Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

LE TRIBUNAL CONFIRME QUE NOUS AVIONS RAISON !

| Espace presse

Lors du conflit unitaire de 2018 contre le pacte ferroviaire du Gouvernement, la SNCF considérait que l’action entamée fin mars devait s’interpréter comme un seul et unique mouvement de grève, malgré le dépôt de DCI/préavis à chaque séquence de grève.

La direction a pratiqué des cumuls pour le décompte des retenues sur salaires dans le seul but d’intimider les cheminots pour qu’ils sortent du mouvement.

Suite au recours contentieux des Fédérations CGT, UNSA, CFDT, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny avait rendu une première décision, le 21 juin 2018, condamnant la direction pour entrave aux droits syndicaux et de grève, la condamnant également à ne plus décompter les repos compris entre les séquences de grève couvertes par des préavis distincts, à rembourser aux cheminots les sommes indûment retenues, à verser aux Fédérations CGT, UNSA et CFDT des dommages et intérêts pour atteinte au droit syndical.

Malgré cela et toujours dans une démarche répressive, la direction décidait de faire appel.

Ce 16 mai 2019, la Cour d’appel de Paris est venue confirmer le jugement du 21 juin 2018 rejetant en bloc toutes les prétentions de la direction SNCF.

Cette décision devrait amener le Gouvernement et la direction SNCF à changer d’attitude et à cesser les pressions et la répression. Ils doivent se remettre autour de la table avec les organisations syndicales représentatives pour ouvrir de nouvelles négociations sur la loi portant la réforme du ferroviaire et le pacte d’entreprise ! Cette loi, votée sur des mensonges, porte en elle la casse du train public !

La Fédération CGT des Cheminots, renforcée dans sa démarche, appelle tous les cheminots à participer massivement à la manifestation nationale le 4 juin prochain, pour signifier au Gouvernement que la coupe est pleine et qu’ils sont décidés à agir !

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UNE DIRECTION HORS-SOL !

| Action du 4 juin 2019

La direction de la SNCF a organisé, le 18 avril 2019, une table ronde afin d’élaborer un accord de méthode pour cadrer les futures négociations qui doivent s’ouvrir dans le courant de l’année 2019.

Les organisations syndicales représentatives du GPF s’y sont rendues. Elles ont chacune mis en avant le contexte dégradé dans l’entreprise, notamment au regard de l’accélération des restructurations locales, la casse réalisée sur l’emploi, les pressions exercées au quotidien, la discrimination et la répression antisyndicales.

Les fédérations syndicales de cheminots CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT, sont disponibles pour que de véritables négociations s’ouvrent dans le GPF dans le seul objectif de gagner de nouveaux droits pour tous les cheminots.

Force est de constater que la direction du GPF, les directions d’activités, déroulent leurs stratégies à coups de centaines de suppressions d’emplois, sans jamais écouter les revendications des cheminots portées par les organisations syndicales.

Guidée par un Gouvernement autoritaire, la logique de passage en force prédomine au détriment d’un dialogue social à même d’apporter des améliorations dans le quotidien des cheminots.

Près d’un an après le vote de la loi dite « nouveau pacte ferroviaire », les organisations syndicales représentatives du GPF qui, avec d’autres forces, ont lutté pour une autre réforme du ferroviaire, observent que leurs analyses durant le conflit de 2018 étaient justes et lucides au regard des conséquences sociales pour les cheminots et de la situation dans l’entreprise (destruction des métiers et condamnation des parcours professionnels, avenir des « petites lignes »).

Elles constatent que si l’atmosphère globale est relativement sombre, que les cheminots ne croient plus dans les conceptions de la direction, il n’en demeure pas moins que les cheminots n’abdiquent pas et, de plus en plus, relèvent la tête.

C’est en ce sens que les fédérations syndicales cheminotes CGT, UNSA, SUD-Rail et CFDT appellent les cheminots actifs et retraités à participer massivement à la manifestation qu’elles organisent le 04 juin prochain à Paris.

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4 JUIN 2019 : LA MANIFESTATION NATIONALE DES CHEMINOTS !

| Action du 4 juin 2019

Le 12 juillet 2018, nous écrivions que rien n’était fini et que tout restait à faire.
Près d’un an après, les premiers effets dévastateurs de la réforme se font déjà ressentir.
La bataille doit continuer.
La nouvelle étape aura lieu le 4 juin 2019 dans les rues de Paris.

Comme prévu, la loi du 27 juin 2018, votée sur des mensonges et construite sur le seul dogme de l’ouverture à la concurrence, confirme ce que nous continuons de combattre : l’atomisation du service public ferroviaire.

Le Gouvernement déroule les décrets et ordonnances qui ne répondent qu’aux intérêts et aux attentes patronales.

Résultat : les annonces de fermeture de gares, voire de lignes se succèdent avec, à chaque fois, des réactions fortes des usagers et des cheminots.

Quand une loi est mauvaise et contraire à l’intérêt général, il faut la changer.

L’arsenal législatif existant le permet.

D’ailleurs, il aura suffi d’un seul amendement déposé par le Gouvernement pour modifier la loi sur les 80 km/h, que celui-ci avait fait voter quelques mois auparavant !

L’ouverture à la concurrence est, quant à elle, un leurre.

Son efficacité prétendue n’a jamais été démontrée. Elle n’est pas obligatoire. Elle dépend d’un choix politique que nous devons combattre pour le faire changer.

Pourtant, c’est l’ouverture à la concurrence qui justifie aujourd’hui la modification du statut juridique de l’entreprise, la fin des recrutements au Statut, la casse massive de l’emploi cheminot, le rabougrissement de l’offre ferroviaire, l’abandon de dessertes de villes moyennes, pour ne citer que ces exemples.

La Loi d’Orientation sur les Mobilités (LOM) vient, quant à elle, rajouter de nouvelles attaques en donnant la possibilité de confier la gestion du réseau à d’autres opérateurs ou aux régions.

À LA SNCF

Le président de la SNCF qui « aime les guichets, les gares », agit comme un marteau-pilon, il casse, écrase et détruit quitte à faire en sorte que la SNCF n’ait plus les moyens humains et matériels de répondre aux éventuels « appels d’offres ».

Il procède au démantèlement méthodique de l’entreprise publique, à l’instar de ces patrons qui vident leur société en une nuit, laissant leurs salariés sur le pas de la porte. « Après moi le déluge ! ».

Plus de 2 000 emplois supprimés en 2019, dont 900 sur la vente, restructurations en pagaille, 120 gares menacées de fermeture, 56 lignes…

La direction SNCF porte donc une lourde responsabilité dans la situation actuelle.

CCN

De nombreuses réunions de négociations ont eu lieu depuis septembre 2018. Elles démontrent que le patronat ferroviaire fait tout pour avoir une CCN de bas niveau afin de favoriser la concurrence par le dumping social. Sur 487 métiers recensés par la CGT dans l’entreprise SNCF, le patronat ne voudrait en définir que 48 ! C’est la polyvalence maximale ! On est loin des intentions affichées par le Gouvernement d’un « cadre social » de haut niveau !

Du rapport de forces que nous seronrapport de forces que nous seron capables de recapables de reconstruire ensemble dépendra notre capacité à réorienter les choix du Gouvernement et de la direction.

ENSEMBLE :

• Gagnons le maintien du Statut et arrachons un cadre contractuel identique en partant des contraintes du système ferroviaire (sécurité, continuité, adaptabilité, attractivité) ;
• Gagnons l’élargissement de notre régime spécial à l’ensemble de la branche ferroviaire pour empêcher sa fermeture au 1er janvier 2020 ;
• Défendons l’emploi, les métiers et le service public, avec en perspective de revenir à une attribution directe des conventions TER, TET et aussi des marchés FRET à la SNCF, entreprise publique de service public ;
• Gagnons une organisation de la production qui assure la sécurité, de bonnes conditions de travail et une réponse de qualité aux besoins des usagers ;
• Débloquons de vraies négociations sur la CCN pour interdire le dumping social, gagnons de nouveaux droits dans le privé et rouvrons tous les volets déjà écrits ;
• Gagnons des salaires et pensions qui permettent de vivre dignement ;
• Arrachons les mesures promises sur la re-matérialisation des feuilles de pension pour les retraités en difficulté avec internet, la création de permanences de la CPRP en proximité pour réellement permettre aux cheminots d’y accéder ;
• Empêchons les retraites par points au niveau interprofessionnel.

C’est pourquoi, la fédération CGT des Cheminots a décidé d’organiser une manifestation nationale des cheminots actifs et retraités le 4 juin 2019 à Paris.

A l’heure où s’écrivent ces lignes, les Fédérations UNSA, SUD-Rail, CFDT, ont fait savoir qu’elles rejoignaient aussi cet appel national à manifester.

Pas de concurrence sur le rail ! Pas de concurrence entre salariés !

La coupe est pleine !

La Fédération CGT appelle donc les cheminots, les comités de défense, les associations d’usagers à se mobiliser massivement le 4 juin prochain, pour le maintien et le développement de la SNCF, entreprise publique, unique et intégrée !

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LA PRIORITÉ AUX TRANSPORTS DU QUOTIDIEN LA CGT EST CONTRE LE CDG EXPRESS !

| Dossier NON au CDG Express

Ce matin, plusieurs dizaines de militants des syndicats de la SNCF, de la RATP, d’ADP, avec l’Union Interfédérale des Transports CGT et l’Union Régionale IDF CGT ont informé les usagers de la ligne B du Transilien en leur distribuant plus de 10 000 tracts dans un climat serein pour donner la priorité aux transports du quotidien, contre le projet du CDG Express, dans les gares de Paris Nord, Stade de France, Aulnay et Mitry-Mory.

Toute cette semaine, la CGT informe également les salariés de la SNCF, de la RATP et d’ADP sur les enjeux auxquels nous sommes confrontés dans notre quotidien. Les manques de moyens humains pour entretenir les rames de banlieue et pour assurer la maintenance de l’infrastructure ferroviaire ou encore la quasi disparition de la vente au guichet sur les lignes de banlieue amplifiant le phénomène d’abandon de proximité et de service public, non seulement des usagers, mais également de ceux qui chaque jour tentent d’assurer un service public de qualité.

Cet acharnement du Gouvernement à réaliser le CDG Express est à mettre en lien avec sa volonté de privatiser Aéroports de Paris (ADP) à laquelle la CGT est résolument opposée. Nous sommes dans une opération financière au service d’intérêts privés, quand on sait que la société Vinci est sur les rangs pour s’accaparer ADP (une société qui bénéficie déjà de larges rentes des autoroutes, des lignes à grande vitesse…) pour lui offrir une ligne dédiée à son business !

La réalisation du CDG Express priverait aussi les capacités de développement des trafics du Fret avec le triage du Bourget. Un non-sens économique et environnemental dans une période où les enjeux autour du climat sont prégnants dans la société. Rappelons qu’en Ile-de-France, la part modale du Fret Ferroviaire est inférieure à la moyenne nationale avec seulement 3 % de parts modales.

Il n’est pas inutile de rappeler que la future ligne 17 du métro du Grand Paris desservira également l’aéroport. Les 9 millions d’usagers du quotidien des transports franciliens doivent bénéficier de transports de qualité. Il est hors de question d’accepter des renoncements ou des reports de travaux comme cela pourrait se produire pour les usagers des lignes B, P et K, mais aussi pour ceux des autres lignes Transilien.

A titre d’exemple, c’est la modernisation des postes d’aiguillage de Brétigny-sur- Orge qui est sans cesse retardé, alors qu’initialement ces travaux étaient prévus en 2015. C’est également l’affaissement de la voie ferroviaire à Choisy-le-Roi provoqué par la dégradation des berges du lie de la Seine se situant parallèlement à celle-ci. La politique du curative qui prend le pas sur le préventif conduit à l’ensemble des désordres de toutes l’Ile-de-France.

Le CDG Express amplifiera ce phénomène car les ressources financières, les ressources disponibles d’engins spécialisés à la maintenance de l’infrastructure ferroviaire et les moyens des personnels techniques seront engagés prioritairement pour la réalisation du CDG Express, la filière de la maintenance ferroviaire étant extrêmement tendue.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien impose le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est : ▪Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;

▪ Améliorer le cadencement de la ligne K ;
▪ Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
▪ Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
▪ Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
▪ Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
▪ Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Contact presse :
uit@cgt.fr
Frédéric LE MERRER
01 55 82 80 47

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Sénat : nouvelle attaque contre le droit de grève des salariés des transports publics

| Espace presse

Le travail parlementaire sur le projet de loi d’orientation des mobilités (LOM) vient à peine de débuter au Sénat que déjà la droite sénatoriale attaque de nouveau le droit de grève !

Jamais évoqué lors des échanges préalables avec les organisations patronales et syndicales représentatives de la profession ni avec les directions d’entreprises, un amendement déposé, notamment par M. Karoutchi (groupe LRI), a été adopté en commission le 5 mars qui vient allonger le délai de prévenance, passant de 48 heures à 72 heures pour les salariés souhaitant faire grève.

À l’heure où les besoins de mobilité se développent de manière exponentielle, où l’enjeu du développement des transports collectifs revêt une dimension centrale dans le cadre d’un développement humain durable, où les services publics doivent être les leviers d’un mieux vivre pour tous et dans la proximité des usagers, la droite parlementaire, dogmatique politiquement, violente socialement et partiale dans ses propositions fait de la question du délai de prévenance un marqueur de sa vision étriquée des relations sociales.

Non content d’utiliser un cavalier législatif dans la Loi d’Orientation des Mobilités, les arguments apportés pour tenter de la justifier sont faux, populistes et mensongers. Selon elle : « il apparait que ce délai de 48 heures est trop court pour permettre une organisation optimum du service en cas de perturbation »…

Avant cette loi en vigueur depuis 2007, l’organisation des transports, en cas de mouvement social, était assurée, rien ne la justifiait donc. Depuis, cette mesure des 48 heures sert de délai pour les directions d’entreprises pour faire pression, toujours de manière officieuse, mais néanmoins réelle, sur les salariés souhaitant avoir recours collectivement à leur droit constitutionnel de faire grève.

La CGT mettra tout en oeuvre pour empêcher de nouvelles restrictions à l’exercice du droit de grève, dans un contexte où les libertés publiques sont de plus en plus remises en cause.

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Nous le réaffirmons, les urgences sont ailleurs

La CGT est contre le CDG Express

| Dossier NON au CDG Express

Le Gouvernement persiste. Le préfet de région, Monsieur Cadot, dans une interview accordée dans un hebdomadaire paraissant le dimanche, confirme la réalisation du CDG express et sa livraison pour le début de l’année 2024, année des Jeux olympiques.

La CGT s’oppose à ce projet, car les urgences sont ailleurs. Avant d’imaginer une liaison qui relie l’aéroport CDG à Paris et face à la hausse de fréquentation des trains, il est nécessaire de répondre aux attentes des usagers qui s’impatientent et qui souffrent en raison de l’absence d’investissement ces 25 dernières années pour l’amélioration de leurs conditions de transports du quotidien. Par effet de ricochet, les salariés qui réalisent des prouesses pour tenter de répondre aux enjeux de service public de transports quotidiennement, dans des conditions souvent difficile, subissent de plein fouet les retards d’investissements dans l’infrastructure ferroviaire et dans la modernisation des matériels banlieues. Ils subissent également les incessantes
réorganisations des activités, que ce soit à la SNCF, à la RATP ou à ADP. Les collectifs de travail se fragilisent, ce qui entraine une dégradation des services que sont en droit d’attendre les usagers.

Il en est ainsi de la présence humaine dans les gares et les trains pour délivrer les titres de transports, notamment pour ceux qui ne sont pas porteurs du passe Navigo.
Les politiques conduites par les directions d’entreprises de la SNCF, de la RATP ou celle d’ADP, consistent à amplifier les externalisations pour réaliser les opérations de maintenance de la voie et des caténaires, fragilisant ainsi la qualité des opérations.
La maintenance du matériel : le parc des rames banlieue disponible pour la réalisation des services quotidien des lignes est insuffisant. Le moindre imprévu, conjugué à un manque d’emploi à la maintenance, fragilise, contrairement aux idées reçues, la robustesse de la production.

Malgré les promesses du Gouvernement à propos des impacts du CDG Express sur les lignes B, P et K du RER, dans sa phase travaux ou dans sa phase opérationnelle, notre expertise syndicale, trop souvent mise de côté, confirme que la souplesse de production ne sera absolument pas permise.
Le CDG Express circulera majoritairement sur les lignes B et K, mais également sur une ligne traversée par des TER et des trains du Fret. Celles-ci sont essentielles dans un contexte d’urgence environnementale pour combattre la pollution, le réchauffement climatique et les congestions des routes.

La CGT a des propositions qui répondent aux objectifs de transition écologique, dans l’intérêt général et la réponse aux besoins du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien impose le doublement du tunnel Châtelet–Gare du Nord des lignes des RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :
Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
Améliorer le cadencement de la ligne K ;
Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil et accélérer leur livraison ;
Créer un atelier pour la maintenance du matériel à Mitry composé de 4 voies sur fosses ;
Renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF ;
Préserver la capacité des points de garage des rames terminus ;
Réhumaniser les gares et les trains afin d’assurer la vente des titres de transports pour tous, l’accueil des usagers et leur sûreté.

Pour la CGT, la priorité doit être axée sur la réalisation des travaux de modernisation des lignes existantes et celles programmées dans le cadre du Grand Paris Express.

Mardi 12 mars en matinée, la CGT s’adressera aux usagers, en leur distribuant en gare de Paris Nord, Stade de France, Aulnay et en gare de Mitry-Claye un tract demandant au gouvernement de prioriser les transports du quotidien et l’arrêt du CDG Express.

Montreuil le 11 mars 2019

Contact presse : UIT CGT
Frédéric LE MERRER
01 55 82 80 47

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LA SNCF CONDAMNÉE POUR DÉLIT D’ENTRAVE !

Comité d'entreprise européen

| Espace presse

Dans une procédure initiée par la CGT et portée par le CEE, la SNCF a été condamnée pour non-respect des prérogatives des élus du personnel et entrave au fonctionnement du Comité d’Entreprise Européen (CEE).

Lorsque la SNCF décide de vendre sa filiale de transports et de logistique de véhicules automobiles (STVA) en 2017, la direction de l’entreprise considère qu’elle n’a pas à informer les élus du personnel.

Fondée en 1950, STVA est devenue « un des leaders de la logistique de véhicules automobiles finis » en Europe, générant un chiffre d’affaires de 312 millions d’euros en 2016. Réalisant le transport de près de 3 millions de véhicules par an dont un tiers par le rail, l’entreprise emploie 2.150 salariés sur 31 sites dans 8 pays Européens.

Si le montant de la vente au profit du groupe Renault pour un peu plus de 160 millions d’euros peut paraître sous-évalué, c’est l’avenir de plus de 2 000 salariés du groupe SNCF qui préoccupe les élus de la CGT rejoints par l’ensemble des syndicats représentatifs du Comité d’Entreprise Européen.

Sur interpellation des représentants du personnel, la direction de la SNCF peu encline à se soucier du sort de ses salariés refuse alors d’informer et consulter les élus du comité.

C’est à ce titre que le CEE a engagé une démarche juridique.

Le lundi 22 Février 2019, le tribunal a rendu sa décision et condamné la SNCF pour entrave au comité dans l’information et la consultation.

Avec cette décision, la SNCF devra à l’avenir changer d’attitude et procéder aux informations et consultations en temps utile comme le prévoient les textes législatifs français et européens.

La Fédération CGT des Cheminots continuera de se battre afin de faire respecter les droits des salariés, les prérogatives de leurs élus dans chaque instance représentative du personnel.

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Cédric ROBERT
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ET EN PLUS, C’EST AVEC NOTRE ARGENT !

Scandale CDG Express

| Dossier NON au CDG Express

Le projet CDG Express est un train direct reliant la gare de l’Est à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle et réservé aux seuls utilisateurs de celui-ci pour un prix unique de 24 €.

Ce projet provoque légitimement la colère des élus politiques et des usagers.

Alors que le transport du quotidien est à la limite de l’asphyxie en Ile-de-France, que les pannes, les retards, les annulations se multiplient sur l’ensemble du réseau RER, le Gouvernement fait le choix d’investir massivement dans une ligne ferroviaire élitiste, avec les deniers publics.

Le montage financier est ainsi fait que c’est l’Etat qui emprunte auprès des banques 1,7 milliard et c’est encore lui qui serait garant des pertes d’exploitation jusqu’en 2030.

C’est enfin Aéroport de Paris et la SNCF qui apportent les 400 millions d’euros manquants pour boucler le budget de l’opération qui atteint 2,1 milliards.

Ce projet est piloté par ADP et SNCF Réseau pour l’infrastructure et Kéolis RATP DEV pour l’exploitation et la maintenance des trains.

Alors que les usagers et les cheminots vivent au quotidien les effets des sous investissements successifs notamment sur la ligne B du RER, le Gouvernement joue au Monopoly et souhaite lancer les premiers travaux d’infrastructures sans attendre le rapport définitif des concertations menées, tout cela sans l’avis des élus locaux, des associations d’usagers, des organisations syndicales.

Au-delà de la méthode proprement scandaleuse, la CGT des Cheminots estime que cet argent doit être réorienté vers le transport ferroviaire du quotidien répondant aux intérêts du plus grand nombre.

Ainsi, pour la CGT, accroître le report modal et augmenter le débit et la fluidité des circulations du Transilien, impose le doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord des lignes du RER B et D. Les prévisions de fréquentation journalière de ces 2 lignes en 2025 sont de l’ordre de 2 millions d’usagers contre 1,5 million actuellement.

Répondre durablement aux usagers du quotidien et à ceux de l’aéroport, c’est :

  • Réaliser la boucle du RER B entre les deux branches de la ligne entre Mitry-Claye et l’aéroport CDG ;
  • Améliorer le cadencement de la ligne K ;
  • Investir dans du matériel deux niveaux afin d’augmenter la capacité d’accueil ;
  • Créer un atelier SNCF pour la maintenance du matériel à Mitry ;
  • Réhumaniser les gares et les trains, renforcer les personnels de maintenance RATP et SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots constate, une nouvelle fois, que ce Gouvernement fait le choix de l’intérêt particulier au détriment du plus grand nombre, qu’il veut en finir avec le transport public de masse, à l’image de la réforme qu’il conduit s’agissant de la privatisation de la SNCF.

La Fédération CGT des Cheminots entend bien être un des éléments du rempart aux décisions politiques qui constituent, selon elle, une série d’erreurs qui insulte l’avenir.

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EN CE MOMENT, DES CHEMINOTS MEURENT

| Espace presse

La Fédération CGT des cheminots est scandalisée par la situation tragique que vivent les cheminots grévistes maliens depuis de nombreux mois.

Elle alerte sur le scandale sanitaire et social que cette situation engendre.

Selon nos informations, l’Etat malien a cédé en 2003 l’ensemble de l’infrastructure ferroviaire, du matériel roulant, du personnel cheminot à des sociétés privées peu scrupuleuses, et encore moins soucieuses de maintenir un bon service ferroviaire.

En 2015, l’Etat malien a finalement fait le choix de reprendre la gestion de l’activité ferroviaire. Cette situation a toutefois conduit à ce que, pendant 12 ans, l’état du réseau, du matériel, se soit détérioré au point que certaines lignes soient devenues inexploitables. Une partie du matériel roulant est restée à l’arrêt, sans entretien, et donc aujourd’hui hors d’usage.

Ce désengagement, en plus d’avoir rendu l’activité ferroviaire inopérante, conduit à une situation sociale et sanitaire désastreuse.

En effet, depuis plus de 11 mois maintenant, les cheminots maliens n’ont pas été payés, entraînant pour la majorité d’entre eux l’impossibilité de se nourrir, de se soigner, de vivre dignement.

Nos collègues maliens ont entamé une grève de la faim pour exiger leur dû vis-à-vis du gouvernement. C’est notamment vrai à Bamako, Kita, Toukoto et Kayes.

C’est avec une vive et profonde émotion que la Fédération CGT des cheminots a appris que cette situation a conduit au décès de 7 d’entre eux à ce jour, ainsi que des bébés.

La Fédération CGT tient à faire part de son soutien sans faille aux cheminots maliens et à leurs familles. La CGT, impliquée depuis toujours dans le syndicalisme international, s’engage à faire vivre la solidarité entre les peuples, les salariés.

C’est pourquoi, elle lance une large souscription financière et appelle les cheminots de France à y contribuer.

Les dons sont à adresser, dans un premier temps, à l’ordre de la Fédération CGT des cheminots qui transmettra au syndicat des travailleurs du rail (Sytrail/UNTM).

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Baisse des péages autoroutiers… L’enfumage !

| Espace presse

Pour tenter d’éteindre l’incendie social, la ministre des Transports Elisabeth Borne a demandé aux sociétés concessionnaires autoroutières (SCA) de faire « un geste commercial » pour le pouvoir d’achat des usagers en parallèle de la hausse annuelle prévue le 1er février prochain
Dans leur « grande générosité », les SCA ont annoncé le 17 janvier une réduction de 30% pour les automobilistes qui font au moins dix allers-retours par mois en empruntant le réseau autoroutier.

Mais la hausse moyenne annuelle de 1,8% à 1,9% prévue dans les contrats signés par les SCA et l’Etat aura bel et bien lieu.

Avant 2006, les principaux réseaux d’autoroute étaient publics. Les péages servaient à financer l’exploitation, le remboursement de la construction et le développement du réseau. L’Etat ayant vendu ses parts à des entreprises privées, les contrats avec Eiffage, Vinci et Abertis qui à l’origine s’étalaient sur 20 à 25 ans ont depuis été prolongés et les concessions des principales sociétés autoroutières (APRR, ASF, Cofiroute et Sanef) courent au moins jusqu’à 2032.
Les tarifs des péages sont fixés chaque année (au 1er février) par ces sociétés d’autoroutes, selon des conditions définies par le décret n°95–81 du 24 janvier 1995 relatif aux péages autoroutiers. Ils doivent tenir compte de l’inflation, des investissements (réalisés ou à venir) et de la redevance domaniale versée à l’État (pour la « location » des autoroutes).

Le prix des péages a augmenté de 20% en dix ans tandis que l’inflation n’a augmenté « que » de 11,4%. Où va la différence ?

Les bénéfices de ces SCA, en constante augmentation, ont bondi de 25 % en 2016 (+ 2,8 milliards d’€) et ces mêmes sociétés d’autoroute ont reversé plus de 4,7 milliards d’€ de dividendes à leurs actionnaires.
Ces profits se font directement sur le dos des usagers et des salariés :
En réduisant des effectifs, tout en percevant le CICE (Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi)
En faisant appel à leurs propres filiales pour la réalisation de travaux sur leurs réseaux (Vinci ou Eiffage sont aussi et surtout de grands groupes de construction.
Par l’augmentation des tarifs des péages, qui représentent 97% des entrées d’argent.

Comment sortir de ce piège autoroutier ?

L’article 38 de l’accord de 2006 prévoit pourtant qu’au nom de l’intérêt général, « l’État aura le droit de racheter la concession au 1er janvier de chaque année, moyennant un préavis d’un an », et le versement d’indemnités aux sociétés autoroutières.
En cas de rachat, les pouvoirs publics pourraient reprendre la main sur les infrastructures autoroutières, en attendant de renégocier avec d’éventuels concessionnaires.

Pour la CGT, des solutions existent pour redonner du pouvoir d’achat et répondre aux besoins de mobilité

Il s’agit de renationaliser les autoroutes concédées afin que cette manne financière revienne dans le giron de l’Etat et que les profits soient utilisés pour l’intérêt général, notamment en répondant aux enjeux sociaux et environnementaux, à l’entretien des infrastructures de transport.
Il s’agit de conduire une nouvelle politique d’aménagement du territoire en stoppant l’étalement urbain responsable de congestion et de pollution qui amplifie les mobilités autour des métropoles, en réindustrialisant dans les territoires, et en priorisant des solutions de transport collectif dans une logique de service public.
Il s’agit de mettre à contribution les entreprises car les infrastructures de transports sont structurantes économiquement pour les échanges des biens et des personnes.

Il y a urgence ! La priorité, c’est de répondre à l’intérêt général,
Pas aux actionnaires des sociétés concessionnaires d’autoroutes qui disposent de véritables rentes en percevant les péages.

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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