Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Communiqués de presse

L’ENFUMAGE CONTINUE !

Fret Ferroviaire

| Espace presse

De nombreux responsables politiques ainsi que les dirigeants successifs de la SNCF ne veulent pas assumer publiquement l’échec de la libéralisation du transport de marchandises par fer.

En 2000, FRET SNCF transportait 17 % des marchandises (tous modes confondus), contre 9,5 % (toutes entreprises ferroviaires confondues), dont 5 % pour FRET SNCF aujourd’hui. Après avoir drastiquement affaibli en près de 20 ans l’entreprise publique et particulièrement FRET SNCF (au travers de multiples plans de restructuration), voilà que les patrons « vont au charbon » pour réclamer des subventions et les obtiennent pour financer leur projet « 4F ».

Les subventions annoncées par le Premier ministre stabiliseraient les trafics existants et surtout permettront aux entreprises ferroviaires de renouer avec un équilibre financier, notamment par la ristourne sur les péages d’infrastructures. En plus de FRET SNCF, toutes les entreprises ferroviaires de transport de marchandises (à savoir les cinq filiales de droits privés du groupe SNCF ainsi que les 11 entreprises ferroviaires privées en activité) perdent toutes environ l’équivalent d’un tiers de leur chiffre d’affaire, comme quoi le Statut des cheminots n’a rien de déterminant dans le « coût » …

Les autoroutes ferroviaires sont des corridors longues distances pour lesquelles l’infrastructure est fiabilisée (il n’y a pas de créations nouvelles, les sillons existent déjà). Avec cette mesure, ce sont en fait les transports transnationaux qui sont promus. Ce mode opérationnel permet d’extraire environ 120 000 semi-remorques par an de nos routes quand des dizaines de millions les parcourent chaque année !

Nous sommes loin d’un acte fort, déterminant pour répondre aux enjeux écologiques sur la durée.

Les autoroutes ferroviaires ne répondent qu’aux ambitions du trafic international qui représente une part minoritaire (environ 37 %) des marchandises transportées en France. Le report modal massif (passage de la route vers le rail) ne peut pas aboutir en accumulant les slogans politiques lancés en l’air qui écartent sciemment 63 % du trafic intérieur.

Si une aide doit être apportée au fret ferroviaire pour obtenir un report modal massif, l’angle choisi par le Gouvernement reste de l’enfumage, car il ne s’attaque pas aux externalités (congestion routière, accidents, gaz à effet de serre, sécurité, etc.) du mode routier, qui reposent pour l’essentiel sur la collectivité en termes de coûts. Le caractère temporaire de la réduction du prix des péages est de plus conjoncturel alors que c’est bien de mesures structurelles dont le secteur a besoin.

Les dernières annonces du Premier ministre rappellent éperdument les trois principaux plans FRET précédents : « Véron » (2003), « Marembaud » (2008), « Nadal » (2009), qui ont organisé la casse des emplois, la perte de trafics intérieurs, la promotion des « autoroutes ferroviaires » …

Les ambitions gouvernementales vont probablement aboutir au même résultat : pas de relance !

L’exercice de communication est bien rodé, mais il ne trompe personne.

Téléchargements

TOUT SAUF FRET SNCF ?

SÉANCE PLÉNIÈRE INSTANCE COMMUNE (EX-CCGPF)

| Espace presse

Tandis que la direction se retranche derrière les propositions de l’association 4F pour masquer l’absence de politique de relance de FRET SNCF, la délégation CGT a décidé de démasquer l’imposture et de quitter la séance plénière de l’instance commune.

Une fois encore, direction d’entreprise et Gouvernement font miroiter des plans de relance de FRET SNCF. Pourtant les faits sont ténus et tout démontre en réalité que c’est le démantèlement de FRET SNCF qui se prépare.

Alors que depuis près de 20 ans, la direction s’applique méthodiquement à piller l’activité du wagon isolé, elle brandit avec le Gouvernement un énième plan de relance. Dans le même temps, elle met en oeuvre un plan de suppression du triage à la gravité de Grande-Synthe pourtant essentiel à cette activité.

Transformé en Société par Actions Simplifiée depuis le premier janvier 2020, FRET SNCF demeure en confrontation directe avec les filiales du groupe et la direction n’a de cesse d’opposer les cheminots du fret pour jouer la carte du dumping social.

Ainsi la politique d’ouverture à la concurrence, présentée il y a 20 ans comme un levier de développement du FRET Ferroviaire, constitue un échec sans appel tant la situation n’a eu de cesse de se dégrader.

Sur la période 2000/2016, le fret ferroviaire a perdu 40 % des volumes de marchandises transportées quand le recul de l’industrie n’a été que de 3 % (selon l’INSEE).

Depuis 20 ans, les décideurs siphonnent le FRET ferroviaire au profit de filiales routières et c’est d’ailleurs le même sillon qui est emprunté aujourd’hui à plus grande vitesse par les activités voyageurs. En effet, la SNCF s’apprête à répondre à des appels d’offres en créant des nouvelles filiales, lançant en même temps un partenariat inédit entre une entreprise publique et UBER, chantre du moins-disant social et de l’optimisation fiscale.

La direction de FRET SNCF s’apprête à céder la moitié de son patrimoine immobilier sur deux ans, dont 50 millions d’euros cette année. Elle titrise les créances de ses chargeurs pour dégager du cash à court terme en faisant peser dans un avenir proche le poids des intérêts de ces opérations sur les comptes de FRET SNCF. Elle entend procéder de la même manière concernant le matériel roulant.

Enfin, elle budgétise 40 millions d’euros pour des départs volontaires tout en essayant de faire croire que le triplement de l’aide à la pince promis par l’Etat serait une opportunité alors même que FRET SNCF (qui ne fait plus de combinés) ne bénéficiera donc d’aucune aide pour ces trafics.

Le budget initial de FRET SNCF concernant la suppression de 400 emplois supplémentaires en 2020 après des milliers d’emplois supprimés depuis 10 ans est aujourd’hui projeté en révision à plus de 1000 suppressions d’emplois.

Si la direction voulait en finir avec FRET SNCF elle n’agirait pas autrement. C’est inacceptable !

La délégation CGT a rappelé qu’un droit d’alerte économique a été déposé par les élus du CCGPF l’année dernière et que tout concorde aujourd’hui pour légitimer cette décision qui, à coup sûr, trouvera des suites dans les prochains mois.

Pas la même, la délégation CGT a refusé de participer à la vaste opération de communication que lance la direction au travers de son projet d’entreprise « TOUS SNCF » à l’ordre du jour de cette séance plénière. Elle a quitté la séance. Dans les faits se dessine un tout autre projet « tout sauf FRET SNCF ». La CGT a été suivie par la délégation SUD-Rail. L’UNSA et la CFDT ont fait le choix de rester en tête à tête avec la direction.

La Fédération CGT des Cheminots continuera de tout mettre en œuvre avec les cheminots pour rendre possible un véritable développement du service public SNCF voyageurs et marchandises, car ENSEMBLE nous sommes déterminés pour le FER !

Téléchargements

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS DEMANDE À LA SNCF DE RENTRER AU CAPITAL

ASCOVAL

| Espace presse

Dans un courrier adressé aujourd’hui au Président de la SNCF, la CGT demande que l’entreprise publique rentre au capital du nouvel ensemble Hayange-Ascoval actuellement en recherche de repreneur.

En effet, Ascoval fournit depuis des années des rails de grande longueur à la SNCF. Le contrat a récemment été renouvelé pour 4 ans.

Avec les engagements de l’État en matière de travaux de régénération du réseau ferroviaire, nous pouvons affirmer sans crainte que les besoins seront très importants pendant 20 ans au moins. Le plan de charge des travaux étant extrêmement dense, la défaillance d’un fournisseur de cette importance serait une catastrophe pour l’entreprise publique et pour les usagers, dont les conditions de transport sont dégradées par la vétusté des infrastructures.

La Fédération CGT des Cheminots considère donc que sécuriser les approvisionnements tout en contribuant à maintenir les emplois et le savoir-faire français est une nécessité pour la SNCF.

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

Crise Covid 19

CGT Transports & Fédération CGT des Cheminots

| Espace presse

Ile-de-France Mobilités stoppe les paiements à la SNCF et à la RATP.

C’est l’avenir du service public des transports en IDF qui est menacé !

IDFM a décidé de stopper le versement de sa redevance à la SNCF et à la RATP pour les mois de juillet, août et septembre. Même si ces deux opérateurs publics ont la capacité à maintenir une offre de transports durant ces 3 prochains mois, il est probable qu’à la rentrée, si aucune compensation financière à la hauteur du manque de recette lié à la crise du Covid 19 n’est versée par l’Etat, alors ce seront les personnels qui réalisent au quotidien le transport et les usagers qui en paieront le prix fort.

Déjà l’absence de renouvellement de la convention liant la SNCF à IDFM, et la tentative d’ouvrir à la concurrence certaines liaisons RATP, montrent que la région veut se désengager financièrement du transport public. L’arrêt des versements franchit une nouvelle étape dans la pression sous le seul angle financier. Ce n’est que parce que les entreprises SNCF et RATP sont encore publiques que les transports continuent à rouler. Cette situation est inadmissible !

Le président de la République se dit pleinement engagé dans la nécessaire transition climatique. Le développement des transports collectifs et leur usage est une réponse à la limitation des émissions de CO2 responsables du réchauffement climatique. L’urgence consiste à l’amélioration des conditions de transports des 5 millions d’usagers au quotidien qui empruntent les transports en IDF.

Ce n’est pas en coupant les crédits, ni en stoppant les investissements des transports du quotidien que l’Etat sera en mesure de respecter les accords de Paris sur le climat.

Le sens de la solidarité et de l’unité nationale que prônent certains élus ne sont-ils que des déclarations d’intention ?

La réalisation du service public de transport en IDF et l’emploi ne peuvent être la variable de négociation dans ce bras de fer qui oppose l’Etat et l’Autorité Organisatrice IDFM. La responsabilité sociale et environnementale doit être la seule priorité. Le sens de l’intérêt général doit être l’unique feuille de route qui guide les politiques publiques des élus de la région et de l’Etat.

Cette crise sanitaire révèle l’extrême fragilité du modèle économique et du financement des transports. La CGT porte des propositions en matière d’organisation, de maîtrise publique, de démocratie et de financement des réseaux d’infrastructures et de transports.

La CGT propose :

  • L’arrêt des processus d’ouverture à la concurrence en cours qui ne font que fragiliser les opérateurs publics ;
  • La création d’un pôle public de transport de voyageurs et de marchandises adossé à des opérateurs publics pour l’exploitation des lignes et des réseaux ;
  • La création d’un pôle public financier afin de pérenniser les ressources pour assurer le financement des investissements ;
  • Le doublement du versement transport versé par les entreprises qui bénéficient du transport de leurs salariés, nouvelle ressource apportée par l’Etat pour améliorer l’offre du transport.

Les usagers du quotidien et les salariés du transport n’ont pas à faire les frais des différends qui opposent l’Etat et la Région. L’Etat a la capacité d’accorder des aides publiques aux entreprises du secteur privé, il doit accorder des compensations financières aux opérateurs publics correspondant aux pertes de recettes liées à la crise Covid.

La CGT sera vigilante et attentive aux suites qui seront données à ce mauvais « vaudeville ».

Contact presse
Fabrice MICHAUD,
Secrétaire Général CGT Transports
06.65.58.05.29

Téléchargements

LE FERROVIAIRE PUBLIC N’A PAS BESOIN D’UN « GESTE », IL A BESOIN D’UN PLAN DE RELANCE !

Déclaration G.Darmanin

| Espace presse

La dernière sortie médiatique du ministre des comptes publics concernant la SNCF est à l’image du reste : cynique, hors de propos et inconséquente.

La Fédération CGT des Cheminots a, quant à elle, des propositions simples, atteignables et construites.

1) L’abandon du système pervers de « dividende » versé par SNCF Voyageurs à SNCF Réseau. SNCF Voyageurs doit employer tous ses moyens à l’amélioration de la qualité du service public (présence humaine dans les gares et les trains, renforcement de la maintenance, création de réserves de personnels et de matériels pour tendre vers le « 0 défaillance »). L’Etat a décidé des investissements supplémentaires après plusieurs rapports pointant l’insuffisance des financements publics, il doit apporter lui-même les moyens de ses décisions. Par ailleurs, cela contribuera à rééquilibrer un peu la compétition avec le mode routier qui ne paye pas son infrastructure.

2) La dette ferroviaire de l’Etat, constituée principalement sur les décisions des gouvernements successifs d’équiper le territoire en LGV, doit être reprise intégralement. Les marges ainsi dégagées pour SNCF Réseau lui permettraient de ne pas dégrader la maintenance pour réaliser les travaux, et ainsi d’améliorer la qualité du service public au quotidien.

3) Les voyageurs doivent être incités à voyager à nouveau en train. L’Etat doit apporter des ressources nouvelles aux Régions pour qu’elles baissent le tarif des abonnements, un droit au voyage pour l’accès aux vacances pour tous doit être créé avec une réduction forte sur un aller-retour annuel compensé par l’Etat, un plan spécifique d’aménagement du territoire pour accroître l’offre doit être mis en place pour les petites lignes afin de renforcer leur attractivité, et la subvention d’exploitation des TET (qui ne doit plus être ponctionnée sur le TGV) doit être augmentée afin de rouvrir des liaisons transversales et de relancer les trains de nuit.

4) Un grand plan de relance du transport ferroviaire public de marchandises doit être levé par gagner un report modal massif et réduire ainsi les gaz à effet de serre émis par le pays. La CGT publiera prochainement des propositions précises dans ce domaine.

Les usagers et les cheminots ne demandent pas l’aumône, ils attendent un plan concret de relance à la hauteur des ambitions sociales, environnementales et des soutiens dont bénéficient déjà les autres modes.

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

DÉCONFINEMENT DANS LES TRANSPORTS FERRÉS : MAIS QUE CHERCHE LE GOUVERNEMENT ?

COVID-19

| Espace presse

Le 13 avril 2020, le président de la République annonçait le déconfinement à partir du 11 mai. Le 29 avril, le Premier ministre précisait les activités concernées et les contraintes qui continueront à s’appliquer. La méthode est toujours la même : ils décident sans écouter, puis c’est aux autres d’assumer. La CGT dénonce cette irresponsabilité des pouvoirs publics !

Le Gouvernement a annoncé la reprise généralisée du travail le 11 mai 2020, ainsi que la relance des transports collectifs. En parallèle, il annonce l’obligation de respecter la distanciation, de porter un masque, de limiter les trajets à 100 km, d’avoir une réservation quel que soit le train et demande que priorité soit donnée aux travailleurs aux heures de pointe.

La plupart de ces mesures est, dans les faits, inapplicable. Pour les autres, il faudrait des moyens énormes (et plus de 10 jours de délais) afin de pouvoir les appliquer. Le Gouvernement atteint les limites de l’exercice solitaire du pouvoir. Il est inacceptable qu’il ne change pas de méthode dans le cadre d’une crise sanitaire !

La distanciation, oui, mais comment ?

Cette mesure est une préconisation des scientifiques (l’OMS recommande même 2 mètres). Le Gouvernement ne la met pas en place : il en impose le principe pour se couvrir et renvoie la responsabilité aux opérateurs de transport et au civisme de la population. C’est littéralement inconsistant !

Pour des questions techniques, les circulations seront limitées entre 50 et 70 % du plan de transport habituel. Puisque la capacité doit être limitée à « 1 siège sur 2 » (donc personne debout), elle sera de 20 % (pour les RER) à 50 % (pour les TET et TGV) de la capacité habituelle.

Le manque de matériel et la saturation des infrastructures ne permettront pas de renforcer la composition des trains aux heures de pointes. L’offre sera donc bloquée dans le meilleur des cas entre 10 et 20 % de l’offre habituelle. Pour assurer la distanciation, il est donc impératif que l’affluence des usagers ne dépasse pas ces chiffres. Si l’affluence est trop importante, il n’y aura pas de bonne solution : que les usagers soient bloqués sur les quais, dans les halls ou devant les gares, ils ne pourront pas se déplacer et il y aura une promiscuité dangereuse du point de vue sanitaire.

Le Gouvernement ne fait rien pour assurer la mise en oeuvre de ses décisions. Il se contente de voeux pieux ! Pourquoi n’a-t-il pas travaillé le déconfinement ? Pourquoi a-t-il fait le choix de ne rien planifier ? Il pourrait, par exemple, soumettre la reprise d’activité des entreprises à une autorisation administrative en lien avec les besoins de transport générés et la capacité des transports collectifs à l’assumer.

S’en remettre à la chance, c’est abandonner son rôle de pouvoirs publics !

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

Faute de convaincre, le gouvernement choisit la contrainte et le passage en force!

| Espace presse

Samedi, à la suite d’un conseil des ministres annoncé comme dédié aux mesures de prévention contre le coronavirus, on apprenait que le président de la république et le 1er ministre choisissaient d’utiliser l’article 49-3 de la constitution dans le but de couper court aux débats contradictoires à l’assemblée nationale concernant le projet de réforme sur les retraites.

Profiter d’un problème sanitaire grave pour essayer de régler en catimini un conflit social majeur, est pour le moins surprenant voire franchement indécent.

Une nouvelle fois et comme le dénonce la CGT depuis des mois, le gouvernement affiche sa conception du dialogue et de l’écoute … alors qu’il devient compliqué de contesté le rejet massif de ce projet de loi par une très grande majorité de l’opinion publique. Nous sommes bien loin des déclarations présidentielles concernant un soi-disant acte 2 du quinquennat.

Dans la même idée, le premier ministre persiste et signe en écrivant samedi aux organisations syndicales un courrier vantant sa réforme, son esprit d’ouverture et la prise en compte des revendications syndicales dans son projet de loi. INCROYABLE ! Comment dans ces conditions, donner du crédit aux futures « concertations » gouvernementales ?

Face à un tel mépris de la démocratie, la CGT appelle à une riposte massive dans la continuité des mobilisations débutées le 5 décembre. Elle appelle l’ensemble du monde du travail, les retraités et la jeunesse à participer à des rassemblements dès aujourd’hui devant les lieux de pouvoir, symbole de la république mise à mal.

Elle appelle avec l’intersyndicale à faire de la journée du mardi 3 mars, une grande journée de grève et de mobilisations contre ce déni de démocratie.

Montreuil, le 2 mars 2020

RELATIONS PRESSE CONFÉDÉRALES
Tél : 01 55 82 82 73
Contact presse

 

Téléchargements

SI TU NE VIENS PAS À LAGARDÈRE, LAGARDÈRE VIENDRA À TOI !

| Espace presse

L’ex-président de la SNCF n’aura donc pas tardé à se retrouver une pige au sein du groupe Lagardère aux côtés de l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy, ami intime de l’héritier et proche du Qatar, actionnaire de la multinationale.

Après avoir méthodiquement désossé l’entreprise publique SNCF, supprimé des emplois de cheminots, co-écrit les différentes réformes ferroviaires de 2014 et 2018 et cassé le Statut de ses personnels, voilà que Guillaume PEPY s’apprête à sévir au sein du conseil de surveillance du groupe Lagardère en prenant notamment la tête du comité stratégique selon les dernières informations parues dans la presse.

Mieux, il pourrait être chargé du « travel retail » !

Mais de quoi s’agit-il ?

Le « travel retail » consiste à gérer les boutiques du groupe implantées dans les lieux de transport et notamment dans les gares ferroviaires !

C’était donc ça !

L’ex-président de la SNCF, qui aura fait sa carrière sur le compte de l’entreprise publique, aura donc préparé sa sortie et faciliter sa reconversion en autonomisant au maximum Gares & Connexions et en transformant les gares en vastes espaces commerciaux.

Guillaume PEPY s’apprête donc à vendre des livres, des chewing-gums et des cigarettes en gare après avoir mis en oeuvre la vente de billets de train dans les bureaux de tabac !

Toute cette opération se déroule sur fond de guerre financière entre actionnaires afin de garder le contrôle du groupe sous l’égide des fonds d’investissement qatariens dont Nicolas SARKOZY serait le VRP.

Voilà donc ce que l’ex-président d’une entreprise ferroviaire historique a choisi comme reconversion, lui qui avait mis en scène son départ en affirmant vouloir faire un « break ».

« To break » veut dire « casser » en français.

Cela restera donc le marqueur indiscutable et définitif de celui qui n’aimait pas le train !

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

LA FÉDÉRATION DES CHEMINOTS APPROUVE L’APPEL À RÉFÉRENDUM !

Réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

La Fédération CGT des Cheminots, très impliquée dans le mouvement social actuel, exige le retrait du projet de réforme des retraites et l’ouverture de négociations sur l’amélioration du régime actuel.

Le projet gouvernemental montre un peu plus chaque jour l’effet néfaste qu’il aura sur le niveau de vie des retraités, la solidarité intergénérationnelle et la situation des salariés actuels.

La Fédération CGT des Cheminots appelle donc les cheminots à s’engager dans la lutte au travers de la grève dans leur entreprise et la participation aux manifestations pour maintenir et amplifier la pression sur le pouvoir politique.

Selon les sondages d’opinion, la population est hostile au projet de réforme de manière très majoritaire et constante.

Le Gouvernement conteste cette réalité et y oppose sa supposée légitimité.

Nous constatons que des partis et des personnalités politiques progressistes proposent l’organisation d’un référendum.

Dans la continuité de notre lutte, pour que le retrait soit acté et que le Gouvernement sorte de sa position de passage en force, nous considérons que le recours à l’avis des citoyens au travers d’un référendum est une démarche positive.

La Fédération CGT des Cheminots approuve donc l’appel à l’organisation d’un référendum sur le retrait de la réforme des retraites.

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

LA CGT S’OPPOSE À UNE CCN DE CANIVEAU !

CCN Classifications et rémunération

| Espace presse

Au terme de 2 ans de négociations sur les classifications et les rémunérations, le patronat de la branche ferroviaire (UTP) a écrit un texte visant à raboter les droits des cheminots.

Il l’a soumis à la signature des organisations syndicales.

S’il était validé, ce volet viendrait s’insérer dans la Convention Collective Nationale (CCN) ferroviaire.

Non seulement la CGT a décidé de ne pas le signer, mais face aux reculs qu’il représente, elle a fait valoir son droit d’opposition pour empêcher sa validation.

Après avoir comparé les propositions patronales à ce qui existe déjà à la SNCF et dans les entreprises ferroviaires privées (Europorte, ECR, CFL…), la CGT considère que ce texte est trop bas et doit être supprimé comme l’a été la CCN Fret en son temps. Nous exigeons la réouverture de négociations sur un contenu complètement différent de celui que le patronat a proposé.

La méthode patronale mène à l’échec

Selon la loi, un accord de branche n’est validé que si les organisations syndicales signataires représentent au moins 30 % des salariés. Plutôt que de construire un modèle qui allie progrès social et développement économique en écoutant les revendications et en cherchant un accord unanime (ou au moins majoritaire), le patronat s’est contenté de troquer quelques mesures contre la signature des OS les moins exigeantes pour avoir les 30 %. La plupart des propositions CGT ont été balayées. Le patronat a choisi de construire un accord minoritaire et loin des attentes.

Cet accord n’est pas protecteur

Le projet patronal ne créé aucune contrainte puisque les accords d’entreprise sont déjà largement supérieurs. C’est donc un texte qui ne sert à rien, et que certaines directions d’entreprise (SNCF, COLAS…) se préparaient déjà à utiliser pour rabaisser les droits de leurs salariés.

Il ne répond pas aux attentes légitimes de limitation de la polyvalence, de juste rémunération du travail et de création d’un système de carrière qui assure un avenir à tous les cheminots de la branche.

Un système injuste et subjectif

Le patronat veut imposer un système de classification à points.

Concrètement, chaque emploi est noté de 1 à 6 dans 6 critères (Technicité, Autonomie, Connaissance, Responsabilité, Encadrement et Relationnel). Le nombre total de points donne le salaire.

C’est un système injuste parce que tous les points se valent. Donc un agent qui aurait une note moyenne dans les 6 critères serait mieux payé qu’un agent ayant par exemple le maximum de technicité mais peu de points dans les autres critères.

C’est un système subjectif car c’est l’employeur qui mesure l’importance des critères pour chaque poste de son entreprise. Il peut aussi ajouter des tâches et adapter la cotation, ce qui permet une polyvalence maximale.

Les quelques emplois-types décrits dans le texte confirment nos craintes : par exemple un opérateur voie (9 points) ou un conducteur de tram-train (12 points) seraient moins bien payés qu’un documentaliste (13 points).

La CGT propose une autre méthode plus juste. Il s’agit de recenser tous les emplois-types, et de les classer les uns par rapport aux autres selon leurs tâches concrètes puis ensuite d’appliquer une progressivité de la rémunération de l’emploi-type le moins qualifié au plus qualifié.

Des diplômes non-reconnus !

La reconnaissance des diplômes, est un élément clé de la qualification. Pour la CGT la qualification appartient au salarié ! Les diplômes, les formations qualifiantes ou les savoirs et savoir-faire acquis par l’expérience doivent se traduire par de la qualification (et donc de la rémunération). A l’inverse, le patronat à travers cet accord s’exonère de rémunérer par le salaire les compétences des salariés.

Un déroulement de carrière limité

Dans le cadre de la négociation, nous avons pu imposer la notion de déroulement de carrière automatique. Mais celui-ci est plafonné à 24 ans, avec des seuils de progression tous les trois ans (1,5 %), soit au total 12 % sur l’ensemble de la carrière.

C’est donc un déroulement de carrière divisé par 3 comparé au déroulement moyen de la SNCF (35 % hors échelons d’ancienneté).

Les promotions sont entièrement soumises à l’arbitraire patronal, sans aucun contrôle syndical et aucun dispositif minimal.

Une ancienneté au rabais

Distincte de la valorisation automatique de la carrière, l’ancienneté amène une seconde majoration du salaire de 14,4 % au bout de 24 ans.

Là encore c’est très loin de ce qui se pratique aujourd’hui dans les autres entreprises (exemple : 23,6 % à la SNCF).

Et comme cela ne suffisait pas, la majoration d’ancienneté pour les qualifications 7 et 8 (Cadres) est divisée par 2 pour s’établir à 7,2 % au bout de 24 ans et aucune ancienneté pour la qualification 9 !

Des salaires de très bas niveau !

Les niveaux de salaires repris dans l’accord, sont annualisés (ce qui permet de les faire varier au cours de l’année en fonction des charges de travail !) et se situent en deçà de ce qui se pratique dans la très grande majorité des entreprises de la Branche.

Conclusion : La CGT ne cautionne pas la régression sociale !

La CGT et FO ont fait valoir leur droit d’opposition. Si SUD-Rail le fait aussi, le texte sera annulé et nous pourrons alors exiger un autre projet, plus conforme aux intérêts des salariés.

La CGT continuera à agir pour imposer le cadre social de haut niveau attendu par TOUS les cheminots de la Branche !

CONTACT
SERVICE PRESSE 
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
Contact presse

Téléchargements

Vidéos

Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

 

Toutes les vidéos

Liste des actualités

Lexique

Contact presse

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.