Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

UN VOTE MASSIF POUR LA CGT !

CSE ZONE DE PRODUCTION ATLANTIQUE

| Tract

Avec 48,57% des voix, la CGT conforte sa place de première organisation syndicale dans les établissements Réseau de la Zone de Production Atlantique.
La Fédération CGT des Cheminots remercie les cheminotes et cheminots de la ZPA qui, par leur vote, ont apporté toute leur confiance à la CGT.

10428 cheminots (3100 à la circulation et 7128 à l’équipement) ont été appelés à s’exprimer pour désigner leurs représentants sur la ZPA.

Un résultat sans équivoque !

Avec 48,57% des voix et la majorité absolue en sièges au CSE (Comité Social et Economique), les cheminots ont fait le choix de gagner de meilleures conditions de travail, de rémunération et de véritables parcours professionnels.
Malgré les attaques du gouvernement, du patronat et de certains partenaires sociaux, c’est avec plus de 28 points d’écart sur la deuxième organisation syndicale, que les cheminots de la ZPA ont choisi, sans ambigüité, les représentants CGT.
D’ailleurs, l’ensemble des cheminots du GPF (Groupe Public Ferroviaire) a fait le choix de la CGT comme 1ère organisation syndicale, avec plus de 34 % des voix et près de 10 points d’écart avec la deuxième organisation.
Ceux qui espéraient une chute de la CGT et manoeuvraient en coulisses en sont pour leurs frais.
Les nouveaux découpages, la fin des instances de proximité, le vote électronique, n’auront pas érodé la relation entre les cheminots et la CGT.
Celle-ci est nécessaire et devra encore être renforcée au regard des attaques contre le statut, les conditions de travail, les métiers… !

Un choix déterminant pour les enjeux à venir !

En faisant le choix de la CGT, les cheminots ont décidé de défendre et de gagner sur leurs revendications plutôt que de se résigner à accompagner les destructions d’emplois, la dégradation des conditions de travail, de la sécurité et du système ferroviaire.
Le « pacte ferroviaire », comme le projet de la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM), trace la trajectoire d’un désengagement encore plus important de l’Etat, renvoyant le financement du service public ferroviaire pour les lignes UIC 7 à 9 aux régions déjà exsangues.
Les moyens consacrés à la régénération sont aux antipodes des besoins pour couvrir les reports cumulés depuis 30 ans. Les réformes successives ont aggravé cette situation.
Pour les cheminots de l’Equipement :
La CGT revendique une organisation de la production en proximité, l’arrêt de la sous-traitance et la ré-internalisation des charges effectuées par des entreprises privées.

Alors que les années 80 étaient tournées vers le tout entretien au détriment des investissements, il serait dangereux de passer au tout investissement en sacrifiant l’entretien courant.
L’annonce de la Direction SNCF Réseau, d’une augmentation d’effectifs de 183 emplois, n’est pas à la mesure des 755 emplois manquants pour réaliser les investissements 2019.
En réalité, la Direction souhaite d’une part développer encore davantage la sous-traitance pour l’équivalent de 698 emplois et d’autre part, réaliser des gains de productivité équivalant à 565 emplois.
Au passage, la Direction compte réduire de 80 millions d’euros la masse salariale.
A la Circulation :
Le désengagement de l’Etat dans le financement du réseau de proximité (UIC 7 à 9) menace 6000 kilomètres de lignes et des dizaines de postes d’aiguillage sur toute la France. Ceci aura également des conséquences négatives à l’équipement.
621 cheminots des EIC de la ZPA, soit plus de 20%, travaillent exclusivement sur ces lignes et sont directement menacés. Les pôles d’appui, les cheminots affectés à la réserve (grands périmètres) … sont également menacés.
Sur les EIC de la ZP Atlantique, les cadres d’organisation sont sous-dimensionnés et pèsent sur les conditions de travail.
Les reports de congés, de repos en tous genres de 2017 à 2018 représentent 15372 jours, soit l’équivalent de près de 86 emplois à temps plein. A cela s’ajoute la multiplication des postes non tenus ou tenus par l’encadrement.
Les cheminots subissent au quotidien une explosion de la charge travaux et des dérangements des installations.
Dans le même temps, la Direction poursuit la Commande Centralisée du Réseau – CCR et Postes à Grand Rayon d’Action avec concentration des secteurs circulation (disparition de postes d’aiguillage) et lorsque cela est possible, l’intégration de la couche régulation.
De plus, si des outils comme MISTRAL NG pour la commande/contrôle ou GOC 2.0 pour la gestion des circulations ou SIPH pour la sphère horaire, peuvent sous certains aspects techniques apporter des améliorations, la Direction souhaite les développer afin de les utiliser comme « accélérateurs de suppressions d’emplois ».
Ce résultat sans ambigüité lors des élections, est d’autant plus important que la CGT, aux côtés des cheminots, porte des revendications précises sur tous ces sujets.

Un signal pour changer de trajectoire !

Les enjeux d’une Convention Collective Nationale (CCN) de branche constituent, au-delà des droits et garanties apportés par le code du travail, un socle de droits complémentaires communs. Il y a nécessité que les combats menés au fil des ans soient poursuivis afin d’élever les conditions sociales de tous les cheminots de la branche.
L’ouverture à la concurrence des services régionaux et longue distance, prévue pour 2020, nécessite dès à présent l’établissement de normes sociales protectrices et applicables à l’ensemble des entreprises du secteur.
Seule une CCN de haut niveau évitera que la concurrence ne se traduise par un dumping social effréné et une course au moins-disant social.
En renforçant le poids de la CGT, les cheminots ont choisi de peser pour changer de trajectoire et défendre leurs métiers, d’améliorer leurs parcours professionnels et la rémunération dans les négociations en cours de la CCN.
Ce seront 20 élus du personnel CGT, représentant l’ensemble des métiers de Réseau, qui auront à coeur de représenter au quotidien les cheminots des EIC, des Infrapoles et des Infralog du périmètre de la Zone de Production Atlantique.
Avec son maillage syndical de proximité, la CGT proposera à l’ensemble des cheminots des initiatives locales, régionales et nationales.

EN VOTANT CGT,
VOUS AVEZ VOTÉ POUR GAGNER !

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LE 2 JUILLET 2019 : DÉGELONS LES SALAIRES !

Tract aux cheminots

| Fédération

Après 4 années de gel des salaires, la situation devient difficile pour bon nombre de cheminots. Force est de constater que les primes individuelles diverses et variées, véritable outil de management, ne répondent pas aux exigences et, au final, n’améliorent pas nos conditions de vie.

Soyons nombreux le 2 juillet devant le siège de l’entreprise !

En effet, c’est ce jour-là que se tiendront les négociations annuelles obligatoires à Saint Denis. La CGT y portera avec force une augmentation générale significative des salaires, seule mesure qui permette dans la durée d’améliorer notre pouvoir d’achat, notre système de protection sociale, tant sur la partie santé que sur la partie retraite.

En effet, le salaire c’est :

▪ Le « salaire direct » (le net perçu chaque mois par le cheminot), dont le montant est, pour une très large part, lié au paiement de la qualification résultant de l’application de la grille salariale et de la valeur du point ainsi que les EVS et les gratifications.

▪ Le « salaire socialisé » est constitué par les cotisations sociales dites « salariales » ou « patronales ». Elles sont déterminées à partir du salaire brut résultant du système salarial, et sont versées par l’employeur aux diverses caisses de protection sociale parmi lesquelles il y a la Caisse de Prévoyance et de Retraite (CPR) pour les cheminots du Statut (les caisses de Sécurité Sociale et les caisses complémentaires pour les contractuels).

LES PRIX AUGMENTENT, PAS LES SALAIRES !
ÇA SUFFIT !

salaires

CGT revendique :

  • De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la prime de travail) ;
  • Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
  • De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle – ci doit être attribuée à tous les cheminots ;
  • De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10 % par enfant à charge ;
  • De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière…

C’est pourquoi la Fédération CGT appelle les cheminots à participer massivement au rassemblement devant le siège de la SNCF à Saint Denis (RER D – Stade de France) le 2 juillet 2019 à 10h00.

SORTONS DE L’ÈRE GLACIAIRE,
DÉGELONS LES SALAIRES !

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COMME UN AVANT-GOÛT DE LA CONCURRENCE !

Nouvelle gamme tarifaire

| Action du 4 juin 2019

Le déploiement de la Nouvelle Gamme Tarifaire introduit une tarification davantage opaque et historiquement inégale selon les régions.
L’usager est plus que jamais considéré comme un « client » et le cheminot mis au pilori.

Lors de la mobilisation des cheminots contre le « pacte ferroviaire », le Gouvernement et la Direction SNCF se sont évertués à présenter les bienfaits de l’ouverture à la concurrence et de la « liberté » tarifaire régionale.

Il s’agissait d’opposer les intérêts des usagers aux revendications des cheminots en matière d’emploi, de conditions de travail et de rémunération.

Comme pour EDF et France Télécom, la concurrence devait bénéficier aux usagers en matière de tarifs.

La Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) donne un vif aperçu de l’ouverture à la concurrence introduite par une réforme construite sur le mensonge.

Une tarification qui sonne le glas du service public ferroviaire.

Alors que la Direction présente la Nouvelle Gamme Tarifaire (NGT) comme la clé du dédale tarifaire, les usagers vont subir des inégalités et une explosion des prix.

La tarification nationale et les cartes « liberté », « avantage » auront des déclinaisons différentes selon les régions.

Ainsi, pour la même carte « avantage », un usager peut se voir attribuer des tarifs différents pour un trajet régional.

Par exemple, pour un prix d’achat identique de la carte « avantage », les usagers de la Région Nouvelle Aquitaine et ceux du Centre Val De Loire n’auront pas accès aux mêmes réductions.

Capture d’écran 2019-05-16 à 17.27.30

Un trajet Chartes/Paris (82 km) passe de 15 à 18 et même de 3.40 à 6.20 euros pour Chartres/Maintenon (18 km).

Bref, un méli-mélo tarifaire qui ajoute à l’opacité et met fin à un modèle où les usagers bénéficiaient des mêmes conditions tarifaires nationales quelle que soit leur région.

D’autant plus que la réduction est calculée sur la base d’un tarif en 1ère classe, alors que le voyage s’effectue en seconde.

Les usagers subissent les premières conséquences tarifaires de l’ouverture à la concurrence que la Direction SNCF et le Gouvernement préparent.

Capture d’écran 2019-05-16 à 17.29.09

TRACEO, facteur multiplicateur d’inégalités territoriales !

TRACEO est le nouveau terminal de paiement permettant de traiter sous forme numérique les chèques bancaires, postaux et vacances afin de supprimer les emplois des cheminots des caisses principales.

Seuls les guichets et les gares qui en sont équipés peuvent accepter ces moyens de paiement.

En déployant partiellement TRACEO, la Direction interdit donc aux usagers le paiement par chèques dans les gares ou guichets non équipés.

De plus, ces usagers n’ont plus accès à certains tarifs comme le « Billet Annuel » dont la réduction à 50% est subordonnée au paiement par chèques vacances.

Des cheminots cloués au pilori.

Aux guichets dans les gares ou au téléphone dans les CLD (Centres Lignes Directes), parallèlement à l’allongement des files d’attente ou des temps d’attente, ces inégalités tarifaires font se multiplier les situations explosives.

Sans avoir bénéficié de véritables formations sur la NGT, les cheminots de la vente sont en première ligne face au mécontentement légitime des usagers qui font les frais de la stratégie de la Direction et du Gouvernement.

Le 4 juin 2019,
ENSEMBLE, agissons pour construire l’avenir

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LE TRIBUNAL CONFIRME QUE NOUS AVIONS RAISON !

| Espace presse

Lors du conflit unitaire de 2018 contre le pacte ferroviaire du Gouvernement, la SNCF considérait que l’action entamée fin mars devait s’interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de DCI/préavis à chaque séquence de grève.

La direction a pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires dans le seul but d’intimider les cheminots pour qu’ils sortent du mouvement.

Suite au recours contentieux des Fédérations CGT, UNSA, CFDT, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny avait rendu une première décision, le 21 juin 2018, condamnant la direction pour entrave aux droits syndicaux et de grève, la condamnant également à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, à rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues, à verser aux Fédérations CGT, UNSA et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical.

Malgré cela et toujours dans une démarche répressive, la direction décidait de faire appel.

Ce 16 mai 2019, la Cour d’appel de Paris est venue confirmer le jugement du 21 juin 2018 rejetant en bloc toutes les prétentions de la direction SNCF.

Cette décision devrait amener le Gouvernement et la direction SNCF à changer d’attitude et à cesser les pressions et la répression. Ils doivent se remettre autour de la table avec les organisations syndicales représentatives pour ouvrir de nouvelles négociations sur la loi portant la réforme du ferroviaire et le pacte d’entreprise ! Cette loi, votée sur des mensonges, porte en elle la casse du train public !

La Fédération CGT des Cheminots, renforcée dans sa démarche, appelle tous les cheminots à participer massivement à la manifestation nationale le 4 juin prochain, pour signifier au Gouvernement que la coupe est pleine et qu’ils sont décidés à agir !

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AGIR POUR NE PAS SUBIR !

Tract Unitaire - CGT Cheminots, UNSA Ferroviaire, SUD Rail, CFDT Cheminots

| Action du 4 juin 2019

Le pacte ferroviaire voté en 2018 a été combattu par les cheminots. Pourquoi ? Car la réforme était mauvaise, tout simplement. Mauvaise pour les usagers, mauvaise pour le service public ferroviaire, mauvaise pour les cheminots.

Quelles étaient les dispositions majeures de ce pacte ?

  • Fin du recrutement au statut
  • Passage en sociétés anonymes
  • Promesse d’une reprise de la dette
  • Restructuration du groupe et filialisation des activités
  • Ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageur national.

Ces mesures impactent directement les cheminots, dans leur quotidien et leurs métiers. Elles fragilisent l’outil ferroviaire public.

Dix mois après, où en est-on du pacte ferroviaire ?

  • Mise en oeuvre de la Loi : Le gouvernement n’a toujours pas pris l’ensemble des mesures prévues par cette loi. Des ordonnances et des décrets doivent être promulgués. Or, les promesses de concertation avec les représentants des cheminots ne sont pas tenues.
    Il n’y a donc pas de visibilité sur ce qui attend la SNCF et les cheminots.
    Les engagements financiers du Ministère ne sont pas respectés et des lignes ferment par manque de moyens pour les régénérer.
    La possibilité de confier la gestion de l’infrastructure à un opérateur privé, introduite dans la LOM, en rajoute sur le risque de désintégration du système ferroviaire.
    Il y a urgence à apporter des garanties pour la pérennité de l’entreprise publique, du mode ferroviaire et du service public !
  • Branche ferroviaire : Les négociations à mener sont nombreuses et extrêmement structurantes pour l’avenir du système. La branche doit être le lieu de création de règles sociales de haut niveau qui garantissent qu’il n’y aura pas de dumping social. Le patronat refuse pour l’instant cet objectif, il veut des règles minimales de protection des cheminots et bloque les négociations. Il faut que cela cesse !
  • Nouveau Pacte Social : la loi prévoit la fin du recrutement au statut et la négociation d’un « Nouveau Pacte Social ». Dans l’entreprise, les discussions sont au point mort. Le président Pepy a annoncé son départ, publiant son bilan par voie de presse et par communication aux agents. Les activités font de la surenchère pour imposer leur autonomie, menaçant la dislocation du groupe. Il est urgent que la direction assume ses responsabilités vis-à-vis des cheminots et s’engage dans la négociation du Nouveau Pacte social avec un mandat qui permette de créer des droits nouveaux pour tous les salariés, statutaires et contractuels.

À la SNCF, que se passe-t-il ?

Plus aucune vision commune des activités n’est proposée. Chaque EPIC, chaque activité, pense son avenir sans avoir de logique partagée.

Les conséquences ?

1. Des réorganisations permanentes subies par les cheminots. La lisibilité disparaît et chaque nouveau projet d’organisation amène sans exception à des suppressions de postes. Les réponses apportées aux cheminots qui y sont confrontés consistent avant tout à proposer une sortie de l’entreprise

2. Des métiers mis à mal. Les mauvaises nouvelles s’enchaînent et n’épargnent personne. Pour Mobilité, c’est la digitalisation, la fermeture des guichets et la poursuite de la casse du FRET. Côté Réseau, la sous-traitance s’amplifie au mépris de la sauvegarde de nos savoir-faire et de toute rationalité économique, la saison 2 de Nouvel’R se déploie, en touchant directement les établissements. Enfin, pour l’EPIC de tête, c’est une marche forcée vers l’externalisation des métiers.

3. Des parcours professionnels en berne. En effet, s’il est toujours possible, en théorie, d’avoir des parcours au sein du Groupe Public Ferroviaire la réalité est différente. Quand ce ne sont pas les postes qui sont supprimés, ce sont des blocages de mobilités qui sont imposées. Les emplois deviennent tellement rares que les services refusent de libérer les cheminots qui souhaitent évoluer.

4. Une situation sociale alarmante. Ce sont les cheminots qui l’expriment dans les enquêtes internes. Le malaise est grand et profond. Les cheminots sont fiers de leur travail mais sont défiants vis-à-vis de l’entreprise. Le corps social est heurté et les protections disparaissent. L’inquiétude est là, palpable, et aucune solution crédible n’est apportée. Le mépris est pour l’instant la seule réponse de la Direction.

5. Des augmentations salariales bloquées depuis 4 ans. Aucune hausse générale n’a été accordée et le pouvoir d’achat des salariés est en berne. Pour nos organisations syndicales, une année supplémentaire sans évolution salariale serait inacceptable.

Ne cédons pas. Pour construire notre avenir, il faut agir.

Les négociations en cours dans l’entreprise et dans la branche doivent aboutir pour le 1er janvier 2020.

Pour les fédérations CGT – UNSA ferroviaire – SUD-Rail – CFDT Cheminots, il est impératif qu’elles apportent du positif au corps social.

La situation n’est pas inéluctable.

Selon une étude interne de la Direction, 90 % des cheminots auraient participé à au moins une séquence du mouvement de grève de 2018. C’est le sens d’un rejet profond, d’inquiétudes, de critiques et d’exigences réelles. C’est également une perspective de gagner d’autres choix si ces cheminots décident d’agir tous ensemble.

C’est le sens de l’appel unitaire à une manifestation nationale le 4 juin à Paris qui doit permettre à chaque cheminot d’exprimer son ras-le-bol des situations qu’il vit au quotidien et son exigence que les solutions proposées par les organisations syndicales obtiennent des réponses favorables.

Alors que les élus locaux tirent la sonnette d’alarme sur les services publics dans leurs territoires, que les industriels s’inquiètent de l’avenir de la filière de production de matériel ferroviaire, et que les exigences sociales et environnementales font la une des débats publics, nous devons redoubler de détermination à ne pas laisser détruire nos métiers, notre entreprise, nos conditions de travail et le service que nous rendons à la population.

Le 4 juin 2019, un rassemblement massif des cheminots doit permettre de peser sur les négociations à venir et montrer notre unité et notre solidarité.

Le 4 juin 2019, ENSEMBLE, agissons pour défendre les droits des cheminots et construire l’avenir.

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LA VICTOIRE DE LA SOLIDARITÉ !

Mali

| Fédération

La CGT a engagé depuis des mois un programme d’action en solidarité avec nos camarades du Mali qui étaient en grève depuis janvier et sans salaire depuis plus d’un an.

L’action coordonnée de la CGT a permis une solidarité active et déterminante mais elle est loin d’être terminée !

Les interventions de la CGT et de l’ITF auprès du Gouvernement ont considérablement aidé nos camarades dans cette lutte historique des cheminots Maliens.

Samedi 11 mai dernier, les assemblées générales de Bamako, Kita, Toukoto, Kayes, Diboli ont levé la grève en présence du Ministre.

Les cheminots Maliens ont obtenu :

  • Le paiement immédiat de deux mois de salaire et deux autres mois sur le budget annuel ;
  • Une mission d’inspection de la voie jusqu’au Sénégal ;
  • L’achat de trois locomotives pour le service voyageur…

La CGT se rendra au Mali le 24 mai prochain pour rendre concrète la solidarité matérielle exprimée par les cheminots de France et évoquer la suite de notre action.

Nous proposerons des actions sur le long terme avec des formations syndicales et des coopérations pour transmettre le savoir-faire du ferroviaire.

L’ITF se rendra au Sénégal dans la foulée pour rencontrer les cheminots et autorités Sénégalaises afin de coordonner et faire part de notre détermination à continuer le combat pour rouvrir cette ligne et l’exploiter comme un véritable service public au service des populations sénégalaises et maliennes.

La CGT, à travers son action internationale et la présidence de la section rail de l’ITF, démontre qu’elle impulse une véritable stratégie de solidarité, de lutte et de propositions alternatives pour un secteur ferroviaire public au service du Public.

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Mobilisons-nous le 4 juin à Paris !

| Fédération

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait à faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer.
La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Où est passé l’argent des cheminots ?

SALAIRES N°2

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi
4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

C’est le travail humain qui crée toute richesse

 

LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Au sommaire de ce deuxième numéro :

» des richesses accaparées par le capital…

» les cheminots produisent des richesses de dingue !

» pour les dix plus hautes rémunérations à la SNCF, c’est au global…  29 8914 € mensuels en
moyenne par dirigeant…

 

Feuilletez le 4 pages pour découvrir tous les chiffres.

 

 

LA CGT revendique

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros
brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la
prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage
du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de
l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité
de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci
doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles,
pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme
payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche
majoré de 10% par enfant à charge ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour
permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots
tout au long de leur carrière…

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Lettre ouverte de la Fédération au Président de la SNCF

| Fédération

M. Guillaume PEPY
Président de la SNCF
2, Place aux Etoiles
93633 La Plain St Denis Cedex

Objet : réponse au « Temps Réel » n°32- du 21.03.2019

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons pris connaissance de votre « Temps Réel » n°32 du 20 mars 2019 qui est l’exacte retranscription d’articles parus dans la presse ce jour.

Nous vous le confirmons, 2019 sera une année engagée, revendicative, celle de nouveaux combats dont on souhaite qu’ils soient utiles pour l’avenir d’un grand service public ferroviaire en France. Ce qui est certain, c’est qu’ils seront nécessaires.

Aujourd’hui, comme depuis des décennies, les cheminots, avec la CGT, ont la même volonté de faire de la SNCF une grande entreprise publique au service des usagers, des populations, bref, au service de l’intérêt général.

La CGT, quant à elle, s’attache sans relâche à la défense des cheminots, malgré les choix désastreux opérés par la direction SNCF depuis des années.

Vous avez raison, la SNCF pourrait bien aborder une nouvelle période de son histoire le 1er janvier 2020.

Vous n’y êtes pas pour rien !

Vous êtes l’artisan de réformes successives dans le ferroviaire qui ont, les unes après les autres, quels qu’aient été les gouvernements en place, détricoté le service public ferroviaire, dégradé les conditions de transport des usagers, massacré le Fret SNCF et fait reculer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes également celui qui a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots en une décennie, soit la capacité de plus de 48 Airbus A 380, pour reprendre votre unité de mesure.

Vous affirmez par ailleurs que vous ne souhaitez pas faire « le mandat de trop » mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

N’étant candidat à rien, vous estimez être « pleinement libre d’agir » mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous êtes l’instigateur, voire l’auteur des réformes de 2014 et 2018 qui pourraient plonger la SNCF, vous le savez, non pas dans une période de développement et de réponse aux besoins pour tous mais dans une ère de rabougrissement, de recul, avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’incertitudes, d’inquiétudes pour les usagers et les cheminots.

Vous faites également état des chantiers engagés à l’international, vantant les
contrats du métro de Buenos Aires et le RER de Toronto.

Mais alors ? Pourquoi passer sous silence les pertes financières du métro de Boston qui s’élèvent à 35 millions de dollars sur les 3 premières années (2014 à 2017).
L’investissement de 700 millions d’euros dans le rachat de l’entreprise de transport de marchandises routières OHL quand, dans le même temps, le FRET SNCF a été sacrifié faute d’investissements, la création de la filiale d’évasion fiscale au Luxembourg SNCF RE pour ne citer que quelques exemples ?

Plus près de nous, pourquoi ne pas évoquer la fuite en avant qui a poussé les hauts dirigeants de la SNCF à investir au total 265 millions d’euros dans OUIBUS avant que cela ne se révèle être un fiasco retentissant ?

Vous soulignez également votre souhait que « la SNCF ait toutes les armes pour gagner dans l’ouverture à la concurrence qui s’annonce ».

Il nous semble ici que vous ayez recours à un abus de langage, voire à un travestissement de la réalité.

Vous avez d’abord souhaité imposer et gagner l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, le sort de l’entreprise publique historique arrivant bien après dans l’ordre de vos préoccupations.

Les réformes de 2014 et 2018, pour ne citer que les plus récentes, ont été votées sur des mensonges. Elles ne prévoient pas « plus » de trains publics, plus de services et mieux de service public ferroviaire. Elles enclenchent au contraire une spirale dangereuse dont les premiers effets se font déjà sentir puisque certaines gares, leurs guichets, certaines lignes sont menacés de fermeture, voire déjà fermés.

Servir la SNCF, entreprise publique de service public, et donc travailler pour l’intérêt général, est effectivement un beau métier.

Vous dites savoir ce que la SNCF doit à tous ses salariés. « Les cheminots sont compétents, ultra engagés et capables du meilleur pour relever des défis difficiles».
C’est vrai.

C’est d’ailleurs pour cela que vous n’hésitez pas, avec l’aide du patronat ferroviaire, à tout faire pour casser leurs métiers, instaurer une polyvalence accrue, un effacement des repères, des compétences, des savoir-faire, dans le cadre des discussions en cours sur la Convention Collective Nationale.

C’est aussi parce vous respectez les cheminots Exécution, Maîtrise et Cadres que vous gelez leur salaire depuis 4 ans, que vous détruisez consciencieusement leur collectif de travail, que vous tentez de les placer en instabilité permanente, restructuration après restructuration, quitte à générer une réelle souffrance au travail.

Si nous pouvons partager que la sérénité n’est pas source d’immobilisme, nous affirmons en revanche que la course échevelée et sans limites à laquelle s’adonnent les plus hauts dirigeants de l’entreprise, relève, au mieux, d’un dogme contraire à l’intérêt général, au pire, d’une volonté d’en finir définitivement avec une entreprise publique pourtant fortement ancrée dans l’histoire et le quotidien de notre pays, pour de multiples raisons.

Les cheminots, avec la CGT, ne manquent pas d’énergie. Ils auront encore l’occasion de le démontrer.

Les présidents passent, les Cheminots demeurent.

Ils demeurent certes parfois avec leur cortège de questionnements, d’incompréhensions mais ils demeurent aussi avec la conviction inébranlable qu’ils sont la colonne vertébrale de la SNCF. Cela leur donne encore plus de force et de courage pour affronter et combattre collectivement les décisions technocratiques souvent hors-sol.

Etre le « serviteur » d’un projet global, inscrit dans le temps, qui va dans le sens inverse de l’intérêt de la SNCF, des usagers et des cheminots, est déjà largement discutable.

En être l’idéologue, le promoteur pour finalement en être fier, est et restera inacceptable quelle que soit la personne chargée de sa mise en œuvre.

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 juillet 2019

Les cheminots en grève des gares de Vichy et de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) dénoncent les suppressions de postes

Les aiguilleurs et les agents de circulation ferroviaire manifestent ce samedi contre le manque d’effectifs et la déshumanisation des gares. Ce mouvement permet d'informer les usagers sur les conséquences des restrictions budgétaires de la direction régionale. […]

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