Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesJanvier 2020

Info luttes n°57

Un gouvernement et une direction SNCF à côté de la plaque !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le Gouvernement voudrait tourner la page de la mobilisation sur son projet de loi retraite, massivement rejeté par l’opinion publique.

La lutte est ancrée sur l’ensemble du territoire.

Le 6 février prochain, soyons nombreux en grève et dans les manifestations !

Conférence d’étranglement !

La réunion d’installation de la conférence du financement de la retraite du 30 janvier dernier s’est ouverte en pleine période d’une mobilisation sociale inédite à la fois par son importance et par sa durée, contre le régime universel à points que le Gouvernement veut mettre en place.

Le calendrier des travaux a été présenté, il s’échelonnera de mi-février à fin avril et doit s’articuler avec le temps parlementaire programmé (selon lui) jusqu’à l’été 2020.

La conférence sera organisée autour deux groupes de travail distincts :

1. Sur le financement pour la période allant jusqu’à 2027 tout en se projetant déjà sur le financement dans la durée (âge d’équilibre post 2027).

2. Sur la gouvernance (l’articulation entre le parlement et la gouvernance), le rôle respectif de l’Etat (solidarité nationale et impôt) et celui des organisations syndicales et patronales (assurance sociale), les règles financières entre l’Etat et la gouvernance.

La CGT a rappelé plusieurs choses :

  • La majorité de nos concitoyens sont opposés au passage à un régime de retraite à points qui n’aurait comme conséquences que de reculer l’âge de départ à la retraite et de diminuer l’ensemble des pensions de tous les secteurs professionnels.
  • La majorité des organisations syndicales représentant près de 60 % des salariés et les principales organisations de jeunesse, demandent ensemble le retrait du projet de loi et portent des propositions d’amélioration des régimes actuels.
  • La totalité des instances consultatives des caisses de sécurité sociale et de retraite ont émis un avis défavorable au texte gouvernemental.

Quelques jours avant, le COR actait, ainsi, que « la part des ressources consacrées au système de retraite dans le PIB diminue sur la période de projection. ». Dès lors, rien d’étonnant à ce que l’étude d’impact en acte la diminution de 14 à 12,8 points de PIB, alors que le nombre de retraités va croître.

Il notait également que les réserves du système de retraite sont évaluées à 5,6 % du PIB, largement suffisantes donc pour passer le cap de 2025.

De plus, le COR a été bien obligé de reconnaître que l’équilibre financier pourrait facilement être atteint par une hausse modeste des cotisations : en moyenne, 1 point de cotisation supplémentaire à l’horizon 2025.

Le débat, bien installé maintenant dans l’opinion publique, grâce à la lutte que nous menons, n’est donc pas une simple donnée comptable mais bien un débat de projet contre projet, un véritable choix de société : soit l’individu finance ses droits selon ses moyens, soit on préserve et développe la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle.

Il a rappelé sa volonté d’un « équilibre financier » à court et long termes (c’est-à-dire au-delà de 2027) en insistant sur le fait que la mesure d’âge restait pour lui la meilleure option. : « Il faut que les Français travaillent plus longtemps ».

De son côté, le Premier ministre a donc annoncé que 12 milliards d’euros doivent être trouvés d’ici 2027 pour atteindre l’équilibre financier des régimes de retraite actuels.

Cette première réunion est donc un nouvel épisode de la saga engagée depuis des mois. Il est aussi mauvais que les précédents !

UNE RÉPONSE : LE 6 FÉVRIER

PRIMES AUX NON-GRÉVISTES : LA DIVISION N’AURA PAS LIEU !

La direction SNCF a décidé de verser des primes exceptionnelles à certains cheminots non-grévistes allant de 300 à 1 500 euros.

La stratégie vise à opposer les cheminots entre eux, à montrer du doigt ceux qui luttent mais également à marginaliser celles et ceux qui, pour diverses raisons, restent en dehors du mouvement ou en sont sortis.

La direction SNCF qui aura tenté de faire pleurer dans les chaumières sur le coût de la grève, sur la possibilité de devoir céder des actifs, sur l’impossibilité de mettre fin au gel des salaires qui dure depuis 5 ans, sort donc aujourd’hui la monnaie de la plus mauvaise des manières.

La direction estime donc qu’il faut faire des économies sur le dos des cheminots et du service public ferroviaire, mais elle pense nécessaire d’ouvrir les vannes pour sauver le soldat Macron, chargé d’affaires du « nouveau monde ».

Le Président de la SNCF qui affirmait il y a quelques jours vouloir « embarquer les cheminots grévistes et non-grévistes dans un avenir commun », commence donc son mandat en les divisant, en les opposant. C’est évidemment inacceptable et cela choque bien au-delà de nos rangs !

C’est pourquoi la Fédération CGT des Cheminots estime que la plus belle des démarches serait de verser ces sommes, si elles devaient être perçues, aux caisses de solidarité.

Quoiqu’il en soit et face à une décision ahurissante et discriminatoire, la Fédération CGT des Cheminots engagera dans les prochains jours une procédure auprès des juridictions compétentes pour les suites utiles.

La direction SNCF veut  faire monter la température donnons-lui raison!

Le 6 février 2020  Tous en grève et dans les manifestations !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Info luttes n°56

À court d'argument, ils tentent de diviser !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Après une nouvelle journée de mobilisation réussie, l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL ne désarme pas.

Elle appelle à une nouvelle journée interprofessionnelle de grève et de manifestations le 6 février.

Les cheminots, au coeur du conflit depuis le 5 décembre, seront au rendez-vous.

LE PROJET DE RÉFORME DES RETRAITES N’A JAMAIS ÉTÉ SI FRAGILE

Les organisations CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, MNL, UNL appellent l’ensemble du monde du travail et la jeunesse à poursuivre et à amplifier la mobilisation, dans tous les secteurs, dès maintenant et tout au long du débat parlementaire qui s’ouvre la semaine prochaine. L’histoire n’est donc pas écrite comme le Gouvernement le souhaiterait, et pour cause : c’est nous qui tenons le stylo !

Il n’y aura pas de trêve. Il n’est pas question de lâcher prise. L’entêtement du Gouvernement est un aveu de faiblesse. Lorsqu’il est devenu impossible de convaincre sur le fond, le camp d’en face tente de façonner la forme !

Le Medef, très silencieux jusqu’alors, sort enfin du bois et apparait comme le principal commanditaire du projet de réforme en déclarant « S’il y a une mesure d’âge autour de 64 ans, le Medef sera au rendez-vous ».

La conférence de financement, qui doit décider des modalités de retour à l’équilibre du système de retraites en 2027, a débuté ce jeudi 30 janvier.

Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, refuse toute hausse du « coût du travail », oubliant le coût du capital qui a permis à Bernard Arnault de gagner 5,1 milliards d’euros en quelques jours. C’est indécent alors que des milliers de salariés sont en lutte, alors que des milliers de cheminots ont perdu des dizaines de jours de grève.

Ensemble faisons entendre raison à ce gouvernement !

Lorsque 61 % des Français sont contre la réforme, lorsque 70 % sont pour le retrait de celle-ci, lorsque des milliers de salariés sont en conflit depuis le 5 décembre, lorsque des millions de salariés descendent régulièrement dans la rue pour manifester leur désaccord, lorsque les institutions émettent des réserves, y compris le Conseil d’État, il est temps de mettre son égo de côté et accepter cette évidence : la bataille idéologique est perdue ! Il faut remballer le projet !

C’est pour cette raison que la Fédération CGT appelle les cheminots à participer à toutes les initiatives sur le territoire et amplifier le rapport de forces le 6 février prochain !

DES PRIMES AUX NON-GRÉVISTES : LA STRATÉGIE DE LA DIVISION

C’est avec stupéfaction que les cheminots ont appris le versement d’une prime de plusieurs centaines d’euros destinée aux agents non-grévistes !

Au-delà d’une démarche qui, à l’heure où nous écrivons ces lignes, interroge quant à sa légalité et à son caractère discriminatoire, la stratégie est limpide : diviser le corps social cheminot de la pire des manières.

Si nous jugerions opportun que ces sommes éventuellement perçues soient reversées aux caisses de solidarité, nous affirmons que la Fédération CGT des cheminots va étudier, en amont, toutes les pistes afin de dénoncer ces pratiques scandaleuses qui visent à briser la grève et à opposer les cheminots entre eux !

Les cheminots refusent très majoritairement la réforme en cours qui, additionnée à la réforme ferroviaire, va les pénaliser.

Nous les invitons aujourd’hui à refuser de se laisser acheter et à réfléchir à la manière dont ils peuvent à nouveau s’intégrer dans l’action en cours.

À chaque jour qui passe, le Gouvernement nous conforte dans nos choix.

À chaque jour qui passe, la direction SNCF agrandit la faille entre les cheminots de tous collèges qui oeuvrent pour le service public ferroviaire et des visions stratégiques qui le détruisent.

TOUS EN GRÈVE LE 6 FÉVRIER !

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INFO LUTTES N°55

Ils ont tort tout seuls, nous avons raison ensemble !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Ce 29 janvier 2020, a été une nouvelle journée de mobilisation réussie à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

Plus de 245 manifestations recensées sur le territoire, des salariés en grève dans plusieurs branches, 61 % de la population favorable au mouvement en cours, 70 % pour le retrait de la réforme : le désaveu est cinglant.

Les nouvelles séquences interprofessionnelles à venir devront être puissantes. Les débats parlementaires devront être placés sous la pression sociale.

Drôle de conception de la démocratie

Le Gouvernement se targue et crie à tue-tête son profond respect de la démocratie, du dialogue, de la concertation, notamment quant à son projet de réforme des retraites, mais dans leurs pratiques la réalité en est bien loin.

Cela fait près de deux ans maintenant que le projet est en cours. Des dizaines de concertations ont eu lieu, dixit le Gouvernement, certes, mais des concertations en bilatérales, entre trente minutes et une heure pour chaque réunion, sans aucun document ou support de travail. Réunions où chaque organisation syndicale faisait part de ses propositions sans pour autant que celles-ci ne soient prises en compte ni même étudiées, le Gouvernement restant inflexible sur ses positions.

À aucun moment n’a été organisée une véritable réunion de négociation en multilatérale, avec toutes les parties autour de la table, où chacun fait part de ses arguments, propositions, et où, à partir du débat et des échanges, un projet se construit, si tant est que ce soit possible avec ce gouvernement qui fuit en réalité le débat démocratique et contradictoire.

Démocratie disent-ils… Présenter et soumettre au vote des députés un projet de loi partiel, qui sera ensuite complété par 29 ordonnances, est-ce bien ça la démocratie ? Un tel vote des députés serait tout simplement la signature d’un chèque en blanc au Gouvernement.

Le mépris est poussé à son paroxysme quand, dans le cadre du débat parlementaire qui s’ouvre, les organisations syndicales sont invitées à une audition de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, présidée par LaREM, audition sur la réforme des retraites, où d’emblée, il est précisé que les organisations syndicales n’auront que 10 minutes de parole pour un sujet dont on discute depuis près de deux ans…

Démocratie, alors que ce Gouvernement reste sourd aux multiples institutions qui se positionnent contre ce projet pour des raisons multiples et diverses, le Conseil d’État lui-même émet des réserves sur les lacunes du projet.

Se dire démocratique et faire fi de la mobilisation depuis le 5 décembre, mouvement soutenu par 61 % de la population, 71 % de celle-ci demandant le retrait et refusant ce projet néfaste de réforme des retraites ?

Oui, drôle de conception de la démocratie qu’a ce Gouvernement, plus prompt à la répression des manifestants ou opposants que prêt au débat contradictoire !

Des initiatives cheminotes sur le territoire !

Les cheminot·e·s toujours en action !
Alors que la direction, le Gouvernement et les médias voudraient enterrer la contestation contre le projet de réforme des retraites,
les cheminot.e.s sont toujours mobilisé.e.s sous diverses formes sur l’ensemble du territoire pour exiger de retrouver un vrai sens du travail, du service public ferroviaire et le retrait du projet gouvernemental.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

Signez la pétition sur https://lapetitionretraite.fr

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NOUS, CADRES ET MANAGERS, REFUSONS D’ÊTRE LE RELAI DU GOUVERNEMENT

Projet de réforme des retraites

| Action depuis le 5 décembre 2019

Depuis début janvier, la DRH de la SNCF demande aux encadrants de faire la promotion du futur régime et de supposées contreparties.

Ce n’est pas notre rôle dans l’entreprise.

COMMUNIQUER SUR LA RÉFORME DES RETRAITES, EST-CE NOTRE RÔLE ?

Il est normal qu’un manager organise le travail dans son périmètre et qu’il puisse épauler son équipe dans les difficultés qu’elle rencontre.

De même, notre rôle de manager nous amène, au quotidien, à exercer des missions de commandement du personnel. Nous l’acceptons volontiers, cela est notre rôle dans l’entreprise.

Tout en nous niant notre rôle contributif à l’élaboration de sa stratégie, les COMEX de la SNCF nous demandent régulièrement de l’expliquer à nos équipes.

Systématiquement, les « décideurs » nous refusent notre droit d’expression. Silence dans les rangs, et gare à qui oserait parler.

Maintenant, les mêmes nous demandent de défendre un projet de loi portant sur un volet essentiel de la politique social de notre pays. Or, cette loi n’est pas encore adoptée et promulguée, loin de là. La retraite, son hypothétique fonctionnement et financement sont des sujets avant tout politiques.

Même le Conseil d’Etat relève des lacunes au projet de loi sur la trajectoire financière. Dans l’attente des ordonnances, il est impossible de réaliser une étude d’impact sur les bénéficiaires.

Aujourd’hui, même les spécialistes de la CPR sont en peine de communiquer avec certitude. Nous pouvons seulement affirmer qu’elle représente un véritable recul pour tous, quel que soit le statut, le grade ou l’entreprise.

Assurer la défense d’un projet de loi du Gouvernement qui impacte la société tout entière revient à nous faire endosser une mission de communication politique. Nous devons être francs avec nos agents.

Nous, cadres et managers UFCM-CGT, refusons d’endosser ce rôle qui n’est pas le nôtre dans l’entreprise.

Nous appelons nos collègues à refuser d’assurer le service après-vente d’un projet de loi du Gouvernement.

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Info luttes n°54

"Un gagnant est juste un rêveur qui n'a jamais cédé" *

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les cheminots se préparent, comme les autres salariés, à agir en masse dans les rues ce 29 janvier 2020.

Depuis le 5 décembre 2019, la lutte menée contre une réforme qui demeure inacceptable est diverse, multiforme, mais elle rassemble.

Elle entre dans une nouvelle phase, les cheminots seront présents !

AGIR ENCORE !

À l’aube d’une première réunion autour de la « conférence de financement » qui sera, à ne pas en douter, un one man show du Premier ministre et à quelques encablures de la présentation au Parlement du projet dont le contenu est déjà connu, les salariés de ce pays ont intérêt et toute légitimité à poursuivre l’action sous les formes qu’ils décident afin de faire basculer l’avenir de nos retraites dans le bon sens.

L’inconséquence et le cynisme du Gouvernement face à la contestation sont à l’image du président de la République qui se comporte en capitaine d’industrie, et à celle du Premier ministre, qui se positionne en DRH.

La grève a des conséquences importantes sur les portefeuilles.

C’est pourquoi les corporations inscrites en grève reconductible depuis le début, c’est bien normal, s’adaptent aux perspectives interprofessionnelles et unitaires.

Cependant, nous ne devons rien lâcher et être massivement dans l’action, à chaque nouvelle étape, y compris nous, cheminots, qui donnons déjà beaucoup.

C’est à ce prix que nous infléchirons la stratégie gouvernementale.

C’est également à ce prix que nous réaffirmerons avec fermeté notre détermination et notre opposition à la mise en oeuvre de la réforme du ferroviaire et au nouveau fonctionnement de l’entreprise.

Continuer à être rassemblés, mobilisés, déterminés et responsables, c’est marteler que nous n’accepterons pas les reculs sociaux qu’ils nous préparent, les gels des salaires, les pertes d’emplois, les restructurations qui portent atteinte au service public ferroviaire que NOUS défendons !

C’est pourquoi la Fédération CGT des Cheminots, ses syndicats locaux, vous appellent à participer à toutes les initiatives organisées sur les territoires, notamment le 29 janvier.

Déposons nos tenues et agrès de travail devant les gares, et rendons-nous dans les manifestations !

Faisons exploser les compteurs !

PLUSIEURS FICHES DE PAIE, UN SEUL OBJECTIF : SE BATTRE !

Les cheminots commencent à recevoir leur feuille de paie amputée de sommes considérables liées au combat qu’ils mènent avec fierté.

La direction entend ne pas étaler le paiement des jours de grève et espère aussi « casser » du cheminot, sans aucun scrupule.

La lutte est âpre et exige des sacrifices, mais elle est belle et exemplaire.

En plus de cet état de fait, la mise en oeuvre de la réforme et la création des SA viennent en rajouter.

Dans une note interne parue le 22 janvier, la DRH expliquait pourquoi les cheminots auraient plusieurs fiches de paie en janvier.

• Raison essentielle :

o Création de 5 SA et disparition des EPIC.

• Conséquences :

o Eléments fixes de rémunération versés par les SA ;

o EVS au titre de 2019 versés par les EPIC.

Viennent s’ajouter à cela les retraits pour fait de grève qui rendent la compréhension de 2, 3, 4 voire 5 feuilles pour certains cheminots, totalement illisible !

La Fédération CGT des Cheminots exige de la direction qu’elle assume ses choix, tant structurels que politiques.

Elle doit fournir des explications claires et transverses sur la situation financière dans laquelle elle met les cheminots !

Les « Temps réel » et autres vidéos réalisées pour défendre la réforme gouvernementale n’ont aucun impact sur les cheminots en lutte.

Les supports seraient donc plus utiles à d’autres fins, si d’aventure la direction souhaite vraiment « embarquer les cheminots dans un avenir commun » et pas dans une galère

Les cheminots sont fiers d’agir pour eux et pour les futures générations !

Le 29 janvier, ça continue !

INITIATIVES INTERPROFESSIONNELLES DU 29 JANVIER (liste non exhaustive)

UD 2
15H30, Saint-Quentin : manifestation départementale, place Longueville.
18H00, Hirson : retraite aux flambeaux, place Victor Hugo.

UD 3
12H00, Montluçon, Moulins et Vichy : manifestation place Jean Dormoy.
12H00, Moulins, Moulins et Vichy : manifestation place de la mairie.
12H00, Vichy, Moulins et Vichy : manifestation place de la Poste.

UD 4
14H00, Digne : manifestation festive.

UD 6
10H00, Nice : manifestation.

UD 8
13H00, Charleville Mézières : manifestation place Ducale.

UD 10
14H30, Troyes : manifestation devant Troyes Champagne Métropole.

UD 11
10H30, Narbonne : manifestation devant la médiathèque.
14H30, Carcassonne : manifestation portail des Jacobins.

UD 12
14H30, Rodez : manifestation au jardin public.

UD 17
14H00, La Rochelle : manifestation, puis retraite aux flambeaux le soir.

UD 30
10H00, Alès : manifestation à la sous-préfecture.
14H30, Nîmes : manifestation au jardin des Fontaines.

UD 31
10H00, Toulouse : manifestation à Saint-Cyprien.

UD 32
14H00, Auch : manifestation, rendez-vous devant le Leclerc.

UD 34
10H00, Sète : manifestation place de la mairie.
10H30, Béziers : manifestation Bourse du travail.
14H00, Montpellier : manifestation place de Zeus.

UD 39
10H30, Manifestations à Dôle et Saint-Claude.
14H30, Lons-le-Saunier : manifestation.

UD 41
7H30, Blois : rassemblement au lycée Augustin Thierry.
12H00, Blois : rassemblement pont Jacques Gabriel.
14H00, Blois : manifestation en direction de la préfecture.

UD 42
10H30, Roanne : manifestation à partir du centre universitaire.

UD 44
10H00, Saint-Nazaire : rassemblement bassin de Penhoët.
15H00, Nantes : manifestation au Miroir d’eau.
16H00, Ancenis : rassemblement au pont d’Ancenis.
18H00, Nantes : concert de soutien aux grévistes, aux Nefs.

UD 46
14H30, Cahors : manifestation place Mitterrand.
14H30, Figeac : manifestation au lycée Champollion.

UD 47
14H00, Agen : manifestation.

UD 48
11H00, Mende : manifestation halle Saint-Jean.
17H30, Mende : rassemblement départemental, place du Foirail.

UD 49
10H30, Angers : manifestation place Leclerc.
18H00, Angers : retraite aux flambeaux place du Ralliement.
18H00, Cholet : retraite aux flambeaux.

UD 51
10H00, Châlons-en-Champagne : manifestation à la Maison des syndicats.
10H00, Epernay : manifestation avenue de Champagne. 4 263, rue de Paris – 93515 Montreuil – Tél : 01.55.82.84.40 – coord@cheminotcgt.fr – www.cheminotcgt.fr
10H00, Reims : manifestation à la Maison des syndicats
10H00, Vitry-le-François : rassemblement place des Indes.

UD 52
15H00, Chaumont : manifestation.

UD 53
11H30, Laval : rassemblement place de la Gare.

UD 54
13H30, Nancy : rassemblement place de la République.

UD 55
11H00, Bar-le-Duc : rassemblement au rond-point Marbeaumont.
12H30, Bar-le-Duc : pique-nique devant la gare.

UD 57
14H00, Metz : rassemblement à la gare.

UD 58
14H30 : Nevers : manifestation place Carnot.

UD 59
14H30, Lille : manifestation porte de Paris.

UD 60
14H30, Beauvais : manifestation place Jeanne Hachette.

UD 61
10H00, Argentan : manifestation.
17H00, Alençon : manifestation au départ de la place Foch.
17H00, Fers : manifestation au départ du rond-point des 5 Becs.
17H30, L’Aigle : manifestation au départ de la Poste.

UD 62
9H30, Arras : manifestation devant la gare.

UD 63
9H00, Clermont-Ferrand : rassemblement avenue de la République, puis manifestation.

UD 65
10H00, Tarbes : manifestation à la Bourse du travail.

UD 66
10H30, Perpignan : manifestation place Catalogne.

UD 67
14H00, Strasbourg : rassemblement place de la Bourse.

UD 68
13H30, Mulhouse : rassemblement place de la Bourse.

UD 79
11H00, Niort : manifestation place de la Brèche.
11H00, Thouars : manifestation place Flandres-Dunkerque.
14H30, Bressuire : manifestation place Saint-Jacques.

UD 81
15H00, Albi : manifestation.
18H00, Albi : retraite aux flambeaux place du Vigan.

UD 82
10H00, Montauban : manifestation esplanade des Fontaines.

UD 84
10H00, Avignon : manifestation.

UD 85
16H30, La Roche-sur-Yon : rassemblement place Napoléon.

UD 86
7H00, Chasseneuil : distribution de tracts à Bonilait.
9H30, Chasseneuil : rassemblement de soutien aux salariés d’Armatis.
14H00, Poitiers : manifestation porte de Paris.

UD 88
14H00, Epinal : rassemblement devant la préfecture.

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

*NELSON MANDELA

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Info luttes N°53

Nos tenues de travail devant les gares ! Les cheminots dans les rues !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Les 29, 30 et 31 janvier, les citoyens sont appelés à agir massivement contre la réforme des retraites.

Au cœur de cette nouvelle trilogie, le 29 janvier doit résonner comme un coup de tonnerre !

TOUS EN GRÈVE ET EN MANIFESTATION !

POUR NOS MÉTIERS, POUR NOS RETRAITES !

Lors de sa venue en Bretagne, le Président de la SNCF a déclaré à la presse qu’il était temps pour les cheminots de penser à l’après-grève.

Il ajoute que la SNCF ne peut pas « rester tout le temps dans l’ambiance de grève et de l’arrêt de travail ».

Les cheminots estiment, quant à eux, que la direction SNCF aurait été inspirée de penser à tout ça AVANT la grève !

Prétendre vouloir « embarquer tous les cheminots grévistes ou non-grévistes dans un futur commun », c’est d’abord accepter que ceux-ci sont en grève depuis le 5 décembre sur l’avenir de la SNCF ET sur la réforme des retraites.

La direction SNCF affirme qu’elle n’a pas « les solutions à la réforme des retraites », qu’elle n’a pas « les clefs sur le sujet ».

Dont acte.

Pourtant, c’est à coups de « Temps Réel », de vidéos, de déploiements sur les chantiers qu’elle s’acharne à vouloir « vendre » avec zèle cette réforme inacceptable aux cheminots.

Sur les sujets d’entreprise, elle annonce déjà, sous prétexte des conséquences de la grève, qu’elle ne répondra pas aux revendications sur une augmentation générale des salaires, sur l’emploi, notamment.

LA GRÈVE QUE NOUS MENONS EST LÉGITIME !  C’EST À NOUS DE DÉCIDER DES SUITES !

Parce que les cheminots sont attachés à leurs métiers, au service public ferroviaire, et parce que direction et Gouvernement s’acharnent à les détruire, NOUS NE DÉSARMERONS PAS !

Le 29 janvier au matin, nous appelons tous les cheminots à se rassembler massivement sur les parvis des gares et à déposer leurs tenues et leurs agrès de travail, partout en France !

Nous les appelons ensuite à rejoindre les cortèges interprofessionnels unitaires et à envahir les rues, partout sur le territoire !

Nous les appelons à participer à toutes les initiatives locales les 30 et 31 janvier et à se préparer aux prochaines séquences interprofessionnelles !

LA LUTTE SE POURSUIT ! FIERS DE NOTRE TRAVAIL !

POUR NOS MÉTIERS ET NOS RETRAITES… ON FERRAILLE !

TOUS EN GRÈVE LE 29 JANVIER !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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INFO LUTTES N°52

29 janvier : dans les gares et dans les rues !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Le Gouvernement mise sur un « essoufflement » du mouvement contre sa réforme des retraites pour tenter d’accélérer son passage en force.
La réalité de la mobilisation se traduit par une opinion publique constante depuis le début du conflit (6 français sur 10 exigent le retrait de la réforme, 7 sur 10 soutiennent le mouvement).
Adossés à cette réalité, les salariés, les cheminots, entre autres, abordent le 54e jour de grève.

Différents secteurs professionnels (énergie, enseignants, agro-alimentaire, avocats, dockers,…) intensifient les actions.
Les manifestations en territoire, particulièrement celles qualifiées de « temps fort » par l’intersyndicale ne désemplissent pas.

CONTINUONS DE CONVAINCRE !

Réforme des retraites : l’emballage d’un système

Les ordonnances Macron ont flexibilisé le marché du travail (loi travail), la loi « avenir professionnel » confie la formation professionnelle et l’apprentissage aux seules entreprises, la loi Pacte (Plan d’Action pour la Croissance et la Transformation des Entreprises) promulguée le 22 mai 2019, est un texte fourre tout de mesures qui répond aux attentes libérales des dirigeants et actionnaires d’entreprise.

La réforme des retraites s’inscrit dans les pas de la loi Pacte. Dans les flots des belles paroles pour vendre le projet aux français (équité, universalité, justice…), le Gouvernement s’est bien gardé de dire la vérité aux citoyens sur l’une des ambitions phare de sa réforme, à savoir réorienter l’épargne retraite des français vers l’économie réelle. 18 % des français ont souscrit une telle épargne, représentant 250 milliards d’euros. Une manne que le président Macron, véritable DRH de l’Etat-start up qu’il peaufine, aimerait exploiter pour poursuivre sa logique de désengagement de l’investissement public, main dans la main avec les fonds privés, assureurs en tête qui lorgnent sur cet argent dormant.

Grâce à la loi Pacte, la réforme des retraites est une étape de plus dans la mise à mal de l’Etat social.

Bruno Lemaire, directeur « stratégie – finances » de l’Etat start – up disait en octobre dernier, lors de la conférence annuelle de la Fédération Française de l’Assurance (FFA) : « Il faudra obliger en douceur les salariés français, au moins à partir d’un certain revenu, à souscrire à une assurance retraite privée, la rendre automatique, à l’image d’une mutuelle ».
La logique de la « gestion pilotée », préparée par la loi Pacte, permet par exemple qu’un pourcentage du salaire brut soit prélevé sur la fiche de paie et parte dans un fonds de pension.
La gestion du pays par les ministres-managers actuels est identique à celle menée par les hauts dirigeants d’entreprise.

Le jusque boutisme d’Emmanuel Macron pour imposer sa réforme est l’illustration que, comme pour beaucoup de DRH, ils ne sont que de passage.
Aujourd’hui, il gère la start-up France, demain il sera remplacé par un autre fidèle et sera recasé dans un coffre doré.

La bataille est âpre, continuons la lutte !

Le 29 janvier de nouveau mobilisés, réforme du régime des retraites, champ professionnel, tout reste à gagner !

Le 18 novembre 2019, une DCI unitaire CGT, UNSA, SUD-Rail était déposée. Celle-ci portait sur les sujets tels que les retraites, l’emploi, la rémunération, les restructurations, l’avenir des métiers, le service public, la protection sociale, la représentation des cheminots.

La direction SNCF aux ordres, n’a pas donné suite et s’est enfermée dans un mutisme méprisant envers les cheminots.

Aujourd’hui les cheminots, toujours fortement mobilisés contre le projet de régime de retraite, souhaitent que des négociations sur le champ professionnel s’ouvrent tant le maintien et le contenu de leur métier sont incertains.

Leurs préoccupations sont accentuées et légitimes quand on regarde de plus près le contenu du projet d’accord de la CCN proposé par l’UTP sur le volet rémunération /classification.
Les promesses d’une CCN de haut niveau de la ministre Borne ont laissé place, sous la pression patronale, à la désintégration de nos métiers.
A ce jour, ce qui nous est proposé c’est un ensemble de volets qui ne produisent aucune contrainte d’amélioration des conditions sociales des salariés.

Nous exigeons :

Une classification des métiers qui empêche la polyvalence échevelée (l’agent de conduite qui pourrait faire le nettoyage de son train, l’accueil commercial, ou autres…) ;

Une véritable rémunération de la qualification, une reconnaissance des qualifications, avec des minima hiérarchiques plus élevés, un système de carrière qui intègre des éléments d’automaticité pour reconnaître l’acquisition de compétences dans l’exercice du métier, et une meilleure valorisation de l’ancienneté sur l’ensemble de la carrière et dans tous les collèges.

Un salaire socialisé plus important avec la création d’une cotisation sociale « employeurs » spécifique qui finance des droits supplémentaires à la retraite (bonifications de 5 ans pour tous et de 10 ans pour les métiers à pénibilité, taux de remplacement à 75 %, salaire de référence calculé sur les 6 meilleurs mois, etc).

Alors oui, tout est lié, la prise en compte de nos revendications sur nos métiers, nos rémunérations feront notre pension de demain pour bien vivre notre seconde vie !

Vous nous prenez notre travail, reprenez-vos tenues !

Le 29 janvier la Fédération CGT des Cheminots appelle tous les cheminots à déposer devant leur gare leurs vêtements de travail, leurs EPI, geste symbolique mais significatif d’une exigence de retrouver un vrai sens au travail, à son contenu, en lien avec les enjeux du service public.

FIERS DE NOTRE TRAVAIL, POUR NOS MÉTIERS ET NOS RETRAITES : ON FERRAILLE !
TOUS EN GRÈVE LE 29 JANVIER !

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Info Luttes n° 51

LA LUTTE EST BELLE... POURSUIVONS-LA !

| Action depuis le 5 décembre 2019

La journée interprofessionnelle du 24 janvier ancre la mobilisation en France.
Près d’1 500 000 manifestants ont envahi les rues pour en finir avec la réforme des retraites.
A la SNCF et au 51ème jour de grève, 1 cheminot sur 4 était dans l’action.
Préparons les suites en déposant massivement nos D2I DÈS AUJOURD’HUI !

« ESSAYEZ LA DICTATURE ET VOUS VERREZ »

Le Président de la République semble perdre ses nerfs. Toutefois, il définit à la perfection le système dans lequel il s’embourbe.

« Une dictature, c’est quand un régime ou une personne ou un clan décide des lois. Une dictature, c’est un régime où on ne change pas les dirigeants, jamais ».

Tous les excès verbaux proférés par le Président et les membres du Gouvernement n’y changeront rien.

Selon le dernier sondage BVA pour Orange, RTL et La Tribune, 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation doit se poursuivre.

66 % ne font pas confiance à E. Macron.

45 % d’entre eux jugent enfin que les réformes économiques menées par E. Macron depuis 2017 ont détérioré la situation en France.

Le mouvement en cours est donc légitime !

Cette réforme est largement rejetée.

Les cheminots restent déterminés et s’organisent pour tenir dans la durée.

La lutte menée par les cheminots est exemplaire, mais elle doit franchir un nouveau cap dans les jours à venir, avec une augmentation significative du nombre de grévistes.

PRÉPARONS LA PROCHAINE TRILOGIE LES 29 – 30 – 31 JANVIER !
LE 29 JANVIER, TOUS EN GRÈVE ET DANS LES MANIFESTATIONS EN TERRITOIRE !

ÉTUDE D’IMPACT : ÇA CLARIFIE LES CHOSES !

Un âge d’équilibre projeté à 65 ans et au-delà !

Selon le rapport, l’âge d’équilibre en 2037 pour établir les projections sur les comportements de départ à la retraite des générations nées à partir de 1975 est de 65 ans, précise l’étude d’impact.

L’âge d’équilibre augmenterait ensuite d’un mois par génération, « sous l’hypothèse que l’espérance de vie progresse d’un mois et demi par an ». A noter tout de même que l’espérance de vie en bonne santé ne suit pas la même courbe, et pas de la même manière selon que l’on est ouvrier ou journaliste !

Pour ceux qui seraient tentés de partir avant 65 ans, la potion serait amère avec une décote de 5 % en moins sur la valeur du point par an.

Un salarié né en 1980 et partant à 62 ans, verrait sa pension amputée de 15 %, sans compter les points non acquis. En réalité, la décote pour un départ avant l’âge d’équilibre serait de 7 à 8%.

Une arnaque ?

L’âge pivot ou d’équilibre n’a pas disparu, contrairement aux affirmations des OS réformistes ayant arraché le pseudo-retrait de cet âge d’équilibre. Il est même le pilier d’un système dont l’objectif est de faire reculer indéfiniment l’âge de départ à la retraite. Les 28 cas présentés par le Gouvernement en témoignent. Pour les générations nées après 1975, tout départ avant l’âge d’équilibre est perdant. Cette borne d’âge sera fixée à 65 ans, et comme cela ne suffisait pas, le Gouvernement ne cache pas qu’elle devrait atteindre 67 ans pour les plus jeunes, à savoir ceux nés après 1990.

L’étude d’impact ne fait, in fine, que confirmer ce que les salariés ont compris dès le début, à savoir que cette réforme vise avant tout à les faire travailler plus longtemps et, pour ceux qui ne peuvent pas, à voir baisser drastiquement le montant de leur pension.

Voilà de quoi renforcer notre détermination à faire tomber cette mauvaise réforme !

ON NE PEUT PAS AVOIR ÉTERNELLEMENT RAISON TOUT SEUL

Alors que 61 % de la population est hostile au projet de réforme du Gouvernement, que l’Institut de la Protection Sociale a pointé « une baisse de retraite programmée pour de nombreuses femmes », que le Conseil supérieur de la fonction militaire a critiqué l’impact de la réforme sur les pensions militaires, c’est maintenant le Conseil d’Etat qui met un coup de canif dans le projet de remise en cause de notre système de retraite par un rapport rédigé au terme de 2 Assemblées Générales des magistrats de la haute juridiction les 16 et 23 janvier 2020.

Dans ce rapport, le Conseil d’Etat pointe :
– Un délai très court d’analyse qui lui est imposé par le Gouvernement, ponctué de 6 saisines rectificatives, ne permettant pas une analyse plus avancée du projet ;
– Une étude d’impact lacunaire de la réforme menée par le Gouvernement ;
– Un projet de loi imprécis qui renvoie à 29 ordonnances.

Un départ à la retraite de plus en plus tardif

Le Conseil d’Etat pointe le report de l’âge de départ à la retraite. Selon le rapport, le simple fait de l’âge d’équilibre se traduirait par un recul de l’âge effectif de départ à 65 ans et 2 mois pour la génération 2000 contre 64 ans et 6 mois à droit inchangé.

Le Conseil d’Etat reproche l’absence d’étude d’impact sur l’assurance-chômage de ce report de l’âge de départ à la retraite conjugué au faible taux d’emploi des seniors.

Une baisse des pensions

Le Conseil d’Etat critique le projet de loi qui prévoit que les cotisations ne peuvent permettre l’acquisition de points lorsqu’elles font l’objet d’une exonération ou d’une exemption, et n’ont donc pas été acquittées par l’assuré ou par un tiers. Le Conseil d’Etat considère que dans un système de retraite principalement contributif, il est indispensable de compenser les recettes manquantes du fait des exonérations ou exemptions.

Le Conseil d’Etat constate que le droit à un minimum de pension conduit à prévoir une condition de durée d’affiliation de 43 ans alors que l’instauration d’un système à points a vocation à supprimer cette référence, pour simplifier.

Le rapport relève que le projet de loi ne tient pas compte, dans l’évaluation du droit à un minimum de pension, des périodes de chômage non-indemnisées dont il est pourtant tenu compte dans le système actuel pour évaluer le droit à une retraite à taux plein.

Le Conseil d’Etat s’interroge sur la lisibilité d’une inscription dans la loi d’une majoration de la pension minimale pour les assurés ayant travaillé à temps plein alors que les situations de travail à temps partiel sont souvent subies !

Enfin, le Conseil d’Etat relève que selon l’étude d’impact, le minimum de pension prévu (85 % du SMIC) aurait pour effet de réduire significativement le montant minimum de pension dans la fonction publique et les régimes spéciaux (- 9,6% à la SNCF).

Un régime par points aux effets pervers

Le rapport constate que le principe du régime par points pénalise les carrières complètes pendant lesquelles les assurés connaissent des périodes d’emploi difficiles associées au versement de cotisations moindres, dont la règle des 25 meilleures années permettait la neutralisation.

Le Conseil d’Etat pointe également que le système par points retire aux assurés la visibilité du taux de remplacement prévisible qui leur sera appliqué, dans la mesure où la pension serait exprimée à raison d’une valeur de service du point définie de manière à garantir l’équilibre financier global du système.

Des légèretés juridiques

Le Conseil d’Etat rappelle notamment, s’agissant de la Règle d’or budgétaire, que selon la doctrine du Conseil Constitutionnel, aucune disposition législative organique ou ordinaire, ne peut porter atteinte à la liberté d’adaptation et d’appréciation du Gouvernement et du Parlement dans le cadre des Lois de Financement de la Sécurité Sociale à venir, sauf à réviser la Constitution.

Le rapport de pointer par ailleurs qu’une Loi de Financement de la Sécurité Sociale, qui a un caractère annuel, ne peut conférer un caractère impératif aux dépenses de manière pluriannuelle.

Le Conseil d’Etat rejette comme imprécis, dépourvu de toute valeur normative et donc contraire à la Constitution, le renvoi à une loi de programmation la définition des mécanismes permettant de garantir aux enseignants une revalorisation de leur rémunération, et donc un maintien de leur niveau pension.

Et pourquoi pas des régimes spéciaux ?

Le Conseil d’Etat considère que les mesures transitoires concernant les agents des Régimes Spéciaux (mesures présentées comme des engagements du Gouvernement), sont insuffisamment claires dans le projet de loi qui lui est soumis.

Le Conseil d’Etat pointe la suppression de la procédure de réforme pour raisons de santé applicable aux agents statutaires, au profit de l’invalidité de droit commun.

Enfin, le Conseil d’Etat constate que le projet prévoit l’affiliation obligatoire à une retraite additionnelle (par capitalisation) pour certains salariés aux revenus dépassant les plafonds et propose d’étendre ce dispositif sur une base facultative pour les autres salariés.

Si la mise en place d’un régime universel « plus simple » entraîne la mise en place d’un échelon supplémentaire obligatoire afin d’obtenir des droits supplémentaires par des cotisations supplémentaires, pourquoi donc ne pas maintenir les régimes spéciaux basés sur des cotisations spécifiques finançant des droits spécifiques ?

Un slogan de campagne à revoir !

Enfin, le Conseil d’Etat considère que le slogan de campagne du Président selon lequel « chaque euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous » reflète imparfaitement la complexité et la diversité des règles et propose de le réécrire en précisant « dans les conditions prévues par la loi ».

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Infos luttes n°50

De jour comme de nuit, mobilisés !

| Action depuis le 5 décembre 2019

La présentation en Conseil des ministres du projet de réforme des retraites fait face à une mobilisation interprofessionnelle qui s’amplifie.

L’étude d’impact du projet de loi pointe une baisse de la part des retraites dans le PIB à 13 % et un objectif d’âge d’équilibre à 65 ans.

Cela va de nouveau compliquer la communication du Gouvernement pour convaincre du bien-fondé de sa réforme !

Nos mobilisations seront victorieuses !

Communiqué intersyndical du 24.01.2020

« Jeudi 23 janvier, partout dans le pays, à l’appel de nos organisations syndicales, des manifestations éclairées par des flambeaux ont permis à beaucoup de continuer à exiger le retrait du projet de réforme des retraites. Dans le même temps, la grève se poursuit dans de nombreuses professions qui se mobilisent et multiplient les actions de dépôts des outils de travail dans des lieux symboliques ; les femmes organisent partout des initiatives pour visibiliser qu’elles sont les grandes perdantes de ce projet.

Cette journée du 24 janvier s’annonce d’ores et déjà comme un succès et loin de s’essouffler la mobilisation par la grève et par les manifestations poursuit son ancrage interprofessionnel porté par un soutien large et massif de la population.

Tout au long des jours prochains sur tout le territoire de nombreuses actions sont déjà programmées, interpellations de parlementaires, soirées de soutiens, débats, meeting, manifestations, etc. Notre mouvement s’étend et se renforce dans la durée avec énergie et volonté.

L’intersyndicale réclame plus que jamais le retrait du projet de réforme pour ouvrir des négociations constructives afin d’améliorer le régime actuel pour tous les secteurs professionnels et toutes les générations.

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU, Solidaires, FIDL, MNL, UNL et UNEF appellent à faire du mercredi 29 janvier, veille de la conférence de financement, une journée massive de grève et de manifestations interprofessionnelles et intergénérationnelles. Elles appellent à poursuivre le renforcement et l’élargissement de la mobilisation en multipliant les initiatives les jeudi et vendredi qui suivent notamment avec des retraites aux flambeaux, des dépôts d’outils de travail, des assemblées générales, des initiatives en direction de la population.

Nos organisations décident de se revoir le 29 janvier pour décider ensemble des suites. »

La nuit, les visages s’illuminent par les flambeaux

Dans ce conflit hors normes, le rejet des projets du Gouvernement s’exprime sous toutes ses formes. A la veille de la présentation du projet de loi en Conseil des ministres et des grandes manifestations à l’appel de l’intersyndicale, nous recensons plus de 200 retraites aux flambeaux sur le territoire. Les structures de proximité de la CGT sont à l’initiative pour rassembler ainsi de nombreux salariés.

Chaleureuses et fraternelles, ces marches confirment tous les sondages. Plus de 2 000 participants à Rennes ou Bordeaux, 1 200 à Strasbourg, 3 000 à Nantes, mais aussi de Marseille à Paris et sa banlieue, ou encore Dijon, Rouen, Metz, etc.

A Lille, les manifestants ont bravé l’interdiction de la préfecture. Le pouvoir ne parvient pas à taire cette contestation profonde. Les banderoles sont claires : « Macron retire ton projet ! Sauvegardons et améliorons nos retraites ! ».

La mobilisation du 24 janvier confirme l’exigence du retrait de la réforme !

Alors que le Gouvernement, depuis le 5 décembre, active tous les leviers possibles pour affaiblir le mouvement social en maniant, avec l’aide et l’appui de la plupart des médias, le mensonge, la division, la répression : rien n’y fait !

L’opinion publique reste massivement hostile à cette réforme des retraites en exigeant son retrait à 61 %. Cette majorité de français de tout âge, de toute catégorie, soutient majoritairement le mouvement social depuis le début malgré toutes les manoeuvres du pouvoir.

Ce 24 janvier, la mobilisation se traduit par une nouvelle démonstration de force dans notre entreprise, dans notre pays !

Avec 1 cheminot sur 4 en grève à la SNCF au 51e jour de grève, la détermination des cheminots ne faiblit pas et reste intacte contre la casse de notre système de retraite solidaire, notre régime spécial et notre entreprise de service public. L’exigence de négociation sur nos revendications s’exprime fortement. Le président Farandou, présent à Rennes hier, a pu le vérifier, face à de nombreux cheminots actifs et retraités qui étaient venus l’interpeller sur le sujet (image ci-contre).

Les retraités ont également massivement agi ce jour, rejetant fermement cette réforme par l’impact qu’elle aurait sur leur pouvoir d’achat déjà fortement amputé par le quasi blocage des pensions et l’explosion de la fiscalisation et des prix depuis 5 ans. Avec 350 manifestations sur le territoire, la mobilisation interprofessionnelle s’amplifie dans le public comme dans le privé, avec de nombreux appels à la grève.

Cette réforme, on n’en veut pas ! Il faut le retrait !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

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Info luttes n°49

"You know the rules*" : retire ton projet !

| Action depuis le 5 décembre 2019

Alors que la mobilisation contre le projet de réforme du Gouvernement s’intensifie dans de nombreux secteurs professionnels, sondage après sondage, le rejet de cette réforme par l’opinion publique s’exprime très fortement.

Essoufflons le Gouvernement ! Le taux de confiance envers sa politique n’a jamais été aussi bas depuis le début du mouvement !

LE GOUVERNEMENT S’ENLISE

Le dernier sondage Elabe pour BFM TV est sans équivoque : 61 % des français sont favorables au retrait de la réforme des retraites.

Mais il va encore plus loin sur l’appréciation de la population concernant la politique du président de la République : 62 % des sondés jugent l’action d’Emmanuel Macron « décevante » (+7 points). Par ailleurs, le chef de l’État est jugé autoritaire (72 %, +3 points), inquiétant (64 %, +7 points).

Madame Yaël Braun-Pivet, députée de la République en marche et présidente de la commission des lois à l’Assemblée nationale s’est exprimée dans le cadre d’une interview accordée à un journal régional : « Maintenant, on ne peut pas ne pas entendre et faire la sourde oreille aux revendications d’une partie de la population. Il faut faire avec, parce que c’est l’état de la contestation aujourd’hui. »

LES ACTIONS ET LES GRÈVES SE MULTIPLIENT SUR L’ENSEMBLE DU TERRITOIRE

Alors que l’intersyndicale CGT-CFE/CGC-FO-FSU-Solidaires, ainsi que les organisations de jeunesse, appellent à la mobilisation « maximale », la CGT recense près de 350 points de manifestation pour la journée interprofessionnelle du 24 janvier.

C’est plus que le 05 décembre, le 17 décembre ou le 09 janvier, journées d’un très haut niveau de mobilisation. Les salariés ne veulent rien lâcher, cette journée s’annonce exceptionnelle !

Le projet de loi va être présenté au conseil des ministres. Il est massivement rejeté. L’intersyndicale, réunie le 22 janvier au soir, appelle à poursuivre et amplifier les actions, à multiplier les arrêts de travail, interpeller les parlementaires, organiser des distributions de tracts devant les entreprises, dans les lieux publics, pour convaincre les salariés de s’inscrire dans la grève et participer aux manifestations interprofessionnelles.

La CGT propose trois jours de mobilisation la semaine prochaine (28, 29 et 30 janvier), en faisant du 30 une nouvelle journée de temps fort.

L’intersyndicale a prévu de se réunir de nouveau vendredi 24 janvier à 8h00 pour décider des suites à donner au mouvement. La détermination à faire retirer ce projet est entière.

LES CHEMINOTS SONT LÀ !

Très actifs dans l’organisation et la participation aux initiatives unitaires en territoire, au quotidien, en plus d’être massivement présents dans les cortèges de manifestations interprofessionnelles, les cheminots sont toujours fortement mobilisés contre le projet de réforme du Gouvernement.

La grève se poursuit, la journée du 24 janvier démontrera une fois de plus la conviction, la détermination de notre secteur professionnel pour obtenir le retrait du projet de réforme du Gouvernement.

HAUSSE DE LA MOBILISATION ET TRIPATOUILLAGE DES CHIFFRES !

Les écarts entre les chiffres de DII fournis par la direction et ceux récoltés par nos militants locaux sont, une fois encore, significatifs. Certains établissements enregistrent un écart de près de 30 points !

Quelles que soient les mixtures savamment préparées par la direction, la journée du 24 janvier s’annonce déjà comme une nouvelle réussite, notamment chez les ADC, les ASCT, et également dans bon nombre de services dits « sédentaires ».

La mobilisation ne faiblit pas ! Désolé !

UN REJET À TOUS LES NIVEAUX

De son côté, la direction de l’entreprise tente de faire le service après-vente de la réforme en interne. Une partie de l’encadrement sollicité n’est pas du tout enclin à jouer les portes serviettes. Plus généralement, le rejet de la réforme reste très fort à la SNCF.

Continuons de discuter et convaincre les cheminots pour qu’ils s’inscrivent dans la lutte ! Préparons déjà les prochaines journées et intensifions l’action !

Pour être plus fort, adhérez à la CGT !

* « Tu connais les règles », E. Macron, Israël, 22.01.2020

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Solidarité grévistes cheminots - grève retraites

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