Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

UNIS, CONTINUONS POUR GAGNER !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Dans le cadre des rencontres du 19 décembre dernier, le Premier ministre n’a fait que rappeler les grands axes de sa réforme des retraites, que la majorité de la population rejette de plus en plus largement.

Aucune évolution réelle n’a été actée, Édouard Philippe se contentant de renvoyer quelques points secondaires à des négociations ultérieures, sans jamais s’engager.

Le message est clair : le Gouvernement ne veut pas répondre aux exigences des salariés, il ne veut pas assurer l’avenir du système des retraites, il reste dans sa logique de passage en force et compte sur le pourrissement du conflit. Sa stratégie sera perdante.

Pour cela, il déchaîne la pression médiatique contre les grévistes pour tenter – sans succès – de retourner l’opinion publique contre eux, et il use de toutes les manoeuvres pour parvenir à fracturer l’unité des syndicats.

Nous constatons avec regret que la Fédération UNSA-Ferroviaire est tombée dans le panneau de la complicité avec le Secrétaire d’État aux Transports.

Les seules évolutions réelles qui existent dans les annonces qu’il a faites sont : le passage de 250 à 450 jours maxi pour le Compte Épargne Temps, et la transformation des indemnités de nuit en primes de nuit sans garantie de leur prise en compte dans le calcul de la pension, mais avec l’effet de les rendre imposables!

Les autres annonces (pénibilité, PERCO, FC, mécanisme de transition…) ne sont que des confirmations des mesures proposées par Delevoye et des reculs pour les cheminots (perte potentielle des CPA, abandon du T2 du régime spécial, perte des FC pour les ayants droit et les trajets hors domicile-travail…).

Après 16 jours de grève, ce n’est pas un compromis, c’est une compromission.

De nombreuses équipes UNSA ne s’y trompent pas et décident de poursuivre la grève. À notre connaissance, c’est le cas sur au moins 16 régions SNCF. À la RATP, la reprise du travail est également rejetée par l’UNSA. Nous les remercions de rester unis avec leurs collègues dans la lutte et appelons l’ensemble des cheminots UNSA à faire de même.

Par ailleurs, malgré la période des vacances scolaires, les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent les cheminots à maintenir la pression, à s’organiser pour assurer une présence quotidienne sur les chantiers et à multiplier les actions.

Les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent notamment les grévistes à organiser des initiatives de Noël pour interpeller les représentants de la majorité gouvernementale et ne pas les laisser profiter de leurs homards pendant que les salariés continuent à contester leur réforme.

Enfin, les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent les grévistes et l’ensemble des salariés à s’inscrire dans les actions qui seront organisées ces prochains jours et tout particulièrement le samedi 28 décembre 2019, partout en France, avec le mot d’ordre :

On ne lâche rien !

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LA DIRECTION SNCF PRIVE 6 000 ENFANTS DE TRAINS POUR NOËL

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, la direction SNCF a annoncé que le service « Junior & Cie » ne serait pas assuré pour les fêtes, laissant 6 000 enfants sans solution de transport.

Cette situation est inacceptable !

Les utilisateurs de Junior & Cie sont détenteurs de places vendues par un centre d’appels privé, et ne font donc pas partie des billets vendus directement par la SNCF. De plus, ce service est externalisé et donc non assuré par les cheminots.

Pour rester fidèle aux déclarations irresponsables du Gouvernement, la direction SNCF concentre donc tous ses moyens sur les billets TGV vendus directement par la SNCF afin de satisfaire les élucubrations de certains ministres.

Les personnels non-grévistes sont détournés des Ouigo, les places vendues par des structures externes sont récupérées, tout cela pour que la propagande et les engagements inconsidérés du Gouvernement puissent être respectés.

Le motif de la sécurité, invoqué pour habiller cette décision, ne tient pas debout.

Les trajets J&C sont directs, ils utilisent les TGV, les plans de transport peuvent être garantis 48h à l’avance puisque les personnels grévistes ont l’obligation de se déclarer, il n’y a donc pas de raison de considérer ce service plus difficile à réaliser qu’un autre.

Comme à son habitude, la direction SNCF et le Gouvernement sacrifient les plus pauvres, les plus jeunes et les plus fragiles (Junior & Cie est très utilisé par les parents divorcés par exemple).

La direction SNCF est donc prête à tout et même au pire pour servir les déclarations belliqueuses des ministres, face à un conflit qui mobilise très largement les cheminots. Cela conduit à un véritable cafouillage entre les annonces et les capacités réelles. Cela risque d’engendrer une pagaille générée par la direction elle-même.

La CGT des cheminots dénonce cet acte de sabotage délibéré qui n’est pas du fait des grévistes et qui instrumentalise les enfants et leur famille pour tenter de discréditer ceux qui luttent pour le progrès social. Cette méthode est abjecte !

La CGT appelle une nouvelle fois le Gouvernement à la raison : face à une opinion publique largement hostile à la réforme, à des salariés du public et du privé qui font le sacrifice de leur salaire pour traduire leur refus de la casse des retraites, à des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFE-CGC, UNEF, UNL) qui contestent le projet et proposent des alternatives, le Gouvernement doit retirer son projet, annoncer des négociations sur l’amélioration du système actuel, et permettre au pays de retrouver le calme.

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Salariés et usagers en danger !

Conflit sur les retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le gouvernement organise la casse du droit de grève aux risques et périls des usagers des transports et de la route, ainsi que des salariés du transport !

Alors que la situation sociale actuelle se dégrade fortement avec toujours plus de salariés sur l’ensemble du territoire dans les manifestations et la participation à la grève pour demander le retrait du projet de réforme de retraite à points, le gouvernement préfère jouer la carte de la provocation en imposant l’augmentation du temps de conduite des conducteurs de cars.

En pleine journée d’action et de grève des salariés du public comme du privé qui a rassemblé 1,8 million de manifestants en France le 17 décembre (participation supérieure au 05 décembre), le 1er ministre signe un décret, avec effet immédiat, portant dérogation aux règles en matière de temps de conduite et de repos pour le transport routier de voyageurs.

Par ce décret, il autorise les conducteurs de cars à dépasser jusqu’au mardi 24 décembre 2019 inclus :

  • La durée maximale de conduite journalière fixée à 9 heures dans la limite de 2 heures portant ainsi le temps de conduite à 11 heures ;
  • La durée maximale de conduite hebdomadaire fixée à 56 heures dans la limite de 6 heures portant ainsi le temps de conduite à 62 heures.

Ces dispositions, même temporaires, sont scandaleuses ! Alors que leurs règles sociales sont déjà de bas niveau.

Cette décision illustre la volonté du gouvernement de mettre à mal l’exercice du droit de grève pour maintenir coûte que coûte ce plan de transport, en particulier celui des TER mis sur route.

Aujourd’hui, la réglementation prévoit que les salariés puissent conduire 9h00, avec cet arrêté, ils pourront désormais aller jusqu’à 11 heures !

Conduire plus longtemps multiplie les risques d’accidents, comme ceux survenus ces derniers mois sur les lignes « dites Macron » et renvoie à la question essentielle de la sécurité des personnels de conduite, des voyageurs et des autres usagers de la route.

C’est un non-sens en termes de sécurité, de santé au travail et de capacité de vigilance sur un tel temps de conduite !

Il est entendu que les dispositions de cet arrêté applicable dès le 18 décembre 2019 entraineront de facto la responsabilité de l’Etat et des employeurs qui les appliqueront.

La CGT demande aux salariés de refuser de travailler plus au détriment de leur santé, de leur sécurité et de celle des voyageurs et des autres usagers de la route.

Face à cette provocation inacceptable et dangereuse, la CGT appelle les salariés du transport routier de voyageurs à s’inscrire massivement dans l’action et la grève pour exiger le retrait du projet de réforme des retraites.

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Lorsque le service public s’allie au privé…pour attaquer le service public !

La RATP et Getlink s’associe pour Concurrencer la SNCF sur les TER

| Espace presse

L’hystérie du Gouvernement et des libéraux à vouloir réguler les transports par le marché n’a plus de limite. Alors qu’aucune disposition européenne contenue dans le 4ème paquet ferroviaire n’impose l’ouverture à la concurrence, la France a pris le parti de déréguler totalement les transports publics.

Lundi 25 novembre, une nouvelle étape est franchie. La RATP et Getlink (ex Eurotunnel) ont annoncé leur volonté de constituer une société à capitaux partagés (55% RATP et 45% Getlink) afin de concurrencer la SNCF et l’affronter sur l’ouverture au marché des trafics TER en régions, prévue à partir de 2024.

Par la constitution de cette nouvelle entité à la RATP et par l’ambition affichée de la SNCF de répondre potentiellement aux appels d’offres TER en Régions, au travers des filiales comme Keolis, la concurrence sera d’abord celle des salariés, de leur statut, de leurs conditions de travail et de leur rémunération.

En IDF, l’exploitation du Tram 11 Express et du Tram 9 en 2020 par des salariés de droit privé, en sont des illustrations. Le capital n’a qu’une logique : celle de casser les statuts des personnels par du dumping social.

La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) vient par ailleurs en accélérer le processus pour les réseaux exploités par la SNCF et par la RATP.

La CGT dénonce ces stratégies fratricides menées par les directions de la RATP et de la SNCF qui fragilisent le service public à l’heure où, pourtant, les besoins de transport augmentent de manière exponentielle. Une coopération renforcée entre les deux entreprises publiques, permettrait de satisfaire prioritairement les besoins des usagers.

Nous avons, en France, deux acteurs historiques du transport public ferroviaire : la SNCF et la RATP. Ces deux entreprises sont à 100 % propriété de l’État, leurs PDG respectifs sont nommés par le Gouvernement après avis du Parlement.

La RATP et la SNCF devraient naturellement coopérer, et ce sur l’ensemble des domaines du transport collectif : l’ingénierie (comme cela est le cas avec leur filiale commune SYSTRA), l’exploitation des réseaux, la maintenance des matériels et des infrastructures, l’investissement au service du développement des transports et l’amélioration de leur qualité.

C’est un autre choix qui est fait par la RATP avec l’accord plein et entier du Gouvernement et de sa ministre des Transports, madame Élisabeth Borne. Pourtant, lorsqu’elle était à la tête de la RATP, madame Borne, comme ses prédécesseurs, ou encore directrice à la stratégie à la SNCF n’envisageait pas une telle attaque en direction des deux entreprises…

Que faut-il comprendre de ce revirement de stratégie ? Sans doute la marque du dogme libéral du Gouvernement qui ne considère les transports que comme une manne financière ne devant plus échapper aux appétits d’actionnaires en mal de dividendes.

C’est cette même « logique » libérale qui a prévalu au scandale de la privatisation des autoroutes et qui place les Aéroports De Paris dans le viseur des mêmes multinationales.

À l’inverse de cette politique, la CGT et ses organisations revendiquent la création d’un « Pôle public du transport » regroupant l’ensemble des acteurs sous maîtrise publique afin que chaque euro serve l’intérêt commun. La priorité, c’est la réponse aux besoins de transports construite autour des enjeux environnementaux et sociaux.

Le secteur des transports du quotidien regroupe des activités non délocalisables, en ce sens, la mise en concurrence des opérateurs est une absurdité. Pire, la multiplication des opérateurs de transport et des intervenants augmente d’autant les risques, ce qui porte inévitablement atteinte à la sécurité ferroviaire. En ce sens, l’exemple anglais est funestement parlant.

Il est une chose de verser des « larmes de crocodile » lorsqu’un accident mortel survient suite à des manques d’investissement dans les infrastructures rendant ces dernières défaillantes, il en est une autre de réellement agir pour l’amélioration des transports, de leur qualité dans un haut niveau d’exigence en termes de sécurité.

Indéniablement, en autorisant le partenariat RATP/Getlink pour concurrencer la SNCF sur ses lignes TER, comme en autorisant la SNCF à venir concurrencer la RATP via sa filiale KEOLIS, le Gouvernement fait le choix de poursuivre la casse des services publics et de ses entreprises publiques. Cette question est l’affaire de toutes et de tous : usagers des transports, agents du service public…

Le 5 décembre, les salariés agiront pour défendre les retraites et développer les services publics !

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LA CGT DES CHEMINOTS EXIGE UN CHANGEMENT DE CAP !

Rencontre ministère des Transports

| Action depuis le 5 décembre 2019

Alors que le nouveau Secrétaire d’État est nommé depuis 3 mois et demi, il n’avait toujours pas daigné recevoir les organisations syndicales cheminotes sur sa vision de la politique des transports publics et de la SNCF. Il semble avoir changé d’avis.

Il y a quelques semaines, celui-ci poussait même le cynisme jusqu’à convoquer les organisations syndicales sur la réforme des retraites, sujet sur lequel il n’a aucun levier, voire aucune compétence.

La Fédération CGT a donc logiquement refusé de participer à ces rencontres, en rappelant que c’est la Confédération qui représentait la CGT sur un sujet qui concerne tous les salariés et les retraités.

Nous avons renouvelé notre exigence d’être reçus sur les questions des transports, et singulièrement sur les sujets liés à l’avenir de l’entreprise publique SNCF.

Après plusieurs semaines, cette demande a fini par être entendue. La CGT des Cheminots est convoquée pour une audience au ministère. C’est le résultat d’une situation sociale explosive et d’actions à l’initiative de la CGT pour interpeller la direction et les pouvoirs publics.

Fidèle à ses prises de positions, la CGT évoquera avec le ministre les effets néfastes de la réforme ferroviaire votée en 2018, les négociations de la CCN ferroviaire bâclée qui n’est actuellement pas de « haut niveau » (incapacité à redévelopper le Fret, les trains de nuit, la menace sur les « petites lignes », la désertification des gares et des trains en contradiction avec l’attente des usagers, etc.).

De même, nous aborderons la problématique du financement du système ferroviaire qui n’est toujours pas réglée et qui fait reposer exclusivement sur la productivité des cheminots le retour à l’équilibre.

Nous exigeons des changements de cap et des mesures politiques concrètes.

Pour cela, nous réaffirmons qu’une audience déclenchée à quelques jours d’un conflit, ne suffira pas.

C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle les cheminots à montrer leur détermination à obtenir des réponses aux revendications en s’inscrivant massivement dans la grève à compter du 5 décembre !

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ON A TOUT À GAGNER

| Action depuis le 5 décembre 2019

La réforme sur les retraites voulue par le Gouvernement se prépare…
Basée sur le rapport Delevoye, elle entend remplacer le système de solidarité actuel par un régime universel par points.
Un nouveau projet de régression sociale orchestré par le Président Macron.

Le Gouvernement a annoncé qu’un euro cotisé ouvrirait à chaque salarié·e les mêmes droits. Derrière cette apparente équité se cache un problème central : le contenu de tes droits n’est absolument pas défini.

Aujourd’hui, le régime de retraite te garantit le maintien de ton niveau de vie, en t’assurant de toucher une pension qui représente en moyenne 61% de ton salaire net moyen.

Avec sa réforme, le Gouvernement propose que la valeur des points acquis, et donc le montant de ta pension, soit déterminé seulement au moment de ton départ en retraite en fonction de :

  • L’espérance de vie ;
  • Du nombre de retraité·e·s ;
  • De la situation économique.

Tu ne connaîtras donc le montant de ta pension qu’au moment de ton départ.

Pension qui ne pourra que baisser !

Car le Gouvernement veut bloquer la part des richesses que nous affectons collectivement à nos retraites au mieux à 14 % du PIB (niveau actuel). Mais avec le Papy-Boom et l’allongement de la durée de vie, le nombre de retraité·e·s augmentera de 35 % d’ici 2050.

Donc, pour que les comptes soient équilibrés, le montant des retraites doit être revu à la baisse. Avec ce système en place, plus besoin de réforme pour baisser nos droits !

Cette baisse programmée des pensions vise à généraliser les retraites par capitalisation. C’est-à-dire que tu épargneras individuellement pour compléter ta retraite, en versant des cotisations dans un fonds qui les gèrera pour toi et les investira sur le marché financier ou immobilier.

Les expériences étrangères et la crise financière ont montré à quel point les retraites par capitalisation sont risquées et peuvent s’évaporer en cas d’effondrement boursier.

D’autant qu’elles contribuent à la financiarisation de l’économie, détruisent des emplois et alimentent la spéculation au détriment de nos entreprises et notre travail.

Qui seront alors les seuls gagnants de cette réforme ?

Les banquiers et les assureurs !!

Petite FAQ :

> Les régimes dits « spéciaux » justifient-ils la réforme ?

Pour exemple, notre régime spécial et ses droits spécifiques ne sont financés que PAR les cheminots.

> L’âge légal de départ va-t-il changer ?

mais l’âge pivot, au-dessous duquel une décote s’applique, sera 64 ans. A la SNCF, pour les cheminots nés à partir de 1978, il faut cotiser 172 trimestres pour une retraite à taux plein, soit 42 années.

> Si le nombre de retraité-e-s augmente et celui des actifs baisse, peut-on encore financer notre système actuel ?

…grâce à de nouvelles ressources, par exemple :

  • La suppression des exonérations de cotisations des entreprises ;
  • Taxer les revenus financiers au même niveau que les cotisations sociales;
  • Augmenter les cotisations de 0,2% par an, augmenter les salaires, etc ;
  • Relancer une véritable politique de l’emploi.

> Qu’est-ce que la « clause du grand-père » qui séduit certaines organisations syndicales ?

C’est n’appliquer le nouveau système par points qu’aux nouveaux entrants sur le marché du travail. Autrement dit, pénaliser la jeunesse et tes enfants !

Le 05 décembre 2019, défend ton droit à une retraite décente avec une pension stable !

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UNE LUTTE SOCIALE SE PRÉPARE : LE DÉNIGREMENT DES CHEMINOTS RECOMMENCE !

SNCF Bashing

| Action depuis le 5 décembre 2019

C’est presque devenu un rituel : avant chaque grand conflit social, les cheminots sont trainés dans la boue. Ce weekend, divers « journaux » ont engagé l’offensive en multipliant les publications ignobles. Et aujourd’hui, la Cour des Comptes fait paraître, comme à son habitude avant chaque négociation ou réforme importante, un nouveau brûlot contre les salariés du chemin de fer.

La CGT ne peut pas rester sans réagir face à de telles dérives.

Il y a seulement quelques semaines, les commentateurs s’étonnaient du malaise social à la SNCF, des démissions, des suicides… Le droit de retrait national avait pointé les graves problèmes de sécurité, et diverses autres actions avaient mis en évidence les menaces qui pèsent sur le transport de marchandises (et donc sur l’environnement), les petites lignes (et donc les territoires), le service public dans les gares, etc.

Toutes ces questions sont aujourd’hui oubliées et les comités de rédaction des différents médias fourbissent leurs coups bas pour étriller les cheminots qui se préparent à s’engager dans la grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites et contre la poursuite de la réforme ferroviaire.

Nous avions déjà eu droit aux salaires mirobolants, au temps de travail de 20h par semaine, aux 60 congés d’après le JT de TF1, ou encore à la fameuse « prime charbon » sur les réseaux sociaux… messieurs les éditorialistes, qui dit mieux ?

La palme revient ce week-end au magazine VSD avec cet édito plein de profondeur et tout en mesure : les cheminots « prenant en otage les familles », « martyrisent d’autres travailleurs », et de conclure « la SNCF utilise les salariés en France comme DAESH utilise les femmes et les enfants en boucliers humains en Syrie ». Rien que ça !

La Fédération CGT des cheminots dénonce ce délire médiatique qui consiste à reproduire les éléments de langages des structures les plus réactionnaires de la société française. Elle ne s’étonne pas que ce soient les patrons milliardaires qui ont fait main basse sur la presse nationale qui imposent cette orientation idéologique. Il est urgent de faire émerger dans notre pays de véritables médias indépendants des puissances financières.

Les cheminots ne sont ni des privilégiés, ni des terroristes !

Pour les privilèges, allez donc voir les héritiers des grandes fortunes qui n’ont jamais eu à travailler de leur vie et qui vivent pourtant dans un luxe indécent.

Quant aux terroristes, banaliser leurs crimes en qualifiant n’importe quelle action de ce terme ne sert pas la cause de la justice et de la liberté. Le droit de grève est un droit acquis de hautes luttes par les salariés de notre pays, il n’entraine pas la mort, il ne cherche pas la terreur. Il permet d’exprimer des revendications pour la satisfaction desquelles les salariés sacrifient une partie de leur salaire.

Alors un peu de décence et de retenue !

La Fédération CGT des cheminots appelle la Direction de l’entreprise à réagir et à engager des suites juridiques à ce dénigrement inqualifiable.

Dans la foulée, la Cour des Comptes a publié un rapport sur la gestion RH 2012-2017. La Fédération CGT des cheminots hésite une nouvelle fois entre colère et indifférence.

Colère parce que ce rapport est un condensé de raccourcis et d’inepties. La Cour dénonce par exemple la hausse (légère) des effectifs de SNCF Réseau et demande leur baisse au même titre que SNCF Mobilités. L’évolution en très forte hausse des charges de travail, notamment des travaux de régénération, ne semble pas l’intéresser. C’est ce qui nous conduit à qualifier ce travail de « contrôle de gestion de petit comptable ».

Indifférence parce que la Cour n’a plus aucune crédibilité à nos yeux. Elle se comporte de plus en plus comme une officine de promotion du libéralisme économique. Comment, par exemple, peut-on affirmer que le doublement du recours à l’intérim ne pose pas de problème, sauf s’il s’agit de limiter une partie des suppressions d’emplois !?! Les suppressions d’emplois sont-elles devenues le seul moyen de bien gérer une entreprise ou un service public ? Et la précarité endémique ne pose-t-elle aucun problème ? Ce sont évidemment des partis-pris de la Cour qui sont de plus en plus intolérables.

Comme à chaque fois, ce rapport tombe opportunément à la veille d’échéances importantes sur la négociation du futur cadre social à la SNCF.

Calomnies médiatiques, raccourcis de la Cour des Comptes, nous sommes bien à la veille d’un conflit social en France.

La Fédération CGT appelle les cheminots à conserver leur sang-froid face à ces provocations et à s’organiser pour que la grève soit la plus puissante possible à partir du 5 décembre 2019.

Ce sera la réponse la plus digne et la plus efficace à ces gesticulations du pouvoir.

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PAS DE RENCONTRE FANTÔME POUR LA CGT !

Dialogue social

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La Fédération CGT des Cheminots apprend avec consternation dans les médias que les fédérations syndicales de cheminots seraient convoquées à une réunion avec le Ministère des Transports.

A ce stade, nous n’avons reçu aucune convocation, ce qui confirme, s’il le fallait, le mépris et l’amateurisme du Ministère.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme sa volonté d’être reçue par le nouveau Secrétaire d’Etat pour une présentation de la ligne générale qu’il souhaite appliquer à la politique des transports de la Nation et pour que la CGT lui fasse part de ses revendications concernant les graves impasses dans lesquelles se trouvent le mode ferroviaire, le service public et l’entreprise SNCF.

Nous ne comprenons pas la communication du Ministère qui martèle l’existence d’un dialogue social avec les fédérations. Cela confine à la mythomanie.

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MONSIEUR FARANDOU, RÉOUVREZ LES GARES ET LES GUICHETS !

Rassemblement gares/guichets

| Espace presse

700 cheminots ont répondu présent à l’appel de la Fédération CGT ce 5 novembre face à la Gare du Nord.
Au climat social extrêmement tendu à la SNCF, viennent s’ajouter les restructurations, notamment concernant les gares et les guichets.
Il faut changer de cap !

Après avoir réuni 500 cheminots jeudi 31 octobre au coeur de Rungis pour la relance du train des primeurs, la Fédération CGT a permis le rassemblement de plusieurs centaines de cheminots venus de toute la France ce jour.

Rejoints par des élus et des associations d’usagers, les cheminots ont exigé la réhumanisation des gares et des trains ainsi que la réouverture des guichets sur l’ensemble du territoire.

En effet, la stratégie jusqu’au-boutiste de l’ex-président a conduit à refermer des guichets en masse et à supprimer plus de 900 postes de vendeurs depuis début 2019.

En parallèle, il a fait le choix de transformer les gares en véritables centres commerciaux afin de faire rentrer du «cash».

Les usagers et les cheminots contestent avec force ces décisions qui concourent à faire reculer le service public ferroviaire, notamment dans les zones rurales.

Le nouveau président de la SNCF promet un changement de cap. Nous jugerons sur les actes.

Il annonce un objectif de réduction des files d’attente d’ici à l’été prochain. La CGT cheminots considère qu’il faut être plus offensif ! Ainsi, la direction SNCF doit dès maintenant utiliser les ressources internes existantes, puisque nombre de cheminots ayant perdu leur poste suite à des restructurations ont été placés dans des « pôles emplois » internes.

Il faut également lancer immédiatement une campagne de recrutements avant la fin de l’année afin de couvrir les besoins.

Enfin, la direction doit présenter aux usagers et aux cheminots un plan précis, chiffré, d’envergure nationale, sur la réhumanisation des gares et la réouverture des guichets.

La Fédération CGT salue les cheminots qui s’investissent massivement dans les actions qu’elle propose.

Dans une entreprise qui subit les assauts incessants du Gouvernement et la direction SNCF, ils sont encore et toujours debout pour défendre ce qu’ils considèrent être juste : l’intérêt général !

A chaque étape franchie, les cheminots participent de la construction du rapport de forces qui doit nous conduire vers une action majoritaire sur les sujets d’entreprise et nos conditions sociales.

« Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. »

Nelson MANDELA.

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LE 05 NOVEMBRE 2019 LES CHEMINOTS SERONT GARE DU NORD

Service Public Ferroviaire SNCF

| Espace presse

Mesdames, Messieurs,

La Fédération CGT appelle les Cheminots à se rassembler nationalement devant la Gare du Nord, à 13h00, le 05 novembre prochain.

En effet, dans un contexte social brûlant au sein de la SNCF, la direction fait le choix de poursuivre la casse de l’entreprise publique et attaque sur tous les fronts.

Parmi eux, la fermeture massive des gares et des guichets, qui a fait la une des médias au début de l’été, est significative de la destruction opérée par la direction et le Gouvernement à travers sa réforme ferroviaire.

Il faut, au bas mot et dans un premier temps, rouvrir 1 000 guichets sur le territoire afin de répondre aux attentes légitimes des usagers.

C’est pourquoi, un rassemblement se tiendra à 13h00 devant la gare du nord le 5 novembre en présence, notamment, de Laurent BRUN, Secrétaire Général de la Fédération CGT des Cheminots.

Nous vous invitons donc à participer à cette initiative dès 13h00.

Comptant sur votre présence,

Bien cordialement.

Cédric ROBERT, Secrétaire Fédéral CGT des Cheminots

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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