Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

OUIBUS, LE FIASCO DU LIBÉRALISME !

| Espace presse

La SNCF décide de céder OUIBUS à Blablacar et entre au capital de cette entreprise.

Sur les 5 compagnies lancées dans la folie des cars Macron, il n’en restait plus que trois, un an plus tard.

Aujourd’hui, selon l’ARAFER, Ouibus représente de l’ordre de 40% de part de marché, Flixbus environ 45% et Isilines de 10% à 15%.

La SNCF jette donc l’éponge après avoir renfloué Ouibus à hauteur de 165 millions d’euros. L’emploi de 102 salariés est menacé. La SNCF entre au capital de BlaBlacar, devient actionnaire minoritaire et aura un siège au conseil d’administration du leader européen de l’autopartage et 1er concurrent du TGV !

Loin des espérances de développement de ce nouveau marché low-cost, nous assistons à un véritable gâchis financier où l’argent public est déversé dans un puits sans fond.

Car oui, c’est bien l’argent public qui finance totalement cette activité commerciale et ses déficits !

Il y a urgence à organiser une autre politique des transports de voyageurs et marchandises mettant fin à la concurrence entre les modes, répondant vraiment aux besoins des usagers, d’aménagement et de développement des territoires et de prendre en compte les enjeux environnementaux tout en assurant un haut niveau social aux salariés travaillant dans ces professions.

La Fédération CGT des Cheminots accompagne d’ores et déjà les salariés de OUIBUS dans toutes les actions qu’ils engageront et appelle la direction SNCF à prendre toutes ses responsabilités quant à leur avenir.

Ce n’est pas aux salariés de payer les errements stratégiques et financiers d’une direction SNCF qui tente par tous les moyens de faire oublier le train !

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AUTOROUTE FERROVIAIRE CALAIS – ORBASSANO

Inauguration ferroviaire

| Espace presse

Le Gouvernement par la voix de la ministre des transports inaugure, ce jour, une nouvelle autoroute ferroviaire entre Calais et Orbassano (Italie) permettant de transporter 36 000 semi-remorques par an.

Si cette nouvelle « route ferroviaire » permet de transférer une partie des camions sur le rail, elle ne répond que très partiellement aux besoins de report modal.

Ce mode de transport ferroviaire ne concerne qu’une infime partie des marchandises à transporter.

Pour répondre à une « ambition forte d’un transport de marchandises performant et propre », tel qu’écrit dans l’invitation presse du ministère, il y a urgence à prendre d’autres mesures que celles inscrites dans la loi « pacte ferroviaire ».

Du plan Véron de 2003 jusqu’à aujourd’hui, les plans de restructurations, avec l’aval des différents gouvernements, se sont succédé avec comme conséquence une contraction des moyens de production.

Il ne peut y avoir de véritable rééquilibrage rail-route, sans efforts publics conséquents, sans moyens humains et matériels et sans infrastructures modernisées et supplémentaires.

C’est tout le sens des propositions contenues dans le rapport de la CGT « Ensemble pour le Fer » remis au Premier ministre et consultable en ligne : Feuilleter « Ensemble pour le Fer »

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ON NE VA PAS LES LAISSER FAIRE !

Suppression massive de postes circulation-équipement

| Espace presse

Après l’annonce de suppressions de postes à la Vente / Escale, une nouvelle purge est envisagée pour les agents circulation et les aiguilleurs et les agents de
l’équipement.

C’est inacceptable !

Les agents de l’Équipement et de la Circulation concourent à l’entretien, le renouvellement du réseau et la sécurité des circulations. Les suppressions de postes envisagées affaibliraient la fiabilité du réseau, favoriseraient la progression de la sous-traitance et fragiliseraient la chaîne de la sécurité ferroviaire.

Cette perspective n’est pas envisageable. C’est avec les cheminots et les usagers que la Fédération CGT mettra tout en oeuvre pour contrecarrer les projets destructeurs de la direction.

La CGT exige :

  •  L’embauche immédiate de 1 500 cheminots à l’Equipement ;
  •  Le maintien de collectifs de travail efficaces techniquement et dignes socialement ;
  •  Des équipes d’astreinte adaptées en nombre ;
  •  Le comblement immédiat des postes vacants au cadre d’organisation ;
  •  Le renforcement du système de formation ;
  •  Le maintien des missions de sécurité au sol (autorisation de départ, Surveillance des Trains En Marche, protections travaux, etc.) ;
  •  Un recrutement massif pour une réhumanisation des gares, afin d’assurer la sécurité des voyageurs et des circulations ;
  •  L’arrêt des transferts incessants des tâches des agents de la filière Commerciale sur ceux de la filière Transport Mouvement et inversement ;
  •  Le maintien du réseau capillaire et des postes d’aiguillage ;
  •  La création de postes en pré-opérationnel dans le processus « organisation des travaux ».

Chiffres Clés :

1 200 : c’est le nombre de cheminots des EIC qui travaillent exclusivement sur les lignes UIC 7à 9 (« lignes de proximité ») ;
13 000 : c’est le nombre de cheminots qui travaillent à la circulation des trains ;
32 530 : c’est le nombre de cheminots qui travaillent dans les métiers de l’Équipement.

Retrouvez ci-après la cartographie des suppressions de postes Circulation et Équipement sur le territoire d’ici 2019.

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LA CGT CHEMINOTS PROGRESSE DE 2 POINTS ET RENFORCE SA 1ère PLACE !

Élections au CA de la CPRP SNCF 2018

| Espace presse

Les cheminots retraités étaient appelés à élire leurs représentants au Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel SNCF (CPRP SNCF).

Malgré un scrutin uniquement réalisé par correspondance, ce qui ne facilite pas la participation, 97 303 cheminot.e.s ont participé à ce scrutin.

Ils ont largement placé en tête la CGT avec 39,71 % des voix, en progression de près de 2 points par rapport au scrutin de 2013.

C’est le meilleur score de la CGT depuis la création de ces élections en 2008, reléguant la deuxième organisation à près de 20%.

Avec le vote CGT, les cheminots retraités ont affirmé un vote de lutte exprimant une profonde colère et de fortes attentes comme l’ont exprimé dans la rue et dans l’unité des dizaines de milliers de retraités partout sur le territoire le 18 Octobre 2018.

Les cheminots retraités, lucides mesurent la nocivité de la réforme du système ferroviaire imposée par le Gouvernement Macron et leurs zélés serviteurs G.Pepy et P.Jeantet.

Aux côtés des cheminots actifs, ils vont continuer leur mobilisation pour regagner un grand service public ferroviaire, au service et accessible à tous, de qualité, répondant aux défis environnementaux.

Dans la continuité des mobilisations des 9 et 18 octobre 2018 et fort de ce résultat, la CGT appelle tou.te.s les retrait.é.s à amplifier la mobilisation pour stopper la politique de régression sociale de ce Gouvernement qui a choisi de faire des retraités ses boucs émissaires, et à exiger une véritable revalorisation des pensions.

Ce vote exprime la confiance dans la CGT, qui doit s’amplifier au niveau des actifs lors des élections au CSE à la SNCF qui auront lieu du 16 au 22 novembre 2018.

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Dossiers associés

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Étude pour le CE M&T SNCF Réseau : Analyse du recours à la sous-traitance

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Synthèse et perspectives

Le CE M&T a bien voulu confier à DEGEST, en août 2016, une étude sur « les enjeux du développement de la sous-traitance au sein de M&T et les possibilités de réinternalisation de la charge ainsi sous-traitée ». Cette étude s’est menée en 5 phases, chacune centrée sur une thématique et un terrain associé. Chaque phase a fait l’objet d’une note de synthèse. Les cinq notes sont rassemblées en annexes. La présente et dernière note vise, quant à elle, à synthétiser les résultats saillants ainsi obtenus, à dessiner des perspectives et à présenter des recommandations1.

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Sous-traitance à M&T : synthèse et perspectives

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Le CE M&T a bien voulu confier à DEGEST, en août 2016, une étude sur « les enjeux du développement de la soustraitance au sein de M&T et les possibilités de ré-internalisation de la charge ainsi sous-traitée ». Cette étude s’est menée en 5 phases, chacune centrée sur une thématique et un terrain associé. Chaque phase a fait l’objet d’une note de synthèse. Les cinq notes sont rassemblées en annexes. La présente et dernière note vise, quant à elle, à synthétiser les résultats saillants ainsi obtenus, à dessiner des perspectives et à présenter des recommandations1. […]

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INTRODUCTION DE CÉDRIC ROBERT

conférence de presse du 17 octobre 2018

| Espace presse

Mesdames et Messieurs,

Bonjour à toutes et à tous et merci d’avoir répondu à l’invitation de la Fédération CGT des Cheminots.

A mes côtés, Hervé GOMET élu au CCGPF, Fabrice DESPLANCHES, secrétaire du Collectif Technique National Equipement de la Fédération CGT des cheminots.

Au moment même où nous nous trouvons ensemble, une expertise est présentée au comité d’entreprise Maintenance et Travaux de la SNCF.
Cette expertise, commandée par les élus du CE, porte sur l’analyse du recours à la sous-traitance.

Alors même que le pacte ferroviaire voté en juin dernier a été imposé aux cheminots, aux usagers et aux populations malgré une opinion publique globalement favorable à l’action des cheminots, celui-ci ne devrait toutefois entrer en vigueur que le 01 janvier 2020.

Pourtant le président PEPY, qui porte la politique du champ de ruines et qui se pose encore une fois en liquidateur du service public ferroviaire, entend bien poursuivre le passage en force. Suppression massive des emplois, déstructuration méthodique de la SNCF, alors même qu’aucune discussion n’a été engagée en interne sur le « pacte d’entreprise », contrairement à ce qui était prévu : voilà la recette de celui qui est sensé conduire l’entreprise publique depuis 10 ans.

C’est aussi dans ce cadre, que le recours à la sous-traitance, notamment dans le domaine de la régénération et de la maintenance des infrastructures devient la règle.

Le recours à la sous-traitance dans le cadre de piques d’activités ponctuelles existe depuis de nombreuses années à la SNCF, celui-ci dépasse aujourd’hui ce principe et devient structurel.

Ainsi, l’expertise présentée ce jour met en lumière ce que la CGT des Cheminots affirme depuis de nombreuses années. Oui, il est possible de faire autrement, non, le recours à la sous-traitance n’est pas inéluctable.

L’expertise démontre, entre autres, que la sous-traitance n’est pas moins chère, qu’elle ne répond pas toujours aux exigences de qualité, de fiabilité, de sécurité, et que les conditions de travail des cheminots des entreprises concernées sont fortement dégradées.

En outre, la nécessité d’engager et de poursuivre, dans le temps, des travaux lourds sur les infrastructures justifie à nos yeux la création d’emplois pérennes au sein de la SNCF, entreprise publique de service public.

Les récents événements dramatiques qui ont eu lieu ces derniers jours nous rappellent par ailleurs combien le milieu ferroviaire est dangereux. Ainsi, les victimes cheminotes qu’elles soient d’entreprises sous-traitantes ou de la SNCF sont d’abord des victimes au travail. Si le risque 0 n’existe malheureusement pas, nous estimons que la direction de l’entreprise doit tout mettre en oeuvre afin de protéger au maximum les salariés qui interviennent sur nos installations.

Cette expertise sur la sous-traitance répond donc à plusieurs enjeux : pourquoi et comment la SNCF a-t-elle recours à la sous-traitance ? Quelles sont les incidences de celles-ci sur la production ferroviaire, sur la SNCF elle-même et sur les salariés, qu’ils soient de l’entreprise publique ou pas ?

Depuis plus de 10 ans, nous constatons un développement très important de la sous-traitance touchant tous les métiers. Outre les effets sur la réduction de l’emploi cheminot, l’externalisation des missions de maintenance a entraîné :

  •  Une perte des savoir-faire issus pourtant d’une longue histoire ;
  •  La diminution du parc de matériels nécessaires à l’exercice de nos missions ;
  •  Des problèmes de qualité et de sécurité dans l’exécution des chantiers sous-traités.

La direction explique le développement de la sous-traitance en raison notamment de coûts inférieurs. Pourtant, cette question reste à démontrer : les exemples ne manquent pas de chantiers où les cheminots de la SNCF doivent refaire les travaux, ce qui est rarement comptabilisé. Cette politique de sous-traitance ne semble pas avoir de limite. Nous considérons donc qu’il existe un autre modèle de gestion visant :

  •  A maintenir un haut niveau de compétences compatible avec les exigences de qualité et de sécurité des circulations ;
  •  La maîtrise de la chaîne de production via la ré-internalisation des charges de la sous-traitance ;
  •  L’amélioration des conditions de travail ;
  •  La maîtrise et l’efficacité des dépenses publiques.

Pour cela, il faut tordre le cou aux messages et idées préconçues savamment distillés par la direction de l’entreprise.

La sous-traitance actuelle à SNCF Réseau n’est plus celle de la sous-traitance « classique » mais correspond à une volonté stratégique d’externalisation de notre travail.
SNCF Réseau utilise l’externalisation comme pivot pour forcer le changement de modèle économique, passer du « faire » au « faire faire ».

Interrogée sur la pertinence économique de cette stratégie, SNCF Réseau est incapable de quantifier l’apport des sous-traitants à ses marges financières. Nous assistons à une politique d’entreprise qui repose uniquement sur un dogme, une croyance : « l’externalisation va permettre la réduction des coûts ».

La sous-traitance en quelques chiffres :

  •  35 % de l’activité de SNCF Réseau est actuellement sous-traitée.
  •  2/3 des travaux sont externalisés.
  •  Un objectif de 24 à 30 % est fixé pour externaliser l’entretien courant, soit plus du triple du volume actuel.
  •  3 Md € dépensés en 2016, soit +67 % depuis 2011 et +27 % attendus d’ici 2020.
  •  Un chiffre d’affaires du privé multiplié par 4 en 10 ans.
  •  3 grands groupes du BTP qui se partagent 70 % de l’activité.

Derrière ces données et cette stratégie, se cache une réalité alarmante.

Les sous-traitants ne sont pas autonomes, ce qui génère des coûts d’accompagnement et d’encadrement pour SNCF Réseau.

Aucune région n’est épargnée par les malfaçons.

Bien que 32 entreprises sous-traitantes aient fait l’objet de sanctions pour malfaçons ou non-respect des règles de sécurité, SNCF Réseau persiste dans cette politique.

L’externalisation constitue un puissant facteur de pression sur les emplois cheminot.e.s et sur les conditions de travail

  •  0 emploi supplémentaire pour SNCF Réseau en 2018 alors que l’activité est croissante.
  •  Une baisse attendue des effectifs après 2020.
  •  Pression sur les cheminot.e.s pour toujours plus de mobilité géographique.
  •  Pression pour réaliser les travaux dans des conditions minimales d’organisation non respectées à cause du manque d’emploi.

A contrario :

  •  +73 % pour les effectifs des sous-traitants depuis 2008.
  •  8 689 salariés travaillent aujourd’hui dans les entreprises sous-traitantes de la SNCF.

L’externalisation fait peser un risque réel et sérieux sur la maîtrise de notre patrimoine, la qualité de notre expertise et la maîtrise des coûts à long terme.

La direction prétend que le recours à la sous-traitance coûte moins cher. C’est faux.

L’expertise le démontre.

Sur le court terme, les prestataires doivent acquérir le savoir-faire (montée en compétence), se former à des activités complexes et dangereuses et investir dans des matériels (engins lourds) : cela représente pour la SNCF un surcoût de 10%, ce que la direction admet.

Autrement dit, recourir à la sous-traitance coûte immédiatement plus cher que faire faire le travail directement par les cheminots de SNCF Réseau.

A long terme, de nombreux coûts cachés et/ou non calculés pèsent sur le coût réel de la maintenance : renoncements partiels ou totaux de chantiers de régénération liés à des problèmes de rendement et de qualité, opérations d’entretiens non réalisées dans les règles de l’art. On constate déjà que nombre de chantiers assurés par des prestataires présentent des défauts, qui doivent être repris, partiellement ou parfois en totalité. Avec à la clef des surcoûts… qui ne sont jamais évalués !

La direction estime que le recours à la sous-traitance n’a pas d’impact sur la qualité, la fiabilité, la sécurité des circulations. C’est faux

L’expertise le démontre. L’externalisation de la maîtrise d’oeuvre sur les travaux d’investissement par exemple, a connu des expérimentations cette année.
Les retours ne sont pas au niveau des exigences de qualité. Certaines lignes après travaux ne sont pas ré-ouvertes à la circulation, ou bien avec ralentissements.

D’ailleurs, le témoignage cité dans l’expertise d’un responsable est éloquent, je cite : « La maîtrise d’oeuvre, ça ne marche pas. Il y a trop de malfaçons découvertes en fin de course (…). En ce qui concerne la maîtrise d’oeuvre en ligne exploitée, pour moi, on en est loin. Trop de risques ! » fin de citation.

Tous ces éléments favorisent les risques pour la qualité, la fiabilité et la sécurité du réseau à long terme, et peuvent se révéler particulièrement coûteux au final.

L’idée selon laquelle il est préférable de « faire-faire » pour ne se consacrer qu’aux missions censées être à plus forte valeur ajoutée exerce une pression sur les sous-traitants eux-mêmes, contraints de mener à bien les travaux dans des conditions dégradées, faute de moyens et d’encadrement suffisants.

Par ailleurs, l’expertise pointe le fait que l’augmentation de la coactivité s’avère propice aux dysfonctionnements du fait d’une multiplicité d’intervenants qui n’ont pas de règles communes stables et partagées, comme c’était le cas autrefois dans le cadre de l’entreprise intégrée.

La direction occulte l’impact du principe de la sous-traitance sur les conditions sociales et de travail des cheminots des entreprises concernées.

L’expertise est extrêmement claire. Elle pointe, entre autres, la précarisation des prestataires qui ne bénéficient pas des mêmes protections sociales que le donneur d’ordre (convention collective BTP et régime de travail moins favorables) et qui bien souvent souffrent d’une diminution de l’expertise des personnels intervenants, faute de pouvoir dégager les moyens suffisants (turn-over important, niveau de formation limitée, fort appel à l’intérim, etc.).

La DARES dans une enquête plus récente sur la sous-traitance met également en évidence une pression temporelle plus forte et un nombre d’accidents du travail plus élevé chez les sous-traitants que chez les donneurs d’ordre.

Il faut souligner que les fortes exigences du système qualité et sécurité vis-à-vis des sous-traitants, présentent un effet pernicieux : les entreprises sous-traitantes, soumises à une forte concurrence et au poids de cet indicateur dans l’obtention des marchés, sont incitées à dissimuler les AT de leurs salariés.

En conséquence, nous estimons qu’il faut réinternaliser les charges de travail au sein de la SNCF.

Une ré-internalisation des charges mérite d’être menée dès à présent à tous les niveaux. Il apparaît qu’il faut ralentir et / ou stopper le processus d’externalisation au niveau de l’entretien courant et des Opérations de Grand Entretien, développer les moyens de préserver les compétences techniques et la connaissance du réseau et fiabiliser le système de remontée des dysfonctionnements rencontrés lors des travaux de régénération avec un plan d’actions pour y remédier et pour les empêcher de réapparaître.

Pour cela, il faut renforcer les effectifs en interne.

Sans être exhaustif sur le contenu de l’expertise présentée ce jour, il apparaît donc que l’externalisation des charges de maintenance de l’infrastructure répond avant tout au dogme libéral qui vise à saccager la SNCF.

Les présidents Pepy et Jeantet ainsi que le Gouvernement sont donc responsables d’un abaissement du niveau des règles de maintenance sous couvert d’économies alors que celles-ci ne sont pas démontrées. Leur responsabilité apparaît au grand jour. Leur attitude est le fruit d’une volonté plus large d’en finir avec le service public, y compris en mettant de côté l’impérieuse nécessité d’envisager la maintenance du réseau ferré, sa fiabilité, son efficacité sous un autre angle que celui de la destruction de la SNCF.

Merci de votre attention.

FEDERATION CGT DES CHEMINOTS
263, Rue de Paris – case 546 – 93515 Montreuil Cedex
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LIQUIDATION DES EMPLOIS À LA SNCF ?

Suppression massive de postes escale, vente

| Espace presse

Les annonces de MM Pépy et Jeantet sur les suppressions d’emplois viennent lever les doutes de ceux qui en avaient encore concernant le « pacte ferroviaire » dont la loi a été votée en juin dernier.

La Fédération CGT des Cheminots entend bien dénoncer les conséquences néfastes de ce pacte ferroviaire décliné par les réductions des dessertes comme sur Annecy, en PACA ou en Lorraine par exemple, les lignes dont la SNCF veut concéder la maintenance aux entreprises privées, les technicentres de maintenance du matériel que la direction veut fermer ou en réduire fortement les effectifs comme au Technicentre Sud-Est Européen (TSEE) de Villeneuve-St-Georges, ou l’atelier de « Quatre Mares » à Sotteville à échéance plus ou moins proche.

Enfin, et plus précisément, c’est l’abandon du canal de vente aux guichets et des agents en gare, avec pas moins de 952 postes programmés d’être supprimés sur le territoire d’ici mars 2019, au moment où la direction souhaite créer une filiale gares !

Si cela devait se faire, la SNCF et le Gouvernement porteraient l’entière responsabilité d’une discrimination sans précèdent envers les usagers, les territoires, le service public ferroviaire.

La CGT exige :

• L’abrogation de la loi sur le pacte ferroviaire ;
• Un retour à une entreprise unifiée ;
• L’arrêt des fermetures et des réductions d’ouvertures de points de vente sur l’ensemble du territoire ;

Chiffres Clés :

13 542 : c’est le nombre de cheminots à la Vente, Escale ;
31 c’est le nombre de points de vente grandes lignes restant sur l’Ile-de-France pour une population de 12 millions d’habitants ;
8 c’est le nombre de points de vente Grandes Lignes dont la suppression est programmée d’ici 2019 sur Paris Est, Paris St Lazare, Paris Rive Gauche.

Téléchargez le document pour accéder à la cartographie des suppressions de postes Vente et Escale sur le territoire d’ici 2019.

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CRÉATION D’UN COMITÉ DE VIGILANCE FERROVIAIRE

Réforme ferroviaire

| Espace presse

Pour convaincre l’opinion publique qui soutenait largement les cheminots, la majorité présidentielle a multiplié les déclarations mensongères sur les vertus des mesures imposées par le « pacte ferroviaire » : baisse des prix et amélioration de la qualité de service grâce à la concurrence, plus de trains en circulation, « lignes de proximité » qui ne seraient plus menacées, question du financement du système qui serait réglée.

C’est maintenant l’heure de vérité.

Le Gouvernement a multiplié les promesses auprès de la population. Aujourd’hui, il compte sur la retombée de l’attention médiatique pour mettre en oeuvre des mesures inverses comme la hausse des prix, un abandon massif des lignes secondaires, et un recul généralisé du service public.

Le Gouvernement et la direction de la SNCF veulent mettre un couvercle sur le conflit du printemps contre le pacte ferroviaire et avancer sur leur stratégie de casse de l’outil public SNCF.

Pour la Fédération CGT des cheminots, il semble indispensable que chaque annonce qui va dans le mauvais sens soit dénoncée et que l’on mette l’Etat et la SNCF face à leurs promesses et leurs contradictions pour alerter, informer et mobiliser les cheminots, les usagers et plus globalement la population.

Oui, nous pensons que cette loi ne doit pas s’appliquer et que d’autres choix sont possibles, comme le prouve notre projet Ensemble pour le fer, remis au Premier ministre en 13 mars dernier.

C’est pourquoi nous avons sollicité l’ensemble des forces politiques de gauche, les associations d’usagers et de consommateurs, au niveau national, afin de créer un comité de vigilance citoyenne pour le service public ferroviaire.

Le 03 octobre dernier, une première réunion de travail s’est tenue au siège de la Fédération CGT des cheminots, à Montreuil.

Les forces politiques : PCF, Gauche Démocratique et Sociale, EELV, Ensemble !, Génération-s, France Insoumise, NPA, PCOF, PS, République et Socialisme ainsi que de nombreuses associations d’usagers et de consommateurs, des économistes ont d’ores et déjà décidé de créer un :

« Comité de Vigilance Citoyenne
pour le service public ferroviaire ».

Nous ne pouvons pas laisser le Gouvernement et la Direction SNCF oeuvrer dans l’ombre, en imposant des mesures irréversibles et qui fragiliseront durablement le mode ferroviaire.

OUI, définitivement, la bataille pour le rail public se poursuit !

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ACCIDENTS MORTELS : IL FAUT QUE CELA CESSE !

Accident ferroviaire

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Après l’accident mortel survenu le 10 octobre entre Capvern et Tarbes ayant entraîné la mort de 2 cheminots, notre corporation, la famille cheminote, est une nouvelle fois touchée suite au décès d’un collègue du service électrique de Paris Saint-Lazare heurté par un train hier vers 22H30.

Nos premières pensées vont à la famille et aux proches de la victime. Sans présager des circonstances exactes de l’accident et des conclusions de l’enquête, la Fédération CGT des Cheminots rappelle, et le rappellera autant de fois que nécessaire, que le milieu ferroviaire est dangereux.

Conscient qu’en termes de ferroviaire le risque zéro n’existe pas, les règles strictes de sécurité, la formation et les bonnes conditions de travail doivent tendre à l’approcher.

Aujourd’hui, la politique menée par le Gouvernement et M. Pepy ne vont pas dans ce sens, et la politique du risque calculé démontre ses dramatiques limites.

La Fédération CGT des cheminots mettra tout en oeuvre afin que la lumière soit faite sur les circonstances de ces deux accidents survenus le 1O octobre 2018.

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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