Fédération CGT des Cheminots


Voeux 2018

Plusieurs métiers, une seule profession. Cheminot 2018

J'adhère

CHEMINOTS : NOS DROITS MENACÉS !

Agences Paie et Famille

| Services communs

Les cheminots des agences Paie et Famille sont garants et compétents dans la gestion de nos droits, de notre rémunération et de notre situation administrative au sein de l’entreprise.

Pourtant, nos droits et emplois en tant que cheminots sont menacés ! : Digitalisation des Facilités de Circulation, externalisation et digitalisation de la gestion de nos dossiers agents, projets de nouvelles suppressions de postes en Agence Paie et Famille…

Expérimentation sur la gestion téléphonique des cheminots : Serveur AVAYA

La CGT a démontré que pour tenir le serveur téléphonique AVAYA, il fallait du personnel supplémentaire, puisqu’il était impossible de tenir son poste et dans le même temps tenir un serveur téléphonique.

La CGT et les cheminots des APF avaient également fait savoir que l’organisation du travail était bien plus efficace lorsque les gestionnaires géraient leur portefeuille d’agents et étaient en capacité de répondre à leurs collègues directement.

Si la Direction a reconnu l’incompatibilité entre AVAYA et la tenue du poste, elle a pour autant refusé le retour à la gestion téléphonique par portefeuille d’agents.

Elle n’a d’ailleurs pas mis en place l’effectif pour assurer AVAYA, détériorant ainsi les conditions de travail des cheminots de l’APF, la qualité du service rendu et les délais de réponse à l’ensemble des cheminots de l’Entreprise. Les gestionnaires ne veulent pas d’AVAYA !

Réponse de la Direction : Privatisation d’AVAYA et d’une partie des missions des gestionnaires.

Pour la CGT, c’est une attaque contre la pérennité de nos emplois cheminots !

Face au choix de la Direction d’externaliser, la CGT souligne que nous avons l’expertise et les compétences en interne pour ce type de plateforme et que nous savons faire avec des cheminots : Centre Ligne Directe, par exemple.

En termes de moyens humains cheminots, les EIM regorgent de cheminots sans poste.

La CGT exige sans délai la réinternalisation d’AVAYA

Impact des expérimentations et réorganisations successives sur vos droits

Les cheminots des APF ont pu constater à quel point les conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles et que la qualité du service rendu et les délais de réponse s’en ressentent.

Les réorganisations, les restructurations opérationnelles ont largement détérioré le travail en lui-même et de fait, la capacité des agents à assurer le meilleur service possible aux cheminots.

La CGT exige des recrutements et des emplois en corrélation avec la charge de travail.

Les projets de la Direction visant à généraliser la spécialisation dans l’organisation de travail (« travail par thème ») n’améliorent en rien la qualité des prestations. Cela est comparable à un conducteur dédié à une ligne et un engin. La répétition est source d’erreur et totalement contraire à la professionnalisation des cheminots.

La CGT dénonce un retour en arrière digne du « travail à la chaîne ».

Fusion d’Agences ou de sites : isolement des cheminots

La Direction déclare qu’Il n’y a pas de fusion d’APF « en cours », ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de projet de fusion, voire de fermeture d’APF. Les orientations de la Direction nationale visant à alléger les frais en termes de patrimoine et de dépenses immobilières pèsent sur l’avenir des petites agences.

Les cheminots sont de moins en moins souvent gérés par des collègues en proximité, l’accueil physique est limité, voire fermé, ce qui rend encore plus compliqué la gestion de tout problème éventuel, que ce soit concernant la fiche de paie ou tout autre sujet personnel majeur.

La CGT exige un retour à la proximité entre les gestionnaires du personnel et leurs collègues cheminots.

Evolution du travail des gestionnaires et de leurs Dirigeants

La baisse des effectifs s’accentue, mais la charge de travail ne faiblit pas ! La Direction Nationale impose une extrême polyvalence et une poly-compétence aux gestionnaires comme aux dirigeants, qui détériorent gravement les conditions de vie et de travail des cheminots des APF tous collèges confondus, engendrant une explosion des RPS. Pour la CGT, le retour à la triple compétence du métier de gestionnaire du personnel doit s’accompagner du volume d’emploi nécessaire pour les collèges exécution, maîtrise et cadre, de manière à respecter les contours métiers et à permettre une organisation du travail efficace.

Les nouveaux outils imposés par la Direction nationale aux APF sont souvent inadaptés et rendent le travail moins précis, plus long, plus compliqué. Ces nouveaux outils entrainent de nouvelles sources d’erreurs et donc un travail supplémentaire de contrôle.

Le travail en APF évolue et exige de plus en plus de nouvelles compétences, mais la reconnaissance professionnelle n’y est pas, que ce soit pour les gestionnaires comme pour leurs Dirigeants.

La CGT demande une étude de requalification des postes tous collèges, en cohérence avec les nouvelles exigences métier. La juste rémunération du travail est un élément d’amélioration des conditions de travail et de fait, d’une meilleure qualité de service.

Dossiers associés

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PLAN D’URGENCE AU SI

Action du 08 février 2018

| Action du 8 février 2018

Les échéances sociales qui vont jalonner cette nouvelle année 2018 vont être déterminantes. Les cheminots vont encore être la cible des attaques de ceux qui ont décidé d’en finir avec « LA SNCF ».

Le gouvernement attend, ces prochaines semaines, les conclusions du rapport Spinetta, ex PDG d’Air France, pour annoncer une énième réforme de la SNCF, avec au passage de nouvelles attaques sur le statut des cheminots.

Les réorganisations à venir risque, d’avoir un impact considérable sur notre système d’informations (SI) et ses métiers. Comme chacun le sait, le SI doit sans cesse se transformer pour accompagner ces changements. Le travail de sape commencé lors de la réforme de 2014 risque donc de se poursuivre cette année encore.

ÉCLATEMENT DE LA DSI VOYAGEURS :

En fin d’année certains managers ont déjà fait écho à leurs équipes du projet de suppression de la DSI Voyageurs. Celui-ci devrait passer devant les Instances Représentatives du Personnel (IRP) au premier trimestre. Ce projet vise à l’éclatement de la DSI par activité. Chaque direction déléguée qui compose l’actuelle DSI Voyageurs deviendrait une DSI indépendante rattachée à sa direction métier. La possibilité de filialiser certains services, comme la distribution, a même été évoquée, avec le rapprochement d’autres filiales comme VSCT et Avancial. Interpellée par les élus CGT, la direction semble malgré tout faire marche arrière sur ce dernier point.

L’éclatement du SI Voyageurs permettrait d’accompagner l’éclatement de l’entreprise en préparant l’ouverture à la concurrence et le transfert d’activités.

La CGT revendique une entreprise unique et intégrée ce qui passe par un SI unique et intégré.

Cette réorganisation ne serait pas sans conséquence sur les fonctions transverses de la DSI comme les services RH, comptabilité et achats, où des suppressions de postes sont annoncées et les agents invités à se trouver un nouveau poste.

La CGT exige l’arrêt des suppressions de postes et demande partout les moyens humains nécessaires afin d’assurer une production de qualité.

En 2017, le volume d’emploi a encore baissé. Cependant la charge de travail reste la même. Les dysfonctionnements des centres de services, les incidents à répétition et les incessantes réorganisations ont même tendance à augmenter cette charge. Afin de masquer une surcharge évidente chez certains cadres la direction leur fait signer le forfait jours, pensant ainsi régler le problème.

La CGT exige un droit à la déconnexion et une réelle reconnaissance de la charge de travail.

FERMETURE DES DATACENTER ET EXTERNALISATION :

2017 aura vu une énième réorganisation des DSI de l’EPIC SNCF, réuni sous l’égide « d’E-SNCF », ainsi que la présentation de la « Roadmap Technologique » ou le projet d’externalisation du Système d’informations du GPF.

Parmi les mesures phares de ce projet figure la fermeture de nos centres d’exploitation informatique (Datacenter) et donc l’externalisation de notre infrastructure informatique.

Les données de l’entreprise et des cheminots jusqu’ici hébergées en interne dans nos DATA CENTER pourraient se retrouver hébergées par une entreprise privée, voire même en ligne ! Ce qui pose en plus de la question de l’emploi, la problématique de la sécurité de nos données.

Après avoir externalisé de nombreuses missions des cheminots vers les centres de services, la SNCF externalise maintenant une partie de son infrastructure. Ce flot d’externalisation incessant est en train de détruire la ligne métier informatique. Et en l’absence de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) claire et partagée avec l’ensemble du personnel, la question de l’avenir au sein du SI peut être source de RPS.

Cheminots informaticiens, vous devez vous mobiliser contre ces projets afin de défendre votre métier, votre outil de production et votre entreprise.

La CGT exige l’arrêt du projet d’externalisation de ces Datacenter.
La CGT appel à l’arrêt du recours massif à la sous-traitance et à l’externalisation.
La CGT exige l’arrêt de la multiplication de filiales SI et la réinternalisation de leurs missions.
La CGT exige une GPEC digne de ce nom et construite suffisamment en amont des projets.
La CGT exige une variété de métiers du numérique suffisamment vaste pour garantir un parcours professionnel et une progression de carrière dans le domaine SI à chacun.

LA FÉDÉRATION CGT APPELLE LES INFORMATICIENS A VENIR DÉFENDRE LEUR MÉTIER ET LEUR AVENIR

EN PARTICIPANT MASSIVEMENT A LA MANIFESTATION NATIONALE DU 8 FÉVRIER À PARIS

PARCE QUE D’AUTRES CHOIX SONT POSSIBLES !

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SERVICES TRANSVERSES : FIERS DE NOTRE SAVOIR-FAIRE

Manifestation nationale du 8 février 2018

| Action du 8 février 2018

La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots à se rassembler et manifester le 08 février 2018 !
C’est l’occasion pour les cheminots des Services Communs de réaffirmer leur attachement à leurs métiers avec la volonté d’en assurer leur développement par une progression de l’emploi et l’amélioration des conditions de travail.
C’est possible en élevant le rapport de forces avec la CGT !

Qu’il s’agisse entre autres des Achats, des Systèmes d’Informations, des Services RH, de l’Environnement du Travail, de plus en plus de missions et tâches afférentes à nos métiers transverses sont externalisées et réalisées par des prestataires de services, sans réel intérêt économique puisque très onéreux et pour un service de moindre qualité.

De nombreuses Directions sont devenues de véritables Centres de pilotage de la sous-traitance. L’Environnement de Travail (DDET) et les Systèmes d’Informations sont emblématiques de cette politique destructrice de nos métiers et de nos emplois.

Les cheminots de la SUGE sont, quant à eux, confrontés au système inique de la contractualisation qui les place sous la menace permanente de la baisse des « commandes des activités ». Les Agents de Sécurité (ADS) se multiplient sur de nombreux sites, en lieu et place d’agents SUGE formés et dotés de prérogatives élargies. C’est le modèle du low-cost qui s’impose !

Les Services Transverses sont pourtant un maillon essentiel au bon fonctionnement de l’ensemble du GPF. Ils contribuent à sa cohésion malheureusement mise à mal par la réforme du ferroviaire.

Rien n’est inéluctable ! C’est pourquoi, la CGT exige :

  •  Un retour de toutes les fonctions transverses en établissements et en proximité (RRH, GU, GA, COFO, COSEC, GK, Comptabilité-Finances etc…) ;
  •  Un plan de réinternalisation de la charge de travail sous-traitée, avec l’augmentation des moyens humains et matériels pour assurer la totalité de la charge de travail ;
  •  La fin du système de contractualisation à la SUGE ;
  •  La reconnaissance des exigences métier par l’amélioration du déroulement de carrière et des parcours professionnels ;
  •  Des encadrants formés, disponibles et dégagés des tâches de production pour animer et organiser le travail ;
  •  Des augmentations immédiates et générales des salaires ;
  •  Le maintien et le développement des cabinets médicaux et des Centres d’Action Sociale en territoires.

Le Collectif Technique National appelle tous les cheminots des Services Communs à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 08 février 2018 à Paris 13h Place de la République.

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ÇA SUFFIT !! NI MOUTONS, NI PIGEONS, LES RETRAITÉS CHEMINOTS DISENT NON ! FACE AU PROGRAMME « Les Riches En Marche »

Manifestation du 8 février 2018

| Action du 8 février 2018

La théorie du « ruissellement », chère au Président de la République, se met en œuvre, autrement dit prendre aux plus humbles pour enrichir encore les plus aisés et que ces derniers « jettent » pour le bon plaisir quelques pièces au bon peuple.

Ainsi, les retraités voient le montant de leur pension baisser et les milliardaires s’enrichissent. En effet, « C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches » (Citation de Victor Hugo ; L’homme qui rit (1869)).

Ne pas réagir, laisser faire, serait donner blanc-seing à la politique anti-sociale de ce gouvernement.

CSG : + 25% ;

Gaz : +7% ;

Mutuelle : +5% ;

Assurances : +3 à 5% ;

Fioul domestique : +36% ;

Contrôle technique : +23% ;

Forfait hospitalier : +15% ;

Electricité : + 17 % ;

Carburant : + 12% ;

Péage routier : +1.3% ;

Timbres : +10% ;

Carte grise : +15% ;

Tabac : +10% ;

Ces augmentations s’ajoutent aux mesures antérieures (suppression de la ½ part, création de la CASA, …), à la casse des services publics, aux mesures visant la remise en cause de la protection sociale dans son ensemble et particulièrement notre CPRP SNCF, au projet de fiscalisation de nos facilités de circulation, ….

C’est en moyenne au moins une demi-pension sur l’année que ce gouvernement pourrait nous prendre pour donner, in fine, aux plus riches si nous laissions faire. C’est inadmissible !! La CGT a décidé d’agir face à cette injustice !

L’UFR-CGT APPELLE LES RETRAITÉ(E)S À S’INSCRIRE À LA MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS DU 8 FÉVRIER À PARIS 13H00 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE

Refusons de laisser brader nos droits, notre statut, notre dignité de retraité !

Manifestons pour un relèvement significatif du montant de nos pensions, pour faire avancer nos revendications spécifiques permettant une amélioration de notre pouvoir d’achat.

Créons toutes les conditions pour venir exprimer nombreux et avec force notre colère et avec vigueur nos revendications

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LA DIRECTION VA-T-ELLE DONNER L’EXEMPLE ?

Dialogue social

| Fédération

TABLE RONDE DU 17 JANVIER 2018
MISE EN PLACE DES COMITÉS SOCIAUX ET ÉCONOMIQUES (CSE)
AU SEIN DU GPF

Après deux interfédérales à l’initiative de la CGT et plusieurs heures de discussions, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont élaboré un projet d’accord unitaire sur la mise en place des nouvelles Instances de Représentation du Personnel (CSE) à la SNCF.

Ce projet unanime est équilibré, il s’appuie sur les besoins exprimés par les cheminots.

Il porte l’ambition, dans un contexte contraint par les ordonnances qui ont réformé le code du travail, de redonner du sens au dialogue social et de prendre en compte les spécificités du GPF SNCF (risque ferroviaire, taille de l’entreprise, statut, service public…).

Il permet, malgré la disparition des CHSCT, DP et CE et la création des CSE, de maintenir des interlocuteurs de proximité pour faire valoir les droits des cheminots (respect de la règlementation, mutations, notations, temps partiel, suivi de l’emploi et tous les sujets sur lesquels les collègues demandent à leurs représentants du personnel d’intervenir auprès de la Direction). Il permet également de maintenir une véritable prévention des risques au niveau local.

Au travers d’une déclaration unitaire, l’ensemble des organisations syndicales a interpellé la direction sur sa volonté de négocier sur ce projet commun avec l’objectif d’obtenir un accord unanime.

La direction s’est engagée à étudier le projet d’accord des organisations syndicales tout en affirmant fermement sa proposition affichée lors des bilatérales d’éloigner la proximité des Instances Représentatives du Personnel avec des CSE nationaux ou multi-régionaux, très loin des besoins des cheminots.

Au regard de l’importance du sujet pour les cheminots de tous collèges, il serait ubuesque de la part de la direction de ne pas ouvrir une véritable négociation au niveau du GPF en restant sur une position dogmatique, contre l’avis de l’ensemble des organisations syndicales.

Cette posture enverrait un très mauvais message à l’ensemble des directions d’établissement et des cheminots sur la vision du dialogue social dans l’entreprise.

La Fédération CGT des cheminots invite ses syndicats et ses militants à prolonger la démarche unitaire, à populariser le projet d’accord unanime et à créer les conditions de rencontres régionales pour débattre des suites à donner.

D’ores et déjà, les Fédérations CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT ont décidé de se revoir la semaine prochaine pour préparer la prochaine Table Ronde du 02 février 2018.

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LE 08 FÉVRIER, LES CHEMINOTS DOIVENT AGIR POUR LEUR AVENIR !

Manifestation du 08 février 2018

| Action du 8 février 2018

Les cheminots de la Traction qu’ils soient dans les établissements Traction ou dans les directions Fret, vivent au quotidien les effets néfastes de la politique de notre direction. Les activités prennent de plus en plus la main sur tous les sujets concernant les métiers de la Traction, y compris ceux qui concernent la réglementation, avec des dérives à la clé.

Aujourd’hui, la direction dédicace, à marche forcée, les UPT ou les résidences à une seule activité voire un seul produit ou même une seule ligne.

A l’image de ce qui a été fait au Fret, les activités Voyageurs veulent avoir une complète maîtrise sur leur personnel et sur le matériel.

Les roulements sont eux aussi de plus en plus dédiés, donnant des ailes à certains dirigeants pour proposer, comme cela fut le cas en fin d’année dernière, des projets tels que TB junior par exemple ou de vouloir rogner sur le contenu des formations initiales.

Nous l’avons déjà écrit, toutes ces décisions sont prises dans le seul but d’ouvrir à la concurrence au Voyageurs, sans jamais avoir démontré le bénéfice pour la population.

Ainsi tronçonnée, la SNCF pourra être dépecée d’une partie de ses missions les plus rentables par des opérateurs privés avec, à la clé, le transfert des personnels.

Quant au Fret, où l’ouverture à la concurrence a déjà fait des ravages, la direction envisage tout simplement de le filialiser, comme le Sernam en son temps avec le résultat que l’on connaît.

Dans le même temps, les activités tentent de s’affranchir de toutes les mesures de sécurité qui entravent leur course à la productivité, avec la complicité de la ligne métier de la direction de la Traction.

L’EAS se généralise sur tout le territoire, tout comme la suppression des autorisations de départ et la suppression des cheminots de l’escale, laissant les ADC seuls avec les usagers.

Le gouvernement, quant à lui, s’emploie à accélérer la casse de la SNCF, engagée par nos dirigeants. La mission confiée à Spinetta pourrait se traduire par la fermeture de nombreuses lignes.

Pour la CGT, afin d’assurer un Service Public Ferroviaire de qualité au quotidien, il faut radicalement changer de politique d’entreprise.

Concernant la production, il faut revenir très rapidement à une production en multi-activités.

La CGT porte cette revendication, non pas comme un dogme comme le fait la direction avec sa dédicace par activité, mais bel et bien parce que c’est le seul moyen d’avoir une production efficace et réactive.

Aujourd’hui, alors que la direction annonce que le nombre de conducteurs est en hausse significative suite à 3 années de mises en stage importantes, chaque ADC peut constater qu’il est devenu très difficile d’obtenir des congés et que les sollicitations pour déroger à la réglementation du travail sont légion.

La direction, qui n’est pas à une contradiction près, reconnaît implicitement les bienfaits de la multi-activités car elle a en tête la mise en place d’un Pool Fac national dans lequel les ADC conduiraient des trains de toutes les activités sur l’ensemble du territoire. Pour la CGT, ce Pool n’a aucune raison d’être, sauf à venir casser les conflits. C’est bien l’ensemble des roulements qu’il faut remettre en multi-activités pour retrouver de la souplesse dans la production.

Cette dernière doit s’opérer au sein d’établissements multi-activités (EMA). Ces EMA, revendiqués par la CGT, ne sont nullement les ESV mis en place par la direction car a contrario d’un ESV qui repose sur une seule activité, l’EMA lui regroupe toutes les activités présentes sur un territoire (Fret, Voyages, Intercités, TER, Transilien, Infra). Les ADC de cet EMA travaillent donc pour l’ensemble des activités.

Dans le même temps, la Fédération CGT des Cheminots revendique la mise en place du grand métier conduite regroupant tous les acteurs de la conduite (TA, TB, CREQ, APLG et CRLO) classés sur 2 qualifications (agents n’intervenant pas sur RFN et ceux circulant sur RFN).

Pour la CGT, le management du personnel Traction doit se faire exclusivement par la direction de la Traction, sans que les activités n’aient leur mot à dire. Il en est de même pour la sécurité qui doit être commune à l’ensemble des tractionnaires, sans que les contraintes de production ne puissent venir abaisser le niveau de sécurité de haut niveau dont notre mode de transport a besoin.

Les cheminots, aux côtés de la CGT, exigent :

✓ Une autre politique allant dans le sens du développement du Service Public Ferroviaire tant au Voyageurs qu’au Fret ;
✓ L’arrêt de la politique de gestion par activité et le retour à la multi-activités ;
✓ L’arrêt des expérimentations et un retour à une application stricte du dictionnaire des filières ;
✓ La mise en place du grand métier conduite ;
✓ Le management de la sécurité à la Traction doit être de la seule compétence de la direction de la Traction.

Le 08 février 2018, la Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots de tous les services à venir manifester massivement à Paris, pour s’opposer à la politique de casse de la direction et du gouvernement.

ILS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS, ON VEUT LA DÉFENDRE !

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FIERS DE NOS MÉTIERS, FIERS D’ÊTRE CHEMINOTS !

Manifestation nationale du 8 février à Paris

| Action du 8 février 2018

Quel que soit notre métier, que nous soyons actifs ou retraités, Exécutions, Maîtrises ou Cadres, nous sommes tous concernés par les projets régressifs qui s’apprêtent à frapper le mode ferroviaire et en particulier l’entreprise publique SNCF.

Nous avons tous notre place à prendre le 8 février 2018 !

QUELLE EST LA SITUATION ?

RAPPORT SPINETTA

Il doit paraître dans les semaines à venir.

Le gouvernement lui fixe l’objectif de tracer les contours d’une nouvelle réforme du ferroviaire qui va plus loin que celle de 2014 qui avait déjà éclaté l’entreprise en 3 EPIC.

Il doit définir un « nouveau modèle économique » qui visera, entre autres, à faire supporter le poids de la dette aux cheminots, y compris en exigeant des contreparties concernant nos droits sociaux et de nouvelles purges sur l’emploi à statut.

DÉFENDONS nos droits actifs et retraités.

EXIGEONS des moyens pour mieux travailler et améliorer le service public ferroviaire !

OUVERTURE À LA CONCURRENCE

Le gouvernement, avec l’appui zélé de la direction SNCF, envisage de façon dogmatique, l’ouverture à la concurrence comme la solution à tout. Elle n’améliorera pas le quotidien de nos concitoyens, pire, elle ajoutera sur le réseau actuel des intervenants qui viendront compliquer une situation déjà bien difficile. On ne fait pas du train comme on vend des forfaits téléphones.

DÉFENDONS la nécessité d’un service public ferroviaire partout et pour tous,

EXIGEONS le maintien du train public,

EXIGEONS de travailler là où nous vivons,

EXIGEONS d’être encore cheminots à la SNCF demain !

DETTE ET FINANCEMENT

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette (qui génère chaque année 1,7 milliard d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers) aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emplois cheminots (+ de 2000 prévus en 2018), au recours massif à la sous-traitance, entre autres.

DÉFENDONS l’emploi cheminot à Statut, un haut niveau de formation, de technicité et la spécificité des métiers du service public ferroviaire, exercés par des professionnels que sont les cheminots !

EXIGEONS la reprise de la dette du ferroviaire par l’État sans contrepartie !

APPLICATION DES ORDONNANCES

Celles-ci ont comme premier effet de faire disparaître les CE, DP et CHSCT à la SNCF en créant une instance unique : le Comité Social et Économique (CSE). Cela affaiblit les organisations syndicales, menace nos droits statutaires (notations, etc), éloigne les élus des cheminots. D’ores et déjà, la CGT propose aux autres OS et à la direction de travailler sur 4 axes majeurs.

EXIGEONS :

  1.  De conserver une représentation du personnel en proximité ;
  2. D’obtenir des instances sur le périmètre des UO et UP pouvant porter les réclamations des cheminots (DP) et participer à la prévention des risques (CHSCT) ;
  3.  De créer de nouveaux droits au travers de nouvelles structures représentatives du personnel ;
  4.  De maintenir les moyens existants consacrés au dialogue social dans l’entreprise.

Il y a urgence à se mobiliser contre la stratégie de la direction SNCF et du gouvernement qui vise à réduire nos droits et à éclater le service public ferroviaire.

EXIGEONS :

  •  Le retour à une entreprise publique unique et intégrée : La SNCF ;
  •  Le maintien et le développement du statut et de notre régime spécial ;
  •  L’amélioration de nos conditions de travail et le développement de l’emploi à Statut ;
  •  Une augmentation générale des salaires et des pensions ;
  •  Une amélioration des droits des cheminots contractuels en matière de protection sociale, de déroulement de carrière, de conditions de travail ;
  •  Le maintien et le développement des FC, des logements en direction des cheminots et leurs familles ;
  •  Le maintien, l’amélioration et le développement de notre protection sociale (médecine, action sociale, CPR…).

OUI, nous devons nous rassembler ;

OUI, nous devons faire bloc avec toutes celles et tous ceux qui n’envisagent pas l’avenir sans service public ferroviaire !

REDISONS NOTRE FIERTÉ D’ÊTRE CHEMINOTS !

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THÉÂTRE AU MINISTÈRE DES TRANSPORTS : LA MAUVAISE FARCE A ASSEZ DURÉ !

| Espace presse

Le 8 janvier 2018, le gouvernement convoque la direction SNCF pour ré entendre ce qu’il sait déjà, sans jamais remettre en cause la stratégie et la campagne anti ferroviaire qui se développe. Le vaudeville qui se joue sous nos yeux pourrait être risible s’il n’était pas si grave.

L’actuelle ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d’ignorer les véritables raisons de la situation pourtant liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu’elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF.

Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l’urgence : maintenir le train public.

1. LE RETOUR A UNE ENTREPRISE PUBLIQUE, UNIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF

La réforme ferroviaire de 2014 a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts : SNCF (EPIC de tête), SNCF Réseau, SNCF Mobilités. Elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l’entreprise désormais séparés dans 3 entités. Elle n’a pas réunifié le gestionnaire de l’infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n’a pas réglé la question du financement et de la dette. Pourtant, en juin 2014, lorsque les cheminots ont cessé le travail afin d’imposer une autre réforme, ils étaient qualifiés d’irresponsables par le gouvernement d’alors.

2. REPRISE DE LA DETTE PAR L’ÉTAT

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots. Il convient cependant de ne pas opposer le réseau à grande vitesse au réseau classique, ils doivent être complémentaires.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression massive d’emploi cheminot (+ de 2000 prévus en 2018), au recours massif à la sous traitance, entre autres.

En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers.

3. MISSION SPINETTA : EN FINIR AVEC LE TRAIN PUBLIC ?

Les conclusions de la mission confiée à l’ex-PDG d’Air France seront sans surprise.
Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme du système ferroviaire public en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C’est pourtant ce statut (existant avant la création de la SNCF) qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au dessus de tout le reste.

La CGT n’acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d’en finir avec la SNCF.

4. OUVERTURE À LA CONCURRENCE : LA SOLUTION À RIEN

L’ouverture à la concurrence relève au mieux de la malhonnêteté intellectuelle, au pire, d’une attitude irresponsable qui insulte l’avenir. Elle n’améliorera pas le quotidien de nos concitoyens, pire, elle ajoutera sur le réseau actuel des intervenants qui viendront compliquer une situation déjà bien difficile. On ne fait pas du train comme on vend des forfaits téléphones.

Le transport public de voyageurs comme celui des marchandises, à l’heure des grands défis sociaux et environnementaux, est résolument contemporain. Mieux, il est un maillon structurant du futur en termes de déplacements, d’aménagement du territoire, de réduction des gaz à effet de serre. Il est en outre un appui stratégique essentiel pour l’État, comme l’ensemble des services publics.

La Fédération CGT des cheminots a raison lorsqu’elle exige :

  •  Le retour à une entreprise publique, unique et intégrée : la SNCF, seule garante d’un fonctionnement cohérent de l’ensemble des services de l’entreprise.
  •  La reprise de la dette par l’État sans contrepartie et un financement public à la hauteur des enjeux futurs. Sans la maîtrise publique du chemin de fer par l’État, nous n’aurions jamais connu l’électrification des lignes, la grande vitesse etc ….
  •  L’arrêt immédiat des suppressions d’emploi et des embauches au Statut à la hauteur des exigences du service public ferroviaire.
  •  L’arrêt de la réduction de l’offre ferroviaire par le maintien, voire la réouverture de gares, de lignes, permettant à la SNCF de remplir ses missions de service public partout et pour tous.
  • L’arrêt de toute velléité d’ouverture à la concurrence, contraire à l’intérêt général, à la réponse aux besoins des populations, au maintien du service public en tous points du territoire.

Aussi, la Fédération CGT appelle TOUS les cheminots, les associations d’usagers, les usagers eux-mêmes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui souhaitent défendre un service public ferroviaire de qualité, à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 8 février 2018 à Paris.

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LES VOYAGEURS SONT EXASPÉRÉS, LES CHEMINOTS AUSSI !

Ensemble pour le fer

| Action du 8 février 2018

Depuis plusieurs semaines, la SNCF est traversée par des incidents, des pannes à répétition, des dysfonctionnements qui pénalisent les usagers et les cheminots. Nous en connaissons les raisons et nous connaissons les responsables. Chacun doit maintenant prendre ses responsabilités.

L’actuelle ministre des Transports, ex-directrice de la stratégie à la SNCF, feint d’ignorer les véritables raisons de la situation pourtant liées aux mauvais choix opérés depuis des années, y compris lorsqu’elle était membre du Comité Exécutif de la SNCF.

Le vaudeville qui se joue sous nos yeux pourrait être risible s’il n’était pas aussi grave.

Une direction SNCF qui rappelle que son mandat est à disposition du gouvernement, un gouvernement qui convoque ladite direction pour ré entendre ce qu’il sait déjà, tout cela sans remettre en cause la stratégie et la campagne anti ferroviaire qui se développe.

1. LE RETOUR À UNE ENTREPRISE PUBLIQUE, UNIQUE ET INTÉGRÉE : LA SNCF

La réforme ferroviaire de 2014 a éclaté la SNCF en trois EPIC distincts : SNCF (EPIC de tête), SNCF Réseau, SNCF Mobilités. Elle a rendu plus complexe les relations entre les différents services de l’entreprise désormais séparés dans 3 entités. Elle n’a pas réunifié le gestionnaire de l’infrastructure (ex RFF) et le transporteur (la SNCF). En définitif, elle a accentué les difficultés qui existaient déjà au préalable. En outre, elle n’a pas réglé la question du financement et de la dette.

2. REPRISE DE LA DETTE PAR L’ÉTAT

Les investissements de ces dernières décennies, notamment dans les LGV au détriment du réseau classique, ont été imposés par l’Etat à la SNCF. Il est inconcevable de vouloir faire supporter cette dette aux usagers et aux cheminots.

Le poids de la dette est prétexte à la fermeture de gares, de lignes, de guichets, à la suppression de l’emploi cheminot (2 000 prévus en 2018), au recours massif à la sous traitance, entre autres.

En attendant, elle génère chaque année 1,7 milliards d’euros d’intérêts qui part directement dans la poche des banquiers.

3. MISSION SPINETTA : EN FINIR AVEC LE TRAIN PUBLIC

Les conclusions de la mission confiée à l’ex PDG d’Air France seront sans surprise. Elles auront vocation à justifier une nouvelle réforme du système ferroviaire public en stigmatisant au passage les cheminots, leur statut. C’est pourtant ce statut (existant avant la création de la SNCF) qui, malgré des contraintes fortes acceptées par les cheminots, garantit la continuité du service public, un haut niveau de formation et de technicité, une approche de la sécurité des circulations placée au-dessus de tout le reste.

La CGT n’acceptera pas que les cheminotes et les cheminots soient les boucs émissaires de ceux qui ont décidé d’en finir avec la SNCF.

4.OUVERTURE À LA CONCURRENCE : LA SOLUTION À RIEN

L’ouverture à la concurrence relève au mieux de la malhonnêteté intellectuelle, au pire, d’une attitude irresponsable qui insulte l’avenir. Le transport public de voyageurs comme celui des marchandises, à l’heure des grands défis sociaux et environnementaux, est résolument contemporain. Mieux, il est un maillon structurant du futur en termes de déplacements, d’aménagement du territoire, de réduction des Gaz à Effet de Serre. Il est en outre un appui stratégique essentiel pour l’Etat, comme l’ensemble des services publics.

La Fédération CGT des cheminots a raison lorsqu’elle exige :

• Le retour à une entreprise publique, unique et intégrée : la SNCF, seule garante d’un fonctionnement cohérent de l’ensemble des services de l’entreprise.
• La reprise de la dette par l’Etat sans contrepartie et un financement public à la hauteur des enjeux futurs.
• L’arrêt immédiat des suppressions d’emploi et des embauches à la hauteur des exigences du service public ferroviaire.
• L’arrêt de la réduction de l’offre ferroviaire par le maintien, voire la réouverture de gares, de lignes, permettant à la SNCF de remplir ses missions de service public partout et pour tous.
• L’arrêt de toute velléité d’ouverture à la concurrence, contraire à l’intérêt général, à la réponse aux besoins des populations, au maintien du service public en tous points du territoire.

Les agitations médiatiques de la direction SNCF avec la complicité du gouvernement ne nous détourneront pas de l’urgence : maintenir le train public.

Aussi, la Fédération CGT appelle TOUS les cheminots, les associations d’usagers, les usagers eux-mêmes, ainsi que toutes celles et tous ceux qui souhaitent défendre un service public ferroviaire de qualité, à participer massivement à la manifestation nationale qui aura lieu le 8 février 2018 à Paris.

Dossiers associés

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SNCF : DYSFONCTIONNEMENTS, INCIDENTS… QUI PEUT ENCORE ÊTRE SURPRIS ?

Communiqué des Administrateurs CGT Des conseils de surveillance et d’administration de la SNCF

| Espace presse

Le mois de décembre 2017 a été à nouveau marqué par plusieurs incidents impactant fortement la circulation des trains dans les gares de Paris Montparnasse et Paris St Lazare. Ces incidents très médiatisés ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Tous les jours, pourtant, les cheminot-e-s, quel que soit leur collège et fonction, font leur maximum, dans des conditions bien souvent dégradées, pour assurer la production qui, au fil des ans et des politiques menées, s’est éloignée du niveau de qualité et de ponctualité qui faisait la réputation de la SNCF.

De restructurations en réorganisations, d’externalisations en renoncements, c’est aujourd’hui le coeur du ferroviaire, notre savoir-faire qui est touché.

Enfermée dans sa politique, la direction estime que ce n’est pas une question de moyens mais d’organisation et de processus. La mise en avant des programmes « Prisme », « Rob In » et autres « gestes qui sauvent » en atteste. Il ne s’agit que de palliatifs qui ne changent pas la problématique de fond.

Le sujet des moyens qu’ils soient humains, matériels ou financiers, est pourtant crucial et structurant, pour l’entreprise de service public qu’est la SNCF.

Depuis 2002 et la mise en œuvre du plan de productivité « STARTER », tous les budgets de la SNCF se sont ressemblés : contraction de la masse salariale (effectifs et salaires), augmentation de la productivité, développement de la sous traitance, …

Malgré cela, à chaque conseil d’administration, les représentants des différents ministères (transports, budget) et de l’Agence des Participations de l’État (APE) estimaient que les efforts faits par les cheminot-e-s n’étaient pas suffisants pour maintenir les ratios financiers à un niveau acceptable par les agences de notation. Ils exigeaient donc que la direction revoit sa copie ce qui se traduisait systématiquement par une aggravation des suppressions d’effectifs (en moyenne 500/an) et une baisse des investissements.

La mise en œuvre de la réforme du système ferroviaire de 2014 n’a rien changé dans le scénario qui continue à s’appliquer malgré les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les cheminot-e-s et les usagers.

Le budget 2018 en est malheureusement la preuve concrète !

Alors que la direction de SNCF Réseau prévoyait d’augmenter les effectifs de 131 unités (ce qui est déjà largement insuffisant au vu de la charge de travail), les ministères et l’APE ont exigé de la direction, pour respecter les sacro-saints ratios et indicateurs financiers, qu’elle revoit sa copie. Résultat : le niveau des effectifs sera, au mieux équivalent à 2017, alors que le volume de travaux est en constante augmentation.
Le mois de décembre 2017 a été à nouveau marqué par plusieurs incidents impactant fortement la circulation des trains dans les gares de Paris Montparnasse et Paris St Lazare. Ces incidents très médiatisés ne sont que la partie visible de l’iceberg.

Pour le budget de l’EPIC de tête, la facture des suppressions d’emploi s’alourdit de 30 soit un total de 252 sur un effectif global de 8685.

Quant à SNCF Mobilités, après 2065 suppressions en 2017, ce ne sont pas moins de 2056 qui sont inscrites au budget.

Dans ces conditions, comment la ministre Elisabeth BORNE peut-elle s’étonner du niveau d’incidents et de leurs conséquences sur les conditions de transports des usagers, sauf à penser que les représentants des ministères et de l’APE agissent depuis des années en toute autonomie !

La dégradation des conditions de transports des usagers et de travail des cheminot-e-s est la conséquence directe des politiques menées depuis des années et appliquées sans rechigner, voire devancées par la direction de l’entreprise.

Alors que la demande de transports respectueux de l’environnement, sûrs et permettant de répondre aux besoins sociaux est croissante, les citoyens, les usagers, les cheminot-e-s sont toujours dans l’attente d’une vision claire que la réforme de 2014 et les orientations libérales qui se dessinent n’apporteront jamais.

Si l’on veut retrouver un système ferroviaire sûr, ponctuel et fiable, l’État doit pleinement jouer son rôle !

En premier lieu, il doit solutionner le problème de la dette liée au financement des infrastructures qui pèse lourdement sur la SNCF. En second lieu, il doit fixer une feuille de route ambitieuse et claire à la direction, au travers de nouveaux moyens et de nouvelles orientations afin de construire, de manière durable, le service public ferroviaire du XXIème siècle dont notre pays a besoin !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

18 janvier 2018

Abonnés SNCF : une pétition en ligne

«SNCF : prenez le temps d'aller vite !» affirme le slogan et alors que la région Nouvelle-Aquitaine a fait du transport quotidien sa priorité, les abonnés de travail et les étudiants/apprentis se retrouvent brusquement privés, du jour au lendemain, de TGV entre Agen et Bordeaux ou Toulouse, ainsi que Montauban et également de trains Intercités vers ces mêmes villes et Marmande.[…]

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