Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesFévrier 2019

EN CE MOMENT, DES CHEMINOTS MEURENT

| Communiqué

La Fédération CGT des cheminots est scandalisée par la situation tragique que vivent les cheminots grévistes maliens depuis de nombreux mois.

Elle alerte sur le scandale sanitaire et social que cette situation engendre.

Selon nos informations, l’Etat malien a cédé en 2003 l’ensemble de l’infrastructure ferroviaire, du matériel roulant, du personnel cheminot à des sociétés privées peu scrupuleuses, et encore moins soucieuses de maintenir un bon service ferroviaire.

En 2015, l’Etat malien a finalement fait le choix de reprendre la gestion de l’activité ferroviaire. Cette situation a toutefois conduit à ce que, pendant 12 ans, l’état du réseau, du matériel, se soit détérioré au point que certaines lignes soient devenues inexploitables. Une partie du matériel roulant est restée à l’arrêt, sans entretien, et donc aujourd’hui hors d’usage.

Ce désengagement, en plus d’avoir rendu l’activité ferroviaire inopérante, conduit à une situation sociale et sanitaire désastreuse.

En effet, depuis plus de 11 mois maintenant, les cheminots maliens n’ont pas été payés, entraînant pour la majorité d’entre eux l’impossibilité de se nourrir, de se soigner, de vivre dignement.

Nos collègues maliens ont entamé une grève de la faim pour exiger leur dû vis-à-vis du gouvernement. C’est notamment vrai à Bamako, Kita, Toukoto et Kayes.

C’est avec une vive et profonde émotion que la Fédération CGT des cheminots a appris que cette situation a conduit au décès de 7 d’entre eux à ce jour, ainsi que des bébés.

La Fédération CGT tient à faire part de son soutien sans faille aux cheminots maliens et à leurs familles. La CGT, impliquée depuis toujours dans le syndicalisme international, s’engage à faire vivre la solidarité entre les peuples, les salariés.

C’est pourquoi, elle lance une large souscription financière et appelle les cheminots de France à y contribuer.

Les dons sont à adresser, dans un premier temps, à l’ordre de la Fédération CGT des cheminots qui transmettra au syndicat des travailleurs du rail (Sytrail/UNTM).

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Déréglementation, dumping social, casse des Services Publics Euro Manifestation des salariés du transport TOUS à Bruxelles le 27 mars 2019

| UIT

Le transport joue un rôle essentiel dans l’économie des pays européens. Il représente 5 % du PIB et emploie directement plus de 11 millions de personnes. Plutôt que de protéger les intérêts des salariés de chaque pays en portant des règles sociales de haut niveau, l’UE a priorisé la libéralisation du marché, qui a bouleversé le secteur des transports. Depuis le début du processus de libéralisation il y a plus de vingt ans, le secteur des transports a subi des changements radicaux.

Au final, ce sont les salariés qui en subissent le plus les effets néfastes, avec le développement de la concurrence qui se réalise sur la dégradation des conditions de travail, les rémunérations et l’emploi. Les politiques européennes ont doté les Etats membres et le patronat du secteur des transports à la généralisation et à la banalisation du dumping social. La transposition des directives européenne ou des règlements dans le droit français ont tous été approuvés par la France.

Tous les outils de déréglementation ont été livrés aux libéraux pour casser :

• Les entreprises publiques de transport, sous couvert de concurrence libre et non faussée
• Les statuts et les droits sociaux des personnels du public comme du privé.
• Les restrictions du droit de grève.

Le 27 mars à Bruxelles, les salariés français du transport ferroviaire, urbain, de la navigation, routier, de l’aviation civile, du maritime des ports et de la logistique manifesteront pour faire valoir une harmonisation par le haut des droits sociaux, pour des transports équitables en Europe.

Dans le secteur de l’aérien, à la Direction Générale de l’Aviation Civile, l’expertise de l’autorité de surveillance de l’aviation civile est renforcée par une organisation dite en séparation fonctionnelle avec l’opérateur du contrôle aérien. Cette organisation, mal comprise par nos voisins européens qui y voient un manque d’indépendance, est régulièrement remise en cause par les institutions européennes. Assurer dans la durée le maintien d’une DGAC unie dans la Fonction Publique d’Etat est un des objectifs de la CGT le 27 mars. La Commission Européenne, sous la pression du patronat des compagnies aériennes, dont l’ancienne compagnie nationale, a publié un guide visant à remettre en cause le droit de grève dans la navigation aérienne en en limitant l’impact au maximum. Alors que le contrôle aérien français est soumis depuis 1984 à un service minimum, des mesures telles que l’adjonction de la déclaration individuelle préalable au service minimum existant sont envisagées par les pouvoirs publics avec une proposition de loi déposée au Sénat. Une campagne de défense du droit de grève avec notamment une pétition en ligne sur http://www.atcorights.org/ est menée par la fédération européenne des travailleurs des transports dont la CGT est membre. Le 27 mars sera l’occasion de remettre la pétition à l’UE.

Par ailleurs, la libéralisation du transport aérien depuis les années 90 a vu une multiplication de compagnie à bas coût. Afin d’appliquer des petits prix tout en maintenant des marges confortables pour les actionnaires, la précarité de l’emploi n’a cessé de croître. Nous exigerons des mesures visant à lutter contre le dumping social et les pavillons de complaisance.

Dans le secteur des transports publics urbains, les renouvellements des contrats de services publics ne doivent pas être prétextés à un abaissement des conditions de travail, ni celle des rémunérations. À cette fin, le règlement OSP doit être modifié, afin que les autorités compétentes soient tenues d’inclure dans la publication des appels d’offres des critères sociaux et environnementaux. Pour la CGT, la priorité de l’exploitation des réseaux urbains doit être réalisée sous la forme de régie publique.

Dans le secteur du ferroviaire, nous exigerons le retrait des contraintes européennes en vigueur. L’ouverture à la concurrence du Fret ferroviaire est un échec. Elle devait selon ses promoteurs augmenter la part modale du transport de marchandises par le fer. C’est l’inverse qui s’est produit, en jetant des centaines de milliers de camions supplémentaires sur les routes et en dégradant fortement les conditions de travail des cheminots. Le rail est un mode de transports d’avenir qui répond à l’intérêt général, aux enjeux sociaux et environnementaux. Alors que les émissions de CO2 repartent à la hausse, tout est fait pour casser un formidable outil de production en mesure de baisser durablement les polluants à l’origine du réchauffement de la planète, mais également en mesure de réduire les congestions des routes, l’accidentologie, etc. Le statut des cheminots est un atout pour maintenir un haut niveau de sécurité ferroviaire et ainsi répondre aux besoins de service public. En cela, la CGT porte le retour d’une entreprise unique et intégrée, la SNCF, qui doit assurer l’intégration industrielle et dont l’organisation permet de réintroduire la multi-activités.

Dans le secteur des transports routiers, secteur qui présente l’un des pires bilans en matière de respect du droit social et du droit du travail en Europe. C’est un secteur qui dispose le plus de travailleurs détachés et pourtant, ils sont exclus de la directive sur le détachement des travailleurs (directives 96/71/CE et directive 2014/67/UE). Nous exigerons l’extension de la directive portant sur le détachement des travailleurs, le respect et des moyens pour s’assurer de l’application de la législation, qu’il s’agisse du droit social ou droit du travail. L’application et le contrôle effectif de ces règles pourraient considérablement contribuer à l’éradication du dumping social, de l’esclavage et de la fraude sociale dans le transport par route.

Dans le secteur du maritime, un secteur fortement libéralisé à l’échelle internationale, il y a urgence à sauver la filière des gens de la mer en France et en Europe. Alors que les risques environnementaux sont élevés, les armateurs priorisent le moins disant social et environnemental au risque d’une amplification d’accidents maritimes ayant des conséquences désastreuses pour la biodiversité de nos mers, des océans et du littoral. Nous exigerons une intensification des contrôles des navires, la suppression des navires poubelles et des pavillons de complaisance, l’obligation d’un équipage disposant de rémunérations et de conditions d’emplois et de travail plus sûr, en maintenant une formation de haut niveau pour l’ensemble des personnels de la filière des gens de la mer.

• Le 27 mars, tous à Bruxelles avec l’ensemble des salariés du transport européen afin d’exiger ensemble un changement de cap de la politique européenne.
• Pour une Europe sociale qui privilégie l’intérêt général, la réponse aux besoins sociaux et environnementaux, des salariés et des populations.
• Contre une Europe des affaires qui répond au seul intérêt du capital, qui casse les standards sociaux

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Flash notations ADC

Suite à l’audience du 25 janvier 2019

| Traction

Lors de l’audience CGT concernant les notations du 25 janvier, la CGT avait revendiqué l’octroi de positions hors compte.La direction de la Traction ne souhaitait pas faire d’annonce en ce sens.
Pour elle, c’est désormais aux activités de décider si elles souhaitent ou non en attribuer.
La CGT a contesté cette décision.

Pour la Fédération CGT, les notations doivent être impérativement pilotées nationalement afin que l’équité soit garantie d’une région à l’autre en termes de délais de passage à la position supérieure.

C’est pour cela que la CGT a insisté pour que l’attribution de PR hors compte soit faite sous le contrôle de la direction de la Traction et non soumise à la bonne volonté ou pas des activités.

La direction de la Traction, se rendant aux arguments de la CGT, a donc accepté de reprendre en main ce sujet.

C’est donc un volume de 15 PR hors compte sur le niveau TB2 qui est attribué pour l’année 2019.
Il concerne 4 établissements Traction et 1 direction Fret.

Ce volume, en baisse par rapport à l’an passé, est dû à la baisse des délais moyens de passage à la PR supérieure sur le niveau TB2.

Ces 15 PR hors compte viennent donc s’ajouter à celles des années précédentes, portant ainsi le volume global de PR hors compte à 573 positions obtenues par la CGT depuis 2010.

repartitionA l’exception de l’ESV TER Lorraine, pour lequel l’attribution des PR hors compte concerne les PR 12 vers 13 et 13 vers 14, les autres PR HC concernent uniquement le passage 12 vers 13.

En revanche, la direction refuse d’accorder des positions hors compte pour la qualification TA et sur le niveau TB3, notamment pour le passage de 16 vers 17.

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LEVONS LA TÊTE !

Mobilisation interprofessionnelle

| Fédération

Mardi 05 février 2019, la CGT a appelé les salariés à se mobiliser pour l’emploi, des augmentations de salaires et pensions, et pour plus de justice fiscale. Les cheminots se sont impliqués dans cette journée d’action en participant aux rassemblements sur certains chantiers et aux manifestations en territoires.

Depuis de nombreux mois, les salariés, les retraités, les privés d’emploi et la jeunesse se mobilisent dans notre pays sous des formes diverses.

La CGT ne cesse d’interpeller le patronat, le Gouvernement, pour obtenir des réponses satisfaisantes aux revendications des salariés. Des luttes s’organisent dans les entreprises. En plus de contester les mauvais choix, la CGT fait de nombreuses propositions pour améliorer le quotidien des salariées et des retraités.

La CGT est mobilisée et engagée auprès du monde du travail. Elle exige du Gouvernement, mais aussi du patronat :
• Un SMIC à 1 800 € ;
• Une augmentation des minimas sociaux ;
• Une augmentation générale des salaires ;
• L’indexation des pensions sur le salaire moyen ;
• La suppression de l’augmentation de la CSG pour les retraités ;
• Le rétablissement de l’ISF et une véritable réforme de la fiscalité (ex. : TVA réduite pour les produits de première nécessité, y compris le gaz et l’électricité).

S’agissant de l’urgence environnementale, la CGT n’a pas attendu Emmanuel Macron pour faire des propositions, notamment :

• Une autre réforme de la SNCF pour développer le service public de fret et de voyageurs (sur la base du rapport CGT Ensemble pour le fer) ;
• Un pôle public de l’énergie favorisant le mix énergétique permettant l’accessibilité à tous, en tout lieu du territoire ;
• Le maintien et le développement de tous les services publics de proximité ;
• Un plan de rénovation énergétique des logements, ambitieux et financé.

La CGT a refusé de participer au « débat national », véritable figure imposée, tant sur le fond que sur la forme, par le président de la République.

Elle réaffirme en revanche que ni le patronat, ni le Gouvernement n’ont entendu les légitimes revendications portées dans les mobilisations, quelque soit l’organisateur ou la forme adoptée.

En cela elle organise, avec ses structures (syndicats, UL, UD) des débats locaux dans tout le pays, à l’appui des luttes qui se développent.

Des cahiers revendicatifs à élaborer ou à renforcer dans les entreprises, ainsi que des cahiers d’expressions populaires à destination des citoyens sont mis à disposition. La voix des salariés, retraités, précaires, privés d’emploi, jeunes, doit et va compter.

Le Gouvernement, comme le Médef, doit répondre favorablement pour des augmentations de salaires et pensions, une fiscalité plus juste, le développement des services publics, l’amélioration des conditions de vie et de travail, plus de démocratie et de citoyenneté dans la vie comme dans les entreprises.

Les cheminots concernés

Les cheminots subissent de leur côté les premiers effets négatifs de la loi dite « pacte ferroviaire », votée le 27 juin 2018 (accélération des suppressions de lignes ferroviaires, des fermetures de gares et de guichets, des modifications du contenu de certains métiers, des restructurations dans les établissements) et contre laquelle une large majorité d’entre eux s’est battue.

La fédération CGT appelle les cheminots à rester mobilisés et à participer aux actions à venir, qu’elles soient interprofessionnelles, professionnelles, locales, régionales ou nationales.

Elle invite tous les cheminots de tous les collèges et tous les services à s’impliquer dans les débats locaux organisés par la CGT en territoire.

Notre bataille pour une autre réforme du ferroviaire n’est pas terminée.

Ensemble, nous devons agir pour que nos besoins du quotidien soient entendus et pour gagner une convention collective de la branche ferroviaire de haut niveau.

Pétition GPF : https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p18
Pétition EF privées : https://www.cheminotcgt.fr/petitions/#p17

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TROP C’EST TROP !

Panne à la gare Montparnasse

| Équipement

Le 31 janvier 2019, la gare de Montparnasse, une nouvelle fois, a été complètement paralysée, suite à un incident d’alimentation électrique

Ce nouvel incident est le cinquième en dix-huit mois dans cette grande gare parisienne.

Rappel de la chronologie des incidents précédents :

  • 17 juillet 2017, panne électrique importante en gare de Montparnasse ;
  • 29 juillet 2017, incendie du poste de Vanves ;
  • 03 décembre 2017, panne informatique du système d’aiguillage ;
  • 27 juillet 2018, incendie du poste RTE de la Porte de Versailles.

Une fois de plus, les usagers et les cheminots ont subi les méfaits de la politique de casse de la SNCF et d’une organisation qui tourne le dos à l’intérêt général.

C’est la rupture d’une attache caténaire qui, à 8h45 le jeudi 31 janvier 2019, a provoqué l’amorçage et la chute de la caténaire. Cela a entraîné la mise hors service de 2 disjoncteurs du poste « Ouest ceinture ».

Dans le même temps, un train Transilien a subi une avarie moteur à l’entrée de la gare Montparnasse. Les usagers, excédés, sont alors descendus sur les voies. Un déclenchement du signal d’alerte radio a paralysé toute la zone.

Ces enchaînements en cascade ont entraîné des retards atteignant jusqu’à 4 heures et un transfert des TGV depuis Montparnasse vers la gare de Paris Austerlitz.

Un autre problème électrique de « retour traction » a également déclenché un incendie en milieu de matinée sur les câbles d’alimentation des portiques de filtrage d’embarquement à proximité de la voie numéro 5.

Ce courant de très forte intensité issu de la caténaire, après avoir traversé un isolateur électrique, a potentiellement exposé nos usagers à des risques d’électrocution.

Le manque chronique d’investissements, l’impact de la sous-traitance sur la régularité, les difficultés rencontrées par les cheminots en termes de programmation, les sous-effectifs, etc…font payer un lourd tribut au service public ferroviaire.

Par manque de moyens humains mais aussi matériels, les cheminots de l’équipement ne peuvent plus actuellement parer aux retards cumulés pris en termes de suivi des installations et leur maintenance.

Seuls des recrutements massifs de cheminots à l’équipement et le retour à une formation qualifiante, permettront d’avoir une maintenance de qualité et un suivi rigoureux et sérieux des installations.

Nous le réaffirmons, la direction est directement responsable de ces dysfonctionnements récurrents !

Les choix budgétaires de SNCF Réseau confirment la casse des effectifs ! Pour la deuxième année consécutive, la direction, au lieu de créer 750 emplois pour assurer la charge de travail, va recourir aux entreprises sous-traitantes du BTP, mais aussi exiger des cheminots un effort de productivité à hauteur de 575 emplois équivalents temps plein.

Le service public ferroviaire doit bénéficier, pour qu’il corresponde aux enjeux, d’une politique volontariste de la part du gouvernement et de la direction SNCF.

Les investissements doivent bénéficier à la remise en état du réseau, comme à l’entretien de celui-ci. Les surcoûts qu’engendre la sous-traitance, s’ils étaient consacrés aux cheminots de l’équipement, permettraient certainement de meilleurs résultats en termes de qualité de la production mais aussi de régularité.

Les cheminots comme les usagers ne peuvent plus continuer à subir les mauvais choix politiques qui mettent à mal le service public ferroviaire.

Faute d’une réorientation de la politique menée par la direction, ces incidents ont toutes les chances de se reproduire !

C’est pourquoi, la Fédération CGT des Cheminots revendique :

  • l’arrêt de la sous-traitance massive à Réseau ;
  • une politique de maintenance et de régénération de nature à répondre aux enjeux liés à l’obsolescence des installations ;
  • des embauches au Statut en nombre conséquent pour assurer la charge de travail et le maintien des compétences.

Dossiers associés

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QUI VEUT TRAVAILLER… DAVANTAGE ?

Flash SUGE : compte-rendu du la réunion sûreté du 30 janvier 2019

| Services communs

Dans la continuité des engagements pris par la direction de la Sûreté, sous la contrainte des cheminots de la SUGE mobilisés par deux fois en décembre dernier, une seconde et dernière rencontre entre la direction et les organisations syndicales représentatives s’est tenue ce mercredi 30 janvier 2019.

Si les mesures, significatives tout en restant insuffisantes, annoncées lors de la première rencontre du 25 janvier 2019 (rémunération et déroulement de carrière) pouvaient laisser supposer une prise en compte des revendications des cheminots de la SUGE, les annonces faites lors de la seconde rencontre viennent minimiser la portée des premières mesures annoncées.

Alors que les engagements pris sur la rémunération et le déroulement de carrière ont fait l’objet d’un arbitrage au niveau du GPF, la direction de la Sûreté avait toute liberté décisionnelle pour s’engager sur l’amélioration des conditions de travail. Les « annoncettes » sur ce sujet sont donc bien du seul choix politique de la direction de la Sûreté puisqu’elles n’étaient soumises à aucun arbitrage extérieur au service.

Qui plus est, la CGT ne peut que constater une contradiction flagrante entre la politique Sûreté menée et les mesures prises pour améliorer les conditions de travail à la SUGE. Dans un même temps, la direction de la Sûreté exige des DZS une hausse importante de la productivité par agent SUGE (par le biais notamment du plan de performance Sûreté 2018/2019), tout en leur demandant d’améliorer les conditions de travail. Il va de soi qu’une fois de plus, la direction de la Sûreté renvoie sa propre responsabilité aux DZS à qui il reviendra l’impossible mission de concilier les gains de productivité (+ 10% en 3 ans) et l’amélioration des conditions de travail.

Sur les annonces actées autour de la « QVT », la direction précise qu’elles sont accompagnées de règles opposables aux DZS :

▪ GPT de 6 jours limitée à une fois par mois
▪ Un RU (sur cinq) à la disposition de l’agent
▪ Les VT (temps partiel) devront être positionnés le mois précédent (M – 1)
▪ Le sujet « don de jours de congés » sera repris dans un référentiel SUGE
▪ Audit, en 2019, dans chaque DZS, portant sur le mode de fonctionnement et sur un travail de « mise en qualité » sur la régularité et variété des horaires
▪ Création d’une indemnité pour changement « intempestif » de service (indemnité forfaitaire de 50 euros brut à partir du 5ème changement de service, et au-delà, intervenant dans le mois, avec délai d’information de 15 jours préalable aux modifications)

La CGT a dénoncé la position de la direction, préférant volontairement renvoyer les discussions au niveau des DZS, et ce d’autant plus que confrontées aux contraintes de production fixées par la direction de la Sûreté, elles ne disposeront pas ou peu de marges de manoeuvre pour traiter de ces sujets.

Pour la CGT, les thématiques autour des conditions de travail (Régime de travail, RP, NU, GPT, délai de prévenance, etc.) doivent faire l’objet de discussions à l’échelon national et aboutir sur la réécriture du RH 657 pour un cadrage de règles nationales opposables à chacune des DZS.

Sur ce sujet, force est de constater que les signataires de l’accord Organisation du Temps de Travail de 2016, ne sont pas parvenus à sécuriser le régime de travail des agents de la SUGE !

Concernant la création de l’indemnité pour changement intempestif de service, la CGT a précisé que le sujet de fond n’était pas celui de rémunérer la désorganisation de la vie personnelle de l’agent mais bien de prendre des mesures organisationnelles et sur les effectifs en vue de respecter la programmation et l’utilisation du personnel.

Sous couvert d’améliorer la QVT, en réalité, la Direction souhaite s’accorder une souplesse supplémentaire dans la programmation des agents.

Au terme de ces deux rencontres, les cheminots de la SUGE disposent dès à présent de la totalité des annonces faites par la direction. Celle-ci ayant indiqué n’avoir aucune intention d’aller au-delà des mesures proposées, il appartient aux cheminots de la SUGE d’en analyser leur contenu et de décider si celles-ci sont de nature à répondre aux revendications posées ces derniers mois et plus particulièrement lors deux rassemblements de décembre dernier.

Pour la CGT, le compte n’y est pas !

Dans les jours et semaines qui viennent, la Fédération CGT des cheminots sera force de propositions et d’actions pour améliorer le quotidien des agents de la SUGE.

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