Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesJanvier 2024

L’OFFENSIVE SALARIALE… C’EST MAINTENANT !

Salaires

| Tract

La CGT refuse le marasme salarial.

Elle revendique une nouvelle grille avec la revalorisation des salaires et des garanties de progression salariale pour tous les cheminots statutaires et contractuels.

Rejoignez les syndicats de site CGT pour vous informer de vos droits, débattre et passer à l’offensive.

Face aux mobilisations locales des cheminots, la direction du GPU SNCF vient d’ouvrir des discussions sur la grille des salaires uniquement pour les cheminots statutaires à la SNCF, sans même garantir de revalorisation.

L’INSTRUMENT DE LA DIVISION DES CHEMINOTS

La CGT n’est pas et ne sera jamais l’instrument de la division des cheminots.

Avec la fin du recrutement au statut et les mécanismes de la grille actuelle, les cheminots au cadre permanent voient leur progression salariale (en position de rémunération) ralentir.

Les cheminots « contractuels » sont, quant à eux, livrés à la jungle « salariale » sans grille de salaire, sans reconnaissance des diplômes, des formations, de l’expérience et sans mécanisme de progression salariale.

Depuis la validation de l’accord Classifications et Rémunérations de la branche ferroviaire, leur progression salariale dépend d’une enveloppe « salariale » distribuée en fonction des choix de leur hiérarchique, sans aucun contrôle.

Certaines organisations syndicales font la promotion de ce système de redistribution et estiment que chaque cheminot doit aller chercher individuellement son « dû » lors d’entretiens individuels.

Il s’agit alors de vendre au mieux son travail, son comportement, sa souplesse et même sa docilité sur la mise en œuvre des politiques de productivité.

C’est la consécration de toutes les formes de discriminations et la source de toutes les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes.

La direction a ainsi son levier pour diviser les cheminots et peser à la baisse sur les salaires.

PAS DE SOUS-SALARIÉS, PAS DE SOUS-CHEMINOTS

Pour la CGT, les cheminots au statut et les cheminots contractuels doivent bénéficier d’une même grille des salaires.

C’est la condition pour améliorer les progressions salariales des cheminots au statut et c’est indispensable pour la reconnaissance salariale des cheminots contractuels.

Ils travaillent tous dans les mêmes conditions, dans les mêmes métiers et subissent toutes les politiques salariales d’austérité.

UNE GRILLE SALARIALE CGT POUR TOUS

Dans les discussions qui s’engagent sur la grille des cheminots statutaires, la direction du GPU SNCF tente de noyer le poisson.

Elle vise, par un simple ripolinage de la grille, à diviser encore davantage les cheminots sans revaloriser les salaires.

La CGT revendique :

  •  UNE GRILLE UNIQUE POUR TOUS LES CHEMINOTS STATUTAIRES ET CONTRACTUELS ;
  •  UN PREMIER NIVEAU DE SALAIRE DANS CETTE GRILLE (sans diplôme, sans formation, sans expérience et sans ancienneté) À 2 000 EUROS BRUT PAR MOIS ;
  • UNE PROGRESSION SALARIALE AUTOMATIQUE : garantissant au minimum le doublement du salaire sur la carrière ;
  • DES GARANTIES SUR LE DÉROULEMENT DE CARRIÈRE NON SOUMISES A L’ARBITRAIRE PATRONAL AVEC AVANCEMENT AUTOMATIQUE ;
  • LA RECONNAISSANCE DES DIPLÔMES ET DES FORMATIONS au recrutement comme en cours de carrière ;
  • UN 13e MOIS POUR TOUS.

ORGANISÉS EN PROXIMITÉ DANS NOS SYNDICATS DE SITE POUR GAGNER

La revendication de grille portée par la CGT ne peut être gagnée que si les cheminots se rassemblent, s’unissent, s’organisent pour se mobiliser massivement et faire plier la direction.

C’est le rôle de nos syndicats de site CGT : informer, débattre, construire et organiser les mobilisations pour gagner.

Ce sont les mobilisations locales qui ont conduit certaines directions locales à répondre à des revendications sur la rémunération.

Ce sont également ce foisonnement de mobilisations locales et leurs convergences qui ont contraint la direction nationale du GPU SNCF à ouvrir les discussions sur la grille salariale.

DANS TOUS LES CHANTIERS, LES ATELIERS, LES GARES, LES DÉPÔTS …

AVEC LES SYNDICATS DE SITE CGT, HAUSSONS LE TON, PASSONS À L’OFFENSIVE SALARIALE !

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LIQUIDATION EN COULISSES

Pénibilité

| Tract

Les cheminots exerçant ou ayant exercé des métiers à pénibilité avérée voient soudainement leurs compteurs de durée d’exposition fondre.
La CGT dénonce des mesures visant à réduire les droits des cheminots de la SNCF.
Nous exigeons le rétablissement intégral de leur rémunération et de leurs droits.

Certains éléments de rémunération et de droits relatifs à la CPA (Cessation Progressive d’Activité) sont directement liés à la durée d’exposition à la pénibilité.

En manipulant les mécanismes des décomptes de durée d’exposition, la direction rogne sur ces droits.

AVANT : un salarié absent (hors absence dérogatoire) plus de 15 jours sur un mois, ne validait pas le mois, mais n’invalidait pas une année entière.

AUJOURD’HUI : Depuis l’écriture en catimini en décembre 2022 d’un référentiel (GRH00938), un salarié absent (hors absence dérogatoire) plus de 15 jours sur un mois, ne valide pas le mois et invalide l’année entière.

Une seule absence de plus de 15 jours sur un mois dans l’année supprime donc potentiellement l’année d’exposition.

DES DIRECTIONS JUSQU’AU-BOUTISTES

Certaines directions enfoncent le clou et considèrent que les dispositions du GRH00938 de décembre 2022 ont une application rétroactive à compter de 2008.

Ainsi, sans qu’aucune information ne leur ait été donnée, certains cheminots ont constaté qu’ils avaient non seulement perdu le bénéficie des primes P1 et/ou P2, mais qu’ils faisaient aussi l’objet de retenues pour le remboursement des primes P1 et P2 « indument » perçues.

Pour la CGT, les nouvelles « règles » de mode de calcul de la durée d’exposition à la pénibilité sont discriminatoires, inapplicables et encore moins rétroactives.

Une demande d’audience auprès de la direction du GPU SNCF a été déposée dans ce sens.

La CGT invite les cheminots à contacter et à rejoindre nos syndicats de site afin de défendre leurs droits et en gagner de nouveaux.

AGISSONS AVEC LA CGT POUR GAGNER !

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LA DIRECTION JOUE LA MONTRE, LA CGT REMET LES PENDULES À L’HEURE !

Temps de parcours

| Traction

La CGT a déposé une demande d’audience commune Traction/Trains sur les temps de parcours et les temps forfaitaires.
Les réponses apportées par la direction lors de cette rencontre ne sont pas de nature à régulariser les situations et à apaiser le mécontentement des ADC et des ASCT.
La CGT alerte la direction. Il y a urgence à revoir certaines dispositions réglementaires et à les respecter !

La CGT a rappelé, en introduisant les débats, un élément fondamental qui lie toutes et tous les cheminots : notre règlementation. L’article 10 de l’accord collectif sur l’organisation du temps de travail – Coupures – alinéa 6, est explicite : « si ce local est éloigné du lieu où l’agent cesse ou reprend son service, les temps nécessaires pour s’y rendre ou en revenir sont décomptés comme travail effectif ».

Or, en même temps que la productivité augmente dans les roulements et dans les journées de service des ADC et des ASCT, les entorses à la réglementation se multiplient. De plus, le déploiement des nouveaux logiciels de commandes (HASTUS, ORION…) ne fait que rogner du temps sur les JS. Pour les ADC de Fret SNCF, c’est encore plus dramatique. Le naufrage des systèmes informatiques, couplé aux pertes de connaissances, laisse place à des interprétations hors de tout contrôle. Ce sont donc au final les agents qui subissent la fatigue, qui vivent avec un stress démultiplié et qui voient leurs conditions de vie et de travail se dégrader fortement.

LA GENÈSE

Il y a plusieurs années, la direction a pris la décision de fermer la plupart des foyers SNCF. Ceux-ci avaient l’avantage notamment d’être dans nos emprises et souvent à distance raisonnable des lieux de PS et de FS.

Les conséquences de ces décisions, purement financières, ont conduit à un éloignement des prises de repos en RHR ou en coupure. Ceci a été ajouté aux nombreuses réorganisations, aux déménagements des dépôts et des ECT vers les gares. Les déplacements pour les RHR ou lors des coupures ont fait exploser les temps de parcours ainsi que les trajets en taxi.

La CGT a revendiqué auprès de la direction qu’elle engage rapidement la réévaluation des temps forfaitaires en prenant en compte les temps nécessaires pour les opérations de sécurité, de marche à pied et l’éloignement des lieux de coupure et de RHR.

GESTION ORFÉA

Pour la CGT, il y a urgence à réorienter la politique d’Orféa. En effet, et malgré les engagements pris, la priorité n’est plus donnée aux personnels roulants dans les foyers qui privilégient de plus en plus d’autres types de réservations.

Ceci engendre des délogements, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres qui impactent le temps de repos et de rémunération des cheminots ! Les épisodes de forte chaleur de l’été 2023 et la prolifération d’insectes et de nuisibles ont contraint à la fermeture de chambres, de foyers ou d’hôtels. Cette situation, qui peut se renouveler, nécessite de pouvoir disposer d’un volant de chambres nécessaire afin d’accueillir les personnels roulants dans de bonnes conditions.

Aussi, à l’aune d’un grand événement international sur notre territoire, ce point doit être, selon la CGT, traité avec sérieux par la Direction.

« QUELQUES ANNONCES MAIS PAS DE RÉPONSES…»

Pour les JO, les ADC et les ASCT en service seront prioritaires pour prendre leurs repos dans les foyers Orféa… Des dispositions sont à l’étude pour loger les agents en RHR court à proximité des gares.

Concernant la prise en compte du temps de parcours en temps de travail effectif, la direction a répondu négativement au prétexte que les agents ne sont pas obligés d’aller dans les endroits mis à disposition par l’entreprise pour prendre leur coupure…

S’agissant des lieux de RHR éloignés, la direction part du principe qu’il y a une règle définie qui peut s’appliquer permettant d’avoir un minimum de 8h. Cela lui permet l’’amputation du temps de parcours sur le temps de repos.

Pour la CGT, la réglementation est pourtant claire : la règle d’un RHR qui peut être réduit à 8h n’est en aucun cas un principe et ne s’applique que pour les lieux de RHR éloignés repris dans les annexes des documents de référence (TT01123 et FR430). En aucun cas il ne peut être créé de dérogation nouvelle sans modification préalable des règlements.

La CGT rappelle que le repos temporel ainsi que sa qualité sont des facteurs essentiels pour la récupération des cheminots, et donc pour la sécurité. La direction est garante de la santé au travail.

Aussi, la CGT poursuivra ce combat pour garantir et améliorer les droits des ASCT et des ADC.

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SOLAR : UNE DIRECTION SUR ORBITE FAISONS-LA REDESCENDRE SUR TERRE !

DCI RCAD-Guichets

| Métiers

Suite à plusieurs actions de grève dans les RCAD (Relation Clients À Distance) et à la grogne qui monte chez les agents de la vente, la CGT a déposé une demande de concertation immédiate à la direction de SNCF Voyageurs le 22 janvier.
Les réponses fournies par la direction lors de la réunion de concertation méritent une réponse forte des cheminot·e·s de la vente !

Les 10 et 24 janvier, les cheminot·e·s des centres RCAD ont construit une forte mobilisation, à l’appel de la CGT. Le mouvement parti de l’Ouest s’étend progressivement dans l’ensemble des sites RCAD. Malgré cette grogne montante, la direction SNCF Voyageurs reste sourde aux justes revendications des cheminot·e·s.

Leur dédain est total à l’image de la direction RCAD plus pressée de quitter la réunion de concertation du 25 janvier, plutôt que de répondre aux revendications des cheminot·e·s. Pire, dans une totale provocation, elle annonce de futures réorganisations afin de diminuer les CO existants, sans jamais rentrer dans les détails…

Concernant Solar, la direction reconnaît que la période est difficile et devrait continuer à l’être, notamment du côté TER. Elle ne souhaite toujours pas reconnaître à sa juste valeur l’importance de cette charge de travail qui pénalise fortement les agents, que ce soit au niveau de leurs conditions de travail mais également sur leur rémunération.

Face au mépris de la direction, à l’absence de réponses aux légitimes besoins des agents commerciaux en gare et dans les RCAD, la CGT appelle à la plus grande mobilisation pour gagner sur nos revendications.
Dans cette optique, la CGT exige des réponses sur les sujets saillants : Solar, sous-effectif PMR, agent seul, pression managériale, salaire, pénibilité.

La CGT revendique :

  • La ré-internalisation des charges de travail dans les RCAD ;
  • L’emploi : embauches des CDD et intérimaires ;
  • La réhumanisation des gares ;
  • Les conditions d’exercice des métiers : reconnaissance de la pénibilité pour les agents commerciaux gare et RCAD, temps de pause, etc. ;
  • Les parcours professionnels gare et RCAD : référent commercial classe 4 ;
  • Les salaires : revalorisation de la prime de travail ;
  • Les compensations du déploiement de Solar : gel des objectifs et majoration de la prime de travail de 20 % avec effet rétroactif pour toute la durée de déploiement et jusqu’à la fonctionnalité complète de l’outil Solar.

NE RESTONS PAS LA TÊTE SOUS L’EAU, DÉMONTRONS NOTRE CAPACITÉ À CONSTRUIRE UNE GRANDE ACTION COORDONNÉE EN GARES ET DANS LES RCAD.

LA CGT RÉUNIRA DANS LES PROCHAINS JOURS LES CHEMINOT·E·S DES GARES ET RCAD POUR DÉCIDER DES SUITE À DONNER À CETTE DCI.

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LES AGENCES PAIE ET FAMILLE UN SERVICE ESSENTIEL POUR LES CHEMINOT·E·S

| Services communs

Les cheminot·e·s des Agences Paie et Famille sont des professionnel·le·s de la réglementation RH. Ils et elles sont qualifié·e·s pour gérer nos droits, notre rémunération et notre situation administrative au sein de l’entreprise.
Pourtant, nos agences continuent de faire l’objet de réorganisations successives. Elles sont menées par la Direction d’Optim’Services qui vise uniquement la réduction des effectifs pour plus de productivité.

Les agents des APF gèrent au quotidien la rémunération des agents ainsi que leur situation administrative. Ils et elles sont les principaux interlocuteurs des cheminot·e·s pour chaque question relative aux situations administratives, familiales et à l’utilisation des facilités de circulation.

Leur rôle est primordial pour le maintien d’une unité sociale au sein de la SNCF. Pourtant, depuis plusieurs années, les cheminot·e·s des APF ont pu constater la dégradation de leurs conditions de travail, qui impacte la qualité de service et les délais de traitement des dossiers à destination des cheminot·e·s. Les multiples réorganisations (mutualisation des APF, suppression d’effectifs), les nombreux changements de logiciels (HRA, AVAYA ; KISIO, OPTIMUM, NOGS) ont largement détérioré le travail en lui-même et, de fait, la capacité des agents à assurer le meilleur service possible aux cheminot·e·s.

La baisse des effectifs au sein des APF, environ -30 % en 3 ans, se poursuit. À l’inverse, la charge de travail, elle, ne faiblit pas ! La direction d’Optim Services impose une extrême polyvalence aux gestionnaires comme aux encadrants et animateurs métiers, ce qui détériore gravement les conditions de vie et de travail des cheminot·e·s de tous collèges confondus et engendre une aggravation des RPS (Risques Psycho-Sociaux).

La Direction d’Optim Services, à travers une stratégie uniquement économique, n’en finit plus de déstructurer ces agences. Chaque responsable d’APF doit s’adapter localement aux exigences budgétaires au gré des « innovations en organisation du travail » toutes basées sur la productivité : spécialisation du travail, automatisation des gestes métier, digitalisation, dématérialisation des FC. Cette organisation du travail permet à la direction de ne pas remplacer les départs à la retraite et de poursuivre les suppressions de postes.

La CGT revendique :

  • Le retour des effectifs administratifs et des compétences RH en proximité dans les établissements ;
  • La ré-internalisation de l’accueil téléphonique et des missions privatisées chez Kisio ;
  • Le retour à la gestion par portefeuille-agents ;
  • L’arrêt du travail par thème/module ;
  • Un réel « pesage » de la charge de travail (prise en compte des temps partiels, temps partiels thérapeutiques…).
  • La revalorisation pérenne de la prime de travail à hauteur de 20 % et l’intégration équivalente de cette revalorisation dans le salaire des cheminots contractuels.

LA CGT RAPPELLE LE RÔLE PRIMORDIAL DES AGENCES PAIE ET FAMILLE EN INTERNE AU SEIN DE LA SNCF ET CONTINUE DE PORTER LEURS REVENDICATIONS.

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LA CGT ARRACHE DES NIVEAUX !

Contingents de niveaux

| Les conditions sociales

La réunion annuelle pour définir le nombre de niveaux à attribuer aux cheminots statutaires lors de l’exercice de notations s’est tenue ce 25 janvier.
Face aux mobilisations des cheminots, la Direction a été contrainte de céder des niveaux supplémentaires.

Sous la pression des cheminots, la Direction cède des contingents de niveaux. Malgré des records en termes de bénéfices, l’austérité est toujours d’actualité.

DES MESURES SALARIALES PAS À LA HAUTEUR
La colère des cheminots s’articule autour de l’emploi et des salaires. L’inflation pèse lourdement sur les conditions de vie des cheminots, déjà largement dégradées par huit années de gel des salaires.
Les mobilisations des cheminots sur la question salariale ont contraint la Direction à un dégel des salaires. Mais les mesures obtenues à la suite des NAO (négociations annuelles obligatoires) sont insuffisantes.
Elles ne compensent pas les conséquences de la fin du recrutement au statut sur les déroulements de carrière et ne constituent pas une réelle reconnaissance des métiers des cheminots.
Depuis plusieurs années, la Direction s’acharne à réduire le volume de contingents de niveaux au même rythme que la baisse des effectifs au statut.
Cette année, les effectifs au statut ont lourdement chuté (– 3913 cheminots au statut). La Direction comptait imposer un volume de contingents de niveaux de 4 154, soit une baisse de près de 18   % par rapport à l’année précédente.

LE NOMBRE DE NIVEAUX RESTE INSUFFISANT.
Cette année, le contingent s’établit à 24,81 %, soit près d’un quart de ces cheminots pour un total de 5 571 niveaux à redistribuer par classe.

B/Classe 2 193
C/Classe 3 1241
D/Classe 4 1328
E/Classe 5 995
F/Classe 6 782
G/Classe 7 455
H/Classe 8 284
TA 58
TB 235
Total 5571

Même si le volume de contingents de niveaux cédé par la Direction est insuffisant et très loin de répondre aux revendications de la CGT, la multiplication des luttes cheminotes avec la CGT dans les établissements a contraint la Direction à revoir sa position initiale.

ALLONS GAGNER NOS REVENDICATIONS !

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UNE DIRECTION PRISONNIÈRE DE SES ERREMENTS !

Compte rendu DCI ASCT

| Trains

Au regard des attentes des ASCT concernant les dispositifs spécifiques de fin de carrière, la revalorisation de la prime de travail, les niveaux des effectifs ainsi que les parcours professionnels, la CGT a déposé une DCI le 16 janvier dernier. Après la DCI du 7 décembre 2023, la CGT poursuit la démarche revendicative en vue d’obtenir de nouvelles avancées.

Si la séquence de concertation de la fin de l’année a pu apporter quelques éléments de réponse, force est de constater qu’il subsiste plusieurs points divergents, à commencer par les entorses aux engagements du 22 décembre 2022. Ce flou artistique, résultat des interprétations des directions d’établissement, provoque mécontentement et incompréhension des ASCT.

Nos revendications visant à la revalorisation de la prime de travail
La Direction répond que la proposition CGT a été bien prise en compte. Toutefois, à ce jour, la réponse n’est pas instruite. La Direction s’arc-boutant sur les mesures 2022 (création de l’indemnité ASCT et sécurisation de la prime de travail indexée sur le code prime 01).
Pour rappel, l’engagement de 2022 prévoit qu’une majoration de la prime de travail soit effectuée dans le cadre des NAO 2024-2025. La proposition CGT permettrait une augmentation en portant son montant à 780 euros par mois en moyenne.

Les fins de carrière, notamment la CPA spécifique ASCT de 78 mois
La Direction répond que l’organisation des travaux sur la pénibilité et la fin de carrière est pilotée par le Groupe. Une première réunion se tiendra au 1er trimestre 2024 (la date n’est pas encore dévoilée). La proposition d’une CPA ASCT a été prise en compte. La Direction affirme qu’elle est consciente de la forte attente.
La CGT rappelle que la Direction s’était engagée à échanger sur ce sujet au cours du 1er semestre 2023. La CGT jugera sur pièces les dires de la Direction.
Les effectifs : la CGT propose l’amplification de la mesure 2023 afin de répondre à l’amélioration des conditions de travail, de la sûreté et de l’équipement de tous les trains.
La Direction dit : « Au 31 décembre 2023, le volume de recrutement est de 650 Pour 2024, l’objectif est de le reconduire à l’identique. Dans le cadre des parcours professionnels, la Direction poursuivra la contractualisation entre les activités afin de sécuriser le parcours professionnel. Cela étant dit, la contractualisation reste une notion non contraignante en l’état, et certains établissements ne respectent pas les engagements gagnés sur les parcours pros, faute d’intervention corrective de la part de la direction de Voyageurs. »
La CGT considère que, pour mesurer la réelle portée des annonces, il est nécessaire de comparer les entrées et les départs. Au vu des projections 2023, la CGT revendique 200 recrutements supplémentaires d’ASCT afin de répondre aux enjeux. En outre, nous avons porté que, en amont des ISMB, des échanges croisés entre directions (des établissements et SNCF Voyageurs, via le directeur du Bord) soient formalisés, de telle sorte qu’un point précis puisse être proposé lors de l’ISMB. La Direction nous indique qu’elle va étudier les modalités par lesquelles notre proposition pourrait prendre forme.

La CGT considère que les éléments de réponse de la Direction démontrent son attachement viscéral à un cloisonnement rigide, qui la contraint dans le processus de prise de décisions. La CGT appelle à déposer des DCI en établissements et à mettre en débat avec les ASCT les suites à donner.

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DÉCEMBRE 2022 : OÙ EN SOMMES-NOUS DES ENGAGEMENTS PRIS ?

CTN Trains

| Les conditions sociales

La DCI Trains déposée par la Fédération CGT le 7 décembre 2023 a permis de faire un point à date sur le respect des engagements du relevé de décisions de décembre 2022.
Aussi, pour la Fédération CGT des cheminots, il est nécessaire de fixer un point d’étape sur ce qu’il faut placer sous surveillance et reste à gagner pour les ASCT.

La DCI déposée par la Fédération CGT a été le prolongement de plusieurs interpellations tout au long de l’année écoulée. Elle a mis en exergue une mise en application partielle de l’ensemble des mesures issues du 22 décembre 2022. Nos multiples interventions ainsi que la nouvelle DCI déposé le 16 janvier dernier ont d’ailleurs conduit la Direction à annoncer, dans l’ensemble des CSE (TER, TGV et IC), la tenue de tables rondes sur la déclinaison, par établissement, des mesures de l’accord de sortie de conflit 2022.

Voici, à date, les points qui ont été annoncés réalisés par la Direction nationale.

Sur l’emploi

  • Recrutements 2023 : 550 (dont 350 sont issus de l’engagement initial au budget 2023, auxquels se sont ajoutés 160 emplois au titre des agents B sur TGV et 40 emplois sûreté à IC et TER).

Sur le parcours professionnel

  • Application des parcours professionnels locaux. Les ASCT sont interrogés en respectant l’ordre d’ancienneté des listes. Priorité est donnée aux ASCT IC, TER et TN pour le parcours professionnel. Cet engagement est accompagné d’une lettre de recommandation sur les pratiques (pas de CV, lettre de motivation…). Le recrutement des saisonniers sur TER, TN et IC intègre également les besoins exprimés par TGV. Les remplacements des ASCT durant les congés d’été profitent au parcours professionnel. Les ASCT provenant de TER ou TN vers IC et TGV sont prioritaires. Enfin, les formations nécessaires pour l’accès à TGV, IC ou TER sont mises en oeuvre par l’établissement prenant.

Sur les déroulements de carrière

  • Promotion en PR, niveau et classe au minimum tous les 4 ans.
  • Remplacement un pour un des départs à la retraite des ASCT à la classe 4.
  • Identification des ASCT dans les listings.
  • Création des PR 16 et 20 (NAO 2022).
  • Passage automatique en PR de tous les ASCT positionnés sur la même PR depuis 2019.
  • Atteinte, d’ici à 2025, de 60 % d’ASCT sur la classe 4 à TGV, 34 % à IC (38 % si les parcours professionnels sont impossibles vers TGV), 25 à 30 % sur TER et 24 % sur Transilien.
  • 15 % de niveaux supplémentaires sur l’exercice notations 2023 et nomination de tous les ASCT TGV et IC ayant 3 ans d’ancienneté sur ces deux activités et 5 ans d’ancienneté au moins en tant qu’ASCT (soit 8 ans d’ancienneté au total) à la classe 3.

Sur la rémunération

  • Création de l’indemnité métier spécifique Bord (60 euros par mois), à laquelle il faut ajouter l’augmentation de la prime de travail dans le cadre des NAO 2022 (+ 50 euros par mois).
  • Sécurisation de la prime de travail permettant la mise en place d’un mécanisme garantissant, en cas d’absence maladie, le paiement à hauteur de la VMTP1 du code prime 01.

Sur la ligne Métier

  • Création d’une direction spécifique Bord, instance spécifique Bord, commission sûreté biannuelle et suivi national des mesures lors d’une des deux commissions métier Relation clients.

Sur le changement de métier et l’inaptitude

  • Accompagnement financier sur 5 ans selon le niveau d’ancienneté sur le métier d’ASCT et accompagnement financier au passage à la classe 5.
  • Passage de 15 à 10 ans pour bénéficier du complément de rémunération, si celle-ci est inférieure en cas d’inaptitude médicale. Privilégier l’aptitude temporaire à l’inaptitude temporaire.

Voici les points à placer sous vigilance.

  • Agent B sur tous les TGV en opérationnel d’ici à 2025 : le regard local sur les besoins en équipements renforcés sera déterminant pour le suivi de cet engagement.
  • Recrutement des saisonniers sur TER, TN et IC à partir aussi des besoins exprimés par TGV. À défaut, si apport de CDD sur TGV, ils doivent être prioritaires pour les embauches à TER.
  • Accès à la classe 4 : si l’objectif est affiché pour atteinte aux notations 2025, la Direction s’est engagée à atteindre pour les notations 2024 : 50 % à TGV, 34 % à IC (38 % sur Clermont, Limoges et Brive), 20 % à TN et 20 % pour TER. Le regroupement de certains établissements ne doit pas péjorer les ASCT d’un site si une situation est plus favorable sur un autre (exemple d’une résidence où le taux des ASCT à la classe 4 est à 60 %, alors qu’il est de 45 % sur une autre résidence). Dans ce cas, la moyenne pourrait largement dépasser les 50 %.
  • Engagement de la Direction sur un principe d’homogénéisation du format d’extraction des ASCT dans les listings de chaque BU.
  • Respect de l’ancienneté et suivi de la recommandation de la direction Bord concernant le parcours professionnel : abandon des CV, lettres de motivation, entretiens d’embauche ou dérivés…
  • Engagement sur la majoration de la prime de travail en 2024 et 2025.
  • Suivi strict des informations dispensées dans les différentes commissions.

Voici les points qu’il reste à obtenir.

Concernant l’emploi, la Direction annonce avoir recruté plus de 600 nouveaux ASCT en 2023 et ainsi donc avoir dépassé l’objectif qu’elle s’était fixé initialement. Pour la CGT, cela ne sera pas suffisant pour obtenir un accompagnement quotidien de tous les trains, et notamment pour faire face aux pics et aléas de production (épidémie, ANS, situations perturbées…). Aussi, la CGT revendique 850 recrutements d’ASCT en 2024.

Concernant les notations, la CGT revendique la reconduction des mesures 2022 et 2023 (+ 15 %) ainsi que des contingents spécifiques ASCT dans le cadre du prolongement des carrières dû à la réforme des retraites. La CGT demande que l’engagement sur un échange sur la fin de carrière, normalement prévu avant la fin du premier semestre 2023, soit respecté… La CGT revendique que les pourcentages d’ASCT à la classe 4 se réalisent sur la base du bassin d’emploi afin de ne péjorer aucun ASCT.

Concernant la prime de travail, la CGT revendique la mise en place du projet CGT sur la refonte et la revalorisation de la prime de travail. Une pétition CGT, validée par la signature de 60 % des ASCT, a été remise à la Direction le 19 mai 2022, à Saint-Denis. La mise en place de celui-ci permettrait une augmentation mensuelle pérenne et liquidable de 180 à 250 euros (selon les classes d’appartenance et les jours travaillés dans le mois).

Concernant les parcours professionnels, la CGT revendique un processus respectant l’ancienneté, faisant fi des règles managériales (entretien d’embauche favorisant la promotion à la tête du client, élaboration de CV, connaissance et maîtrise de langues vivantes…). Aussi, les remplacements et apports durant l’été ou lors des pointes de neige doivent être alimentés exclusivement par des ASCT de TER, TN et IC. Ainsi, la Direction doit garantir ses engagements concernant les recrutements en CDD.

Au regard des éléments développés ci-dessus, la CGT a déposé une DCI nationale pour porter nos revendications sur la CPA spécifique ASCT, les recrutements 2024 et la prime de travail ASCT.

CETTE DCI S’INSCRIT DANS LE PROLONGEMENT DU PROCESSUS REVENDICATIF DE L’HIVER 2023 POUR FAIRE GAGNER LES ASCT.

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AU BORD DE L’ÉRUPTION SOLAR !

Agents commerciaux gares et RCAD

| Exploitation

Le 10 janvier, à l’appel de la CGT, les cheminot·e·s des RCAD ont décidé de cesser le travail pour dénoncer les méfaits de la mise en place à marche forcée de Solar et la dégradation de leurs conditions de travail. Cette grève, qui a été largement suivie par les télévendeurs, nécessite des suites avec l’ensemble des agents commerciaux gares et RCAD.

La CGT dénonce depuis de nombreuses années la casse des métiers, notamment ceux de la vente. La Direction use de stratagèmes pour contraindre les usagers à la digitalisation à tout prix. À ce stade du déploiement de Solar, la Direction prévoit des consignes de contournement sur l’outil de vente Solar, visant à utiliser les bornes et SNCF Connect. Ainsi, les agents commerciaux en gare sont donc priés de finaliser les ventes sur les outils permettant la fermeture des guichets ! Cette situation entraîne donc un rejet des cheminot·e·s craignant pour leur avenir !

De plus, dans les RCAD, la Direction externalise les charges de travail (minimum 30 % annoncés par la Direction pour Armatis) et poursuit son oeuvre de destruction des emplois en n’hésitant pas à mettre les cheminot·e·s en concurrence par site RCAD (comme MID, contrat « Pro »…)

La mise en œuvre de Solar est évolutive depuis 2021, accentuant les dysfonctionnements au rythme des versions et des mises à jour. Dans ce contexte, les cheminot·e·s voient donc les conditions d’exercice de leurs métiers se dégrader, sans que l’entreprise ne reconnaisse l’expérience et la technicité. Ils perdent le sens du travail ! Il en découle une augmentation des risques psychosociaux et de l’absentéisme. De surcroît, ces dysfonctionnements engendrent des litiges entre collègues et usagers, favorisant les agressions.
Dans sa politique de suppression des emplois, la Direction accentue la précarisation par l’utilisation abusive des contrats précaires (intérimaires, CDD…). Elle dispose également d’une arme au regard de l’accord Classifications-Rémunérations, qui accentue l’effacement des contours métiers !
Face à une situation explosive, la Fédération CGT des cheminots porte les revendications suivantes :

  • réinternalisation des charges de travail dans les RCAD ;
  • emploi : embauches des CDD et intérimaires ;
  • réhumanisation des gares ;
  • conditions d’exercice des métiers : reconnaissance de la pénibilité pour les agents commerciaux gares et RCAD, temps de pause, etc. ;
  • parcours professionnels gares et RCAD : réévaluation du métier de référent commercial à la classe 4 ;
  • salaires : revalorisation de la prime de travail ;
  • compensations du déploiement de Solar : gel des objectifs et majoration de la prime de travail de 20 % avec effet rétroactif pour toute la durée de déploiement et jusqu’à la fonctionnalité complète de Solar.

Face à la dégradation des conditions de travail des vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s, la Fédération CGT des cheminots a décidé de déposer une DCI auprès de la direction de SNCF Voyageurs afin d’exiger une amélioration de la situation en matière d’emploi, de déroulement de carrière et d’arrêt de la précarisation des métiers.

La CGT appelle également les vendeur·euse·s et télévendeur·euse·s à se tenir prêts à agir si la Direction ne répond pas favorablement aux revendications portées.

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SANS BRUIT MAIS PAS SANS CONSÉQUENCE !

Protection sociale

| Tract

 La Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel SNCF (CPRP SNCF) disparaît pour devenir une Caisse de prévoyance et de retraite du personnel ferroviaire. 

Le décret du 5 janvier 2024 consacre ainsi l’extinction à court terme du régime spécial de protection sociale, l’explosion de la SNCF et l’ouverture à la concurrence. 

 Les communications vont bon train pour tenter de convaincre les cheminots de ne pas réagir face à la dégradation de leurs conditions de vie et le dépeçage des garanties sociales. 

Nos boites mail regorgent de messages de la direction certifiant que nous sommes bien à l’abri des coups de boutoir. 

La suppression de la CPRP SNCF ne serait qu’une modification de forme qui, finalement, serait bénéfique pour tous. 

Dans les faits, le décret entérine la déconstruction du régime spécial de protection sociale pour les cheminots au Statut, sans pour autant garantir des droits pour les cheminots contractuels. 

LE VÉHICULE D’UNE CASSE 

Le décret qui a été promulgué assoit l’éclatement de la SNCF en intégrant et en normalisant le dépeçage de l’entreprise historique en filiales et en GIE (Groupement d’Intérêt Économique). 

Il favorise l’ouverture en grand à la concurrence du transport ferroviaire en créant les conditions nécessaires pour le transfert massif de cheminots sans leur garantir de droit. 

Il acte la suppression de pans entiers du cadre social SNCF avec la suppression de la reconnaissance des qualifications des cheminots en lien avec l’accord classifications et rémunérations de la branche ferroviaire. 

Enfin, il dispose de la disparition programmée du régime spécial des cheminots, en échange d’une Caisse de branche « maladie » déconnectée du Régime et porteuse de lourds dangers. 

TOUS CONCERNÉS 

Dans ce cadre, les cheminots au Statut transférés dans les entreprises ferroviaires privées (hors filiales SNCF) pourraient perdre le bénéfice des droits spécifiques en matière de couverture « maladie ». 

Ils relèveraient du régime général d’Assurance-Maladie. 

Le régime spécial de tous les cheminots au Statut, actifs et retraités, sera également menacé par la fin du recrutement à Statut et les transferts de personnels. 

Dans le même temps, les cheminots contractuels de la SNCF et des autres entreprises ferroviaires pâtiront des difficultés liées au traitement de régimes différents par une Caisse de branche. 

Le décret n’acte aucun droit supplémentaire pour les cheminots contractuels de la SNCF ou des autres entreprises ferroviaires et ne préserve pas le personnel de la Caisse. 

Certaines organisations syndicales ont fait le choix d’accompagner la casse sociale en faisant la promotion d’une Caisse de branche sans extension du régime spécial à l’ensemble des cheminots. 

La Fédération CGT des cheminots propose aux cheminots statutaires et contractuels de se mobiliser et de lutter pour gagner sur des revendications claires : 

  • Extension du régime spécial à l’ensemble des cheminots de la branche ferroviaire ; 
  • Gestion du régime spécial de branche par la Caisse de Prévoyance et de Retraite du Personnel SNCF (CPRP SNCF). 

CES REVENDICATIONS CGT PERMETTENT À LA FOIS : 

  • De sauver le régime spécial des cheminots ; 
  • D’offrir à l’ensemble des cheminots les prestations du régime spécial, qui sont globalement de meilleur niveau que celles du Régime Général ; 
  • De préserver la CPRP SNCF et son personnel comme outil de gestion du régime spécial. 

AVEC LA CGT,
GAGNONS DE NOUVEAUX DROITS ! 

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