Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesAoût 2022

COMBATTONS LA RÉPRESSION SYNDICALE !

RÉPRESSION SYNDICALE

| Tract

En plein mois d’août, après s’être vu interdite d’accès à ses locaux par la municipalité de Montauban, l’UD CGT 82 est désormais menacée d’expulsion.

Comme un avertissement adressé aux salariés, cette décision intervient à un moment où des projets de réformes régressives sur les retraites ou l’assurance chômage, entre autres, se profilent et nécessiteront de construire de puissants rapports de forces dans les entreprises et dans les territoires.

À travers cette décision inique, la volonté non avouée est bien d’éteindre toutes formes de contestation face aux projets néfastes du Gouvernement. C’est tout le syndicalisme de contestation, de proposition et d’action qu’incarne la CGT qui est visé.

La décision de la municipalité de Montauban n’est pas isolée et n’est que l’une des formes que revêt la répression syndicale. Elle est subie tous les jours par les salariés dans les entreprises.

Une répression institutionnelle

La loi Travail a, en son temps, supprimé plusieurs instances représentatives du personnels (CE, DP, CHSCT). Les CSE ont été créés avec comme principal objectif de réduire le nombre de délégués dans les entreprises en même temps que leurs prérogatives et donc leur capacité à défendre les salariés dans leur quotidien et d’intervenir sur les choix de gestion.

À la SNCF, bien que contraires aux dispositions du Statut relatives au droit syndical, les règlements intérieurs des SA (RI) voudraient interdire par exemple aux militants et délégués le droit de distribuer des tracts dans les locaux de l’entreprise.

Le droit syndical dans sa globalité est attaqué, les militants CGT sont la cible régulière de menaces diverses (sanctions abusives, blocage sur les déroulements de carrière, licenciement…).

Tout cela ne vise qu’à faire taire les salariés, à limiter leur capacité à s’organiser et à agir pour défendre leurs intérêts collectifs et individuels face à ceux du patronat !

Au-delà d’exprimer toute sa solidarité envers les militants de l’UD 82 dans leur combat pour retrouver l’usage de leurs locaux, la Fédération CGT des Cheminots enjoint donc la municipalité de Montauban à les restituer et à permettre à la CGT d’assumer ses responsabilités sans être inquiétée.

Face à ces attaques, la Fédération CGT des Cheminots appelle l’ensemble de ses syndicats et militants à riposter et à construire dès aujourd’hui une rentrée sociale placée sous le signe de luttes offensives et gagnantes !

La liberté syndicale est le terreau du progrès social ! Défendons-la, renforçons-la !

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DES EXIGENCES SALARIALES QUI RESTENT À SATISFAIRE

| Tract

Après huit années de gel des salaires ayant occasionné une perte de pouvoir d’achat de près de 20ؘ %, les cheminots de la SNCF subissent une inflation de plus de 6ؘ % depuis le début d’année 2022. Malgré des résultats économiques très favorables, la direction d’entreprise persiste dans le déni et les mesures insuffisantes.

Tout augmente plus vite que les salaires !

Selon l’indice Insee, les prix à la consommation auraient augmenté de 6,1 % en 1 an à fin juillet 2022. Le niveau d’inflation estimé d’ici à la fin de l’année oscille entre 8 et 10 %.

L’indice Insee est lui-même un facteur de minimisation qui ne correspond pas à la consommation réelle des ménages. Il est élaboré à partir de données de caisse sur la base de référentiels d’articles établis par les agences marketing de la grande distribution, donc par le patronat, puis passées à la moulinette d’algorithmes obscurs.

En 1 an, les prix des loyers ont augmenté de 9 %, le gaz naturel de 45 %, le fioul domestique de 55 %, le carburant de 17 à 32 %, les pâtes de 17 %, le café de 13 %, la viande hachée de 15 %, les couches, laits infantiles, gels lavants et autres produits vendus en pharmacie de 7 à 90 % selon les produits.

L’accord de branche ferroviaire relatif aux classifications et rémunérations ne permet pas de protéger les cheminots de la hausse des prix, tant en raison de l’indigence des minima salariaux que des méfaits de l’annualisation des salaires.

En effet, cet accord entérine des minima salariaux annuels ne permettant pas de neutraliser les fluctuations en cours d’année et dès lors impropres à répondre aux aspirations des cheminots, dont le budget s’établit par mois et non par année.

Un salaire pour vivre, pour reconnaître les qualifications et partager les richesses

Le travail est la seule source de richesse. Le travail d’un salarié n’est donc pas un coût, contrairement à ce que prétendent le patronat et ses soutiens, mais il a un prix : le salaire !

Le salaire permet de reconnaître les qualifications du salarié dont profite l’employeur, de vivre dignement pour le salarié, chaque mois et tout au long de sa vie grâce aux cotisations sociales. Le salaire permet également une meilleure répartition des richesses créées par le travail des salariés.

Une lutte unitaire décisive

La Fédération CGT des cheminots a initié une démarche qui a conduit à un appel unitaire à la grève le 6 juillet dernier.

Plus d’1 cheminot sur 3 ont répondu à cet appel, avec des établissements fortement mobilisés, ce qui a contraint la direction d’entreprise à annoncer des mesures pérennes et générales :

  • dégel des salaires ;
  • augmentation générale des salaires : 400 € pérennes par an et par cheminot + hausse générale de 1,4% ;
  • augmentation de 100 € de la gratification de vacances + 20 € au premier enfant + 20 € au second et + 10 € au-delà ;
  • revalorisation des indemnités et allocations.

L’ensemble des mesures est applicable rétroactivement à compter du 1er avril 2022 et sera versé au plus tard sur la solde d’octobre 2022.

Des mesures positives mais insuffisantes

Au regard de l’inflation actuelle et du niveau attendu en fin d’année, ces mesures sont clairement indécentes et n’effacent pas le contentieux salarial !

Pour compenser les pertes de pouvoir d’achat des cheminots, ne serait-ce que pour l’année 2022, des augmentations générales des salaires supplémentaires a minima de 5% s’imposent !

Pour tenir compte de l’impact de l’inflation sur le budget des cheminots depuis le début de l’année, la CGT exige que l’ensemble des mesures salariales s’applique rétroactivement au 1er janvier 2022 !

Une direction qui se réserve les richesses produites par les cheminots

Le refus récurrent de la Direction d’augmenter les salaires des cheminots est injustifiable, d’autant que les moyens existent et qu’ils sont souvent réservés à d’autres :

  • le bénéfice net du groupe en 2021 avoisine les 900 millions d’euros ;
  • les trains affichent cet été des taux de remplissage records ;
  • les perspectives financières de l’entreprise pour 2022 s’annoncent bien meilleures qu’en2021, et le bénéfice net est évalué à 2 milliards d’euros (1 % d’augmentation des salaires représente 84 millions d’euros) ;
  • pour mémoire, la déclaration de patrimoine de l’ancienne ministre des Armées a mis en lumière les 1 800 euros perçus par jour calendaire (52569 euros net par mois) pendant qu’elle était directrice générale de SNCF Voyageurs en 2017…

Une direction qui « a besoin » d’une nouvelle mobilisation

Les quatre fédérations syndicales ont interpellé unitairement le président Farandou par courrier pour qu’il fasse droit aux légitimes revendications des cheminots. La direction d’entreprise a signifié son refus par la voix de son DRH.

Cette posture idéologique est intolérable, tant au regard du constat partagé des pertes subies par les cheminots que des gains colossaux engrangés par l’entreprise grâce au travail des cheminots !

Les fédérations syndicales ont prévu de se retrouver le 1er septembre prochain pour évaluer ensemble les suites à donner à ce refus inique.

La Fédération CGT des cheminots proposera donc aux organisations syndicales la poursuite du processus unitaire engagé pour exiger de la Direction qu’elle passe à la caisse au-delà de la compensation de la seule inflation pour gagner une juste rémunération du travail et des qualifications des cheminots !

La CGT appelle donc les cheminots à débattre largement des questions salariales durant l’été et à se tenir prêts à la mobilisation pour exiger un rattrapage du pouvoir d’achat perdu et de véritables augmentations générales des salaires !

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FIERTÉ POUR LES CHEMINOTS MALIENS !

| Communiqué

L’attente aura été longue pour les « Bouts de bois de Dieu ». Quatre longues années où le train ne circulait plus ! Il aura donc fallu attendre le mercredi 13 juillet dernier à la gare de Bamako pour entendre de nouveau le train siffler.

La circulation d’un train d’essai entre Bamako et Kayes (641 km) est la déclinaison du plan d’urgence et de réhabilitation du trafic Voyageurs qui est à l’arrêt depuis mai 2018. Cet essai était un préalable à la reprise définitive du trafic prévue en décembre 2022.

Il est 8h00 sur les rails de la gare de Bamako, une locomotive et une rame de plusieurs wagons sont positionnées. À bord, des cheminots, des techniciens, des responsables de la société du patrimoine et Moussa Keita, le secrétaire du syndicat libre des travailleurs du rail (SYLTRAIL) affilié à la CSTM.

Plusieurs travaux ont précédé ce redémarrage : le renforcement de la voie ferroviaire, la rénovation de 19 gares, la réhabilitation des ponts de Galouko, Mahina et Toukoto, ou encore la réhabilitation des ateliers centraux de Korofina et de Kayes.

Les deux locomotives CC2205 et CC2207 ont été réhabilitées par les techniciens et les ingénieurs de l’ex chemin de fer qui ont mis la main à la pâte sans aucune aide extérieure. Que ce soit sur le matériel roulant ou la voie ferrée, l’ensemble de ces travaux a été réalisé uniquement par un financement sur le budget national.

Les derniers réglages finis, le train siffle et démarre pour Kayes à 8h45. Partout, dans les 19 gares réhabilitées, ce fut l’effervescence, avec une population en liesse et émerveillée pour accueillir le train. Le sifflement de la locomotive a émerveillé les populations nostalgiques du train Voyageurs et, unanimement, tous s’impatientent de voir la reprise effective du trafic ferroviaire dans le pays.

Le train est arrivé le 14 juillet 2022 à 2h50 du matin à Kayes, comme un signe d’espoir et de vie, pour non seulement la population de la ville, mais aussi pour toutes les villes irriguées par les rails.

Le gouvernement du Mali, dans sa volonté de relancer le ferroviaire dans le pays, a signé avec la société russe STM un mémorandum d’entente afin de réhabiliter d’autres locomotives se trouvant dans les ateliers centraux de Korofina et l’acquisition de trois nouvelles locomotives ainsi que la réalisation d’une étude pour passer d’une voie métrique à un écartement standard.

La Fédération CGT des Cheminots réaffirme à cette occasion la force de la solidarité et l’amitié qui nous unissent à nos camarades maliens de la CSTM et salue la détermination de nos camarades pour gagner cette réouverture. En effet, le train a toujours accompagné l’essor d’un pays, d’une région, d’un territoire et partout où le train siffle, la vie reprend !

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