Fédération CGT des Cheminots


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LES CHEMINOTS DE L’ÉQUIPEMENT N’ONT PAS À PAYER

la réforme du ferroviaire

| Équipement

Depuis de nombreuses années, les restructurations à répétition visent la pertinence des savoir-faire des cheminots de l’Équipement. Elles ont dégradé leurs conditions de travail et de vie tout comme la sécurité et la qualité du service public.
Pour la CGT, la loi portant réforme du ferroviaire ne règle rien et ne répondra pas aux besoins essentiels des populations.
Pire, celle-ci prévoit jusqu’à 15 000 km de lignes fermées.

La CGT, depuis le début, a dénoncé le contenu de cette loi et les impacts engendrés sur la maintenance du réseau et par conséquent sur l’ensemble des métiers de l’Infra.
En 1997, sans régler la question de la dette, la création de RFF avait précipité les choses et conduit à une dégradation sous couvert de productivité.
L’état des lieux actuel est une véritable catastrophe, tant les emplois à statut fondent comme neige au soleil et la précarité s’installe. En effet, trop de recrutements se font en Intérim, CDD, et autres. Ce type d’emploi ne garantit pas une continuité professionnelle et encore moins une stabilité des effectifs, laissant de côté les besoins, les compétences et les savoir-faire.

Les emplois, solution d’ajustement de la réforme
L’équipement a perdu près de 4 000 emplois en 5 ans. Cette hémorragie n’en finit pas et ce n’est sûrement pas le budget 2015 qui va modifier la donne.
500 recrutements seulement sur SNCF Réseau (si tout va bien) ne redonneront pas des perspectives pour assumer l’ensemble des missions à venir et encore moins celles en retard.
La Direction de l’Infra, malgré les catastrophes ferroviaires de Brétigny et de Denguin, ne change pas sa feuille de route et tend même à amplifier le mouvement. Si les deux dernières années, (toujours en solde négatif entre les entrées et les sorties), ont permis de recruter entre 1 200 et 1 500 nouveaux cheminots, le passif reste important. Dans la stratégie de l’entreprise, tous les ingrédients ont été mis en place pour diminuer les possibilités d’intervention des agents de l’Infra et permettre le transfert de nos savoirs vers le privé et la sous-traitance.

Les conditions de travail et sociales pour les cheminots
« Rien ne change » est devenu le slogan mis à toutes les sauces par la direction. À force de s’en gargariser, cela devient indigeste. Au regard des informations aux CHSCT, la pilule risque même d’être très amère. Cette réforme, présentée comme auto finançable, est une plaidoirie à la productivité illimitée. À ce titre, la direction est fortement ennuyée avec le contenu du statut tant sur le déroulement de carrière et ses conséquences sur le pouvoir d’achat, sur l’Unité d’Affectation que sur la représentation du personnel. Les grands coups de canif dans la masse salariale rêvée par Pepy pourraient très vite trouver des disciples, appuyés par des organisations syndicales intéressées.
Le RH0077 disparait et va faire place à une convention collective, dont on ne connait pas encore l’étiquette ; ferroviaire ou BTP (Bâtiments Travaux Publics).
La seule chose que nous savons, c’est qu’une éminence grise du MEDEF a été diligentée pour imposer la vision libérale de cette réforme et éviter que les cheminots et les usagers puissent s’en emparer.
Les conditions de travail, négociées en 1999 ne seraient plus de mise et la stricte application d’une convention collective pourrait conduire à des amplitudes de travail au-delà du raisonnable, à des repos et congés à disposition de l’entreprise, etc. Tout ce que le MEDEF rêve depuis les années 35h, y compris la disparition des RTT, Pepy veut le faire !

RFF et la réforme du système ferroviaire
Dans les années 2000, RFF se plaignait de ne pas avoir à sa disposition des salariés spécialistes du domaine ferroviaire. 10 ans plus tard, c’est chose faite. Sous un camouflé d’un nouvel Épic (SNCF Réseau) c’est bien le propriétaire des infrastructures qui va prendre les rênes. Or, cet établissement a toujours joué au banquier, plutôt qu’en véritable organisateur du domaine ferroviaire. Comment peut-on imaginer que demain serait autrement ? La ligne de conduite est et restera la recherche de plus de productivité, même si les incidents et accidents continuent à augmenter.

La CGT revendique :

  • Une vraie unification de l’ensemble de l’entreprise et cela passe par des établissements multi-activités (EMA) à l’Infra, les seuls à garantir un service public de qualité. Le constat des dysfonctionnements liés à des séparations Voie et Circulation avait été sans appel.
  • Des effectifs formés, qualifiés et correctement rémunérés pour assurer toutes les missions d’un service public de qualité. Et particulièrement celles de la sécurité ; car ces dernières ne se décrètent pas en fonction d’une posture économique ou budgétaire, mais bien à partir de référentiels spécifiques de sécurité dans tous les métiers.

La Fédération CGT des Cheminots appelle à amplifier les mobilisations dans la dynamique de la manifestation du 29 janvier pour exiger ensemble la Voie du service public !

En ce sens, nous vous proposons de débattre partout sur la possibilité d’intervenir fortement le jour de la consultation du CCE sur la réforme du ferroviaire puis tous ensemble de définir les suites !

 

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STOPPONS L’HÉMORRAGIE ET REPRENONS LA MAIN !

CTN EEX, TRAINS, TRACTION

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Conséquence directe du désengagement de l’Etat et de la mauvaise réforme du système ferroviaire, la déshumanisation des gares et des trains s’accélère avec la généralisation du transfert de l’autorisation de départ.
Ainsi, les menaces qui pèsent sur ce geste métier essentiel impactent directement les conditions de travail des conducteurs, des contrôleurs et des agents des Etablissements Infra Circulation.
Cependant, dans de nombreuses régions, la mobilisation des cheminots a fait reculer ces projets néfastes !

Les chefs de service sont la clé de voûte de la sécurité et de la production en gare. Ces agents sédentaires sont des interlocuteurs déterminants dans les mesures de sécurité liées à la préparation technique et commerciale du train ainsi que les opérations de départ.
De plus, ils apportent, de par leur rôle central, une plus-value sur l’aspect régularité.

TOUS CONCERNÉS ! TOUS MOBILISÉS !

Pour rappel, dans une procédure normale d’une séquence de départ, le chef de service, après s’être assuré que toutes les conditions sont réunies (montée/descente de voyageurs, heure de départ, fermeture des portes assurée,..) transmet l’autorisation de départ au contrôleur, qui la retransmet à l’agent de conduite.

C’est cette complémentarité qui assure un haut niveau de sécurité dans la procédure de départ. Pour la CGT, ces trois maillons (chef de service, contrôleur et agent de conduite) ne peuvent être dissociés.

DES CONSÉQUENCES MORTIFÈRES POUR L’EMPLOI ET LES MÉTIERS !

D’ores et déjà, les suppressions des chefs de service au sol et des contrôleurs à bord représentent plusieurs milliers d’emplois.

Méprisant totalement les conséquences en termes de sécurité et de conditions de travail, la Direction a bien l’intention de poursuivre sa course aux gains d’exploitation.

Ainsi, partout, elle tente de mettre en place l’EAS (Equipement Agent Seul). Elle reporte l’entière responsabilité et la charge de travail de la procédure de départ sur l’agent de conduite.

Dans cette déstructuration d’un pan essentiel de la sécurité, l’agent de conduite devrait, à présent, veiller à la bonne exécution du service voyageurs et aux conditions de sécurité qui sont actuellement à la charge des chefs de service et des contrôleurs.

Avec la déshumanisation des gares et la suppression des chefs de service, les ADC (Agents de conduite) et les ASCT (Agents de service commercial train) doivent assumer des responsabilités supplémentaires y compris juridiques, sans même que la Direction considère de nouveaux Risques psycho-sociaux (RPS).

De plus, isolés, sans interlocuteur ou appui présent en gare, les ADC et les ASCT doivent faire face au mécontentement des usagers aussi bien dans les trains que sur les quais avec comme conséquence une multiplication des événements sûreté.

UN MÉTIER TRANSVERSE POUR UNE SÉCURITÉ SYSTÈME !

Afin de garantir un haut niveau de sécurité, le chef de service doit avoir une formation permettant d’avoir une approche transverse et globale de la sécurité.

Ainsi, il est nécessaire que les chefs de service bénéficient de la formation complète de la filière Transport Mouvement, AMV et/ou TTMV selon le cas.

La Direction, pour achever son fonctionnement par « branche », tente de faire disparaitre les agents de la filière Transport Mouvement dans les activités voyageurs quels qu’en soient le coût pour la sécurité, les conditions de travail des cheminots et leur parcours professionnel.

Enfin, la disparition des passerelles métiers amène à des difficultés croissantes pour les cheminots dans la satisfaction de leurs demandes de mutation.

Pour la CGT, le chef de service, au-delà de l’autorisation de départ, est un élément indispensable à une sécurité système (surveillance des trains en marche, surveillance au défilé, remise d’ordre et d’avis…).

La CGT revendique :

  • Que les opérations de sécurité, telles que le départ des trains dans les gares, soient réalisées exclusivement par des agents relevant de la filière Transport Mouvement avec une formation complète d’AMV ou TTMV ;
  • Le maintien à bord de chaque train des ASCT formés et qualifiés.

ENSEMBLE, NOUS BOUGERONS LES LIGNES !

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LA BATAILLE DE L’EMPLOI

Équipement

| Équipement

Le gouvernement et ses prédécesseurs prétendent faire de l’emploi un enjeu majeur.
La Direction, à grand renfort de campagnes de pub, passe le message suivant bien huilé, SNCF Réseau recrute !
Si les chiffres démontrent qu’en effet des recrutements sont réalisés, il nous apparait important de démontrer que la réelle motivation de la Direction est la casse de nos métiers.

Quels enjeux pour l’emploi ?

Le gestionnaire d’infrastructure mène actuellement, et pour les 10 prochaines années, un important travail de régénération, ainsi que des projets de développement enclenchés par le Grenelle de l’Environnement, même si ces derniers semblent avoir pris un peu de plomb dans l’aile dernièrement. L’ensemble de ces projets d’investissements nécessite des financements importants, et ni les financements publics, ni le montant des péages ne permettent de dégager suffisamment de ressources.
La réforme ferroviaire du 04 août 2014 a fixé l’objectif d’une stabilisation de la dette sous 10 ans et pour y parvenir, impose le respect de la « règle d’or » pour contenir l’endettement en limitant de fait les investissements visant à développer le réseau. L’objectif de dégager 500 M d’euros d’économies à l’horizon 2025 a ainsi été fixé.
Une partie de ces économies sera mécaniquement réalisée sur les charges de personnel, avec une hausse prévisible de l’emploi jusqu’en 2020, en particulier en Ile de France suivie d’une phase probable de réduction de 2020 à 2025, permise par le moindre besoin d’entretien sur le réseau rénové.
En effet, l’emploi et plus précisément les chiffres de l’emploi sont un enjeu majeur en cette période d’économies. Dans cette bataille pour l’emploi, la Direction s’emploie partout à brouiller les repères avec des périmètres en évolution permanente empêchant toute comparaison.
Par ailleurs, les recrutements au RH0254 se multiplient au détriment du statut.
Pourtant, au-delà de la communication d’entreprise sur le volume de recrutements, les collectifs de travail révèlent une souffrance inédite.
Pour la CGT, les directions d’établissement, au plus près des besoins, doivent répondre aux exigences qu’impose la sécurité des circulations, au-delà des travaux de régénération programmés. Cela passe par :

  • Une formation professionnelle adaptée, de qualité et permettant le transfert des savoir-faire ;
  • Des recrutements et des affectations au plus près de l’outil de production.

Or, force est de constater que les choix pris ou en passe de l’être, ne vont pas dans ce sens. Les directions d’établissement, par un subtil jeu de passe-passe, noient le poisson en s’appuyant sur différents indicateurs : les effectifs réels (ER), les effectifs disponibles (ED) et les effectifs disponibles en moyenne lissée annuelle (MLA).
Si 2016 démontre une hausse des effectifs à l’Equipement, il est important d’y regarder dans le détail. En effet, plusieurs éléments peuvent l’expliquer selon les sites :

  • Une croissance liée au solde des mutations des agents du cadre permanent, sûrement due à l’accélération du repli des effectifs à Mobilités ;
  • Une explosion du recours aux CDD ;
  • Les recrutements annoncés en 2016 ont tout juste permis de couvrir les cessations. En Ile de France, les effectifs du métier n’ont augmenté que de 0,1%, soit 5,4 ETP supplémentaires.

Malgré une forte croissance des investissements, les effectifs sont décorrélés et demeurent stables, et de vraiment le rester jusqu’en 2020.
En Ile de France, l’ITIF (Infralog Travaux IDF) est en charge d’une partie de ces investissements, pourtant ses effectifs n’ont crû que de 38 ETP.
Pour la CGT, la bataille de l’emploi doit être menée partout. Les directions ne peuvent plus se cacher derrière des arguments tels que : « nous avons recruté plus de 500 agents depuis 2011 ».
Le constat est pourtant tout autre, force est de constater que c’est la sous-traitance qui a capté l’essentiel de cette hausse de charge. On constate une pression à la baisse sur les effectifs en INFRALOG, avec là aussi, un recours accru à la sous-traitance.

Tout le paradoxe est là, si les effectifs sont en hausse en 2016, ils masquent en réalité de nombreux mouvements en interne et une tendance lourde à l’accentuation de la sous-traitance.

Pour la CGT, le maintien des connaissances au centre de nos métiers est l’enjeu du moment. En modulant l’emploi, la formation, la Direction tente de remodeler les métiers et missions des cheminots de l’équipement.
La sécurité, la formation, nos savoir-faire sont le ciment de nos métiers et la garantie d’un avenir sans dumping social. Pour cela, les cheminots doivent prendre conscience des enjeux du moment. Comme la CGT l’écrit depuis plusieurs mois, les négociations qui vont s’ouvrir sur le périmètre des métiers vont être cruciales pour l’avenir de la filière.

Face aux discours toujours rassurants de la Direction affirmant que « rien ne change », soyons lucides et restons mobilisés !

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DE VÉRITABLES MÉTIERS POUR DE VÉRITABLES MISSIONS !

CTN Équipement

| Équipement

La montée jour après jour de la sous-traitance coupe nombre d’agents de leurs missions premières. Outre la mise à mal des collectifs de travail, ce sont les savoir-faire qui sont visés, les gestes métiers. L’ensemble des métiers de l’Equipement, l’ensemble des collèges sont impactés par la politique menée par la Direction.

La CGT ne cesse d’interpeller la Direction dans toutes les instances qu’elles soient locales, régionales ou nationales sur l’état actuel des fonctions Equipement et du risque qu’elle prend à étendre toujours plus sa politique de privatisation. Les constats sont légion, partout la sous-traitance augmente, la formation est en danger, la sécurité est trop souvent mise au second plan.

Les cheminots sont confrontés sans cesse à des difficultés qui sont, pour une grande partie, issues des restructurations successives qui ont eu comme répercussions, éloignement des cheminots des centres de décisions, des centres de formation, des collectifs de travail. C’est l’essence même de nos métiers qui est mise à mal, nombre d’agents se retrouvent dans l’incapacité pour faire respecter les règles métiers et sécurité.

Le constat là aussi est préoccupant, les formations prennent du retard, ou alors sont revues à « la baisse » comme c’est le cas par exemple pour des jeunes agents du SEG qui verront leurs formations ne leur donner accès qu’aux travaux dans l’immédiat, plus au métier d’agent de maintenance SE dans sa globalité.

Les plus jeunes d’entre eux sont mis en danger par leur manque de formation, d’expérience normalement acquise au cours des premières années dans les collectifs de travail. Le transfert des savoir-faire ou encore l’utilisation des technologies liées au métier ne se fait plus aussi automatiquement qu’auparavant.

Pour la CGT, la formation doit être continue, elle doit être mise en application sur le terrain, afin de continuer à tenir à flot toutes les connaissances requises pour exercer pleinement les missions de service public qui incombent aux agents de l’Equipement.

Il y a nécessité qu’une analyse des conséquences de la fermeture des centres de formation soit réalisée. Celle-ci a engendré une forte diminution de l’offre de formation pour les agents. Il est nécessaire d’augmenter le nombre d’heures de formation surtout pour les métiers dits «à risque». Cela passera par le maintien des écoles existantes et la réouverture de nouvelles.

La sécurité des circulations et des personnels passera par le respect de la règlementation déjà existante, des règles de sécurité qui ont fait leurs preuves. Pour cela, la sécurité doit revenir au coeur des préoccupations.

Cependant, il apparait que les mesures actuellement prises par la Direction ne soient pas à la hauteur de ces enjeux. C’est en ce sens que nous portons partout la revendication demandant l’arrêt immédiat du « travail agent seul » qui, pour la CGT, doit être étendu à l’ensemble du territoire, par des décisions locales, comme c’est déjà le cas actuellement sur 2 établissements parisiens.

Les trop nombreux accidents survenus ces derniers mois démontrent la légitimité de notre demande. La Direction doit prendre ses responsabilités. L’accident mortel survenu en fin d’année 2016 doit être le dernier.

Aujourd’hui, les consignes de sécurité ne sont pas respectées, les agents méconnaissent la réglementation S9 toujours par manque de formation.

La sous-traitance en perpétuelle augmentation pose également son lot de dysfonctionnements. Malfaçons, sécurité non respectée, conditions de travail dégradées, horaires à rallonge sont les maux constants.

Si la Direction se cache derrière des investissements conséquents après des années de disette et de mise au régime forcé des renouvellements des infrastructures, elle choisit maintenant l’externalisation des travaux pour contourner les cheminots et leur savoir-faire pourtant largement reconnu.

Pourtant, les sorties d’astreinte sont en augmentation importante dans la période, permettant le plus souvent soit des rattrapages suite à des malfaçons, soit pire encore par un détournement de celles-ci, à la réalisation dans les temps des travaux.

Les annonces de la Direction envisageant de faire disparaitre 1 cheminot toutes les 2 heures d’ici 2023, le recours à l’utilisation d’intérimaires dans les territoires de production, qui en 4 ans a augmenté de 472%, l’utilisation de CDD, en augmentation de 195%, s’ajoutant à la suppression depuis 2007 de 25 000 emplois conduisant à une hausse de 36% de la production sur la même période.

Pour la CGT, cette course effrénée doit cesser, le réseau ferré français mérite une tout autre prise en compte. Si les appétits financiers de certains sont en train d’être assouvis, les investissements publics ne sont pas en lien avec le travail effectué.

Seuls des recrutements conséquents, des formations en nombre et adaptées, des moyens techniques à disposition et propriété de la SNCF, une reconnaissance juste des métiers…, permettront que l’avenir du réseau puisse continuer à être reconnu comme un des tous premiers au monde. Aussi, pour la CGT, le recours à des intérimaires doit être stoppé, car il ne répond à aucun critère.

La CGT continuera à dénoncer, à s’opposer par la mobilisation aux agissements néfastes de la Direction SNCF. C’est tout le sens de la semaine de mobilisations et d’initiatives locales et régionales du 23 au 30 juin 2017 pour défendre et développer le service public ferroviaire et l’entreprise publique SNCF.

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TOUS ENSEMBLE ! METTONS 2017 SOUS LE SIGNE DU SERVICE PUBLIC

Qualité des prestations ferroviaires

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Les incidents récents survenus les 6 et 7 décembre sur le réseau ferré de Paris nord ont une nouvelle fois mis en lumière le mauvais état des installations. Si le professionnalisme et l’engagement des cheminots ont permis que le trafic soit rétabli dès le 9 au matin, cet épisode succède malheureusement à d’autres, nombreux, qui affectent au quotidien la qualité du service public ferroviaire sur le réseau ferré national.

Retards, trains bondés, service interrompu, modifications de dessertes imprévues font de plus en plus partie du quotidien des usagers qui n’en peuvent plus. Les indicateurs de régularité sont éloquents. Aucun type de trafic, qu’il s’agisse des TGV, des TER des Transiliens ou des Intercités, n’atteint les objectifs visés de trains à l’heure. A chaque fois, l’état de l’infrastructure et du matériel roulant sont pointés dans les toutes premières causes des retards.

Une fois de plus, les directions des EPIC SNCF Mobilités et SNCF Réseau annoncent des enquêtes et autres expertises pour pondre un énième rapport sur les causes de ces incidents de plus en plus fréquents. Pourtant, les cheminots savent bien et depuis longtemps de quoi souffre le service public depuis des années.

Il n’y a pas de fatalité à la dégradation de la qualité du service mais des raisons qui sont liées aux choix politiques libéraux du gouvernement et des directions des 3 EPIC constituant le groupe public ferroviaire SNCF.

Les logiques comptables de court terme continuent d’écraser les impératifs de sécurité, de confort, de fiabilité et de régularité. Le business, la croissance financière du groupe, notamment à l’international, supplantent la nécessaire réponse aux besoins de déplacements tenant compte des enjeux sociaux, économiques et environnementaux.

La SNCF est malade d’un sous-investissement chronique depuis des années sur l’infrastructure, d’une dette abyssale (54 milliards d’Euros) qu’elle porte en grande partie en lieu et place de l’Etat et qui l’étouffe, des suppressions massives d’emplois qui manquent aujourd’hui cruellement à la production et au maintien des savoir-faire, du morcellement de l’entreprise autrefois unifiée en entités séparées, en activités qui s’ignorent les unes et les autres, en produits….

La transmission récente des contrats dits « de performance » entre l’Etat et les 3 EPIC et prévus par la loi du 4 août 2014 réformant le système ferroviaire que la CGT a combattu, vient confirmer cette conception dogmatique. Pour une grande partie, ces contrats ne sont que la reprise des programmes Excellence 2020 et Réseau 2020. Ils ne répondent en rien aux priorités publiques et augurent un développement accru du groupe SNCF à l’international en ajustant à la baisse l’offre et l’activité du GPF et de ses EPIC. Il s’agit encore d’augmenter la rentabilité financière en s’attaquant au service public et aux conditions de travail des cheminots.

Les contrats s’inscrivent dans la poursuite de l’ouverture du rail à la concurrence, du recours accru à la sous-traitance, aux partenariats Public-Privé (PPP) et à la multiplication des filiales de droit privé, y compris sur le réseau ferré national comme pour le futur T11 Express en Ile-de-France.

Les budgets d’austérité 2017 du GPF sont à l‘avenant : Suppression de 4 000 emplois avec l’objectif de porter ce nombre à 28 000 en 7 ans ! Pas d’augmentation des salaires, mise en place forcée du forfait-jour, investissements insuffisants, augmentation des péages à SNCF Réseau….

Le gouvernement et la direction s’entêtent aveuglément dans une voie mortifère pour le service public. C’est cette fuite en avant qui se traduit au quotidien par la dégradation des conditions de transports pour les usagers et des conditions de travail et d’exercice des métiers toujours plus difficiles pour les cheminots.

Pour la CGT, d’autres choix doivent prévaloir que ceux de la rentabilité financière, du business et du court terme. Il s’agit de l’intérêt général.

Une poignée de dirigeants ne peut plus s’arroger le droit d’envoyer dans le mur une entreprise publique comme la SNCF qui appartient à la nation toute entière.

Les besoins à satisfaire sont importants. Il s’agit des déplacements du quotidien pour des millions de personnes qui méritent mieux que de subir quotidiennement les aléas d’un service public en souffrance. Il s’agit de l’enjeu majeur du développement du ferroviaire pour opérer le report modal de la route vers le rail, tant pour les voyageurs que les marchandises. Il s’agit d’irriguer tous les territoires trop souvent victimes de la disparition continue des services publics…

Pour la CGT, il n’y a rien de moderne à poursuivre des logiques économiques de casinos. Bien au contraire, nous considérons que ce qui est vraiment moderne est ce qui crée du lien, de l’efficacité pour toutes et tous vers un développement humain durable. C’est cette orientation là qu’il nous revient d’imposer par nos mobilisations, la « voie du service public » !

La fédération CGT des cheminots vous souhaite, ainsi qu’à vos proches, une très bonne année 2017 !

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AGIR POUR LA RÉ-INTERNALISATION DES CHARGES !

| Équipement

Le 16 novembre 2016, Patrick Jeantet, le PDG de SNCF Réseau, se « confiait » dans Les Echos. Son message est clair pour sortir le réseau ferroviaire « de l’ornière ».
Son programme est le prolongement de la loi du 4 août 2014 basée sur la politique de privatisation menée par le Président Pepy.
Pour la Fédération CGT, la réponse des cheminots se doit d’être de haut niveau.

Les remèdes annoncés par le nouveau Président de Réseau sont pires que ce que les cheminots(es) ont supporté jusqu’à maintenant. Pour l’Equipement, son engagement politique est limpide, plus d’externalisation, de productivité, de dégradations des conditions de travail :

  • Par des sillons travaux plus longs, en supprimant des trains plus tôt dans la soirée ;
  • Par un élargissement de la sous-traitance dans tous les domaines, y compris en maintenance.

Outre l’impact qu’une telle organisation aurait sur la population, sur l’environnement et l’aménagement du territoire, celle-ci vise directement à dégrader plus encore la vie et la santé des cheminots de tous collèges.

Alors que le travail de nuit est en perpétuelle augmentation ces dernières années, toutes les organisations de travail croulent sous une charge qui n’a en rien ralenti la détérioration du réseau !

Les dégradations des conditions de travail, l’augmentation de la charge physique et mentale, les incidents de sécurité et les accidents ne posent aujourd’hui plus aucun problème de conscience à nos dirigeants pour mettre en place cette politique industrielle de privatisation rampante de la SNCF.

CASSE DE L’EMPLOI, ÇA SUFFIT !

La publicité de 451 emplois supplémentaires entre 2015 et 2016 est bien loin de combler les 4515 postes supprimés à l’équipement en 10 ans dans des Unités d’Affectations.

Cette chute de 14% des effectifs plonge les collectifs de travail dans l’inefficacité dangereuse d’une maitrise ferroviaire placée sous le seul prisme budgétaire.

Pour la CGT, la Direction veut faire payer aux cheminots la dette du ferroviaire que la réforme du ferroviaire n’a en rien réglée.
Alors que l’emploi et les salaires sont les mesures de première urgence pour relancer l’économie du pays, M. Jeantet, sous couvert du Président de la SNCF, veut s’appuyer sur le travail précaire des entreprises privées pour corriger l’état des infrastructures.

Après avoir créé toutes les conditions pour vider les brigades voies et diminuer le parc engin, nos dirigeants cherchent à donner plus encore de visibilité budgétaire à la sous-traitance pour garantir des marchés à moyen et long termes. Des projets concernant notamment la voie, la Signalisation et les Installations Fixes de Traction Electrique visent à asseoir des entreprises pour entretenir le réseau.

Employant les mêmes vielles recettes qui ont plongé l’état du réseau dans l’incertitude, ce sont à nouveaux les programmes de maintenance et l’organisation de la sécurité des chantiers qui sont visés dans des projets tels que SPOT et les réorganisations d’Infrapole et d’Infralog.

Pour la CGT, la clef réside en 2 points principaux : le maintien des compétences des cheminots(es) et de leur connaissance du ferroviaire de haut niveau, l’embauche d’opérateurs à statut, formés aux métiers de maintenance et de dépannage des infrastructures.

La maintenance des installations de tout le réseau, la faculté à relever des incidents et la capacité de penser de nouvelles installations sont la richesse des femmes et des hommes de notre entreprise et de son efficacité.

Pour la CGT, l’urgence est de gagner sur la question de l’emploi pour permettre une organisation forte pour l’entretien des installations basée sur la proximité. Notre maîtrise et notre professionnalisme sont aujourd’hui au centre des solutions pour que notre service public soit au service d’usagers qui n’attendent qu’une égalité de traitement en termes de sécurité, quel que soit leur territoire.

Nous réaffirmons que seules l’élévation du rapport de force, la mobilisation dans l’unité la plus large, la convergence de tous les cheminots de l’Equipement seront de nature à stopper le bras des casseurs et gagner la ré-internalisation des charges !

Aussi, la Fédération CGT des Cheminots a déposé un préavis de grève tous services permettant aux cheminots de s’exprimer le 08 décembre prochain dans le cadre des initiatives locales et/ou régionales qui seront proposées par nos équipes.

La Fédération CGT invite tous les cheminots à mettre en débat la construction d’une action d’ampleur dans les prochaines semaines afin de réaffirmer que :

FACE AU MÉPRIS ET À LA BRUTALITÉ, NOUS RÉPONDRONS PAR L’ACTION COLLECTIVE !

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« Plus que jamais, nous mobiliser ! »

CCN - Classification des métiers

| Équipement

La séquence du volet aménagement du temps de travail s’est achevée, place désormais au volet « Métiers ». En effet, les discussions vont débuter dans quelques semaines. Si la Direction ne cache pas sa volonté de continuer à externaliser les métiers massivement, missions de sécurité en tête, la CGT, avec les agents de l’Equipement, revendique la réinternalisation, l’amélioration et la valorisation des conditions de formation et d’exercice des métiers de l’Equipement.

Depuis des mois, la Fédération CGT et son CTN Equipement travaillent sur ce sujet afin d’être force de propositions sur l’avenir de nos emplois et de nos métiers, leur pérennité, leur amélioration, la formation ainsi que la sécurité.

Les agents de l’Equipement ont démontré leur détermination à combattre les attaques du Gouvernement, du Patronat et de la Direction du Groupe Public Ferroviaire sur la renégociation de l’aménagement du temps du travail tout au long du processus de lutte débuté le 09 mars 2016. La CGT a proposé un document de travail aux 7 OS de la branche et aux 4 OS représentatives de l’Entreprise, revendiquant l’harmonisation par le haut des conditions de travail de l’ensemble des salarié(e)s du ferroviaire afin de garantir l’avenir des cheminot(e)s et de la SNCF.

En validant un accord d’entreprise propre à la SNCF et l’accord sur la CCN, l’UNSA et la CFDT ont sonné le glas des négociations avec le Gouvernement, l’UTP et la Direction SNCF. Elles ont, en outre, accepté la mise en concurrence avec d’autres entreprises ferroviaires qui travaillent à des conditions inférieures, et de fait, moins coûteuses. La Direction, ravie de l’opportunité donnée, ressort à toutes les sauces le spectre de la concurrence pour revoir à la baisse les conditions de travail des agents. Pour autant, cette lutte n’est pas terminée, la deuxième mi–temps va débuter, elle concernera les métiers, leur contenu et leur classification. La CGT et les cheminot(e)s n’ont pas dit leur dernier mot, nous ne laisserons pas dégrader le contenu de nos métiers en restant les bras croisés sous prétexte que c’est la fatalité…

En 1997, sans régler la question de la dette, la création de RFF avait précipité les choses et conduit à une dégradation, sur la maintenance du réseau et par conséquent sur l’ensemble des métiers de Réseau, sous couvert de productivité.

L’état des lieux actuel est une véritable catastrophe, tant les emplois à statut fondent comme neige au soleil au profit d’une précarité organisée dans les établissements. En effet, trop de recrutements se font en intérim, CDD, et autres. Ce type d’emploi ne garantit pas une continuité professionnelle et encore moins une stabilité des effectifs, laissant de côté les besoins, les compétences et les savoir – faire.

L’équipement a perdu près de 4500 emplois en 5 ans. Cette hémorragie n’en finit pas et ce n’est sûrement pas le budget 2016 qui modifie la donne. 400 recrutements sur SNCF Réseau ne peuvent suffire à redonner des véritables perspectives pour assumer l’ensemble des missions à venir et encore moins celles en retard.

La Direction Réseau, malgré les catastrophes ferroviaires de ces dernières années, ne change pas sa feuille de route et tend même à amplifier le mouvement. Si les deux dernières années, (toujours en solde négatif entre les entrées et les sorties), ont permis de recruter de nouveaux cheminot(e)s, le passif reste important. Dans la stratégie de l’entreprise, tous les ingrédients ont été mis en place pour diminuer les possibilités d’intervention des agents de Réseau et permettre le transfert de nos savoirs vers le privé et la sous-traitance.

Pour la CGT, il est temps de stopper l’hémorragie des effectifs qui conduit à la casse de nos compétences de service public. L’urgence en matière de sécurité ne peut attendre une prochaine catastrophe. Voie, SM, Bâtiment/Energie, Surveillant de Travaux, Soudure, CREQ, Télécoms, LT, Caténaires, CREM, Ultrasons, Formateurs, Informatique, EIV, SEG, Ouvrage d’art, EALE, Ingénierie Bureau administratif, gestion/compta, etc. : de l’exécution à l’encadrement, nos métiers et l’efficacité de leur cohésion sont menacés.

La fermeture des écoles de formation et l’insuffisance d’embauches ont été orchestrées pour introduire les entreprises privées au sein de nos métiers au mépris de la sécurité.

Pour la Fédération CGT des Cheminots, les métiers de l’Equipement doivent reposer sur les piliers qui répondent aux attentes des usagers et du Service Public :

  • Une formation des agents sur tous les types d’installation de leur métier.
  • Un retour à des parcours à taille humaine.
  • Un plan de recrutement massif dans tous les métiers.
  • Une maintenance de l’infrastructure réalisée par des agents sous statut de cheminot(e)s.
  • L’arrêt de la sous-traitance de la maintenance, des études et des travaux hors régénération.
  • L’amélioration des conditions de travail.
  • Une mise en service des nouvelles installations et des essais sous responsabilité des cheminot(e)s de la SNCF.

La CGT entend peser sur les futures discussions du volet « Métiers » !

C’est pourquoi le CTN Equipement appelle les cheminot(e)s à rester mobilisés. Les négociations sur la CCN sont loin d’être achevées. Les enjeux, pour tous les métiers sont considérables ! Il en va de l’avenir de nos conditions de travail, de la qualité du travail et de notre place dans l’entreprise.

La prochaine journée d’action du 15 septembre 2016 s’inscrit pleinement dans cette nouvelle étape revendicative pour l’emploi.

Rentrée sociale 2016, pour les cheminots, toutes les raisons d’agir avec la CGT !

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SALAIRES / EMPLOI / CONDITIONS DE TRAVAIL, AGISSONS !

Équipement : action du 25 juin 2015

| Action du 25 juin 2015

Dans le cadre d’une journée d’action interprofessionnelle, à partir des revendications de proximité portées par les salariés sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail, la CGT veut faire bouger les curseurs. A l’Equipement, comme dans l’ensemble des fonctions cheminotes, les problèmes ne se régleront pas à coups d’EVS et de dérèglementation du statut.

L’écart entre la rémunération des salariés et les profits des entreprises n’a jamais été aussi grand. La situation de l’emploi se dégrade au jour le jour.
L’Infra, en manque criant d’effectifs, maintient une tension de production à hauts risques.

Pour casser le statut des cheminots, rien de tel que d’agir sur les recrutements en limitant les admissions au Cadre Permanent.
Au rythme de 28 emplois supprimés chaque mois depuis dix ans, nos métiers à haute technicité ont atteint la cote d’alerte.

Compensé en infime partie par des contrats précaires (intérim et CDD), le manque d’effectifs s’accentue dans tous les établissements avec des vacances de postes inexplicables et des organisations de travail de nuit incomparables avec d’autres entreprises.
S’approchant du million de nuits, la production 2015 est soumise, comme les précédentes, à des cumuls de fonctions et des manques d’habilitation qui pèsent fortement sur la capacité du réseau à faire rouler les trains en toute sécurité.

Ce n’est pas en équipant les cheminots de téléphones et tablettes informatiques que l’on entretient un Réseau Ferré National (RFN) en toute sécurité !

C’est pourquoi, la CGT exige :

  • Une couverture immédiate des postes vacants ;
  • L’arrêt de l’intérim par de l’embauche à statut ;
  • L’arrêt de la sous-traitance de nos métiers ;
  • Le respect du RH 0077 ;
  • L’amélioration des conditions de travail avec en premier lieu l’ouverture de négociations sur la réduction du travail de nuit ;
  • L’arrêt des chantiers fermés ;
  • L’amélioration du S9 A n°1.

LE 25 JUIN 2015 : ENSEMBLE, DÉTERMINÉS, MOBILISONS-NOUS !

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UN APPEL À PROLONGER LA LUTTE !!

Rassemblement Équipement du 29 janvier 2015

| Action du 29 janvier 2015

Rassemblés devant le siège de la SNCF, près de 1000 cheminots de l’équipement ont démontré qu’ils ne laisseront pas faire le détricotage organisé par la direction. La détermination lisible à Saint-Denis et ailleurs donne encore plus de légitimité à toutes les revendications locales, régionales et nationales.

L’ampleur de l’action Equipement du 29 janvier 2014 appuyée de nombreux préavis de grève, s’inscrit dans la continuité des actions du 22 mai et de juin 2014.
Tous les efforts de la direction, afin d’entraver la démocratie sociale n’ont eu aucun effet sur la détermination des cheminots de l’Infra à défendre leur métier et leur technicité. La forte participation de ce 29 janvier le démontre.

Les DCI locales, régionales et nationales ont toutes démontrées qu’une réforme du ferroviaire ne pouvait être viable qu’à partir des besoins des cheminots et des usagers.

Incapable de donner des réponses sur l’emploi, la direction de l’Infra génère, par un budget en dessous des réalités, tous les facteurs de risques pour que de nouvelles catastrophes se reproduisent.

C’est même sans aucun complexe, qu’elle présente les 500 emplois supplémentaires sur l’ensemble du périmètre de SNCF RESEAU, pour ne pas s’exprimer sur ses véritables intentions de supprimer de l’emploi à l’Equipement par une augmentation de la sous-traitance, de l’intérim, des CDD, …
Pour la CGT, le travail de nuit, la mobilité et la sous-traitance sont les sources de la détérioration des conditions d’exécution de la production et de la sécurité des chantiers.

Les véritables spécialistes de la maintenance du réseau que sont les agents de l’Equipement, subissent en permanence toutes les dérives d’un système. Celui-ci n’aura d’efficacité que si leurs revendications aboutissent.
Le 29 janvier 2015, les cheminots de l’Equipement se sont mobilisés pour leur métier, leur technicité, leur savoir-faire et leur sécurité qui n’est ni à vendre, ni à brader ! Si aujourd’hui, c’est à bout de bras qu’ils maintiennent le réseau, leurs conditions de vie et de travail ne peuvent en être le prix.
Par ailleurs, la fédération CGT des cheminots conteste les principes patronaux d’un autre âge qui, par les décisions des Présidents Pépy et Rapoport, annulent purement et simplement le vote des cheminots de l’Equipement en considérant que la CGT n’est plus représentative sur SNCF réseau jusqu’aux prochaines élections professionnelles. Ce véritable déni de démocratie démontre que la fédération CGT des cheminots et son projet « la voie du service public SNCF » a de la force et du sens.

Nous ne baisserons pas la garde !

Maintenir la mobilisation est le meilleur gage pour faire vivre nos revendications ! Le prochain CCE de février qui aura pour ordre du jour la consultation sur la réforme du ferroviaire, le permet. Pour contrer une direction qui ne conçoit le dialogue social que dans un seul sens, celui de l’accompagnement, l’outil le plus efficace demeure l’action collective. D’ores et déjà, la CGT appelle tous les cheminots à amplifier la mobilisation pour combattre une réforme qui, en l’état, est une véritable imposture économique, sociale et environnementale.

 

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Fin programmée des annonceurs !

| Équipement

Après la réduction importante des effectifs à l’Équipement, la direction de la SNCF confirme sa politique de fragilisation de la sécurité ferroviaire en autorisant unilatéralement la mise en place de systèmes automatiques par radio pour protéger les chantiers.

Depuis de nombreuses années, la direction de l’Infra restructure ses services dans le seul but d’alléger sa masse salariale, notamment en supprimant des emplois. Cette politique néfaste a déjà abouti à une recrudescence inquiétante des accidents ferroviaires (Brétigny-sur-Orge et récemment Denguin) ainsi qu’à de nombreux accidents de cheminots sur leur lieu de travail, ayant, dans certains cas, entraîné la mort.

Malgré les mises en garde de la Fédération CGT des cheminots, une nouvelle étape a été franchie : le remplacement des annonceurs, les cheminots chargés d’annoncer l’arrivée des trains aux équipes intervenant sur les voies lors de tournées de surveillance, d’opérations de maintenance, d’entretien et/ou de modernisation – par des dispositifs d’annonce portatifs par radio (DAPR).

Avec la suppression de ce lien indispensable de visibilité entre l’annonceur et l’agent de sécurité, qui peut autoriser ou faire cesser le travail dans la zone dangereuse ou aux abords, plus aucune boucle de rattrapage ne permet désormais d’éviter l’accident et donc de garantir la sécurité du chantier.

Alors que la maintenance du système ferroviaire a été sévèrement pointée du doigt par les experts et le Bureau d’enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT), après les accidents de 2013 et de juillet 2014, Guillaume Pepy, de son côté, déclare à qui veut l’entendre que « le digital » doit être un levier de transformation. Des déclarations qui en disent long sur les objectifs d’économies affichés. Pour la CGT, il est clair qu’une fois de plus l’orientation de l’entreprise, sous couvert de mise en place de nouvelles technologies telles que le DAPR, tend à un abaissement du niveau de sécurité dans le seul but d’augmenter les gains de productivité.

Passage en force

En dépit de nombreux exercices du droit d’alerte par les CHSCT, la direction de l’Infra a refusé d’écouter nos arguments.

Elle a validé par un simple courrier le déploiement du système, à l’encontre des préconisations du ministère invitant à appliquer les mesures de sécurité attendues face au risque ferroviaire. Dans un courrier envoyé à la direction le 7 août dernier, la CGT a exigé la suspension du déploiement du dispositif de DAPR. La direction de l’entreprise, qui ne souhaite pas faire machine arrière, au regard du coût engendré, reste très silencieuse et ne répond pas, pour le moment, à nos interpellations.

Face à cette situation, nos CHSCT, garants de la sécurité, ont leur mot à dire. Idem sur le terrain : les élus et les militants dans les instances doivent faire respecter la réglementation, notamment le RSPRF* (RH 158), et contribuer à développer l’emploi à statut.

* RSPRF : réglementation de sécurité du personnel, vis-à-vis du risque ferroviaire.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

17 novembre 2017

La CGT plaide pour le maintien de la qualité de service du train de nuit

Pour la journée nationale d'action, le 16 novembre, contre les ordonnances Macron, localement, la CGT a voulu mettre l'accent sur la défense du service public ferroviaire.[…]

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