Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

ACCIDENT MORTEL À MASSY

Communiqué de presse

| Espace presse

Dimanche 25 juillet en fin d’après-midi, un tragique accident entraînant la mort d’un collègue est survenu à Massy, en Banlieue Parisienne.

La famille cheminote est une nouvelle fois endeuillée.

Nos premières pensées vont à la famille et aux proches de la victime. Sans présager des circonstances exactes de l’accident et des conclusions de l’enquête, la Fédération CGT des Cheminots rappelle, et le rappellera autant de fois que nécessaire, que le milieu ferroviaire est dangereux.

C’est pourquoi, la sécurité des personnels et des circulations doit demeurer une priorité absolue. Cela passe par une maîtrise publique du réseau, avec des personnels formés et appliquant des règles strictes de sécurité.

La Fédération CGT des cheminots mettra tout en œuvre pour que la lumière soit faite sur les circonstances de ce tragique accident.

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LA CGT CHEMINOTS INTERPELLE LA DIRECTION SNCF

Annonces gouvernementales

| Espace presse

Les annonces faites le 12 juillet par le Président de la République impactent une nouvelle fois l’Entreprise SNCF, en imposant des restrictions aux déplacements longue distance, tout en imposant une obligation vaccinale à certains personnels qui, jusqu’à présent, n’avaient pas été considérés par le Gouvernement comme « prioritaires » pour les masques puis pour les vaccins.

Ces mesures prises par le Gouvernement interrogent à bien des égards sur leur mise en oeuvre, et les conséquences qu’elles entraînent. Il serait totalement inacceptable qu’elles conduisent à des sanctions disciplinaires ou financières.

Par ailleurs, les annonces sur le champ social apparaissent inacceptables pour la Fédération CGT des cheminots, et singulièrement concernant la suppression des régimes spéciaux et l’allongement de la durée de cotisation pour tous les salariés.

Aussi, la Fédération CGT des cheminots a décidé de déposer une alerte sociale sur les points suivants :

OBLIGATION VACCINALE

  • À quels cheminots la Direction va-t-elle l’appliquer ?
  • Quelles conséquences en cas d’absence de vaccination ?
  • Comment respecter le secret médical ?
  • Accès aux cabinets médicaux pour la vaccination des actifs, ayants droit et retraités ;
  • Quels moyens pour assurer la vaccination de tous ceux qui le souhaitent ? Quels accès aux tests salivaires dans nos cabinets ?

PASS SANITAIRE

  • Concernant les contrôles en gare et dans les trains, qui sera en charge de les réaliser ?
  • Quelle organisation et renforts pour la gestion des flux en gare ?
  • Quelles mesures et procédures commerciales pour les usagers empêchés de prendre le train ?
  • Quelle définition des « trains longue distance » ?
  • Quelles conséquences sur le plan de transport ?

RÉFORME DES RETRAITES

  • Refus catégorique de toute suppression du régime spécial, de l’allongement de la durée de cotisation ou du recul de l’âge de départ pour tous les salariés.

La Fédération CGT des cheminots exige de la direction SNCF qu’elle apporte des réponses claires et précises quant à la situation générée par les annonces du Président de la République.

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UNE NOUVELLE ÉTAPE FRANCHIE ET RÉUSSIE !

Grève nationale du 1er juillet

| Espace presse

15 % des cheminots se sont mobilisés dans le cadre de l’appel à la grève nationale lancée par la seule CGT des cheminots.

Engageons-nous en perspective d’une période estivale revendicative et une rentrée offensive !

La mobilisation de ce jour traduit le mécontentement grandissant à la SNCF.

Les sujets ne manquent pas : emplois, salaires, concurrence, conditions de travail, statut social pour les cheminots…

Si certains sujets doivent se traiter au plan national, beaucoup d’autres peuvent être réglés localement. C’est tout le sens des plus de 446 initiatives locales, à l’initiative de la CGT, recensées en mai et juin.

Parallèlement aux batailles contre les réorganisations, pour des recrutements supplémentaires, l’amélioration des conditions de travail et de meilleurs salaires, de nombreuses actions ont été organisées pour maintenir un guichet, une gare ouverte ou préserver une ligne ferroviaire.

La conviction des cheminots de devoir agir est forte, des avancées intéressantes ont été obtenues.

La journée de grève de ce jour met en exergue la convergence de l’ensemble des actions locales sur des sujets qui nous touchent tous.

Après le rassemblement de plus de 3 000 cheminots le 22 juin dernier devant le siège de la direction, ce sont donc près d’un cheminot sur 6 qui ont agi par la grève ce 1er juillet. Preuve que les revendications ne sont pas mises sous l’éteignoir de la crise sanitaire. Les cheminots sont debout !

Si la crise sanitaire a mis entre parenthèses les interactions sociales, le patronat et donc la direction SNCF n’ont pas fait de pause dans la casse sociale.

Au regard de la densité des sujets, souvent complexes à appréhender, les militants CGT resteront bien présents et disponibles sur les lieux de travail dans les prochaines semaines pour poursuivre les échanges avec tous les cheminots afin d’éclairer sur les enjeux et informer sur nos propositions.

La Fédération CGT des Cheminots se félicite de la réussite de cette journée et poursuivra sa démarche, étape par étape, pour gagner un rapport de force d’envergure permettant d’obtenir satisfaction sur les revendications !

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POURQUOI LES CHEMINOTS SONT EN GRÈVE LE 1ER JUILLET PROCHAIN ?

| Espace presse

Les cheminotes et cheminots qui ont été, comme d’autres salariés de ce pays, en première ligne pendant la période de pandémie, parce que chargés de la continuité du service public, sont aujourd’hui remerciés par la direction SNCF et le Gouvernement à coup de restructurations, de casse de leur statut social avec, en filigrane, la disparition programmée du service public ferroviaire.

La situation actuelle se résume en quelques grands axes :

La stratégie du Gouvernement et de la SNCF, c’est :

  • Créer le marché ferroviaire, c’est-à-dire transformer le système ferroviaire en un ensemble de petites concessions, soumises à concurrence. La spécificité du mode ferroviaire (transport guidé sur un réseau interconnecté) n’est pas prise en compte, on essaye de libéraliser sur le modèle de ce qui a été fait dans le routier. Cette balkanisation crée de l’inefficacité dans l’exploitation : il est plus difficile de remplir les trains. Or, l’existence de ces petits marchés dans un modèle purement concurrentiel dépend de leur rentabilité.
  • Désengager progressivement l’État. Comme le train est de plus en plus cher, l’Etat a déterminé un réseau dit « structurant » (de métropole à métropole) sur lequel il accepte d’investir. Pour le reste, il a commencé par diminuer sa contribution dans les contrats de plan État-Région. Il veut aujourd’hui transférer la propriété des lignes de desserte fine du territoire (un tiers du réseau) aux Régions.
  • Transformer l’entreprise publique SNCF. Après avoir été éclatée en 2 (1997), puis en 3 (2014) et en 5 (2018), le modèle recherché est désormais celui d’une multinationale de PME. Comme dans le transport urbain, la SNCF est appelée à créer une filiale pour chaque marché qu’elle obtient. C’est une manière de diviser le corps social, mais aussi de développer la profitabilité du groupe puisque chaque unité économique génère des revenus pour la holding.
  • Développer l’exploitation des salariés, avec le blocage des négociations sur la CCN ferroviaire, l’arrêt du recrutement au Statut, une politique de dumping social interne, et l’externalisation massive de charges de travail.

Le groupe public SNCF continue de se transformer par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées. La direction tente également de gommer les normes et les garanties sociales existantes. Elle souhaite mettre en place les préconisations du patronat de la branche ferroviaire en matière de classification et de rémunération des métiers afin d’abaisser les conditions sociales.

C’est pourquoi, le 18 mai dernier, la Fédération CGT des Cheminots a interpellé la direction SNCF sur le malaise grandissant au sein de notre entreprise.

Face au silence de la direction SNCF et après de multiples interpellations, la Fédération CGT a donc pris ses responsabilités et appelle les cheminots à agir par la grève nationale tous services le 1er juillet prochain.

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3 000 !

Communiqué

| Espace presse

En effet, ce sont près de 3 000 cheminotes et cheminots qui ont répondu à l’appel de la Fédération CGT ce  22 juin !
Par leur mobilisation, ils ont réaffirmé leur opposition à la jungle sociale promise par la direction.
Le 1er juillet prochain, ils hausseront à nouveau le ton dans le cadre d’une grève nationale tous services !

La direction SNCF et le Gouvernement entendent poursuivre la privatisation de la SNCF et la casse des conditions sociales de tous les cheminots.
L’ouverture à la concurrence est le fil rouge qui a conduit Gouvernement et direction SNCF à écrire ensemble la réforme de 2018 qui vise à l’éclatement de l’entreprise publique.
C’est pour favoriser l’ouverture à la concurrence qu’ils ont modifié le statut juridique de l’entreprise, qu’ils ont éclaté la SNCF en sociétés anonymes, qu’ils ont signé la fin des embauches au Statut, qu’ils ont créé de multiples contrats de travail, différents selon les SA, les établissements, les régions, qu’ils ont ajouté à la loi dite « du pacte ferroviaire » une multitude d’ordonnances, de textes de loi visant à éclater le réseau, à livrer les infrastructures aux régions pour les concéder plus tard aux opérateurs de toute nature.
Aujourd’hui, la direction SNCF entend positionner ses propres filiales dans les appels d’offres, envisage les transferts des cheminots de la SNCF et surtout, espère bien les priver de leurs droits sociaux. C’est inacceptable !
Les cheminots ont besoin de réponses positives concernant principalement trois axes :

• Les questions budgétaires, particulièrement leurs volets recrutements et augmentation générale des salaires ;
• L’organisation de la production, les conditions de travail et l’avenir des activités de transport de marchandises, de voyageurs, et de l’infrastructure ;
• Le futur statut social (à l’échelle du groupe et de la branche), le maintien des facilités de circulation pour les actifs et les retraités.

La Fédération salue les cheminotes et cheminots qui se sont mobilisés le 22 juin pour le service public ferroviaire, mais aussi pour un service public de l’énergie, aux côtés de nos collègues et camarades énergéticiens. Il faut maintenant faire monter la pression !

1er JUILLET : LA GRÈVE NATIONALE TOUS SERVICES !

Le groupe public SNCF continue de se transformer par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées. La direction tente également de gommer les normes et les garanties sociales existantes. Elle souhaite mettre en place les préconisations du patronat de la branche ferroviaire en matière de classification et de rémunération des métiers afin d’abaisser les conditions sociales.
Suppression de 1 à 2 % des effectifs pour 2021, 7e année de gel salarial, remise en cause des Facilités de Circulation : ça suffit, d’autant que les moyens existent !

ENSEMBLE, EXIGEONS :

• De réelles négociations pour un statut social de haut niveau ;
• L’arrêt des réorganisations ;
• La ré-internalisation, dans toutes les activités, des charges de travail sous-traitées ;
• Un véritable plan de relance du fret et du voyageur dans le cadre du service public SNCF ;
• L’augmentation des cadres d’organisation et des recrutements ; le remplacement systématique des départs en retraite par des embauches ;
• La mutualisation des moyens et l’amélioration de l’organisation de la production ;
• L’augmentation générale des salaires pour tous les cheminots et la revalorisation des primes de travail ;
• Le maintien et l’amélioration des droits aux facilités de circulation pour les actifs et retraités ;
• Un positionnement de la direction pour empêcher le Gouvernement de mettre en œuvre une nouvelle réforme de notre régime spécial à travers son projet de décret retraites ;
• L’arrêt des processus de filialisation dans le cadre des appels d’offres TER ;
• Des droits équivalents à ceux des statutaires pour tous les contractuels.

Par conséquent, la Fédération CGT des Cheminots appelle l’ensemble des cheminotes et cheminots, quel que soit leur métier, leur grade, À CESSER LE TRAVAIL du 30 juin 19h00 au 02 juillet 2021 08h00.
La Fédération CGT a proposé aux 3 autres fédérations représentatives nationalement de construire cette démarche de manière unitaire. L’alliance « UNSUDFDT » n’a pas jugé utile de s’associer à cette démarche, puisque ne « partageant » pas le contenu revendicatif.
Dont acte, la Fédération CGT des Cheminots, comme à l’accoutumée, prend ses responsabilités.

CONTRE LA JUNGLE SOCIALE,

POUR NOS SALAIRES, NOS EMPLOIS, NOS DROITS,
POUR UN STATUT SOCIAL DES CHEMINOTS PROTECTEUR :

TOUS EN GRÈVE LE 1er JUILLET !

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ÉNERGIE ET TRANSPORT FERROVIAIRE : Un sens commun : des services publics d’avenir pour les usagers !

Tract commun

| Espace presse

Marquée par une politique axée essentiellement sur la libéralisation du marché du rail comme étant la seule solution aux problèmes survenus ces dernières années, la convergence des luttes semble être incontournable alors que nous constatons les mêmes attaques européennes et gouvernementales en direction du secteur énergétique.

C’est le mot d’ordre donné par les fédérations syndicales CGT Cheminots et Mines-Énergie pour faire de la journée du 22 juin, une journée de lutte comme réponse des agents à une politique de casse des services publics du rail et de l’énergie.

Dans une période où la Commission européenne et le gouvernement veulent démanteler encore plus le secteur énergétique, la FNME-CGT porte un projet ambitieux mais réaliste, un Programme Progressiste de l’Énergie. La FNME-CGT rappelle que l’énergie n’est pas une marchandise mais un bien vital. L’État doit reprendre la main en se dotant d’une politique énergétique offensive. La FNME-CGT exige le retour à 2 EPIC (Établissements Publics à Caractère Industriel et Commercial) nationalisés de l’électricité et du gaz. Exigeons le bilan de la dérèglementation qui a détruit 75 ans de service public de l’électricité et du gaz. Ne laissons pas, par exemple, la Commission européenne imposer au gouvernement une réforme de désintégration d’EDF au travers le projet Hercule. Imposons d’autres solutions pour l’avenir de l’énergie, notre bien commun.

« L’électricité, le gaz ce n’est pas pour le privé c’est un droit pour tous les usagers ». Ce slogan donne du sens dans la bataille du 21ème siècle pour l’avenir du service public de l’énergie.

Dans le domaine ferroviaire, l’Etat s’apprête à se désengager du service public au nom des mêmes règles européennes. La concurrence est imposée alors qu’elle ne règlera aucune des difficultés rencontrées par les usagers et qu’elle complexifiera le système, affaiblissant la sécurité, l’offre et l’égalité d’accès des citoyens au train. La CGT veut porter le débat d’une réappropriation publique de l’entreprise SNCF et d’un véritable engagement de l’Etat en faveur du transport public ferroviaire. L’énergie et les transports sont des services publics essentiels à la réponse aux besoins de la Nation. Le gouvernement doit en prendre conscience et affirmer à Bruxelles que la libéralisation des marchés est un accélérateur des problèmes.

Libéralisation et dérèglementation = plus de précarité énergétique et plus d’incidents techniques sur le réseau ferroviaire.

Ensemble, cheminots – électriciens – gaziers et énergéticiens le 22 juin sera une journée de lutte convergente pour la défense de nos services publics

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INVITATION CONFÉRENCE DE PRESSE DU 9 JUIN 2021

| Espace presse

PRIVATISATION SNCF

CONTRE LA JUNGLE SOCIALE, POUR NOS SALAIRES, NOS EMPLOIS, NOS DROITS, POUR UN STATUT SOCIAL UNIQUE POUR TOUS LES CHEMINOTS, POUR UNE ENTREPRISE PUBLIQUE SNCF UNIQUE ET INTÉGRÉE.

Mesdames, Messieurs,

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme : le système ferroviaire est dans une impasse (structurelle et financière) qui conduit à son affaiblissement, à des reculs sociaux sans précédent, et donc à de nouveaux épisodes de conflictualité très dure.

En France, le patronat s’est fixé l’objectif de remettre en cause tous les droits et repères collectifs des salariés. Il est secondé par le Gouvernement qui modifie la loi en conséquence et s’attaque à la protection sociale.

La branche ferroviaire a été créée dans ce contexte : contrairement aux autres conventions collectives, qui ont été écrites pour généraliser des droits arrachés dans certaines entreprises, la CCN ferroviaire est pensée par le Gouvernement et le patronat en opposition au Statut des cheminots de la SNCF et pour déconstruire les droits qu’il contient. Il en résulte une absence de négociation réelle et donc des démarches unilatérales du patronat qui ne sont pas acceptables.

Le groupe public SNCF se construit par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées. La poursuite de l’externalisation des charges de travail, l’annonce de créations de filiales pour chaque « marché », aussi petit soit-il, ne peuvent pas conduire à un modèle social ou économique intégré. Comme dans le privé, cette atomisation de la production ne laisserait plus de place pour la carrière des salariés, leur mutation volontaire ou encore leur représentation syndicale. La régulation des effectifs se ferait par les licenciements et les démissions. Ce serait la jungle sociale !

Conséquences sur l’efficacité de la production et la sécurité du système ferroviaire.

Notre mode de transport guidé sur réseau interconnecté et les exigences des usagers vis-à-vis de leur bien commun qu’est le service public sont des spécificités du système ferroviaire. On ne les apprend ni dans les écoles de commerce ni dans les start-up.

Le meilleur exemple est la situation du transport de marchandises dont la dérégulation, vantée pendant 15 ans par la direction, a provoqué un effondrement durable.

La finalité de ces évolutions est la privatisation, ce qui explique les choix du Gouvernement.

C’est d’ailleurs pourquoi le Gouvernement et la direction jugent indigne de maintenir les « petites lignes » au sein du réseau ferré national en les transférant à d’autres gestionnaires, ne se préoccupant plus de leur avenir.

Les cheminots ne distinguent pas encore très bien quel avenir leur est réservé, mais les évolutions du quotidien accroissent déjà le malaise et la colère.

La direction, que ce soit au niveau de la branche ou dans le Groupe Public Unifié (SNCF), démultiplie les concertations, notamment sur le cadre social, mais nous ne constatons aucune évolution au fil des réunions, alors même que les SA poursuivent leur tâche de décomposition des règles existantes.

La direction rassure le Gouvernement. Les cheminots passent manifestement au second plan.

Pour la CGT, ils doivent redevenir la priorité, car ce sont eux qui produisent quotidiennement le service public ferroviaire. Ils l’ont montré pendant la crise sanitaire et n’en ont retiré que mépris du Gouvernement.

Nous considérons que les cheminots ont besoin de réponses positives concernant principalement trois axes :

  • Les questions budgétaires, particulièrement leurs volets « emploi » et « salaires » ;
  • L’organisation de la production, les conditions de travail, et l’avenir des activités de transport de marchandises, de transport de voyageurs, et de l’infrastructure ;
  • Le futur statut social (à l’échelle du groupe et de la branche).

Par ailleurs, afin de porter le débat public sur l’avenir de la SNCF, la Fédération CGT des Cheminots a édité un document comportant 21 propositions pour le développement du service public SNCF de voyageurs et un nouveau numéro de « La Vraie Info » tiré à 500 000 exemplaires qui fait suite au même exercice accompli sur le FRET SNCF il y a quelques mois.

La situation sociale est tendue chez les cheminots.

C’est pourquoi nous vous convions à une conférence de presse nationale le :
Mercredi 09 juin 2021
11 h 00
A Montreuil, siège de la CGT
263, rue de Paris
Salle Serge Hebras

Aussi, nous serons heureux de vous accueillir afin de répondre à vos questions.

Comptant sur votre présence,

Bien cordialement

Cédric ROBERT
Secrétaire Fédéral CGT des Cheminots

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Lettre ouverte à M. Jean-Pierre Farandou, président-directeur général de SNCF

| Espace presse

Monsieur le Président,

La Fédération CGT des cheminots tire le signal d’alarme : le système ferroviaire est dans une impasse (structurelle et financière) qui conduit à son affaiblissement, à des reculs sociaux sans précédent, et donc à de nouveaux épisodes de conflictualité très dure.

En France, le patronat s’est fixé l’objectif de remettre en cause tous les droits et repères collectifs des salariés. Il est secondé par le Gouvernement qui modifie la loi en conséquence et s’attaque à la protection sociale.

La branche ferroviaire a été créée dans ce contexte : contrairement aux autres conventions collectives, qui ont été écrites pour généraliser des droits arrachés dans certaines entreprises, la CCN ferroviaire est pensée par le Gouvernement et le patronat en opposition au Statut des cheminots de la SNCF et pour déconstruire les droits qu’il contient. Il en résulte une absence de négociation réelle et donc des démarches unilatérales du patronat qui ne sont pas acceptables.

Le groupe public SNCF se construit par mimétisme du fonctionnement des entreprises privées. La poursuite de l’externalisation des charges de travail, l’annonce de créations de filiales pour chaque « marché », aussi petit soit-il, ne peuvent pas conduire à un modèle social ou économique intégré. Comme dans le privé, cette atomisation de la production ne laisserait plus de place pour la carrière des salariés, leur mutation volontaire ou encore leur représentation syndicale. La régulation des effectifs se ferait par les licenciements et les démissions. Ce serait la jungle sociale !

Par ailleurs, nous voyons poindre une « anarchie organisée » entre produits, établissements et sociétés (SA), qui vise à brouiller les repères pour mieux déconstruire les droits des cheminots. Les contrats de travail des nouveaux embauchés, la liberté de ne plus appliquer la règlementation existante, de faire ses propres règles, d’organiser le dialogue social dans son coin selon ses propres choix, tout cela semble brouillon, mais procède d’une logique unique : effacer la SNCF et les cheminots. Cette désorganisation volontaire va aussi avoir de graves conséquences sur l’efficacité de la production et la sécurité du système ferroviaire. Notre mode de transport guidé sur réseau interconnecté et les exigences des usagers vis-à-vis de leur bien commun qu’est le service public sont des spécificités du système ferroviaire. On ne les apprend ni dans les écoles de commerce ni dans les start-up.

Le meilleur exemple est la situation du transport de marchandises dont la dérégulation, vantée pendant 15 ans par la direction, a provoqué un effondrement durable.

La finalité de ces évolutions est la privatisation, ce qui explique les choix du Gouvernement. La trajectoire économique du « Pacte » de 2018 n’est donc pas destinée à assurer la pérennité du système ferroviaire français, mais plutôt à imposer la profitabilité de chaque segment du groupe public pour rembourser la dette de l’État, se substituer à lui dans le financement des investissements d’infrastructures publiques, puis à aiguiser les appétits des actionnaires.

C’est d’ailleurs pourquoi le Gouvernement et la direction jugent indigne de maintenir les « petites lignes » au sein du réseau ferré national en les transférant à d’autres gestionnaires, ne se préoccupant plus de leur avenir.

Dans la situation actuelle, la crise sanitaire masque un certain nombre de mécontentements, les cheminots ne distinguent pas encore très bien quel avenir leur est réservé, mais les évolutions du quotidien accroissent déjà le malaise et la colère.

La direction, que ce soit au niveau de la branche ou dans le groupe public unifié, démultiplie les concertations, notamment sur le cadre social, mais nous ne constatons aucune évolution au fil des réunions, alors même que les SA poursuivent leur tâche de décomposition des règles existantes.

La direction a signé récemment un accord sur le dialogue social avec toutes les organisations syndicales. Nous constatons quelques mois plus tard que la hiérarchie des normes entre négociations de groupe et de société n’est déjà plus respectée. Alors que le sujet du cadre social de groupe n’est pas encore bouclé, les SA convoquent déjà leurs propres bilatérales avec l’objectif de réduire les droits des cheminots. Les discussions sont d’autant plus nombreuses que les décisions sont déjà prises (abrogation du dictionnaire des filières, suppression de la grille et des notations, donc liquidation du Statut). Cela ne laisse aucun espace pour intégrer les revendications des cheminots portées par la CGT (nombre de métiers, hausse des salaires minimums, sécurité de l’emploi, grille salariale basée sur la reconnaissance des diplômes et de l’ancienneté, etc.)

La Fédération CGT des cheminots a donc décidé qu’elle ne participerait plus à ce qui s’apparente de plus en plus à une mascarade. Nous l’avons toujours dit : dans un contexte de forte dégradation de l’ambiance dans l’entreprise, les négociations doivent produire des effets positifs mesurables par les cheminots dans leur quotidien. Nous en sommes loin.

La direction rassure le Gouvernement et les cheminots passent manifestement au second plan. Pour la CGT, ils doivent redevenir la priorité, car ce sont eux qui produisent quotidiennement le service public ferroviaire. Ils l’ont montré pendant la crise sanitaire et n’en ont retiré que mépris du Gouvernement.

Renouer le dialogue, la confiance et regagner l’efficacité de la production ne se fait pas uniquement par des discours ou des concertations, mais bien par des négociations apportant satisfaction aux revendications.

Pour rappel, nous considérons que les cheminots ont besoin de réponses positives concernant principalement trois axes :

  • Les questions budgétaires, particulièrement leurs volets « emploi » et « salaires » ;
  • L’organisation de la production, les conditions de travail, et l’avenir des activités de transport de marchandises, de transport de voyageurs, et de l’infrastructure ;
  • Le futur statut social (à l’échelle du groupe et de la branche), le maintien des facilités de circulation pour les actifs et les retraités.

Les tensions et conflits ne pourront que croître en l’absence d’actes significatifs sur ces sujets, car les cheminots agiront avec la CGT pour ne pas rester dans la situation actuelle.

Si la CGT sait prendre ses responsabilités lors des négociations, elle sait aussi les prendre pour gagner par la lutte le déblocage de situations insupportables pour les cheminots.

Dans l’attente de vous lire, recevez, Monsieur le Président, l’expression de mes respectueuses salutations.

Laurent BRUN
Secrétaire Général

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ERMEWA VENDU AUX ENCHÈRES !

Fret ferroviaire

| Espace presse

Dans un contexte de réduction de l’offre de fret ferroviaire, c’est pourtant aux enchères que le groupe SNCF vend sa filiale.

Plusieurs candidats ont enchéri jusqu’à ce que le « commissaire-priseur » Farandou adjuge Ermewa pour 3,2 milliards d’euros à deux fonds de pension allemand et québécois (CDQP et DWS) !

Le groupe Ermewa, détenu à 100 % par SNCF depuis 2010, est le deuxième groupe européen de location de wagons et le leader mondial de la location de conteneurs-citernes. Il a réalisé un chiffre d’affaires de 489 M€ pour une marge de 271 M€ en 2020 et emploie près de 1 200 personnes.

Le groupe Ermewa gère une flotte diversifiée de plus de 40 000 wagons et 60 000 conteneurs-citernes et exploite sept ateliers en France et en Allemagne.

Une part très importante de ce matériel roulant provient de FRET SNCF, qui a cédé pour l’euro symbolique tout son potentiel wagon depuis 10 ans.

Fret SNCF loue aujourd’hui ses propres wagons à Ermewa pour 12 millions d’euros par an en moyenne.

En bradant cet actif stratégique qui est un atout majeur pour le fret ferroviaire, État et direction font le choix des marchés financiers internationaux au détriment des besoins de la Nation.

L’Exécutif a décidé de vendre les actifs de la SNCF plutôt que de lui venir en aide directement ; et cela uniquement pour maintenir la trajectoire financière imposée par la réforme de 2018, en dépit du contexte économique de la période.

Le Gouvernement prend le risque de mettre à mal (une nouvelle fois) l’industrie française en cédant cette entreprise à des fonds de pension.

Loin de la politique de relance du FRET ferroviaire et notamment de FRET SNCF, la direction assume totalement cette vente. Pourtant, les locations de wagons pour FRET SNCF s’en trouveront sans nul doute augmentées alors que l’activité est en survie.

Contrairement à ce qui est mis en avant par la direction, il s’agit bien d’une filiale stratégique. La céder prive le groupe SNCF d’un outil de relance du FRET ferroviaire et comporte des risques pour la maintenance SNCF, en charge jusqu’alors de ces wagons.

La vente d’ERMEWA confirme que le plan lancé par le Gouvernement en septembre 2020 s’appuie sur une politique libérale éculée qui ne peut en aucun cas assurer un développement du transport de marchandises par le train.

La Fédération CGT des Cheminots opposée à cette vente dès le début du processus continuera d’exiger la réinternalisation de filiales dans une entreprise unique et intégrée : LA SNCF.

À l’appui des « 13 révolutions » qu’elle a formulées dans son projet « Ensemble pour le FRET » elle continuera de porter un véritable projet de développement pour le FRET ferroviaire !

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Transfert et reprise en gestion de lignes ferroviaires

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La Fédération CGT des Cheminots est informée que le Conseil Régional Occitanie envisage de voter le 12 février prochain le transfert et la reprise en gestion des lignes ferroviaires : Montrejeau – Luchon et Alès – Bessèges.

La Fédération CGT des Cheminots déplore que cette décision, notamment permise par la loi dite « du pacte ferroviaire » de 2018 et par la Loi d’Orientation des Mobilités, soit portée par un exécutif régional de gauche.

Nous réaffirmons que les dispositions contenues dans ces textes visent avant tout à disloquer le système ferroviaire français et sont contraires au développement d’un service public ferroviaire unifié et intégré.

La reprise en gestion des lignes ferroviaires, y compris celles non circulées à ce jour, vient porter un coup supplémentaire à l’unicité du réseau ferroviaire qui reste pourtant un élément structurant et stratégique dans l’aménagement du territoire national.

Cette orientation visant aux transferts des infrastructures ferroviaires aux régions est contraire aux combats menés quotidiennement par les cheminots pour l’avenir du service public ferroviaire.

Les perspectives de transfert de personnel et de rupture des conditions sociales que pourrait entraîner cette décision ne manqueraient pas de provoquer des réactions collectives de la part des cheminots.

La Fédération CGT des Cheminots conteste donc la pertinence de ce choix et dénonce ce projet qui va encore un peu plus éclater le réseau ferré national et porterait, in fine, un nouveau coup à l’entreprise SNCF et aux cheminots.

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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