Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Le prix du carburant flambe ! […]

| UIT

Le prix du carburant flambe !
Le pouvoir d’achat des Français s’écroule !
La colère légitime gronde dans la population !

Surfant sur une colère légitime des consommateurs, certains partis ou associations, ainsi que les lobbys patronaux s’emparent de cette colère citoyenne pour vouloir instaurer une fronde basée sur l’unique augmentation de la fiscalité des carburants qui plombe le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des privés d’emplois. Sur ce thème, véhiculé par la toile et ses réseaux sociaux, des points de blocage de circulation pour la journée du 17 novembre sont en train de s’organiser un peu partout en France.

Une fiscalité qui amplifie la fracture sociale

Depuis de nombreuses années, les prélèvements sociaux, les taxes et impôts, utiles pour l’intérêt général, sont souvent dévoyés de leur but initial pour être détournés au profit de l’économie et des grandes entreprises :

  •  Les exonérations de cotisations sociales patronales remettent en cause le salaire socialisé des salarié-e-s (retraite, sécurité sociale, chômage…).
  •  Les exonérations fiscales ou toute autre forme de cadeau fiscal amputent le budget de l’Etat et des collectivités locales.
  •  Les niches fiscales ou les fraudes fiscales représentent à elles seules un manque à gagner de l’ordre de 70 à 80 milliards€ par an sur le budget de l’Etat.

L’ensemble de ces dispositions, qui devait permettre aux entreprises de relancer l’emploi, n’a apporté aucune efficacité économique et sociale. En revanche, elles ont généré des profits à la hausse au seul bénéfice des actionnaires au détriment des salaires et de l’emploi et des services publics.

Screen Shot 2018-11-14 at 17.38.59Nous constatons que la fiscalité (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et TVA en constituent plus de 50% du prix total.

L’augmentation du prix du carburant, assumée par le gouvernement pour répondre aux enjeux écologiques et à la décarbonisation du parc automobile, est le reflet d’une fiscalité indirecte profondément injuste qui pénalise fortement les bas revenus et les salariés contraints d’utiliser leur véhicule dans le cadre du déplacement domicile travail.

La TICPE rapporte 32 Mds€ dont 17Mds pour le budget de l’Etat, 12Mds pour les collectivités locales et seulement 1,2Mds€ sont reversés au budget de l’Agence de financement des infrastructures de transport français.

Même si l’Etat prévoit de ne plus rembourser 900 Millions€ en 2019 sur le Gasoil Non Routier aux entreprises de BTP, il continue de rembourser 1,6Mds€ aux entreprises de transport routier alors que ce mode représentant 90% du transport de marchandises reste le premier émetteur de gaz à effet de serre et contribue fortement à la détérioration du réseau routier

Screen Shot 2018-11-14 at 17.39.04Il est à noter que seulement une part de la TICPE (de l’ordre de 7,2 milliards soit 19% du montant global) est reversée sur le compte de transition énergétique servant à financer entre autres le soutien aux énergies renouvelables et des mesures de compensations telles que le chèque énergie (150€/an, porté à 200 en 2019, pour environ 4 millions de ménages bénéficiaires, dits précaires énergétiques). Rappelons que la dépense moyenne en énergies d’une famille de deux enfants est de 1600 euros/an…

A noter également, que la contribution climat énergie (CCE) qui entre dans la composition de la TICPE depuis 2016 continue d’augmenter de façon constante et ce jusqu’en 2022, ce qui laisse envisager un prix des carburants atteignant à terme 2€.

Cette augmentation de la fiscalité indirecte, a une incidence importante sur le pouvoir d’achat des français disposant de faibles revenus et particulièrement les salariés contraints d’utiliser leur véhicule pour leur déplacement domicile travail. Il s’agit d’une mesure injuste qui ne fait qu’augmenter la fracture sociale entre les ménages et entre le monde rural et urbain.

Lutter contre le réchauffement climatique, une exigence

De toute évidence, la fiscalité devant contribuer à la transition écologique noyé dans le budget de l’Etat est, majoritairement, détourné de sont but initial pour continuer de financer les cadeaux fiscaux aux grandes entreprises y compris à celles qui polluent et détériorent les réseaux !

Déjà, l’exemple de l’abandon de l’Ecotaxe en 2014 avec « les bonnets rouges » en était une illustration. L’écotaxe devait faire contribuer les entreprises de transports routiers aux coûts externes qu’elles génèrent (détérioration des infrastructures routières, pollution, etc.).

Outre l’absence d’un milliard d’euros annuel que devait amener cette taxe, cet abandon s’est soldé par –selon la cour des comptes- une ardoise de 957,58 millions d’euros d’indemnités à verser à la société Ecomouv’ chargée de la mise en oeuvre de cette taxe. Toujours selon la cour des comptes, ce renoncement s’est avéré coûteux pour les finances publiques, dommageables pour la cohérence de la politique des transports et son financement : un véritable gâchis !

La CGT considère que la transition écologique constitue un enjeu majeur, il faut se donner les moyens pour la réussir. S’attaquer (par récupération politique) à l’augmentation des carburants même si cela parait légitime ne constitue pas la bonne solution !

La transition écologique, la réduction des gaz à effets de serre et de l’émission de polluants passe par d’autres orientations politiques telles que :

  •  Mettre fin à l’étalement urbain responsable de congestion et de pollution en pratiquant une véritable politique d’aménagement du territoire,
  •  Elargir l’assiette du versement transport au profit des Autorités Organisatrices de Mobilité (AOM) et arrêt des remboursements de TICPE aux entreprises de transports,
  •  Baisser la TVA à 5 % sur les transports en commun et les développer pour privilégier cet usage et offrir une alternative à ceux qui n’en ont pas,
  •  Imposer une alternative à la suprématie du transport routier de marchandises par un report et une complémentarité vers d’autres modes de transport plus vertueux (ferroviaire, maritime, fluvial…),
  •  Internaliser tous les coûts externes des transports de marchandises (congestion, bruit, santé, pollution, dégradation des réseaux) par une vignette poids lourds,
  •  Une réforme globale de la fiscalité afin qu’elle soit juste et efficace, permettant de faire contribuer davantage ceux qui ont le plus de moyens et instaurer une taxe sur les transactions financières dont le produit serait affecté en partie à la lutte contre le changement climatique,
  •  Une protection sociale de haut niveau financée par les cotisations,
  •  Redonner du pouvoir d’achat aux salariés par la hausse des salaires et des pensions.

La transition écologique doit être sociale.

Elle ne doit pas se faire contre les salariés, les retraités et les privés d’emplois qui éprouvent de plus en plus de difficultés à boucler les fins de mois quand pour les plus riches, ce sont toujours plus de cadeaux fiscaux.

Avec la CGT, luttons plus pour de meilleurs salaires, de nouveaux droits et pour une société plus juste répondant aux enjeux humains, sociaux, économiques et environnementaux !

 

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LEVONS LA TÊTE !

Mobilisation interprofessionnelle

| Fédération

Mardi 05 février 2019, la CGT a appelé les salariés à se mobiliser pour l’emploi, des augmentations de salaires et pensions, et pour plus de justice fiscale. Les cheminots se sont impliqués dans cette journée d’action en participant aux rassemblements sur certains chantiers et aux manifestations en territoires.

Depuis de nombreux mois, les salariés, les retraités, les privés d’emploi et la jeunesse se mobilisent dans notre pays sous des formes diverses.

La CGT ne cesse d’interpeller le patronat, le Gouvernement, pour obtenir des réponses satisfaisantes aux revendications des salariés. Des luttes s’organisent dans les entreprises. En plus de contester les mauvais choix, la CGT fait de nombreuses propositions pour améliorer le quotidien des salariées et des retraités.

La CGT est mobilisée et engagée auprès du monde du travail. Elle exige du Gouvernement, mais aussi du patronat :
• Un SMIC à 1 800 € ;
• Une augmentation des minimas sociaux ;
• Une augmentation générale des salaires ;
• L’indexation des pensions sur le salaire moyen ;
• La suppression de l’augmentation de la CSG pour les retraités ;
• Le rétablissement de l’ISF et une véritable réforme de la fiscalité (ex. : TVA réduite pour les produits de première nécessité, y compris le gaz et l’électricité).

S’agissant de l’urgence environnementale, la CGT n’a pas attendu Emmanuel Macron pour faire des propositions, notamment :

• Une autre réforme de la SNCF pour développer le service public de fret et de voyageurs (sur la base du rapport CGT Ensemble pour le fer) ;
• Un pôle public de l’énergie favorisant le mix énergétique permettant l’accessibilité à tous, en tout lieu du territoire ;
• Le maintien et le développement de tous les services publics de proximité ;
• Un plan de rénovation énergétique des logements, ambitieux et financé.

La CGT a refusé de participer au « débat national », véritable figure imposée, tant sur le fond que sur la forme, par le président de la République.

Elle réaffirme en revanche que ni le patronat, ni le Gouvernement n’ont entendu les légitimes revendications portées dans les mobilisations, quelque soit l’organisateur ou la forme adoptée.

En cela elle organise, avec ses structures (syndicats, UL, UD) des débats locaux dans tout le pays, à l’appui des luttes qui se développent.

Des cahiers revendicatifs à élaborer ou à renforcer dans les entreprises, ainsi que des cahiers d’expressions populaires à destination des citoyens sont mis à disposition. La voix des salariés, retraités, précaires, privés d’emploi, jeunes, doit et va compter.

Le Gouvernement, comme le Médef, doit répondre favorablement pour des augmentations de salaires et pensions, une fiscalité plus juste, le développement des services publics, l’amélioration des conditions de vie et de travail, plus de démocratie et de citoyenneté dans la vie comme dans les entreprises.

Les cheminots concernés

Les cheminots subissent de leur côté les premiers effets négatifs de la loi dite « pacte ferroviaire », votée le 27 juin 2018 (accélération des suppressions de lignes ferroviaires, des fermetures de gares et de guichets, des modifications du contenu de certains métiers, des restructurations dans les établissements) et contre laquelle une large majorité d’entre eux s’est battue.

La fédération CGT appelle les cheminots à rester mobilisés et à participer aux actions à venir, qu’elles soient interprofessionnelles, professionnelles, locales, régionales ou nationales.

Elle invite tous les cheminots de tous les collèges et tous les services à s’impliquer dans les débats locaux organisés par la CGT en territoire.

Notre bataille pour une autre réforme du ferroviaire n’est pas terminée.

Ensemble, nous devons agir pour que nos besoins du quotidien soient entendus et pour gagner une convention collective de la branche ferroviaire de haut niveau.

Pétition GPF : https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p18
Pétition EF privées : https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p17

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LE 5 FÉVRIER 2019, FACE À L’URGENCE SOCIALE, J’AGIS !

Action interprofessionnelle

| Fédération

Les politiques menées ces dernières années par tous les gouvernements qui se sont succédé, ont eu pour conséquence le creusement des inégalités, le chômage de masse et l’explosion de la précarité. Les Services Publics sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, avec comme conséquence une fracture sociale et territoriale. Ces politiques destructrices ne sont pas une fatalité. Agissons !

Les cheminot(e)s sont confrontés à une probable 5ème année de gel des salaires, des suppressions massives d’emplois dans le GPF, en particulier via la massification de la sous-traitance, l’externalisation et plus largement une productivité exacerbée qui pèse sur les conditions de travail et le quotidien des cheminots.

Tout cela alors que le budget 2019 prévoit le versement d’un dividende à hauteur de 537 millions d’euros et un bénéfice évalué à 700 millions d’euros.

Dans le même temps, le gouvernement poursuit sa feuille de route libérale avec en ligne de mire l’ouverture à la concurrence, les transferts de personnels et l’abaissement des droits sociaux des cheminots.

Dans ce contexte, la Fédération CGT appelle les cheminots à prendre part aux initiatives et manifestations organisées sur tout le territoire le 05 février prochain, dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle.

La CGT revendique :

  • L’augmentation générale des salaires et pensions ;
  • L’ouverture de négociations sur l’emploi pour répondre aux enjeux du Service Public et améliorer les conditions de travail ;
  • L’arrêt de toutes les restructurations en cours dans le GPF ;
  • L’arrêt de la sous-traitance massive et la réinternalisation de la charge ;
  • Une réforme de la fiscalité avec une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
  • La suppression des aides publiques aux entreprises (CICE et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l’emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l’investissement de l’appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
  • Le développement des services publics et particulièrement du ferroviaire, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels pour un bon exercice de leurs missions ;
  • Le respect des libertés publiques telles que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

Un préavis de grève a été déposé par la Fédération CGT des Cheminots couvrant la période du lundi 04 février 2019 à 20h00 jusqu’au mercredi 06 février à 07h55.

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Info-luttes

| Fédération

Les chiffres clefs
• 1 818, c’est le nombre de cheminots ayant rejoint la CGT en 2018 ;
• 1 686, c’est le nombre de cheminots actifs ayant rejoint la CGT en 2018 ;
• 132, c’est le nombre de cheminots retraités ayant rejoint la CGT en 2018.

Toute l’année, la Fédération CGT, ses syndicats locaux, sont aux côtés des cheminots afin de combattre les orientations libérales de la direction SNCF et du Gouvernement.
Partout, des luttes s’organisent à l’image de celles reprises dans cette « Info-Luttes ».
Nous devons, ensemble, les démultiplier.

  • Région de Limoges : La CGT ne lâchera rien et exigera que le travail soit réinternalisé.
  • Région de Bordeaux : C’est une première victoire à mettre à l’actif des cheminots et des salariés du CE qui, avec la CGT, ont prouvé qu’ils ne lâcheront rien face aux velléités de la direction de l’entreprise !
  • Région de Nantes : La CGT continuera donc le combat et mettra tout en œuvre pour gagner !
  • Région Alpes : Si la prudence reste de mise sur le respect des engagements pris, cette lutte montre l’efficacité du rapport de force, et l’utilité de se battre tous ensemble !
  • Région Bretagne : Par le rapport de force engagé, les cheminots de Saint-Brieuc ont montré qu’il était possible de gagner.
    Si la direction régionale, toujours avide de réorganisations et de business se plaît à détricoter ce qui fait la force de notre service public, le syndicat CGT de Saint-Brieuc se dressera toujours sur son passage.
  • Région de Lyon : …le chemin revendicatif reste long… Conscients et déterminés, les CRTT se projettent maintenant dans la bataille contre la privatisation du Tram-Train de l’Ouest Lyonnais.

Poursuivons la lutte partout et ensemble* !
En route pour les manifestations interprofessionnelles du 05 février 2019 !
Préavis national du 04 février 2019 à 20h00 au 06 février 2019 à 07h55.

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LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Salaires N°1

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi 4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

Feuilletez le 4 pages

salaire1Au sommaire de ce 1er numéro :

TRAVAIL HUMAIN
Sans travail humain, aucune richesse ne peut être créée !

TRAVAIL DU SALARIÉ
Le salaire est la contrepartie de la force de travail du salarié

LA PRIME D’ACTIVITÉ
Ce n’est pas du salaire !

1 800 € BRUT
La CGT revendique qu’aucun salaire à temps plein ne soit inférieur à 1 800 € brut

L’INTÉRESSEMENT
Un poison pour les salariés !

LA COURSE AUX EVS
La santé et la sécurité monnayées

FINANCE
Que finance le salaire ?

SALAIRE
Les salaires à la SNCF

PRIX ET SALAIRE
Dans le même temps, les prix augmentent, mais pas les salaires !

La CGT revendique
• Le salaire minimum et la pension minimale à 1 800 euros brut mensuel
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de l’augmentation de la technicité de leurs métiers
• Un véritable 13e mois pour tous les cheminots
• Une prime de vacances unique et uniforme payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche majoré de 10 % par enfant à charge
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots tout au long de leur carrière…

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SANS LES CHEMINOTS ET CONTRE EUX !

Pacte d'entreprise

| Fédération

Depuis plusieurs mois, dans les coulisses de St Denis, nos dirigeants sont accaparés par l’élaboration d’un énième plan stratégique.
Plan qui est la déclinaison interne de la réforme ferroviaire.
S’il est encore à l’état de projet, les grandes lignes sont d’ores et déjà connues.

Quelle que soit la sémantique utilisée, le triptyque « ouverture à la concurrence – passage en SA – fin du recrutement au Statut » en constitue l’ossature.

Peu de nouveautés par rapport au projet groupe « SNCF 2025 » et aux plans stratégiques des activités qui visent à transformer la SNCF en une entité noyée dans un groupe de transport mondialisé où les activités ferroviaires sont minoritaires.

Pour la direction, appuyée par le Gouvernement, l’objectif est d’imposer une autonomisation accrue des activités, plus de filialisations et d’externalisations, plus de productivité et des reculs sociaux pour les cheminots !

Ainsi, derrière les 5 engagements du pacte d’entreprise et ses différents chapitres, se cache une toute autre réalité avec des attaques sans précédents sur le service public et les conditions sociales des cheminots !

TOUT EST SUR LA TABLE !

Structuration de l’entreprise, organisation de la production, réglementation, contenu des métiers, déroulement de carrière, rémunération, accords locaux… Tous les sujets seront abordés pour construire « la nouvelle SNCF » qui, selon le Président Pépy, ne pourra pas être « à deux vitesses avec les statutaires d’un côté et les nouveaux salariés de l’autre » et devra « apporter à chacun la liberté de se déplacer facilement en préservant la planète ».

UNE DÉMARCHE PARTICIPATIVE EN TROMPE L’OEIL

Une grande opération dite démocratique a été lancée à l’automne pour soi-disant associer les cheminots à l’élaboration du pacte d’entreprise.

Un peu plus de 4000 cheminots ont contribué via la plateforme digitale et 500 étaient conviés aux 5 ateliers répartis sur le territoire.

Selon la direction, cette opération est un succès et a permis de retenir 200 propositions qui enrichiront le pacte d’entreprise.

Comme par hasard, les contributions et les propositions retenues cadrent avec les orientations et les 5 engagements déterminés à l’issue du séminaire des managers.

Nous sommes loin des 90 000 cheminots qui se sont exprimés dans le cadre du VOT’ACTION organisé par les Organisations Syndicales en mai 2018 !

Un pacte d’entreprise au vocabulaire trompeur, une consultation interne biaisée, des hauts-dirigeants hors-sol : voilà le vrai visage du dialogue et de la démocratie dans l’entreprise.

Parce qu’elle est contraire au développement du service public, aux intérêts des usagers et des citoyens, cette réforme est néfaste.

Parce qu’il est bâti sur les bases de la réforme et contre les cheminots, ce pacte d’entreprise doit être combattu.

Un autre projet d’avenir pour le service public ferroviaire doit voir le jour, en associant réellement les cheminots et leurs représentants.

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LA COUR DES COMPTES ENQUÊTE SUR LA SNCF

| Fédération

La CGT a été sollicitée pour répondre aux questions de la Cour des Comptes dans le cadre d’une enquête sur la politique RH de la SNCF. Nous avons donc décidé de livrer aux cheminots la teneur des échanges.

Ce contrôle a été initié en juin 2018 (juste après le vote de la réforme ferroviaire).
Il concerne 4 axes :
▪ L’emploi, l’externalisation, la polyvalence, la productivité, l’organisation du temps de travail issus de l’accord de 2016… ;
▪ La masse salariale, le Statut (les augmentations automatiques), les EVS… ;
▪ Le dialogue social (les instances, les conflits, les DII…) ;
▪ La politique sociale (sécurité, formation, action sociale, logement, médecine de soins…).

Un pré-rapport sera remis en février au Gouvernement et à la Direction SNCF pour qu’ils formulent leurs critiques. Le rapport définitif sera remis au Parlement en juin. Ce sont ensuite les pouvoirs publics qui décideront si le rapport est publié ou s’il reste secret.

La CGT a débuté la rencontre en critiquant le caractère très politique des questions et leur éloignement d’une logique de contrôle de gestion à laquelle la Cour devrait se limiter. Nous avons dénoncé des rapports qui préparent en général le terrain à des attaques sur les droits des cheminots… Celui-ci vise-t-il à faire pression sur les négociations de branche et sur le pacte d’entreprise ? La Cour assure que non.

Nous conservons un doute.

Effectifs

La CGT a fait état d’un sous-effectif chronique dans presque tous les métiers.
Nous avons dénoncé l’externalisation des tâches dont le surcoût est reconnu par l’entreprise et qui a un impact négatif sur la qualité du travail et la sécurité.

Nous avons critiqué la notion de « productivité » qui se traduit en réalité par une suppression d’activité (fermetures de guichets, augmentation des pas de maintenance, suppressions du contrôle à bord, des autorisations de départ des trains, etc…).

Nous avons alerté sur le risque de délocalisation si la logique d’externalisation est poussée au bout (par exemple, la Direction évoque l’Inde pour des plates-formes de gestion comptabilité et paye).

La Cour s’est interrogée sur le futur impact des suppressions d’emplois (actuellement 70 % des départs sont remplacés par des recrutements, ce chiffre devrait tomber à 20 % après 2020 !!!). La Direction n’a pour l’instant pas communiqué sur une telle purge !

Organisation du temps de travail

La Cour s’interroge sur l’écart entre l’accord de branche et l’accord d’entreprise de 2016 qui pourrait engendrer un différentiel de compétitivité entre entreprises publiques et privées.

La CGT a dénoncé le traitement « économique » de ce sujet. Selon une étude du cabinet DEGEST de 2018, l’espérance de vie des cheminots est inférieure à celle de la moyenne des salariés français. C’est le résultat de métiers difficiles. L’encadrement du temps de travail, les repos, les taquets, sont là pour limiter les effets néfastes du travail de nuit, des horaires décalés ou atypiques, de la charge mentale, etc…

Donc tout ce qui accroît les cadences et l’intensité du travail est mauvais. Dès lors, la CGT considère qu’on ne peut pas traiter les conditions de travail comme une variable d’ajustement des contraintes budgétaires de chaque activité. L’Etat n’a pas pris ses responsabilités avec un décret socle de très bas niveau. Le patronat, au travers de l’accord de branche a cherché à limiter le plus possible les contraintes sur les entreprises privées. L’objectif n’était pas de garantir la sécurité des circulations et la santé des cheminots mais plutôt d’assurer la viabilité de la concurrence. L’UTP est toujours sur cette ligne aujourd’hui dans la négociation du volet « classification des métiers ». Contrairement à la logique de la Cour, la CGT a donc affirmé que les conditions sociales devaient être harmonisées par le haut.

Par ailleurs, la CGT a dénoncé l’accord forfait jours, auquel la Cour ne semble pas s’intéresser. Pourtant 2 rapports ont fait état, à cette époque, d’une situation sanitaire de l’encadrement très préoccupante, notamment par une surcharge de travail. Aucune mesure n’a été prise et l’accord a uniquement servi à camoufler les dérives. La CGT a adressé un courrier au DRH national début 2019 pour dénoncer cette situation.

Statut

La Cour nous a longuement interrogés sur les procédures de promotion, leur coût et leur supposée rigidité.

La CGT a montré que les notations actuelles laissent à la Direction une très (trop !) grande latitude. L’intérêt du Statut et des commissions est surtout de fixer une quantité de promotions annuelles, et d’imposer une certaine transparence sur les choix et les critères qui sont utilisés pour les attribuer aux agents.

Ce que veut le patronat, c’est le retour à une opacité et un arbitraire total pour réduire les promotions et s’en servir d’outil de pression sur les cheminots, ce qui est injuste.

La CGT a également démontré que le « surcoût » du Statut n’existe pas.

Enfin, nous avons abordé les sujets de l’emploi précaire, des difficultés de recrutements, des EVS, du dialogue social, du fonctionnement des instances, de la sécurité du personnel, de la formation professionnelle, des alternants, de l’action sociale, de la médecine, du logement…

L’entretien a duré 4h30.

La CGT a conclu en demandant à la Cour si elle s’intéressait à d’autres sujets, notamment :
• L’impact de la transformation de la SNCF en Société Anonyme sur les taux d’intérêts avec le risque que l’argent public soit ponctionné de centaines de millions d’euros par les institutions financières… La Cour n’a pas d’étude prévu sur ce sujet.
• La gabegie OUIBUS pour laquelle la SNCF a englouti 265 millions d’euros… La Cour a produit un rapport mais les pouvoirs publics ont décidé qu’il ne serait pas publié.

Nous pouvons nous attendre à une nouvelle offensive contre nos droits sociaux et nos conditions de travail dans les prochains mois.

Nous allons devoir exprimer plus fortement notre RAS-LE-BOL d’être pointés du doigt en permanence par les autorités !

Plus que jamais, il y a urgence à ce que les cheminots rejoignent la CGT* pour que nous soyons mieux armés et mieux organisés face aux attaques !

* https://www.cheminotcgt.fr/adherer/

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OÙ EST PASSÉE LA DIRECTION SNCF ?

Accident de Brétigny

| Fédération

Dans le cadre de l’enquête judiciaire sur la catastrophe de Brétigny-sur-Orge, les juges d’instruction viennent de mettre en examen un jeune dirigeant de proximité pour homicides et blessures involontaires.

Pour rappel, la Fédération des cheminots CGT s’est portée partie civile pour la manifestation de la vérité, malgré les pressions qu’elle a subie. Le rapport d’expertise, réalisé par le cabinet APTEIS à la demande du CHSCT de Brétigny-sur-Orge, a été remis à la justice.

Pour la CGT, la sécurité est un impératif absolu de la production ferroviaire. Elle considère que tous les moyens doivent être mis en oeuvre pour garantir aux usagers qu’ils voyagent en toute sécurité, en toutes circonstances.

La production ferroviaire, dont la maintenance de l’infrastructure est un système intégré, repose sur des règles et prescriptions précises. L’organisation du travail, le calcul des effectifs nécessaires à la réalisation de la charge de travail, la formation professionnelle du personnel pour la qualification et l’outillage sont l’autre pan de la sécurité ferroviaire.

Depuis de nombreuses années, du fait des orientations de leurs dirigeants, les cheminots réalisent leur travail dans des conditions dégradées : baisse des effectifs, allongement des pas de maintenance, sur un réseau négligé depuis des années. Les dirigeants de proximité sont particulièrement exposés dans cette situation.

La ministre des transports, lors de la commémoration de l’accident de Brétigny-sur-Orge en 2018, a pointé les choix qui ont « sacrifié l’entretien quotidien à toujours plus de projet nouveaux ». Elle a évoqué le « symptôme d’un mal plus profond ». Les « mesures prises ne sont pas seulement techniques, mais aussi, concernent l’organisation de la SNCF » a-t-elle aussi dit. Cette déclaration lue dans ce contexte rejoint l’analyse d’une faute structurelle, et non individuelle.

Toutes les responsabilités doivent être identifiées. Les décideurs des politiques ferroviaires doivent rendre des comptes, qu’ils soient hauts-dirigeants de l’entreprise ou membres du gouvernement. Il n’est pas question que des cheminots portent le chapeau pour ceux qui leur ont imposé.

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DES ANNONCES QUI SE FONT ATTENDRE !

GT Suge du 10 janvier 2019

| Fédération

Contrainte par la mobilisation des cheminots de la SUGE les 06 et 18 décembre 2018, la direction de la sûreté était tenue d’organiser des groupes de travail en janvier, en retenant 3 thématiques : la rémunération, le parcours professionnel et la QVT.
Invitant les organisations syndicales à une 1ère réunion ce jeudi 10 janvier 2019, où la question de la rémunération devait être abordée, la direction de la sûreté entendait imposer une autre méthode et un calendrier au terme duquel elle serait en capacité de formuler des propositions.

A l’inverse d’engager de réelles discussions autour de la rémunération, comme elle s’y était engagée, la direction de la sûreté souhaitait éluder cette question et faire de ce 1er GT SUGE une réunion « fourre-tout » en y mêlant une multitude de sujets, y compris ceux pour lesquels la direction annonçait qu’aucune discussion ne serait possible (le sujet de la contractualisation pour ne citer que celui-là).

Après une interruption de séance demandée par la CGT, notre délégation a rappelé à la direction les engagements pris par la directrice de la sûreté qui, à l’occasion du rassemblement du 18 décembre 2018, indiquait que des propositions seraient annoncées dans chacun des groupes de travail programmés en janvier.

La CGT a également rappelé le contexte dans lequel se tenaient ces rencontres, et qu’à défaut d’apporter des réponses aux attentes et revendications des cheminots de la SUGE, la direction de la sûreté aurait la responsabilité d’une nouvelle mobilisation courant janvier.

Enfin, la CGT a exigé de la direction de revenir à de meilleures dispositions, ce qui suppose d’adopter une autre méthode de travail et d’arrêter une seule thématique par réunion. Également, la CGT a réclamé que chaque groupe de travail fasse l’objet d’un relevé de décisions et qu’une table ronde conclusive soit programmée une fois les groupes de travail tenus.

Après avoir acté la méthode demandée par la CGT, la direction de la sûreté a confirmé que le calendrier initial serait tenu, et que conformément à ses engagements, des annonces autour des 3 thématiques seraient faites avant le 31 janvier 2019.

A défaut d’avoir pu tenir cette 1ère réunion sur le thème de la rémunération, la CGT a profité de cette rencontre pour repréciser les axes revendicatifs devant être pris en compte et faire l’objet de propositions à l’occasion des prochaines réunions :

▪ Rémunération

1. Intégration des indemnités de port d’armes dans la prime de travail des cheminots au statut ou dans le traitement pour les cheminots contractuels (comptant dans le calcul de la retraite) ;
2. Augmentation significative des indemnités de port d’armes (celles-ci n’ayant pas été revalorisées depuis la date de leur création en juillet 2005)

▪ Parcours professionnel

3. Augmentation du volume de qualifications D opérationnelles (et par ricochet le nombre de qualifications C) sur les prochains exercices de notations (avec une 1ère mesure dès l’exercice de notations 2019/2020) ;
4. Mesures visant à favoriser le déroulement de carrière des ADPX ;
5. Mesures pour le déroulement de carrière des agents au RH 254 ;
6. Dans le cadre de la pénibilité, mesures organisationnelles pour les agents ayant atteint 20 ans d’ancienneté ;
7. Dans le cadre de la fin de parcours professionnel, mesures favorisant la reconversion des agents (dès 20 ans d’ancienneté) avec le maintien des IPA/ICPA ou son équivalence indemnitaire.

▪ QVT – Conditions de travail

8. Réécriture du RH 657 garantissant un équilibre vie professionnelle/vie privée (calendrier prévisionnel glissant à 6 mois incluant les périodes de nuit, les repos prévisionnels étant réputés immuables sauf accord écrit de l’agent, toute modification de service doit s’accompagner d’un délai de prévenance de 10 jours, les formations et les absences de toute nature, dès lors qu’elles sont connues, ne peuvent constituer une nécessité de service ou une circonstance accidentelle ou imprévisible, limiter le nombre de GPT de 6 jours, limiter à deux le nombre d’horaires différents dans une même GPT, limiter le nombre de RP secs, tout changement de service fait l’objet de l’attribution d’une indemnité de modification de commande) ;
9. Réflexions en proximité sur une autre organisation du travail (site par site)
10. Mise en place d’un accord agression spécifique SUGE.

Si l’objectif de cette première rencontre n’a pas pu être tenu, et qu’aucune annonce n’a été faite par la direction de la sûreté, celle-ci a toutefois pris l’engagement de tenir le calendrier initial et d’acter des propositions avant le 31 janvier.

Après chaque groupe de travail programmé en janvier 2019 (les dates n’étant pas encore arrêtées), la CGT communiquera sur le contenu des échanges et des propositions qui devraient être faites par la direction de la sûreté. Dès lors, il appartiendra aux cheminots de la SUGE d’analyser ces propositions et d’apprécier si celles-ci sont à la hauteur des attentes qu’ils ont exprimées en décembre 2018.

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LOI SUR LES MOBILITÉS : « MAKE OUR PLANET GREAT AGAIN(1) ? »

| Fédération

Empêtré dans une année 2018 qui aura vu se succéder les contestations, la ministre des Transports a tenté, en fin d’année, de nous ressortir les formules datées : « des gens qui sont abandonnés depuis des années par le tout TGV, qui sont abandonnés au tout voiture et qui attendent des réponses… ».

À l’entendre donc, la loi sur les mobilités (LOM) ambitionne de marquer une rupture avec le passé… Cet Ancien Monde que la ministre a en partie façonné, elle qui a « oeuvré » au ministère de l’Équipement, à la direction de la stratégie à la SNCF, au ministère de l’Écologie comme directrice du cabinet de Ségolène Royal, à la tête de la RATP…

De quelle rupture parle-t-on ? Si le Gouvernement s’enorgueillit dans son exposé des motifs, d’une consultation sans précédent en 2018 pour faire aboutir son projet, force est de constater qu’il ne semble pas faire l’unanimité.

À l’heure où les émissions de CO2 de la France repartent à la hausse, peut-on encore fanfaronner sur le thème « make our planet great again » ?

À l’image du « pacte ferroviaire », la LOM n’ambitionne aucun report modal.

Pour exemple, confrontée à la question de l’avenir de la ligne Saint-Dié-des-Vosges – Épinal, la ministre renvoie à un « travail avec le président de région »… Il faut comprendre, LA RÉGION FINANCE !

Le projet de la LOM marque donc en réalité la poursuite du désengagement de l’État en matière de transport, et notamment pour ce qui concerne les financements des infrastructures. Si la ministre annonce des investissements supplémentaires, elle se garde bien de préciser qui va payer quoi, et notamment quel sera réellement l’effort supplémentaire fourni par l’État.

Quand SNCF Réseau s’endette, on parle de dette de la SNCF ; quand SNCF Réseau investit on parle d’investissement de l’État…

« En même temps », l’avis de l’ARAFER2 rendu public en novembre, pointe la poursuite soutenue de l’endettement de SNCF Réseau et pose la question de savoir quelle sera « la consistance du réseau ». En clair, il faut trancher et abandonner des lignes pour que la trajectoire financière soit soutenable, puisque SNCF Réseau s’endette pour maintenir un haut niveau d’investissement en lieu et place de l’État.

Selon la LOM, il faut passer d’un État stratège à un État qui libère les initiatives. Un savant mélange qui doit associer transports individuels type vélo et trottinette à l’aide d’applications numériques et entrepreneuriat privé avec des solutions de covoiturage.

Enfin, le nouveau renvoi à plus tard d’une écotaxe poids lourd résume à lui seul la politique du Gouvernement qui tente de taxer les contribuables sur le carburant tandis qu’il exonère le patronat. Le gazole des patrons serait-il plus vert que celui des « classes laborieuses » ?

Les politiques libérales, qui sont à l’oeuvre depuis plusieurs décennies et qui ne visent qu’à libéraliser l’ensemble des transports, sont en échec tant dans les réponses aux besoins exprimés par les usagers dans l’ensemble des territoires, qu’aux besoins des salariés en matière sociale et qu’aux enjeux environnementaux.

Pour la CGT, le droit aux transports doit être réaffirmé et l’État, qui en est le garant, doit tout mettre en oeuvre au travers d’une politique ambitieuse et durable pour y parvenir. Le service public SNCF est un atout essentiel pour y parvenir !

La Fédération CGT des Cheminots porte à ce titre un projet complet « Ensemble pour le fer ».

La Fédération CGT appelle d’ores et déjà les cheminots à rester mobilisés dans les semaines et mois à venir afin de défendre leurs conditions de vie et de travail, le maintien et le développement du service public SNCF !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

12 février 2019

Ils se mobilisent pour sauver ces guichets SNCF menacés de fermeture dans l’Allier

Des guichets pourraient prochainement fermer dans plusieurs gares de l’Allier. Habitants et membres du comité de vigilance du ferroviaire ont entamé un bras de fer pour les sauver. […]

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