Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesDécembre 2020

MERCI PATRON !

Accord chômage partiel de longue durée

| Les conditions sociales

Le patronat de la branche ferroviaire (UTP), soutenu par les fédérations UNSA et CFDT, a tenté de jeter des milliers de cheminots au chômage pour une longue durée.

Véritable aubaine pour les employeurs, un accord de branche aurait eu des conséquences gravissimes pour les cheminots et l’activité ferroviaire en général. C’est pourquoi la fédération CGT des Cheminots n’a pas signé cet accord et a fait valoir son droit d’opposition !

Ce que nous avions évité dans la branche est passé par un accord d’entreprise à ECR le 08 décembre 2020 et à la SNCF le 18 décembre 2020.

La CGT n’a pas participé aux négociations, n’étant pas représentative à ECR. Au regard de la situation, il est urgent de renforcer la CGT pour faire échec à l’accompagnement des politiques patronales.

Même si nous ne nous faisions pas beaucoup d’illusions sur la combativité des syndicats signataires, nous arrivons encore à être déçus de leur positionnement.

Cet accord est un recul pour les salariés d’ECR, jamais connu, avec l’aval d’une majorité syndicale. Une honte !

Les directions d’entreprise, appuyées par le Gouvernement, instrumentalisent le contexte économique pour orchestrer un « chantage à l’emploi » avec un dispositif de chômage partiel entièrement à leur main : des organisations du travail en mode dégradé, des formations professionnelles dévoyées, des pertes de salaire et d’Éléments Variables de Soldes (EVS), ainsi qu’une baisse des ressources pour la sécurité sociale.

Bon pour la branche, mais pas pour l’entreprise et vice versa…

Malgré la position d’allégeance envers le patronat de la fédération CFDT des cheminots, notamment à travers sa signature de l’accord de branche, l’équipe CFDT d’ECR a eu le « courage » de ne pas signer cet accord qui va amplifier la paupérisation des salariés.

L’argumentaire mis en avant localement est celui défendu par la CGT et sa fédération des Cheminots. C’est sur cette base que nous avons dénoncé l’accord de branche. FO, qui s’est opposé à l’accord de branche, signe pour sa part dans l’entreprise. Comprenne qui pourra…

Il convient aussi de rappeler que si l’accord de branche n’avait pas été dénoncé, il aurait pu être mis en oeuvre de manière unilatérale par la direction d’ECR sans passer par la négociation d’un accord d’entreprise…

Rejoindre la CGT pour peser !

Face à ces retournements et à l’inconstance de ces organisations syndicales, il est urgent de renforcer la CGT pour mettre en échec les politiques patronales et gagner de nouveaux droits pour TOUS les cheminots, quelle que soit leur entreprise.

Nous vous invitons à demander des comptes aux syndicats signataires de ces accords.

Pour un syndicalisme de lutte, utile et cohérent !
Rejoignez la CGT !

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JUSTICE A ÉTÉ RENDUE !

Répression syndicale

| Fédération

Radié des cadres le 15 novembre 2018 après une procédure disciplinaire engagée suite à un « incident » survenu à Paris-Est le 27 juillet 2018 dans le cadre de la lutte contre la réforme ferroviaire, Jean-Michel Dieudonné, militant CGT en Lorraine, avait contesté cette sanction devant la justice avec l’appui et le soutien de toute la CGT.

Une pétition et plusieurs rassemblements avaient été initiés avec la CGT pour le défendre, le soutenir. Une procédure devant le Conseil des Prud’hommes avait été engagée pour le rétablir dans ses droits avec pour objectif d’annuler sa radiation et de gagner sa réintégration à la SNCF.

Une première décision de justice avait conclu à une « difficulté sérieuse », tout en se déclarant incompétente pour statuer…

Cette décision contestée en appel, a donné lieu à une nouvelle décision le 17 décembre 2020 : la Cour d’Appel de Nancy donne raison à notre camarade en annulant son licenciement et en ordonnant sa réintégration dans l’entreprise.

C’est une victoire pour toute la CGT, qui en appelle d’autres. Les libertés publiques et syndicales sont sans cesse remises et cause et nos militants poursuivis et sanctionnés.

Cette décision conforte la Fédération CGT des cheminots et le syndicalisme de lutte pour défendre sans faille les droits des cheminots.

Les sanctions à l’encontre de nos militants doivent cesser immédiatement et toutes les procédures en cours doivent être abandonnées.

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EUROSTAR-THALYS-RIELSFERA : POUR L’EUROPE DE LA COOPÉRATION, NON À LA CONCURRENCE !

Comité d'entreprise européen

| Fédération

La CGT, à travers l’action du Comité d’entreprise européen (CEE), alerte depuis des mois sur les choix stratégiques de la SNCF concernant ses filiales Eurostar, Thalys ou encore Rielsfera.

Les expertises diligentées par le CEE sont sans appel et confirment, si l’en était besoin, notre analyse ! Elles mettent en exergue l’impasse d’une gestion purement financière au profit des actionnaires et des hauts dirigeants. Mais comment un groupe comme la SNCF a pu laisser faire ça ?

Certes la crise sanitaire a révélé la fragilité d’un système économique capitaliste et d’une globalisation incontrôlée, mais pas que ! En effet, le système ferroviaire, avec ses divers processus de privatisation et de libéralisation, ne fait malheureusement pas exception et la situation d’Eurostar illustre à elle seule ce paroxysme et la nocivité des fonds de pension !

Sa situation financière de quasi-faillite nécessiterait une recapitalisation d’urgence pour la pérennité de la compagnie et des emplois cheminots, mais les fonds de pension (comme le CDBQ, fond de pension du Québec) ou Hermès ne le voient pas de la même manière.

C’est dans ce cadre, et avec l’outil qu’est le CEE, que la CGT a organisé une réunion le lundi 14 décembre dernier avec l’ensemble des fédérations afin d’analyser la situation économique et la perspective de la fusion des deux compagnies Eurostar et Thalys dans Greenspeed.

La CGT proposera une expression commune des syndicats français (CGT, CFDT, UNSA, SUD, FO), belges (FGTG, CGSP-CSC, Transcom) et britannique (RMT, ASLEF, TSSA) ainsi que des fédérations européennes et internationales (ETF, ITF).

Nous n’acceptons pas cette situation, et nous entendons proposer des solutions pérennes afin de relancer la grande vitesse ferroviaire en Europe, construite sur la coopération, l’aménagement du territoire, où les dessertes des grandes villes et capitales européennes retrouvent tout leur sens.

Les mesures du gouvernement français sur la suppression des liaisons aériennes à moins de 2h30 de train doivent s’appliquer également entre Paris, Bruxelles et Londres afin de relancer les compagnies et permettre à chacun des usagers de ces pays de bénéficier de la grande vitesse ferroviaire à des tarifs accessibles.

Nous interpellerons également rapidement les différents gouvernements, ainsi que l’Union européenne, et les directions des opérateurs historiques pour faire réellement de 2021 l’année du rail comme programmé par la commission.

À l’heure des déclarations de bonnes intentions des institutions sur la nécessité d’un développement durable, la CGT entend faire valoir le rail comme l’une des solutions.

Le système ferroviaire, et avant tout la production de ses cheminots, pour lequel nous réaffirmons que seules des conditions sociales et de travail de haut-niveau permettent d’assurer un haut niveau de sécurité. Alors que le dumping social généralisé du secteur n’a jamais rien apporté, comme le démontre la libéralisation du Fret ferroviaire.

À l’heure où le Gouvernement français et la direction du groupe SNCF (à contre-courant de l’Histoire) poussent les feux de la concurrence, souhaitent imposer le chômage partiel comme perspective, gèlent les salaires, cassent l’outil de production et les emplois… Soyez certains de la détermination sans faille de la CGT à ne rien lâcher !

C’est pourquoi, comme des centaines de cheminots depuis le début de l’année l’ont fait, nous vous invitons à venir renforcer la CGT et contribuer ainsi à faire grandir le rapport de force !

En attendant de vous retrouver dans nos syndicats de site en début d’année, nous vous souhaitons de très belles fêtes de fin d’année dans ce contexte si particulier.

VIVE LA CGT ET VIVE LES CHEMINOTS !

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LE TRAIN PUBLIC SAUVÉ OU SACRIFIÉ ?

| Le transport de voyageurs

La mise en concurrence de la SNCF dans le transport intérieur des voyageurs a été autorisée par la loi de 2018, dite « pacte ferroviaire », que les cheminots ont com-battue.
Plusieurs Régions et le Gouvernement lui-même, mettent en oeuvre cette disposition. Passée l’attention médiatique liée à la grève, plus personne n’informe les usagers de ce qui se trame dans les coulisses des Autorités Organisatrices, de l’impact pour le service public, et des décisions graves qui sont prises.
Et pour cause ! Les promesses de l’époque, exclusivement destinées à dénigrer les cheminots et leur conflit sont en passe d’être enterrées.

Les acquis du train public

Le transport ferroviaire français est reconnu dans le monde entier pour être un moyen de transport rapide, fiable, sûr, confortable et peu cher.
En termes de fréquentation, il se place en tête des parts modales dans le transport de voyageurs européen (source Eurostat 2018) :

  • France = 10,3 %
  • Allemagne = 9,1 %
  • Angleterre = 8,9 %
  • Belgique = 8,1 %
  • Espagne = 7,1 %
  • Italie = 6,3 %

Niveau prix, le train public est efficace, même s’il a tendance à augmenter avec l’abandon de l’encadrement tarifaire en 2014.
Tarifs TER aux 100km (source IRG-rail 2018) :

  • Italie = 7,5
  • Espagne = 8,3
  • France = 9,1
  • Allemagne = 9,7
  • Belgique = 10,5 €
  • Angleterre = 18

En termes de performances, le cabinet indépendant Boston Consulting Group plaçait le réseau ferroviaire français 2ème d’Europe jusqu’en 2013. Après les réformes libérales de 2014 et 2018 nous sommes aujourd’hui classés 7e

Quand on lui en donne les moyens, le train public est efficace.

Sur le transport de proximité, la décentralisation a permis aux régions d’investir dans le développement de l’offre (+ 20 %). Résultat : la fréquentation a progressé encore plus fortement (45,8 % de 2000 à 2013). Ensuite, les changements d’orientations politiques des régions ont conduit à la baisse des moyens ce qui fait stagner le transport régional.

Sur la longue distance, entre 2000 et 2018, la grande vitesse a bénéficié de moyens importants et le nombre de passagers transportés a suivi : + 70 % !
De nombreux voyageurs utilisent désormais le train plutôt que l’avion, ce qui préserve l’environnement.

C’est donc un bilan très honorable pour la SNCF et les cheminots !
Mais au fur et à mesure que de nouvelles ré-formes changent la SNCF, la situation se dé-grade. Cela confirme que les cheminots avaient raison de les combattre.

Alors combattons ensemble les nouvelles attaques programmées !

Quel modèle de transport public nous prépare le Gouvernement ?

Ce que la CGT veut mettre en débat…

Pour en savoir plus, feuilletez ou téléchargez le 4 pages spécial « Le service public SNCF est efficace, il faut le défendre et l’améliorer »

 

POUR UNE LIBERTÉ GLOBALE, CONTRE LA VIOLENCE SOCIALE !

Libertés fondamentales

| Tract

Le Gouvernement poursuit sa fuite en avant vers plus de restrictions en matière de droits sociaux et de libertés fondamentales.
Le projet de loi sur la « sécurité globale » et son schéma de maintien de l’ordre sont de nouveaux outils répressifs au service d’une idéologie politique plus vaste. Celle-ci est contraire au progrès social et au « mieux vivre ensemble ».
Combattons-la ensemble !
Le Gouvernement poursuit sa fuite en avant vers plus de restrictions en matière de droits sociaux et de libertés fondamentales.
Le projet de loi sur la « sécurité globale » et son schéma de maintien de l’ordre sont de nouveaux outils répressifs au service d’une idéologie politique plus vaste. Celle-ci est contraire au progrès social et au « mieux vivre ensemble ».
Combattons-la ensemble !

FACE AUX DÉRIVES AUTORITARISTES, FAISONS MASSE !

Malgré les restrictions sanitaires et l’impact économique et social, les citoyens se rassemblent massivement depuis plusieurs samedis contre ce qui constitue une étape supplémentaire contre la liberté de se déplacer, de contester, de se rassembler et d’agir. Le projet de loi dite « de sécurité globale », au-delà de matérialiser la fin des libertés d’informer et de s’exprimer, recouvre d’autres leviers qui répriment et interdisent, surveillent et condamnent. Le Gouvernement fait donc le choix de radicaliser ses positions alors même que la population subit déjà les affres d’une situation de confinement/déconfinement/reconfinement permanente, qu’elle vit aux rythmes des plans sociaux, du chômage partiel ou total et d’une stratégie gouvernementale délétère.
C’est pourquoi, il convient de réaffirmer que seul le rapport des forces, notamment construit avec les salariés, retraités, privés d’emploi, les lycéens et les étudiants sera à même d’inverser la tendance et créer les conditions d’une société apaisée et porteuse d’avenir.

DES LOIS RÉGRESSIVES POUR IMPOSER LA CASSE SOCIALE

Réforme du système ferroviaire, de l’énergie, des retraites, de l’assurance chômage, projet de loi sur les séparatismes, sur la sécurité globale, décrets renforçant la possibilité de « ficher » les citoyens en fonction de leurs opinions politiques, sont, sans être exhaustif, les marqueurs du quinquennat Macron.
Ce Gouvernement ne vit que dans l’exacerbation de la crise sociale. Rarement un Exécutif aura brutalisé avec autant de conviction celles et ceux qui, au quotidien, font la Nation, dans sa pluralité, sa diversité et ses différences. Les violences, d’où qu’elles viennent, sont par nature difficilement acceptables. Cependant, la violence sociale dont fait preuve le Gouvernement ne doit bénéficier d’aucune complaisance.

Sous couvert d’une situation sanitaire certes préoccupante, le Gouvernement en profite cependant pour aller « au bout » de sa matrice politique en asséchant les ressources sociales, en exonérant le grand patronat de ses responsabilités et en contraignant la population à un recul des libertés individuelles et collectives.
Devrait-on accepter sans broncher cette stratégie « politico managériale » appliquée à la Nation française ? La Fédération CGT des Cheminots dit non !

LIBERTÉS FONDAMENTALES : NON NÉGOCIABLES !

Dans les entreprises, y compris à la SNCF, les tentatives pour faire reculer l’exercice du droit de grève, la répression et la discrimination syndicales quotidiennes, l’absence de véritables négociations sur la base des revendications des salariés, la multiplication des sanctions, l’absence d’égalité professionnelle, le gel des salaires, les restructurations incessantes, sont en fait les briques d’un même mur : celui bâti par les tenants de l’ultra libéralisme qui entendent diriger par la force et contre celles et ceux qui produisent les richesses.
Cette vision, en cours dans les entreprises, est aussi largement répandue parce qu’elle est autorisée, voire portée par le Gouvernement.
La combattre, c’est aussi préserver notre liberté à contester. Cette liberté fondamentale n’a jamais été offerte. Elle a durement été acquise au prix de luttes sociales difficiles mais victorieuses.
La Fédération CGT des Cheminots entend poursuivre ce combat et refuse le discours ambiant qui laisserait à penser que la situation actuelle est inéluctable.

CHEMINOTES ET CHEMINOTS : CITOYENNES ET CITOYENS !

Attachés au service public ferroviaire, nous œuvrons chaque jour à poursuivre notre mission dans des conditions souvent difficiles.
Les services publics sont souvent le dernier rempart en situation de crise. Ils assurent la cohésion de la Nation et la continuité de l’activité globale. Ils en sont le ciment et le stabilisateur. Toutefois, nous ne saurions accepter que la crise actuelle serve de prétexte à de nouveaux reculs sociaux et sociétaux, pas plus que nous accepterons qu’elle serve à déstabiliser de manière durable la SNCF, qui subit déjà les choix inconséquents de réformes successives qui ont des effets inacceptables sur le quotidien des cheminots et des usagers.
Tenter de réduire les capacités des citoyens à intervenir par des lois et décrets liberticides, c’est aussi tenter de réduire la capacité des cheminots à contester et imposer d’autres solutions que celles proposées jusqu’alors tant sur les sujets interprofessionnels que professionnels.
C’est pourquoi, la Fédération CGT invite les cheminotes et les cheminots à participer aux rassemblements et manifestations à venir pour le retrait du projet de loi dite « de sécurité globale », de même qu’elle les invite à prendre toute leur place dans le débat public qui s’instaure pour une liberté globale et contre la violence sociale !

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« Mes clients » :
 dérives annoncées !

Projet MES CLIENTS

| ASCT

La direction prévoit le déploiement du projet « Mes clients », avec pour but d’améliorer la qualité de service en vue de l’ouverture à la concurrence.
Ainsi, « Mes clients » est le dernier né d’une longue liste « d’adaptations » à ce cadre. Pour atteindre « cet objectif », la direction Voyages entérine des décisions qui ne peuvent qu’entraîner des dérives managériales. Loin de l’objectif policé de « Mes clients », la fédération CGT des cheminots y décèle un risque de jugement à l’emporte-pièce pour les ASCT qui, le moment venu, pourrait être le déclencheur de diverses sanctions (déroulement de carrière, demande d’explications…).

Le projet « Mes clients » prend racine dans l’impétueuse stratégie de la direction d’être le mode de transport principal dans le cadre de l’ouverture à la concurrence, à travers l’amélioration du service comme facteur clé de différenciation. Ainsi, la perception des voyageurs sur la qualité de leur trajet et sur leur sentiment de prise en charge à bord est mise en avant. Dans ce dispositif, la place des ASCT est déterminante pour atteindre l’objectif visé (95% de taux de satisfaction).

Le piège de la co-participation

Cet outil s’articule autour de plusieurs phases : recueillir auprès de l’usager ses impressions « à chaud » en notant son voyage (tranquillité, impression de la vie à bord, qualité de service ASCT…). Les ASCT titulaires ou B sont quant à eux invités à faire part d’appréciations (impression du voyage, propreté, surrésas, problèmes avec les clients…). Pour les ASCT, ce projet permettrait, selon la direction, un accompagnement personnalisé afin d’améliorer la qualité de service. Aussi, pour réussir, leur engagement doit être entier. Pour parvenir à cette prouesse, la direction entend éliminer les irritants… Pour autant, la question des moyens n’est jamais abordée (augmentation des salaires, conditions de travail…). En conclusion, l’engagement ne peut se résumer qu’à des promesses répétées à l’envi, il faut des actes !

La co-construction en question

À l’instar de toutes les évolutions dans l’entreprise, la direction avance que ce projet a été établi selon le procédé de co-construction avec des agents volontaires… La question du choix d’agents triés sur le volet ne peut qu’éveiller de la méfiance envers des dirigeants coutumiers de telles pratiques. La Fédération CGT constate que l’expérimentation du projet a été suspendue en décembre 2019 (mouvement social). Pourquoi aucun retour d’expérience n’a été présenté ?

Des ASCT et un encadrement soumis à des notes subjectives ?

L’engagement de l’entreprise de « juger » les retours sur plusieurs mois n’est garanti par aucun garde-fou.

Ces situations pourraient conduire à l’apparition de situations conflictuelles entre DUO/RET et RET/ASCT et amener de fortes pressions psychologiques.

Ainsi, il nous parait peu crédible d’affirmer que la protection des données est assurée. En effet, la direction prétend que la vision du travail de l’ASCT ne sera observée que par les RET.

Un DUO ne pourrait pas y avoir accès, vraiment ? Si le paramétrage le permet et la loi le cadre, il n’y a aucune boucle de prévention sur des éventuelles pressions que pourraient subir des RET, notamment lors de processus de sanction… « Mes clients » permet aux managers de restituer les commentaires voyageurs en sus de l’activité (LAF /sûreté) pour mettre en place un suivi personnalisé des ASCT (formations, rappel de gestes métiers…). Là-aussi, il pourrait devenir un outil de pression sur les ASCT dans le cadre des notations ou de l’octroi d’une prime…

Le RET devient un « acteur » du succès du projet, ce qui peut devenir un problème si ce n’est pas le cas… Sous couvert de bonnes intentions, il n’est jamais abordé les moyens mis en œuvre dans le cadre du collectif de travail. Le risque de voir la charge de travail et mentale des RET s’alourdir est réel et non évalué. A aucun moment, il n’est abordé le dimensionnement des équipes et la charge de travail dans le projet.

Des RPS sous-estimés !

La direction ne semble guère se soucier des impacts de ses réorganisations. L’évaluation des risques psycho-sociaux (RPS) ne semble pas avoir été réalisée sérieusement hormis les « sensations des agents volontaires » ce qui, au regard des impacts directs et indirects, est insuffisant.

Le questionnaire

Un questionnaire de satisfaction est envoyé par e-mail à chaque voyageur, dans les 10 minutes à l’arrivée du train et visible 48h pour recueillir leur avis sur les conditions du voyage et la qualité de service des ASCT. Il se compose de 6 questions notées sur 5 étoiles et comprenant 2 verbatims. Des règles de gestion du questionnaire sont envoyées : situation normale et situation perturbée (retard supérieur à 10 minutes). Enfin, un usager déjà sollicité plus d’une fois par semaine (sauf en situation perturbée) et les usagers des trains supprimés ne seront pas questionnés.

En somme, la direction avance que l’objectif central est de disposer d’un outil partagé entre les usagers, les ASCT et la ligne managériale dans le but d’améliorer la satisfaction voyageurs. Pour la CGT, c’est avant tout un outil de contrôle de l’activité des ASCT. Cette évaluation pourrait servir un tout autre objectif : déroulement de carrière, accession à un roulement, accès à un poste différent ou l’octroi d’une prime. Aussi, les agents réfractaires au projet pourraient être « mal évalués ». Enfin, si la direction prétend que ce dispositif proactif est valorisant, « les contrôles d’interprétation des remontées clients » sont pour le moins obscurs.

Pour la fédération CGT, la satisfaction des usagers passe par des moyens d’assurer les missions de service public.

Sous couvert de faire des ASCT des acteurs de la réussite du projet, la direction entreprend la mise en place d’un outil d’adhésion à sa politique d’entreprise et de flicage des agents. Enfin, le spectre de voir une révision de l’équipement des trains par ce biais ou l’apparition « d’expériences attendues » par l’usager pourrait voir le jour à l’issue des différents retours (évolution du métier à bord). A contrario de ces dérives annoncées, la Fédération CGT revendique pour les ASCT :

• Le retour à une formation initiale transverse ;
• Le retour à la multi-activités afin de décloisonner des structures d’activités ultra rigides fragilisant la production au quotidien ;
• Tous les ASCT doivent être formés 4 S afin de conserver toutes les compétences requises au métier ;
• Le respect des formations corpus sûreté ;
• Des équipements de trains conformes permettant de répondre à la demande des usagers du service public ;
• La fin de l’EAS.

DU 4 AU 10 DÉCEMBRE 2020,
VOTONS ET FAISONS VOTER CGT AUX CONSEILS D’ADMINISTRATION.
VOTER CGT, C’EST LUTTER !

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UNE COLÈRE PARTAGÉE QUEL QUE SOIT LE GRADE !

Organisation de l'entreprise

| Maîtrise et cadres UFCM

Mise en place de procédures liées au protocole sanitaire, fermeture de nos services, télétravail, chômage partiel imposé, arrêt de la production au printemps… sont venus perturber les organisations.

Pendant les confinements, nous avons toutes et tous pris du retard dans notre travail.

Cette difficulté contextuelle s’ajoute à l’accumulation de réorganisations pour structurer l’entreprise en conformité à la réforme ferroviaire de 2018.

Rappelons que les agents de maîtrise et les cadres ont participé activement à la grève et s’étaient collectivement déplacés pour voter contre cette réforme lors de la consultation organisée par les organisations syndicales.

La direction refuse de stopper ces réorganisations, elle les accélère puisque le gouvernement maintient tous azimuts son calendrier d’ouverture à la concurrence. Les pertes de recette non compensées par les aides de l’État et l’effondrement du trafic percutent une trajectoire financière déjà intenable.

Les différentes directions révisent leurs budgets. Pourtant elles maintiennent les objectifs déclinés aux dirigeants en proximité dans les établissements, et leur imposent de nouvelles réductions d’effectifs dans les équipes de production comme dans les pôles d’appuis.

Le contexte est pesant. Expliquer les tenants et aboutissants des réorganisations est d’autant plus difficile que les discours mensongers ont été multipliés en amont de la réforme. Aujourd’hui par exemple nous constatons que le réseau pourra aussi faire partie des lots soumis aux appels d’offre des conseils régionaux.

Le président Farandou explique que les réorganisations ne se feront qu’à la suite d’une étude socio-économique. Faux, la direction des Ressources humaines reconnaît que les réorganisations sont imposées par les dogmes politiques, liés au découpage par produit au voyageur comme au fret, ou à la gestion par axe découlant de Nouvel’R coté SNCF Réseau.

Les encadrants doivent aussi accompagner les cheminots vers un transfert parfois certain, puisque seules les filiales de la SNCF répondront à l’appel d’offre. Les dés de l’ouverture à la concurrence sont pipés. Malgré les jolis dépliants, l’annonce reste violente.

Il en découle l’organisation autour de Business Unit, véritables PME qui imposent la polyvalence des métiers.

Or le contenu des métiers repose sur une technicité et une expertise. Il en va de la sécurité ferroviaire et de la qualité du service public.

Le ras le bol est présent, la défiance affichée et le sens de notre travail est perdu.

Les besoins de transports propres eux restent présent. Il faudra demain reconstruire le ferroviaire. Pour cela, il faut une SNCF au service de la Nation pour produire une réponse fiable.

Plus que jamais, la SNCF, outil de la Nation, doit jouer un rôle en mutualisant ses moyens de production.

Une SNCF fleuron de la modernité technologique, c’est possible. La condition essentielle est la préservation et le développement des savoirs et savoir-faire dans l’entreprise.

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FLEX-OFFICE : LE VOL DE L’OUTIL DE TRAVAIL !

| Maîtrise et cadres UFCM

La direction de l’entreprise nie une politique globale et généralisée de mise en place de flex-offices. Cependant elle encourage la recherche d’économies à tout prix dans un contexte financier difficile, où les effets de la crise sanitaire sont amplifiés suite à la dernière réforme du ferroviaire.

La recherche d’optimisation des coûts et surfaces guide les réflexions de chaque dirigeant.

La mise en place du travail à domicile au printemps a aiguillé nos dirigeants sur des gains liés aux flux ou espaces de travail. Le président Farandou a demandé au gouvernement une aide de 10 milliards d’euros pour amortir les effets de la crise sanitaire. Le gouvernement refuse cette aide et maintient les objectifs de la réforme de 2018, démontrant son désintérêt pour le ferroviaire.

La politique immobilière du groupe, placée dans une filiale déconnectée de la production ferroviaire, a entrainé la concentration des agents dans des bureaux sans âmes et éloignés des sites de production avec une généralisation des open-spaces et parfois déjà des « bureaux partagés ».

Ces nouveaux espaces sont vantés comme innovants. Ils sont censés refléter l’image d’une entreprise dynamique, en constante évolution, moderne…

En réalité, ces concepts, issus de méthodes scientifiques coercitives, sont néfastes pour la santé psychologique et sociale des salariés.

Il n’y a pas que les espaces qui changent, mais le travail aussi. L’individualisation des objectifs et du management perturbe les organisations.

Le grand Monopoly des mètres carrés !

Avoir un espace, proche de son équipe, adapté (taille, cloison, isolation, nombre d’écrans…), libre sur sa journée, que l’on va retrouver après une réunion, près d’un casier ou du lieu de stockage de ses dossiers… nécessite de se lever tôt et d’avoir un peu de chance.

La compétition est d’autant plus féroce que le nombre de place dans le flex-office est inférieur au nombre de salariés potentiellement présents. La consigne officieuse est de « venir au flex-office lorsque la présence est requise ». Qui dans ces conditions peut parler de télétravail volontaire ?

L’open-space déshumanise, le flex-office exproprie !

Cette nouvelle forme d’organisation s’attaque à la possession de l’outil de travail. Un ouvrier parle de « ses » machines, « son » atelier et « ses » outils. Un salarié du tertiaire avait « son » bureau. Lui retirer sa place de bureau, c’est le déposséder de son outil de travail.

L’outil de travail non seulement n’est plus à lui, mais c’est le salarié qui devient remplaçable.

L’UFCM-CGT dénonce cette violence invisible. La mise en place de ces organisations isole les salariés et nuit à la production en cassant les symbioses nécessaires au système ferroviaire.

C’est pourquoi l’UFCM-CGT revendique pour chaque agent un espace dédié y compris les télétravailleurs et les nomades.

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L’UFCM-CGT : UN LIEN ENTRE NOUS

Heure d'information syndicale

| Maîtrise et cadres UFCM

Avec des mesures sanitaires qui dressent les gestes barrières comme de réelles barrières entre les salariés, une série de confinement déconfinement partiel et le travail à domicile, il est de plus en plus difficile pour nombre de cheminots cadres et maîtrises de se croiser, d’échanger avec leur collègue, celui du service voisin, ou avec leur organisation syndicale.

Lors de l’audience du 13 novembre 2020 nous avons interpellé le DRH adjoint sur le risque d’isolement.

La CGT s’est donnée le rôle de réunir les salariés pour qu’ils débattent de leur avenir. Les tournées syndicales permettent de rencontrer les collègues dans l’entreprise. Aujourd’hui certaines directions refusent d’organiser des heures d’information syndicale (HIS) que ce soit sur site ou en numérique.

Il est apparu qu’une directive nationale incitait sous couvert de procédure sanitaire les établissements à refuser de les organiser. Pourtant ce moment d’échange entre salariés et représentants syndicaux est un droit.

Pour la direction de la SNCF, les HIS via l’outil « Teams » seraient très compliquées à organiser. La communication des modalités (date, horaires, lien de connexion, etc.) auprès du personnel supposerait de disposer de listes d’agents « sur mesure ». D’après elle ce ne serait pas le cas. On comprend aussi qu’elle n’a pas très envie que l’outil numérique de l’entreprise soit mis à disposition des organisations syndicales.

Suite à notre interpellation et après relance, la direction nationale nous a informé le 25 novembre qu’elle autorise l’organisation d’HIS sur site, en demandant aux organisations syndicales de veiller au respect du seuil de 20 personnes maximum et à l’application stricte des consignes sanitaires décrites dans la note en vigueur sur l’épidémie de Covid-19. Charge maintenant aux établissements d’appliquer cette décision et de prévoir des locaux adaptés.

Pour l’UFCM-CGT ce n’est pas suffisant car ceux qui travaillent à domicile ou ceux qui seront en activité partielle à la date de l’HIS ne pourront pas participer.

Les cadres et maîtrises ont le droit de s’informer comme les autres cheminots, d’avoir une vision globale de l’entreprise, de solliciter la CGT… Aussi l’UFCM-CGT a pris ses responsabilités et décide d’organiser régulièrement des rencontres numériques avec les agents de l’encadrement.

Sur invitation numérique, une fois par semaine, pendant une heure, vous pourrez vous connecter avec les militants de l’UFCM-CGT de votre territoire.

Le format sera certes différent d’une HIS : l’interactivité sera moindre, ce ne sera pas non plus une permanence syndicale ou juridique. Mais ce rendez-vous permettra de nous retrouver, de communiquer, de nous informer, et de prendre des contacts pour des sollicitations particulières ou pour aller plus loin.

Vous souhaitez recevoir une invitation ? Contactez un militant UFCM-CGT !

Si vous ne savez pas comment en contacter, vous pouvez consulter notre carte des secteurs : https://www.cheminotcgt.fr/contacts/#secteurs pour trouver les co-ordonnées de votre UFCM-CGT territoriale.

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EXCEPTIONNEL OU RÉGULIER, LE TÉLÉTRAVAIL GARDE SA PART D’OMBRE

| Maîtrise et cadres UFCM

L’UFCM-CGT a été reçue le 13 novembre par le DRH adjoint du groupe de la SNCF pour exprimer les préoccupations spécifiques des maîtrises et cadres.

Les revendications sur le télétravail ont été portées, qu’il s’exerce en conditions « classiques » ou dans le cadre de ce nouveau confinement.

La première préoccupation de l’UFCM-CGT est de lutter contre l’isolement des salariés. Le besoin d’être au sein de la production est souvent exprimé par les encadrants.

Lors du premier confinement le travail à la maison avait été accepté par une majorité de cadres et maîtrises. Certains s’étaient même posé la question du télétravail comme une possibilité d’organisation sur le long terme. Cependant beaucoup lors de ce deuxième confinement ne sont pas disposés à travailler 5 jours sur 5 depuis leur domicile.

L’UFCM-CGT a rappelé son exigence, hors urgence sanitaire, d’interdiction d’imposer le télétravail à un salarié et que sa mise en place se fasse dans des conditions matérielles, horaires, relationnelles, etc., au moins égales à celles sur le lieu de service.

La direction a convenu que le 5j/5 est un risque de souffrance pour les salariés, que l’urgence sanitaire ne doit pas faire oublier, contrairement à ce que laissait penser le Temps réel n°105, que les cheminots de tous services peuvent revenir partiellement travailler sur site s’ils sollicitent leur hiérarchie.

Les revendications de la CGT visent à installer une frontière entre la vie personnelle et la vie professionnelle.

Il faut pour cela :

  • Définir des plages horaires de travail, de contact, de réunion ;
  • Mettre en place un décompte du temps de travail ;
  • Développer des sites de proximité plutôt que le travail à domicile ;
  • Maintenir le bureau personnel sur site.

La direction impose le principe du forfait jours et refuse de prescrire le décompte horaire, les plages horaires de travail, de contact et de réunions. Pour autant elle convient que les plages doivent être concertées au sein de chaque collectif de travail. Elle renvoie à de la communication et « des efforts pédagogiques » envers le télétravailleur et son hiérarchique.

La direction a engagé un recensement des espaces sur les sites de proximité déjà à disposition pour télétravailler. Son utilisation n’est plus soumise à l’engagement d’être volontaire de l’information. La demande doit se faire par intranet auprès d’Optim’services, ce qui ne permet pas une stabilité.

Le DRH adjoint du groupe nie une politique globale et généralisée de la mise en place de flex-office, toutefois il promeut la recherche d’optimisation des coûts et surfaces. Nous savons comme cet aménagement peut être néfaste.

La CGT et son UFCM portent des revendications protectrices pour les salariés, sur leurs conditions de travail, la prise en charge et l’aménagement des locaux.

En discuter entre cheminots de tous services, de tout régime de travail, c’est leur donner du poids.

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