Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LA NOUVELLE OFFRE TGV SONNERA-T-ELLE LA FIN DES PARCOURS PRO DES ADC ?

Parcours pro des ADC

| Traction

La reconfiguration de l’offre TGV décidée par le COMEX et présentée au Conseil d’Administration extraordinaire du 23 mai dernier risque de faire des dommages collatéraux sur les parcours des agents de conduite, et pas seulement d’ailleurs, car ASCT et personnels d’escales sont également dans le viseur…

Pour rappel, la direction a lancé l’offre OUIGO depuis quatre ans d’abord sur l’axe sud-est avec la création d’un Marne la Vallée – Marseille St Charles puis sur l’ouest de la France (relations Rennes-Tourcoing et Nantes Tourcoing….). Il s’agit bien d’une offre « low-cost » ou 3ème classe, calquée sur l’aérien, c’est à dire en déportant les départs vers des gares soi-disant à plus faible coût…

L’idée est bien de maximiser l’offre d’emport de voyageurs pour économiser en sillon, en journée de service ADC, avec une utilisation maximale des possibilités de l’accord d’entreprise sur les conditions de travail et des rotations de rames aux taquets des limites de ce qu’autorisent les règles de maintenance, lesquelles ont été largement assouplies ces dernières années…

Pour autant, les objectifs que s’est fixé la direction lors du lancement de ce projet évoluent au gré de ce que sont les réalités économiques du moment avec, pour rappel, un modèle TGV à ce jour totalement inscrit dans une vision business qui compromet d’ailleurs son avenir. Ainsi, le plan de transport OUIGO est totalement revu à l’occasion du service annuel 2018 et les règles qui prévalaient encore il y a trois mois sont complètement remises en cause.

En effet, les TGV OUIGO font leur entrée en gares parisiennes, ce qui ne sera pas sans conséquences sur la répartition des charges TGV entre les différentes UP. Certaines comme Rennes, en font largement les frais avec la perte de 16/7èmes de charges inter-secteurs…

Ainsi, ce qui constituait l’ossature de la charge TGV de certaines résidences est totalement remis en cause !

Avec OUIGO, la direction navigue à vue et les directions en établissement ne cachent plus que la direction de OUIGO ne sait pas où elle va ! Très inquiétant !!

Le 23 mai dernier, la direction a annoncé le lancement de l’offre INOUI, craignant que OUIGO ne capte trop de voyageurs alors même qu’elle décide de renforcer son plan de transport OUIGO en passant de 8 à 34 rames : la direction serait-elle devenue schizophrène ?…

Cette nouvelle offre INOUI au sens propre comme figuré, serait le nec plus ultra de l’offre voyageur à grande vitesse, accessible d’ailleurs à ceux qui pourront se l’offrir, principalement les usagers pro… Le coût de cette reconfiguration du plan de transport TGV est estimé à environ 2,5 milliards d’euros avec pour objectif que toutes les rames concernées soient au standard INOUI en 2020….

Pas besoin d’être devin pour comprendre qu’avec une telle politique, l’avenir des parcours professionnels des agents de conduite est clairement menacé.

Tout d’abord parce que l’offre TGV devient une véritable peau de chagrin avec une direction qui a pour ambition d’en faire rouler de moins en moins en maximisant le profit sur chacun d’eux et qu’à terme, sans préjuger des conclusions de la mission Spinetta, nombre de relations qualifiées de « non rentables » risquent de passer à la trappe avec des pans entiers de territoires qui ne seront plus desservis par TGV…

Enfin, la direction Voyages a comme projet bien avancé de mettre en place des établissements dédiés au TGV par axe.

Dès lors, le parcours professionnel tel que nous le connaissons, serait remisé au musée du chemin de fer de Mulhouse puisque l’accès au TGV se ferait désormais par une demande de mutation (changement d’établissement) avec toutes les entraves que nous connaissons déjà.

Dans ce contexte de création d’établissements d’axes TGV, certains dirigeants de Voyages ne cachent pas leur volonté de recruter des ADC directement au TGV, comme cela se fait déjà actuellement à l’étranger.

Pour le moment, la TT035 (certification des conducteurs) l’interdit, mais ne doutons pas un instant que lorsque l’activité Voyages aura la volonté de le faire, la direction de la Traction se couchera et réécrira son texte.

Si l’on met bout à bout l’ensemble de ces évolutions, outre qu’il s’agit bien d’une remise en cause totale de l’offre de service public en réponse aux besoins des usagers, les ADC vont le payer cher avec, à terme, un verrouillage des passerelles entre activités que la CGT, avec les cheminots et par la lutte, ont réussi à maintenir !

Cela est bien évidemment inacceptable car les ADC comme les autres cheminots ne sont en rien responsables de la situation économique catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui le ferroviaire !

D’ailleurs, ceux qui ont porté la réforme de 2014 sont obligés aujourd’hui de faire le même constat que la CGT : une réduction drastique de l’emploi de cheminots à statut, une précarisation rampante dans tous les métiers, une remise en cause du dictionnaire des filières notamment à la conduite et aucune perspective de rétablissement des comptes dans un contexte de désengagement continu de l’Etat qui se comporte comme un vulgaire actionnaire du CAC 40 !

Les ADC ne doivent pas se bercer d’illusions !

Avec les dernières annonces de la direction, aucune résidence ne va passer à travers les mailles du filet et on ne pourra pas se contenter ad-vitam aeternam de partager la « misère » entre les différentes UP autorisées TGV.

Il en va clairement de nos déroulements de carrière, de nos parcours professionnels et au-delà, de nos conditions de vie et de travail ! Les conséquences sur le niveau des pensions pourraient être désastreuses pour nombre d’entre nous !

La CGT fait de nombreuses propositions pour le développement d’une offre de service public à grande vitesse déconnectée de la vision business de la direction et de l’Etat ! Il y a urgence à débattre dans les établissements et les différentes résidences et pour cela, la CGT se tient à votre disposition pour échanger autour de ces enjeux essentiels pour notre avenir !

Le CTN Traction appelle les cheminots de la Traction à cesser le travail le jeudi 16 novembre, à se rassembler sur leurs lieux de travail afin de stopper les attaques portées à l’encontre de notre filière (réorganisations, remise en cause du dictionnaire des filières, remise en cause de la réglementation du travail, …)

Dossiers associés

Téléchargements

Info luttes n°13

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les chiffres du jour

190 c’est le nombre de manifestations sur le territoire ;
+ de 15 000 cheminots ont participé à ces manifestations ;
+ 3 % de grévistes le 19/04 par rapport au 18/04.

Les 23 et 24 avril prochains, les cheminots entameront la 5e séquence de grève de 2 jours sur 5 débutée le 3 avril.

La Fédération CGT appelle les cheminots grévistes à maintenir la pression et invite celles et ceux, qui ne l’ont pas encore fait, à nous rejoindre massivement.

LE NOMBRE FERA LA VICTOIRE !

Au 8e jour de grève à la SNCF, la mobilisation des cheminots, tous collèges demeure solide.

Gouvernement et direction SNCF montrent leur vrai visage : autoritaire, anti-social, soutien des plus riches !

Ils couplent le passage en force (ordonnances, textes en urgence) aux annonces fracassantes (filialisation du Fret, changement du Statut de l’entreprise et fin du recrutement au statut au 1er janvier 2020…), tentant de créer l’illusion que tout est bouclé, qu’ils avancent coûte que coûte !

Ils n’ambitionnent pas d’améliorer le Service Public ferroviaire, ils veulent se payer les cheminots ! Difficile donc d’argumenter sur le fond !

Nous sommes face à de « l’amateurisme, techniquement » et « des méthodes de voyous, socialement ».

La CGT a produit un rapport complet « Ensemble pour le fer ». Les OS ont bâti un socle unitaire de revendications autour de 8 points. C’est sur cette base qu’elles exigent l’ouverture de réelles négociations.

Les soutiens à notre lutte se multiplient (artistes, intellectuels, personnalités de la culture, économistes, ONG…). Plus largement, l’opinion publique est de plus en plus réceptive à nos arguments. Une caisse de solidarité financière est mise en place pour aider les cheminots les plus en difficulté.

Parce que nous pouvons sérieusement envisager la gagne !

Aux cheminots qui ne l’ont pas encore fait, nous vous appelons à rejoindre le mouvement !

Téléchargements

Info luttes n°12

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-18 à 18.21.01Les chiffres du jour

1 cheminot sur 3 en grève
300 cheminots en colère accueillent et interpellent Emmanuel Macron à Saint-Dié-des-Vosges
158 cheminots ont rejoint la CGT depuis le 03 avril 2018

Gouvernement et majorité parlementaire œuvrent au quotidien pour remettre en cause notre modèle de société.
Des cadeaux pour le patronat, les plus riches dits « les 1ers de cordée », des réformes régressives pour les autres.
Ces dernières semaines, des initiatives revendicatives ont été organisées dans plusieurs professions, entreprises et territoires avec quelques succès à la clé sur les salaires, l’emploi et les conditions de travail.

19 AVRIL 2018, GRÈVE ET MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES

A l’appel de la CGT, de nombreuses manifestations sont organisées sur l’ensemble du territoire pour exiger :

  •  L’amélioration du pouvoir d’achat des actifs et retraités
  •  Le développement de l’emploi
  •  Des droits collectifs de haut niveau
  •  Le développement de l’industrie et des services publics.

Cette journée de mobilisation prend appui sur la multitude de luttes construites dans les territoires, dans les entreprises et services. Elle s’appuie bien-sûr sur la lutte des cheminots.
De nombreux appels à la grève et aux manifestations sont lancés par les fédérations de la CGT, telles celles des industries chimiques, de la santé et action sociale, des postes et télécommunications, des commerces et services, de la construction, des services publics, des transports, des mines et énergie, du spectacle, de la métallurgie, des syndicats maritimes, des organismes sociaux, de l’agroalimentaire, de l’équipement et environnement.
Une journée qui doit compter dans le paysage social comme une première étape dans le processus de convergence des luttes initié par la Confédération CGT.

La Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se mettre en grève et à participer aux manifestations. […]

Téléchargements

CHEMINOTS CONTRACTUELS – AU CADRE PERMANENT : POUR UN STATUT À LA HAUTEUR DES EXIGENCES DU MONDE FERROVIAIRE !

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Un chemin de fer nécessite une solidarité, une cohésion et une complémentarité des cheminots et non une compétition entre agents qui pousse à l’externalisation, à la filialisation comme au Fret, à la sous-traitance.

Les Présidents du Groupe Public Ferroviaire, fers de lance du projet gouvernemental « nouveau pacte ferroviaire », ont annoncé vouloir discuter « d’un nouveau pacte social d’entreprise ».

Il s’agirait, « grâce à l’excellence de nos agents, d’engager la SNCF dans une profonde transformation pour être en 2020 armés face à la concurrence et être demain plus que jamais un champion national et international du ferroviaire ».

Pour cela, toujours dans le dogme de la réduction du « coût » du travail et du moins disant social, les directions des activités seraient confortées dans leurs choix : le recours aux entreprises privées, la poursuite de la destruction des emplois au Fret comme au Voyageurs, l’embauche exclusive de contractuels.

Si la fin des recrutements au Statut reprise dans le texte du projet de loi, présentée par le Premier Ministre, ne peut qu’accentuer un double statut – pour lequel la CGT est opposée – l’objectif avoué est d’instaurer et de généraliser « un cadre contractuel » qui « développe des trajectoires et des parcours individualisés », « détecte des talents capables de se mettre au service de l’entreprise » au détriment de l’intelligence, des savoirs, de l’expérience, des savoir-faire et des compétences.

L’employabilité qui transfère la responsabilité de l’entreprise sur les cheminots, la polyvalence des métiers qui représente la recherche absolue de la plus forte rentabilité, c’est l’existence même des emplois, tant en volume que dans leur nature, qui est en jeu.

Assurer une chaîne de production qui soit conforme à l’attente des usagers exige des personnels qui ne soient pas soumis à l’emploi instable, à la profitabilité de leur travail, à un contexte d’incertitudes.

Le statut des cheminots est facteur d’une bonne gestion de la maîtrise industrielle et d’efficacité du service public. Il protège les carrières et les emplois qui certifient les rémunérations et donnent aux cheminots les moyens de contrôle et d’intervention.

Au 31 décembre 2016, dernier bilan social du GPF, l’effectif réel était de 148 919 cheminots dont 14 697 contractuels.

La CGT attend encore une vraie négociation pour que tous les cheminots PS25 ou au Cadre Permanent, femmes ou hommes, bénéficient des mêmes droits fondamentaux.

A travail égal, salaire égal, conditions sociales égales.

La CGT porte des revendications pour les cheminot-e-s contractuel-le-s :
• Elargir l’accès au statut – c’est par exemple ce qui a été fait dans le cadre de l’accord 35 heures où 2 500 contractuels ont pu y entrer ;
• Avoir une rémunération équivalente, un déroulement de carrière similaire et reconnaître l’ancienneté – cela permettrait également une retraite plus décente ;
• Améliorer la protection sociale – santé, famille, vieillesse – logement et facilités de circulation.

Affirmer une meilleure égalité de traitement, c’est le moyen de protéger le statut de cheminot qui octroie des droits mais aussi lui confère des devoirs afin de garantir l’adaptabilité et la continuité du service public.

Ce dont a besoin le pays, c’est d’une entreprise publique qui assure sur l’ensemble du territoire une qualité de service – sécurité des circulations, des personnes, sûreté, régularité, confort, information – un accès à chacun et respectueuse de l’environnement.

Ces obligations et contraintes imposent un statut social qui défend la sécurité de l’emploi, la prévoyance et la retraite, unit les cheminots et fait de l’entreprise une entité.

PLUS FORTS NOUS SERONS, PLUS NOUS Y ARRIVERONS, ENSEMBLE !

Téléchargements

UNE STRATÉGIE COUSUE DE FIL BLANC !

Réforme ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Le 16 avril 2018, le Premier Ministre a dévoilé sa stratégie de privatisation en annonçant la filialisation de FRET SNCF, dès 2020.

Dans la ligne de mire, le contenu des métiers, l’organisation du travail, les parcours professionnels, le cadre social, le devenir des cheminots du FRET et du transport de marchandises par le fer.

L’annonce de la recapitalisation et de la filialisation de FRET SNCF par le Premier Ministre, immédiatement relayée par la Direction de SNCF Mobilités, reflète parfaitement la stratégie gouvernementale de mettre en oeuvre une réforme qui méprise et piétine la sécurité, le service public et les cheminots.

Alors que la mobilisation des cheminots s’étend, le Gouvernement et la Direction s’associent pour distribuer les mauvais coups et tracent les contours de la privatisation de FRET SNCF.

A chaque jour, son lot de désinformations, d’intimidations et de campagnes de promotion du projet gouvernemental de réforme.

L’annonce de la filialisation du FRET participe donc à cette stratégie où les réformes sont présentées comme inéluctables afin de peser sur la mobilisation des cheminots.

Cependant, personne n’est dupe ! Et certainement pas les cheminots du FRET qui ont bien l’intention de ne plus subir ces orientations plus néfastes les unes que les autres.

Concurrence et plans de relance : une déconstruction orchestrée du FRET !

Alors que FRET SNCF transportait 57,7 milliards de tonnes-kilomètres en 2000 avec une part modale de 17% des marchandises, il ne transportait plus que 32,6 Milliards de tonnes-kilomètres en 2016 avec une part modale de moins de 10%.

En l’espace de 8 ans, près de 60% des effectifs à FRET SNCF ont disparu. Plus de 8000 cheminots ont déjà vu leur emploi supprimé depuis 2009.

De nombreuses régions ont vu des bassins d’emploi entiers détruits par la disparition du transport de marchandises par le fer et de l’activité économique induite.

Les plans successifs (plans Véron, Marembaud…) ont, sous couvert d’une prétendue relance du FRET ferroviaire, entrainé des années de contraction de l’activité, « d’écrémage des trafics » et la fermeture de gares et de triages.

Quinze ans après la libéralisation du fret ferroviaire et l’ouverture à la concurrence, intervenues en 2003, jamais le rail n’a si peu transporté de marchandises.

Une vingtaine d’entreprises ferroviaires concurrentes sont présentes sur le territoire national. Toutes perdent de l’argent. Certaines ont même jeté l’éponge (Véolia Cargo, Combi West), d’autres ont engagé des suppressions massives d’emplois comme ECR…

Cette hégémonie du routier repose sur l’externalisation des coûts, le dumping social et une fiscalité avantageuse.

D’ailleurs, cette stratégie du tout routier, à laquelle participe la Direction SNCF (GEODIS, filiale à 100% SNCF), est assumée par la Ministre des Transports qui souhaite « dédiaboliser le transport routier ».

En réalité, le transport de marchandises par le fer souffre d’une réelle volonté politique et économique de le développer. La concurrence intermodale, largement faussée et injuste, dissuade toute mise en oeuvre d’une politique basée sur la complémentarité des modes de transport.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence, tout comme ceux des « fameux » plans de relance, ont conduit le fret ferroviaire au bord du gouffre.

Un outil de production abîmé par une politique de casse

Depuis plus d’une décennie, la Direction de la SNCF n’a eu de cesse de restructurer en présentant à chaque fois ces restructurations comme des plans de développement.

10 ans après, le constat est édifiant : un appareil de production fortement amoindri par la fermeture de triages et de gares, l’abandon du wagon isolé en 2010 et une dette qui ne cesse de croître.

Le manque de moyens (humains, engins moteurs…) conduit régulièrement au renoncement de nouveaux trafics ferroviaires.

Quant aux cheminots, ils subissent au quotidien les suppressions d’emplois et la dégradation de leurs conditions de travail avec la multiplication des polyvalences, les formations minimalistes afin de réaliser des gains de productivité (VTE : Visite Technique d’Echange, OPF : Opérateur Production FRET…).

Un gain de productivité de près de 40% a été réalisé depuis 2011 et + 18 % pour la seule année 2017.

Dans la même veine, la Direction multiple les emplois précaires comme l’intérim et organise un véritable dumping social interne.

De plus, FRET SNCF utilise le digital, DIGIFRET, comme un accélérateur de suppressions d’emplois sans considérer les conséquences sécurité.

Ainsi, le développement de « wagons connectés » menace directement les opérations d’essais de frein et les emplois afférents.

De la filialisation vers la privatisation

Pourtant, Direction et Gouvernement ne comptent pas s’arrêter là dans leur travail de destruction ferroviaire.

Ainsi, les annonces de recapitalisation et de filialisation sont présentées comme une opportunité économique.

En réalité, il s’agit pour le Gouvernement de créer les conditions de privatisation sous prétexte de prétendues injonctions européennes qui contraindraient la SNCF à céder des parts d’actifs.

Plus qu’un énième plan FRET, il s’agit d’une stratégie du renoncement et de privatisation de FRET SNCF condamnant tout développement du transport ferroviaire de marchandises.

AGIR pour NE PAS SUBIR !

Pour la CGT, il est grand temps qu’une véritable politique de développement du transport de marchandises par le fer soit engagée.

Il faut tourner le dos à cette logique mortifère, en gardant à l’esprit qu’on ne réussira pas un report modal en abandonnant tout au marché et à la concurrence, mais en favorisant au contraire une logique de service public.

Celle-ci passe inévitablement par :
✓ l’arrêt des projets de filialisation,
✓ la reprise du trafic de « wagons isolés »,
✓ le maintien, la réouverture et le développement des chantiers FRET et des triages,
✓ la dédicace de moyens (humains, matériels et financiers),
✓ son inscription dans le service public.

La CGT revendique que le FRET ferroviaire revienne sous contrôle de la puissance publique, dans le cadre d’une politique des transports multimodale, s’appuyant sur la complémentarité des modes et non leur mise en concurrence.

LA SNCF, CERTAINS VEULENT LA DESCENDRE, NOUS ON LA DÉFEND !
TOUS ENSEMBLE, AGISSONS PAR LA GRÈVE !

Téléchargements

Info luttes n°11

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Capture d’écran 2018-04-17 à 17.58.55Les chiffres du jour

+ 13% de grévistes le 14.04 par rapport au 13.04 (chiffres de la direction).
800 000 euros c’est le montant, au 17.04, de la cagnotte collectée en faveur des cheminots par un collectif d’artistes, d’intellectuels, d’écrivains.
22 156 c’est le nombre de participants à cette cagnotte à la même date.

Les soutiens grandissants de la part de la population comme de personnalités issues de divers horizons, démontrent toute la pertinence et la légitimité de l’action engagée par les cheminots. Il faut donc accentuer la grève en élargissant massivement la mobilisation.

Artistes et intellectuels s’engagent pour les cheminots

Lundi 16 avril 2018 à la bourse du travail de Paris, un collectif d’artistes et d’intellectuels s’est réuni avec les représentants des fédérations syndicales cheminots CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail et CFDT pour exprimer leur soutien à la grève.

Près de 800 000 € ont été collectés auprès de plus de 22 000 contributeurs.

7 000 messages de soutien ont accompagné les dons pour exprimer la solidarité de la population, la satisfaction de pouvoir participer à une démarche collective de soutien et des encouragements à poursuivre une lutte juste, « d’intérêt général ».

Des actions plus engagées en perspective

Devant le succès de la démarche, les artistes et intellectuels ont décidé de s’engager plus fortement encore en lançant un appel : « Les cheminots sont en première ligne pour défendre les services publics et l’Etat social, soutenons-les ».

Lors de la réunion de lundi soir, ils étaient déjà plus de 75 signataires.

35 écrivains ont par ailleurs décidé d’éditer un livre en fournissant chacun un texte inédit en lien avec le chemin de fer. « La bataille du rail, les écrivains soutiennent les cheminots grévistes » sera en librairie début juin grâce aux Editions Don Quichotte (Le Seuil). Le produit de la vente sera reversé à la cagnotte. […]

Téléchargements

ACTIVITES SOCIALES, CE-CCGPF : ATTENTION DANGER !

Réforme du ferroviaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

La politique de la SNCF met de plus en plus en péril notre outil de travail :

Diminution des dotations, redéfinition des périmètres, menace sur nos emplois, baisse de notre pouvoir d’achat.

Mobilisons-nous avec les cheminots pour la défense de nos emplois !

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre syndicat et à participer à vos AG locales.

Le choix politique de la SNCF et ses restructurations impactent directement l’effectif des emplois Cheminots.

Ce ne sera pas sans effet sur notre vie professionnelle !
▪ En divisant la SNCF en 3 EPIC ;
▪ En empêchant nos enfants de partir en colos ;
▪ En créant des inégalités aux accès des AS et restaurants d’entreprise pour les cheminots ;
▪ En ne prenant pas en compte les véritables propositions de la CGT telles que « Ensemble pour le fer » ;
▪ En menaçant le droit fondamental et constitutionnel de faire grève ;
▪ En actant, à travers cette attitude et en connaissance de cause, la fin de nos emplois.

AVEC TOUT CELA
Un seul et unique service public ?
Plus possible ! Merci Macron !
Des activités sociales de proximité et de qualité pour le plus grand nombre ?
Plus possible ! Merci la SNCF !

L’ouverture à la concurrence fera nécessairement baisser la masse salariale cheminote, donc la dotation pour le fonctionnement et les activités sociales de nos CE.

Tous ensemble, exigeons le maintien d’un véritable service public ainsi que des dotations pour les activités sociales à hauteur de :
▪ 3% de la masse salariale brute pour les actifs
▪ 1% pour les retraités.

PERSONNELS CE/CCGPF, TOUS UNIS DANS LA LUTTE !

Au côté des cheminots, de tous les salariés, des retraités, des privés d’emploi et des jeunes :

TOUS CONCERNÉS
PAR LA CASSE DE NOTRE MODÈLE SOCIAL !

FAISONS ENTENDRE NOS VOIX
POUR IMPOSER D’AUTRES CHOIX !

LE 19 AVRIL 2018, TOUS DANS L’ACTION !

Téléchargements

UN PRÉSIDENT QUI VEUT LA PEAU DES CHEMINOTS

Communiqué aux cheminots

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Invité d’Edwy Plennel et Jean-Jacques Bourdin, Emmanuel Macron s’est exprimé dimanche soir sur la réforme en cours à la SNCF. Dans un exercice qui n’honore pas la fonction présidentielle, il mêle contrevérités, approximations et caricatures sur les cheminots. Cela doit nous encourager à accroître la pression par la grève pour une autre réforme !

CONTREVÉRITÉS SUR L’EFFICACITÉ DE LA SNCF

« Nous sommes face à une SNCF qui est 30% moins performante que ses grands voisins »

FAUX – Les expertises annuelles du Boston Consulting Group sur l’efficacité des réseaux de chemins de fer européens donnent toujours la SNCF 7e sur 25 (voir rapport CGT « Ensemble pour le fer ») et on est très loin de 30 % de différentiel avec le 1er. D’autres études montrent que la France dispose d’un des systèmes ferroviaires les moins couteux pour l’usager, ce que confirme le rapport Duron.

« La SNCF perd 1,5 milliard d’euros par an parce qu’elle n’est pas suffisamment efficace et parce qu’il y a un Statut »

Il précise plus tard dans l’interview qu’il y a 700 millions à économiser sur le Statut. Donc il s’agit bien de diminuer drastiquement nos droits !

FAUX – L’expertise des comptes montre que le système est déséquilibré par un accroissement des investissements nécessaires à l’arrêt du vieillissement du réseau. Après avoir concentré les investissements sur les nouvelles infrastructures à la place de l’Etat (LGV), l’effort de rattrapage pèse aujourd’hui très lourdement sur les comptes. Ce n’est pas une question d’efficacité de l’entreprise, c’est le résultat des mauvais choix de l’Etat. Si on rajoute les PPP (le surcoût des péages sur la LGV Tours-Bordeaux est évalué à 200 millions par an), les frais de transactions liés au découpage en 3 EPIC et d’autres mauvaises mesures, on constate que les cheminots n’ont rien à se reprocher.

CONTREVÉRITÉS SUR LA SITUATION SOCIALE DES CHEMINOTS

« des règles d’organisation où il n’y a pas de polyvalence »

« des règles de temps de travail qui ne sont pas conformes au reste de la société, pour le personnel roulant en particulier »

« des règles d’avancement et de déroulement de carrière qui sont beaucoup plus avantageuses que partout ailleurs, y compris la fonction publique »

« des règles de maintien dans l’entreprise, y compris quand on a fait des fautes importantes »

FAUX – Rien de tout cela n’est conforme à la réalité. Les règles d’organisation qui ont sclérosé le fonctionnement de l’entreprise ne se trouvent pas dans le dictionnaire des filières ou le RH0077 mais plutôt dans la gestion par activité et produit.

Ces affirmations mensongères visent à salir les cheminots face à l’opinion publique

LA TRANSFORMATION DE L’EPIC EN SOCIÉTÉ PAR ACTIONS

« Avant 1982, c’était une société, on en a fait un Etablissement qui ne fonctionne pas bien car les gens qui gèrent les gares ne sont pas ceux qui gèrent les quais »

FAUX – Avant 1982, la SNCF était une société par actions car le capital était encore partagé entre l’Etat et les actionnaires des anciennes compagnies privées. Cette situation, issue de la convention de nationalisation de 1938, a pris fin à l’échéance de celle-ci lorsque le Gouvernement a décidé de transformer la SNCF en entreprise publique (EPIC) de plein exercice. Par ailleurs, l’organisation et la gestion des gares n’a strictement rien à voir avec le statut juridique de l’entreprise.

« Je ne veux pas privatiser la SNCF, ça n’a aucun sens, c’est une infrastructure essentielle de transport »

Alors pourquoi privatiser Aéroports De Paris (ADP) qui est aussi une infrastructure essentielle de transport ?

« incessibles dans la loi »

FAUX – L’incessibilité des titres n’est pas inscrite dans la loi, les amendements qui le demandaient ont été repoussés par le Gouvernement. Par ailleurs, dès lors que ce sont des liens capitalistiques qui lient les entreprises composant le GPF, rien n’empêche leur vente en totalité ou par morceau, c’est ce que l’on peut voir avec les filiales du groupe.

LE CHANTAGE SUR LA DETTE

« plus il y aura une transformation ambitieuse, plus l’Etat reprendra de dette »

INJUSTE - La dette est celle de l’Etat. Il a obligé l’entreprise à s’endetter pour assumer le financement d’infrastructures dont il a décidé de doter le pays. C’est donc l’Etat qui doit la reprendre en totalité.

Ce qu’annonce le Gouvernement, c’est uniquement la reprise au 1er janvier 2020 d’une partie de la dette pour ne pas amener la future société par actions au dépôt de bilan. Avec la perte de la garantie de l’Etat sur les emprunts, et donc la hausse des taux d’intérêts appliqués à la SNCF, il est probable que cela n’allège même pas le poids de la dette sur l’entreprise !

Par ailleurs, nous ne savons toujours pas ce qu’est une « transformation ambitieuse ».

LES LIGNES DE PROXIMITÉ

« L’Allemagne a réouvert des petites lignes ces dernières années »

FAUX – L’Allemagne a fermé des milliers de kilomètres de lignes depuis l’ouverture à la concurrence. Elle en a réouvert quelques-unes sous impulsion de l’Etat qui investit massivement dans le développement du mode ferroviaire.

Au final, la CGT considère que la prestation du Président de la République était très éloignée des attentes des usagers et des cheminots.

Nous attendons le démenti de la Direction SNCF sur les mensonges et autres approximations du Président de la République, qui s’est livré à une nouvelle opération de « SNCF bashing » et de « cheminots bashing ».

TOUS EN GRÊVE LES 18 ET 19 AVRIL 2018

Pour exiger l’arrêt du processus parlementaire sur une loi technocratique et de véritables négociations pour répondre aux revendications des cheminots !

Téléchargements

LA LIQUIDATION DU FRET SNCF

Communiqué aux cheminots

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Ce 16 avril 2018, par voie de presse, le Gouvernement et la direction SNCF ont annoncé la filialisation du Fret SNCF sous couvert de sa recapitalisation.
Dans un contexte de lutte des cheminots contre une réforme inacceptable, c’est une nouvelle provocation.

En octobre 2017, des fuites internes organisées pointaient les manoeuvres de la direction qui visaient à la filialisation du Fret et à la suppression de 3 000 emplois.

Le 17 octobre, la CGT des cheminots interpellait la direction qui, par l’intermédiaire du président Pepy, démentait catégoriquement cette option.

6 mois plus tard, la direction SNCF et le Gouvernement annoncent dans un communiqué la création d’une société dotée d’une personnalité juridique propre dont le GPF détiendrait 100 % du capital : cela s’appelle une filialisation.

La Fédération CGT des cheminots demande depuis plusieurs années un retour d’expérience sur près de 10 ans de libéralisation dans le transport de marchandises par fer. Cette exigence n’a jamais eu d’écho favorable ni de la part des pouvoirs publics ni de la direction de la SNCF, alors que cette politique n’a fait qu’affaiblir le Fret SNCF.

Les promoteurs de l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire (Gouvernement et direction SNCF) nous servent, dans un contexte de réforme gouvernementale, les mêmes recettes pour l’avenir du transport de voyageurs par train que celles qui nous ont été servies au moment de l’ouverture à la concurrence du transport de marchandises.

La Fédération CGT des cheminots demande au Gouvernement de surseoir à cette décision violente et inefficace pour un réel report modal de la route vers le rail.

Elle appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire massivement dans la prochaine séquence de grève des 18 et 19 avril prochains.

Elle invite toutes celles et ceux qui défendent le train public à participer aux manifestations dans les territoires dans le cadre de la mobilisation interprofessionnelle du 19 avril 2018.

Téléchargements

Flash Info n°3

Débat parlementaire

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

La session parlementaire s’est achevée le 12 avril sur l’examen des articles plus techniques 4 à 10 avant le vote « solennel », qui aura lieu le 17 avril, sur l’ensemble du texte ouvrant la voie aux ordonnances, avant passage au Sénat fin mai pour un vote final prévu fin juin.
Pas de surprise à attendre des débats de ces derniers jours, les enjeux principaux se concentrant principalement dans les 3 premiers articles du projet de loi.
Le constat reste le même avec une opposition ignorée, une majorité déconnectée de la mobilisation des cheminots et d’une opinion publique qui s’interroge de plus en plus sur les véritables objectifs du Gouvernement.

  • L’article 4 autorise le Gouvernement à prendre, par voie d’ordonnance, toute mesure pour adapter le système ferroviaire dans le cadre de l’ouverture à la concurrence (obligations de service public, vente de billets, information, assistance, régulation…) n’a pas fait l’objet de modification.
    On notera principalement un paragraphe assez flou sur la possibilité des Autorités Organisatrices d’inclure, dans le cadre des contractualisations, des sujets relatifs à la gestion et à l’exploitation des gares, ce qui apporte une inquiétude supplémentaire quant à la gestion de nos gares en interne.
  • L’article 5 autorise le Gouvernement à prendre par ordonnance toute mesure permettant de favoriser le développement de la négociation collective au sein de la branche ferroviaire.
    En d’autres termes, établir une convention collective pour les futurs embauchés qui ne seraient plus au statut. En cas d’échec des négociations, la loi permet au Gouvernement d’en écrire lui-même les dispositions !
  • L’article 6 explicite les conditions de fixation de la tarification de l’infrastructure (péages) et le niveau de consultation de l’Agence de Régulation des Activités Ferroviaires et Routières (ARAFER) qui continuera, contrairement aux premières annonces gouvernementales, à émettre un avis conforme (impératif) sur la tarification.
  • Les articles 7 et 8 sont des articles législatifs techniques.
  • Les articles 9 et 10 sont des articles d’affichage économique et écologique.
    • L’article 9 prévoit de mener une étude sur les Partenariats Publics Privés (PPP),
    • L’article 10 prévoit de mener une étude prospective pour remplacer les engins diesel par d’autres motorisations à faible émission d’ici…2040.

Le vote du 17 avril n’apportera évidemment pas de changements tant le Gouvernement campe sur une vision idéologique de l’évolution du système ferroviaire qui ne prend en compte ni les intérêts des usagers, ni ceux des cheminots et pas même ceux de la Nation !

Pour autant, le débat parlementaire est loin d’être terminé.

Les usagers, l’opinion publique, des élus politiques sont de plus en plus sensibles à nos arguments et ne partagent pas la stratégie de casse du service public que veut mettre en place le Gouvernement !

Amplifions la mobilisation, continuons à expliquer et, tous ensemble, nous remettrons le service public ferroviaire sur la bonne voie !

Nota : on peut retrouver le texte de loi et l’ensemble des débats sur :

http://www.assemblee-nationale.fr/15/dossiers/nouveau_pacte_ferroviaire.asp

Téléchargements

La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

15 avril 2018

Réforme de la SNCF : la CGT mobilise à Longwy

L’union locale CGT Longwy organise un rassemblement jeudi 19 avril place Darche, à Longwy-haut. Pour lutter contre la réforme de la SNCF, mais pas que. D’autres actions sont mises en place.[…]

Lire la suite

Voir les autres articles

L'édito

Liste des actualités

Lexique

Contacts

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.