Fédération CGT des Cheminots


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Communiqués de presse

Transfert et reprise en gestion de lignes ferroviaires

Communiqué de presse

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La Fédération CGT des Cheminots est informée que le Conseil Régional Occitanie envisage de voter le 12 février prochain le transfert et la reprise en gestion des lignes ferroviaires : Montrejeau – Luchon et Alès – Bessèges.

La Fédération CGT des Cheminots déplore que cette décision, notamment permise par la loi dite « du pacte ferroviaire » de 2018 et par la Loi d’Orientation des Mobilités, soit portée par un exécutif régional de gauche.

Nous réaffirmons que les dispositions contenues dans ces textes visent avant tout à disloquer le système ferroviaire français et sont contraires au développement d’un service public ferroviaire unifié et intégré.

La reprise en gestion des lignes ferroviaires, y compris celles non circulées à ce jour, vient porter un coup supplémentaire à l’unicité du réseau ferroviaire qui reste pourtant un élément structurant et stratégique dans l’aménagement du territoire national.

Cette orientation visant aux transferts des infrastructures ferroviaires aux régions est contraire aux combats menés quotidiennement par les cheminots pour l’avenir du service public ferroviaire.

Les perspectives de transfert de personnel et de rupture des conditions sociales que pourrait entraîner cette décision ne manqueraient pas de provoquer des réactions collectives de la part des cheminots.

La Fédération CGT des Cheminots conteste donc la pertinence de ce choix et dénonce ce projet qui va encore un peu plus éclater le réseau ferré national et porterait, in fine, un nouveau coup à l’entreprise SNCF et aux cheminots.

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LA FAMILLE CHEMINOTE À NOUVEAU ENDEUILLÉE

Communiqué de presse

| Espace presse

La Fédération CGT des Cheminots exprime sa stupéfaction et sa profonde tristesse suite à l’accident mortel survenu mardi 12 janvier en soirée à hauteur de Saint-Julien-Mont-Denis, situé dans la vallée de la Maurienne.

Celui-ci a coûté la vie à l’un de nos collègues qui, dans des conditions climatiques extrêmement dégradées, s’assurait du bon fonctionnement des installations afin que le service public ferroviaire puisse être assuré. C’est alors qu’il était percuté par un TER.

Nos premières pensées vont à sa famille, ses proches, ses collègues auxquels la Fédération CGT des Cheminots présente ses sincères condoléances.

Une enquête interne sera chargée de déterminer les circonstances de ce drame qui rappelle cruellement la dangerosité des métiers assurés par les cheminots.

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Recul de l’âge légal de la retraite à 63 ans, vote au Sénat : une tentative inacceptable !

Communiqué de presse confédéral

| Espace presse

Au détour des débats sur le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale) – dont les sénateurs ont confirmé les orientations toutes entières tournées vers plus d’économies au détriment de la santé des citoyens – un élu républicain propose un amendement honteux sur les retraites. La majorité sénatoriale n’hésite pas, alors, samedi soir, en plein confinement, à le voter en douce !

Cet amendement introduit dans la loi de financement de la Sécurité Sociale rien de moins qu’une réforme en profondeur du système de retraites actuel.

Il repousse l’âge légal de départ à la retraite dans un premier temps à 63 ans pour tout le monde dès 2025. Il introduit même une double peine puisqu’il accélère l’allongement de la durée de cotisations nécessaires pour bénéficier d’une pension à taux plein. Ainsi, avec ce projet, il faudrait cotiser 43 ans, dès la génération née en 1965.

C’est une provocation indécente alors que plus de 800 000 jeunes, pénalisés par la crise sanitaire, ne peuvent s’insérer dans la vie active, que les licenciements dans les entreprises se succèdent, que le chômage et la pauvreté menacent des centaines de milliers de personnes.

C’est également une proposition purement idéologique et libérale totalement inefficace alors qu’au contraire il faut maintenant réduire le temps de travail en passant aux 32 heures. Il faut, en effet, travailler toutes et tous, moins et mieux et ainsi reconnaître le droit à des départs anticipés avant 60 ans, notamment pour les métiers pénibles.

Personne ne peut oublier l’épuisement des soignants : infirmières, aides-soignantes, aides à domicile et autres salariés du commerce, du nettoyage ou du traitement des déchets … Tous ces travailleur.euses dont l’espérance de vie en bonne santé serait inférieure à l’âge légal de départ en retraite prévu par cet amendement parlementaire…

Députés comme sénateurs, en votant les orientations gouvernementales du PLFSS, détruisent notre Sécurité sociale alors qu’elle nous protège, notamment en matière de retraite, parce qu’elle est fondée sur la richesse produite par le travail et sur la solidarité entre les professions et entre les générations.

La CGT condamne cette manoeuvre sénatoriale d’autant plus honteuse qu’elle se produit en pleine crise économique et sociale. Elle exige l’abandon de toute mesure de régression en matière de retraite et que le gouvernement s’exprime clairement en annonçant l’abandon d’un projet rejeté par la majorité de la population mobilisée l’an dernier.

Montreuil, le 16 novembre 2020

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STOP À LA CASSE DES TRANSPORTS ET DE L’INDUSTRIE

Propositions des Fédérations CGT des Cheminots, des Transports et de la métallurgie

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La situation de crise sanitaire puis économique, sert de prétexte à des plans massifs de suppressions d’emplois dans les transports publics et l’industrie.

Or, sur les 30 dernières années, la croissance des volumes de transport n’est pas infléchie par les différentes crises économiques car c’est une tendance de fond.

La crise actuelle ne peut en aucun cas être prétexte à la restructuration des modes et de leurs branches industrielles.

Une politique d’austérité provoquerait un déficit de réponse, aux besoins sociaux de transport et un cercle vicieux de récession économique pour le pays.

La CGT revendique donc l’arrêt des suppressions d’emplois ou liquidations d’entreprises dans les transports publics et l’industrie.
La CGT considère au contraire qu’il faut créer des milliers d’emplois dans les branches liées au transport pour répondre aux besoins sociaux.

Par ailleurs, les différents modes ont des caractéristiques spécifiques qui répondent à des attentes spécifiques (vitesse, capacité d’emport, adaptabilité). Il ne s’agit pas de les opposer mais au contraire d’exploiter leurs avantages, de faire jouer leur complémentarité et de définir l’équilibre le plus utile pour le pays.

Le mode aérien ou la voiture individuelle ne doivent donc pas être pensés comme des victimes expiatoires. Ils ont leur place dans les solutions de transport.

Enfin, les réorientations liées aux choix d’aménagement du territoire, aux obligations de résultat en matière environnementale, ou aux choix industriels ne doivent pas se traduire par la destruction brutale d’emplois ou la précarisation des salariés mais doivent s’envisager sur le long terme avec un dispositif sécurisant l’emploi et la formation pour construire des transitions volontaires.

La CGT publiera dans les prochains jours un document complet sur ses propositions dont vous trouverez le résumé dans le document proposé ici en téléchargement ou à feuilleter.

LA DIRECTION SNCF S’ENFERME !

Dialogue social

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La direction SNCF affiche sa volonté de favoriser le dialogue social dans les médias.

Dans les faits, elle le piétine en interne.

Malgré des sujets revendicatifs précis qui ont fait l’objet d’une première rencontre dans le cadre d’une « alerte sociale » qui n’a pas permis de trouver des points d’accord, la direction SNCF a informé la Fédération CGT des Cheminots, ce jour, qu’il n’y avait pas de séance de négociation dans le cadre du préavis de grève déposé pour le 17 septembre.

Cela confirme, une nouvelle fois, l’écart abyssal entre les paroles et les actes.

Cela confirme également que les différentes lois sur le service minimum n’avaient pas pour objectif d’abaisser la conflictualité mais bien d’imposer des contraintes administratives supplémentaires pour faire obstacle au droit de grève.

La Fédération CGT invite donc les cheminots à participer à la journée d’action interprofessionnelle organisée le 17 septembre.

Nous ne pouvons que déplorer l’attitude de la direction SNCF qui se prive une énième fois d’une occasion de « discuter » sur les nombreux sujets de mécontentements des cheminots et des usagers.

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L’ENFUMAGE CONTINUE !

Fret Ferroviaire

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De nombreux responsables politiques ainsi que les dirigeants successifs de la SNCF ne veulent pas assumer publiquement l’échec de la libéralisation du transport de marchandises par fer.

En 2000, FRET SNCF transportait 17 % des marchandises (tous modes confondus), contre 9,5 % (toutes entreprises ferroviaires confondues), dont 5 % pour FRET SNCF aujourd’hui. Après avoir drastiquement affaibli en près de 20 ans l’entreprise publique et particulièrement FRET SNCF (au travers de multiples plans de restructuration), voilà que les patrons « vont au charbon » pour réclamer des subventions et les obtiennent pour financer leur projet « 4F ».

Les subventions annoncées par le Premier ministre stabiliseraient les trafics existants et surtout permettront aux entreprises ferroviaires de renouer avec un équilibre financier, notamment par la ristourne sur les péages d’infrastructures. En plus de FRET SNCF, toutes les entreprises ferroviaires de transport de marchandises (à savoir les cinq filiales de droits privés du groupe SNCF ainsi que les 11 entreprises ferroviaires privées en activité) perdent toutes environ l’équivalent d’un tiers de leur chiffre d’affaire, comme quoi le Statut des cheminots n’a rien de déterminant dans le « coût » …

Les autoroutes ferroviaires sont des corridors longues distances pour lesquelles l’infrastructure est fiabilisée (il n’y a pas de créations nouvelles, les sillons existent déjà). Avec cette mesure, ce sont en fait les transports transnationaux qui sont promus. Ce mode opérationnel permet d’extraire environ 120 000 semi-remorques par an de nos routes quand des dizaines de millions les parcourent chaque année !

Nous sommes loin d’un acte fort, déterminant pour répondre aux enjeux écologiques sur la durée.

Les autoroutes ferroviaires ne répondent qu’aux ambitions du trafic international qui représente une part minoritaire (environ 37 %) des marchandises transportées en France. Le report modal massif (passage de la route vers le rail) ne peut pas aboutir en accumulant les slogans politiques lancés en l’air qui écartent sciemment 63 % du trafic intérieur.

Si une aide doit être apportée au fret ferroviaire pour obtenir un report modal massif, l’angle choisi par le Gouvernement reste de l’enfumage, car il ne s’attaque pas aux externalités (congestion routière, accidents, gaz à effet de serre, sécurité, etc.) du mode routier, qui reposent pour l’essentiel sur la collectivité en termes de coûts. Le caractère temporaire de la réduction du prix des péages est de plus conjoncturel alors que c’est bien de mesures structurelles dont le secteur a besoin.

Les dernières annonces du Premier ministre rappellent éperdument les trois principaux plans FRET précédents : « Véron » (2003), « Marembaud » (2008), « Nadal » (2009), qui ont organisé la casse des emplois, la perte de trafics intérieurs, la promotion des « autoroutes ferroviaires » …

Les ambitions gouvernementales vont probablement aboutir au même résultat : pas de relance !

L’exercice de communication est bien rodé, mais il ne trompe personne.

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TOUT SAUF FRET SNCF ?

SÉANCE PLÉNIÈRE INSTANCE COMMUNE (EX-CCGPF)

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Tandis que la direction se retranche derrière les propositions de l’association 4F pour masquer l’absence de politique de relance de FRET SNCF, la délégation CGT a décidé de démasquer l’imposture et de quitter la séance plénière de l’instance commune.

Une fois encore, direction d’entreprise et Gouvernement font miroiter des plans de relance de FRET SNCF. Pourtant les faits sont ténus et tout démontre en réalité que c’est le démantèlement de FRET SNCF qui se prépare.

Alors que depuis près de 20 ans, la direction s’applique méthodiquement à piller l’activité du wagon isolé, elle brandit avec le Gouvernement un énième plan de relance. Dans le même temps, elle met en oeuvre un plan de suppression du triage à la gravité de Grande-Synthe pourtant essentiel à cette activité.

Transformé en Société par Actions Simplifiée depuis le premier janvier 2020, FRET SNCF demeure en confrontation directe avec les filiales du groupe et la direction n’a de cesse d’opposer les cheminots du fret pour jouer la carte du dumping social.

Ainsi la politique d’ouverture à la concurrence, présentée il y a 20 ans comme un levier de développement du FRET Ferroviaire, constitue un échec sans appel tant la situation n’a eu de cesse de se dégrader.

Sur la période 2000/2016, le fret ferroviaire a perdu 40 % des volumes de marchandises transportées quand le recul de l’industrie n’a été que de 3 % (selon l’INSEE).

Depuis 20 ans, les décideurs siphonnent le FRET ferroviaire au profit de filiales routières et c’est d’ailleurs le même sillon qui est emprunté aujourd’hui à plus grande vitesse par les activités voyageurs. En effet, la SNCF s’apprête à répondre à des appels d’offres en créant des nouvelles filiales, lançant en même temps un partenariat inédit entre une entreprise publique et UBER, chantre du moins-disant social et de l’optimisation fiscale.

La direction de FRET SNCF s’apprête à céder la moitié de son patrimoine immobilier sur deux ans, dont 50 millions d’euros cette année. Elle titrise les créances de ses chargeurs pour dégager du cash à court terme en faisant peser dans un avenir proche le poids des intérêts de ces opérations sur les comptes de FRET SNCF. Elle entend procéder de la même manière concernant le matériel roulant.

Enfin, elle budgétise 40 millions d’euros pour des départs volontaires tout en essayant de faire croire que le triplement de l’aide à la pince promis par l’Etat serait une opportunité alors même que FRET SNCF (qui ne fait plus de combinés) ne bénéficiera donc d’aucune aide pour ces trafics.

Le budget initial de FRET SNCF concernant la suppression de 400 emplois supplémentaires en 2020 après des milliers d’emplois supprimés depuis 10 ans est aujourd’hui projeté en révision à plus de 1000 suppressions d’emplois.

Si la direction voulait en finir avec FRET SNCF elle n’agirait pas autrement. C’est inacceptable !

La délégation CGT a rappelé qu’un droit d’alerte économique a été déposé par les élus du CCGPF l’année dernière et que tout concorde aujourd’hui pour légitimer cette décision qui, à coup sûr, trouvera des suites dans les prochains mois.

Pas la même, la délégation CGT a refusé de participer à la vaste opération de communication que lance la direction au travers de son projet d’entreprise « TOUS SNCF » à l’ordre du jour de cette séance plénière. Elle a quitté la séance. Dans les faits se dessine un tout autre projet « tout sauf FRET SNCF ». La CGT a été suivie par la délégation SUD-Rail. L’UNSA et la CFDT ont fait le choix de rester en tête à tête avec la direction.

La Fédération CGT des Cheminots continuera de tout mettre en œuvre avec les cheminots pour rendre possible un véritable développement du service public SNCF voyageurs et marchandises, car ENSEMBLE nous sommes déterminés pour le FER !

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LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS DEMANDE À LA SNCF DE RENTRER AU CAPITAL

ASCOVAL

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Dans un courrier adressé aujourd’hui au Président de la SNCF, la CGT demande que l’entreprise publique rentre au capital du nouvel ensemble Hayange-Ascoval actuellement en recherche de repreneur.

En effet, Ascoval fournit depuis des années des rails de grande longueur à la SNCF. Le contrat a récemment été renouvelé pour 4 ans.

Avec les engagements de l’État en matière de travaux de régénération du réseau ferroviaire, nous pouvons affirmer sans crainte que les besoins seront très importants pendant 20 ans au moins. Le plan de charge des travaux étant extrêmement dense, la défaillance d’un fournisseur de cette importance serait une catastrophe pour l’entreprise publique et pour les usagers, dont les conditions de transport sont dégradées par la vétusté des infrastructures.

La Fédération CGT des Cheminots considère donc que sécuriser les approvisionnements tout en contribuant à maintenir les emplois et le savoir-faire français est une nécessité pour la SNCF.

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Crise Covid 19

CGT Transports & Fédération CGT des Cheminots

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Ile-de-France Mobilités stoppe les paiements à la SNCF et à la RATP.

C’est l’avenir du service public des transports en IDF qui est menacé !

IDFM a décidé de stopper le versement de sa redevance à la SNCF et à la RATP pour les mois de juillet, août et septembre. Même si ces deux opérateurs publics ont la capacité à maintenir une offre de transports durant ces 3 prochains mois, il est probable qu’à la rentrée, si aucune compensation financière à la hauteur du manque de recette lié à la crise du Covid 19 n’est versée par l’Etat, alors ce seront les personnels qui réalisent au quotidien le transport et les usagers qui en paieront le prix fort.

Déjà l’absence de renouvellement de la convention liant la SNCF à IDFM, et la tentative d’ouvrir à la concurrence certaines liaisons RATP, montrent que la région veut se désengager financièrement du transport public. L’arrêt des versements franchit une nouvelle étape dans la pression sous le seul angle financier. Ce n’est que parce que les entreprises SNCF et RATP sont encore publiques que les transports continuent à rouler. Cette situation est inadmissible !

Le président de la République se dit pleinement engagé dans la nécessaire transition climatique. Le développement des transports collectifs et leur usage est une réponse à la limitation des émissions de CO2 responsables du réchauffement climatique. L’urgence consiste à l’amélioration des conditions de transports des 5 millions d’usagers au quotidien qui empruntent les transports en IDF.

Ce n’est pas en coupant les crédits, ni en stoppant les investissements des transports du quotidien que l’Etat sera en mesure de respecter les accords de Paris sur le climat.

Le sens de la solidarité et de l’unité nationale que prônent certains élus ne sont-ils que des déclarations d’intention ?

La réalisation du service public de transport en IDF et l’emploi ne peuvent être la variable de négociation dans ce bras de fer qui oppose l’Etat et l’Autorité Organisatrice IDFM. La responsabilité sociale et environnementale doit être la seule priorité. Le sens de l’intérêt général doit être l’unique feuille de route qui guide les politiques publiques des élus de la région et de l’Etat.

Cette crise sanitaire révèle l’extrême fragilité du modèle économique et du financement des transports. La CGT porte des propositions en matière d’organisation, de maîtrise publique, de démocratie et de financement des réseaux d’infrastructures et de transports.

La CGT propose :

  • L’arrêt des processus d’ouverture à la concurrence en cours qui ne font que fragiliser les opérateurs publics ;
  • La création d’un pôle public de transport de voyageurs et de marchandises adossé à des opérateurs publics pour l’exploitation des lignes et des réseaux ;
  • La création d’un pôle public financier afin de pérenniser les ressources pour assurer le financement des investissements ;
  • Le doublement du versement transport versé par les entreprises qui bénéficient du transport de leurs salariés, nouvelle ressource apportée par l’Etat pour améliorer l’offre du transport.

Les usagers du quotidien et les salariés du transport n’ont pas à faire les frais des différends qui opposent l’Etat et la Région. L’Etat a la capacité d’accorder des aides publiques aux entreprises du secteur privé, il doit accorder des compensations financières aux opérateurs publics correspondant aux pertes de recettes liées à la crise Covid.

La CGT sera vigilante et attentive aux suites qui seront données à ce mauvais « vaudeville ».

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Fabrice MICHAUD,
Secrétaire Général CGT Transports
06.65.58.05.29

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LE FERROVIAIRE PUBLIC N’A PAS BESOIN D’UN « GESTE », IL A BESOIN D’UN PLAN DE RELANCE !

Déclaration G.Darmanin

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La dernière sortie médiatique du ministre des comptes publics concernant la SNCF est à l’image du reste : cynique, hors de propos et inconséquente.

La Fédération CGT des Cheminots a, quant à elle, des propositions simples, atteignables et construites.

1) L’abandon du système pervers de « dividende » versé par SNCF Voyageurs à SNCF Réseau. SNCF Voyageurs doit employer tous ses moyens à l’amélioration de la qualité du service public (présence humaine dans les gares et les trains, renforcement de la maintenance, création de réserves de personnels et de matériels pour tendre vers le « 0 défaillance »). L’Etat a décidé des investissements supplémentaires après plusieurs rapports pointant l’insuffisance des financements publics, il doit apporter lui-même les moyens de ses décisions. Par ailleurs, cela contribuera à rééquilibrer un peu la compétition avec le mode routier qui ne paye pas son infrastructure.

2) La dette ferroviaire de l’Etat, constituée principalement sur les décisions des gouvernements successifs d’équiper le territoire en LGV, doit être reprise intégralement. Les marges ainsi dégagées pour SNCF Réseau lui permettraient de ne pas dégrader la maintenance pour réaliser les travaux, et ainsi d’améliorer la qualité du service public au quotidien.

3) Les voyageurs doivent être incités à voyager à nouveau en train. L’Etat doit apporter des ressources nouvelles aux Régions pour qu’elles baissent le tarif des abonnements, un droit au voyage pour l’accès aux vacances pour tous doit être créé avec une réduction forte sur un aller-retour annuel compensé par l’Etat, un plan spécifique d’aménagement du territoire pour accroître l’offre doit être mis en place pour les petites lignes afin de renforcer leur attractivité, et la subvention d’exploitation des TET (qui ne doit plus être ponctionnée sur le TGV) doit être augmentée afin de rouvrir des liaisons transversales et de relancer les trains de nuit.

4) Un grand plan de relance du transport ferroviaire public de marchandises doit être levé par gagner un report modal massif et réduire ainsi les gaz à effet de serre émis par le pays. La CGT publiera prochainement des propositions précises dans ce domaine.

Les usagers et les cheminots ne demandent pas l’aumône, ils attendent un plan concret de relance à la hauteur des ambitions sociales, environnementales et des soutiens dont bénéficient déjà les autres modes.

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Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

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