Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

CUBA N’EST PAS SEULE !

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Depuis plusieurs mois, de nombreuses organisations de la CGT (fédérations, unions départementales et syndicats) ont engagé une vaste campagne de solidarité pour aider le peuple cubain, victime d’un criminel et illégal blocus imposé depuis 60 ans par l’administration américaine, à vivre et résister face à l’acharnement de l’impérialisme.

Fidèles à nos valeurs et notre histoire, nous ne tolérerons jamais qu’une puissance étrangère puisse s’ingérer dans les affaires d’un pays tiers pour y provoquer désordre, déstabilisation, souffrance, tentative de renversement de régime pour le conformer à la domination occidentale du capitalisme. Nous sommes indignés de constater les pénuries alimentaires, sanitaires et financières que provoque cet illégal blocus sur tout un peuple à qui on interdit de choisir librement sa voie et sa souveraineté.

C’est pour dénoncer et contrer cette asphyxie économique et politique que nous avons initié notre campagne « des containers de lutte et de solidarité pour Cuba ». À ce jour, 227 176,50 € ont été collectés grâce aux dons de centaines de syndicats CGT, amis et personnalités diverses. Les organisations de la CGT partie prenante de cette opération sont aujourd’hui heureuses de pouvoir annoncer que trois premiers containers chargés de 55 tonnes de denrées alimentaires prendront la mer dans quelques heures, pour se rendre à la Havane. Ils seront suivis de deux autres containers bardés de matériel paramédical, de pièces automobiles et de matériel bureautique.

D’ici quelques semaines, nous organiserons une conférence de presse pour énoncer davantage de détails sur cette initiative résolument internationaliste et solidaire. D’ici là, nous invitons tous les syndicats et syndiqué.es de la CGT à amplifier les initiatives et expressions pour faire grandir l’exigence dans notre pays d’une levée immédiate et sans condition du blocus sur Cuba.

Hasta la victoria, venceremos ! 

à Montreuil, le 25 mai 2022

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L’ANTI SERVICES PUBLICS ENTRE EN GARE DE MATIGNON !

Nomination à Matignon

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Depuis la nomination d’Elisabeth BORNE à Matignon, les sollicitations médiatiques s’enchaînent. La question est, à chaque fois, identique : « que pensez-vous de Madame Borne ? »

Voici quelques éléments de réponse….

2002, Elisabeth Borne est directrice de la stratégie à la SNCF sous l’ère Pepy. Elle sera celle qui participera au découpage de l’entreprise publique, à sa « mise en silos », au pilotage par activités, au dépeçage et au rabougrissement du transport de marchandises par le fer.

2007, Elisabeth Borne intègre le groupe EIFFAGE, entre autres constructeur et gestionnaire d’autoroutes mais également géant du BTP, y compris dans le domaine ferroviaire. Elle y restera 1 an.

2014/2015, Elisabeth Borne est directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie et des Transports. Elle en profitera pour accorder aux gestionnaires d’autoroutes un allongement allant jusqu’à 6 ans de leurs concessions.

2015, Elisabeth Borne est nommée présidente de la RATP. Elle y mettra en oeuvre des plans de productivité importants et elle développera les filiales de droit privé au détriment de l’entreprise publique RATP.

2018, alors ministre des Transports, Elisabeth Borne met en œuvre la réforme dite « du pacte ferroviaire ».

Bilan :

  • Transformation du statut juridique et découpe de la SNCF en 5 sociétés anonymes ;
  • Fin du recrutement au Statut ;
  • Ouverture à la concurrence du transport de voyageurs ;
  • Abaissement des droits sociaux des cheminots….

Enfin, en tant que ministre du Travail, elle sera l’instigatrice de la réforme de l’assurance chômage qui abaisse les droits de nos concitoyens les plus touchés et les plus fragilisés par une situation sociale déjà fortement dégradée.

Ce bref rappel de quelques éléments les plus significatifs du parcours de Madame BORNE se suffit à lui-même et répond donc à la question « que pensez-vous de madame Borne ? ».

L’Angleterre a eu Margaret THATCHER.

La France a maintenant Elisabeth BORNE.

La Fédération CGT des Cheminots assure donc être très attentive et déjà à l’offensive quant aux politiques qui seront menées, tant sur les sujets interprofessionnels que sur ceux touchant au domaine ferroviaire.

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ABROGATION DE LA RÉFORME FERROVIAIRE DE 2018 ? UN PROJET DE LOI DEPOSÉ !

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Les conséquences de la réforme de 2018 sont multiples. Le dogme de l’ouverture à la concurrence entraîne aujourd’hui la casse des conditions sociales des cheminots, le déboulonnage du Statut, l’éclatement de la SNCF, la création de filiales à l’intérieur même de l’entreprise publique et le moins disant social pour tous les cheminots, d’où qu’ils viennent. La Fédération CGT salue le dépôt d’un nouveau texte de loi.

En effet, le groupe CRCE au Sénat a annoncé le 4 avril dernier par voie de communiqué, qu’il déposait un projet de loi visant à l’abrogation du pacte ferroviaire de 2018.

Nous ne pouvons que nous réjouir qu’un groupe parlementaire vienne appuyer le mouvement social et plus particulièrement la lutte engagée par les cheminots depuis plus de 4 ans contre l’éclatement du service public ferroviaire, contre sa filialisation galopante, contre le dynamitage des conditions sociales des cheminots et la dégradation des conditions de transports des usagers occasionnels ou quotidiens.

Ainsi, les sénateurs considèrent « … que l’avenir du rail et des transports, en zone urbaine ou rurale, c’est le service public. C’est la démocratisation des entreprises publiques que sont la SNCF et la RATP pour mieux entendre les besoins des territoires et des usagers, c’est la relance du fret ferroviaire comme outil de transition écologique, ce sont des trains plus nombreux, plus sûrs et plus ponctuels. Un maillage du territoire toujours plus dense. Des outils de financement adaptés, renforcés et déployés ».

Nous ne pouvons que souscrire à cet avis puisqu’il constitue la ligne de fond de ce pour quoi les cheminots se mobilisent avec la CGT, comme ce fut le cas une nouvelle fois le 31 mars dernier où plus de 8 000 manifestants ont déferlé dans les rues de Paris.

Souhaiter l’abrogation du « pacte ferroviaire » de 2018 et des articles de la LOM y afférent, c’est aussi souhaiter le retour à un Etat stratège en matière de transport ferroviaire voyageurs et marchandises, avec une entreprise publique SNCF débarrassée des considérations ultra libérales et mortifères qui mènent le service public dans le mur.

La Fédération CGT des Cheminots considère qu’une entreprise publique, unique et intégrée, la SNCF, est la seule capable de répondre le plus efficacement aux enjeux d’aménagement des territoires, à l’heure où les questions sociales, sociétales et environnementales sont au coeur des préoccupations.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme qu’elle poursuivra le combat d’intérêt général qu’elle a engagé avec les cheminots sous diverses formes afin de stopper celles et ceux qui veulent en finir avec le train public.

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CONFÉRENCE DE PRESSE

| Espace presse

Mesdames, Messieurs,

La Fédération CGT des Cheminots appelle à une manifestation nationale à Paris le 31 mars 2022 pour alerter sur les choix politiques qui peuvent conduire à l’amélioration ou au contraire à l’effondrement du service public ferroviaire.

À ce jour, nous comptons plus de 6 000 inscrits, ce qui en fait déjà une réussite.

Cette mobilisation témoigne à la fois du malaise qui existe aujourd’hui à la SNCF et de la détermination à gagner d’autres orientations des autorités et du patronat.

Tout d’abord, ce qui ne va pas :

  • Le réseau continue à se dégrader : hausse de l’âge moyen de la signalisation, augmentation de la proportion de voies « hors d’âge » (21 %, soit + 0,3 % en 2020), poursuite des fermetures de lignes (269 km en 2020) ;
  • Le transport de marchandises est toujours dans une situation précaire malgré les aides publiques et il n’y a pas de perspective de progression importante des volumes ;
  • Le transport de voyageurs subit la rationalisation liée à l’ouverture à la concurrence : les TGV sont réduits sur les axes non rentables, les TER subissent la pression aux suppressions de contrôleurs ou de guichets, et l’État continue de se débarrasser progressivement des TET : la convention 2022-2031 prévoit le transfert de 2 lignes de jour sur les 7 existantes aux Régions. En parallèle, la SNCF lance OUIGO vitesse classique en non conventionné ;
  • L’éclatement du système produit toujours autant de conflits d’intérêts : sillons de nuit disputés entre les travaux de SNCF Réseau et les trains de FRET ou les TET de nuit de SNCF Voyageurs ; lignes UIC 7 à 9 qui représentent un déficit pour SNCF Réseau, mais sont vitales pour FRET ou certains TER ; péages qui augmentent pour financer SNCF Réseau, mais pèsent sur les opérateurs. Il produit aussi de plus en plus de problèmes de sécurité. Dernier exemple en date : TER Bourgogne-Franche-Comté détecte un problème de fermeture de portes sur les X73500, mais ne diffuse sa note de service que sur son périmètre, alors que 315 rames de cette série circulent sur tout le territoire national ;
  • La trajectoire financière du groupe SNCF étrangle littéralement le mode ferroviaire. Par exemple, la pression sur les capacités de production empêche la réalisation des investissements, l’externalisation conduit à une baisse de qualité des travaux et à leur renchérissement de 20 % en 5 ans… ;
  • La situation sociale est désastreuse : conditions sociales régressives passées au forceps, 2 000 suppressions d’emplois par an, démissions, burn out, conflits locaux, etc.

Les perspectives ne sont pas plus réjouissantes :

  • Éclatement de ce qui reste du groupe public (rapport Maurey/Sautarel) ?
  • Dérégulation européenne supplémentaire (OSP et certification des conducteurs) ?
  • Lignes de desserte fine du territoire toujours menacées de fermeture ou de déclassement ?
  • Achèvement du nivellement social par le bas ?

Ces perspectives pourraient à nouveau conduire à un conflit social de grande ampleur.

La CGT oppose des propositions pour une amélioration du service public :

  • Il faut d’abord un objectif de développement par l’offre. 1 000 trains de marchandises supplémentaires d’ici 2050 et passage de 15 000 à 20 000 trains de voyageurs par jour, pour réellement avoir une chance de développer la part modale du ferroviaire. Cela suppose de disposer des moyens matériels et d’embaucher fortement ;
  • Le renforcement du service public ferroviaire avec l’objectif d’un vrai maillage du territoire pour offrir une alternative à la route et à l’avion, la lutte contre la maltraitance numérique en assurant une réhumanisation des gares et des trains, de nouvelles missions, par exemple en faveur de l’accès aux vacances pour tous en réduisant le prix des déplacements nationaux ;
  • La maîtrise publique de la production, non seulement sur l’exploitation des trains (abandon de la concurrence), mais aussi sur les travaux (ré-internalisation) ou les grands projets (notamment les gares) ;
  • Une réorganisation du système ferroviaire basée sur la recherche d’efficacité de la production (fusion des SA, des activités et de certaines filiales, simplification de la ligne de commandement, intégration des différents métiers dans des établissements locaux multi-activité) ;
  • Un nouveau statut social de haut niveau qui assure la sécurité de l’emploi, une rémunération juste, la progression professionnelle pour fixer et développer les compétences, une protection sociale de qualité et un départ anticipé en retraite.

Plusieurs exemples européens devraient amener à remettre en cause le dogme libéral :

  • L’Angleterre a totalement renationalisé son chemin de fer en recréant New British Railways, notamment pour assurer une gestion intégrée du système ;
  • La Belgique veut se protéger de la concurrence en accordant pour 10 ans l’exploitation des trains à la SNCB ;
  • La Norvège abandonne l’ouverture à la concurrence lancée en 2015 parce que les bénéfices attendus sont négligeables par rapport aux contraintes et aux coûts ;
  • Même le « modèle allemand » pâlit : un rapport de 2019 de la Bundesrechnungshof (Cours des Comptes allemande) critique la DB pour sa faible ponctualité (74,9 % en 2018 – pour mémoire il est 10 % supérieur en France alors que le réseau est deux fois plus vieux), et pour son endettement croissant (20 milliards d’euros, atteint en juin 2019, malgré deux désendettements publics). Cela alors même que l’État allemand soutient massivement le mode ferroviaire : 62 milliards d’euros d’investissements sont prévus d’ici 2030, auxquels la DB rajoute 24 milliards, soit 72 % de subventions publiques. En France, c’est moitié moins d’investissements et subventionnés à moins de 50 %. L’État allemand consacre donc 4 fois plus de ressources au réseau ferroviaire !

Le système ferroviaire, qui a été forgé par les réformes de 1997, 2014 et 2018, est devenu une usine à gaz ! Il fonctionne uniquement dans l’objectif de la privatisation et de la financiarisation de l’activité.

Pour répondre aux besoins des populations, il n’apporte aucune solution.

La coopération avec un grand service public de l’énergie pour limiter la flambée de la facture, la réouverture de lignes, le transport de nourriture ou de bois au service de politiques publiques d’aménagement du territoire, faire rouler des trains aux heures nécessaires même avec un faible taux de marge, la coopération avec le service public postal pour la décarbonation du transport de colis, la coopération avec les autres compagnies ferroviaires européennes, et même des choses aussi évidentes que la poursuite des circulations sur les lignes où il y a des travaux, la maintenance de jour, la gestion des situations de crise, sont devenues incroyablement complexes, fastidieuses, voire carrément impossibles.

Dans le débat public actuel, nous n’entendons aucune analyse ni aucune proposition des candidats sur le transport en général et le mode ferroviaire en particulier.

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme sur la nécessité de changer d’orientation avant que la France n’ait complétement perdu ses savoir-faire et qu’elle n’ait laissé dépérir la plus grande partie de ses infrastructures.

Nous mettons nos propositions en débat et nous les appuyons d’une mobilisation des experts que sont les cheminots, avec la manifestation « d’intérêt général » du 31 mars 2022.

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Invitation conférence de presse le 25 mars 2022 à 11h

Manifestation du 31 mars

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31 MARS 2022 : LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL DES CHEMINOTS !

Mesdames, Messieurs,

À peine la réforme dite « du pacte ferroviaire » est-elle activée que déjà, un nouveau rapport commis par deux sénateurs la remet en cause et veut aller plus loin !

Il s’agit donc maintenant de mettre le train public dans le ballast.

Sortie définitive de SNCF Réseau du GPU SNCF, suppression de 2 % des effectifs par an, recours massif à l’externalisation, recherche permanente d’économie pour alimenter une trésorerie qui s’élève pourtant déjà à plus de 9 milliards d’euros.

Ce rapport se couple à un déboulonnage en règle du Statut des cheminots voulu par la direction SNCF afin de l’aligner sur l’accord de branche que la CGT n’a pas signé.

La mise en oeuvre de la réforme de 2018 vient renforcer la sous-traitance notamment s’agissant de la maintenance et de la régénération du réseau.

En découlent des malfaçons et des impacts forts sur la sécurité avec des surcoûts importants.

Par ailleurs, la « promesse » d’un « cadre social » de haut niveau se traduit aujourd’hui par l’effacement progressif des droits des cheminots, la division du corps social par la multiplication de formes de contrats, tous différents.

Enfin, le candidat président Macron annonce déjà une nouvelle réforme des retraites repoussant l’âge de départ à 65 ans et l’énième « fin des régimes spéciaux ».

Les sujets de « montée en pression » ne manquent pas !

Aussi, en amont de notre manifestation, nous vous convions à une conférence de presse au cours de laquelle, Laurent Brun, secrétaire général de la Fédération CGT des Cheminots, répondra à vos questions le :

Vendredi 25 mars 2022 à 11 h 00
À Montreuil, siège de la CGT
263, rue de Paris
Salle de presse confédérale

Comptant sur votre présence,
Bien cordialement

Cédric ROBERT
Secrétaire Fédéral CGT des Cheminots

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VERS UNE NOUVELLE RÉFORME FERROVIAIRE ?

Rapport sénatorial

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Le 9 mars 2022, les sénateurs Maurey et Sautarel ont publié un nouveau rapport sur le système ferroviaire. Pompeusement appelé « comment remettre la SNCF sur les rails », ce texte vise en fait à mettre le train public dans le ballast. Au-delà d’être un tissu de banalités néo-libérales, ce rapport dessine la poursuite de la privatisation du système ferroviaire. La nécessité d’agir massivement est incontournable !

LES PYROMANES À LA MANŒUVRE !

Les sénateurs militent ouvertement pour une nouvelle réforme et pour une accélération de la casse du système ferroviaire public :

Séparation totale de SNCF Réseau et de SNCF Voyageurs. En clair : il s’agit de sortir SNCF Réseau du GPU SNCF.

Développement de la polyvalence, suppression des règles sur les conditions de travail, suppression de l’accord sur le dialogue social de 2020 et définition des règles par SA.

Réduction massive d’effectif à SNCF Réseau : externalisation de la maintenance, y compris la maîtrise d’ouvrage, et généralisation des Commandes Centralisées Réseau à la circulation pour faire 1,5 milliard d’euros d’économie.

Réduction massive d’effectif à SNCF Voyageurs : 35 % d’économie dans les services conventionnés (TET, TER, Transilien), baisse d’effectif dans la maintenance du Matériel…

Une fois que le système est privatisé : hausse des subventions publiques, notamment pour l’infra, les TET et le FRET, et baisse massive des péages pour assurer la profitabilité des compagnies.

CE RAPPORT EST COMPLÈTEMENT PARTIAL !

Quelques exemples :

Les sénateurs découvrent que le prix du renouvellement d’un km de voie a augmenté de 20 % de 2015 à 2020. Dans cette période les effectifs cheminots n’ont pas augmenté, c’est l’externalisation qui a été développée (charges externes en hausse de 30 %). Comment peut-on reprocher aux cheminots de la SNCF de coûter cher quand ce sont de moins en moins eux qui réalisent le travail ? Comment peut-on proposer d’aller plus loin dans l’externalisation ?

Les sénateurs constatent également l’explosion du coût de création des LGV de 4,8 millions d’euros par kilomètre pour Paris-Lyon à 26 millions pour Tours-Bordeaux. Ils critiquent les surcoûts du projet EOLE. Problème : les lignes nouvelles sont intégralement réalisées par les groupes du BTP (Bouygues, Vinci, Eiffage) et les cheminots de la SNCF n’y interviennent pratiquement pas ! Les sénateurs proposent-ils de revenir à une réalisation 100 % publique ?

Le rapport dépeint une situation catastrophique du transport de marchandises mais oublie de critiquer les effets de la libéralisation dans ce secteur. Les sénateurs proposent d’augmenter les subventions pour régler les problèmes. Curieusement, les comparatifs internationaux disparaissent quand il s’agit de subventionner les activités privatisées.

Les sénateurs utilisent des indicateurs qui n’ont aucun sens : le nombre de trains.km par agent circulation par exemple. Ils en déduisent qu’il faut 3 fois plus de personnel en France que la moyenne européenne pour faire circuler un train. En réalité, tout dépend de la consistance du réseau et de l’intensité de son utilisation, ces chiffres ne veulent rien dire. Mais les sénateurs « vendent » le passage aux CCR et la réduction de 40 % des effectifs !

LA SNCF ET LES CHEMINOTS N’ONT PAS À ROUGIR !

Puisque les sénateurs sont friands de comparatifs internationaux, ils devraient intégrer l’ensemble des données de leurs « modèles » :

Un rapport de 2019 de la Bunderechnungshof (Cours des Comptes allemande) critique la DB pour sa faible ponctualité (74,9 % en 2018 – pour mémoire il est 10 % supérieur en France), et pour son endettement croissant (20 milliards d’euros atteints en juin 2019, malgré 2 désendettements publics).

L’État allemand soutient massivement le mode ferroviaire : 62 milliards d’euros d’investissements sont prévus d’ici 2030, auxquels la DB rajoute 24 milliards, soit 72 % de subventions publiques. En France c’est moitié moins d’investissements et subventionnés à moins de 50 %. L’État allemand consacre donc 4 fois plus de ressources au réseau ferroviaire !

LA CGT CONTINUE D’AVOIR RAISON !

Dans le rapport, les sénateurs sont obligés de reconnaître que les arguments que nous portions en 2018 (et que leur famille politique contestait) étaient vrais.

La reprise de dette consenti par l’État est un dû, lié aux investissements passés qu’il avait obligé la SNCF à financer à sa place (LGV) : « Cette reprise de la dette est revenue de fait pour l’État à accorder a posteriori les subventions d’investissement qui auraient dû être versées depuis 15 ans ». La CGT a raison d’exiger que l’État reprenne la totalité de la dette historique ! Et la présentation de la suppression du Statut des cheminots comme contrepartie était donc particulièrement malhonnête !

La réforme de 2018 n’a rien réglé au financement du système, qui était pourtant son principal motif. L’infrastructure va continuer à vieillir car il n’y a pas suffisamment d’investissement de régénération et les petites lignes restent menacées ! Il faut programmer ET financer une vraie régénération du réseau. Pour cela il faut une volonté politique et des subventions publiques ! La présentation du passage en sociétés anonymes et de l’ouverture à la concurrence comme « argent magique » était donc bien une escroquerie !

L’extinction du recrutement au Statut coûte cher car il accroît le déficit démographique du régime spécial de prévoyance et de retraite puisqu’il n’y a plus de nouveaux cotisants.

NOUS NE NOUS LAISSERONS PAS FAIRE !

Ils préparent le terrain pour une nouvelle réforme et de nouvelles attaques. La Direction SNCF les soutient en organisant la division des cheminots entre statutaires et contractuels, entre SA, entre métiers, et même entre établissements.

Unifions-nous ! Organisons-nous ! La CGT prépare déjà la riposte, rejoignez-nous !

Pour un Service Public ferroviaire utile, dont l’efficacité est garantie par une organisation intégrée de la SNCF, sur un réseau modernisé grâce à des subventions publiques à la hauteur, et avec des cheminots ayant plaisir à travailler grâce à des effectifs et des conditions sociales de haut niveau…

PRÉPARONS LA LUTTE !
1er RDV : 31 MARS 2022 À 13H00 À PARIS
POUR LA MANIFESTATION NATIONALE D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

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DE BONS RÉSULTATS FINANCIERS QUI CACHENT DE MAUVAIS RÉSULTATS SOCIAUX !

Résultats annuels 2021

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Ce jour, la Direction SNCF a publié les résultats annuels 2021. Ils confirment que le système ferroviaire est pressuré dans le seul objectif de tenir une trajectoire financière totalement déconnectée des besoins.

La bonne santé financière du groupe ne profite pas aux cheminots puisque les négociations salariales sont toujours au point mort, et elle se réalise sur le dos des suppressions d’effectifs et d’investissements.

Les conditions de travail sont dégradées, les plans de transport sont réduits, ce qui prive les usagers de trains dont ils ont besoin, des dizaines de guichets sont supprimés dans les gares où les files d’attentes s’allongent (en Région parisienne et en PACA notamment), la Direction annonce que nous ne serons pas en capacité de réaliser les opérations de maintenance mi-vie des TER donc qu’elle va externaliser 30 % de la charge, la Direction reporte des opérations de maintenance de l’infrastructure, le plan de régénération des lignes n’est pas tenu par manque de bras et de compétences, les grèves se multiplient dans les postes d’aiguillage car les emplois nécessaires ne sont pas là…

De manière moins visible, mais pourtant identique, le système ferroviaire souffre, comme le secteur de l’énergie, d’une stratégie financière qui nie les besoins industriels. L’avenir du système ferroviaire n’est pas assuré par les résultats financiers, au contraire, ils sont la raison d’une accélération de la dégradation.

Les 890 millions de résultat net annoncés pour 2021 ne doivent pas être augmentés pour satisfaire les appétits financiers ou les objectifs de privatisation. Ils doivent être réduits pour apporter des solutions aux besoins sociaux des usagers et des cheminots : des TET et TGV supprimés peuvent être remis en place, des guichets peuvent être rouverts, des embauches peuvent être déclenchées…

La Fédération CGT des Cheminots appelle la Direction SNCF et le Gouvernement à ouvrir de vastes négociations pour assurer le développement du service public ferroviaire marchandises et voyageurs et l’amélioration de sa qualité, déclencher immédiatement les embauches nécessaires, répondre aux attentes des cheminots en matière d’augmentation des salaires et de droits sociaux, et stopper les processus de privatisation.

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LE 31 MARS 2022 : LA MANIFESTATION D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

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La casse de l’entreprise publique SNCF à travers l’ouverture à la concurrence vise, dans les faits, à détruire un bien inestimable de la Nation et à saccager les droits des cheminots pour servir des intérêts particuliers. Direction SNCF et Gouvernement marchent main dans la main. Nous ne plierons pas ! Pour le développement du service public ferroviaire et pour le progrès social, nous transporterons le débat dans les rues de Paris le 31 mars prochain !

En dépit d’une période complexe, chacun des combats engagés par la CGT démontre la disponibilité des salariés en général et des cheminots en particulier à répondre présents aux actions revendicatives.

Tenir le cap du service public ferroviaire, le maintien et le développement de nos droits sociaux et ne rien lâcher sur l’impérieuse nécessité de combattre la concurrence entre salariés est une lutte que nous devons mener ensemble, massivement, unis et déterminés.

Quand certains ont baissé la garde, que d’autres sont déjà dans les cordes, s’accommodant des reculs imposés par la direction et le patronat ferroviaire, la Fédération CGT des Cheminots fait le choix d’affronter celles et ceux qui veulent en finir avec le train public afin de créer les conditions d’une riposte plus globale !

C’est tout le sens de la manifestation nationale des cheminots du 31 mars prochain à Paris !


Une participation massive des actifs et retraités à cet événement est donc indispensable ! Cela viendra ajouter une nouvelle pierre à l’édifice que nous bâtissons ensemble afin de poursuivre le combat contre l’effacement du train public en France et le sabotage de nos conditions sociales.

Ouverture à la concurrence, stratégie d’auto concurrence en interne avec la création de filiales, concurrence entre salariés, casse des repères collectifs, dépeçage du Statut et du régime spécial, précarisation de l’emploi, siphonage des effectifs, gel des salaires, non augmentation des pensions, attaques sur nos facilités de circulation, menaces sur nos droits : la liste est longue des raisons de la colère !

La direction SNCF actuelle veut multiplier le trafic ferroviaire par 2 ? En vérité, sa calculatrice est bloquée sur les divisions et les soustractions sauf quand il s’agit d’engager l’argent du GPU dans des achats inconsidérés afin d’étendre sa visibilité à l’étranger, à l’image de la direction précédente.

D’autres solutions existent et nous savons comment faire ! La Fédération CGT des Cheminots porte un autre projet, global, qui répond à la fois aux besoins des populations, aux exigences du service public, à l’amélioration des conditions sociales et de travail des cheminots, en dehors de toute concurrence et de dumping social.

Oui, cheminotes et cheminots, notre bataille quotidienne pour le développement du service public ferroviaire et pour le progrès social doit donc sortir de l’entreprise et être portée publiquement car notre action collective et intergénérationnelle est en vérité une action d’intérêt général !

Soyons fiers de ce que nous sommes et ne baissons pas la garde !

10 000 cheminotes et cheminots sont attendus dans les rues de Paris le 31 mars prochain ! Venez amplifier la mobilisation et grossir les rangs de celles et ceux qui refusent la fatalité et comptent bien démontrer, qu’avec la CGT, un véritable service public ferroviaire et des conditions de travail décentes ne sont pas des options mais LA solution !

LE 31 MARS 2022,
ENGAGEONS-NOUS ET MANIFESTONS À PARIS !
LA LUTTE DES CHEMINOTS EST D’INTÉRÊT GÉNÉRAL !

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LA MOBILISATION DES CHEMINOTS L’EMPORTE SUR L’IRRESPONSABILITÉ DE LA DIRECTION !

Communiqué unitaire CGT - Sud Rail

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Les cheminots vont entamer la huitième année de blocage général des salaires à la SNCF, dans un contexte où les conflits salariaux se multiplient dans de nombreuses entreprises du pays sur la question du pouvoir d’achat.

La fédération CGT des cheminots et la fédération SUD-Rail ont acté, dès novembre, l’échec de la réunion de négociation annuelle obligatoire sur les salaires, en demandant la tenue rapide d’une nouvelle négociation, sans réponse de la direction…

Cette absence de négociation concertée se cumule avec une perte de rémunération liée à la suppression de TGV décidée par la direction SNCF. Elle aura attendu 72h avant le début de la grève pour, de manière totalement désordonnée, sûrement dans une volonté de division, prendre contact avec les syndicats.

Suite à ces contacts, la direction a acté publiquement « la rupture des négociations » sans en aviser les organisations syndicales. Malgré le dépôt d’une alerte sociale et d’un préavis, la direction a fait le choix du pourrissement. Le premier écrit des propositions de la direction a été transmis aux organisations syndicales à 20h00, moment du début de la grève.

La fédération CGT des cheminots et la fédération SUD-Rail dénoncent la méthode déployée par la direction, qui préfère négocier par médias interposés plutôt que d’organiser une véritable négociation avec l’ensemble des acteurs autour de la table.

En responsabilité, la CGT et SUD-Rail ont mené des discussions au niveau local qui permettent la victoire sur une partie des revendications et d’acter la suspension du préavis de grève.

Pour autant, le contentieux demeure avec la direction nationale SNCF sur la question des salaires et de l’emploi et nous revendiquons la tenue, dans les plus brefs délais, d’une réouverture de négociations salariales ainsi qu’une négociation emploi pour 2022.

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SOUTIEN TOTAL AUX CHEMINOTS GRÉVISTES !

Communiqué

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Depuis quelques heures, se développe une surenchère médiatique alimentée par les interventions de la direction SNCF, contre les cheminots grévistes.
Cette attitude ne participe pas à la compréhension de la situation et à la recherche de solution, au contraire.
La Fédération CGT refuse de participer à ce spectacle médiatique mais estime nécessaire d’apporter des clarifications sur la situation.

Il n’y a aujourd’hui aucun préavis national de grève CGT à la SNCF.

En revanche, depuis plusieurs mois, des conflits locaux éclatent parce que la situation est intenable pour les cheminots et que la Direction refuse toute négociation centrale. Au fur et à mesure que les collectifs de travail « craquent », des grèves locales sont donc déclenchées. Elles ne sont pas coordonnées entre elles, mais elles peuvent se retrouver sur la même période comme c’est le cas aujourd’hui avec le conflit du Transilien, la grève de l’Axe TGV Sud-Est et plusieurs grèves sur les réseaux TER. Il ne s’agit pas de « cibler les vacances », comme cela a pu être dit par des esprits mal intentionnés, puisque cela n’a aucun sens au Transilien ou au TER. Les cheminots réagissent collectivement lorsque le ras-le-bol atteint son maximum.

Depuis deux mois, nous vivons une accélération de cette situation, et il est probable qu’elle se prolonge en 2022 si la Direction continue à refuser de répondre aux problèmes soulevés, à savoir les questions d’emplois et de rémunération.

Par exemple, la Direction SNCF profite du COVID pour supprimer en catimini des trains qu’elle juge « non rentables », notamment des TGV. Or, une large partie de la rémunération des conducteurs (et c’est vrai dans d’autres métiers) est liée à la charge de travail. Les conducteurs ont donc subi une baisse de rémunération de 200 € par mois en moyenne depuis le début de l’année. Ce n’est pas acceptable !

La CGT a proposé une refonte de la prime traction pour éviter ces situations. La Direction a refusé en bloc la proposition. Donc les conflits éclatent depuis plusieurs mois dans les Établissements Traction. Le conflit du TGV Atlantique, il y a quelques semaines, aurait dû faire prendre conscience à la Direction SNCF que nos alertes étaient sérieuses. Mais celle-ci a préféré temporiser et régler uniquement la situation Atlantique. C’est donc bien elle qui a la « culture de la grève » puisqu’elle n’apporte de réponse aux problèmes que lorsqu’un conflit éclate.

Ce n’est pas spécifique aux agents de conduite : les agents d’entretien du Matériel, ceux de l’Equipement, les contrôleurs, les agents des gares, les agents de la Police ferroviaire, et bien d’autres, expriment leur mécontentement sous différentes formes depuis des mois, sans obtenir satisfaction. Ce n’est donc pas à nous qu’il faut faire le reproche de l’absence de négociations.

Concernant l’emploi, le rythme des suppressions s’est encore accéléré, dans une logique purement financière, et cela impacte gravement la qualité de la production. Sur certaines lignes, nous ne pouvons plus faire rouler que la moitié des trains parce que nous manquons de personnel de conduite, de contrôleurs, ou parce que les visites d’entretien règlementaires n’ont pas pu être faites sur le matériel roulant. Là encore, le coup de colère du Conseil Régional Hauts-de-France aurait dû alerter la Direction SNCF. Mais une nouvelle fois, elle a préféré temporiser et n’apporter qu’une solution sur la « zone chaude » en débloquant 200 recrutements sur ce service.

Nous n’avons plus les moyens de produire en qualité mais malgré cela, la Direction continue à faire des restructurations de service les unes derrière les autres, sans que personne ne comprenne plus rien de leur logique ou de leur utilité, ce qui démoralise grandement les collègues.

Le Gouvernement n’est pas exempt de responsabilité au contraire. En enfermant le système ferroviaire dans une équation économique intenable, il est à l’origine des problèmes actuels.

La CGT ne taira pas les revendications des salariés, même si on la traîne dans la boue dans les médias.

La seule solution aux crises actuelles à répétition, c’est d’apporter des réponses aux revendications.

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

 

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