Fédération CGT des Cheminots


J'adhère

LA DIRECTION ACCEPTERA-T-ELLE DE METTRE EN PLACE UNE TRAÇABILITÉ DES HEURES REALISÉES ?

Table ronde du 1er décembre 2016

| Les conditions sociales

La négociation sur le temps de travail de l’encadrement se poursuit.
La Table Ronde du 1er décembre se voulait conclusive. Mais, suite aux interventions de la CGT, l’ensemble des Organisations Syndicales rejette un texte aux principes inacceptables qui n’apporte aucun levier pour les agents en situation de surcharge de travail. Une nouvelle séance est programmée le 6 décembre 2016.

La photographie des conditions de vie et de travail des cheminots maitrises et cadres de la SNCF, réalisée par l’étude SECAFI à la demande du CCGPF, et l’étude de la Direction démontrent l’urgence pour alléger leur charge de travail.

Pour la CGT, la charge de travail doit être adaptée au temps de travail et non le contraire. Ce principe est à rappeler dans tout préambule d’un accord qui régit les cheminots non-soumis à tableau de service.

Des amplitudes, des temps de travail, des temps de repos définis !

La CGT exige que l’ensemble des règles sur les amplitudes maximales, le temps de travail effectif d’une journée de service, les durées minimales des temps de repos journaliers et hebdomadaires soient inscrits et respectés.
La Direction préférant une référence aux amplitudes raisonnables. Dans son écriture, elle ne donne aucun droit et aucune protection pour les cheminots. Elle se cantonne au flou des dispositions du code du travail.

Il faut mesurer les durées de travail

La CGT a continué de porter la mise en place d’un suivi de la réalité des heures passées à travailler : amplitude, temps de travail, heures de nuit, durée hebdomadaire, temps connecté… Toutes les Organisations Syndicales se sont rejointes pour la mise en place d’une déclaration et d’un suivi des heures de travail. La Direction propose uniquement le signalement d’une surcharge exceptionnelle (astreinte, remplacement de vacances de poste, dérangements …) mais surtout pas le surtravail quotidien.

Des promesses fumeuses pour suivre la charge de travail

Ne pouvant nier la quantité d’heures travaillées par l’encadrement et non reconnues, la Direction propose la réalisation d’observations du salarié sur ses amplitudes de travail, qu’il donnera à titre indicatif et s’il le souhaite à son supérieur. Supérieur qui lui-même est en situation de travail excessif.
Pour la CGT, seule la mesure des durées horaires permet le suivi de la charge de travail et la mise en place d’un dispositif d’alerte qui soit efficace.
La mise en place du forfait-jours tend à les faire évoluer vers un quotidien qui s’apparente de plus en plus vers un statut d’auto-entrepreneur !

La Direction présente une version minimaliste du droit à la déconnexion

La loi Travail impose l’ouverture d’une négociation sur ce sujet. Là encore, la Direction se contente d’une version minimaliste qui certes contient de bonnes intentions mais ne crée pas de droit opposable.
Les outils numériques doivent être des aides et non une contrainte qui empiète sur l’espace personnel. La CGT a fait une série de propositions pour rendre le droit à la déconnection réalité.

La Direction propose une indemnité pour le personnel soumis au forfait-jours

Qui dit indemnité, dit préjudice. Le préjudice du forfait-jours est l’absence de rémunération et de reconnaissance des heures supplémentaires travaillées. Cette prime est non liquidable, elle ne finance pas la protection sociale et n’entre pas dans le calcul de la pension de retraite. Son but est de faire passer une pilule bien amère.

Les agents actuellement non soumis à tableau de service sont disponibles et flexibles pour réaliser leur travail. Les modifications de leurs horaires, très régulièrement, dans des délais de prévenance très courts, sont des contraintes qui génèrent de la fatigue.

Pour la CGT, elles doivent être compensées par du temps de repos.
Les cheminots de l’encadrement font part d’un manque de reconnaissance, qu’ils analysent comme une sous-qualification de leur poste. Pour la CGT, c’est notamment le cas des DPx à la qualification E.

La Direction propose une prime de 1,5% qui, compte tenu de règles de calcul, se traduirait en brut par un montant minimal mensuel de 27€ (à la qualification E) jusqu’à un montant maximal de 56€ pour un cadre supérieur.
La proposition a semblé inacceptable par l’ensemble des Organisations Syndicales (même s’il semble que certaines se plaignent surtout de son faible montant).

Les oubliés du titre III

La CGT est opposée au dispositif de forfait-jours car il protège moins. Il est donc relativement néfaste, dangereux. Les postes éligibles au forfait-jours sont encadrés et la notion d’autonomie à organiser son emploi du temps est un impératif.

Tous les cheminots, aujourd’hui au titre III, ne remplissent pas les conditions légales.

Pour autant, les souplesses dans les horaires de prise et de fin de service et dans la gestion des jours de RTT (les RQ sont gérés comme des congés annuels) répondent à l’attente de cheminots en pôles d’appui, dans les sièges, mais aussi pour certaines qualifications D, tout en étant compatibles avec les postes tenus et aujourd’hui au titre III.

La CGT propose l’instauration de plages horaires de prise et de fin de service variables, où cela est possible.

La Direction prétend que l’application des tableaux de service peut connaître aussi des souplesses dans certains services. La Caisse de Prévoyance, en cas d’accident de trajet, ne reconnait que les horaires des tableaux de service ! La Direction ne doit pas encourager les arrangements mais établir des règles justes.

N’acceptons pas l’inacceptable au prétexte de budgets dictés par l’austérité. Refusons ensemble un travail sans sens, sans fin, sans durée, sans limites.

C’est avec conviction que la CGT demande que le pragmatisme n’emporte pas cette négociation sur les conditions de vie et de travail des cheminots de l’encadrement, vers le déni.

La Fédération CGT des Cheminots invite l’ensemble des maitrises et cadres à s’emparer des enjeux liés à l’aménagement de leur temps de travail. Les militants de la CGT et de son Union Fédérale des agents de Maitrise et Cadres se déploieront sur le territoire afin de débattre des revendications sur ce sujet.

Dossiers associés

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LA DIRECTION DOIT RENDRE L’ARGENT DES CHEMINOTS !

COFASS du 4 juillet 2019

| Les conditions sociales

Seule la CGT s’était opposée à la vente de notre bien commun et avait refusé le piège des promesses. Résultat, la vente de nos EHPAD a coûté 3,6 millions d’euros à notre FASS SNCF (Fonds d’Action Sanitaire et Sociale) !

Courant 2018, la Direction a pris la décision unilatérale de vendre nos EHPAD, financés par les cheminots par une cotisation sociale incluse dans le taux de 1,1% sur leur salaire socialisé qui est versée pour notre Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (FASS).

Afin d’obtenir l’accompagnement des autres Organisations Syndicales (OS), la Direction a fait la promesse que le bénéfice de cette cession financerait de nouvelles prestations financières en faveur de la prévention de la dépendance et du maintien à domicile à l’intention des bénéficiaires.

Cependant, la Direction a fourni aux OS un produit de cession des EHPAD déficitaire grâce à un jeu d’écritures comptables habile et scandaleux.

Grâce à ce tour de passe-passe présenté lors de la dernière Commission du Fonds d’Action Sanitaire et Sociale (CoFASS), la Direction présente donc un solde négatif de l’opération s’élevant à 3,6 millions d’euros. Montant qui serait ponctionné sur la réserve du FASS financé par les cheminots ! Alors qu’en réalité, c’est plus de 4 millions issus de cette vente qui doivent revenir au FASS.

Pourtant, tout au long de la procédure du sinistre projet, seule la CGT avait alerté, dénoncé, proposé et agi.

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Aujourd’hui, les projets de nouvelles prestations sociales et les travaux lourds de réhabilitation d’un Etablissement d’Hébergement de Séjour Temporaire (EHST de Saint Jacut) devront trouver d’autres ressources financières ou seront abandonnés.

La Direction revient donc sur ses promesses quant au budget travaux de Saint Jacut, et la mise en place effective des nouvelles prestations sociales qui devaient compenser la perte de nos EHPAD.

L’intention de la Direction est claire : en manipulant les chiffres, elle envisage de ne pas reverser au FASS l’argent qui doit revenir aux cheminots.

Pire, la Direction ponctionne sur le FASS des sommes supérieures à la masse salariale réelle.

Dans le même temps, en 2018, pour la première fois, les prestations financières servies aux cheminots bénéficiaires passent sous la barre des 10 millions d’euros pour un budget FASS avoisinant les 65 millions.

Cette baisse d’attribution n’est que du fait de la politique menée par la direction, qui consiste à fermer les robinets de la réponse aux besoins une fois le budget atteint. C’est inacceptable au regard de la dégradation de la situation sociale des cheminots, alors même que le report à nouveau 2018 atteint les 20 millions d’euros (report à nouveau = budget non utilisé du FASS).

En bref, comme avait alerté la CGT, la Direction nous vole en toute impunité !

Enfin, les engagements du Directeur de l’Action Sociale de poursuivre un Groupe de Travail « Maillage des CAS » avec les Organisations Syndicales semblent compromis.

Pourtant, c’est bien la proximité de l’Action Sociale SNCF avec les bénéficiaires actifs et pensionnés et l’efficacité même de notre Action Sociale SNCF qui sont en jeu.

Au vu de cette situation inadmissible, la Fédération CGT des Cheminots et l’ensemble des représentant-e-s des bénéficiaires salariés et pensionnés ont quitté la dernière Commission du FASS.

Ainsi, la CGT exige immédiatement :

▪ La définition d’une véritable politique de l’Action Sociale au service des bénéficiaires ;
▪ La reprise des travaux relatifs au maillage de l’Action Sociale ;
▪ Le reversement intégral au FASS du produit de cession des EHPAD ;
▪ L’arrêt immédiat de la rigidité normative dans l’attribution des prestations, afin de privilégier le sens de l’accompagnement individuel par les Travailleurs Sociaux ;
▪ La réalisation des travaux de rénovation de la Résidence de Saint Jacut de la Mer comme présentée lors de la commission travaux ;
▪ La mise en conformité de l’outil SICAS pour le bon versement des prestations aux bénéficiaires ;
▪ Le recrutement de travailleurs Sociaux et de secrétaires-assistants en corrélation avec les besoins d’accompagnement social des bénéficiaires.

La Direction doit tenir ses engagements et apporter des réponses satisfaisantes pour la prochaine commission, notamment en annonçant qu’elle nous rend notre argent.

Dans le cadre des négociations de branche sur le volet prévoyance qui débuteront en septembre, la CGT portera l’extension de notre FASS aux salariés de la branche ferroviaire avec l’exigence de la réponse aux besoins des bénéficiaires.

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LA COUR DES COMPTES : UN CABINET-CONSEIL EN MAUVAIS COUPS SOCIAUX

Régime spéciaux

| Les conditions sociales

Un énième rapport de la Cour des Comptes est paru le 15 juillet sur les Régimes Spéciaux SNCF, RATP et IEG (Industries Electriques et Gazières).
En partant du contrôle des 3 caisses, ce rapport atterrit en fait sur la remise en cause de ces trois régimes spéciaux.

Avant même une analyse plus fine et plus complète des 140 pages de ce rapport, quelques interrogations se font jour.

▪ Les structures publiques que sont les Caisses font-elles l’objet de malversations, de détournement de fonds publics ? Non ! Que vient donc faire la Cour des Comptes là-dedans ? A peine apprend-on que la qualité de service est bonne, que les objectifs des Conventions d’Objectifs et de Gestion ont été atteints.
▪ Sur les frais de gestion, la Cour attaque les régimes dont bénéficient les agents des Caisses. Paradoxalement, elle l’avait aussi fait concernant le niveau de rémunération des agents de Malakoff-Médéric gérant les régimes AGIRC/ARCCO. Faut-il donc que tout le monde soit au SMIC (sauf les agents de la Cour) pour que la gestion soit bonne ? Cet a priori libéral est inacceptable.
▪ Le niveau de frais de la CPRP SNCF (2,15 %) est sensiblement équivalent à celui de la Sécurité Sociale (2,2 %), inférieur à celui des complémentaires AGIRC/ARCCO (2,7 %) et très inférieur à celui des assurances privées (qu’il est difficile de déterminer dans le magma des commissions qu’elles appliquent, mais qui est probablement proche de 4 à 5 %). Les Statuts ne sont donc définitivement pas un obstacle à la bonne gestion, mais au contraire, un atout.

La remise en cause des régimes spéciaux n’est pas du ressort de la Cour.

La Cour des Comptes constitue donc bien un cabinet-conseil qui éclaire et facilite le Gouvernement dans son entreprise de casse des entreprises publiques historiques.

S’agissant de la SNCF, il faut y voir un prolongement de la réforme désastreuse de 2018 qui ouvre à la concurrence, casse le recrutement au Statut et transforme la SNCF en Sociétés Anonymes.

La subjectivité du motif-même du rapport repose sur la volonté d’en finir avec les Services Publics et leurs agents.

Il porte en lui la stratégie de l’opposition entre salariés.

Il vise enfin à créer la diversion, notamment concernant la SNCF, à l’heure où les annonces se succèdent quant au recul du Service Public Ferroviaire dû aux choix inconséquents et irresponsables de la direction et du Gouvernement.

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Position des Organisations Syndicales représentatives de la Branche Ferroviaire lors de la CMPN du 18 avril 2019

| Les conditions sociales

Les organisations syndicales représentatives de la Branche Ferroviaire CGT-UNSA-Sud-Rail-CFDT-FO contestent la volonté de la DGT et du patronat de rattacher la CCN des personnels de la Restauration Ferroviaire à la CCN de la Restauration collective.

Ce rattachement ne saurait s’opérer pour les raisons suivantes :

Compte tenu des conditions de travail et de vie particulières des personnels, tant roulants que logistiques, liées à l’exploitation du réseau ferroviaire, ces derniers sont soumis à décret, pris par le Ministère des Transports, relatif à « la durée du travail du personnel des entreprises assurant la restauration ainsi que l’exploitation des places couchées dans les trains » : décret 73-1008 du 22/10/1973 modifié suite à la loi sur les 35 heures en 2003 (décret 2003-849 du 04/09/2003) puis en 2006 (décret 2006-1336 du 03/11/2006) ;

Il fallut attendre plus de dix ans après la perte du monopole de la Compagnie Internationale des Wagons-Lits (1973), pour que cette convention voit le jour en 1984, sur intervention du Ministre des Transports.

A cet effet, fut créé le groupement des employeurs de la restauration ferroviaire présidé par un représentant de la SNCF concessionnaire et donneur d’ordre de cette activité.
• En 1995, la Direction de la SNCF se retirait de la présidence du groupement avec pour conséquence l’absence de négociation jusqu’à ce jour, malgré l’insistance des organisations syndicales.
• En 1998, suite à la concession au Groupe ACCOR / Wagons-Lits de l’ensemble de l’activité sur le réseau français, sans contribution financière, un conflit majeur s’est engagé dans la profession.

L’intervention du Ministre des Transports permit, sous l’égide de l’inspection des transports, de résoudre ce conflit via un accord, signé par toutes les organisations représentatives, dénommé Accord N.R.F « Nouvelle Restauration Ferroviaire » conclu en décembre 2000.

Cet accord a harmonisé la situation sociale de l’ensemble des salariés repris par le groupe ACCOR/Wagons-Lits dans le respect de l’article 20 de la C.C.R.N.F, à ce jour applicable à l’ensemble des salariés travaillant sur le réseau français.

D’autre part, il définit sur la base de 35 heures les conditions de travail des salariés tant roulants que logistiques. Il servit de base à la modification du décret 73-1008.

Ce rappel historique démontre parfaitement que l’activité Restauration Ferroviaire est indissociable de l’activité ferroviaire tant économiquement que socialement, tributaire intégralement des plans de circulations des trains et soumise à un plan de prévention sécurité.

Par ailleurs, la C.C.N.R.F et l’accord N.R.F définissent des profils de poste spécifiques liés à l’activité ferroviaire. D’autre part, la C.C.N.R.F. a des similitudes avec le statut et la réglementation de l’époque des contractuels de la SNCF (PS 25), qui s’expliquent par le fait que cette dernière présidait le groupement des employeurs.

Les Organisations syndicales représentatives dans la Branche Ferroviaire réaffirment par cette délibération leur volonté de voir rattacher la CCN de la Restauration Ferroviaire à la Branche Ferroviaire.

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Où est passé l’argent des cheminots ?

SALAIRES N°2

| Fédération

Les cheminots, hors premiers dirigeants de l’entreprise, ont subi
4 années consécutives de gel des salaires. Le budget 2019 du Groupe Public Ferroviaire en prévoit une 5e. Dans un contexte où l’insuffisance du pouvoir d’achat des salariés est placée sous les feux des projecteurs, cet objectif patronal sonne comme une provocation !
La CGT fera entendre la voix des cheminots pour obtenir de véritables augmentations générales des salaires correspondant à leurs besoins et non aux prétentions patronales !

C’est le travail humain qui crée toute richesse

 

LES CHEMINOTS SONT-ILS SUFFISAMMENT PAYÉS ?

Au sommaire de ce deuxième numéro :

» des richesses accaparées par le capital…

» les cheminots produisent des richesses de dingue !

» pour les dix plus hautes rémunérations à la SNCF, c’est au global…  29 8914 € mensuels en
moyenne par dirigeant…

 

Feuilletez le 4 pages pour découvrir tous les chiffres.

 

 

LA CGT revendique

• De porter le salaire minimum et la pension minimum à 1 800 euros
brut mensuels (intégrant le traitement, l’indemnité de résidence, la
prime de travail) ;
• Des augmentations générales des salaires permettant un rattrapage
du pouvoir d’achat perdu par les cheminots et une reconnaissance de
l’augmentation de la technicité de leurs métiers ;
• De transformer la PFA en véritable 13e mois incluant le traitement, l’indemnité
de résidence et la prime moyenne théorique de travail. Celle-ci
doit être attribuée à tous les cheminots ;
• De substituer aux gratifications d’exploitation et de vacances actuelles,
pour tous les cheminots, une prime de vacances unique et uniforme
payable en juin et représentant le salaire mensuel minimum d’embauche
majoré de 10% par enfant à charge ;
• De combler le « creux de grille » qui pénalise les positions 4 à 18 pour
permettre une évolution régulière de la rémunération de tous les cheminots
tout au long de leur carrière…

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INSUFFISANCE DES PENSIONS : LA CPRP SNCF INTERPELLE LE GOUVERNEMENT !

Protection sociale

| Les conditions sociales

Forte des résultats électoraux recueillis dans le cadre des élections des représentants des retraités au Conseil d’Administration de la CPR et dans le cadre des élections CSE, la CGT a impulsé une interpellation et une demande d’audience auprès de la Ministre des Solidarités et de la Santé, sur la question de l’insuffisance des niveaux de pension, au travers une délibération du Conseil d’Administration.
Cette délibération a été adoptée par le Conseil d’Administration de la CPR du 18 décembre.
UNE DÉCISION INÉDITE !

Le Conseil d’Administration de la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel de la SNCF s’est réuni dans un contexte social fortement dégradé par les inégalités croissantes, les niveaux insuffisants des salaires et pensions, entrainant une baisse du pouvoir d’achat des salariés aggravée par une remise en cause des Services Publics et donc de la réponse aux besoins, au profit d’intérêts privés.

Un débat sur la revalorisation des pensions des cheminots retraités était inscrit à l’ordre du jour du Conseil d’Administration.

Les administrateurs CGT ont rappelé les éléments de contexte impactant le niveau de vie des retraités : CSG, hausse des dépenses de santé, niveau insuffisant des revalorisations de pensions depuis 9 ans…

Pour rappel, depuis 2009 pour les cheminots et 2004 pour les salariés du régime général, les pensions sont indexées sur l’indice Insee des prix, indicateur d’ensemble à partir de la consommation moyenne de toute la population, qui ne correspond pas à la consommation réelle des retraités et ne tient pas compte de leurs dépenses contraintes (CSG, CRDS, CASA, suppression de la demi-part fiscale, fiscalisation de la majoration enfant, forfaits et franchises médicales…).

Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pointait en 2015 que les pensions n’avaient progressé que de 17,52 % entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2014, alors qu’une indexation sur le salaire moyen aurait produit une augmentation de 29,09 %.

Les administrateurs CGT ont porté les revendications des cheminots, à savoir une augmentation immédiate des pensions et une revalorisation automatique des pensions basée sur l’évolution du salaire moyen, en intégrant les augmentations générales de salaires, mais également celles dues à la technicité des métiers. Cela permet d’assurer la solidarité intergénérationnelle et c’est aussi le seul moyen d’empêcher un décrochage du niveau de vie des retraités.

Par ailleurs, le gouvernement envisage désormais, au travers le projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2019, de supprimer simplement les réévaluations automatiques des pensions.

yr201C’est dans ce contexte qu’une délibération a été proposée au Conseil d’Administration pointant les éléments de contexte, la problématique du niveau insuffisant des pensions et sollicitant une audience des représentants des affiliés auprès de la Ministre chargée des Solidarités et de la Santé.

Les représentants de la direction de l’entreprise, décideurs du gel des salaires depuis 4 ans, grands consommateurs d’exonérations de cotisations sociales et donc co-responsables directs avec le gouvernement de l’affaiblissement du financement du régime spécial et de la baisse du pouvoir d’achat des cheminots actifs et retraités, ont préféré s’abstenir sur ce vote.

L’ensemble des administrateurs représentant les affiliés, ainsi que le président du Conseil d’Administration ont voté favorablement cette délibération, qui a donc été adoptée.

LA FÉDÉRATION CGT DES CHEMINOTS ET SON UFR APPELLERONT LES CHEMINOTS ACTIFS ET RETRAITÉS À S’EMPARER DE CETTE RENCONTRE POUR PESER SUR LES CHOIX POLITIQUES EN TERMES DE NIVEAUX DES SALAIRES ET DES PENSIONS !

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AUGMENTATION DES SALAIRES

La direction négociera uniquement sous le rapport de forces !

| Fédération

La Table Ronde « Salaires » s’est tenue le 22 juin 2017.
En amont, la Direction avait reçu toutes les Fédérations en bilatérale. Résultat : elle ne propose aucune augmentation de salaires. Voilà le résultat du dialogue prôné par la Direction : 5 réunions pour aboutir sur 0% !

En contradiction totale avec les propos du Président PEPY sur BFM TV, la Direction prétexte la situation économique du ferroviaire pour imposer aux cheminots une 3e année de gel des salaires.

BAS SALAIRES, ON SE MOQUE DE NOUS !

Grâce au travail et à l’insistance de la CGT, la Direction est contrainte d’annoncer des mesures « bas salaires », mais elle refuse de les négocier.

Elle annonce donc les évolutions suivantes :

Position Salaire actuel* Mesures 2017* Gain*
4 1461,87 1482,48 20,61
5 1465,07 1483,97 18,90
6 1491,59 1507,10 15,51
7 1521,41 1536,78 15,37
8 1553,42 1565,54 12,12
9 1615,78 1624,51 8,73
10 1681,13 1689,70 8,57
11 1741,08 1749,61 8,53

* échelon 1

Mais pour faire des économies sur le dos des cheminots, elle ne veut mettre en place ces mesures qu’au 1er janvier 2018 !

Cette mesure ne représenterait que 11 millions d’euros, à comparer avec les 200 millions qui pourraient être nécessaires pour le changement de nom de la branche Voyages.

La Direction ne changera de stratégie que si elle sent une pression des cheminots.

La CGT met à disposition des cheminots des actions régionales dans la période du 23 au 27/06 pour qu’ils expriment leurs exigences.

Rapprochez-vous du syndicat CGT de votre site, organisez-vous avec la CGT pour mieux faire entendre vos revendications.

 

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LA CGT ÉXIGE LE BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL !

Risques psycho-sociaux

| Les conditions sociales

Les cheminots de la SNCF font face à la recrudescence de drames humains (suicides, tentatives, surmenage, arrêts de travail et accidents de travail). Le lien avec le travail est avéré dans la quasi-totalité des situations. La Fédération CGT des cheminots a choisi d’interpeller la direction de la SNCF, par le biais d’une démarche unitaire.
La direction choisit de tenir une posture entre déni et affichage. C’est irresponsable !

Alors que la demande unitaire exigeait la tenue d’une table ronde pour la mise en place urgente de mesures concrètes et efficaces, la direction a préféré traiter le sujet dans l’ordre du jour du Comité National d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail du 1er juin 2017.

Cette stratégie démontre la volonté de la direction de ne pas afficher le problème : sa plus grosse crainte sera de ne pas écorner l’image de l’entreprise.

DERRIERE LES APPARENCES – L’ABSENCE DE REPONSE

La direction a fait 3 annonces pour mieux « anticiper les risques » :

1) Chaque dossier de restructuration portera une étude d’impact.

Rappelons qu’il ne s’agit que d’une disposition obligatoire pour les employeurs (analyse a priori des risques). Aujourd’hui, dans tous les CHSCT, la CGT fait des préconisations, parfois appuyées d’études par des cabinets d’expertise indépendants agréés par le ministère du travail. Elles ne sont que trop rarement suivies, sauf lorsque les cheminots se mobilisent.

2) Former l’encadrement à la détection des symptômes de souffrance au travail.

Encore une nouvelle responsabilité qui repose sur l’encadrement de proximité, qui doit déjà mettre en oeuvre des décisions prises loin des sites de production. C’est aussi oublier, que les agents de maîtrise et les cadres sont aussi particulièrement victimes des risques psycho-sociaux.

3) Créer un espace de dialogue national pérenne pour discuter avec les organisations syndicales du sujet.

C’est oublier que cet espace existe déjà, et que les problèmes remontés ne sont pas pris en compte à la hauteur des enjeux. Les mesures actées ne sont jamais appliquées localement.

LES ORGANISATIONS SYNDICALES DEMANDENT DE VÉRITABLES RÉPONSES !

Face à l’insuffisance des réponses, les 4 organisations syndicales représentatives ont déposé une demande de concertation immédiate sur les exigences suivantes :

  • L’arrêt des restructurations en cours pour en examiner la portée sur l’organisation du travail et les conditions de vie et de travail des cheminots.
  • La direction refuse, au prétexte qu’il faut avancer vite. Elle indique que les choix stratégiques de restructuration n’appartiennent pas aux cheminots ni à leurs représentants.
  • Un bilan des dossiers disciplinaires des dernières années pour vérifier si les sanctions sont en lien avec les faits reprochés et voir le fonctionnement des conseils de discipline. Refus de la direction.
  • Donner les moyens aux CHSCT de fonctionner en les remettant en proximité des cheminots et en donnant véritablement l’autorité, les moyens, les compétences et l’autonomie aux présidents de CHSCT. Pas de réponse de la direction. Ces instances, de plus en plus éloignées des cheminots en agrandissant leur périmètre et leur taille, ne peuvent plus aborder les problèmes sur le lieu de travail.
  • Le rôle des Espaces Initiative Mobilité et la responsabilité des établissements en cas de restructuration. La direction donne une vision angélique des EIM et refuse de reconnaître que beaucoup de cheminots s’y retrouvent abandonnés par l’établissement restructuré, sans véritable perspective.

La fédération CGT des cheminots désapprouve l’inconsistance des annonces de la direction. Elles ne sont que poudre aux yeux.

La CGT prend acte que la création d’une commission nationale semble contenter les 3 autres organisations syndicales. Elle y portera les exigences des cheminots pour des réponses concrètes. La CGT ne se cantonnera pas à observer les souffrances, ni à débattre avec des « pseudos experts » de l’accompagnement du changement.

NE SOYONS PAS NAÏFS MAIS COMBATIFS !

La CGT ne demande pas l’immobilisme ! Au contraire, la SNCF doit évoluer vers le progrès et la réponse aux besoins de la Nation. Les choix politiques de la direction sont contestables car ils sont fondés sur les archaïsmes des dogmes patronaux et financiers. La direction cherche à casser notre entreprise en multipliant les filiales, la sous-traitance et l’emploi précaire. Pour nos premiers dirigeants, la casse sociale est un risque qui se gère.

La CGT préfère l’action à la réaction. Elle construit la mobilisation collective plutôt que le repli sur soi.

Ensemble, nous parviendrons à nous dégager un avenir meilleur ! C’est possible puisque indispensable…

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# OUI aux augmentations générales des salaires

Tracts aux cheminots

| Les conditions sociales

La politique salariale de la direction de la SNCF menée ces 15 dernières années ne cesse de faire reculer le salaire des cheminots.
La direction se dirige vers une 3ème année de gel des salaires, entraînant la sous rémunération des qualifications. Ça suffit !

PAS DE PRIMES, MAIS DU SALAIRE

La part des primes dans la rémunération des cheminots a explosé. La direction utilise les EVS comme un levier managérial : augmentation du travail de nuit, heures supplémentaires, astreintes, primes au mérite …. sont autant d’arguments de la direction pour faire pression sur les cheminots désirant vivre de leur travail.
Ces primes achètent la dégradation des conditions de vie et de travail. Elles précarisent la rémunération des cheminots. L’intéressement, présenté comme moderne (il date de 1959 à la demande du patronat), est en réalité inférieur aux besoins des cheminots pour maintenir le pouvoir d’achat.
Toutes ces primes sont des leurres qui, au final, coûtent cher aux cheminots.
Elles ne sont pas prises en compte dans le calcul de la retraite du régime spécial. Elles ne financent pas la protection sociale. Elles entraînent la baisse des pensions, le déremboursement des frais de santé, l’allongement de la période d’activité…

LE SALAIRE EST UN TOUT

Le salaire net doit répondre aux besoins des cheminots et de leur famille pour vivre dignement : se loger, se nourrir, s’habiller, s’instruire, partager des loisirs…
Si nous partons de ces besoins, alors il y a nécessité de porter le SMIC à 1 800€.
Le salaire est le paiement de la qualification et de l’expérience. La grille SNCF, même imparfaite à son origine, est aujourd’hui écrasée. Un jeune embauché du collège exécution stagne en rémunération alors qu’il progresse en position, échelons et qualifications, au fur et à mesure qu’il apprend le métier.
Le salaire brut, grâce aux cotisations salariales et patronales, finance le régime spécial des cheminots et la sécurité sociale. Ce système par répartition de solidarité (chacun cotise en fonction de ses moyens et reçoit en fonction de ses besoins), mis en place par Ambroise Croisat en 1945, a permis un progrès social extraordinaire pour tous. Malgré une situation économique en ruine, le patronat de l’époque a été contraint de renier sur sa rente. Aujourd’hui, il cherche égoïstement à récupérer notre dû.

CHEMINOTS CONTRACTUELS TOUS ENSEMBLE

La direction a fait croire à de nombreux cheminots contractuels (à l’annexe C du RH0254), que la négociation de gré à gré leur était profitable. C’est faux !
Non seulement ils ne bénéficient pas de grille transparente pour la reconnaissance des qualifications, mais leur rémunération devient incomparable avec les autres cheminots.
Une augmentation générale des salaires, pour toutes et tous est indispensable !

LE PATRONAT NOURRIT LA FINANCE

Quand il répond à un besoin, le travail est créateur de richesses. Il n’est pas un coût!
Le grand patronat dilapide notre argent dans les dividendes aux actionnaires : les 1200 plus grands groupes ont versé 1 150 000 000 000 dollars de dividendes en 2015 (source « Le Monde »).
La SNCF paie par an 1,7 milliard d’euros d’intérêts aux banques pour une dette d’Etat. Pendant ce temps, la direction multiplie les achats de filiales coûteuses et a recours massivement à la sous-traitance. Tout cela se fait au détriment de la rémunération des salariés et des cheminots.
En 2016, les 10 plus hautes rémunérations de « SNCF Mobilités » se sont accordées une augmentation annuelle de 40 000 euros (plus de 11%) portant leur rémunération à 400000 Euros… Elles ne connaissent pas la crise !

CHEMINOTES, CHEMINOTS, VOTRE TRAVAIL N’EST PAS UN COÛT

Il apporte au contraire une réponse inestimable aux besoins de transport de la Nation.

Ainsi, la table ronde nationale du 22 juin doit être placée sous haute surveillance ! Nous devons débloquer la situation et poursuivre la mobilisation sur ces sujets comme sur d’autres !
Par conséquent, la Fédération CGT appelle l’ensemble des cheminots à s’inscrire dans les initiatives revendicatives organisées par ses syndicats locaux et notamment celles qui auront lieu du 23 au 30 juin 2017.

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UN CONSEIL D’ADMINISTRATION ENTRE 2 TOURS

Protection sociale - CPRP SNCF

| Fédération

Le Conseil d’Administration de la CPR s’est tenu au lendemain du premier tour de l’élection présidentielle qualifiant la représentante d’un parti à la doctrine raciste et celui qui veut poursuivre le détricotage des droits conquis au nom de l’austérité de la finance européenne. La CGT a appelé, sans ambiguïté, à faire barrage à la haine et au fascisme. Il nous appartient dorénavant de transformer, sur le terrain syndical, la colère en mobilisation pour le progrès social, la solidarité et la paix entre les peuples.

Le bilan du mandat du Président Hollande est sans appel. Les politiques mises en oeuvre ont poursuivi celles des gouvernements sous Chirac et Sarkozy. Cédant à la pression de la finance et du patronat, le moins-disant social est organisé pour baisser un prétendu « coût du travail ».

Les lois successives de financement de la sécurité sociale déplacent le financement de notre protection sociale vers l’impôt (la CSG), réduisent les droits pour ainsi distribuer aux actionnaires 56 milliards d’euros en 2016.

La CGT mène les luttes pour une meilleure répartition des richesses créées par le travail. Le progrès social, l’amélioration des pensions et de la prise en charge de tous les frais de santé sont possibles et indispensables.

Approbation des comptes 2016 :

Au regard de leur sincérité, les administrateurs CGT ont approuvé les comptes 2016 (vote unanime des administrateurs). Cependant, l’analyse des chiffres démontre la mise en place de politiques néfastes pour notre régime.

La Direction SNCF a gagné en recours en Conseil d’Etat contre le Ministère des Affaires Sociales, pour invalider la part de cotisations (taux T1) pour les personnels maîtrises. Cette décision unilatérale de nos dirigeants d’intenter un recours, est un geste politique contre notre régime spécial. En conséquence, la caisse a provisionné près de 100 millions d’euros en attendant un éventuel nouveau calcul du T1.

De plus, les suppressions d’emplois additionnées à l’embauche de cheminots sous le contrat contractuel, comme le gel des salaires, fragilisent le financement de notre régime.

Approbation du budget rectificatif de gestion administrative 2017

La Direction de la CPRP SNCF persiste dans la transformation vers le « tout numérique », ce qui dégrade fortement la qualité des relations entre celle-ci et les bénéficiaires (actifs, retraités et ayants droit). Les économies générées par la suppression de l’envoi de la feuille de pension ne représentent que 0,3% du budget total annuel.

En lien, avec cette volonté de petites économies, la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences de la caisse entraine la suppression d’emplois du Cadre Permanent SNCF pour recourir aux contrats courts et précaires. L’effectif moyen de la caisse est passé de 864 à 838 en 2016.

Sous prétexte de difficultés de recrutement, il manque 40 emplois à temps plein inscrits au budget 2016. Ce ne sera pas mieux pour 2017, seulement 22 agents supplémentaires sont prévus, en totale inadéquation avec les charges de travail à couvrir. Cette gestion dégrade la qualité du service aux affiliés et durcit les conditions de vie et de travail des personnels de la caisse.

En opposition avec les politiques d’austérité contenues dans ce budget, les administrateurs CGT ont voté contre le budget rectificatif de gestion administrative 2017, avec SUD-Rail et l’UNSA. Les administrateurs de la Direction SNCF, de la CFDT et de la FGRCF ont voté pour.

Enquête sur les jeunes pensionnés :

La Direction de la CPR a décidé de réaliser un sondage auprès de nouveaux retraités afin de comprendre les raisons personnelles dans le choix de leur date de départ. Depuis la fin de la clause couperet (départ à 55 ans), il devient difficile de faire des prévisions budgétaires pour les services de la caisse.

Mais au travers de questions dirigées, les décideurs du Ministère des Affaires Sociales peuvent utiliser l’enquête pour appuyer sur les paramètres qui contraignent les cheminots à poursuivre leur activité. De son côté, la Direction de la SNCF peut aussi utiliser certains éléments objectifs comme irrationnels pour réguler son personnel en fonction de ses besoins à court terme.

La CGT n’était pas partie prenante. Ce sondage confirme cependant nos revendications, les cheminots aspirent à une retraite longue, en bonne santé avec une pension leur permettant de bien vivre.

Campagnes doubles :

Les cheminots bénéficieront, comme l’ensemble des salariés, d’une validation de trimestres supplémentaires s’ils ont été exposés, en tant qu’appelés, à des situations de feu et de combat pendant le « conflit d’Algérie » (1956-1962). La CGT insiste sur la nécessité de bien informer les pensionnés de leurs droits, par un courrier postal au domicile de chacun.

Le traitement des dossiers sera long, l’armée ne traitera que 200 dossiers par semaine. La CPR recense aujourd’hui plus de 10 000 dossiers arrivés.

La fédération sollicitera le Ministère de la Défense pour que cette mesure bénéficie à tous les appelés partis en Algérie et pour un traitement plus rapide des dossiers.

Demain se construit aujourd’hui

La protection sociale des salariés et des cheminots aiguise les appétits de la finance. Elle est un des éléments du débat politique dans le cadre des élections législatives et présidentielles.

Le travail est créateur de richesses accaparées aujourd’hui par le patronat qui souhaite imposer la déréglementation et la mise en concurrence entre salariés.

La CGT porte sa conception de la sécurité sociale, partie intégrante du salaire socialisé. L’augmentation générale significative des salaires, l’embauche au Cadre Permanent, l’amélioration des conditions de vie et de travail sont des vecteurs contributifs et incontournables à la pérennisation de notre régime spécial.

RESTONS VIGILANTS ET DÉTERMINÉS
POUR DÉFENDRE ET DÉVELOPPER NOS DROITS !

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La vraie info - Le JT des cheminots

Dans les médias

13 juillet 2019

Les cheminots en grève des gares de Vichy et de Saint-Germain-des-Fossés (Allier) dénoncent les suppressions de postes

Les aiguilleurs et les agents de circulation ferroviaire manifestent ce samedi contre le manque d’effectifs et la déshumanisation des gares. Ce mouvement permet d'informer les usagers sur les conséquences des restrictions budgétaires de la direction régionale. […]

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