Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

Communiqués de presse

GARE DU NORD : UN FUTUR CENTRE SPORTIF, CULTUREL ET COMMERCIAL ?

Gare du Nord

| Espace presse

Les annonces faites par la direction de la SNCF, lors des différents conseils d’administration qui ont eu à traiter du dossier des travaux de la Gare du Nord à Paris, interpellent sur le rôle principal d’une gare ferroviaire.

A vouloir rentabiliser à outrance et auto-financer les projets de développement, les gares ferroviaires se transforment en véritables centres commerciaux rejetant les espaces ferroviaires en arrière-plan car jugés moins rentables financièrement.

Ainsi, les surfaces commerciales de la Gare du Nord seraient multipliées par 5 alors que celles consacrées à la circulation et à l’accueil des voyageurs ne le seraient que par 2,5.

Ce qui interpelle aussi est le montage juridique choisi pour assurer le financement des 600 M€ de travaux. Habituellement, l’entreprise passait des conventions d’exploitation, des autorisations d’occupation temporaires avec des « partenaires » pour assurer tant le financement des travaux que l’exploitation des surfaces commerciales.

Sur ce dossier, la direction a utilisé une disposition de la loi N° 2017-257 du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain qui autorise SNCF Mobilités à créer « une Société d’Economie Mixte à opération unique dénommée Gare du Nord 2024 ».

La CGT, par l’intermédiaire des administrateurs salariés CGT au conseil d’administration de SNCF Mobilités, s’est opposée à la mise en oeuvre de cette disposition opaque et complexe. D’autant plus que la SNCF s’est positionnée sur le seuil minimal de participation dans la SEM alors que la loi l’autorise à détenir jusqu’à 85% des parts.

Alors OUI, la Gare du Nord (et la SNCF de manière générale) a besoin d’investissements pour améliorer le confort des voyageurs, la qualité de service et la régularité. Mais cela ne doit pas être le prétexte pour transformer une gare en centre sportif, culturel et commercial.

La CGT sera très vigilante sur la suite de ce dossier et plus particulièrement sur le contrat final qui sera soumis au vote des administrateurs en octobre 2018.

Téléchargements

LA DIRECTION SNCF A PERDU

Retenues des jours de grève

| Espace presse

La Fédération CGT des cheminots prend acte de la décision du tribunal de condamner la SNCF sur les décomptes de jours de grève.

La Fédération CGT n’a jamais eu aucun doute quant à la décision du tribunal. Cette décision conforte la Fédération CGT des cheminots dans la stratégie de grève qu’elle a initiée et qu’elle a portée avec l’UNSA et la CFDT depuis 3 mois.

L’irresponsabilité, la malhonnêteté intellectuelle de la SNCF, son mépris des cheminots, ses tentatives répétées d’éteindre l’action en cours par l’humiliation et la mise au pas, doivent donc cesser sur le champ.

En portant avec zèle les orientations du Gouvernement, parfois en les devançant, la direction SNCF a fait le choix de la stratégie du chaos et de la terre brûlée.

Cette fuite en avant l’a conduite à vouloir mettre à genoux les cheminots engagés dans la lutte par des prélèvements indus des jours de grève, tout en s’affranchissant de l’exercice du droit de grève.

Au-delà des cheminots grévistes, la direction SNCF a également plongé leur famille dans des situations financières extrêmement délicates. La direction SNCF doit donc s’exécuter et appliquer le jugement tel qu’il a été rendu. Toutefois, cela ne la sauvera pas de la rupture qu’elle a elle-même provoquée avec les cheminots.

Le Gouvernement et la direction SNCF doivent donc revenir à la raison. La Fédération CGT appelle les cheminots à poursuivre l’action pour l’ouverture de véritables négociations afin de préserver et développer le service public ferroviaire.

Téléchargements

AU-DELÀ DU 28 JUIN

Réforme du ferroviaire

| Espace presse

Les représentants CGT des régions SNCF ont confirmé en totalité la volonté de poursuivre le conflit au-delà du 28 juin.

Ils constatent qu’il a fallu 2 mois de grève pour obtenir des avancées mais que celles-ci ne représentent pour l’instant pas de garanties réelles ni pour le service public (Fret, lignes de proximité, régularité, bassins d’emplois), ni pour les cheminots.

Ils constatent également que les 3 interlocuteurs ont les moyens et le devoir de répondre aux cheminots :

L’Etat doit encore écrire 80% de sa réforme au travers des ordonnances et des décrets. Il va encore toucher au système ferroviaire à travers les Lois d’orientation Mobilité et Infrastructures. A ce titre il peut prendre des engagements dès maintenant. Il doit geler le nouveau plan de baisse du fret ferroviaire SNCF prévu par la direction et annoncer de véritables mesures de relance.

Le patronat de la branche ferroviaire doit s’inscrire dans le cadre fixé par le Premier ministre, à savoir : identifier les contraintes spécifiques aux métiers ferroviaires et ouvrir une négociation sur les contreparties apportées aux cheminots. Il ne peut pas se contenter de la déclaration vague qu’il a produite le 15 juin 2018.

La direction SNCF, doit changer d’orientation sur plusieurs points de sa politique afin de gommer 15 ans de dérives en matière de précarisation, de casse de l’emploi, de désorganisation des services, de sous-traitance avec tous les effets que l’on connaît sur la qualité du service rendu aux usagers.

En conséquence, la CGT appellera régulièrement à la grève pendant les mois de juillet et août.

Les dates seront dévoilées au fur et à mesure, en fonction de l’avancée, ou non, de négociations qui devront répondre aux revendications des cheminots.

La CGT fera tout ce qui est nécessaire pour que ces rendez-vous soient les plus unitaires possibles.

Téléchargements

ON CONTINUE !

Réforme du ferroviaire

| Espace presse

Malgré le vote de la loi et le matraquage médiatique, les cheminots se sont à nouveau mobilisés fortement ce 12 juin.

Avec une remontée à plus de 20% de cheminots grévistes au 29e jour de grève, dans le conflit le plus long de l’histoire récente de la SNCF, les cheminots démontrent leur détermination.

La CGT considère que la réunion tripartite du 15 juin 2018 doit être le début de véritables négociations pour répondre aux revendications des cheminots et doit donc avoir des suites.

Alors que la direction SNCF annonce 2 000 à 3 000 suppressions d’emplois au Fret, consécutives à la filialisation, que SNCF Réseau annonce la mise en concurrence des cheminots pour l’exécution des manoeuvres sur 13 bases Infrarail, la CGT mesure l’importance d’arracher des garanties pour les cheminots et un changement d’orientation de la politique publique et de la direction SNCF.

Dans cet esprit, la Fédération CGT des Cheminots proposera à l’interfédérale du 13 juin, de renforcer la grève sur le calendrier unitaire défini et de proposer de nouvelles dates de mobilisation au-delà du 28 juin 2018, conformément au mandat donné par sa Commission Exécutive fédérale.

Téléchargements

LES CHEMINOTS AU LUXEMBOURG !

Réforme du ferroviaire

| Espace presse

Le jeudi 07 juin 2018, les Ministres des Transports Européens se réuniront à Luxembourg. La Fédération CGT des cheminots, rejointe par l’UNSA et la CFDT appellent à un rassemblement pour mettre cette réunion sous la pression des cheminots et exiger une autre Europe ferroviaire !

L’Europe doit sa mauvaise presse aux décisions qui y sont prises par les gouvernements nationaux, notamment au sein du Conseil de l’Union Européenne où les Ministres des États membres coordonnent les politiques, examinent, modifient et adoptent les textes en lien avec le Parlement.

C’est à cette fin que se réunissent les Ministres des Transports des Etats membres le 07 juin prochain à Luxembourg, en plein conflit des cheminots Français sur une remise en cause de leurs droits et du Service Public ferroviaire.

Cette mauvaise réforme, au prétexte de mise en oeuvre du 4ème Paquet Ferroviaire dont l’adoption fut soutenue par le gouvernement Français, se veut imposer l’ouverture à la concurrence des transports ferroviaires, la mise à mal des lignes capillaires, la privatisation de l’entreprise publique SNCF, la filialisation du fret, la fin du recrutement à Statut et de nouvelles suppressions massives d’emplois.

Il ne s’agit de rien d’autre que d’un choix idéologique du gouvernement Français, en lien avec les politiques libérales qu’il coordonne avec d’autres gouvernements droitiers.

La CGT revendique :

  •  le renoncement à l’ouverture à la concurrence,
  •  le retour à une entreprise unique publique et intégrée,
  •  le financement du système ferroviaire reposant sur un juste coût du transport permettant le rééquilibrage en faveur des modes vertueux,
  •  un maillage territorial des infrastructures et des moyens humains et matériels favorisant le développement du transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises,
  •  le maintien du recrutement au Statut, qui doit par ailleurs être amélioré,
  •  des augmentations générales de salaires,
  •  des droits nouveaux pour les cheminots non-affiliés au Statut,
  •  une Convention Collective Nationale de très haut niveau pour empêcher la mise en concurrence des salariés entre eux par le patronat.

La Fédération CGT des cheminots appelle les cheminots
à participer massivement au rassemblement
le 07 juin 2018 de 12h00 à 15h00
à Luxembourg
place de l’Europe, devant le European Convention Center

CONTACT
SERVICE PRESSE
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

Téléchargements

FACE À UNE MOBILISATION IMPORTANTE DES NÉGOCIATIONS S’IMPOSENT

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT ont fait l’analyse du rapport de force qui reste très important.
Elles sont confortées par le résultat massif du « Vot’action » qui a permis à 91 068 cheminots de s’exprimer.

L’opposition au pacte ferroviaire dépasse largement les prévisions des organisations syndicales puisque 94,97 % des cheminots se sont exprimés CONTRE.

C’est un élément incontestable que le gouvernement doit prendre en compte. La direction SNCF, totalement discréditée, doit également en tirer toutes les conséquences.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT se rendront vendredi aux réunions convoquées par le Premier ministre avec leurs confédérations ou structures interprofessionnelles.

Elles ont, lors de la réunion interfédérale du 23 mai 2018, adopté une position commune sur les demandes qu’elles formaliseront au Gouvernement à cette occasion.

Les organisations syndicales appellent les cheminots à poursuivre la grève demain et à s’inscrire dans la prochaine séquence des 28 et 29 mai prochains.

Les organisations appellent également les cheminots à participer au rassemblement qui se tiendra proche du Sénat (le lieu n’est pas encore officialisé) le 29 mai prochain à l’occasion du lancement du débat sur la réforme.

Une délégation de l’International Transport Workers’ Federation (ITF) sera présente ce jour-là pour témoigner des expériences ferroviaires dans le monde.

Les membres de la délégation participeront à une initiative au Sénat à l’invitation des sénateurs du groupe CRC.

Les organisations syndicales CGT, UNSA ferroviaire, SUD-Rail, CFDT considèrent que la balle est dans le camp du Premier ministre qui ne doit pas attendre plus longtemps pour ouvrir des négociations.

Téléchargements

LA LIBERTÉ NE S’ARRÊTE PAS AUX PORTES DES UNIVERSITÉS !

Mobilisation étudiante

| Espace presse

Depuis des mois, les personnels des universités, les étudiants se mobilisent contre la loi Vidal « Orientation et Réussite étudiante ».

Une grande partie des étudiants est par ailleurs salariée pour financer leurs études.

A la SNCF, les cheminots côtoient nombre d’entre eux en CDD pendant les périodes de vacances.

Nous ne pouvons pas rester témoins de la répression dont ils sont victimes sans réagir.

Ces mobilisations qui s’organisent au travers d’assemblées générales, de rassemblements étudiants font l’objet ces dernières semaines d’une répression policière marquant un tournant répressif dans la politique du gouvernement.

Cette jeunesse qui débat, s’organise et se mobilise pour d’autres choix de société fait écho aux luttes des cheminots pour contester, proposer, agir et négocier.

Les étudiants comme les cheminots sont confrontés au dogme de l’orthodoxie libérale qui pense sélection et finances plutôt que projet de société et projet de vivre ensemble.

Dans une société démocratique, l’ordre public ne peut être brandi pour imposer par la force une loi s’éloignant de l’intérêt général, bâillonner les oppositions ou justifier le recours à la violence à l’encontre de sa propre jeunesse.

Nous constatons que les mêmes méthodes sont employées par le gouvernement et la Direction SNCF pour empêcher les cheminots d’exercer leur droit de grève par tous les moyens.

L’ordre public c’est protéger les plus faibles contre les plus forts, c’est protéger la jeunesse de ce pays. Ce ne peut être la sélection du plus fort, la loi du plus fort !

La Fédération CGT des Cheminots soutient la jeunesse dans sa lutte face aux violences de l’État et des milices d’extrême droite.

La Fédération CGT des Cheminots affirme sa solidarité au mouvement des personnels des universités et de la jeunesse qui se bat pour son avenir et pour celui de nos enfants !

Téléchargements

LE « PEPYBOOM » : LA STRATÉGIE DU « FERROVIAIRE BUSINESS »

Groupe SNCF

| Espace presse

Depuis 10 ans, la stratégie de la direction de la SNCF n’a qu’un seul objectif : transformer à coup de millions d’Euros l’entreprise publique ferroviaire nationale en groupe commercial du marché de la mobilité mondiale…

Alors que dans la dernière décennie, la qualité de service a souffert d’un manque d’investissements, que les infrastructures se sont dégradées, que 22 000 emplois de cheminots ont été supprimés, le nombre des filiales est passé, dans la même période, de 187 à 1 128 (dont 964 détenues majoritairement) !

Par acquisition d’entreprises ou externalisation, c’est une logique bien éloignée de la raison d’être d’une entreprise publique de service public qui a été mise en place avec, aujourd’hui, un chiffre d’affaires des filiales qui représente la moitié de celui du Groupe !

Keolis (Transports publics) et Geodis (Logistique et transport routier) sont les plus connues mais le groupe SNCF est aussi présent dans les domaines du covoiturage, de l’exploitation de parking, de l’immobilier et même depuis peu, dans celui du Transport sanitaire par VSL (Véhicule Sanitaire Léger) !!

A l’origine destinées à venir en complémentarité des activités ferroviaires, ces filiales sont aujourd’hui un véritable business, voire une obsession pour la direction, qui n’a pas hésité à investir 700 millions en 2015 pour l’achat de l’entreprise de messagerie américaine OHL, somme équivalente au renouvellement de 22 rames TGV !

Nécessitant souvent des capitaux importants pour leur achat ou leur exploitation (Ouibus a perdu 45 millions en 2016, Keolis Boston a perdu 28 millions de dollars en 2 ans…), ces filiales ne constituent même pas une source de recettes pertinentes pour le Groupe public. Leur chiffre d’affaires réalisé pour 28% à l’étranger dépendent fortement de la conjoncture internationale alors que l’activité ferroviaire en France représente 80 % du bénéfice de 1.3 milliard d’Euros de la SNCF en 2017…

A cette opacité sur l’objectif recherché, vient s’ajouter l’opacité sur le financement dans un Groupe Public Ferroviaire qui affiche 55 milliards de dette…

Le mécanisme est peu connu mais chaque activité reverse une redevance de 2% de son chiffre d’affaires au Groupe. Pour TER (5 Mds€ de CA en 2017), c’est 100 millions qui sont ponctionnés et 300 millions pour l’ensemble des activités de SNCF Mobilités !

Autant de moyens en moins pour améliorer la qualité du service public et le quotidien des usagers !

Quand on sait que ce mécanisme a été mis en place alors que la Directrice de la Stratégie de la SNCF n’était autre que Mme Borne, actuelle Ministre des transports, il y a de quoi s’interroger…

L’opacité ne s’arrête pas là. Bénéficiant de la garantie implicite de l’Etat, et donc de taux avantageux, SNCF Mobilités est devenu, au fil des ans, une véritable banque interne avec des taux modulés, comme le ferait n’importe quel organisme bancaire, et dégageant 150 millions d’euros par ce biais ! Ainsi, malgré ce financement interne, l’activité ferroviaire Fret SNCF emprunte à 3.8% alors que dans le même temps, Geodis, filiale de transport routier concurrente du fer, bénéficie d’un taux de 1.8% !!! Cherchez l’erreur !!

Toutes ces opérations se font dans le cadre d’une entreprise publique bénéficiant de la garantie de l’Etat, mais également soumise à son contrôle.

Nous n’osons imaginer ce que les mêmes dirigeants pourraient faire si demain la SNCF devenait une Société Anonyme bénéficiant d’une large autonomie de gestion.

Une chose est certaine, l’intérêt général du plus grand nombre se transformerait vite en intérêts particuliers de quelques-uns.

CONTACT
SERVICE PRESSE
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
com@cheminotcgt.fr

Téléchargements

INTÉRÊT GÉNÉRAL CONTRE HOLD UP LIBÉRAL

Réforme SNCF

| Action à partir des 3 et 4 avril 2018

Les tribunes parues dans la presse auxquelles s’ajoutent les interventions télévisées du président de la SNCF, notamment le 9 avril au matin, confirment sans surprise sa volonté de déboulonner consciencieusement le service public ferroviaire.

Après avoir été contraint de redire que la grève était très suivie, tout en annonçant des chiffres à la baisse invérifiables, le président Pépy a cru bon de repréciser qu’il n’était pas « un militant politique ». Bien que ne s’estimant pas « aux ordres de l’Etat », il a salué une nouvelle fois la réforme en cours, qui s’appuie sur le rapport Spinetta qu’il a lui-même en partie écrit.

Ouverture à la concurrence/statut des personnels

En promoteur zélé de l’ouverture à la concurrence dans le ferroviaire, il a tenté d’expliquer à celles et ceux qui veulent encore le croire que celle-ci générera plus de trains, moins de pannes, un meilleur service.

Pourtant, force et de constater que l’ouverture à la concurrence dans le fret ferroviaire a produit exactement l’inverse. Mieux, la création d’une filiale nommée Transkéo (51% Kéolis, 49% SNCF Participations) chargée d’exploiter une ligne de tram train de 15 km en Ile-de-France, n’a pas démontré son efficacité tout en imposant des conditions de travail fortement dégradées à ses personnels sous droit privé.

D’ailleurs, le président de la SNCF a dû avouer que la suppression du statut des cheminots ne « permettra pas de sauver la SNCF ».

Dette du ferroviaire

Sur la reprise de la dette du ferroviaire, la direction SNCF a jugé les propos du Premier ministre extrêmement clairs, sans pour autant être en capacité d’en préciser les contours.

La seule stratégie de la SNCF, c’est la méthode Coué : il faut réformer la SNCF, voir comment cela se passe dans 2 ou 3 ans et nous jugerons ensuite ! En 2014, c’est exactement ce que la direction et le gouvernement portaient lors de la précédente réforme du système ferroviaire.

4 ans après chacun pourra mesurer où nous en sommes !

Statut de l’entreprise SNCF

Le président de la SNCF a également salué la possibilité de modifier le statut de l’entreprise, actuellement EPIC, en Société Nationale à capitaux publics. Cela permettrait à l’Etat de n’être qu’un simple actionnaire et « n’interviendrait pas à qui mieux mieux tous les jours ».

C’est une vision bien particulière du service public ferroviaire et de son rôle majeur dans l’aménagement du territoire !

Le VRP multicartes, soi-disant « apolitique » des gouvernements successifs, veut donc sanctionner et condamner le service public ferroviaire en laissant, tout au plus, aux usagers et aux cheminots l’infime possibilité d’en aménager la peine. C’est inacceptable !

La Fédération CGT des Cheminots porte un projet alternatif viable à travers son rapport « Ensemble pour le Fer » remis au Premier ministre le 13 mars 2018.

Les organisations syndicales portent une plateforme unitaire de 8 points pour l’avenir de la SNCF.

Le gouvernement et la direction SNCF doivent donc retirer leur projet et ouvrir de réelles négociations sur l’avenir de l’entreprise publique sur la base de revendications unitaires.

Contrairement à ce que prétendent gouvernement et direction SNCF, le probable vote de la loi dans les jours à venir ne signe pas l’adoption définitive de la réforme, le calendrier législatif s’étendant jusqu’à fin juin.

Ce dont le président de la SNCF ne parle pas

• Les lignes de proximité
Le Premier ministre a annoncé, le 26 février dernier, que l’avenir des « petites lignes » ne se réglerait pas depuis Paris. D’aucuns semblent croire qu’elles sont sauvées !
En attendant, plus personne n’en parle ! Un décret publié le 10.11.2017 confère la responsabilité des infrastructures ferroviaires aux régions. Nous savons déjà que les contrats de plans Etat/ Régions ne seront pas réévalués. Autrement dit, les régions n’auront pas de moyens supplémentaires pour assurer la pérennité de ces lignes. Celles-ci restent donc menacées voire, pour certaines d’entre elles, condamnées.
• L’organisation interne à la SNCF
Le président Pépy reste étonnamment discret sur l’organisation interne qu’il a lui-même mise en place, notamment au travers de la gestion par activité. Celle-ci cloisonne les services, rend plus difficile l’interaction entre les cheminots et conduit à des aberrations. En effet, un conducteur de train fret ne peut pas conduire un train de voyageurs même s’il est disponible. Un vendeur en Ile-de-France est cantonné à la vente de billets transilien etc…Ce fonctionnement auquel l’actuelle ministre Borne n’est pas étrangère, puisqu’elle fut directrice de la stratégie de la SNCF de 2002 à 2007, constitue aujourd’hui un véritable frein à toutes améliorations du service rendu aux usagers. C’est l’un des points du bilan de l’actuelle direction SNCF à qui le gouvernement s’apprête à confier la rédaction du plan stratégique pour les 10 années à venir.

La Fédération CGT des cheminots redit qu’elle est favorable à une réunification de l’entreprise publique et à son décloisonnement. En outre, face à la désinformation véhiculée par le gouvernement et la direction, la Fédération CGT des cheminots réaffirme qu’elle se tient toujours disponible pour un débat contradictoire avec la ministre des transports, projet contre projet, afin d’éclairer nos concitoyens sur les enjeux de la réforme en cours.

La détermination des cheminots est intacte. Ils le démontreront à nouveau par la grève dès les 13 et 14 avril prochains.

Téléchargements

UN DÉBAT CONTRADICTOIRE AVEC LA MINISTRE DES TRANSPORTS ? LA CGT CHEMINOTS ACCEPTE

Réforme SNCF

| Espace presse

Il convient d’éclairer nos concitoyens sur ce que revêt la réforme de la SNCF proposée par le gouvernement.

La CGT Cheminots est prête à le faire dans le cadre d’un débat télévisé, projet contre projet.

L’enfumage et la désinformation pratiqués par le gouvernement et la direction SNCF, visent à masquer les enjeux véritables de la réforme ferroviaire en cours.

L’action unitaire engagée 2 jours sur 5 est massivement suivie par les cheminots de tous collèges.

L’intérêt légitime de l’opinion publique pour l’avenir de leur service public ferroviaire est significatif.

La ministre des Transports réaffirme depuis quelques jours que les cheminots, leurs organisations syndicales, véhiculent des contre-vérités sur le projet gouvernemental.

L’avenir du service public ferroviaire mérite un débat d’un autre niveau.

La Fédération CGT des Cheminots a produit un rapport complet nommé « Ensemble pour le fer » sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral. Celui-ci a été remis officiellement à Edouard PHILIPPE le 13 mars dernier.

La Fédération CGT des Cheminots accepte donc volontiers de confronter son projet à celui de la Ministre des Transports, dans le cadre d’un débat démocratique et public, comme cela a été proposé sur l’antenne de BFM TV, le mardi 3 avril au soir, dans l’émission animée par Ruth ELKRIEF.

CONTACT SERVICE PRESSE
COMMUNICATION
Cédric ROBERT
Tél : 01 55 82 84 32
CONTACTER LE SERVICE PRESSE

Téléchargements

Vidéos

Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

Conférence de presse qui s’est tenue mercredi 7 mars 2018

 

Toutes les vidéos

Liste des actualités

Lexique

Contact presse

J'adhère

Bandeaux publicitaires

  • Les pétitions, ça ce signe ici.