Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LA CONDUITE D’UN AUTRE CHANGEMENT !

Action du 16 novembre 2017 (Services communs)

| Services communs

Les Services Communs sont menacés par les projets de la Direction de l’Entreprise.
La charge de travail et donc l’existence même des Services Communs au sein de l’entreprise sont liées au nombre de cheminots à qui le service est rendu.
L’avenir des Services Communs dépend donc directement du choix de l’Entreprise en termes de politique d’emploi.

Aujourd’hui, les projets de réduction de personnel touchent les contrôleurs (EAS/trains sans contrôleur), les conducteurs de trains (le choix du bus de G. Pépy), la filialisation du Fret SNCF avec ses 6083 cheminots, la fermeture de postes d’aiguillage du réseau secondaire, le recours à des prestataires privés tant à l’équipement qu’au matériel générant la suppression des postes de cheminots, l’avenir incertain de plus de 2800 cheminots de la SUGE au sein du GPF,…
Ce sont des milliers de suppressions de postes que l’entreprise tente de réaliser en faisant croire à une inéluctable ouverture à la concurrence.
La CGT dénonce ce choix politique incohérent et inacceptable, au regard de notre mission de service public, qui doit permettre la mobilité des individus en toute sécurité pour les besoins liés au travail, à la santé, la famille, les loisirs, …
En outre, faire le choix du bus dans ce contexte environnemental est un non-sens !
La CGT interpelle le Président Pépy et le Gouvernement dans leur logique ultra-libérale ignorant le climat et la qualité de vie de tous.
Aussi, cette politique anachronique, si nous laissons faire, pourrait avoir raison des métiers des Services Communs présents dans l’ensemble du GPF.
D’ores et déjà, l’orientation de transformer l’EPIC SNCF en une cellule de pilotage met en danger l’emploi dans tous collèges et les fondamentaux métiers qui vont avec.
La politique globale de Monsieur Guillaume Pépy pourrait être confortée par une loi Travail 2 et les ordonnances Macron : Direction et gouvernement ont un intérêt commun, à savoir, le démantèlement de l’entreprise SNCF.
Chaque jour, les cheminots des Services Communs constatent les conséquences des choix de l’Entreprise et notamment la détérioration de leurs métiers et de leurs conditions de travail.
La transformation digitale, imposée à la hâte, se traduit par une déferlante de nouveaux outils. L’absence de réelle formation et l’insuffisance de temps nécessaire pour s’y adapter, désorganisent et compliquent le travail de chacun.
L’encadrement, également, se retrouve dans des situations de plus en plus complexes, sans véritable droit à la déconnexion.
La CGT dénonce une extrême polyvalence et un rythme de travail qui épuisent physiquement et moralement les cheminots.
La CGT exige la reconnaissance des compétences ainsi qu’une véritable politique de recrutement, se traduisant par des embauches au cadre permanent.
Dans ce cadre, le 5ème volet de la Convention Collective Nationale traitera de la classification de nos métiers.
Les périmètres métiers définiront l’emploi nécessaire à la production comme à l’encadrement, mais aussi la qualification des postes au regard des exigences métiers et de la charge de travail. La CGT entend peser dans ces négociations.

Rien n’est irréversible, l’Histoire nous le montre !

Ces derniers mois, la mobilisation des cheminots des Services Communs ne cesse de s’élever.
Les cheminots de tous collèges se rassemblent. Ils n’acceptent plus d’absorber toujours plus de tâches, de missions.
La Fédération CGT des Cheminots appelle les cheminots des Services Communs à poursuivre et augmenter la mobilisation, ce jeudi 16 novembre par la grève et à participer aux manifestations interprofessionnelles organisées partout sur le territoire.

UN PRÉAVIS NATIONAL A ÉTÉ DÉPOSÉ
DU 15 NOVEMBRE 19H00 AU 17 NOVEMBRE 08H00.

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GPF SNCF : « Nos besoins doivent être entendus, j’agis !

Pétition

| Fédération

Mieux vivre, s’épanouir dans son travail, et après son travail, sont des aspirations légitimes pour tous les salariés, jeunes, privés d’emplois et retraités.

Nous pouvons constater que les choix qui sont faits par les employeurs et les gouvernants de notre pays rendent au contraire nos vies plus difficiles.

Les richesses produites sont pourtant importantes, mais elles sont captées par des actionnaires qui perçoivent des dividendes sans cesse à la hausse.

AVEC LA CGT, JE REVENDIQUE :

• L’augmentation des salaires, des minima sociaux et des pensions, la prise en charge par l’employeur des trajets domicile/travail ;
Une meilleure reconnaissance des qualifications ;
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail, une réduction du temps de travail pour travailler tous, mieux et moins ;
Une vraie protection sociale tout au long de sa vie .

À LA SNCF :
Le maintien du recrutement au Statut ;
La renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin ;
Une meilleure représentation du personnel avec des instances de proximité ;
Des moyens pour le service public pour augmenter l’offre, maintenir les gares et les lignes ouvertes, avec du personnel SNCF ;
Une CCN de haut niveau.

POUR OBTENIR SATISFACTION, JE PARTICIPE :

Je décide de ME MOBILISER pour, ensemble, maintenir nos droits et en gagner de nouveaux, imposer l’ouverture de négociations sur nos revendications et sur les propositions de la CGT.
Je décide de M’ENGAGER sous diverses formes, et notamment par la grève interprofessionnelle dans les entreprises et les administrations.

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14 DÉCEMBRE : LA GRÈVE

Appel à la grève

| Fédération

La CGT constate que le mécontentement est présent partout dans les chantiers et les services.
Si nous voulons mettre en échec la violence sociale du Gouvernement et de la Direction SNCF, nous devons exprimer notre colère et nos revendications de manière visible et claire.

La Direction SNCF a largement accompagné la réforme ferroviaire portée par le Gouvernement, au détriment des cheminots, de l’entreprise et du pays.

Aujourd’hui, elle commence à mettre en oeuvre cette réforme au travers de restructurations massives, passées en force. Cette stratégie, en plus d’exacerber les inquiétudes, n’apporte aucune solution de développement du service public SNCF, Marchandises et Voyageurs.

Pour avoir plus de liberté d’action dans la casse de nos emplois, de nos métiers et de nos conditions de travail, elle impose une réduction drastique des moyens syndicaux et supprime les instances de proximité qui traitaient du quotidien des cheminots.

Elle pense qu’attaquer la représentation du personnel suffirait à éliminer toute contestation dans l’entreprise.

Par conséquent, la CGT, par la voix de ses syndicats de site, appelle les cheminots à participer à la journée de grève interprofessionnelle du vendredi 14 décembre 2018 !

Nous appelons à agir pour passer à l’offensive sur les revendications interprofessionnelles qui nous concernent :
L’exigence de hausse des salaires ;
L’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes ;
Des emplois de qualité, une amélioration des conditions de travail et la réduction du temps de travail ;
La défense de la protection sociale tout au long de la vie, notamment contre une réforme des retraites par points qui amènerait une baisse d’au moins 30% des pensions pour les cheminots si le Gouvernement la menait au bout !

Nous appelons à agir aussi pour porter haut et fort nos revendications professionnelles :
Le maintien du recrutement au Statut et la renégociation du RH0254 pour aligner les droits des contractuels sur le Statut ;
La régularisation des emplois précaires en emplois stables ;
L’arrêt de la politique d’externalisation de nos charges de travail ;
L’arrêt des restructurations et de la recherche de productivité sans fin, en particulier l’arrêt des fermetures de guichets, du déploiement de l’EAS, de la suppression des autorisations de départ, de la pression sur les roulements en préparation pour le changement de service, de la remise en cause des accords locaux, etc.
La grève du 14 décembre prochain se placera également quelques jours avant la nouvelle séance de négociation de la CCN ferroviaire sur « les classifications et la rémunération » qui se tiendra le 20 du même mois. Cette grève permettra donc de mettre un nouveau coup de pression sur le patronat des transports pour éviter qu’il impose la polyvalence dans la définition des métiers.

La Fédération CGT des cheminots appelle également à continuer le combat contre la réforme ferroviaire.

Contrairement à ce que le Gouvernement annonce, rien n’est joué. La loi a été votée en juin, notamment sur des mensonges de la majorité présidentielle. Il n’appartient qu’à nous de remettre nos revendications pour notre avenir, celui de l’entreprise et du service public au centre des débats publics.

Pour cela, construisons avec détermination des mobilisations massives et visibles.

Les cheminots, comme l’ensemble des salariés, refusent de se laisser plumer et ils doivent le montrer!

TOUS ENSEMBLE, TOUS EN GRÈVE, LE VENDREDI 14 DÉCEMBRE 2018 !

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Les retraités ne sont pas seulement en colère… Ils veulent une revalorisation de leurs pensions

| Fédération

Pour justifier les mesures qui réduisent le pouvoir d’achat des retraités, le gouvernement d’Emmanuel Macron affirme vouloir favoriser « ceux qui travaillent » ou encore « ceux qui font tourner le pays » Mais comment peut-on les croire ?!

Car pour le président de la République, ceux « qui font tourner le pays » ce sont  » les premiers de cordée », autrement dit les grandes fortunes du pays et le grand patronat. Ceux à qui il ne demande jamais de « faire un effort » alors qu’ils pourraient le faire sans mettre en péril leur immense patrimoine.

Bien au contraire, il leur a accordé tous les privilèges : suppression de l’impôt Solidarité sur la fortune, réduction de la fiscalité sur les dividendes et le capital, exonérations fiscales de toutes sortes et sans jamais vraiment inquiéter les évadés fiscaux et les fraudeurs.

Pourquoi enrichir les riches et appauvrir les autres ?

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, les plus riches n’ont jamais amassé autant d’argent : record battu cette année avec un montant de 431 milliards soit une hausse de 15% en moyenne. Le plus riche d’entre eux, Bernard Arnaud, a vu sa fortune augmentée de 50 %.
Selon le Président, ces faveurs devaient favoriser l’’investissement et l’emploi. Les investissements stagnent, les prévisions de croissance sont revues à la baisse. Le chômage a encore augmenté. Les salaires ?
Une maigre augmentation par la suppression des cotisations sociales, compensée par la hausse de la CSG. Ce qui revient à faire financer par les retraités, à la place des employeurs, des prestations dont ils ne bénéficient jamais : indemnités de chômage et congés de maladie et maternité.

Les retraités font aussi « tourner le pays »

Préserver et augmenter le pouvoir d’achat des retraités, contrairement à ce qu’affirment nos gouvernants, est très utile à l’économie du pays.
L’immense majorité des retraités ne spéculent pas, ni ne placent leur argent dans des paradis fiscaux. Ils l’injectent dans l’économie.
Selon le CREDOC, les plus de 50 ans représentent 48 % de la consommation totale de la France. Ils assurent 64% du marché de la santé, 60% de l’alimentation, 58% de l’équipement, 57% des loisirs et un tiers des jouets sont achetés par les retraités.

Ils sont le coeur d’une nouvelle industrie, la « silver economie », emplois à domicile, télé-assistance et sécurité, qui va générer la création de 350 000 emplois d’ici 2020. Ils consacrent 4 % de leurs revenus soit 10 milliards à leurs enfants et petits enfants… Et que dire de leur contribution aux activités associatives socialement précieuses pour compenser le désengagement de l’Etat.

L’exonération de la taxe d’habitation ? Un leurre

Au total, c’est près de 5 milliards de pouvoir d’achat qui aura été prélevé sur les pensions. L’exonération par tiers de la taxe d’habitation représente cette année 1,2 milliards seulement. Mais de plus, cela va se traduire par des suppressions d’aides et de services dans les municipalités que l’Etat aura privé de ressources. Les retraités en particulier se verront privés de toutes sortes d’aides dans les villes et les villages. A cela s’ajoutent les augmentations de carburants, du fuel, du gaz, des mutuelles, la réduction de l’aide au logement…

Une baisse continue du pouvoir d’achat des retraités

Les retraités sont et seront lourdement frappés. Toutes les prévisions montrent que le niveau de vie des retraités va baisser au minimum de 20 % d’ici à 2035. Cela n’est pas acceptable sur le plan humain, mais ne l’est pas non plus sur le plan économique et social. Pas question de laisser faire.

Nous sommes 16 millions

Le gouvernement fait semblant d’ignorer le rôle que jouent les retraités dans tous les domaines de notre société. Il ne peut mépriser à ce point le rôle qu’elles et ils ont joué dans la production des richesses de la France. En réalité, il craint la colère des retraités et surtout leur résistance et leurs actions. Nous n’allons pas le rassurer. Nous allons multiplier les initiatives dans tout le pays.

La CGT à la rencontre des retraité·e·s

Dans les villes et les villages, les retraités CGT vont au devant de leurs « collègues retraités » pour débattre de leurs situations, certains sont en grande difficulté, définir les modes d’actions qui rassemblent largement les retraités. Car nous ne sommes pas seulement en colère, nous voulons que nos retraites soient revalorisées à la hauteur de ce qui nous a été injustement prélevé.

RASSEMBLEMENT DEVANT LE MINISTÈRE DES FINANCES LE 18 DÉCEMBRE À 14 h 30

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CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ: MOBILISONS-NOUS LE 1ER DÉCEMBRE!

Communiqué aux cheminots

| Fédération

La Fédération CGT appelle les cheminots à participer massivement aux manifestations contre le chômage et la précarité, organisées sur tout le territoire le 1er décembre afin d’exiger des hausses de salaires et pensions, lutter contre la précarisation croissante du salariat et le chômage de masse.

Des salariés actifs et retraités, des citoyens expriment une colère légitime pour avoir les moyens de vivre dignement, pour plus de justice sociale. Cette colère, la CGT la comprend et la porte au quotidien depuis plusieurs mois et notamment au travers de nombreuses journées d’action et de grève.

Alors que la France est en 2017 le 5e pays producteur de richesses dans le monde, la préoccupation d’une partie grandissante de la population est de boucler les fins de mois.

Les cheminots qui sont confrontés à une quatrième année de gel des salaires, à la multiplication des contrats précaires de toutes sortes (intérim/CDD, CDD séniors,…) et à des suppressions massives d’emplois, vivent des difficultés similaires.

Ça ne peut plus durer !

Le Gouvernement joue avec le feu en banalisant les revendications, en ignorant les organisations syndicales. Pire, le président de la République, ses ministres sont régulièrement méprisants vis-à-vis des citoyens au travers de la multiplication de « petites phrases ».

Au cours du long conflit du printemps, les cheminots ont lutté contre le pacte ferroviaire et formulé des propositions concrètes et chiffrées contenues dans le rapport « Ensemble pour le FER ». Qu’il s’agisse de report modal, de financement des modes de transport, de dessertes de tous les territoires, les cheminots se sont inscrits et continuent à s’inscrire dans une perspective plus large de réponse aux besoins des citoyens.

Par ses initiatives, sa volonté de rassemblement et d’unité, la CGT est au service des salariés, des citoyens pour un monde de progrès et de justice sociale. Elle prendra toutes les initiatives dans la période pour permettre à ceux qui luttent de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications.

Il y a donc urgence à répondre aux attentes sociales comme :
• L’augmentation du SMIC à 1800 euros avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux ;
• La prise en charge des transports par les employeurs ;
• Une TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ;
• Une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune ;
• L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ;
• Une vraie protection sociale tout au long de sa vie ;
• Des augmentations générales de salaire à la SNCF ;
• Des moyens pour le service public.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle les cheminots à se joindre aux manifestations des privés d’emploi organisées sur le territoire et notamment à Paris, ce 1er décembre, place de la République à 12h00.

Exigeons des réponses précises et immédiates !

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Courrier unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT

Envoyé ce jour à la ministre chargée des Transports concernant les négociations sur les CSE

| Fédération

Madame Elisabeth BORNE
Ministre chargée des Transports
Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire
246 Boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Madame la Ministre,
La situation sociale de la SNCF et l’expression de son dialogue connaissent une situation de dégradation importante et profonde. L’intensité de la situation amène nos fédérations à vous en alerter.

La déclinaison des mesures légales et réglementaires issues de l’ordonnance n°2017-1386 du 23 septembre 2017 a amené à une négociation dont la réalité s’éloigne en tout point des ambitions que son nom porte.

En effet, si le processus de mise en place des comités sociaux et économiques (CSE) au sein de la SNCF a donné lieu à un nombre important de réunion et d’échanges, nous dressons aujourd’hui le constat d’un échec patent.

Plusieurs motifs nous amènent à cette conclusion.

Le premier porte sur la méthode : la direction du GPF a opté pour une négociation nationale, et enfermée par une volonté dogmatique de diminuer drastiquement les moyens alloués au dialogue social dans l’entreprise.

Les propositions portées par l’entreprise consistent, en réalité, à une répétition scrupuleuse du minima des dispositions légales ou réglementaires d’ores et déjà codifiées. Les propositions de fond de nos quatre fédérations qui auraient permis une prise en charge de l’ensemble des prérogatives qui restent prévues par l’ordonnance (Conditions de travail, Réclamations individuelles et collectives et Economique) ont été systématiquement écartées.

Cette situation pourrait, à ce seul motif, être considérée comme inacceptable puisqu’elle contrevient en tout point au principe même de négociation. Pour autant, nous ne vous saisirions pas si la difficulté n’était pas plus profonde.

En choisissant de limiter les dispositions nationales pour renvoyer vers des négociations locales, la direction du GPF ne fait pas le choix d’une décentralisation du dialogue social. Elle entérine, son incapacité à obtenir un mandat autre que celui du blocage. Prisonnière des activités qu’elle a créée pour morceler sa gestion, la direction du GPF est, à ce stade, totalement tributaire des intérêts divergents de ses mandants.

Le second motif porte sur le fond et le respect des ambitions que vous avez assignées au Groupe Public Ferroviaire.

Le Pacte Ferroviaire que vous avez porté au printemps dernier ne se traduisait pas uniquement par des dispositions légales et réglementaires. Les demandes formulées par le Gouvernement, tant à l’UTP qu’au Groupe Public Ferroviaire, ont abouti à des engagements écrits. Ceux-ci concernaient le cadrage des négociations de branche, l’agenda social au sein du GPF et, plus globalement, le dialogue social. Tout ceci devait être de « haut niveau » ; Or, la négociation démontre, à ce stade, que la direction du GPF ne respecte pas les ambitions fixées.

La mise en place de Représentants de Proximité traduit clairement cette déviance. Nos organisations syndicales ont clairement posé la nécessité d’agir en proximité pour traiter les questions relatives aux conditions de sécurité, de santé et de conditions de travail ainsi qu’à l’établissement d’un dialogue social subsidiaire.

En réponse, les propositions de la direction du GPF consistant à proposer 1 RPX pour 200 salariés semble totalement déconnectées. Outre les missions et les prérogatives nombreuses, les périmètres géographiques ne permettraient pas aujourd’hui dans la configuration proposée de faire face à l’ensemble des obligations qui perdurent sous la responsabilité des représentants et élus. Si l’on considère les accords déjà en place dans d’autres entreprises de la branche – tels ECR, qui a attribué 1 RPX pour 30 cheminots et 1 CCSCT pour 240, ou comme New Rest, qui fixe 1 RPX pour 44 salariés – nos fédérations sont amenées à considérer la position de la direction du GPF comme une provocation.

Même si le GPF entérine une réduction de plus de 85% des élus et représentants, notre appréciation n’est pas uniquement basée sur un critère quantitatif. Elle renvoie avant toute chose aux missions que la production ferroviaire impose. De telles positions ne peuvent qu’aboutir à la fragilisation de la production, une dégradation de la sécurité ferroviaire et des salariés, ainsi qu’à une impasse du dialogue social.

Vous en conviendrez, la situation ne peut rester en l’état. Nos fédérations considèrent que le mandat que la direction du GPF s’est fixé ne correspond en rien aux objectifs que le Gouvernement a posé dans le cadre du pacte ferroviaire, aux enjeux sociaux et économiques qu’incarnent un véritable dialogue social et au strict bon sens.

Aussi nos fédérations vous sollicitent-elles pour obtenir une audience permettant de développer ces différents points et vous exposer plus avant nos positions.

Nous vous prions de croire, madame la Ministre, en l’expression notre haute considération.

CGT – Cyrille RENEAUD, UNSA – Didier MATHIS, SUD-Rail – Erik MEYER, CFDT – Didier AUBERT

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LA SANTÉ ET LES CONDITIONS DE TRAVAIL NE SE MONNAIENT PAS !

Santé et conditions de travail

| Fédération

Après le challenge des primes pour l’ASCT qui aura dressé le plus de PV, la salle de repos mise à disposition aux plus méritants des cheminots de l’escale, … désormais, la direction offre des pizzas et des petits déjeuners aux cheminots du Matériel pour celles et ceux cumulant le moins d’arrêts. Pendant ce temps, des cheminots meurent au travail et la direction de la SNCF, face à ces drames, pratique l’omerta !

En 2017, plus de 50 cheminots ont mis fin à leurs jours ou sont décédés en service. En 2018, la liste est déjà trop longue. Combien d’autres pour que direction et gouvernement se rendent compte de la situation ?!

En parallèle de ces drames, différents « challenges » mettant en péril la qualité de vie au travail et la sécurité des cheminots, ont vu le jour au sein des Technicentres du domaine, promettant « des récompenses pour ceux ayant eu le moins d’arrêts de travail ».

« On s’arrange pour que ton accident du travail n’en soit pas un, on est à 3 jours des bons cadeaux, ça serait dommage » ou encore « Vous n’pourrez pas avoir de p’tit déj’ avec les collègues ! C’est la faute à machin qui s’est brisé les reins »… Des paroles comme celles-là, il en pleut des dizaines par semaine au sein du domaine Matériel ! Ces pressions exercées sur les cheminots ont pour but de dissimuler des accidents de travail ou inciter les agents à ne pas s’arrêter en cas de maladie, voire de ne pas le déclarer pour ne pas être montré du doigt et marqué au feutre rouge sur le tableau blanc.

La direction se justifie de ces faits et méthodes au prétexte que « les managers sont encouragés à innover, à s’adapter et à faire preuve d’autonomie ». Elle juge ces challenges comme « quelques maladresses sans conséquence » !

Ce qu’elle omet de préciser, c’est que ces challenges ont vu le jour à cause des objectifs irréalistes qu’elle a elle-même fixés aux dirigeants de proximité. La pompe à fric avant la santé de ses salariés !

Ces méthodes d’un autre temps, totalement inadmissibles, sont immorales ! Après tout, il est plus facile d’accuser les cheminots que de prendre ses responsabilités concernant les causes de ces accidents et décès et d’agir en conséquence afin que cela ne se reproduise plus à l’avenir.

Dans les Technicentres de Maintenance et Industriels, il s’agit de métiers très techniques et à hauts risques et la direction se doit de gérer la sécurité, tout comme la formation de façon plus rationnelle et objective.

D’autres questions en lien avec ces pratiques dénigrantes se posent : qu’est-ce qui fait que certains cheminots répondent favorablement à ces sollicitations malfaisantes ? C’est à mettre en relation avec les salaires très bas qui sont pratiqués au sein de la fonction. Nombre de cheminots ont de plus en plus de mal à « boucler les fins de mois » et la direction est la seule responsable de cette situation en imposant le gel des salaires depuis quatre années consécutives.

Ces cheminots, qu’on pressurise, qu’on harcèle, qu’on menace, sont mis en concurrence entre eux pour plus de profits et pour des objectifs toujours plus élevés, sans aucune reconnaissance du travail accompli.

Il faut que cela cesse !

La CGT a récemment porté ce dossier en Comité Central d’Entreprise et devant le Comité National d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail du domaine. La CGT a sommé la présidence de ce dernier de faire cesser ces agissements sans attendre.

Inacceptable !

Des militants nous ont fait part que des cheminots en arrêt maladie sont régulièrement sollicités par leur hiérarchie quant à leur reprise au prétexte de s’inquiéter de l’état de santé de ces derniers – en réalité, pour la prévision PHP (Planning Hebdomadaire de Production) et remplir les objectifs de productivité – alors que législativement parlant, cela est formellement interdit. En effet, un arrêt maladie est considéré comme une cessation (temporaire) du contrat de travail et l’entreprise ne peut, durant cette période, solliciter le salarié.

En termes de ferroviaire, le risque zéro n’existe pas mais les règles strictes de sécurité, la formation et les bonnes conditions de travail doivent tendre à l’approcher. Les orientations prises aujourd’hui par le gouvernement et le président PEPY ne vont pas dans ce sens et la politique du risque calculé démontre là ses limites.

La CGT revendique :

✓ L’AMÉLIORATION DE NOS CONDITIONS DE TRAVAIL,
✓ LA REVALORISATION DES SALAIRES,
✓ LA RECONNAISSANCE DE NOS MÉTIERS.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018 :
VOTEZ ET FAITES VOTER CGT !

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DES REPOS DOUBLES TAILLÉS À LA HACHE !

Conditions de travail

| Fédération

En s’appuyant sur l’accompagnement des organisations syndicales signataires de l’accord d’entreprise sur le temps de travail, la Direction tente de réaliser un véritable « hold-up » sur les repos doubles des cheminots !

La réforme du système ferroviaire de 2014, accompagnée par l’UNSA et la CFDT, a planté les premiers jalons de la destruction du statut des cheminots et celui de la SNCF.

Dans la même veine, c’est l’empressement de ces organisations syndicales à négocier l’accord sur l’organisation du temps de travail qui a ouvert le champ à la Direction à : « des nouvelles libertés RH ».

Ainsi, après la réforme qui ne devait rien changer, c’est au tour de la nouvelle réglementation du travail, présentée comme davantage protectrice, de dévoiler ses conséquences.

Une réduction de 52 repos périodiques doubles (RPD) minimum à 30 par an !

Une note des services Ressources Humaines du Groupe Public Ferroviaire précise que le nombre de RPD pour les cheminots affectés à la réserve doit être réduit de 52 à 30 par an.

En effet, la direction considère que les 52 RPD minimum par an, inscrits dans l’accord d’entreprise (article 32), ne s’adressent qu’aux cheminots en roulement et que par défaut, les cheminots à la réserve sont, sur ce point, soumis à l’accord de la branche.

Pour la Direction, l’accord d’entreprise signé par l’UNSA et la CFDT en 2016 ne prévoit que 24 RPD pour les cheminots affectés à la réserve (article 38.5 de l’accord d’entreprise). Il serait donc moins favorable que l’accord de branche qui en prévoit 30.

En juin 2016, alors que la mobilisation des cheminots faisait bouger les lignes de l’accord d’entreprise, la CFDT et l’UNSA, pressées par la Direction et le gouvernement ont, en catimini, signé cet accord afin de briser le mouvement et permettre à la Direction d’inscrire des dispositions défavorables aux cheminots.

Un accompagnement coupable avec des conséquences qui n’en finissent plus.

Après un week-end de « tractations secrètes », CFDT et UNSA font la promotion de leur trahison :

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La CGT n’a pas signé un tel « accord » puisqu’il comportait plusieurs articles défavorables aux cheminots.

En précipitant leur signature, ces organisations syndicales ont mis un terme à toute amélioration de l’accord, tout en laissant la Direction libre de manœuvrer et d’interpréter tous les articles !

Ainsi, la Direction pense avoir les coudées franches puisqu’elle ne rencontre aucune résistance des organisations syndicales signataires qui siègent à la commission de suivi de cet accord.

C’est dans ce cadre, assurée de l’accompagnement de l’UNSA et de la CFDT, que la Direction tente de réduire le nombre de RPD.

Une interprétation grossière et totalement erronée de la réglementation !

En réalité, sur le sujet du nombre de RPD minimum, la Direction occulte totalement les dispositions reprises à l’article 38 de l’accord d’entreprise qui inscrivent les 52 RPD pour les cheminots à la réserve à l’identique des cheminots en roulement qu’ils remplacent :

Article 38 :
« L’agent effectuant un remplacement est soumis aux mêmes règles que l’agent remplacé ».

Ainsi, les cheminots affectés à la réserve doivent avoir au minimum 52 RPD par an comme ceux en roulement.

D’ailleurs, dès mai 2016, lors des négociations, la Direction communiquait elle-même dans ce sens : Temps Réel mai 2016 : « Pour les Agents sédentaires : Disposition commune à tous les agents concernant le nombre de repos doubles : 52 repos doubles ».

Au-delà des recours dans le cadre de l’entreprise et éventuellement juridiques que la CGT réalisera, c’est bien la mobilisation des cheminots organisés avec la CGT qui fera bouger les lignes.

TOUS les cheminots sont directement concernés y compris les cheminots en roulement qui peuvent se voir attribuer un poste à la réserve dans leurs parcours professionnels.

Cet exemple illustre parfaitement un des enjeux des élections professionnelles à venir qui détermineront le poids de chaque organisation syndicale dans la négociation et le suivi des accords.

DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018
VOTER CGT,
C’EST AUSSI VOTER POUR TOI

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Les histoires de cheminots citées mêlent réalité et fiction

Réalité ou fiction ?

| Fédération

Et si c’était vrai ?

Francisco vit à Madrid.
Il a 47 ans, il est père de 3 enfants.
Francisco travaille dans une entreprise de BTP sous-traitante d’une entreprise française elle-même sous-traitante de SNCF Réseau.
L’employeur de Francisco l’envoie travailler 3 jours en France pour renouveler une partie de voie ferrée avec un autre de ses collègues.

A son arrivée sur le chantier, et lors du briefing sur les consignes de sécurité, Francisco constate que les autres travailleurs ne parlent pas sa langue.
Francisco ne s’en inquiète pas, le chantier ne durera que 3 jours.
Francisco n’a jamais travaillé en milieu ferroviaire.
Alors qu’ils interviennent dans la zone dangereuse, Francisco et son collègue sont heurtés par un engin de travaux sur voie. Francisco et son collègue ne survivront pas à l’accident.

Stéphanie est agent commercial gare depuis 1994.
Suite à la fermeture des guichets sur sa zone d’emploi, Stéphanie a été placée en EIM et effectue ponctuellement des missions depuis 2 ans sur des postes parfois très éloignés de son domicile.
Stéphanie est contrainte de faire garder ses enfants plus fréquemment, ce qui occasionne des frais importants.

Après 2 années de déplacements incessants, de changements permanents de collectif de travail et sans visibilité sur son avenir professionnel, Stéphanie se voit refuser un poste auquel elle postule.
Stéphanie, excédée, tente d’obtenir des explications auprès du responsable de l’EIM. La discussion se tend et vire à l’altercation verbale.
La direction engage une procédure disciplinaire à l’encontre de Stéphanie et prononce sa radiation des cadres.
Depuis son licenciement, Stéphanie est plongée dans un profond syndrome dépressif. Ses proches sont inquiets de la voir commettre l’irréparable.

Bertrand est cadre, qualification G.
Depuis 3 ans, il est affecté dans un Centre Régional des Opérations en province. Bertrand suit un roulement 7j/7. Il sait que cette forme d’organisation du travail n’est pas réglementaire et qu’elle pèse sur sa vie personnelle et son état de santé, mais Bertrand pense que c’est la seule manière de tenir ce poste sans devoir embaucher d’agents supplémentaires.

Depuis 5 mois, Bertrand travaille 70 heures par semaine, il ne rentre chez lui que tous les 7 jours et reste connecté en permanence, y compris à son domicile.
Cette situation, cumulée avec la fatigue de Bertrand, dégrade le climat familial.
Quand il apprend que sa femme le quitte, Bertrand met fin à ses jours.

Fatima travaillait au Fret en tant qu’agent de desserte jusqu’à la suppression de son poste en 2013.
Depuis lors, après une reconversion contrainte, elle a été mutée en Agence Paie et Famille à 1h30 de trajet de son domicile.
Fatima travaille depuis en open-space avec une quarantaine de collègues.

Chaque jour de travail, Fatima est confrontée aux reproches des cheminots dont elle est la seule interlocutrice, par téléphone de surcroît.
Ces reproches sont accentués par les problématiques techniques que rencontre Fatima avec un logiciel inadapté à la réponse aux besoins des cheminots.
Sa hiérarchie la met sous pression permanente et lui fixe des objectifs comptables qui l’éloignent de la qualité de service qu’elle tient à fournir aux cheminots.
Fatima a le sentiment que son travail n’a plus de sens.
Fatima a fini par sombrer dans la dépression nerveuse.
Après s’être plusieurs fois effondrée en larmes sur son poste de travail, son médecin la placera finalement en arrêt de travail pour une durée de 2 mois.
Fatima a sollicité l’intervention à domicile d’une Assistante Sociale SNCF, mais la suppression de 10% des effectifs de travailleurs sociaux l’empêche d’obtenir une réponse rapide.
La direction de l’entreprise contestera le caractère professionnel de sa pathologie, renvoyant à de prétendus problèmes personnels.

Alain est agent Voie à l’équipement.
Depuis la suppression de sa brigade en province suite à la sous-traitance de la maintenance, il a été muté d’office dans un établissement infra IDF.
Alain travaille sur les chantiers la nuit et assure l’astreinte en dehors de sa présence sur le chantier.

Jusqu’en juillet, un accord collectif gagné par la CGT limitait le nombre de nuits consécutives à 4 pour préserver la santé et la sécurité des agents.
En juillet dernier, la direction dénonçait cet accord dans le cadre du « Pacte d’entreprise ».
Au cours de sa semaine de travail, Alain aura été sollicité 13 fois par téléphone au titre de l’astreinte, il sera intervenu 2 fois sur le terrain et aura travaillé 5 nuits consécutives.
A la fin de cette lourde semaine, Alain reprend le volant en sortie de nuit pour regagner le foyer familial.
Il s’endormira et sa voiture ira percuter un arbre.
Heureusement, Alain s’en sortira avec des blessures légères.

Nadia est agent de conduite à la SNCF
depuis 18 ans.
Elle assure des dessertes TER entre Paris et la province.

Depuis la mise en place de l’EAS, Nadia est seule à bord du train.
Depuis la suppression des autorisations de départ par un agent expéditeur, Nadia doit se mettre en marche d’elle-même à l’heure du départ « si rien ne s’y oppose ».
Ce jour-là, il est l’heure, Nadia a fermé les portes du train et se met en marche. Les caméras embarquées s’éteignent. 30 secondes plus tard, Nadia reçoit un appel du poste qui lui demande de s’arrêter d’urgence.
Le train vient de traîner sur plusieurs dizaines de mètres une usagère qui tentait de monter en marche.
Depuis lors, chaque jour Nadia repense à cet accident, y compris lorsqu’elle conduit en ligne.

Sébastien est agent de maîtrise.
Il est DPX à l’équipement.
Depuis la signature de l’accord collectif par l’UNSA et la CFDT, Sébastien est au forfait en jours sur l’année.
Depuis la suppression du second poste de DPX sur sa zone il y a 3 mois, Sébastien travaille jours et nuits.

Ce matin-là à 5h50, Sébastien reçoit un appel urgent. Les travaux du chantier de nuit qu’il a quitté il y a 2h ont pris du retard et l’une des voies de la ligne ne pourra pas être restituée pour les premiers trains du matin.
Sébastien n’a d’autre choix que de se rendre sur place.
Fatigué par ses horaires de travail, Sébastien aura un moment d’inattention.
Il sera percuté par une circulation sur l’autre voie en traversant pour rejoindre le chantier.

William dirige une grande entreprise de transport ferroviaire depuis une dizaine d’année.
William a de grandes ambitions. Depuis son arrivée, plusieurs dizaines de milliers d’emplois ont été supprimés dans l’entreprise.
Afin de générer de la marge opérationnelle, chaque poste de dépense est réduit, qu’il s’agisse des effectifs, de la formation, des salaires ou de la masse salariale au travers un recours accru à la sous-traitance.
William se réjouit que sa responsabilité n’ait jamais été engagée malgré plusieurs catastrophes ferroviaires graves, occasionnant plusieurs centaines de victimes.

Il a mis en place les Règles Qui Sauvent. Si ces règles ne sauvent d’évidence pas les vies, elles ont une autre utilité. Elles s’adaptent au fil des accidents et permettent donc de reporter systématiquement la responsabilité sur le cheminot victime en pointant un manquement à l’une des règles. Il a développé les Challenges Sécurité par lesquels les cheminots peuvent gagner des pizzas, des bons d’achats, des petits-déjeuners, s’ils ne déclarent pas leur accident de travail. Dans ce système, le cheminot qui empêche d’atteindre l’objectif est responsable de la perte du challenge pour tout le collectif de travail. Grâce à ces mesures, William préserve l’image de l’entreprise, sa responsabilité, et peut sereinement poursuivre les politiques engagées.

Les responsables sont les premiers dirigeants de l’entreprise !
La prévention des risques et la protection des cheminots
nécessitent des mesures immédiates !

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Pour faire aboutir ces revendications,
le seul geste efficace c’est le Vote CGT !
VOTER CGT C’EST AUSSI VOTER POUR TOI !
DU 16 AU 22 NOVEMBRE 2018

 

 

 

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Dans les médias

14 décembre 2018

Suppressions de postes à la gare de Carcassonne : les cheminots déplorent une « gare fantôme »

"Gare fantôme", telle est l'expression utilisée par les responsables du syndicat CGT Cheminots au sujet de la gare de Carcassonne où plusieurs postes aux guichets et à l'information sont appelés à disparaître dans le courant de l'année 2019, selon les informations données aux salariés par la direction de la SNCF. […]

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