Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

DÉCONFINEMENT DANS LES TRANSPORTS FERRÉS : MAIS QUE CHERCHE LE GOUVERNEMENT ?

COVID-19

| Espace presse

Le 13 avril 2020, le président de la République annonçait le déconfinement à partir du 11 mai. Le 29 avril, le Premier ministre précisait les activités concernées et les contraintes qui continueront à s’appliquer. La méthode est toujours la même : ils décident sans écouter, puis c’est aux autres d’assumer. La CGT dénonce cette irresponsabilité des pouvoirs publics !

Le Gouvernement a annoncé la reprise généralisée du travail le 11 mai 2020, ainsi que la relance des transports collectifs. En parallèle, il annonce l’obligation de respecter la distanciation, de porter un masque, de limiter les trajets à 100 km, d’avoir une réservation quel que soit le train et demande que priorité soit donnée aux travailleurs aux heures de pointe.

La plupart de ces mesures est, dans les faits, inapplicable. Pour les autres, il faudrait des moyens énormes (et plus de 10 jours de délais) afin de pouvoir les appliquer. Le Gouvernement atteint les limites de l’exercice solitaire du pouvoir. Il est inacceptable qu’il ne change pas de méthode dans le cadre d’une crise sanitaire !

La distanciation, oui, mais comment ?

Cette mesure est une préconisation des scientifiques (l’OMS recommande même 2 mètres). Le Gouvernement ne la met pas en place : il en impose le principe pour se couvrir et renvoie la responsabilité aux opérateurs de transport et au civisme de la population. C’est littéralement inconsistant !

Pour des questions techniques, les circulations seront limitées entre 50 et 70 % du plan de transport habituel. Puisque la capacité doit être limitée à « 1 siège sur 2 » (donc personne debout), elle sera de 20 % (pour les RER) à 50 % (pour les TET et TGV) de la capacité habituelle.

Le manque de matériel et la saturation des infrastructures ne permettront pas de renforcer la composition des trains aux heures de pointes. L’offre sera donc bloquée dans le meilleur des cas entre 10 et 20 % de l’offre habituelle. Pour assurer la distanciation, il est donc impératif que l’affluence des usagers ne dépasse pas ces chiffres. Si l’affluence est trop importante, il n’y aura pas de bonne solution : que les usagers soient bloqués sur les quais, dans les halls ou devant les gares, ils ne pourront pas se déplacer et il y aura une promiscuité dangereuse du point de vue sanitaire.

Le Gouvernement ne fait rien pour assurer la mise en oeuvre de ses décisions. Il se contente de voeux pieux ! Pourquoi n’a-t-il pas travaillé le déconfinement ? Pourquoi a-t-il fait le choix de ne rien planifier ? Il pourrait, par exemple, soumettre la reprise d’activité des entreprises à une autorisation administrative en lien avec les besoins de transport générés et la capacité des transports collectifs à l’assumer.

S’en remettre à la chance, c’est abandonner son rôle de pouvoirs publics !

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Faute de convaincre, le gouvernement choisit la contrainte et le passage en force!

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Samedi, à la suite d’un conseil des ministres annoncé comme dédié aux mesures de prévention contre le coronavirus, on apprenait que le président de la république et le 1er ministre choisissaient d’utiliser l’article 49-3 de la constitution dans le but de couper court aux débats contradictoires à l’assemblée nationale concernant le projet de réforme sur les retraites.

Profiter d’un problème sanitaire grave pour essayer de régler en catimini un conflit social majeur, est pour le moins surprenant voire franchement indécent.

Une nouvelle fois et comme le dénonce la CGT depuis des mois, le gouvernement affiche sa conception du dialogue et de l’écoute … alors qu’il devient compliqué de contesté le rejet massif de ce projet de loi par une très grande majorité de l’opinion publique. Nous sommes bien loin des déclarations présidentielles concernant un soi-disant acte 2 du quinquennat.

Dans la même idée, le premier ministre persiste et signe en écrivant samedi aux organisations syndicales un courrier vantant sa réforme, son esprit d’ouverture et la prise en compte des revendications syndicales dans son projet de loi. INCROYABLE ! Comment dans ces conditions, donner du crédit aux futures « concertations » gouvernementales ?

Face à un tel mépris de la démocratie, la CGT appelle à une riposte massive dans la continuité des mobilisations débutées le 5 décembre. Elle appelle l’ensemble du monde du travail, les retraités et la jeunesse à participer à des rassemblements dès aujourd’hui devant les lieux de pouvoir, symbole de la république mise à mal.

Elle appelle avec l’intersyndicale à faire de la journée du mardi 3 mars, une grande journée de grève et de mobilisations contre ce déni de démocratie.

Montreuil, le 2 mars 2020

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SI TU NE VIENS PAS À LAGARDÈRE, LAGARDÈRE VIENDRA À TOI !

| Espace presse

L’ex-président de la SNCF n’aura donc pas tardé à se retrouver une pige au sein du groupe Lagardère aux côtés de l’ex-président de la République Nicolas Sarkozy, ami intime de l’héritier et proche du Qatar, actionnaire de la multinationale.

Après avoir méthodiquement désossé l’entreprise publique SNCF, supprimé des emplois de cheminots, co-écrit les différentes réformes ferroviaires de 2014 et 2018 et cassé le Statut de ses personnels, voilà que Guillaume PEPY s’apprête à sévir au sein du conseil de surveillance du groupe Lagardère en prenant notamment la tête du comité stratégique selon les dernières informations parues dans la presse.

Mieux, il pourrait être chargé du « travel retail » !

Mais de quoi s’agit-il ?

Le « travel retail » consiste à gérer les boutiques du groupe implantées dans les lieux de transport et notamment dans les gares ferroviaires !

C’était donc ça !

L’ex-président de la SNCF, qui aura fait sa carrière sur le compte de l’entreprise publique, aura donc préparé sa sortie et faciliter sa reconversion en autonomisant au maximum Gares & Connexions et en transformant les gares en vastes espaces commerciaux.

Guillaume PEPY s’apprête donc à vendre des livres, des chewing-gums et des cigarettes en gare après avoir mis en oeuvre la vente de billets de train dans les bureaux de tabac !

Toute cette opération se déroule sur fond de guerre financière entre actionnaires afin de garder le contrôle du groupe sous l’égide des fonds d’investissement qatariens dont Nicolas SARKOZY serait le VRP.

Voilà donc ce que l’ex-président d’une entreprise ferroviaire historique a choisi comme reconversion, lui qui avait mis en scène son départ en affirmant vouloir faire un « break ».

« To break » veut dire « casser » en français.

Cela restera donc le marqueur indiscutable et définitif de celui qui n’aimait pas le train !

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LA FÉDÉRATION DES CHEMINOTS APPROUVE L’APPEL À RÉFÉRENDUM !

Réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

La Fédération CGT des Cheminots, très impliquée dans le mouvement social actuel, exige le retrait du projet de réforme des retraites et l’ouverture de négociations sur l’amélioration du régime actuel.

Le projet gouvernemental montre un peu plus chaque jour l’effet néfaste qu’il aura sur le niveau de vie des retraités, la solidarité intergénérationnelle et la situation des salariés actuels.

La Fédération CGT des Cheminots appelle donc les cheminots à s’engager dans la lutte au travers de la grève dans leur entreprise et la participation aux manifestations pour maintenir et amplifier la pression sur le pouvoir politique.

Selon les sondages d’opinion, la population est hostile au projet de réforme de manière très majoritaire et constante.

Le Gouvernement conteste cette réalité et y oppose sa supposée légitimité.

Nous constatons que des partis et des personnalités politiques progressistes proposent l’organisation d’un référendum.

Dans la continuité de notre lutte, pour que le retrait soit acté et que le Gouvernement sorte de sa position de passage en force, nous considérons que le recours à l’avis des citoyens au travers d’un référendum est une démarche positive.

La Fédération CGT des Cheminots approuve donc l’appel à l’organisation d’un référendum sur le retrait de la réforme des retraites.

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LA CGT S’OPPOSE À UNE CCN DE CANIVEAU !

CCN Classifications et rémunération

| Espace presse

Au terme de 2 ans de négociations sur les classifications et les rémunérations, le patronat de la branche ferroviaire (UTP) a écrit un texte visant à raboter les droits des cheminots.

Il l’a soumis à la signature des organisations syndicales.

S’il était validé, ce volet viendrait s’insérer dans la Convention Collective Nationale (CCN) ferroviaire.

Non seulement la CGT a décidé de ne pas le signer, mais face aux reculs qu’il représente, elle a fait valoir son droit d’opposition pour empêcher sa validation.

Après avoir comparé les propositions patronales à ce qui existe déjà à la SNCF et dans les entreprises ferroviaires privées (Europorte, ECR, CFL…), la CGT considère que ce texte est trop bas et doit être supprimé comme l’a été la CCN Fret en son temps. Nous exigeons la réouverture de négociations sur un contenu complètement différent de celui que le patronat a proposé.

La méthode patronale mène à l’échec

Selon la loi, un accord de branche n’est validé que si les organisations syndicales signataires représentent au moins 30 % des salariés. Plutôt que de construire un modèle qui allie progrès social et développement économique en écoutant les revendications et en cherchant un accord unanime (ou au moins majoritaire), le patronat s’est contenté de troquer quelques mesures contre la signature des OS les moins exigeantes pour avoir les 30 %. La plupart des propositions CGT ont été balayées. Le patronat a choisi de construire un accord minoritaire et loin des attentes.

Cet accord n’est pas protecteur

Le projet patronal ne créé aucune contrainte puisque les accords d’entreprise sont déjà largement supérieurs. C’est donc un texte qui ne sert à rien, et que certaines directions d’entreprise (SNCF, COLAS…) se préparaient déjà à utiliser pour rabaisser les droits de leurs salariés.

Il ne répond pas aux attentes légitimes de limitation de la polyvalence, de juste rémunération du travail et de création d’un système de carrière qui assure un avenir à tous les cheminots de la branche.

Un système injuste et subjectif

Le patronat veut imposer un système de classification à points.

Concrètement, chaque emploi est noté de 1 à 6 dans 6 critères (Technicité, Autonomie, Connaissance, Responsabilité, Encadrement et Relationnel). Le nombre total de points donne le salaire.

C’est un système injuste parce que tous les points se valent. Donc un agent qui aurait une note moyenne dans les 6 critères serait mieux payé qu’un agent ayant par exemple le maximum de technicité mais peu de points dans les autres critères.

C’est un système subjectif car c’est l’employeur qui mesure l’importance des critères pour chaque poste de son entreprise. Il peut aussi ajouter des tâches et adapter la cotation, ce qui permet une polyvalence maximale.

Les quelques emplois-types décrits dans le texte confirment nos craintes : par exemple un opérateur voie (9 points) ou un conducteur de tram-train (12 points) seraient moins bien payés qu’un documentaliste (13 points).

La CGT propose une autre méthode plus juste. Il s’agit de recenser tous les emplois-types, et de les classer les uns par rapport aux autres selon leurs tâches concrètes puis ensuite d’appliquer une progressivité de la rémunération de l’emploi-type le moins qualifié au plus qualifié.

Des diplômes non-reconnus !

La reconnaissance des diplômes, est un élément clé de la qualification. Pour la CGT la qualification appartient au salarié ! Les diplômes, les formations qualifiantes ou les savoirs et savoir-faire acquis par l’expérience doivent se traduire par de la qualification (et donc de la rémunération). A l’inverse, le patronat à travers cet accord s’exonère de rémunérer par le salaire les compétences des salariés.

Un déroulement de carrière limité

Dans le cadre de la négociation, nous avons pu imposer la notion de déroulement de carrière automatique. Mais celui-ci est plafonné à 24 ans, avec des seuils de progression tous les trois ans (1,5 %), soit au total 12 % sur l’ensemble de la carrière.

C’est donc un déroulement de carrière divisé par 3 comparé au déroulement moyen de la SNCF (35 % hors échelons d’ancienneté).

Les promotions sont entièrement soumises à l’arbitraire patronal, sans aucun contrôle syndical et aucun dispositif minimal.

Une ancienneté au rabais

Distincte de la valorisation automatique de la carrière, l’ancienneté amène une seconde majoration du salaire de 14,4 % au bout de 24 ans.

Là encore c’est très loin de ce qui se pratique aujourd’hui dans les autres entreprises (exemple : 23,6 % à la SNCF).

Et comme cela ne suffisait pas, la majoration d’ancienneté pour les qualifications 7 et 8 (Cadres) est divisée par 2 pour s’établir à 7,2 % au bout de 24 ans et aucune ancienneté pour la qualification 9 !

Des salaires de très bas niveau !

Les niveaux de salaires repris dans l’accord, sont annualisés (ce qui permet de les faire varier au cours de l’année en fonction des charges de travail !) et se situent en deçà de ce qui se pratique dans la très grande majorité des entreprises de la Branche.

Conclusion : La CGT ne cautionne pas la régression sociale !

La CGT et FO ont fait valoir leur droit d’opposition. Si SUD-Rail le fait aussi, le texte sera annulé et nous pourrons alors exiger un autre projet, plus conforme aux intérêts des salariés.

La CGT continuera à agir pour imposer le cadre social de haut niveau attendu par TOUS les cheminots de la Branche !

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UNIS, CONTINUONS POUR GAGNER !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Dans le cadre des rencontres du 19 décembre dernier, le Premier ministre n’a fait que rappeler les grands axes de sa réforme des retraites, que la majorité de la population rejette de plus en plus largement.

Aucune évolution réelle n’a été actée, Édouard Philippe se contentant de renvoyer quelques points secondaires à des négociations ultérieures, sans jamais s’engager.

Le message est clair : le Gouvernement ne veut pas répondre aux exigences des salariés, il ne veut pas assurer l’avenir du système des retraites, il reste dans sa logique de passage en force et compte sur le pourrissement du conflit. Sa stratégie sera perdante.

Pour cela, il déchaîne la pression médiatique contre les grévistes pour tenter – sans succès – de retourner l’opinion publique contre eux, et il use de toutes les manoeuvres pour parvenir à fracturer l’unité des syndicats.

Nous constatons avec regret que la Fédération UNSA-Ferroviaire est tombée dans le panneau de la complicité avec le Secrétaire d’État aux Transports.

Les seules évolutions réelles qui existent dans les annonces qu’il a faites sont : le passage de 250 à 450 jours maxi pour le Compte Épargne Temps, et la transformation des indemnités de nuit en primes de nuit sans garantie de leur prise en compte dans le calcul de la pension, mais avec l’effet de les rendre imposables!

Les autres annonces (pénibilité, PERCO, FC, mécanisme de transition…) ne sont que des confirmations des mesures proposées par Delevoye et des reculs pour les cheminots (perte potentielle des CPA, abandon du T2 du régime spécial, perte des FC pour les ayants droit et les trajets hors domicile-travail…).

Après 16 jours de grève, ce n’est pas un compromis, c’est une compromission.

De nombreuses équipes UNSA ne s’y trompent pas et décident de poursuivre la grève. À notre connaissance, c’est le cas sur au moins 16 régions SNCF. À la RATP, la reprise du travail est également rejetée par l’UNSA. Nous les remercions de rester unis avec leurs collègues dans la lutte et appelons l’ensemble des cheminots UNSA à faire de même.

Par ailleurs, malgré la période des vacances scolaires, les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent les cheminots à maintenir la pression, à s’organiser pour assurer une présence quotidienne sur les chantiers et à multiplier les actions.

Les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent notamment les grévistes à organiser des initiatives de Noël pour interpeller les représentants de la majorité gouvernementale et ne pas les laisser profiter de leurs homards pendant que les salariés continuent à contester leur réforme.

Enfin, les Fédérations CGT et SUD-Rail appellent les grévistes et l’ensemble des salariés à s’inscrire dans les actions qui seront organisées ces prochains jours et tout particulièrement le samedi 28 décembre 2019, partout en France, avec le mot d’ordre :

On ne lâche rien !

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LA DIRECTION SNCF PRIVE 6 000 ENFANTS DE TRAINS POUR NOËL

| Action depuis le 5 décembre 2019

Hier, la direction SNCF a annoncé que le service « Junior & Cie » ne serait pas assuré pour les fêtes, laissant 6 000 enfants sans solution de transport.

Cette situation est inacceptable !

Les utilisateurs de Junior & Cie sont détenteurs de places vendues par un centre d’appels privé, et ne font donc pas partie des billets vendus directement par la SNCF. De plus, ce service est externalisé et donc non assuré par les cheminots.

Pour rester fidèle aux déclarations irresponsables du Gouvernement, la direction SNCF concentre donc tous ses moyens sur les billets TGV vendus directement par la SNCF afin de satisfaire les élucubrations de certains ministres.

Les personnels non-grévistes sont détournés des Ouigo, les places vendues par des structures externes sont récupérées, tout cela pour que la propagande et les engagements inconsidérés du Gouvernement puissent être respectés.

Le motif de la sécurité, invoqué pour habiller cette décision, ne tient pas debout.

Les trajets J&C sont directs, ils utilisent les TGV, les plans de transport peuvent être garantis 48h à l’avance puisque les personnels grévistes ont l’obligation de se déclarer, il n’y a donc pas de raison de considérer ce service plus difficile à réaliser qu’un autre.

Comme à son habitude, la direction SNCF et le Gouvernement sacrifient les plus pauvres, les plus jeunes et les plus fragiles (Junior & Cie est très utilisé par les parents divorcés par exemple).

La direction SNCF est donc prête à tout et même au pire pour servir les déclarations belliqueuses des ministres, face à un conflit qui mobilise très largement les cheminots. Cela conduit à un véritable cafouillage entre les annonces et les capacités réelles. Cela risque d’engendrer une pagaille générée par la direction elle-même.

La CGT des cheminots dénonce cet acte de sabotage délibéré qui n’est pas du fait des grévistes et qui instrumentalise les enfants et leur famille pour tenter de discréditer ceux qui luttent pour le progrès social. Cette méthode est abjecte !

La CGT appelle une nouvelle fois le Gouvernement à la raison : face à une opinion publique largement hostile à la réforme, à des salariés du public et du privé qui font le sacrifice de leur salaire pour traduire leur refus de la casse des retraites, à des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, CFE-CGC, UNEF, UNL) qui contestent le projet et proposent des alternatives, le Gouvernement doit retirer son projet, annoncer des négociations sur l’amélioration du système actuel, et permettre au pays de retrouver le calme.

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Salariés et usagers en danger !

Conflit sur les retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le gouvernement organise la casse du droit de grève aux risques et périls des usagers des transports et de la route, ainsi que des salariés du transport !

Alors que la situation sociale actuelle se dégrade fortement avec toujours plus de salariés sur l’ensemble du territoire dans les manifestations et la participation à la grève pour demander le retrait du projet de réforme de retraite à points, le gouvernement préfère jouer la carte de la provocation en imposant l’augmentation du temps de conduite des conducteurs de cars.

En pleine journée d’action et de grève des salariés du public comme du privé qui a rassemblé 1,8 million de manifestants en France le 17 décembre (participation supérieure au 05 décembre), le 1er ministre signe un décret, avec effet immédiat, portant dérogation aux règles en matière de temps de conduite et de repos pour le transport routier de voyageurs.

Par ce décret, il autorise les conducteurs de cars à dépasser jusqu’au mardi 24 décembre 2019 inclus :

  • La durée maximale de conduite journalière fixée à 9 heures dans la limite de 2 heures portant ainsi le temps de conduite à 11 heures ;
  • La durée maximale de conduite hebdomadaire fixée à 56 heures dans la limite de 6 heures portant ainsi le temps de conduite à 62 heures.

Ces dispositions, même temporaires, sont scandaleuses ! Alors que leurs règles sociales sont déjà de bas niveau.

Cette décision illustre la volonté du gouvernement de mettre à mal l’exercice du droit de grève pour maintenir coûte que coûte ce plan de transport, en particulier celui des TER mis sur route.

Aujourd’hui, la réglementation prévoit que les salariés puissent conduire 9h00, avec cet arrêté, ils pourront désormais aller jusqu’à 11 heures !

Conduire plus longtemps multiplie les risques d’accidents, comme ceux survenus ces derniers mois sur les lignes « dites Macron » et renvoie à la question essentielle de la sécurité des personnels de conduite, des voyageurs et des autres usagers de la route.

C’est un non-sens en termes de sécurité, de santé au travail et de capacité de vigilance sur un tel temps de conduite !

Il est entendu que les dispositions de cet arrêté applicable dès le 18 décembre 2019 entraineront de facto la responsabilité de l’Etat et des employeurs qui les appliqueront.

La CGT demande aux salariés de refuser de travailler plus au détriment de leur santé, de leur sécurité et de celle des voyageurs et des autres usagers de la route.

Face à cette provocation inacceptable et dangereuse, la CGT appelle les salariés du transport routier de voyageurs à s’inscrire massivement dans l’action et la grève pour exiger le retrait du projet de réforme des retraites.

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Lorsque le service public s’allie au privé…pour attaquer le service public !

La RATP et Getlink s’associe pour Concurrencer la SNCF sur les TER

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L’hystérie du Gouvernement et des libéraux à vouloir réguler les transports par le marché n’a plus de limite. Alors qu’aucune disposition européenne contenue dans le 4ème paquet ferroviaire n’impose l’ouverture à la concurrence, la France a pris le parti de déréguler totalement les transports publics.

Lundi 25 novembre, une nouvelle étape est franchie. La RATP et Getlink (ex Eurotunnel) ont annoncé leur volonté de constituer une société à capitaux partagés (55% RATP et 45% Getlink) afin de concurrencer la SNCF et l’affronter sur l’ouverture au marché des trafics TER en régions, prévue à partir de 2024.

Par la constitution de cette nouvelle entité à la RATP et par l’ambition affichée de la SNCF de répondre potentiellement aux appels d’offres TER en Régions, au travers des filiales comme Keolis, la concurrence sera d’abord celle des salariés, de leur statut, de leurs conditions de travail et de leur rémunération.

En IDF, l’exploitation du Tram 11 Express et du Tram 9 en 2020 par des salariés de droit privé, en sont des illustrations. Le capital n’a qu’une logique : celle de casser les statuts des personnels par du dumping social.

La Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) vient par ailleurs en accélérer le processus pour les réseaux exploités par la SNCF et par la RATP.

La CGT dénonce ces stratégies fratricides menées par les directions de la RATP et de la SNCF qui fragilisent le service public à l’heure où, pourtant, les besoins de transport augmentent de manière exponentielle. Une coopération renforcée entre les deux entreprises publiques, permettrait de satisfaire prioritairement les besoins des usagers.

Nous avons, en France, deux acteurs historiques du transport public ferroviaire : la SNCF et la RATP. Ces deux entreprises sont à 100 % propriété de l’État, leurs PDG respectifs sont nommés par le Gouvernement après avis du Parlement.

La RATP et la SNCF devraient naturellement coopérer, et ce sur l’ensemble des domaines du transport collectif : l’ingénierie (comme cela est le cas avec leur filiale commune SYSTRA), l’exploitation des réseaux, la maintenance des matériels et des infrastructures, l’investissement au service du développement des transports et l’amélioration de leur qualité.

C’est un autre choix qui est fait par la RATP avec l’accord plein et entier du Gouvernement et de sa ministre des Transports, madame Élisabeth Borne. Pourtant, lorsqu’elle était à la tête de la RATP, madame Borne, comme ses prédécesseurs, ou encore directrice à la stratégie à la SNCF n’envisageait pas une telle attaque en direction des deux entreprises…

Que faut-il comprendre de ce revirement de stratégie ? Sans doute la marque du dogme libéral du Gouvernement qui ne considère les transports que comme une manne financière ne devant plus échapper aux appétits d’actionnaires en mal de dividendes.

C’est cette même « logique » libérale qui a prévalu au scandale de la privatisation des autoroutes et qui place les Aéroports De Paris dans le viseur des mêmes multinationales.

À l’inverse de cette politique, la CGT et ses organisations revendiquent la création d’un « Pôle public du transport » regroupant l’ensemble des acteurs sous maîtrise publique afin que chaque euro serve l’intérêt commun. La priorité, c’est la réponse aux besoins de transports construite autour des enjeux environnementaux et sociaux.

Le secteur des transports du quotidien regroupe des activités non délocalisables, en ce sens, la mise en concurrence des opérateurs est une absurdité. Pire, la multiplication des opérateurs de transport et des intervenants augmente d’autant les risques, ce qui porte inévitablement atteinte à la sécurité ferroviaire. En ce sens, l’exemple anglais est funestement parlant.

Il est une chose de verser des « larmes de crocodile » lorsqu’un accident mortel survient suite à des manques d’investissement dans les infrastructures rendant ces dernières défaillantes, il en est une autre de réellement agir pour l’amélioration des transports, de leur qualité dans un haut niveau d’exigence en termes de sécurité.

Indéniablement, en autorisant le partenariat RATP/Getlink pour concurrencer la SNCF sur ses lignes TER, comme en autorisant la SNCF à venir concurrencer la RATP via sa filiale KEOLIS, le Gouvernement fait le choix de poursuivre la casse des services publics et de ses entreprises publiques. Cette question est l’affaire de toutes et de tous : usagers des transports, agents du service public…

Le 5 décembre, les salariés agiront pour défendre les retraites et développer les services publics !

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LA CGT DES CHEMINOTS EXIGE UN CHANGEMENT DE CAP !

Rencontre ministère des Transports

| Action depuis le 5 décembre 2019

Alors que le nouveau Secrétaire d’État est nommé depuis 3 mois et demi, il n’avait toujours pas daigné recevoir les organisations syndicales cheminotes sur sa vision de la politique des transports publics et de la SNCF. Il semble avoir changé d’avis.

Il y a quelques semaines, celui-ci poussait même le cynisme jusqu’à convoquer les organisations syndicales sur la réforme des retraites, sujet sur lequel il n’a aucun levier, voire aucune compétence.

La Fédération CGT a donc logiquement refusé de participer à ces rencontres, en rappelant que c’est la Confédération qui représentait la CGT sur un sujet qui concerne tous les salariés et les retraités.

Nous avons renouvelé notre exigence d’être reçus sur les questions des transports, et singulièrement sur les sujets liés à l’avenir de l’entreprise publique SNCF.

Après plusieurs semaines, cette demande a fini par être entendue. La CGT des Cheminots est convoquée pour une audience au ministère. C’est le résultat d’une situation sociale explosive et d’actions à l’initiative de la CGT pour interpeller la direction et les pouvoirs publics.

Fidèle à ses prises de positions, la CGT évoquera avec le ministre les effets néfastes de la réforme ferroviaire votée en 2018, les négociations de la CCN ferroviaire bâclée qui n’est actuellement pas de « haut niveau » (incapacité à redévelopper le Fret, les trains de nuit, la menace sur les « petites lignes », la désertification des gares et des trains en contradiction avec l’attente des usagers, etc.).

De même, nous aborderons la problématique du financement du système ferroviaire qui n’est toujours pas réglée et qui fait reposer exclusivement sur la productivité des cheminots le retour à l’équilibre.

Nous exigeons des changements de cap et des mesures politiques concrètes.

Pour cela, nous réaffirmons qu’une audience déclenchée à quelques jours d’un conflit, ne suffira pas.

C’est pourquoi, la Fédération CGT appelle les cheminots à montrer leur détermination à obtenir des réponses aux revendications en s’inscrivant massivement dans la grève à compter du 5 décembre !

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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