Fédération CGT des Cheminots


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Trains de Nuit : Un maillon vital !

| UIT

Le rapport DURON était censé présenter les pistes pour la modernisation des Trains d’Equilibre du Territoire face à un constat quasi unanime de vétusté de ce trafic volontairement laissé à l’abandon, tous les moyens étant mis sur les trafics Grande Vitesse.

Le gouvernement, sur préconisation du rapport DURON, émet des hypothèses de gain de productivité, annonce un plan de financement pour le matériel pour quelques lignes TET tout en réduisant la voilure et surtout sacrifie les trains de nuit.

Décidemment l’Etat refuse d’assumer sa responsabilité dans la dette de la SNCF qui a conduit à faire des priorités et des choix entrainant la dégradation de certains trafics qui répondent pourtant à des besoins de déplacement des populations. Les TET réalisent 34,2 millions de Voyages par an (soit 100 000 voyageurs/jour).

Les trains de nuit sont au coeur de ce démantèlement du service public de transports, que l’on peut considérer comme un véritable sabotage !

C’est pourtant dans ce contexte que le Ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer a lancé -lignes par lignes- un «Appel à Manifestation d’intérêt en vue de l’exploitation de lignes de nuit». Confirmant ainsi la volonté de l’Etat de se désengager de ses responsabilités et permettre à des opérateurs privés de prendre une activité qui, au-delà de répondre aux besoins de déplacements, reste malgré tout économiquement viable.

Les trains de nuit, ce sont 6 lignes et près de 75 millions de recettes cumulées pour 1,2 millions de passagers et un taux d’occupation de 38% à 54%, démontrant, si s’était encore utile, qu’ils répondent à des besoins.

Les positions du gouvernement et de la SNCF sont plus teintées d’un dogme d’ouverture à la concurrence que d’une volonté de répondre aux besoins de déplacements normalement imprégnés d’une logique de respect de l’environnement au service de l’ intérêt général. De plus, les trains de nuit aussi répondent aussi à la logique d’Etat de cohésion nationale, d’aménagement du territoire, particulièrement de ceux qui sont le plus mal desservis, le tout TGV ne répondant pas à tous les enjeux et besoins et le TER ayant quant à lui, plus un rôle de transport de proximité et du quotidien.

Cette volonté d’abandon des trains de nuit est d’autant plus scandaleuse, qu’en 2015, les émissions de Gaz à Effet de Serre dues au transport routier sont reparties à la hausse allant complètement à contre-courant des objectifs du Grenelle de l’Environnement et plus récemment de la COP 21. Pour un pays qui se veut exemplaire en la matière, la copie est à revoir et tout laisse à penser que l’année 2016 sera de la même teneur !

Le ferroviaire doit continué d’être un mode de transport de masse dans un concept multimodale et de complémentarité avec les cars et les bus. La mise en place des cars «Macron» ont pour effet d’augmenter le trafic routier sur la longue distance et donc l’émission des gaz à effets de serres tout en concurrençant directement le train peu émetteur de GES.

Il est donc temps que les TET et les trains de Nuit retrouvent leur place de service public connectant les territoires. La protection de l’environnement doit pouvoir compter sur cette logique de transport globale intégrant tous les modes de transport et favorisant les plus propres.

Pour équiper ces trains d’un matériel digne du 21ème siècle, la CGT propose que les ingénieurs de la SNCF et d’ALSTOM, travaillent ensemble à l’élaboration de nouvelles voitures couchettes. Pour les TET de jours, ceux-ci doivent être plus confortables, plus accessibles notamment pour les PMR.

Dans un premier temps, il est urgent qu’un accord Etat/SNCF soit trouvé pour maintenir les trains de nuit.

C’est animé de cette ambition d’un véritable service public s’appuyant sur un maillage national du territoire répondant aux besoins d’aménagement des territoires, aux enjeux climatiques et aux attentes et besoins des usagers et des populations, que l’UIT CGT continuera sa campagne de défense du TET en territoire pour l’intérêt de tous.

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Lettre ouverte de la Fédération au Président de la SNCF

| Fédération

M. Guillaume PEPY
Président de la SNCF
2, Place aux Etoiles
93633 La Plain St Denis Cedex

Objet : réponse au « Temps Réel » n°32- du 21.03.2019

Monsieur le Président,
C’est avec attention que nous avons pris connaissance de votre « Temps Réel » n°32 du 20 mars 2019 qui est l’exacte retranscription d’articles parus dans la presse ce jour.

Nous vous le confirmons, 2019 sera une année engagée, revendicative, celle de nouveaux combats dont on souhaite qu’ils soient utiles pour l’avenir d’un grand service public ferroviaire en France. Ce qui est certain, c’est qu’ils seront nécessaires.

Aujourd’hui, comme depuis des décennies, les cheminots, avec la CGT, ont la même volonté de faire de la SNCF une grande entreprise publique au service des usagers, des populations, bref, au service de l’intérêt général.

La CGT, quant à elle, s’attache sans relâche à la défense des cheminots, malgré les choix désastreux opérés par la direction SNCF depuis des années.

Vous avez raison, la SNCF pourrait bien aborder une nouvelle période de son histoire le 1er janvier 2020.

Vous n’y êtes pas pour rien !

Vous êtes l’artisan de réformes successives dans le ferroviaire qui ont, les unes après les autres, quels qu’aient été les gouvernements en place, détricoté le service public ferroviaire, dégradé les conditions de transport des usagers, massacré le Fret SNCF et fait reculer les conditions sociales, de vie et de travail des cheminots.

Vous êtes également celui qui a supprimé plus de 25 000 emplois de cheminots en une décennie, soit la capacité de plus de 48 Airbus A 380, pour reprendre votre unité de mesure.

Vous affirmez par ailleurs que vous ne souhaitez pas faire « le mandat de trop » mais n’est-ce pas déjà trop tard ?

N’étant candidat à rien, vous estimez être « pleinement libre d’agir » mais n’était-ce pas déjà le cas ?

Vous êtes l’instigateur, voire l’auteur des réformes de 2014 et 2018 qui pourraient plonger la SNCF, vous le savez, non pas dans une période de développement et de réponse aux besoins pour tous mais dans une ère de rabougrissement, de recul, avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’incertitudes, d’inquiétudes pour les usagers et les cheminots.

Vous faites également état des chantiers engagés à l’international, vantant les
contrats du métro de Buenos Aires et le RER de Toronto.

Mais alors ? Pourquoi passer sous silence les pertes financières du métro de Boston qui s’élèvent à 35 millions de dollars sur les 3 premières années (2014 à 2017).
L’investissement de 700 millions d’euros dans le rachat de l’entreprise de transport de marchandises routières OHL quand, dans le même temps, le FRET SNCF a été sacrifié faute d’investissements, la création de la filiale d’évasion fiscale au Luxembourg SNCF RE pour ne citer que quelques exemples ?

Plus près de nous, pourquoi ne pas évoquer la fuite en avant qui a poussé les hauts dirigeants de la SNCF à investir au total 265 millions d’euros dans OUIBUS avant que cela ne se révèle être un fiasco retentissant ?

Vous soulignez également votre souhait que « la SNCF ait toutes les armes pour gagner dans l’ouverture à la concurrence qui s’annonce ».

Il nous semble ici que vous ayez recours à un abus de langage, voire à un travestissement de la réalité.

Vous avez d’abord souhaité imposer et gagner l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire, le sort de l’entreprise publique historique arrivant bien après dans l’ordre de vos préoccupations.

Les réformes de 2014 et 2018, pour ne citer que les plus récentes, ont été votées sur des mensonges. Elles ne prévoient pas « plus » de trains publics, plus de services et mieux de service public ferroviaire. Elles enclenchent au contraire une spirale dangereuse dont les premiers effets se font déjà sentir puisque certaines gares, leurs guichets, certaines lignes sont menacés de fermeture, voire déjà fermés.

Servir la SNCF, entreprise publique de service public, et donc travailler pour l’intérêt général, est effectivement un beau métier.

Vous dites savoir ce que la SNCF doit à tous ses salariés. « Les cheminots sont compétents, ultra engagés et capables du meilleur pour relever des défis difficiles».
C’est vrai.

C’est d’ailleurs pour cela que vous n’hésitez pas, avec l’aide du patronat ferroviaire, à tout faire pour casser leurs métiers, instaurer une polyvalence accrue, un effacement des repères, des compétences, des savoir-faire, dans le cadre des discussions en cours sur la Convention Collective Nationale.

C’est aussi parce vous respectez les cheminots Exécution, Maîtrise et Cadres que vous gelez leur salaire depuis 4 ans, que vous détruisez consciencieusement leur collectif de travail, que vous tentez de les placer en instabilité permanente, restructuration après restructuration, quitte à générer une réelle souffrance au travail.

Si nous pouvons partager que la sérénité n’est pas source d’immobilisme, nous affirmons en revanche que la course échevelée et sans limites à laquelle s’adonnent les plus hauts dirigeants de l’entreprise, relève, au mieux, d’un dogme contraire à l’intérêt général, au pire, d’une volonté d’en finir définitivement avec une entreprise publique pourtant fortement ancrée dans l’histoire et le quotidien de notre pays, pour de multiples raisons.

Les cheminots, avec la CGT, ne manquent pas d’énergie. Ils auront encore l’occasion de le démontrer.

Les présidents passent, les Cheminots demeurent.

Ils demeurent certes parfois avec leur cortège de questionnements, d’incompréhensions mais ils demeurent aussi avec la conviction inébranlable qu’ils sont la colonne vertébrale de la SNCF. Cela leur donne encore plus de force et de courage pour affronter et combattre collectivement les décisions technocratiques souvent hors-sol.

Etre le « serviteur » d’un projet global, inscrit dans le temps, qui va dans le sens inverse de l’intérêt de la SNCF, des usagers et des cheminots, est déjà largement discutable.

En être l’idéologue, le promoteur pour finalement en être fier, est et restera inacceptable quelle que soit la personne chargée de sa mise en œuvre.

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LA COUPE EST PLEINE !

Journée d'action interprofessionnelle

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les questions liées aux salaires et au recul des services publics sont clairement posées sous différentes formes. Les luttes menées par les cheminots portent les mêmes sujets. Leur présence dans les manifestations interprofessionnelles en témoigne. Il convient toutefois d’augmenter la pression revendicative sur la direction SNCF et le Gouvernement.

Les politiques menées par la direction du Groupe Public Ferroviaire s’inscrivent dans la logique libérale de la politique gouvernementale.

Depuis le vote de la loi « Pacte ferroviaire » en juin 2018, le processus de déréglementation, de casse sociale et d’affaiblissement du service public ferroviaire est à l’oeuvre. Véritable porte-serviette du Gouvernement, la direction du GPF ainsi que l’UTP (patronat ferroviaire) s’activent, pour les premiers en tentant de passer en force concernant le pacte d’entreprise et ce, sans négociation, pour les seconds en bâclant la négociation de la CCN de la branche ferroviaire.

C’est bien le dogme de l’ouverture à la concurrence qui conduit à casser les repères métiers en introduisant une polyvalence qui n’a pour seul objectif de supprimer des milliers d’emplois. C’est bien cette même concurrence qui pousse nos dirigeants à enfoncer des coins sérieux dans les droits liés à notre protection sociale, à notre Statut, nos conditions de travail. C’est aussi cette fuite en avant vers la concurrence à tout prix qui génère externalisation des tâches, sous-traitance sans limite et recours aux contrats précaires.

Les cheminots créent des richesses, elles ont été estimées pour 2018 à 890 Mmalgré 37 jours de grève.

Un an après la parution du rapport Spinetta, devons-nous accepter sans broncher que celles et ceux qui se sont nourris sur le dos du service public SNCF depuis des décennies soient les mêmes qui, sans scrupules, en sont les bourreaux ? Combattre l’ouverture à la concurrence, c’est se battre pour conserver un service public ferroviaire en France. Cela est possible !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet complet « Ensemble pour le fer » toujours d’actualité qui va dans ce sens.

Elle exige entres autres :

  • La réintégration des tâches sous-traitées ;
  • Des embauches au Statut répondant aux besoins de la production ferroviaire ;
  • L’arrêt de la fermeture des guichets, des lignes, des gares tous azimuts sans tenir compte des besoins exprimés par les populations ;
  • Des augmentations générales des salaires et des pensions pour les cheminotes et les cheminots actifs et retraités ;
  • Le maintien et le développement des droits sociaux, etc.

Les mensonges du Gouvernement et de la direction SNCF doivent cesser. Cela ne dépendra que de notre capacité à agir !

Réforme ferroviaire, pacte d’entreprise, avenir de nos métiers, de notre régime spécial, du système des retraites en général, salaires, pensions, sont autant de sujets qu’il va nous falloir appréhender de manière offensive !

La Fédération CGT salue les cheminots qui, une nouvelle fois, se sont mobilisés par la grève et les manifestations ce mardi 19 mars.

Elle les appelle d’ores et déjà à discuter, dans les chantiers, les bureaux, les dépôts, les brigades, aux nécessaires luttes qu’il conviendra de construire dans les prochaines semaines, tant dans l’entreprise qu’en dehors de l’entreprise.

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LES INGÉNIEURS ET TECHNICIENS : UN ATOUT POUR LE FERROVIAIRE

Ingénieries du matériel

| Fédération

A l’heure où le ferroviaire devient la réponse évidente aux enjeux de transition écologique, le travail en coopération entre ingénieries devient incontournable pour le développement du matériel roulant et sa maintenance.

La coopération est l’outil pour inventer le ferroviaire de demain dans le respect du développement humain durable. Avoir des objectifs communs et non contraires, décidés ensemble est une décision de société gage d’efficacité.
Cette coopération doit reposer sur :
Des ingénieries intégrées dans la SNCF qui a le retour d’expérience de la maintenance et l’expression du besoin (voyageurs et chargeurs, population et conducteurs, contrôleurs, équipement, circulation…) ;
Des constructeurs qui ne se basent pas sur le profit des actionnaires.

Le TGV du futur, un bel exemple

Le programme TGV 20/20 (TGV du futur) a construit des solutions grâce au travail des ingénieurs de différentes entreprises. Il est né d’une volonté politique de réinventer le TGV pour le futur. La SNCF est sortie de sa logique de rédaction de cahiers des charges et de la relation client/fournisseur. Ce ne sont ni les juristes, ni les clauses commerciales qui font le progrès. Les ratés de la mise en circulation des nouveaux matériels démontrent l’impasse de cette pratique commerciale.

Malgré cette expérience, la logique de la direction est de démultiplier les fractures entre Technicentres Industriels et de Maintenance. Elle impose une part de plus en plus importante à la sous-traitance, aux prestations. Elle a budgèté en 2019 la suppression de nombreux postes dans les ingénieries. C’est une perte de savoirs pour tout le ferroviaire.

Gouvernement Macron, la finance au détriment de l’industrie

Le feuilleton de la fusion entre Siemens et Alstom oppose deux vieilles visions capitalistes. D’un côté, les fidèles à la dérèglementation européenne qui préfèrent la guerre économique interne. De l’autre, le gouvernement français, avec celui du patron de Siemens visant la réduction de l’outil de production avec 4 à 7000 suppressions d’emplois. Leur projet est financier : 1,8 Md€ de dividendes exceptionnels supplémentaires ont déjà été votés pour les actionnaires d’Alstom. Cette orientation est contraire au développement de la recherche ferroviaire.

La CGT croit en l’avenir du ferroviaire

Il faut une direction du Matériel forte qui ne s’efface pas derrière les activités. Alors que de nombreux matériels arrivent à leur mi-vie, il est urgent de planifier et réaliser leur modernisation.
Il y a aussi le devoir pour le report du transport des marchandises de la route sur le rail. La SNCF est propriétaire de wagons, via sa filiale. Il est impératif que nous prenions nos responsabilités pour désamianter, rénover et développer ce parc.

Cheminots des services, pôles et centres techniques, techniciens et ingénieurs, défendons nos emplois, nos formations, travaillons pour la SNCF et développons des coopérations avec les constructeurs.

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LA CGT DES CHEMINOTS GAGNE UN ACCORD SUR LES ACTIVITÉS SOCIALES

Tract aux cheminots

| Fédération

Depuis plus de 4 mois, forte de la confiance que lui ont renouvelée les cheminots lors des élections professionnelles de novembre 2018, la Fédération CGT des cheminots oeuvre sans relâche pour qu’un accord permette de maintenir les activités sociales offertes aux cheminots et à leurs ayants-droit.

La mise en oeuvre des CSE en lieu et place des comités d’entreprise à la SNCF au 1er janvier 2019, a légalement fait tomber tous les accords existants. Potentiellement, le Comité Central (CCGPF) aurait donc dû disparaître, et avec lui les colos, les maisons familiales et tout le patrimoine social qui aurait été bradé aux promoteurs immobiliers. Les activités sociales de proximité auraient dû être éclatées entre les 33 CSE multirégionaux, très éloignés des cheminots, provoquant le licenciement de centaines de salariés et la disparition de nombreuses installations sportives, culturelles ou de loisirs. Les cheminots d’un même site n’auraient pas eu les mêmes droits.

La CGT s’est donc engagée dans une bataille intense pour préserver les acquis des cheminots, notamment en faisant des propositions très concrètes pour reconstruire l’unicité entre les agents, quelle que soit leur activité.

Elle a réussi à convaincre les autres organisations syndicales et à imposer à la Direction la création de 23 instances de proximité interentreprises sur des périmètres géographiques raisonnables (les anciennes régions SNCF).

Le Comité Central est également maintenu.

Après une table ronde le 7 mars dernier, un accord national est désormais soumis à signature.

La CGT va le signer.

Même si certaines OS ont obtenu de pouvoir limiter l’accès des agents dépendant de leurs CSE à la seule restauration, l’accord prévoit aussi une autre option afin leur offrir l’accès à toutes les activités. Les élus des CSE devront donc choisir entre ces deux scenarii.

La CGT, que les cheminots ont placée à la gestion de 27 CSE sur 33, affirme d’ores et déjà qu’elle défendra l’option de la mutualisation totale pour que tous les cheminots puissent accéder à l’ensemble des activités sociales offertes en proximité de leur lieu de travail.

Les activités sociales seront donc un espace qui restera préservé de l’éclatement de l’entreprise. C’est un acquis important ! Il faut maintenant aller plus loin. 2

Cela prouve que l’on peut reconstruire l’unicité dans l’organisation de la production, l’exercice de nos métiers, ou encore notre statut social.

Il faut pour cela résister à la tentation de l’individualisme et se mobiliser tous ensemble pour défendre des revendications qui vont dans ce sens.

La CGT souligne l’implication des personnels CE qui ont multiplié les actions afin de défendre leurs emplois et les activités sociales (envahissements de séances plénières, squats de directions régionales, rassemblements, etc).

La Fédération CGT appelle les cheminots à s’organiser en se syndiquant.

Afin de mieux mener la bataille, elle organisera des débats dans les prochaines semaines sur les attentes des syndiqués en matière de « conditions de travail, conditions de vie et conditions de lutte ».

Face à la réforme ferroviaire et à la réforme des retraites, notre avenir est dans nos mains !

Il n’est pas question de rester spectateurs de la casse que la Direction et le Gouvernement entreprennent. On ne fait pas une réforme, on ne transforme pas une entreprise, on ne change pas de modèle social, contre l’avis de ses salariés ou de ses citoyens.

Faisons-nous entendre et imposons d’autres choix !

Faire reculer la Direction SNCF et imposer notre vision du service public, c’est possible !

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CTN MATÉRIEL

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Dans les Technicentres de Maintenance et Industriels, nos fonctions s’articulent autour de métiers techniques.
Ils comportent des risques qui peuvent être graves et influencent constamment notre qualité de vie et de travail. En détruisant cet équilibre, en restructurant constamment nos organisations, la direction d’entreprise met en danger les Cheminots du Domaine Matériel.

La multiplication des suppressions d’emplois et des restructurations d’ateliers, nécessite une réaction forte de l’ensemble des cheminots du domaine Matériel, car cela fragilise l’organisation du travail, les conditions de travail, la formation et le respect des règles de maintenance.

A cela s’ajoutent un nombre de démissions en constante augmentation depuis plusieurs années et un recours abusif aux contrats précaires (intérimaires, CDD) prétextant des accroissements temporaires de charge.

Les cheminots paient au prix fort les décisions de la direction Matériel qui refuse d’organiser une production de maintenance ferroviaire de qualité, tout en améliorant les conditions de travail et de vie des cheminots.

La CGT affirme que l’avenir et le développement de la fonction Matériel, composante indispensable au service public ferroviaire, passe impérativement par le maintien des quatre spécialités que sont la maintenance, l’étude, la logistique et l’approvisionnement.

Face à cette situation, la CGT invite les cheminots du Matériel à se mobiliser dans le cadre de la journée d’action du 19 Mars 2019 pour porter et gagner sur les revendications suivantes :
Augmentation générale des salaires par des mesures pérennes pour vivre dignement de notre travail ;
Augmentation du nombre d’embauches et régularisation au statut des emplois précaires ;
Amélioration des conditions de travail ;
Une formation de haut niveau (formation initiale et continue) ;
Respect du dictionnaire des filières et arrêt de la polyvalence métiers ;
Réinternalisassions de toutes les charges de travail ;
Arrêt des restructurations ;
Une ingénierie forte qui maîtrise les cahiers des charges constructeurs au plus près des établissements de maintenance ;
FRET : arrêt des mouvements de cheminots de la Maintenance des Locomotives vers Fret et développement d’une organisation pérenne pour l’ensemble de la maintenance, wagons compris.

L’avenir de nos Technicentres de Maintenance et Technicentres Industriel est en danger ! Il est temps de réagir et d’agir !!!

Le 19 mars 2019, la Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots à se mettre en grève et à participer aux rassemblements organisés dans les territoires

(nota : un préavis national CGT a été déposé pour la période du Lundi 18 Mars 2019 20h00 au Mercredi 20 Mars 2019 à 7h55. Pour ceux soumis à D2I, pensez à la déposer)

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CTN EXPLOITATION

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Les cheminots des métiers de l’Exploitation payent le prix fort d’une politique que le Gouvernement et la Direction présentent comme inéluctable.
Le 19 mars 2019, les cheminots de la Vente, de l’Escale, du Fret et de la Circulation doivent imposer leurs revendications en se mobilisant massivement.

Des facteurs et des bijouteries dans les gares plutôt que des cheminots et des guichets de vente, des camions plutôt que des trains, des billets de train dans les PMU/Tabac et des gares automatisées, déshumanisées, des suppressions de lignes aux suppressions de postes d’aiguillages, de l’externalisation aux perspectives d’ouverture à la concurrence et de transferts de personnels… autant d’annonces qui tracent la trajectoire que veut imposer le Gouvernement et la Direction SNCF.

A la Vente, la Direction souhaite éradiquer les guichets, les boutiques et davantage externaliser la charge des Centres Lignes Directes (près de 15 % des appels téléphoniques).
Les conditions de travail sont dégradées et les emplois précarisés. Les parcours professionnels sont inexistants et les restructurations se succèdent au même rythme effréné que les suppressions d’emplois et le déploiement de la vente en itinérance (Trucks et Mobiléo, Cosmo).

A l’Escale, la Direction s’acharne à faire disparaitre les missions de sécurité (autorisations de départ…) pour ne laisser que les tâches (tours de gare, personnes en situation d’handicap, accueil…) qu’elle externalise.

Dans ce contexte, la perspective de transfert d’une partie des cheminots de l’Escale vers Gares & Connexions n’augure rien de bon.

Les velléités de filialisation de Gares & Connexions qui exploite les gares pour ne faire que du business avec les bâtiments, démontrent que cette entité s’éloigne de l’activité ferroviaire et des métiers de l’Exploitation.

Les « Petits Collectifs » en Ile de France, les EML (Equipes Mobiles de Lignes) et toutes leurs déclinaisons en province se généralisent pour imposer aux cheminots une plus grande mobilité quotidienne et une recomposition des métiers par tâche en fonction des besoins du jour, tout en méprisant la technicité des métiers et in fine, les déroulements de carrière.

Au Fret, la énième annonce de relance ne fait plus illusion et ne dissimule pas le renoncement de la Direction au transport de marchandises par le fer, la filialisation de Fret SNCF et les coupes franches dans les effectifs.

A la Circulation, alors même que la charge travaux explose, que les postes non tenus et les reports de repos, congés se multiplient faute d’effectif, la Direction a affiché un objectif de suppression de plus de 420 emplois en 3 ans avec une accélération de la CCR (Commande Centralisée du Réseau), la revisite des organisations du travail, les fermetures de lignes et les réductions de plan de transport.

Plus de 12000 km de lignes du réseau capillaire sont menacés par le défaut de financement inscrit dans les réformes du système ferroviaire de 2014 et de 2018.

L’avenir des gares et des postes d’aiguillages est donc suspendu aux orientations du Gouvernement et aux objectifs de productivité de la Direction.

Ces avalanches d’annonces, plus néfastes les unes que les autres, font partie de la stratégie de la Direction.

Il s’agit d’instaurer un climat de résignation propice à taire la contestation.

Pourtant, régulièrement, les mobilisations de cheminots contrecarrent les projets néfastes de la Direction.

En effet, de nombreux guichets, des postes d’aiguillages, des chantiers fret ou des gares condamnés par la Direction sont régulièrement maintenus, voire développés grâce à la mobilisation des cheminots.

Face à cette situation, la CGT invite les cheminots de l’Exploitation à se mobiliser pour porter et gagner sur les revendications suivantes :
▪ Des augmentations générales de salaires ;
▪ Des cadres d’organisation correctement dimensionnés avec un recrutement massif de cheminots ;
▪ Un parcours professionnel et un déroulement de carrière reconnaissant la technicité de nos métiers;
▪ Le maintien des guichets et des boutiques ;
▪ La ré-internalisation de tous les services réalisés en gare et de la totalité de la charge des CLD ;
▪ Le développement du transport de marchandises par le rail ;
▪ L’arrêt des suppressions d’emplois et des organisations du travail type EML ou petits collectifs qui pèsent sur les conditions de travail et entraînent de la souffrance pour les cheminots ;
▪ La réhumanisation des gares ;
▪ L’arrêt des polyvalences et des mobilités imposées par la direction ;
▪ L’autorisation de départ donnée par les cheminots de l’Escale formés.

N’en déplaise à la Direction et au Gouvernement, les cheminots des métiers de l’Exploitation restent indispensables au système ferroviaire et au service public.

LE 19 MARS 2019, REMETTONS LES PENDULES À L’HEURE !
TOUS EN GRÈVE POUR GAGNER SUR NOS REVENDICATIONS !

Nota : un préavis CGT a été déposé du lundi 18 mars à 20h00 au mercredi 20 mars à 07h22. Pensez à déposer vos DII (pour ceux qui y sont soumis).

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CTN EQUIPEMENT

TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Avec toujours plus de sous-traitance avec ces impacts sur l’emploi (-750 embauches) et plus de production qu’elle entend faire peser aux cheminots (-575 emplois), la direction n’épargne rien aux cheminots de l’équipement.

Avec quels cheminots ?

Alors que la direction, droit dans les yeux, nous affirme que les effectifs seront stables en 2019, la réalité est toute autre. Les impacts des budgets sont d’ores et déjà bien réels. Les annonces de recrutements, que ce soit en Ile-de-France ou en province, ne répondent pas aux besoins réels du terrain.

Alors que des cheminots sont non-utilisés au profit d’entreprises extérieures, la direction fait appel à des volontaires dans d’autres régions pour renforcer ces mêmes collectifs. Alors que la direction confie toujours plus de chantiers aux appétits du privé, toujours plus de malfaçons, de renoncements, d’augmentations des coûts sont constatés. Alors que la direction entend professionnaliser les cheminots de l’Equipement, elle fragilise la formation et le transfert des savoirs, en fragilisant la formation.

Avec quel moyens, quelles compétences ?

Les cheminots de l’Equipement se voient, par des restructurations incessantes, trop souvent mis en difficulté pour assurer leurs missions. Nouvelles règlementations, nouvelles méthodes, manque de moyens, manque de cohésion font que, jour après jour, les cheminots de tous collèges, ne se retrouvent pas dans cette politique.

Pour la CGT, les cheminots de l’Equipement doivent rester au coeur d’une organisation qui redonne aux cheminots les clefs de la production. Les moyens existants permettent toujours que le travail soit réalisé par les cheminots. Pour cela, le rapport de force doit s’élever et les cheminots de l’Equipement doivent prendre leur place pour s’assurer d’un avenir pour des métiers, des qualifications, des formations, des évolutions de carrière comme du salaire acceptables pour tous !

La sous-traitance qui fait perdre nos compétences, nos emplois, alors que celle-ci est plus coûteuse, moins respectueuse des conditions de vie et de travail des salariés qu’elle emploie, ne peut devenir le seul avenir pour les cheminots de l’Equipement, pour les salariés du privé, pour les usagers du service public.

Les cheminots de l’Equipement sont le gage d’une sécurité optimale des installations. Les seuls appétits du privé n’en seront jamais les garants !

L’avenir de nos métiers et de notre entreprise est en danger !
Il est temps de réagir et d’agir !!
TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS !

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Tract CTN TRACTION : TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Depuis plusieurs semaines, les activités annoncent la dédicace des métiers de la traction avec comme conséquence la déqualification des métiers.
En région parisienne, des directions de ligne sont créées regroupant des conducteurs, les ateliers de maintenance et des agents commerciaux.
Dans les régions, le découpage se ferait par groupe de lignes ou par zone géographique voire par type de trains.
Ainsi, avec ces nouvelles structures d’établissement, il sera plus facile pour nos dirigeants et gouvernants d’ouvrir à la concurrence ligne par ligne.

Que va-t-il rester du métier de conducteur ?

Les formations initiales seraient réalisées en fonction du premier emploi des conducteurs soit une ligne et un engin moteur.

De ce fait, les montées en roulement, les parcours professionnels et les mutations seraient mis à mal. Face à cette situation, quelle entreprise voudrait alors investir dans la formation d’un conducteur, tout en sachant que ce dernier quittera son établissement voire l’entreprise ?

L’activité TER reconnaît la modification du métier de conducteur en le déqualifiant. Si l’EPSF donne son aval, TER considère pouvoir ignorer le dictionnaire des filières et appliquer sa politique de rentabilité. C’est ainsi que des propositions de toutes sortes fleurissent un peu partout comme les CRLO autorisés aux matériels voyageurs ou encore la visite à l’arrivée des trains dans les gares par des conducteurs.

Que se passerait-il pour les Gestionnaires de Moyens (GM) ?

Les bureaux de commande dans les UP disparaitraient au profit de bureaux de commande centralisée régionaux. Rien que sur la région de Bourgogne Franche-Comté, au moins 20 emplois GM seraient menacés…

Ce ne sont que les premières annonces faites par les activités. A n’en pas douter, d’autres vont suivre d’ici la fin de l’année. La modification de la Loi des Mobilités qui permettrait aux entreprises de ne plus avoir de certificat de sécurité sur les réseaux autonomes et le contenu des métiers dans la Convention Collective Nationale de branche, vont profondément bouleverser le paysage ferroviaire tel qu’il est aujourd’hui.

La CGT refuse cette trajectoire mortifère et revendique toujours un service public de qualité avec des agents ayant une formation (initiale et continue) adaptée à leur métier pour garantir un niveau de sécurité élevé.

L’avenir de nos métiers et de notre entreprise est en danger !
Il est temps de réagir et d’agir !!!

NE LAISSONS PAS LA DIRECTION
PASSER EN FORCE !
TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS !

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Tract CTN Trains : TOUS EN GRÈVE LE 19 MARS 2019 !

| Fédération

Le métier d’ASCT, à l’instar de tous les autres métiers cheminots, est dans le viseur.

Instaurer la polyvalence, réduire l’emploi et les coûts, sont les seuls objectifs d’une direction qui a décidé de tirer un trait sur le métier de contrôleur tel que l’exige le service public ferroviaire.

Ainsi, pour parvenir à ses fins, elle maquille maladroitement ses obligations dans le cadre du service public et ses engagements envers les usagers, les cheminot-e-s, les AO et la Nation.

EAS*, ANS*, TAD*, EML*…sont des sigles annonciateurs de casse.

Afin de masquer les effets néfastes de la mise en place de l’EAS et la suppression massive des postes d’ASCT, les activités proposent de créer les EML*.

Ainsi, selon les régions, la forme, les compositions et les missions de ces équipes seraient variables. Des ASCT volontaires par-là, des ASCT intégrés de force, des cheminots de l’escale et de la vente qui sont assermentés par ici et dans la même journée, le contrôle des titres de transport, la vente de billets ou de cartes commerciales, l’accueil des usagers parfois à bord, souvent à quai.

Ajoutons à cela le transfert de l’autorisation de départ du sol vers le bord, la suppression du CAF et voilà tout le pan de la sécurité incombant aux ASCT qui disparait. La CGT condamne cette vision orientée uniquement sur la trajectoire économique.

Tout ceci aura forcément un impact sur la rémunération et le déroulement de carrière. La philanthropie de la direction n’étant pas sa « qualité » première, elle se saisira de toutes les opportunités pour réduire les « devant payer » aux ASCT. L’argument de la perte de la sécurité est essentiel à ses objectifs.

La revendication et la mobilisation comme arme de défense.

« Nous perdrons les batailles que nous ne mènerons pas », cette célèbre phrase quelque peu modifiée n’a jamais été aussi réaliste. En ce sens, le métier d’ASCT est basé sur de vraies compétences associées aux exigences du service public, il faut le défendre et l’améliorer.

La CGT s’inscrit depuis toujours dans la défense du métier d’ASCT, aujourd’hui plus que jamais, il faut combattre ensemble.

ASCT, la Direction cherche à nous sortir des trains, démontrons-lui, en nous mettant tous en grève le 19 mars, ce qu’il lui en coûtera.

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 mars 2019

Mobilisation contre la réduction des horaires d’ouverture de la gare de Villefranche-de-Rouergue

David Gistau, secrétaire départemental de la CGT, a dénoncé une aggravation de l'inégalité d'accès aux services publics./ Photo DDM.[…]

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