoute un nouveau cas de figure : les circonstances de caractère exceptionnel, ce qui fait sans aucun doute référence à la propagation du virus COVID-19 et aux mesures de confinement, qui ont de sérieuses conséquences sur le fonctionnement des entreprises. Les salariés au forfait pourront désormais bénéficier de l’activité partielle. Les entreprises publiques y sont éligibles.

La CGT insiste sur le besoin de distinguer les secteurs essentiels, (santé, alimentation, services publics…) avec l’obligation de protéger la santé des salariés, des autres secteurs, notamment industriels. Elle refuse l’idée d’unité nationale face à un Gouvernement qui refuse d’entendre, depuis plus de 10 jours, les demandes qui lui sont formulées en matière économique et sociale. Les polémiques organisées contre des syndicats, ou des salariés qui refusent de travailler sans protection, sont scandaleuses. Ces ordonnances restent majoritairement contraires aux intérêts des salariés.

LES CHEMINOTS EN PREMIÈRE LIGNE

Comme d’autres professions, notre travail nous expose particulièrement aux pandémies : contact massif avec le public, contact avec de nombreux autres travailleurs (sous-traitants, prestataires), lieu de travail confinés (trains, ateliers, bases vie, plateformes téléphoniques, bureaux en open-space…). L’absence de matériel de protection (réquisitionné par l’Etat) a donc logiquement conduit à une très forte contamination des cheminots. Au 25 mars, 365 cheminots étaient « malades confirmés », soit 0,24 % rapporté aux effectifs. Cela peut paraître faible, mais c’est 8 fois plus que la population française, et cela ne reprend que les malades sérieux (il y en a beaucoup plus de « suspectés », dont les symptômes ne sont pas graves). Les cheminots sont donc, eux aussi, durement frappés par l’épidémie !

Cependant, le 31 mars, il y avait 418 cas confirmés, soit une hausse de 15 %, alors que le nombre de malades dans la population française a doublé (52128).

Cela signifie que les mesures drastiques préconisées par la CGT (arrêt des activités non-indispensables, protection ou retrait des cheminots devant travailler…) ont produit des effets non négligeables.

Dans ces conditions, les dirigeants qui poussent pour la reprise du travail sont des inconscients !

La reprise ne pourra s’envisager qu’après les pics épidémiques dans toutes les régions et lorsque les tests systématiques des agents pourront être faits (ce que la CGT a demandé dans un courrier adressé au Président Farandou).

En attendant, la priorité doit être la protection de la santé des cheminots !

PAS QUESTION DE PAYER LA FACTURE

Les interventions de la CGT visent, en premier lieu, à protéger les cheminots, en faisant en sorte qu’ils ne soient pas incités à s’exposer inutilement au risque pour des raisons financières. Par ailleurs, la CGT considère que les cheminots ne doivent pas pâtir de la crise sanitaire en cours.

C’est en ce sens que la Fédération CGT des cheminots a porté plusieurs exigences :

  • qu’aucun cheminot ne soit incité financièrement à se mettre en danger ;
  • que les cheminots appelés à travailler pour maintenir les productions essentielles ne subissent aucun manque à gagner du fait de la réduction d’activité ;
  • qu’aucun cheminot non-utilisé pour quelque raison que ce soit, ne subisse de perte de salaire.

Plusieurs éléments de rémunération ont été maintenus suite aux interventions de la CGT cheminots auprès à la fois de la DRH nationale, mais également des directions métiers.

  • maintien du traitement, indemnité de résidence, prime de travail, indemnités fixes mensuelles pour tous les cheminots ;
  • neutralisation des effets de la baisse d’activité sur l’acompte congés des agents de conduite ;
  • neutralisation du manque à gagner en EVS pour les cheminots travaillant, par l’octroi d’une « indemnité compensatrice exceptionnelle de service restreint » d’un montant de 2,34 € à 13,54 € selon la filière et la qualification.

La CGT poursuit ses interventions pour neutraliser les effets financiers sur les cheminots, notamment s’agissant de l’impact des journées de travail réduites sur la prime de travail réelle, primes de traction par exemple.

Par ailleurs, nous serons extrêmement vigilants sur l’éventuelle application des mesures liées à la possibilité du chômage partiel, afin que la direction s’engage à ce que ce dispositif n’ait aucune incidence sur les cheminots.

Des dangers demeurent en matière salariale, qui pourraient avoir des effets contraires aux mesures de prévention, notamment :

  • les dérives managériales préexistantes qui font que la rémunération de certains cheminots comporte une part excessive d’EVS en lieu et place du salaire. Cette absence de reconnaissance des qualifications conjuguée à des perfusions d’EVS incitent certains cheminots à s’exposer volontairement au risque, qu’il s’agisse du travail de nuit, du travail isolé ou actuellement du travail sans protection, ou sans faire valoir un arrêt maladie ;
  • la GIR et ses objectifs qui ne sont pas revus pour le moment, et qui incitent certains encadrants à vouloir relancer la production en dépit du bon sens et du principe de précaution.

La Fédération CGT des cheminots poursuivra ses interventions, avec les cheminots, pendant cette crise sanitaire et au-delà, afin de lutter contre l’ensemble de ces substituts de salaire qui mettent quotidiennement en danger les cheminots, individuellement et collectivement, et remettent en cause la reconnaissance des qualifications.

DISPOSITIF CONGÉS ET REPOS : une attaque sérieuse aux droits des cheminots

Assurer la continuité du service public ferroviaire et le maintenir en état, afin qu’il fonctionne le plus rapidement et le plus efficacement possible à la sortie de la crise sanitaire, est un enjeu crucial pour la Nation comme pour l’entreprise. Cependant, cela ne peut servir de prétexte au Gouvernement et à la direction pour amputer les cheminots de leurs droits aux repos et aux congés.

Nous dénonçons avec force l’application des ordonnances gouvernementales en la matière contenues dans le Temps Réel n°35 du 1er avril 2020 édité par la direction SNCF. Les cheminots n’ont pas à subir la perte de leurs congés ou de leurs repos dans un contexte qu’ils n’ont pas choisi. Par ailleurs, ils oeuvrent précisément à la solidarité concrète chaque jour en assurant leurs missions.

En ce sens, l’appel de la direction SNCF « à la solidarité nationale » est indécent. Les cheminots, de par leurs métiers, leurs fonctions et leur attachement indéfectible à assurer la continuité du service public ferroviaire au coeur d’une crise sanitaire et sociale sans précèdent, n’ont pas de leçon de ce type à recevoir.

La Fédération CGT réaffirme sa volonté de se tenir auprès des cheminotes et cheminots en toutes circonstances, en continuant d’agir chaque jour afin de les conforter dans leurs droits.

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TÉLÉTRAVAIL : LA SANTÉ PHYSIQUE ET MENTALE D’ABORD!

Conditions de vie et de travail - Lutte contre le coronavirus

| Fédération

Le confinement déclaré solennellement par le Président de la République est pour l’heure le seul moyen efficace de ralentir la propagation du virus et d’éviter la saturation de notre système de santé.

C’est ainsi que le télétravail a été massivement mis en place lorsque c’était possible, en urgence et en dehors de tout cadrage.

Attention danger !

Rester confiné est, selon les experts, le seul moyen de se protéger et de protéger les autres. Afin de rendre effective cette décision, le Gouvernement s’est engagé à maintenir la rémunération des salariés à travers les dispositifs de chômage partiel et le recours au télétravail partout où c’est possible.
Ceci a un coût et il sera d’autant plus important que les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de déréglementer le travail et de réduire les dépenses publiques.

Les salariés n’ont pas à payer cette crise.

Pour la CGT, l’urgence sanitaire doit être prise avec sérieux. La santé des salariés et de la population doit primer sur les intérêts financiers et les stratégies d’entreprise.

La production doit être réduite au strict nécessaire des besoins essentiels de la population ! C’est ce que la CGT a exigé dès la mise en place du confinement.

Mais les ministres de l’Économie et du Travail tiennent un autre discours : ne pas arrêter l’économie face à la compétition mondiale. Ainsi, nous voyons nombre d’entreprises continuer leur activité, sans protéger les salariés.
Les incitations au télétravail participent de cette stratégie afin de poursuivre une activité quasi normale. Or, travailler à son domicile, sans cadrage réglementaire, sans protection ou avis de la CSSCT locale, sans réflexion sur l’organisation de la production, n’est pas une activité normale. D’autant que le ministère de l’Éducation Nationale contraint les élèves à rester à leur domicile.
La continuité pédagogique mobilise les parents, dont la première mission est d’assurer l’école à la maison, la restauration, l’éducation physique et les loisirs essentiels à l’équilibre d’un enfant.

Pour la CGT, le télétravail comporte des risques :

  • Disparition des frontières entre la vie personnelle et la vie professionnelle ;
  • Élargissement naturel de l’amplitude de travail, réduisant le repos journalier ;
  • Surcharge mentale, absence de mesures du temps de travail ;
  • Désocialisation du collectif de travail ;
  • Isolement pouvant causer des risques psycho-sociaux ;
  • Matériel inadapté, ou tout simplement pas fourni par l’entreprise ;
  • Prise en charge des accidents du travail.

En 2017, malgré ses nombreuses propositions, la CGT n’avait pas signé l’accord télétravail à la SNCF. Il ne protège pas les cheminots, voire il les expose aux dérives connues : pas de limitation du temps et des heures de travail, possibilité au hiérarchique d’accorder, de refuser ou de supprimer le télétravail sans justification ou recours. Depuis, les ordonnances Macron ont supprimé l’obligation de conclure un accord au profit d’une simple charte unilatérale de l’employeur.

La CGT est intervenue auprès de la Direction de l’entreprise pour faire cesser ces dérives, et ce d’autant que le télétravail a été mis en place à grande échelle et dans l’urgence.

Le grand nombre de connexions a provoqué la saturation des systèmes de télécommunications des serveurs de la SNCF. La CGT défend le maintien d’une activité essentielle en lien avec les besoins d’un service public du transport des usagers et des marchandises, en ce sens, le télétravail doit y contribuer, pour autant, toutes les autres productions doivent être aménagées ou suspendues au regard des difficultés et contraintes que posent le confinement.

Le télétravail ne protège pas de tout !

Il est de la responsabilité de nos premiers dirigeants d’envoyer des consignes claires pour suspendre tous les objectifs de production habituels.

Au terme de cette crise, il sera aussi indispensable de redéfinir le télétravail, qui demeure trop souvent le seul recours pour limiter des temps de trajet devenus trop longs, en raison des multiples restructurations et changements de résidence d’emploi imposés aux cheminots.

La solution passera nécessairement par une autre politique de l’emploi et une meilleure répartition par bassins dans tous les territoires.

Il ne faudrait pas non plus que le télétravail se généralise après le confinement, avec notamment l’apparition de bureaux hôteliers dépersonnalisés, réservables à l’avance et largement inadaptés pour de nombreux métiers de l’entreprise.

Car au-delà de l’apparent confort que semble procurer le télétravail, pour les directions d’entreprise, c’est aussi la volonté de réduire les coûts et augmenter la productivité. Réduction des surfaces locatives, coûts d’entretien des immeubles, factures d’énergie, d’eau, etc. Ces coûts sont reportés sur les salariés qui mettent à disposition de l’employeur quelques mètres carrés de leur domicile !

L’amélioration des conditions de travail est un autre levier à activer sans tarder. Cela passe par des espaces de travail revus et une organisation respectueuse de la santé physique et mentale des salariés. Cela passe par l’élimination des open spaces, l’arrêt du lean management, et de toutes les formes d’organisation toxiques pour les salariés.

La Fédération CGT des Cheminots continuera d’interpeller la direction en ce sens, pour protéger la santé physique, mentale et sociale des cheminots, exiger une autre politique de l’emploi et améliorer les conditions de travail de tous les cheminots.

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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT NE SONT PAS DES COBAYES !

Lutte contre le coronavirus

| Équipement

Depuis le début de la crise sanitaire, la Fédération CGT des cheminots est intervenue à tous les niveaux de l’entreprise pour imposer des mesures de protection pour les cheminots de l’Équipement.

Alors que le pic de l’épidémie se profile dans les jours à venir, la direction compte exposer les cheminots pour des chantiers ni urgents ni essentiels en expérimentant des gestes métiers « adaptés ».

Le confinement déclenché le 16 mars dernier a engendré la fermeture des chantiers d’investissement et la mise au ralenti de nombreux collectifs de travail. Une note d’information, publiée par la Direction de l’entreprise ce même jour, précisait de nombreux points allant de la garde des enfants au maintien des salaires, les dotations de lingettes et la fourniture de gel hydroalcoolique. Partout, la CGT a revendiqué que seules les activités essentielles à la continuité du Service Public ferroviaire et à la sécurité soient maintenues, et ce jusqu’au terme de la période de confinement.

Aujourd’hui, la direction de SNCF Réseau envisage de relancer la production à grande échelle, en s’appuyant sur des « fiches prévention » rédigées sur le coin d’un bureau à Saint-Denis, et décrivant une trentaine de situations professionnelles et gestes métiers à adapter pour éviter les contaminations.

Certaines fiches décrivent des situations où les gestes métiers à mettre en oeuvre permettent de douter du respect des gestes barrière dont la primauté a été sans cesse réaffirmée. Pour la

CGT, c’est inacceptable !

Dans nos métiers, le travail en équipe est très souvent la règle. La mise en oeuvre des processus repris dans ces fiches apparaît difficile à appliquer pour un remplacement de rail, la pose d’une LTV, ou bien encore le seul fait de travailler dans un EIV… Pour cela, la Direction aurait obtenu du Gouvernement l’autorisation de se doter de masques chirurgicaux qui font tant défaut aux professionnels de santé !

Avec cette reprise à marche forcée, c’est la sécurité et la santé des cheminots de l’Équipement qui sont mises à mal.

La CGT rappelle aux cheminots qu’ils peuvent faire usage de leur droit de retrait si un quelconque danger pour leur santé ou leur vie survenait.

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NOS DROITS NOUS APPARTIENNENT !

FLASH INFO - COVID 19

| Fédération

Alors que la crise sanitaire que nous traversons est sans précédent, la direction SNCF, sous couvert des ordonnances gouvernementales, tente de réduire les droits des cheminots. Elle souffre par ailleurs d’approximations de plus en plus visibles quant aux moyens de protection mis en oeuvre afin de protéger les cheminots. Nous subissons cette crise comme l’ensemble des citoyens, nous n’en sommes pas responsables.

DISPOSITIF CONGÉS ET REPOS : une attaque sérieuse aux droits des cheminots.

Assurer la continuité du service public ferroviaire et le maintenir en état afin qu’il fonctionne le plus rapidement et le plus efficacement possible à la sortie de la crise sanitaire est un enjeu crucial pour la Nation comme pour l’entreprise. Cependant, cela ne peut servir de prétexte au Gouvernement et à la direction pour amputer les cheminots de leurs droits :

  • Aux repos (RN, RU, RQ, RM, …), acquis en compensation des contraintes imposées par la production ferroviaire et la continuité du Service Public (horaires décalés, atypiques, travail de nuit, dimanches et fêtes, mobilité, etc..) ;
  • Aux congés, acquis pour permettre aux salariés d’avoir accès aux loisirs, aux vacances, au temps libre etc.

C’est d’autant moins tolérable que cette mesure revient à signifier aux cheminots qu’ils sont confinés à domicile pour convenances personnelles et non par décision du Gouvernement et par l’obligation faite à l’employeur de garantir l’intégrité physique et morale de ses salariés.

Quant aux autres cheminots, à la production sur le terrain ou en télétravail, c’est leur signifier que leur travail n’ouvre tout simplement plus droit à l’entièreté des repos et congés auxquels ils peuvent prétendre, et ce malgré les conditions dans lesquelles ils l’exercent !

Nous dénonçons avec force l’application des ordonnances gouvernementales. Les cheminots doivent pouvoir continuer à percevoir l’intégralité de leur salaire et ne doivent pas être privés de leurs congés ou de leurs repos.

PROTECTION DES CHEMINOTS : Refusons le bricolage

Les cheminots doivent disposer des moyens de protection indispensables et en nombre suffisant pour l’exercice exclusif des missions nécessaires à la continuité du Service Public ferroviaire.

Il semble cependant que la direction peine à le garantir !

Désorganisée, et soumise à des injonctions contradictoires selon les SA, les Activités voire les établissements, l’entreprise semble par exemple incapable de fournir aux cheminots des lingettes anti-virucides dans certaines régions. En lieu et place, elle fournit des lingettes antibactériennes pour le nettoyage des postes de travail ou de conduite ! La direction SNCF doit donc se ressaisir. C’est inacceptable.

La Fédération exige des mesures concrètes et immédiates visant à déterminer définitivement et de manière intangible pour l’ensemble des SA, Activités et Etablissements :

  • Les missions strictement essentielles pour assurer la continuité du Service Public ;
  • L’approvisionnement des moyens de protection (gel, masques, lingettes, …).

Dans l’attente, la Fédération CGT des cheminots renouvelle ses préconisations formulées dans sa consigne syndicale « COVID 19 » datée du 17 mars. Chaque cheminot qui ne serait pas doté des moyens de protection adéquats et en nombre suffisant pour travailler est fortement incité à se mettre en sécurité et à limiter les risques de propagation.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS RAPPELLE QU’ELLE RESTERA EXTRÊMEMENT VIGILANTE ET ATTENTIVE QUANT AUX CHOIX OPÉRÉS PAR LA DIRECTION SNCF SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE.

EN OUTRE, ELLE RESTERA RÉSOLUMENT AUX CÔTÉS DES CHEMINOTES ET DES CHEMINOTS AFIN DE DÉFENDRE LEURS DROITS ET LEUR INTÉGRITÉ.

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RÉVISER NOS OBJECTIFS VERS L’INTÉRÊT GÉNÉRAL

Sortie de crise sanitaire

| Maîtrise et cadres UFCM

À la SNCF, le management par objectif est devenu la règle.

La réalisation des objectifs s’impose comme un dogme, souvent au détriment de l’essentiel. Peu importe comment ils ont été décidés (concertations, négociations). Les moyens, la cohérence de production ne sont pas définis. Ils doivent être atteints. Les encadrants ne sont jugés que sur les résultats obtenus, occultant leur réactivité face à l’imprévu, et les manières pour y arriver.

L’objectif se fixe, en théorie, selon le but à atteindre, la performance à réaliser. Dans la gestion d’une entreprise, celui-ci est donc le reflet d’une volonté (en termes de qualité, quantité, d’efficacité) couplée à des moyens, dans un contexte.

Or, le contexte peut changer.

D’ailleurs, tous les ans en mars ou avril, est présentée, dans les Conseils d’Administration des entreprises du GPU, l’adaptation des prévisions budgétaires, parce que le contexte a évolué.

En effet, les budgets sont conçus dès octobre ou novembre de l’année N-, les réalisations des derniers mois de l’année ne sont, à ce moment, que projections. A la SNCF, certains éléments relèvent aussi de la présomption, voire de la conjecture, quand ils reposent sur les budgets ou moyens mis à disposition par d’autres : État, autres entreprises ferroviaires, organismes de financement…

Le budget 2020 de SNCF Réseau a d’ailleurs été réalisé sans aucun plan stratégique, financier ou industriel officiel partagé avec l’Etat.

L’analyse économique et financière des 2 ou 3 premiers mois de l’année N permet donc de modifier le budget. En général, les moyens mis à disposition du transport public ferroviaire ne sont jamais revus à la hausse.

Ce deuxième budget fait plutôt l’objet de renoncements.

En général, cette révision se traduisait par des baisses d’effectifs. La contraction de la masse salariale est, en effet, toujours la variable la plus facilement ajustable par la direction de l’entreprise et l’Etat.

Tous les ans, nous vivons la même chose…

Ce qui ne change pas, ce sont les objectifs fixés en EIA, aux DPX, DUO, RET, TOP… Et autres encadrants en proximité.

Dès le mois d’avril, les COMEX et les hauts dirigeants le savent ! Certaines missions ne pourront être accomplies, certains programmes ne seront pas achevés, certaines commandes non soldées ; pour autant, celui qui doit les réaliser n’est ni averti, ni alerté, et surtout pas consulté pour les modifier ou reformuler.

Pour l’UFCM-CGT, la modification de la prévision budgétaire doit être l’occasion de faire un point d’étape sur les objectifs des différents encadrants.

Il n’y a pas que le budget qui vient bousculer les résolutions que l’on se fixe.

La révision des objectifs devrait aussi être de mise face aux éléments imprévisibles qui peuvent les impacter. Aléas climatiques particuliers, grèves, ou bien sûr l’actualité qui nous le rappelle dramatiquement, crise sanitaire et épidémie.

Tout événement nuisant à la production devrait être pris en compte. Y compris la grève. On ne demande pas à un conducteur de conduire les trains qu’il n’a pas assurés pendant une période de grève. Les encadrants, eux, voient leurs objectifs et dossiers toujours en place et toujours à traiter, que l’arrêt de la production soit de leur fait, ou de leurs équipes.

La crise Covid 19 que nous traversons montre à la fois le carcan et l’abrutissement de certains managers englués dans la réalisation d’objectifs, qui pourraient maintenant paraître dérisoires, mais aussi l’ingéniosité, la conscience professionnelle, le sens des responsabilités de certains encadrants qui, malgré les contraintes de production, le zèle de certains, ont su hiérarchiser les priorités en fonction de la sécurité, de la préservation de leurs équipes, des contraintes de réalisation de certaines tâches liées aux gestes barrières.

De fait, tout ne pourra pas être réalisé

Quand il y a moins de monde pour produire, il y a moins de production. De fait, il y aura un impact financier à cette crise. La direction cédera-t-elle à la tentation de faire payer la note aux cheminots ?

Mais puisque toutes les cartes seront rebattues, même le Président de République a affirmé qu’il y aura un avant et un après. Pour l’UFCM-CGT, nous devons changer les méthodes :

Il faudra faire un listage exhaustif de ce qui peut être encore réalisé dans le respect de la réglementation et des conditions et utilisation de travail de tous les salariés.

Les renoncements à certains projets, chantiers, programmes devront être clairement annoncés.

L’UFCM-CGT ne se contentera pas de bonnes intentions et d’incantations.

Nous n’accepterons pas de pressions sur les encadrants et de fait par ricochet sur leurs équipes, pour concrétiser des objectifs inatteignables.

Il faudra aussi valoriser les capacités d’adaptation et les choix de préservation de la santé des agents et ceux de la sécurité.

Des consignes sont actuellement données afin d’utiliser le confinement actuel pour réaliser les EIA. Pour la CGT, les incertitudes de sortie de crise rendent l’exercice impossible ou illusoire, voire artificiel.

La période doit être à la planification de toutes les opérations nécessaires au retour à une circulation rapide lorsque les autorités auront levé les mesures de confinement.

Les objectifs attendront le retour à une vie normale.

Les objectifs doivent aider à prioriser nos actions et non à évaluer le personnel, sinon ils conduiront à des excès de zèle dangereux ou à une perte de sens de notre travail.

L’UFCM-CGT revendique que chaque encadrant puisse régulièrement rencontrer son hiérarchique afin de débattre et réévaluer ses objectifs, en fonction des moyens alloués, mais aussi du contexte.

Aujourd’hui encore, notre principal objectif c’est le service public !

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PRIMES DE TRACTION PENDANT LA PÉRIODE DU COVID19 !

Rémunération ADC

| Traction

Alors que la direction de l’entreprise a annoncé des mesures pour garantir la rémunération des cheminots, la fédération CGT s’est attachée à ce que celles des ADC (Fret et Voyageurs) le soit au mieux. En effet, au travers notamment d’un système de primes de Traction trop complexe, la rémunération des ADC est très variable et difficile à garantir.

Cette garantie de la rémunération (ensemble des éléments de la rémunération à l’exception des déplacements et des indemnités de travail de nuit ou de dimanche) ne vaut que pour les ADC (statutaires ou contractuels) placés dans les situations suivantes :

  • Agent malade ;
  • Agent ne travaillant pas pour assurer la garde d’un enfant malade ;
  • Agent ne travaillant pas pour assurer la garde d’un enfant de moins de 16 ans du fait de la fermeture de crèche ou d’établissement scolaire ;
  • Agent placé en « quarantaine » ou isolement sanitaire ;
  • Agent non utilisé à la suite de mesure gouvernementale de réduction de l’activité au strict minimum.

La codification dans PACIFIC de ces journées est le code « JB ».

Pour maintenir le traitement et l’indemnité de résidence le cas échéant, il n’y a aucune problématique particulière. En revanche, concernant la prime de traction, l’exercice se révèle plus délicat :

La direction a choisi de recourir au paiement de l’acompte congé pour les journées relevant des cas ci-dessus. Elle s’appuie sur le fait que les logiciels permettent ce type d’opération sans avoir trop d’interventions manuelles sur le système.

Le paiement à l’acompte congé gomme également les effets négatifs des dernières grèves, ces dernières n’impactant pas le calcul du taux de congé.

La fédération CGT a mis en avant les inconvénients du paiement de l’acompte congé pour ces journées considérées tels que :

  • Nombre important de jours payés à l’acompte congé, ce qui aura un impact sur le taux congé calculé en fin d’année 2020 ;
  • Risque de redressements importants en mars 2021 de l’acompte congé, ce qui reviendrait à reprendre d’une main ce qui aurait été donnée de l’autre ;
  • Taux congé ne correspondant pas à la récente utilisation des ADC suite à différents cas (nomination TB en cours d’année 2019, maladies importantes en 2019, etc.) ;

Après plusieurs échanges avec la direction de la Traction, cette dernière s’engage sur les points suivants :

  • Les mois de mars et d’avril (pour le moment en fonction de la durée du confinement) seront payés au taux congé de 2019 (celui qui vient d’être recalculé) ;
  • Ces 2 mois n’interviendront pas dans le calcul du taux congé 2020 en fin d’année. Le calcul se fera sur les 10 mois restants ;
  • De fait, les mois de mars et d’avril ne pourront pas subir de redressement en fin d’année 2020 ;
  • L’acompte congé des agents nommés TB l’an dernier sera réévalué par les cellules primes.

Les ADC assurant une journée de service percevront normalement la rémunération liée à la journée réalisée (prime de Traction, indemnités et allocations). En complément, afin de compenser certains effets du service restreint, une indemnité compensatrice est mise en place.

Elle apparaîtra sur le bulletin de salaire à la rubrique « Ind serv restreint ». Le taux journaliers cette indemnité compensatrice est variable en fonction du grade :

TA1 : 5,45 € • TA2 : 7,38 € • TB1 : 8,40 € • TB2 : 9,63 € • TB3 : 11,81 €

Si des cas particuliers voient le jour, la fédération CGT interviendra auprès de la direction pour régler ces problématiques.

Par son expertise, la fédération CGT s’est donc attachée à maintenir au mieux la rémunération des ADC sans que les effets pervers de notre système de primes et du calcul de l’acompte congé ne viennent à plus long terme pénaliser à nouveau les ADC.

Pour la CGT, l’heure de changer notre système de primes de Traction est venu. La CGT a des propositions garantissant au mieux la rémunération des ADC.

 

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NOUS NE PAIERONS PAS LA FACTURE!

Rémunération

| Fédération

Le contexte de crise sanitaire a conduit le Gouvernement à prendre des mesures d’exception pour faire face à cette pandémie. Certaines d’entre-elles sont essentielles pour contenir la propagation du virus, d’autres constituent de nouvelles attaques contre les salariés qui n’en finissent jamais de payer les crises.

Alors que le conflit inédit sur les retraites a été mis entre parenthèses pour cause d’urgence sanitaire, les effets de celui-ci continuent de se faire sentir sur les revenus des foyers. La situation du pays affecte une nouvelle fois le porte-monnaie des cheminots.

Qu’ils soient confinés, en arrêt de travail, ou encore à la production, cela se traduit par une baisse de rémunération liée notamment aux EVS, en raison de la réduction drastique du plan de transport.

La CGT a déjà obtenu le maintien intégral du traitement, des primes de travail, des indemnités fixes mensuelles, la création d’une indemnité fixe de service restreint, et l’application pour la prime traction des ADC de l’acompte congé sans reprise ultérieure. Nous maintiendrons la vigilance pour que les cheminots ne perdent pas d’argent.

Prime de 1 000 euros ou hausse de salaire ?

Alors que le Gouvernement encourage le versement d’une prime de 1 000 euros aux salariés des secteurs essentiels ou vitaux du pays, nous abordons dans notre entreprise la sixième année de gel des salaires…

C’est pourquoi la Fédération CGT des Cheminots porte l’exigence d’avoir des NAO sérieuses sur les salaires, avec des augmentations générales de salaires, et la revalorisation des primes de travail.

Les cheminots qui sont soumis à des cures d’austérité et de productivité depuis de nombreuses années pour « payer » l’accumulation de mauvaises réformes et de choix politiques désastreux, doivent voir enfin leur travail récompensé.

Les cheminots et salariés du pays n’ont pas à payer la facture !

Intéressement : toujours pas intéressant !

En pleine crise sanitaire, Amundi, le gestionnaire du plan d’épargne d’entreprise vient d’adresser aux cheminots des mails leur demandant de faire leurs « arbitrages » sur le versement de l’intéressement.

Année après année, les sommes versées dans le cadre de l’intéressement fondent comme neige au soleil. De plus, ce dispositif basé sur les indicateurs de performance économique de l’entreprise, fait que le montant de l’intéressement est en réalité conditionné aux suppressions massives d’emplois et à la productivité exacerbée de l’entreprise.

Le comble, c’est que les cheminots qui ont choisi de bloquer l’argent, ont la confirmation qu’il est placé en bourse : avec la crise financière, leur prime abondée par l’entreprise a été amputée de plusieurs dizaines d’euros ! C’est la double peine !

Ils payent les dérives des spéculateurs !

Ces sommes doivent être réorientées vers le salaire, et le financement de la protection sociale dont nous avons tant besoin. Le contexte actuel le démontre une nouvelle fois.

Congés / RTT/ 35 heures

Dans le cadre du projet de loi d’urgence sanitaire, le Gouvernement qui arrose de milliards les entreprises, comme cela a déjà été le cas lors de la crise de 2008, tente en parallèle de présenter la facture aux salariés en répondant aux exigences du MEDEF.

Alors que le pays est quasiment à l’arrêt, hormis les activités essentielles, les salariés pourraient se voir ponctionner des jours de congés, des RTT et autres repos compensateurs pendant la période de confinement.

C’est inacceptable ! Le droit à congé on l’a gagné, on ne le lâchera pas !

Comme cela ne suffisait pas, le projet de loi permet également des dérogations au temps de travail (durée journalière, temps de repos, repos dominical).

La SNCF et les entreprises de la Branche doivent concentrer leurs efforts sur la protection des salariés, c’est la priorité.

De l’argent il y en a !

L’année dernière les seules entreprises du CAC 40 ont versé plus de 60 milliards d’euros de dividendes, les exonérations de cotisations sociales s’élèvent à plusieurs dizaines de milliards, et le Gouvernement a déclenché une pluie de milliards pour aider les entreprises. Ces sommes ne doivent pas alimenter les dividendes!

Les cheminots et salariés du pays ne doivent pas payer la facture, ni pendant cette crise ni après !

La Fédération CGT des Cheminots restera donc attentive et déterminée à faire respecter les droits des cheminots, en toutes circonstances.

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CONFINEMENT SOUS HAUTE VIGILANCE!

Violences conjugales et intrafamiliales

| Fédération

La Fédération CGT des Cheminots s’est engagée dans la lutte contre les violences conjugales et les violences intrafamiliales en portant ce sujet dans les négociations en cours de l’Accord en faveur de l’égalité professionnelles entre les femmes et les hommes et de la mixité !

Dans cette période de confinement, la CGT reste mobilisée !
Victimes, témoins, proches… besoin d’aide ?
Les numéros d’urgence : Le 17 Police secours (112 d’un portable, appel gratuit).
Le 3919, accessible de 9h00 à 19h00 du lundi au samedi.
La plateforme arretonslesviolences.gouv.fr qui permet aux victimes de violences de dialoguer avec les forces de l’ordre de manière anonyme, reste active 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Les tribunaux sont fermés, sauf pour le traitement des contentieux essentiels, notamment les affaires de violences conjugales : les ordonnances de protection, l’éviction du conjoint violent, etc. (source : Gouvernement).
Les accueils de nouvelles femmes sont maintenus dans les centres d’hébergement d’urgence (source : Gouvernement).
L’information du public par les Centre d’information sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) se poursuit. Le site de la Fédération nationale des CIDFF (infofemmes.com) comporte toutes les informations avec les numéros d’appel.
Le réseau d’associations Solidarité Femmes (solidaritefemmes.org) reste aussi mobilisé pour faire fonctionner les centres d’hébergement et les structures de proximité locales. Entretiens par téléphone, accompagnement et orientation si urgence, suivis en hébergement.
Au travail, vous êtes victimes de violences sexistes et/ou sexuelles, vous pouvez contacter la·le référent·e harcèlement (dans chaque CSE).

Dans cette période de confinement, les militant·e·s et les élu·e·s de la CGT restent joignables et mobilisé·e·s !

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LA SANTÉ DES CITOYENS ET DES CHEMINOTS D’ABORD !

Coronavirus

| Fédération

La Fédération CGT des Cheminots a établi un canal de discussion quotidienne avec la Direction SNCF afin de faire prendre les mesures de protection des cheminots, tout en assurant la continuité du Service Public Ferroviaire. Dans le même temps, la CGT a organisé ses syndicats pour être aux côtés des cheminots et les aider à défendre leurs droits et leur santé, ce qui a permis de faire remonter beaucoup de problèmes et de les régler en grande partie.

Derrière les personnels de santé et les caissiers de supermarchés, les cheminots sont en première ligne face au coronavirus pour assurer le transport des usagers et l’acheminement des marchandises vitales.

Malgré l’accélération de la crise depuis une semaine, et les risques qu’ils subissent du fait du contact avec la population, les cheminots font preuve d’un professionnalisme à toute épreuve.

Afin de relayer leurs craintes et leurs questions, la Fédération CGT des cheminots s’est organisée dès le lundi 16 mars pour pouvoir continuer à fonctionner malgré les fermetures de bâtiments administratifs.

BRAVO AUX CHEMINOTS !

Malgré le flottement dans la hiérarchie sur la conduite à tenir, les cheminots ont eu un comportement exemplaire.

Ils se sont protégés eux-mêmes en faisant intervenir leurs syndicats CGT ou en faisant parfois valoir leur droit de retrait, mais sans jamais arrêter l’acheminement des usagers ou remettre en cause la sécurité des circulations. Ils ont démontré qu’ils sont les vrais experts du ferroviaire en proposant des organisations du travail adaptées (réserves à la maison, astreintes, réorganisation des roulements, télétravail, etc.).

Bravo à nous tous !

RÉACTIVITÉ FACE À L’ÉPIDÉMIE

La Fédération CGT a rédigé une consigne syndicale à l’attention des cheminots afin de leur donner l’ensemble des leviers pour garantir leur santé. Alors que les pouvoirs publics n’avaient pas pris de mesures importantes jusque-là, l’explosion des cas et des décès en Italie a changé la donne la semaine dernière. Avant même les mesures officielles de confinement, la CGT est intervenue pour exiger la limitation des contacts avec les usagers (arrêt du contrôle, du filtrage, fermeture des gares, etc.) et des mesures spécifiques de protection (gels, masques, gants, nettoyage du matériel et les locaux…). Après l’annonce du Président de la République, nous sommes intervenus pour faire stopper tous les services et toutes les productions n’étant pas indispensables.

A chaque interpellation, la Direction nationale a immédiatement réagi, mais si l’heure n’est pas encore au bilan, nous identifions déjà plusieurs freins :

La gestion par activité. Certains dirigeants locaux n’ont pas immédiatement mis en place les directives nationales. Ils ont attendu le feu vert de « leur » activité, faisant perdre un temps précieux. Certaines activités ont, par ailleurs, tenté d’ « adapter » les décisions, notamment pour ménager leurs objectifs financiers. La CGT intervient systématiquement pour faire cesser ce zèle mal placé.

L’éloignement du terrain. Certaines activités ont choisi une organisation avec des établissements très vastes et des structures hiérarchiques intermédiaires encore plus grandes. C’est le cas à l’Equipement, avec les Territoires de Production qui ont tardé à réagir et ont eu du mal à coordonner. Des DPX ont été laissés seuls sans consignes claires pour gérer la situation et les agents.

La CGT a demandé la désignation d’un coordinateur unique, proche du terrain, compètent pour prendre les décisions s’appliquant à toutes les SA et activités.

La sous-traitance. En cas de crise, la capacité à maîtriser tous les aspects de la production pour pouvoir les adapter est indispensable. La sous-traitance nous prive de cette réactivité et nous le voyons particulièrement dans le nettoyage des locaux et du matériel roulant. Les salariés de ces entreprises ne sont pas protégés, leur faible encadrement rend difficile la modification rapide des procès de travail, et l’autocontrôle qui leur a été accordé empêche de mesurer l’application réelle des directives et de corriger les problèmes en direct.

A ces difficultés internes s’ajoute la pénurie de matériel de protection (gel, masques, gants…). L’Etat devra rendre des comptes sur l’abandon de son stock stratégique, son absence de réactivité depuis l’alerte chinoise de mi-janvier (aucune réquisition d’usine pour reconstituer un stock de gel et de masques nécessaires). La question d’un stock d’entreprise devra également être envisagée.

LES PRINCIPALES QUESTIONS SOULEVÉES PAR LES CHEMINOTS

Désormais, la plupart des services non immédiatement nécessaires à la sécurité ou à la production ont été fermés ou mis en télétravail. Le plan de transport a été considérablement réduit (26 % des TGV ; 17 % des Intercités ; 30 % des Transiliens ; 25 % des TER et 56 % du Fret). 90 % des RHR ont été supprimés. Tout cela permet de confiner un maximum de personnel et de concentrer les moyens de protection sur les cheminots restants. La plupart des problèmes locaux ont été réglés suite à nos interventions.

Il reste néanmoins plusieurs sujets en cours de traitement :

Une identification plus précise des trains « vitaux » au fret, pour réduire encore le plan de transport ;

L’affluence dans les gares parisiennes, alors que le confinement de la population ne devrait pas le permettre (hors acheminement des rapatriés) ;

Le nettoyage du matériel roulant (en particulier des cabines de conduite des locomotives Fret et des rames RER RATP);

Les dispositions pour le logement et la restauration des roulants pour les 10 % de RHR maintenus et pour les « naveteurs » ;

L’impact sur la rémunération des cheminots. La Direction étudie le moyen de codifier les absences liées au confinement pour qu’il n’y ait aucun impact sur le traitement, les éléments fixes et certains EVS (prime traction ou prime port d’arme à la SUGE par exemple). Pour les autres allocations et suggestions, chaque activité devra être bienveillante. Pour les agents qui travaillent et dont l’adaptation du service pourrait avoir une incidence sur la rémunération, une indemnité compensatrice sera mise en oeuvre. Les autres questions sont à l’étude ;

Les congés supplémentaires pour garde d’enfants sont bien valables 7 jours sur 7 et les établissements récalcitrants seront rappelés à l’ordre ;

Les intérimaires en fin de contrat qui devaient être intégrés dans des processus de recrutement le seront lors de la reprise d’activité normale ;

D’autres sujets moins urgents (révision des objectifs…) seront traités ultérieurement.

Si vous avez des problèmes spécifiques ou d’autres questions, prenez contact avec un syndicat CGT pour les faire remonter.

ET LES SUJETS D’AVANT ÉPIDÉMIE ?

La CGT ne se contente pas de gérer le quotidien et de relayer les revendications des cheminots, elle continue aussi à intervenir sur tous les sujets. Elle a donc proposé aux autres OS l’envoi d’un courrier unitaire au Ministre pour demander :

Le report des élections CA ;

Le report des concertations sur les « petites lignes » et du transfert de certaines d’entre elles aux régions ;

Le report des appels d’offres (TET Nantes- Lyon et Nantes-Bordeaux, TER…) ;

Une aide spécifique pour les entreprises de Fret ferroviaire ;

Le même soutien financier pour la SNCF que ce qui a été annoncé par le Premier Ministre pour les entreprises privées.

D’autres démarches sont également engagées concernant la CCN ferroviaire.

LOI D’URGENCE SANITAIRE : PAS QUESTION QUE LES SALARIÉS PAYENT LA CRISE !

Si l’unité du pays est nécessaire face à une épidémie, nous n’oublions pas que la facture des crises est souvent payée par les salariés.

En 2008, les mesures pour endiguer le krach financier avaient conduit à une hausse de la dette publique de 600 milliards d’euros et à une attaque sur les acquis des salariés.

En 2020, nous devrons être vigilants pour que l’unité nationale contre le coronavirus ne soit pas interprétée comme une validation de nouveaux reculs sociaux.

Nous serons très attentifs à l’utilisation de la loi d’urgence sanitaire votée ce jour. En effet, celle-ci permet des dérogations importantes au code du travail par les entreprises (horaires maximum de travail, repos hebdomadaires, ponction des congés…).

Par ailleurs, les milliards d’euros annoncés par le Gouvernement doivent impérativement aller au renforcement de l’hôpital public, à la protection des salariés et à la préservation réelle de l’emploi. En 2020, pas question que les entreprises françaises versent à nouveau 200 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires pendant qu’une infirmière en réanimation continue de gagner 1400 € net par mois, que des grands groupes en profitent pour délocaliser des productions, ou qu’un employeur tente de réquisitionner les congés payés de ses salariés.

Plusieurs métiers, une seule profession : CHEMINOT !

Unis et solidaires, nous sommes forts !

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

31 mars 2020

La SNCF « rechigne » à protéger les cheminots contre le coronavirus

« On nous alerte sur la nécessité d’un confinement total mais on nous envoie au travail dans ces conditions » : les cheminots voient rouge. 365 cheminots ont été testés positifs au Covid-19 selon les syndicats, et près de 1.500 en présenteraient des symptômes. Des chiffres qui auraient doublé en une semaine par manque de matériel de protection.[…]

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