Fédération CGT des Cheminots


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Communiqué : TRAM-TRAIN T11 Express

| UIT

NON à la privatisation des transports d’Ile de France !

NON au transport lowcost pour les Franciliens.

Mercredi 11 janvier 2017, à l’appel de la CGT, près de 500 cheminots, agents RATP accompagnés d’usagers, d’élu-e-s politiques et de représentants d’associations se sont rassemblés devant le conseil d’administration du STIF à Paris qui délibérait sur la mise en exploitation du TRAM-TRAIN T11 Express, en juillet 2017, ligne qui ira de la Gare du Bourget à celle d’Epinay sur Seine.

Si cette ligne en rocade est une bonne nouvelle pour les habitants de la Seine-Saint-Denis, il est INCACCEPTABLE que la Direction SNCF ait décidé pour l’exploiter de la sous-traiter à une filiale de droit privé, TRANSKEO, créée pour l’occasion, elle-même filiale de KEOLIS

Les manifestants avec la CGT ont dénoncé ce scandale ! Cette ligne relevant du Réseau Ferré National implique que l’exploitation de ce Tram-Train est à SNCF Mobilité. D’ailleurs, TRANSKEO n’apparait dans aucun document –ce que n’a pas manqué de rappeler la délégation qui a été reçue par le conseiller social de la Présidente du STIF, Mme PECRESSE. Il a été rappelé aux représentants du STIF de mettre fin à cette filiale en demandant que le STIF impose à la SNCF de respecter le contrat qui la lie avec le STIF, qui indique notamment que le dumping social est expressément interdit. Il en va des conditions de travail des salariés, de la qualité de service et de la sécurité pour les usagers, laissant penser qu’une exploitation lowcost serait bien suffisante pour les habitants du 93.

Et pendant ce temps, on est prêt à engloutir près de 2 milliards d’€ dans le CDG Express qui reliera l’aéroport CDG à la Gare de l’Est en traversant la Seine-Saint-Denis, sans s’y arrêter tout en étant inaccessible au Pass Navigo et dont le ticket coutera 24,00€.

L’inquiétude est posée aussi à la RAPT, qui exploite des lignes de tramways, si la Direction s’inspire de l’exemple proposé par la SNCF, notamment pour les lignes T9-T10 ou L15 sur lesquelles le STIF veut lancer un appel d’offres.

L’exploitation des réseaux par plusieurs opérateurs de droit privé en concurrence serait une catastrophe sociale, économique et environnementale pour l’Ile de France et pour les usagers. Dans une période où l’ensemble des réseaux franciliens sont saturés, dans une région au bord de l’asphyxie, nous avons besoin d’un grand service public de transports, rénové, modernisé, développé pour répondre aux besoins grandissants assurés en complémentarité par les deux grandes entreprises publiques que sont la RATP et la SNCF.

Avec les cheminots, les agents RATP, les usagers et la population, les associations et les élu-e-s, nous allons amplifier les mobilisations pour que TRANSKEO ne voie pas le jour, que les salariés en cours de recrutement intègrent la SNCF.

ENSEMBLE, gagnons un grand service public sous contrôle et maîtrise publique, accessible à tous !!!

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LE FONDS D’ACTION SANITAIRE ET SOCIALE APPARTIENT AUX CHEMINOTS !

Budget FASS

| Fédération

Le 9 novembre, le président de la CoFASS présentait un budget 2018 du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS) empreint de l’austérité financière qui règne au sein de GPF, tant sur le niveau des prestations que de l’organisation de l’Action Sociale SNCF.

La direction tente de dissimuler les droits des cheminots en noyant le budget FASS dans le budget général du GPF !

Le FASS, bien commun des cheminots !

Le Fonds d’Action Sanitaire Sociale est financé par 1,1% du salaire socialisé des cheminots, en contrepartie de leur force de travail.

Il est donc leur propriété, dont la Direction est chargée de la gestion.

Le FASS doit servir tous les cheminots (actifs, retraités, ayants droit, contractuels) et les aider dans chaque moment difficile tout au long de leur vie.

La Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (COFASS), créée en 1986 par accord d’entreprise, donne un droit de regard aux cheminots au travers leurs organisations syndicales sur l’utilisation du FASS.

Un budget FASS caché dans celui du GPF !

En noyant le financement du FASS dans celui du GPF, la direction nous vole cette partie de notre salaire socialisé pour l’utiliser à ses besoins d’auto-financement imposés par la loi portant réforme ferroviaire de 2014.

Par un tour de passe-passe, le budget du FASS se retrouve entre les mains de la direction et de Bercy, et ainsi exposé à toutes coupes budgétaires.

Le patronat fait feu de tout bois

Après les coups de couteaux dans le code du travail, les attaques que subit la sécurité sociale à chaque loi de financement annuelle et dont est dépendante notre CPRP SNCF, le gel des salaires et pensions, la hausse de la CSG, ….c’est notre protection sociale et notre régime spécial qui sont directement attaqués au nom d’une potentielle ouverture à la concurrence appelée de ses voeux par Pépy et consorts, en mal de nouvelles possiblités de filialisation.

Le FASS, censé répondre aux besoins d’accompagnement sociaux de tous les cheminots actifs, pensionnés et ouvrants droits, pour les aider à passer les moments difficiles de la vie sous forme de prestations (accompagnement,financiers et logement), devient l’outil de caution sociale aux restructurations continuelles de l’entreprise.

HOLD-UP sur les droits des cheminots !

La réserve d’argent des cheminots sur le FASS (appelée « report à nouveau ») atteignait 30 million d’€ à fin 2016 et permettait donc d’améliorer les prestations, notamment par des embauches de personnels de l’Action Sociale.

Depuis 2016, la direction, par le truchement des budgets et une politique de l’emploi , présente des budgets en négatif à hauteur de près de 4 millions d€, qui seront compensés par le report à nouveau.

Les budgets effectif initiaux de -4,5 millions d’€ entre 2017 et 2018 vont accentuer la désertification des centres d’action sociale de proximité !

La CGT a toujours été force de propositions pour que les prestations servies et l’organisation de l’action sociale apportent la réponse aux besoins des cheminots.

Or, le budget 2018 (74, 369 million d’€) présente un manque de 3 millions d’€ de la contribution salariale, correspondant à la diminution drastique des effectifs cheminots du GPF, au gel des salaires (depuis 3 ans) et à la décision unilatérale de l’entreprise d’abaisser la contribution solidaire de 1,275 à 1,1% depuis 2015, en suit de la réforme du ferroviaire qui ne devait rien changer.

Le nombre d’intérimaires explose à l’action sociale (représentant 1,2 million d’€). Les cheminots contractuels représentent 1/3 des 720 emplois de l’Action Sociale dont 80 ont été supprimés en 2 ans !

La direction du GPF se désengage progressivement de la dépendance, délaissant celles et ceux qui ont fait la force du Service Public SNCF, les cheminots pensionnés !

Les « banquiers » SNCF poursuivent contre tout bon sens, leur étude sur la cession ou cessation des établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD) ! Ce positionnement idéologique hostile aux besoins des chemintos est inacceptable !

Pour la CGT, le FASS appartient aux cheminots et il doit correspondre à leurs besoins afin de passer les moments difficiles tout au long de leur vie et non pas à accompagner la politique de casse l’entreprise publique !

Il est urgent de revenir à la contribution solidaire salariale de 1,275%, de pratiquer l’universalité des droits afin de répondre aux besoins de tous les cheminots et des pensionnés et de laisser aux cheminots la gouvernance de LEUR FASS !

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S’UNIR, AGIR !

Communiqué aux cheminots

| Actions

ACTION INTERPROFESSIONNELLE DU 16 NOVEMBRE 2017

Au quatrième jour de l’action engagée le 12 septembre 2017, les cheminots ont démontré, une nouvelle fois, qu’ils ne déconnectent pas les sujets interprofessionnels des sujets professionnels. Ils ont également compris que les luttes en cours et à venir doivent reposer sur un ancrage de l’action en proximité, au plus près de leurs préoccupations quotidiennes.

Les cheminots se sont à nouveau investis dans cette journée interprofessionnelle de luttes contre la politique austéritaire du président Macron qui porte en elle un véritable changement de société et contre la politique de casse du service public ferroviaire imposée par la direction SNCF et ses alliés.

Tous les sujets sont liés et reposent sur une distribution des rôles savamment orchestrée qui ne doit rien au hasard.

L’instigateur

Le Président de la République n’agit que pour transformer notre société en profondeur et l’adapter coûte que coûte aux exigences du capitalisme mondialisé et financiarisé. C’est bien dans cette logique qu’Emmanuel Macron s’attaque à notre Code du travail, aux Statuts et aux missions de la fonction publique, tout en voulant détruire simultanément l’ensemble des protections des salariés, que ce soit la Sécurité Sociale, les retraites, le droit à la formation ou l’indemnisation du chômage. La nouvelle réforme du droit du travail, à travers toute une série de décrets en préparation, est une transformation profonde des relations entre les salariés et l’employeur au seul bénéfice de ce dernier.

Le banquier devenu président est donc l’initiateur d’un projet global qui inclut également la casse des services publics, dont la SNCF.

Le préfigurateur

En marge des Assises de la Mobilité, la mission confiée à Jean Cyril SPINETTA (ex PDG d’Air France) concernant l’avenir de la SNCF n’est évidemment pas à déconnecter de ce projet global qui vise également à faire reculer le service public ferroviaire pour livrer clé en main ses domaines d’activités aux investisseurs privés. Le rapport SPINETTA, dont les conclusions devraient être connues en janvier 2018, est le socle qui tracera les contours d’un projet de loi sur l’ouverture à la concurrence des trafics voyageurs.

L’ex-avionneur est donc celui qui, en réalité, va tracer les contours d’une nouvelle réforme du système ferroviaire.

Le facilitateur

Depuis plusieurs années, la direction SNCF s’acharne à préparer le terrain, se positionnant comme véritable inspiratrice des choix gouvernementaux afin de déboulonner consciencieusement l’entreprise publique. La gestion par activités, la réforme de 2014 qui a éclaté la SNCF en 3 EPIC, la mise en oeuvre de méthodes managériales qui n’ont rien à envier aux grands groupes privés, les purges sur l’emploi, le recours à l’externalisation, à la sous traitance, la casse des métiers, la casse des repères collectifs visent en fait à servir le projet plus global décrit plus haut.

Les ordonnances Macron, les Assises de la Mobilité, la mission Spinetta constituent en quelque sorte la récompense donnée par le gouvernement à celui qui a oeuvré à la casse de la SNCF, entreprise publique de service public.

Face à ces attaques, les cheminotes et les cheminots ne resteront pas inertes !

Déjà des initiatives revendicatives locales et régionales impulsées par la CGT se tiendront tout au long du mois de décembre sur l’emploi, le maintien de l’ouverture de guichets, de gares, de lignes, les futures conventions TER etc.

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à s’inscrire partout dans ces actions de grève, dans ces rassemblements, dans ces initiatives !

Il y a urgence ! Alors que se cloront les Assises de la Mobilité début décembre 2017, portons nos démarches revendicatives locales dans chaque site, chaque chantier. Engageons le débat sur notre avenir et sur celui de la SNCF.

Signons massivement la pétition nationale « urgence sur nos droits ! »  initiée par la CGT et préparons-nous à engager une riposte à la hauteur des enjeux dans les semaines et mois à venir !

Gardons à l’esprit que les choix gouvernementaux en matière de droit du travail, de protection sociale, de services publics, de retraites etc… suivent la même logique que les choix opérés dans l’entreprise : en finir avec les conquis sociaux et servir les intérêts de quelques-uns au détriment du plus grand nombre.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à se rapprocher de leurs élus et représentants locaux afin de venir renforcer les rangs de la CGT. Elle les invite également à mettre en débat les perspectives revendicatives qu’il nous faudra collectivement mettre oeuvre avec lucidité et détermination, tant d’un point de vue interprofessionnel que professionnel.

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ET MAINTENANT, ILS VEULENT NOUS LICENCIER !

Tract aux cheminots

| Fédération

CHEMINOTS CONTRACTUELS

Dans un courrier daté du 26 octobre 2017 adressé aux représentants du personnel, le RH du Technicentre industriel Charente-Périgord annonce qu’il a fait appel à la DIRECCTE (inspection du travail) afin de pouvoir licencier en toute impunité les cheminots contractuels qui refuseraient une modification de leur contrat de travail liée à un reclassement. Ça suffit !

Ce courrier fait l’effet d’une bombe. La Direction envisage sérieusement de licencier « économiquement » les RH 0254 (ex-PS 25) dont le poste serait supprimé et qui n’accepteraient pas les propositions de mutation qui leur seraient faites ! Cela lui permettrait en outre de déclencher un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (ex plan social) si le nombre de licenciements était important ! Un palier est donc franchi !

Nous ne sommes pas des Kleenex !

La CGT affirme qu’il n’est PAS QUESTION d’accepter que des collègues soient licenciés à cause des réorganisations en cours !

Laisser nos collègues contractuels se faire licencier, c’est accepter, à terme, le licenciement des cheminots dans leur totalité.

Guillaume PEPY a déjà fait référence dans un colloque à la modification du Statut pour autoriser les licenciements économiques de cheminots en cas de perte d’appel d’offres. La proposition de loi des Sénateurs NEGRE et MAUREY sur l’ouverture à la concurrence fait également référence à cette nouvelle règle.

La solidarité et la mobilisation doivent imposer la sécurité de l’emploi obligatoire pour tous !

Face à ce scandale, la Fédération CGT des Cheminots a déposé une DCI ce jour sur les points suivants :

  • la politique de l’emploi au sein du GPF et particulièrement la création d’emplois au Statut ;
  • le rythme effréné des réorganisations ;
  • les attaques contre les droits des cheminots ;
  • la préfiguration de l’application des ordonnances gouvernementales à la SNCF.

Alors que les plans sociaux s’enchaînent depuis 3 ans dans les établissements, ils étaient jusqu’alors masqués par les systèmes de reclassements internes. Désormais, cela ne suffit plus pour absorber la casse de l’emploi. Il faut pouvoir briser des familles, fabriquer des chômeurs, pour atteindre les objectifs financiers délirants fixés par la Direction. C’est inacceptable !

Il y a urgence !

La CGT a lancé une grande campagne à l’attention des populations (journal « La vraie info », forum national des associations du 5 octobre 2017, etc…). Les usagers ne demandent ni la concurrence, ni la privatisation, ils veulent au contraire une amélioration du service public ferroviaire.

Les cheminots doivent eux aussi faire entendre leur voix ! Nous sommes les experts du ferroviaire. Nous vivons quotidiennement les dysfonctionnements et nous pouvons faire des propositions pour trouver des solutions, tout en améliorant nos conditions de travail.

Face à l’extrême menace qui pèse sur nos emplois et notre avenir, nous ne pouvons pas rester spectateurs ! Nous devons agir ! Partout, la CGT appelle les cheminots à recenser les emplois et tous les éléments nécessaires pour améliorer la production et les conditions de travail.

Mobilisons-nous pour porter ces cahiers revendicatifs à la Direction et montrer que nous refusons la casse de notre outil de travail et de nos conditions sociales.

Si la direction devait persister dans sa logique destructrice tant contre l’emploi que contre le service public ferroviaire, la Fédération CGT appellerait les cheminots à intervenir.

EXIGEONS UN PLAN D’URGENCE FERROVIAIRE PLUTÔT QUE DES PLANS SOCIAUX !


>> Pour mieux comprendre : la sécurité de l’emploi

La sécurité de l’emploi est liée au chapitre 7 (cessation de fonction). Celui-ci ne prévoit pas le licenciement économique comme motif de départ de l’entreprise. Dès lors, un cheminot ne part que par démission, décès, retraite, réforme ou licenciement pour faute.

Pourquoi ? Parce que la SNCF est un établissement public (EPIC). Les restructurations sont censées être liées au « principe d’adaptabilité » du service public : se transformer pour mieux répondre aux besoins de la population. Dès lors, elles sont (théoriquement) l’émanation de l’intérêt général dans lequel est inclus l’intérêt des salariés qui ne doivent pas être maltraités à cause de cette « adaptabilité ». Pas question de les licencier, il faut les reclasser. C’est une question de justice.

Ceux qui veulent remettre en cause la sécurité de l’emploi en utilisant les contractuels pour introduire les licenciements économiques à la SNCF, visent en fait à privatiser l’entreprise, à la transformer en groupe capitaliste comme les autres. La bataille pour empêcher le licenciement des collègues rejoint donc celle, plus générale, de défense du service public ferroviaire.

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ENSEMBLE, TOUT EST POSSIBLE !

Action du 16 novembre 2017 - Appel à la grève

| Fédération

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, et les organisations de jeunesse UNEF, UNL, FIDL ont décidé de donner des suites revendicatives au processus engagé le 12 septembre dernier en appelant les salariés et la jeunesse à une nouvelle journée de grève et de manifestations le 16 novembre prochain.

Elles dénoncent et appellent à agir contre la politique actuellement menée qui vise à accroître les inégalités au profit d’une minorité.

La mobilisation interprofessionnelle contre les ordonnances et la politique de régression sociale du gouvernement ne faiblit pas.

Nous devons agir contre les nombreuses dispositions inacceptables des ordonnances, les réformes à venir sur l’assurance chômage, la formation professionnelle, la sécurité sociale, les retraites et notre régime spécial, l’augmentation de la CSG, les atteintes au service public.

ANCRAGE ET CONVERGENCE

La Fédération CGT des cheminots appelle à la mobilisation la plus large, non pas par solidarité, mais bien parce que les sujets interprofessionnels et professionnels sont liés.

En effet, les ordonnances concernent tous les salariés du pays, y compris les cheminots.

L’austérité imposée par le gouvernement impacte notamment la capacité de développement de la SNCF, affaiblit le service public ferroviaire.

Plutôt que de donner les moyens aux cheminots de travailler dans de bonnes conditions, à l’entreprise publique de répondre aux besoins de la Nation, le gouvernement fait le choix de généraliser l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de voyageurs avec un projet de loi qui serait présenté dans le 1er trimestre 2018.

Pour cela, il organise jusque début décembre les Assises de la Mobilité, dans lesquelles le bus, le covoiturage, les modes de transport individuels sont privilégiés au détriment du train.

A cela s’ajoute un rapport confié à Jean-Cyril Spinetta par le gouvernement sur l’avenir du mode ferroviaire et dont les conclusions devraient être rendues fin janvier 2018. L’objectif est de contracter l’offre ferroviaire, l’outil de production, par la réduction des dessertes TGV, TER, TET, afin de favoriser les lignes dites « rentables ».

Ce rapport s’inscrit donc dans la continuité du déboulonnage consciencieux de la SNCF opéré par la direction de l’entreprise.

L’ENTREPRISE EST MENACEE DE DÉMEMBREMENT

Le FRET risque l’externalisation en début d’année prochaine. De véritables plans sociaux sont organisés en territoire, les gares sont désertifiées par la fermeture des guichets et la casse des escales, la filialisation de Gares & connexions est en cours, l’EPIC SNCF est vidé avec un impact néfaste sur les droits des Cheminots (APF, cabinets médicaux…) et sur des services stratégiques pour l’entreprise (achat, informatique…), les réorganisations par produit préparent le transfert au privé, etc. Pour la CGT, pas question de se laisser démembrer !

Depuis le 1er novembre, la direction a décidé unilatéralement de l’extension du nombre de cheminots soumis à Déclaration Individuelle d’Intention. Cela ne doit pas être un frein ! Au contraire, démontrons par un dépôt massif de DII dans les services concernés que les cheminots entendent bien ne rien lâcher malgré les artifices utilisés par la direction.

La Fédération CGT des cheminots réaffirme que rien n’est irréversible pour contrer les choix du gouvernement. Elle estime qu’il est impératif de lancer un plan d’urgence ferroviaire afin d’améliorer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots, de gagner des moyens renforcés pour le service public SNCF.

Pour cela, la Fédération CGT appelle tous les cheminots, qu’ils soient soumis ou non à DII, à se mobiliser le 16 novembre prochain par la grève et à participer aux manifestations interprofessionnelles organisées sur le territoire.

Un préavis national a été déposé du 15 novembre 19h00 au 17 novembre 08h00.

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MORTS SUR ORDONNANCES

Urgence sanitaire et sociale

| Fédération

La situation sanitaire et sociale des cheminots du GPF ne cesse de se dégrader face au plan social de grande ampleur que la Direction déroule méthodiquement.
Tous les métiers, fonctions et collèges sont touchés par les restructurations, les destructions d’emplois, et l’injonction en faveur d’une productivité à outrance qui se traduit par une dégradation sans précédent des conditions de travail. Les suicides ou tentatives de suicide, les « burn-out », les arrêts maladie de longue durée et les accidents du travail parfois mortels se multiplient.
La CGT refuse de banaliser ces évènements insupportables !

Ces dernières semaines, tous les indicateurs sont passés au rouge écarlate ! Les suicides ou tentatives de suicide se sont multipliés (8 en deux mois !). Si les causes de ces drames sont parfois multiples, comment ne pas s’interroger sur le lien avec le quotidien des cheminots sur leur lieu de travail ?

Déjà en avril dernier, un courrier unitaire avait été adressé à M. AMBROSINI (DRH du Groupe Public Ferroviaire) l’alertant de la situation, suivi d’une DCI en juin dernier.

Quelles réponses a apporté la Direction ? Aucune ! Elle a refusé la Table Ronde pour ne pas reconnaître qu’il y avait un problème. Et elle s’est contentée d’annoncer la création d’une commission du CNHSCT sur les risques psycho-sociaux. Comme si ergoter sans fin sur les « causes multiples » ou les « situations personnelles complexes » des cheminots pouvait améliorer la situation.

La CGT regrette que les 3 autres organisations syndicales aient validé cette mascarade. 6 mois plus tard, nous sommes revenus à la case départ et le bilan s’alourdit !

La vérité, c’est que la Direction organise partout un véritable PLAN SOCIAL.

Comme à France Télécom, elle compte sur la peur de voir son poste supprimé pour imposer aux cheminots un ensemble de régressions sociales inqualifiables. Et si cela ne suffit pas, elle réprime férocement.

Ça suffit !

La CGT exige l’ouverture de véritables négociations par l’organisation de la Table Ronde demandée en avril.

Nous exigeons des mesures concrètes et palpables dans le quotidien des cheminots au lieu de « discussions de salon » sur l’évaluation de la politique RPS dans différentes entreprises, ou encore de se doter d’indicateurs pour mesurer l’ampleur de la catastrophe…

Les conditions de travail se détériorent et la sécurité se délite. Des accidents graves surviennent et des cheminots sont gravement blessés ou tués. C’est pourquoi, la CGT exige un véritable plan d’urgence :

  • L’arrêt des restructurations en cours ;
  • Un retour d’expérience partagé sur les EIM et l’arrêt du détachement des cheminots dans ces structures et leur maintien dans leur établissement d’origine le temps que leur reclassement soit assuré ;
  • Le renforcement des prérogatives des CHSCT sur les cas de souffrance au travail et le retour à des périmètres géographiques de proximité pour ces instances de manière à ce que les cheminots en détresse puissent interpeller leurs représentants ;
  • Un retour d’expérience partagé sur le rôle et le fonctionnement de l’éthique ;
  • L’arrêt des sanctions disciplinaires comme outil de management, notamment les révocations et l’abrogation des modifications du fonctionnement des conseils de discipline, décidées unilatéralement par la Direction.

Une DCI va être déposée par la CGT sur ces sujets.

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LES CHEMINOTS AU RENDEZ-VOUS

Action interprofessionnelle du jeudi 19 octobre 2017

| Fédération

Les cheminotes et les cheminots qui se sont engagé-e-s dans l’action du 19 octobre 2017 ont une nouvelle fois démontré leur détermination à ne pas subir la politique de casse du gouvernement, pas plus qu’ils n’accepteront le déboulonnage du service public ferroviaire.

SITUATION INTERPROFESSIONNELLE

Si le nombre d’arrêts de travail dans les entreprises est hétérogène sur le territoire, les manifestations sont fortes et les cheminots ont marqué de leur présence les cortèges organisés partout en France.

La CGT continue à s’inscrire dans une démarche interprofessionnelle, car la politique antisociale du Gouvernement ne pourra être remise en cause que par une mobilisation du plus grand nombre de salariés possible, touchant notamment l’économie privée. Cela nécessite des appels à la grève adressés à toutes les professions et des revendications partagées. C’est le sens des propositions de la CGT dans les différentes intersyndicales. Nous regrettons que les autres organisations syndicales n’aient pas souhaité poursuivre la bataille engagée les 12 et 21 septembre 2017.

Les cheminots ne s’y sont pas trompés et ont décidé de répondre à l’appel de la CGT pour poursuivre cette juste lutte.

La journée du 19 octobre affirme que la page des ordonnances n’est pas tournée. Le gouvernement « des riches » a beau vouloir passer à autre chose, en présentant ses projets concernant la formation professionnelle et l’assurance chômage, il n’en demeure pas moins que le mécontentement s’ancre durablement dans le pays.

La loi « Travail » n’est pas ratifiée. Elle est contestée de plus en plus fortement par les salariés. Les derniers sondages indiquent que 65 % de nos concitoyens rejettent les ordonnances quand 57 % d’entre eux considèrent justifiées les mobilisations syndicales. Il faut donc gagner l’implication de cette majorité silencieuse dans les actions de grève. C’est pourquoi il faut renforcer la CGT, s’organiser en se syndiquant, pour que les prochaines initiatives soient encore plus fortes.

Cette journée constitue une nouvelle étape dans une mobilisation interprofessionnelle durable. Le Gouvernement ne s’en sortira qu’en retirant son projet et en répondant aux revendications pour une plus grande justice sociale dans le pays.

SITUATION À LA SNCF

Comme elle le fait depuis le mois de juin, la CGT continue de lier sujets interprofessionnels et professionnels qui ne manquent pas.

Les velléités d’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire de voyageurs, le plan social annoncé au FRET SNCF qui pourrait précéder une éventuelle filialisation, la poursuite de la casse de l’emploi, les annonces concernant la suppression de dessertes TGV, les fermetures de gares et de lignes en régions, les menaces sur l’avenir du régime spécial et plus globalement sur les retraites, la dégradation des conditions de travail sont autant d’éléments non exhaustifs qui justifient la nécessité d’une montée en puissance du rapport de force dans l’entreprise.

Déjà, des luttes locales s’organisent sous l’impulsion de la CGT afin d’enrayer le processus de démantèlement des services parce qu’il y a urgence à stopper cette stratégie qui tourne le dos à l’intérêt général.

C’est bien à partir des besoins locaux, au plus près de la production, que la CGT cheminots entend déclencher un plan d’urgence ferroviaire sur :

  • L’emploi ;
  • L’organisation de la production ;
  • Le financement du service public ferroviaire ;
  • Le dialogue social ;
  • Les droits des cheminots.

La Fédération CGT invite l’ensemble des cheminotes et cheminots à discuter avec sérénité et détermination des suites revendicatives qu’il conviendra de donner, tant d’un point de vue interprofessionnel que professionnel.

IL Y A URGENCE À AGIR, FAISONS-LE, ENSEMBLE !

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Expression unitaire suite à l’ITC CHSCT PICB Risque ferroviaire du 28 septembre 2017

| Fédération

La Direction convoquait, le 28 septembre 2017, une Instance temporaire de coordination (ITC) réunissant l’ensemble des CHSCT concernés par le projet de port des PICB (Protection individuelle contre le bruit) en risque ferroviaire. Cette réunion avait pour but de recueillir leur avis après la restitution de l’expertise du cabinet Emergences.

La présentation par le cabinet n’a malheureusement fait que confirmer les craintes des Fédérations CGT – UNSA Ferroviaire – SUD-Rail.

Depuis 1988, la Direction de la SNCF a obtenu des dérogations lui permettant de ne pas appliquer la loi en occultant la protection des cheminots contre le risque bruit.

Pire, elle a continué à fournir du matériel et outillages bruyants, à organiser ses chantiers sans réelle prise en compte du risque bruit.

Aux témoignages des mandatés sur les conditions de travail subies par les cheminots sur le terrain, la Direction s’est contentée d’opposer sa compétence technique validée par des résultats d’essais en laboratoire pour justifier son déploiement des BOM (Bouchons d’Oreilles Moules) comme solution miracle.

L’analyse du risque bruit avec risque ferroviaire aurait mérité une étude plus approfondie de la Direction, notamment sur :

  • La concomitance risque ferroviaire/ risque routier ;
  • Lors de chantiers avec mobile travaux ;
  • Lors d’aléas climatiques ;
  • Lors de situations d’urgence ;
  • Lors du travail d’agent isolé

Ce qui ne fut pas le cas.

Les essais réalisés en laboratoire par l’Agence d’essai ferroviaire (AEF), citée en référence par l’entreprise, ont occulté les bruits ambiants tels que les fortes pluies, les autoroutes …, Les agents qui ont participé à ceux-ci, n’étaient pas occupés à des tâches liées au travail.

L’hygiène, les conséquences du port des PICB de nuit, qui crée une « bulle », mettent l’agent dans un confort qui risque de provoquer l’endormissement. De plus, l’écrêtement de signaux d’alerte transforme le son d’une trompe à grande puissance en un son quelconque. Ces quelques exemples démontrent que l’utilisation de ces bouchons d’oreilles est particulièrement dangereuse.

A cela viennent s’ajouter les difficultés de l’encadrement pour appréhender le risque bruit, tout en s’inscrivant dans le système de prévention. Il devra être formé afin de donner des consignes claires, ne laissant pas les cheminots décider eux-mêmes du PICB à porter en fonction des chantiers.

Les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail ont, lors de cette ITC CHSCT, rappelé qu’elles n’étaient pas opposées à l’utilisation des PICB hors risque ferroviaire. Cependant, la Direction doit lever toute ambiguïté par des prescriptions claires et les formations adéquates.

En accord avec les conclusions de l’expertise rendue, les Fédérations CGT, UNSA Ferroviaire, SUD-Rail sont totalement opposées au port des PICB en risque ferroviaire, étant donné le risque aggravé de heurt par une circulation ferroviaire qu’induit le port des PICB.

En conclusion, le principe de précaution doit s’appliquer.

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LE 19 OCTOBRE 2017 : LA GRÈVE !

ACTION DU 19 OCTOBRE 2017

| Fédération

Le Chef de l’Etat s’évertue à vouloir diviser les salariés, affaiblir leurs droits, en faisant preuve d’un cynisme inacceptable. La direction de l’entreprise, portée par ce climat hostile à celles et ceux qui produisent les richesses, tente quant à elle, de déboulonner consciencieusement le service public ferroviaire. Une seule réponse s’impose : une mobilisation massive par la grève.

Après les journées d’actions interprofessionnelles des 12 et 21 septembre qui ont vu des centaines de milliers de manifestants dans les rues contre les ordonnances Macron/Gattaz et pour un Code du travail plus protecteur, après la journée unitaire du 28 septembre qui a amené des dizaines de milliers de retraités à se mobiliser contre l’augmentation de la CSG et pour la revalorisation des pensions, après les journées d’actions porteuses de revendications professionnelles dans différents secteurs, il convient maintenant de hausser le ton et d’élargir la mobilisation par la grève et dans les manifestations.

La CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels :

  • Contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés ;
  • Pour des embauches au statut à la SNCF ;
  • Pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services ;
  • Pour l’amélioration des conditions de travail de tous ;
  • Pour un dialogue social de qualité.

Les cheminots, concernés par les ordonnances, doivent ainsi prendre toute leur place dans cette nouvelle journée d’action interprofessionnelle, tant pour montrer leur désaccord quant à la politique austéritaire menée par le gouvernement que pour mettre un coup d’arrêt aux velléités destructrices de la direction SNCF.

La Fédération CGT appelle les cheminotes et cheminots, de tous grades, de toutes fonctions et quel que soit leur statut, à s’engager dans l’action du 19 octobre 2017.

Un préavis national de grève a été déposé. Il couvre l’ensemble du GPF du mercredi 18 octobre 2017 19h au vendredi 20 octobre 2017 8h00.

D’ores et déjà, la Fédération CGT des Cheminots travaille à créer les conditions d’une démarche unitaire la plus large possible et invitera les organisations syndicales représentatives au sein du GPF à débattre de la situation.

Le 19 octobre 2017, PRÉSERVONS-NOUS DES ORDONNANCES, PRESCRIVONS L’ARRÊT DE TRAVAIL !

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POURSUIVONS L’ANCRAGE !

Communiqué aux cheminots

| Fédération

Depuis la signature théâtrale des ordonnances par le Président de la République, certains prétendent que le gouvernement vient de tourner la page de la première étape du programme d’Emmanuel Macron.

Cette manipulation a un seul objectif : infléchir la mobilisation.

A ce stade, les ordonnances ne sont pas encore force de loi tant qu’elles ne sont pas ratifiées par le parlement.

L’heure est donc à l’ancrage des mobilisations dans les entreprises.

La CGT a fait des propositions pour un Code du Travail simplifié, mais plus protecteur pour l’ensemble des salariés dans cet environnement socio-économique où les libéraux voudraient passer en force leur projet de régression sociale.

Au sein du GPF :

La CGT Cheminots fait, depuis le début du processus revendicatif entamé le 12 septembre dernier, le lien entre les sujets professionnels et interprofessionnels :

  • Contre les ordonnances du gouvernement et pour de nouveaux droits pour tous les salariés,
  • Pour des embauches au statut à la SNCF,
  • Pour des augmentations générales des salaires et la réévaluation des pensions ;
  • Pour l’arrêt des restructurations qui démantèlent notre entreprise et séparent les cheminots des différents services,
  • Pour l’amélioration des conditions de travail de tous,
  • Pour un dialogue social de qualité.

Il faut donc continuer à travailler l’ancrage de l’action dans l’ensemble de nos chantiers SNCF.

Pour l’heure, la Fédération CGT invite les cheminots à s’associer aux manifestations de la fonction publique organisées en territoire le 10 octobre prochain, bien que celles-ci ne constituent pas une suite directe au processus interprofessionnel engagé concernant les ordonnnances.

En effet, il convient de réaffirmer, par notre solidarité, l’attachement de toutes et de tous à des services publics (hôpitaux, écoles, administrations…) de qualité avec des agents correctement formés, rémunérés et dont les conditions de travail doivent être améliorées.

Par ailleurs, les Organisations Syndicales interprofessionnelles et les organisations de jeunesse se rencontreront le lundi 09 octobre 2017 afin d’envisager les suites les plus unitaires possibles à donner aux journées d’action des 12 et 21 septembre derniers.

Par conséquent, la Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminotes et les cheminots à se tenir prêts à agir par la grève et les manifestations dans les jours à venir.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

17 novembre 2017

La CGT plaide pour le maintien de la qualité de service du train de nuit

Pour la journée nationale d'action, le 16 novembre, contre les ordonnances Macron, localement, la CGT a voulu mettre l'accent sur la défense du service public ferroviaire.[…]

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