Fédération CGT des Cheminots


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ArchivesDécembre 2022

DES ACQUIS POUR TOU.TE.S LES ASCT !

| ASCT

Lors des différentes tables rondes, la CGT a porté les revendications pour l’ensemble des cheminot·e·s de la filière Trains.

Le 24 octobre 2022, la Fédération CGT des cheminots a déposé une DCI pour les personnels de la filière Trains, quels que soient leurs activités et métiers. Celle-ci s’est inscrite dans le prolongement de la démarche revendicative initiée en octobre 2021 par une pétition à l’échelle nationale sur la prime de travail.

Le 19 mai 2022, 600 ASCT de tous territoires et de toutes activités (Inoui, Ouigo, IC, TER, Transilien) ont remis à la direction Voyageurs 4 632 signatures de cette pétition. Ce projet, validé par 60 % des ASCT, exige la revalorisation et la refonte de notre prime de travail. La Direction porte une lourde responsabilité dans ce conflit en se refusant à répondre aux revendications légitimes des ASCT.

Dans le prolongement du rassemblement, la CGT a consulté ses structures à plusieurs reprises afin de déterminer le meilleur processus pour poursuivre et amplifier notre démarche revendicative. En parallèle, plusieurs collègues ASCT, mécontents à juste titre du mépris de la Direction à l’égard des ASCT, ont décidé de se regrouper dans un collectif.

Le Collectif et la CGT : malgré ce qui a pu être écrit, la fédération CGT n’a jamais été contactée pour intégrer le groupe. La CGT n’a pas cherché non plus à s’y associer.

Pourquoi ? Si 90 % des revendications étaient communes (prime de travail, déroulement de carrière, listing ASCT), l’essence même du syndicalisme CGT est de défendre et de porter les revendications de tous les salariés quels que soient leur activité et leur grade. Même si la situation a évolué par la suite, les ASCT TER et Transilien, ainsi que les RET, avaient été oubliés dans les premiers écrits du groupe.

Face à l’ambiance dans la filière, la direction a été contrainte de s’asseoir à la table des négociations avec les organisations syndicales.

Après plusieurs séances de discussion, au cours desquelles la CGT a porté les revendications sur le déroulement de carrière, la prime de travail, l’emploi, le parcours professionnel pour l’ensemble des agents de la filière trains (ASCT, RET), les mesures suivantes ont été arrêtées :

  • Versement d’une indemnité de 720 € par an et intégration dans la prime de travail dès janvier 2023. Des mesures complémentaires seront décidées lors des NAO 2024 et 2025 ;
  • Évolution du taux de qualification D/classe 4 à 60 % au TGV d’ici 2025 et de 25 à 30 % au TER selon l’existence d’un accès TGV sur la région ;
  • Passage hors contingentement à la position de rémunération (PR) supérieure pour tous les ASCT qui sont sur la même position de rémunération depuis au moins avril 2019 ;
  • Garantie pour tous les ASCT d’une promotion tous les 4 ans en PR, en niveau ou en qualification ;
  • Engagement de deux ASCT par TGV (en conception) avec l’annonce de recrutement de 160 agents supplémentaires en 2023 et la création de 40 emplois supplémentaires fléchés sur les trains sensibles avec ouverture de discussions locales dans les commissions sûreté.

Au total, 550 recrutements d’ASCT sont prévus pour 2023.

  • Recréation de la ligne métier avec la mise en place d’un directeur métier au niveau de la SA Voyageurs et de référents métiers dans les activités (Voyages, TER, Intercités, Transilien) ;
  • Création d’une instance nationale qui se réunira deux fois par an et sera chargée, entre autres, du suivi des mesures de l’accord (notations, emplois, etc.).

Ces mesures s’ajoutent à celles déjà obtenues lors des tables rondes des 08 et 14 décembre 2022.

Ce sont ces éléments qui ont conduit la CGT à lever son préavis de grève, comme les autres organisations syndicales.

La fédération CGT des cheminots entend la colère de l’ensemble des cheminot·e·s. Une interfédérale aura lieu le 05 janvier 2023 pour appeler unitairement les cheminot·e·s à agir rapidement sur les salaires, l’emploi, les conditions de travail et l’avenir de notre protection sociale.

 

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LA DIRECTION A ENFIN RÉPONDU AUX CHEMINOTS !

Éale

| Équipement

 Suite à la DCI nationale CGT du 5 octobre dernier et dans la continuité de la table ronde NAO du 7 décembre, la Direction fait une première annonce en réponse à la mobilisation des RSS. 

 Alors que la Direction était restée sourde à nos revendications, après un préavis et une action forte des cheminots le 18 octobre 2022, la Direction apporte aujourd’hui un début de réponse. 

En effet, la prime de sujétion Éale va être majorée de 60 euros et renommée « prime de sujétion et technicité » afin de mieux correspondre aux spécificités du métier de régulateur. Cette augmentation prendra effet en janvier. Cette prime n’avait jusqu’ici connu aucune revalorisation depuis sa création en 2006. 

C’est une première victoire pérenne à mettre au crédit des agents qui se sont mobilisés. Loin des effets d’annonce électoraux de certaines organisations syndicales, la fédération CGT s’emploie à porter des revendications cohérentes issues du terrain, par et pour les agents. 

Bien évidemment, il reste un grand nombre de sujets qui doivent être entendus par la Direction et que cette annonce ne saurait cacher. 

 La fédération CGT va poursuivre son travail et maintenir la pression jusqu’à ce que les agents des Éale puissent obtenir satisfaction. 

Encore une fois, la preuve est faite que la mobilisation paie toujours et reste le seul mode d’action efficace. 

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LA DIRECTION RELANCE LES DISCUSSIONS !

Conflit ASCT

| ASCT

Dans le cadre des préavis en cours, la direction Voyageurs a provoqué une timide reprise des discussions avec les fédérations syndicales. À cette occasion, la CGT a remis sur la table des négociations ses revendications. La balle est plus que jamais dans le camp de la direction. 

Pour faire face au déferlement médiatique de ces dernières heures, la direction a convoqué de nouveau les fédérations syndicales pour trouver une issue au conflit. Par ailleurs, la CGT condamne l’attitude du Gouvernement qui encourage le SNCF bashing, probablement avec l’arrière-pensée qu’une mauvaise image des cheminots lui sera utile dans le conflit des retraites à venir. 

La situation : suite au maintien des différents préavis, la direction Voyageurs a retiré l’ensemble de ses propositions qu’elle avait conditionnées à leur levée. 

La CGT a rappelé les revendications reprises dans son préavis : 

Déroulement de carrière : pour la CGT, il est nécessaire que la direction améliore le point des 30 % d’accès à la classe 4, afin de garantir une réelle équité entre activités et territoires. Les 30 % sont une revendication CGT débattue et validée avec nos militants. Pour autant, pour permettre une amélioration du déroulement de carrière de tous les ASCT et rendre possible l’atteinte des dernières positions de la grille, il est nécessaire de l’associer avec d’autres mesures structurantes. 

Prime de travail : la CGT a proposé aux ASCT une pétition portant un projet qui a recueilli 4 632 signatures. Aujourd’hui, la direction intègre une partie de notre projet (mesure NA0 sur l’intégration dans le traitement, revalorisation partielle et reconnaissance des acquis via l’indemnité spécifique ASCT). Toutefois, il reste du chemin à parcourir. Aussi, la CGT a exigé que l’indemnité ASCT soit réévaluée à la hausse et intégrée au même titre que la mesure NAO dans la prime de travail afin qu’elle soit liquidable. 

Effectifs : la direction Voyageurs a annoncé via un communiqué deux ASCT par TGV… Or, la CGT constate que l’annonce de la direction ne répond pas à la question de l’emploi induit. Concrètement, ce sont des dégradations des conditions de travail qui s’annoncent, puisque ces équipements se feraient à coût constant. 

Concernant les équipements à deux pour Intercités et TER, la direction ne prend pour l’heure aucun engagement. Elle renvoie le sujet vers TER en région, et campe sur sa position initiale. 

Ligne métier : pour la CGT, il y a nécessité d’un retour d’une ligne métier et d’une instance spécifique aux métiers Trains répondant aux sujets et préoccupations de la filière. 

En conclusion, la direction a rouvert le cycle de discussions, désormais les réponses sont attendues. La CGT a insisté pour que toutes les mesures soient effectives à tous les ASCT quelques soient leur activité et leur territoire, ainsi qu’aux autres métiers de la filière. Ce conflit ne peut pas se terminer par un retrait des mesures. 

La direction a proposé de revenir rapidement vers les fédérations syndicales et se dît prête à s’engager par écrit. La CGT demeure disponible pour poursuivre les discussions dans l’intérêt des ASCT, des cheminot·e·s de la filière Trains et du Service Public Ferroviaire. 

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LA DIRECTION DE L’INGÉNIERIE DOIT ENTENDRE LES CHEMINOTS !

Audience ingénierie du 30 novembre 2022

| Maîtrise et cadres UFCM

La CGT a été reçue le 30 novembre 2022 par le directeur adjoint et la DRH des directions techniques de SNCF Réseau.

La demande d’audience avait pour objectif d’alerter la direction sur la charge de travail excessive de certains cheminots.

La CGT a également porté des propositions pour l’organisation de l’ingénierie à SNCF Réseau.

Le 4 octobre 2022, la CGT organisait une journée d’étude des ingénieries SNCF. Dans le cadre de la préparation de cette initiative et de sa restitution, les militants de la CGT ont ouvert le débat avec les techniciens et ingénieurs des agences et PRI.

Alerte sur l’aménagement du temps de travail

Des collègues des agences projets et PRI font face à une charge de travail excessive et des pertes de temps conséquentes liées à l’organisation du travail mise en place par la direction. Certains chefs de projet se sont ouverts à la CGT.

Ils dénoncent passer une partie importante de leur temps à essayer de faire communiquer des services entre eux, aussi bien vers les structures extérieures à l’Ingénierie (Infrapôle, Établissements Infra Circulation), mais aussi au sein même des services de la DGII. Cette incohérence montre l’ampleur des grippages organisationnels, voire structuraux de notre entreprise.

Dernièrement, certains indiquent travailler environ 50 heures par semaine, le soir, pour finir à temps des dossiers importants.

La CGT a interpellé la direction sur cette dérive en relevant trois problématiques.

1 – Le sous-effectif

La direction reconnaît avoir rencontré des difficultés de recrutement au premier semestre. Aujourd’hui, elle indique avoir rattrapé le retard et atteint l’objectif. Cette réponse évasive masque de vraies difficultés : celles d’organiser des recrutements internes permettant des passerelles entre les établissements de production et les ingénieries ; celles de garder les cheminots en perte de sens.

La CGT revendique un statut social pour tous les cheminots. En plus des droits sociaux, il permet également l’établissement de véritables parcours professionnels, lisibles pour tous les cheminots afin de pouvoir s’orienter vers les métiers de l’ingénierie. La formation et l’accueil des nouveaux embauchés demandent du temps et du soin.

2 – La sous-prévision du plan de charge

L’évaluation de la charge reste aléatoire du fait de la multiplication des intervenants et des demandes : les EF, les régions, le ministère des transports et maintenant le chef de l’état qui annonce sur les réseaux sociaux, la création de 10 nouveaux réseaux de RER et les établissements de SNCF Réseau. Cela représente autant d’autorités dont les compétences restent faibles, qui se jugent toutes prioritaires.

Les chefs de projet jonglent en permanence pour tenter de régler des équations impossibles. À cela s’ajoute une organisation de la production de plus en plus tendue avec la multiplication d’acteur en raison de la politique de sous-traitance. Aujourd’hui, celle-ci atteint 30 % des études !

Le pilotage par projet atteint ses propres limites. Le manque de lignes directrices et hiérarchiques induit une surcharge de travail et un « reporting » inutile.

Il faut accroitre la capacité d’étude en interne ; l’avenir des politiques de transport dépend de l’adaptation et la modernisation du réseau ferré. La CGT revendique l’internalisation des charges de travail et d’études.

Parmi les prestataires, il y a des ex-alternants, stagiaires qui attendent d’être recrutés à la SNCF. L’embauche des prestataires, dont la convention collective est particulièrement faible, est une solution pour qu’ils se sortent d’une certaine précarité et qu’ils apportent le maintien de savoirs ferroviaires dans la SNCF.

3 – Le décompte des heures de travail

La direction de l’ingénierie est très satisfaite de la mise en place du forfait jours : « Les agents s’organisent et gèrent leurs coups de bourre avec leur vie personnelle ». La direction indique que les cheminots sont demandeurs d’autonomie et de souplesse. La CGT est favorable à une autonomie des cheminots, lorsqu’elle est possible, avec un décompte des heures travaillées.

La CGT est opposée à la forfaitisation du travail (paiement à la tâche et non en fonction du temps de travail). La mise en place du forfait efface tous les repères de temps de repos et de temps de travail. Il induit des inégalités. Ainsi, des cheminots sont sollicités le jour alors qu’ils ont travaillé de nuit ; d’autres se voient reprocher de ne pas avoir fini leur dossier.

Paradoxalement, la direction demande aux agents de pointer avec précision leurs études pour les facturer « aux clients » mais refuse d’entendre que la santé de certains agents est en danger. Les hiérarchiques sont aussi démunis d’outils alors qu’ils sont responsables : l’accord forfait jours formalise clairement la délégation de l’employeur sur le N+1 sans donner aucun moyen d’assurer un suivi.

En conclusion

Pour la direction, l’enquête « C à vous » montre des résultats très satisfaisants, prétendus meilleurs que partout ailleurs. Elle sous-entend même que, soit les mécontents n’existent pas, soit ils sont coupables de leur mal-être.

A contrario des outils de communication dont se dote la direction, la CGT continue de construire un véritable projet pour les ingénieries avec les cheminots.

La CGT, forte de sa progression aux dernières élections dans les ingénieries, invite tous les cheminots à débattre de leurs conditions de vie et de travail.

Sans les ingénieries SNCF et sans les cheminots qui les font, le ferroviaire ne relèvera pas les défis de demain.

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QUEL AVENIR POUR LES ASTI ?

| Équipement

Le 8 décembre dernier, une délégation CGT était reçue dans le cadre d’une audience par la Direction Télécoms Unifiée. La direction devait nous répondre sur l’avenir des télécoms !

Lors de nos échanges avec les cheminots des ASTI/ESTI, l’inquiétude concernant leur avenir était très palpable. Les différentes rencontres avec les directions Réseau et E SNCF, indiquaient une volonté de s’affranchir progressivement des services des agents Télécom.

En effet, en raison de leur état, certaines installations liées à la sécurité, comme les téléphones d’alarme, sont condamnées faute de pièces de rechange. Les projets « FERCOM » et « SOPRANO » supprimeront les téléphones extérieurs, tout comme le projet « GAMEC », qui supprimera les téléphones des passages à niveau.

La direction affirme que la courbe emploi est à la progression et doit le rester. Elle confirme cependant qu’aujourd’hui certains collectifs sont bien tendus.

Pour la CGT, le moindre sous-effectif met à mal la production. Les manques de personnel et l’absence d’embauches sont réels sur certains sites et engendrent des difficultés à tenir les astreintes.

Concernant les charges de travail, la DTU s’est voulue rassurante en soulignant que les budgets restent stables. Elle affirme que les modifications de charge dues à la modernisation du réseau seront compensées par des charges travaux accrues, ainsi qu’une récupération « probable » du réseau GSMR.

Aujourd’hui, ce sont bien environ 7 000 téléphones de voie qui sont appelés à disparaître. Si c’est en lien avec un arrêté sur les passages à niveau appelant à durcir la règlementation, la direction confirme également les importantes difficultés en approvisionnement de certains composants. Elles apportent leur lot de neutralisation de téléphones.

Afin de rassurer ces collectifs, la DTU a adressé une lettre directive à l’ensemble des unités le 06 décembre dernier, suite à notre audience !

Pour la CGT, la modernisation du réseau ne doit pas se traduire par un abandon des installations actuelles. Il convient d’être très prudent dans cette période de forte tension sur les composants et de mutations technologiques.

Pour la CGT, toutes les évolutions techniques nécessiteront des emplois en conséquence ainsi qu’un véritable plan de formation.

La direction dit rencontrer des difficultés à trouver des ressources travaux. Pour la CGT, le profil chef de lot avec accès à la qualification E (classe 5) doit être privilégié pour permettre une meilleure autonomie des agents et trouver un déroulement de carrière correct.

Les modifications des parcours et les manques de personnels formés provoquent des tensions sur les parcours d’astreinte. Elles engendrent des déséquilibres avec des périmètres allant d’une centaine de mètres à plusieurs kilomètres.

La CGT demande que l’organisation de l’astreinte se fasse avec les intéressés concernant l’étendue, la périodicité, le nombre d’agent, les protections. La direction doit agir rapidement pour que ces tensions disparaissent !

De plus, nous réitérons notre revendication concernant la montée des astreintes. Celles-ci sont une reconnaissance technique des agents qui les montent. Pour cela, ils doivent être à la qualification C (classe 3).

Des problèmes de formation sont également constatés. La direction nous indique regretter que des cessions dites de « perfectionnement » ne soient pas tenues par manque d’inscrits. Une aberration au regard des besoins. Pour la CGT, la concentration de toutes les formations télécoms sur le site de Nanterre est une erreur. Elle engendre des difficultés financières pour les stagiaires, des difficultés à trouver des formateurs au vu de la faible attractivité du métier.

Pour la CGT, la direction doit réfléchir à rouvrir certains sites aujourd’hui fermés (dans le cas présent Toulouse) afin de casser cette centralisation. De plus, la fonction de formateur doit être revalorisée pour un meilleur déroulement de carrière de l’agent et être intégrée dans un cursus. Nous avons, à plusieurs reprises, alerté la direction sur le fait que cette fonction est perçue comme un frein au déroulement de carrière, sans réponse jusqu’à aujourd’hui !

Il apparaît que le processus de formation doit être complété par la mise en place de formateurs de proximité, qui peut d’ailleurs être une solution à un accompagnement de la fin de carrière.

La direction réfléchit également à un projet de modification de l’organisation des ASTI. À l’heure actuelle, plusieurs scénarios sont à l’étude. La difficulté d’avoir des canaux de décisions techniques et managériaux séparés a été soulevée par plusieurs directions d’ASTI.

Pour la CGT, même si une simplification des canaux de décisions semble souhaitable, une organisation trop éloignée des Infrapôles paraît risquée, car elle faciliterait l’externalisation de nos métiers.

Même si la direction se veut rassurante sur l’avenir, la CGT appelle les cheminots des ASTI/ESTI à rester vigilants. Les manques d’effectifs, les problèmes de tenue d’astreintes et de formation doivent être réglés dans les plus brefs délais !

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LA DIRECTION CONTRAINTE À DE NOUVELLES ANNONCES !

Table ronde Circulation du 9 décembre 2022

| Exploitation

Les mobilisations des cheminots de la Circulation, à l’initiative de la CGT, ont contraint la direction à prendre des mesures pour améliorer la rémunération et les conditions de vie et de travail.

Lors de la table ronde Circulation du 9 décembre, la direction SNCF Réseau a pris des engagements pour répondre aux revendications légitimes portées par les cheminots en matière d’emploi, de reconnaissance de la technicité des métiers, de remises de service et de la prise en compte de la pénibilité dans les parcours professionnels.

À l’issue de cette table ronde, la direction annonce :

Recrutements

  • Sur le même principe qu’en 2022, le volume d’emplois en pourcentage pour 2023 sera majoré au-delà des besoins estimés en établissement.

Remise de service

  • La direction annonce qu’à compter du 1er mars 2023, le temps de remise de service est valorisé forfaitairement à 10 minutes :

– Par un chevauchement des journées de service, lorsque cela est possible,

OU

– Lorsque le chevauchement n’est pas possible, une incrémentation au fil de l’eau du compteur TQ sans modification des horaires des journées de service.

Cette mesure concerne les cheminots des EIC occupant les postes suivants sur l’ensemble du territoire, y compris les agents de réserve :

– Agents circulation ;

– Chefs de service ;

– Aiguilleurs ;

– Chefs circulation et assimilés ;

– Régulateurs ;

– Coordonnateurs régionaux Circulation.

Les recrutements induits par cette mesure viendront s’ajouter aux volumes de recrutements pour 2023.

Reconnaissance de la technicité des cheminots de la Circulation

  • La direction annonce qu’à partir du mois de juin 2023, une indemnité Circulation mensuelle forfaitaire sera versée aux cheminots des classes de 2 à 6, de 720 € / an, soit 60 € / mois pour :

– Aiguilleurs ;

– Agents circulation ;

– Agents de manoeuvre et graissage ;

– Techniciens circulation ;

– Régulateurs ;

– Chefs circulation ;

– Coordonnateurs régionaux Circulation.

En dehors de ces emplois, toute personne amenée à tenir un poste opérationnel bénéficiera, pour chaque journée effectuée, d’une indemnité journalière équivalant à un cinquième de l’indemnité mensuelle dans la limite par mois du montant de l’indemnité mensuelle, quel que soit le nombre de journées effectuées.

  • Parcours individuels de fin de carrière /postes à moindre pénibilité Mise en place de dispositifs permettant l’évolution ou la reconversion des cheminots en fin de carrière ayant au minimum 50 ans et/ou travaillé 25 années en pénibilité ;
  • Listage et communication des postes à moindre pénibilité sur l’établissement jusqu’à la classe 6 avec un suivi trimestriel ;
  • Priorisation des candidatures des cheminots concernés ;
  • Adaptation des horaires des journées de service.

La Fédération CGT des cheminots prend acte de ces annonces.

Si elles restent insuffisantes au regard des revendications portées par la CGT, les mobilisations locales ont fait bouger les lignes et ont permis de réelles avancées !

PLUS FORT, ENSEMBLE, AVEC LA CGT !

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LES ANNONCES DE LA DIRECTION FACE À L’ACTION DES CHEMINOTS !

Table ronde NAO

| Les conditions sociales

C’est à l’initiative de la Fédération CGT que les cheminots ont agi, à plusieurs reprises depuis le 6 juillet, pour gagner des augmentations générales de salaire.

Sous la pression des grévistes, ce 7 décembre, la direction est contrainte d’étoffer ses annonces !

À l’issue de cette table ronde, la direction annonce :

  • Hausse générale des salaires : +2 % au 1er janvier 2023 ;
  • Primes de Travail :
    • Revalorisation de +600 euros/an de toutes les primes de travail au 1er janvier 2023 ;
    • Lancement d’une négociation début 2023 pour mise en oeuvre en 2024 de l’intégration de l’équivalent du montant du code prime 1 (sédentaires) dans le traitement, et d’une négociation sur les primes de travail Traction et ASCT ;
  • Indemnité de Résidence :
    • Zone 1 : passage de 2 % à 2,8 % du taux de calcul ;
    • Extension aux départements de Savoie et Haute-Savoie ;
    • Lancement d’un groupe de travail pour étudier une extension supplémentaire ;
  • Carrières :
    • Augmentation des contingents de niveau 2023 : +15 % ;
    • Création de la PR 16 pour la classe 3 et de la PR 20 pour la classe 4. Les cheminots bénéficiant du supplément de rémunération sont automatiquement placés sur ces nouvelles PR en remplacement du supplément, et ceux qui bénéficiaient du supplément depuis plus de 18 mois au 1er avril 2023 se verront attribuer le supplément de rémunération PR16+ ou PR20+ ;
    • Les mesures ADC de la Commission métier Traction du 11 octobre 2022 sont confirmées ;
    • Application d’un délai de séjour maximum étendu aux classes 3, 4, 5, 6, TA2 et TB ;
  • ΕVS :
    • Hausse des nuits, dimanches et fêtes : +4 % ;
    • Hausse des EVS de production : +2 % ;
    • Solde 2022 : les mesures de juillet 2022 sont rétroactives au 1er janvier 2022 au lieu du 1er avril (la régularisation sera effectuée sur la paye de janvier 2023) ;
  • Contractuels :
    • Transposition des mesures générales ;
    • Mesures individuelles pour les embauchés depuis moins de 4 ans au 1er janvier 2023 sur les classes 1 à 6 : enveloppe de 3 % ;
    • Mesures individuelles pour les autres contractuels : classe 1 à 6, enveloppe de 1,4 % ; classes 7 à 8, enveloppe de 1,7 % ;
  • Autres mesures :
    • Passage de 50 % à 75 % de la prise en charge sur les abonnements de transport en commun ;
    • Prime carburant de 150 € par an (sur paye de mai) pour les cheminots déclarant utiliser leur voiture pour le trajet domicile-travail (s’ajoute à la prime du Gouvernement) ;
    • Prime mobilité durable de 400 € par an pour tous les cheminots déclarant utiliser un vélo ou faire du covoiturage au moins 5 jours par mois pour le trajet domicile-travail, aide de 150 € pour l’achat d’un vélo ;

La direction annonce également une clause de revoyure en juillet 2023.

La Fédération CGT des Cheminots prend acte de ces annonces, supérieures à celles de juillet 2022, mais encore insuffisantes.

Un grand nombre de revendications portées lors de la table ronde n’ont pas obtenu de réponses satisfaisantes. Les cheminots sont donc fondés à maintenir la pression avec la CGT.

La Fédération CGT des cheminots a d’ores et déjà proposé aux autres Fédérations de se rencontrer dans les prochains jours sur les sujets Salaires et Retraites.

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TABLE RONDE : LA CGT SERA À L’OFFENSIVE !

| ASCT

Le jeudi 8 décembre, la Direction de la S.A Voyageurs invite les Fédérations Syndicales à une nouvelle rencontre dans le cadre des différents préavis.

L’organisation de cette table ronde au lendemain de la première étape des NAO ouvre-t-elle des perspectives de réelles prises en compte de nos revendications ?

La Fédération CGT des cheminots s’y rendra avec la ferme intention d’obtenir des avancées pour tous les cheminots de la filière, quelle que soit leur activité.

Dans la continuité de la DCI et du préavis spécifique Trains, la Fédération CGT maintient la pression à tous les étages du GPU afin que les revendications qui ont été travaillées, débattues et votées par ses adhérents et militants soient entendues et appliquées.

Dans un contexte social dégradé et d’explosion de la vie chère, fruit de l’inflation galopante et de rémunérations insuffisantes, les cheminots, et tout particulièrement les ASCT, expriment des attentes fortes. Elles nécessitent des réponses significatives.

Lors de cette table ronde, et lors de la table ronde NAO du 07/12, la Fédération CGT des cheminots et son collectif technique Trains seront à l’offensive sur :

La prime de travail : en cohérence avec le projet développé par la CGT, validé par 4 632 ASCT signataires de la pétition, la CGT exige sa refonte et sa revalorisation pour les métiers de la filière Trains.

La reconnaissance métier : la CGT exige que les métiers Trains et leur contenu soient reconnus et respectés. Le projet CGT sur la prime de travail, les revendications portées par la CGT sur le déroulement de carrière, la pénibilité et les départs anticipés à la retraite s’inscrivent pleinement dans la reconnaissance métier. En outre, le métier GET doit être reconnu et valorisé au regard de son importance dans le dispositif du travail quotidien des ESV, EST…

Le déroulement de carrière : la CGT exige que des mesures pérennes soient mises en place pour tous les ASCT, statutaires et contractuels, des différentes composantes de Voyages, de TER et de Transilien afin que tout agent puisse avoir un déroulement de carrière sur le deuxième niveau de la classe 4. Si après débats lors de la conciliation du préavis CGT, la Direction a traité partiellement une de nos revendications (30 % d’ASCT à la Q.D), le contingent de niveaux supplémentaires annoncé doit être augmenté et précisé en termes de volume et de répartition. Il reste donc du chemin à parcourir.

Le 08/12, la Fédération CGT sera à l’offensive afin que les ASCT obtiennent les réponses attendues.

Les parcours professionnels : la CGT exige que la direction prenne un engagement clair afin qu’ils soient respectés dans tous les établissements et activités. Tout ASCT a le droit de pouvoir évoluer dans son métier d’une activité à l’autre. Aucun agent ne doit être bloqué sous prétexte qu’il n’y a pas d’embauche dans son activité ou parce qu’il n’a plus les formations adéquates. L’ancienneté doit redevenir le critère principal.

L’emploi : la CGT exige un plan massif d’embauches pour assurer l’équipement complet de tous les trains (Inoui, IC et TER). Un haut niveau de sûreté, de service à bord et l’amélioration des conditions de travail nécessitent un accompagnement des trains qui ne peut être différencié selon l’activité.

La Fédération CGT des Cheminots est déterminée à faire entendre la voix de tous les ASCT, GET et RET, quels que soient leur activité et leur territoire. La balle est désormais dans le camp de la Direction.

Le 07 décembre, veille de la table ronde, la mobilisation à l’appel de la CGT, SUD Rail et la CFDT sera, pour les cheminots de la filière, une nouvelle occasion de se faire entendre et respecter.

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LA PROTECTION SOCIALE POUR RÉPONDRE AUX BESOINS DES CHEMINOTS !

Mutualité Cheminote

| Communiqué

La Fédération CGT des Cheminots a pris connaissance récemment d’un communiqué de presse commun à la Mutuelle Entrain et à l’entreprise de transport ferroviaire alternative Railcoop daté du 25 octobre 2022.

Aux termes de ce communiqué, les deux parties prenantes se félicitent mutuellement de la participation financière de Entrain dans cette entreprise privée. Cette participation pourrait représenter plusieurs centaines de milliers d’euros.

La Fédération CGT des Cheminots a déjà eu l’occasion d’exprimer son avis négatif sur l’entreprise privée Railcoop. Sous couvert de forme coopérative parée d’économie sociale et solidaire, cette Société Anonyme demeure une entreprise libérale s’appuyant sur l’ouverture à la concurrence pour contribuer à l’abandon du service public au profit notamment de « sociétaires » qui en percevraient des dividendes. Cette entreprise privée bénéficie d’ailleurs depuis 3 années de financements, notamment publics, sans pour autant avoir débuté une quelconque activité économique. Ces fonds publics seraient plus utiles au service public.

La CGT entend rappeler qu’outre les réseaux secondaires historiques, l’efficience du service public de transport ferroviaire de voyageurs et de marchandises doit reposer sur une entreprise unique, publique et intégrée, la SNCF. Toute autre pseudo-alternative n’est qu’une chimère visant à détourner l’intérêt général à des fins particulières, en atomisant le système ferroviaire. Les termes du communiqué présentant Railcoop comme « une autre voie possible » témoignent de son hostilité au service public !

La couverture santé complémentaire par une mutuelle cheminote des quelques salariés de cette entreprise privée relève de son rôle, mais même si la recherche de placements profitables par les structures mutualistes semble répandue, la participation financière d’une mutuelle cheminote historique à une telle entreprise alternative au transport ferroviaire public n’est pas admissible.

L’engagement mutualiste croise très naturellement l’engagement syndical. La CGT, ses syndicats et ses militants ont joué un rôle essentiel dans la construction et le développement du tissu mutualiste cheminot depuis des décennies, à partir de valeurs humanistes, progressistes, basées sur l’intérêt collectif des cheminots, la défense, la promotion et la recherche d’amélioration de leur protection sociale.

C’est dans ce même esprit et à cette même fin que la Fédération CGT des Cheminots, ses structures en territoires et ses militants se sont inscrits dans la création de Entrain à partir des mutuelles cheminotes régionales.

D’aucuns tentent aujourd’hui d’imposer la vente forcée d’une complémentaire-santé obligatoire aux cheminots du cadre permanent, obérant conséquemment au lieu de les étendre, le Régime Spécial et les droits statutaires, menaçant les cheminots retraités actuels qui se trouveraient isolés dans les mutuelles cheminotes et le tissu mutualiste cheminot dans son ensemble.

Dans ce contexte, ce positionnement mutualiste alerte légitimement sur une dérive idéologique qui pourrait éloigner de l’intérêt collectif des cheminots.

La Fédération CGT des cheminots s’engage à analyser les mesures à prendre pour sauvegarder le tissu mutualiste cheminot, les valeurs mutualistes et la protection sociale des cheminots actifs et retraités de la branche ferroviaire, afin de construire des lendemains qui ne soient limités au grand renoncement et à la privatisation du transport ferroviaire et de la protection sociale.

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